Relat
Relat
RESTREINTE
Approche géométrique
suivi de la conférence
Les voyages interstellaires
et l'antimatière
Mathieu ROUAUD
1 DILATATION DU TEMPS
ET CONTRACTION DES LONGUEURS
⚭ RÉFÉRENTIELS 3
⚭ MISE EN ÉQUATIONS 21
Exercices 25
Les cristaux de l'exolune Pop 25 / Aller simple pour Sirius 26
/ Livraison de colis 26 / Jumeau en route pour Sirius 26 /
Cruel dilemme ? 27 / Les muons 28 / Voyage en TGV 29 /
Satellite 29 / Expérience de Hafele et Keating 30.
2 DIAGRAMMES D'ESPACE-TEMPS
⚭ LIGNE D'UNIVERS 35
⚭ DIAGRAMME DE MINKOWSKI 36
⚭ MISE EN ÉQUATIONS 41
◦ Équation des lignes d'univers
◦ Angle et facteur d'échelle
Exercices 45
Tracé de diagrammes 45 / Communications interstellaires
45 / Appel au secours 46 / Tim, Tam, Tom 46.
3 CHANGEMENT DE RÉFÉRENTIEL
⚭ DIAGRAMME D'ESPACE-TEMPS 49
⚭ RELATIVITÉ DE LA SIMULTANÉITÉ 52
⚭ LE PRINCIPE DE CAUSALITÉ 54
⚭ MISE EN ÉQUATIONS 61
◦ Transformation de Lorentz
• L'invariant de Lorentz
◦ Transformation de l'accélération
Exercices 71
Composition des vitesses 71 / Deux vaisseaux 71 / Limite
des faibles vitesses 72.
4 L'APPARENCE DES CHOSES 75
⚭ L'EFFET DOPPLER 76
Exercices 95
Le physicien suicidaire 95 / Voile propulsée par laser 95 /
Mélasse optique 96 / Détection d'exoplanètes par effet
Doppler 98 / Calculs pour la règle mobile 100 / Aberration
de la lumière 101 / Transformation des vitesses et des
accélérations en 3D 101 / Ciel étoilé à mi-parcours - Mag-
nitude 102 / Simulation numérique du ciel 104 / Un peu
de maths... 105 / Répartition de l'énergie 106 / Nombre
de photons 107 / Puissance émise par une étoile 108.
5 LE MOUVEMENT ACCÉLÉRÉ
Exercices 129
Mi-temps 129 / Téléréalité - Effet Doppler pour un réfé-
rentiel accéléré 129 / Face-à-face 131.
6 MÉTRIQUES
Exercices 159
Métrique euclidienne 159 / Rapidité 159 / Métrique de
Rindler 159 / Chute d'un objet dans la fusée - Lagrangien
- Trou noir 160 / Chute d'une boule bleue 167 / Trajectoire
des rayons lumineux dans l'ascenseur d'Einstein 167 / Les
coordonnées sphériques - Angles solides 169
7 QUADRIVECTEURS 173
Exercices 243
Changement de base 243 / Tenseur de courbure de
Riemann 243 / Disque en rotation non uniforme 245 /
Courbures spatiales 246 / Création de paires 248 /
Équation de propagation 249 / Équation de Schrödinger
250 / Le champ électromagnétique 252 / Les équations
de Maxwell 255
8 INTERACTIONS
◦ Puissance rayonnée
◦ Force de freinage
Exercices 273
Unités 273 / Équation du mouvement relativiste 273 /
Quadriforce de freinage 274 / Intensité du quadri-
potentiel 274
9 LES VOYAGES INTERSTELLAIRES ET L'ANTIMATIÈRE
⚭ INTRODUCTION 277
⚭ L'ANTIMATIÈRE 293
⚭ CONCLUSION 303
Exercices 305
Chiffres 305 / Évolution de la distance des étoiles 309 /
Effet de fronde 309 / Simulations numériques des frondes
313 / Calcul des masses de propergols 320 / Alignements
des planètes 321 / Mouvement des étoiles 322 / Paire de
trous noirs primordiaux 329 / Collisions d'antiprotons 330 /
Le mouvement hélicoïdal 330 / La magnétosphère 331 /
Piège de Penning 333.
Corrections 337
Biblio 513
Index 514
I. Dilatation du temps et contraction des longueurs
1
DILATATION DU TEMPS ET
CONTRACTION DES LONGUEURS
1
milliard de km/h, elle est nommée c et est préci-
sément fixée à :
1 ns.l. ≃ 33 cm
B. RÉFÉRENTIELS
2
⚭ RÉFÉRENTIELS
3
Ces référentiels sont en mouvement les uns par
rapport aux autres et pour le même événement
nous aurons des jeux de coordonnées différents.
C. LES POSTULATS D'EINSTEIN
4
Plus nous pointons un objet éloigné de nous, comme
une étoile lointaine, plus son mouvement peut être
négligé. Par exemple, des quasars extrêmement
massifs et très lointains, à plusieurs milliards d'années-
lumière, sont pris comme points fixes et permettent
de définir le référentiel cosmologique de référence.
Le rayonnement fossile, émis 380 000 ans après le Big
Bang, il y a 13,8 milliards d'années, est homo-gène
et isotrope dans ce référentiel.
Pour revenir à notre train, si celui-ci roule en ligne
droite et à vitesse constante dans le référentiel
terrestre, le référentiel du train peut être considéré
comme d'inertie pour une expérience de quelques
minutes. Cette durée est faible devant celle de la
rotation de la Terre sur elle-même. Il s'agit d'une
bonne approximation, et le référentiel terrestre peut
être, ici, considéré d'inertie. Plus les mesures seront
précises plus la durée de l'expérience devra être
courte pour que l'approximation reste valide.
Pour un satellite, le référentiel terrestre n'est plus
d'inertie. Un satellite basse altitude fait le tour en 1
heure 30 minutes, durée non négligeable devant la
rotation propre de la Terre qui dure environ 24
heures. Nous considérons alors le référentiel géo-
centrique, d'origine le centre la Terre, et dans lequel
la Terre est en rotation propre par rapport aux étoiles
lointaines supposées fixes.
5
Impossible de positionner et dater un événement sans
points de repère. Si vous cachez un trésor vous indiquerez
sa position par rapport à un point d'origine : par exemple,
«depuis le chêne centenaire, 22 pas vers l'ouest, 47 vers le
sud et creusez à trois pieds.» Si je dis que je suis né en
1992, c'est en référence à une date origine, posée arbi-
trairement comme repère commun.
Un référentiel est associé à un solide auquel on ajoute
une chronologie. Au minimum, quatre objets fixes l'un par
rapport à l'autre sont nécessaires. Pour la chronologie, en
relativité restreinte une seule horloge n'est plus suffisante :
on peut imaginer un solide constitué de barres rigides de
longueur unité, toutes placées perpendiculaires les unes
aux autres afin de former un réseau tridimensionnel, et à
chaque nœud de ce réseau on place une horloge ;
toutes les horloges sont synchronisées, et l'ensemble
forme ce qu'on appelle un cristal d'horloges.
6
L'objet le plus vaste dans l'Univers, est l'Univers lui-même.
Utilisons-le comme solide de référence. En cosmologie,
l'Univers peut être vu comme un fluide de galaxies qui
s'étend partout : tout point de l'Univers peut être consi-
déré au centre. Mais, deux remarques : tout d'abord
l'Univers ne peut être observé dans son ensemble, car
plus on regarde loin, plus on remonte dans le temps. Le
plus ancien objet visible est le rayonnement fossile émis il
y a 13,4 milliards d'années quand l'Univers est devenu
transparent. Ensuite, si nous prenons un point où ce
rayonnement fossile est uniforme, tout nous amène à
penser que ce point est
immobile par rapport à
l'Univers.
Ci-contre, les données
recueillies par le satellite
COBE sur le fond diffus
cosmologique.
Sur la première image nous
visualisons l'anisotropie due
au déplacement de la Terre
par rapport au référentiel
cosmologique, cela est dû à
l'effet Doppler et on évalue
ainsi une vitesse de 350 km/s.
Sur la deuxième image, nous
avons la lumière parasite de
notre propre galaxie.
Finalement, tout en bas,
nous, obtenons une image
de l'Univers à ses débuts : il
est homogène dans le
référentiel cosmologique et
nous pouvons utiliser des
quasars pour les directions.
7
Ainsi s'emboîtent les référentiels : pour la sonde
Voyager nous considérons le référentiel de Coper-
nic, qui a pour origine le centre de masse du
système solaire et pour directions des étoiles loin-
taines. Pour un voyage interstellaire vers Proxima du
Centaure nous considérerons le référentiel galac-
tique. En effet, sur un voyage de quelques années
ou décennies, la Voie lactée et ses étoiles peuvent
être supposées fixes ; par exemple, notre galaxie
tourne sur elle-même en quelque 250 millions
d'années, durée bien supérieure à celle de notre
voyage vers les étoiles2.
D. Le triangle des temps
8
événements se produisent à la date t1 puis t2 :
E1(x1, y1, z1, t1) et E2(x2=x1, y2=y1, z2=z1, t2).
Par exemple, une lampe qui s'allume puis s’éteint.
Deuxième exemple, dans le cas d'un voyage
interstellaire, prenons pour R le référentiel d'une
fusée, t1 correspond à la date de départ depuis le
système solaire, et t2 indique la date d'arrivée aux
abords de Proxima du Centaure. Dates mesurées sur
une horloge fixe par rapport à la fusée.
La durée entre les deux événements vaut Δt = t2 - t1.
Si maintenant nous mesurons les quatre coor-
données de ces deux événements depuis un
deuxième référentiel d'inertie R', en mouvement de
translation rectiligne et uniforme à la vitesse ⃗v par
rapport à R, nous mesurons une deuxième durée Δt'
= t'2 - t'1 .
Du point de vue de R', les événements E1 et E2 ont
pour coordonnées spatio-temporelles (x'1, y'1, z'1, t'1)
et (x'2, y'2, z'2, t'2), et se produisent maintenant en
deux points distincts M'1(x'1, y'1, z'1) et M'2(x'2, y'2, z'2).
La première durée Δt est appelée temps propre, car
les événements sont au repos dans R ; la deuxième
durée Δt' est appelée temps relatif, car les
événements sont mobiles par rapport à R'. Le
référentiel R' aura parcouru, par rapport à R, la
distance Δx' = x'2 - x'1 pendant Δt' (cas où les axes
des abscisses sont orientés selon ⃗v ).
9
Nous utilisons ce triangle comme point de départ
pour construire la relativité restreinte. Plus tard nous
pourrons démontrer sa validité en utilisant les
postulats d'Einstein ou les symétries.
Le
triangle
des
temps
10
Le triangle de temps est facile à retenir et à
appliquer. Prenons le cas d'un voyage interstellaire
Soleil - Proxima du Centaure et utilisons un jeu de
cartes pour résoudre le problème.
La base du triangle rectangle correspond à la
distance en années-lumière. Nous plaçons une
carte par année-lumière, d'où, ici, quatre cartes.
Ensuite, nous plaçons verticalement le nombre de
cartes qui correspondent à la durée du voyage
pour les astronautes, une carte par année.
Décidons d'effectuer le voyage en trois ans, mesure
effectuée avec une horloge au repos dans le
référentiel du vaisseau.
Combien de temps aura duré le voyage mesuré
depuis le référentiel galactique ? C'est simple nous
décomptons le nombre de cartes nécessaires pour
l'hypoténuse :
11
La vitesse du vaisseau vaut dans R' : v=Δx ' / Δt ' . Ici,
la vitesse est de 4/5 de la vitesse limite soit 80% de c.
Comme l'hypoténuse est le plus grand des côtés, le
temps ne peut que se dilater et la vitesse de la
lumière dans le vide ne peut être dépassée.
12
3 La discussion sera prolongée et approfondie au moment de l'étude
des quadri-vecteurs et de la quadri-vitesse.
13
Tous les triangles sont dans les mêmes proportions, et
le temps-lumière mesuré dans R est le plus court.
La distance Soleil - Proxima mesurée depuis le vais-
seau est de 2,4 al.
F. Effet de perspective spatio-temporel
14
nombreuses années auparavant, possible qu'elle ne
soit plus à cet endroit, ou même n'existe plus.
Pourtant spontanément quand on regarde le ciel
étoilé on se sent unis au cosmos, là et maintenant.
Cette illusion provient de nos habitudes quotidiennes
dans un monde où la vitesse maximale est très
élevée par rapport à nos mouvements routiniers. On
peut supposer la propagation de la lumière
instantanée, on voit ce qui est. Si la vitesse limite
était de 10 km/h, nous serions habitués à ces
différences. Souvent on s'imagine regarder, à l’œil
nu ou avec un télescope terrestre, le spationaute
dans son vaisseau s'éloigner et effectuer ses
mouvements au ralenti, mais cette expérience de
pensée est fausse, il ne s'agit pas de ça.
On ne «voit» pas, on mesure avec le cristal
d'horloges. La première fois qu'on l'appréhende,
l'approche peut sembler quelque peu concep-
tuelle, mais avec l'habitude ça devient naturel, et
on arrête de dire que l'on voit les horloges ralentir. Il
faut avoir en tête les deux référentiels d'inertie telles
des maillages, l'un immobile, et l'autre en mouve-
ment, et imaginer les deux événements successifs et
les dates enregistrées localement par chacun des
cristaux d'horloges synchronisées.
Ceci dit, nous pouvons faire des analogies avec les
effets de perspective spatiaux. Quand on regarde
quelqu'un au loin, il est tout petit, on peut le
regarder de la tête aux pieds entre deux doigts. Il
peut faire de même, c'est symétrique. Il y a
contraction des longueurs, et personne n'imagine le
15
phénomène comme réel, l'autre n'est pas petit
comme un schtroumpf.
16
G. L'expérience des jumeaux
17
ans. Nos jumeaux n'ont plus le même âge.
L'image est marquante car les deux jumeaux
peuvent directement comparer leurs deux horloges
avec une différence de quatre ans. C'est moins
abstrait qu'une mesure via un cristal d'horloges. Les
postulats de la relativité restreinte considèrent des
référentiels d'inertie. On peut à un moment donné
avoir les horloges de deux référentiels différents qui
coïncident, mais ensuite elles ne font que s'éloigner
l'une de l'autre à vitesse constante. Ainsi l'expérience
des jumeaux ne peut se comprendre qu'avec les
deux premiers postulats d'Einstein.
Nous constatons un effet cumulatif de la dilatation
temporelle sur l'aller-retour, pourquoi pas aussi un
effet cumulatif des contractions : un astronaute plus
jeune et aplati... !? Le temps et l'espace n'ont pas
des natures équivalentes : un mouvement gauche-
droite peut-être compensé par un mouvement
droite-gauche, pour le temps c'est impossible, il y a
le principe de causalité et on ne peut aller que du
passé vers le futur, on ne peut qu'avancer dans le
temps et les temps propres s'ajoutent.
Avant de conclure sur l'expérience des jumeaux un
dernier point. Il ne vous semble pas aberrant que le
voyageur parte comme ça à 800 millions de km/h,
sous-entendu de manière instantanée ? C'est bien
sûr impossible, un physicien ne s’intéresse qu'à des
situations physiquement acceptables, il faudrait une
énergie infinie et la force due à l'accélération
exercée le serait elle aussi. En bref, même si la phase
d'accélération durait quelques secondes, on ne
18
conçoit pas qu'un tel réacteur aussi puissant puisse
exister, et les occupants seraient tout bonnement
écrasés... Le vaisseau voit en fait sa vitesse
augmenter continûment, ce qui peut être modélisé
par une succession de référentiels d'inertie de vitesse
croissante.
Un nouveau postulat vient compléter la relativité
restreinte, c'est l'hypothèse de l'horloge qui a été
vérifiée expérimentalement :
Deux horloges de même vitesse instantanée v, l'une
étant accélérée et l'autre pas, subissent le même
facteur de dilatation du temps γ.
L'horloge mesure le temps propre et nous ajoutons
les temps du voyageur sur l'ensemble de son voyage
spatio-temporel aller-retour :
dt'
τ=∫ d τ=∫ γ
19
Par contre, un calcul direct est impossible depuis le
référentiel du vaisseau car celui-ci n'est pas inertiel4.
20
⚭ MISE EN ÉQUATIONS
2
Δx ' Δt ' Δx '
2 2
(Δt ') =(Δt ) + ( )
c
or γ=
Δt
et v=
Δt '
2
v 1
d'où ( γ Δt )2=(Δt )2+ ( γ Δt ) et γ=
√
c v 2
1− ()
c
v
on note aussi bêta : β= qui exprime la vitesse par
c
rapport à c,
1
γ=
√1−β 2
21
◦ Transformation des volumes et des angles
V
d'où : V '= γ .
22
rayons lumineux jusqu'au point d'observation. La
distance d'un point de l'objet au point d'observation
varie et l'objet photographié sur un capteur est
constitué de points lumineux qui correspondent à
des instants t' différents au niveau de l'objet, les
mesures ne sont pas alors simultanées dans R'. Cet
aspect plus subtil est abordé dans le chapitre
L'apparence des choses.
23
1
Exercices
Méthodes de résolution :
(Jeu de cartes)
(règle, équerre, rapporteur et compas)
(équations)
Données :
25
2. ▲△△ Aller simple pour Sirius
26
5. ▲▲△ Cruel dilemme ?
27
6. ▲▲△ Les muons
28
7. ▲▲▲ Voyage en TGV
8. ▲▲▲ Satellite
29
immobile dans le référentiel géocentrique. Les
protocoles de synchronisation et de comparaison
des temps sont parfaitement respectés.
Quelle est la différence de temps après un tour ?
30
Concernant la gravitation, le temps ralentit quand la
gravitation augmente :
gh
(
Δt ' = 1+ )
c2
Δt , h : altitude, g = 9,81 m/s2
31
2
II. Diagrammes d'espace-temps
DIAGRAMMES D'ESPACE-TEMPS
Après le triangle des temps, nous présentons ici un
deuxième outil géométrique, un diagramme, qui
élargit notre vision de l'espace-temps, donne une
représentation synthétique des situations et permet
de répondre à un ensemble très large de questions.
A. Lignes d'univers
⚭ LIGNES D'UNIVERS
B. Diagramme de Minkowski
35
⚭ DIAGRAMME DE MINKOWSKI
36
choisissons l'année comme unité de temps.
37
Nous considérons maintenant le cas général d'une
particule qui passe par O et se déplace vers la
droite avec une vitesse v constante. Comme une
particule ne peut aller plus vite que la lumière la
ligne d'univers est représentée par une droite
d'inclinaison intermédiaire entre la ligne verticale
(axe du temps) et la ligne pointillée du rayon
lumineux correspondant.
38
Nous savons maintenant qu'il y a dilatation, le temps
pour un objet mobile n'est pas le même que pour un
objet fixe. Nous reprenons l'exemple de la page 11
d'un voyage à 80% de c. Avec le triangle des temps
nous obtenons le temps propre τ que nous ajoutons
sur la ligne d'univers de l'objet mobile. La dilatation
du temps apparaît clairement.
39
Pour l'expérience des jumeaux nous visualisons les
deux lignes d'univers de chacun sur un même
diagramme :
40
⚭ MISE EN ÉQUATIONS
x
t=
c
x
t=− + t B
c
41
Angles
x /c
tanθ= =β
t
42
Échelles
OJ=1
OL=√ 1+β2 OJ
OJ '=γ OL
OJ '=γ √1+β2 OJ
OJ '
OJ
=
√
1+β2
1−β 2
=√ 2 γ 2−1
v % de c 50 60 75 80 87 95 99 99,5
γ 1,15 1,25 1,51 5/3 2 3,2 7 10
OJ (t=1) 1 1 1 1 1 1 1 1
OJ' (τ=1) 1,29 1,46 1,89 2,13 2,6 4,4 10 14
43
2
D. Exercices
Exercices
╋ : résolution par les diagrammes de Minkowski.
45
3. ▲▲△ Appel au secours
Correction p349.
Correction p350.
46
III. Changement de référentiel
3
CHANGEMENT DE RÉFÉRENTIEL
Nous allons considérer un deuxième référentiel
d'inertie. Le premier référentiel d'étude était le
référentiel R d'axes (x, y, z, t), référentiel souvent
associé au référentiel galactique dans le cadre des
voyages interstellaires.
Le second référentiel R' est en mouvement par
rapport à R, animé d'une vitesse constante. On dit
que R' est en mouvement de translation rectiligne et
uniforme par rapport à R. Pour R' l'origine est notée
O' et les axes (x', y,' z', t').
R' est alors aussi un référentiel d'inertie, où
s'appliquent les principes de la relativité restreinte.
Ce référentiel R' sera souvent associé au vaisseau.
A. DIAGRAMME D'ESPACE-TEMPS
⚭ DIAGRAMME D'ESPACE-TEMPS
49
La vitesse limite est la même dans R et R'. Cet
invariant montre que l'axe O'x' est nécessairement
symétrique par rapport à la ligne d'univers d'un flash
lumineux qui se déplace vers la droite et passe par
O. Nous avons ainsi le référentiel R' vu depuis le
référentiel R :
50
diagramme de Minkowski que l'événement E a pour
coordonnées (x'=2,75 , t'=0,75). Les occupants du
vaisseau détermineront que l'éruption s'est produite
9 mois après leur départ à 2,75 années-lumière de
distance.
51
événement proviennent d'enregistrements locaux
effectués à l'aide du solide de référence et du cristal
d'horloges associé. Les temps de propagation ne
sont pas inclus.
Tous les référentiels d'inertie sont équivalents en
relativité restreinte et nous pouvons aussi représenter
R depuis R' :
B. Relativité de la simultanéité
⚭ RELATIVITÉ DE LA SIMULTANÉITÉ
Dans le cas du vaisseau qui file vers Proxima à 80%
de c nous avions un triangle des temps 3-4-5. Quand
le vaisseau se trouve au niveau de Proxima à 4
années-lumière, avant de réduire sa vitesse, il s'est
52
53
notion absolue. Dans R, E1 et E2 sont simultanés, dans
R', E1 est antérieur à E2.
C. Le principe de causalité
⚭ LE PRINCIPE DE CAUSALITÉ
54
Prenons deux événements E1 et E2 quelconques. S'il y
a un lien de causalité entre eux nous pouvons
déterminer quel événement est antérieur, et cet
ordonnancement temporel doit être indépendant
du référentiel d'observation. Deux cas différents
peuvent se produire, représentons les événements
sur un diagramme dans un référentiel d'observation
arbitraire R.
55
Nous constatons un lien de causalité possible entre
les deux événements, par exemple un vaisseau peut
relier les deux points (sa vitesse n'aurait pas à
dépasser la vitesse maximale), ou une succession
d'événements qui se propagent de proche en
proche comme les morceaux de sucre qui tombent
56
et établissent un enchaînement causal.
Nous pouvons ensuite nous placer dans le référentiel
propre R'' du vaisseau, l'ordre chronologique n'est
pas changé et nous avons toujours E2 ultérieur à E1 et
t2''>t1''.
57
58
Aucun objet matériel ou objet lumineux passant par
E1 ne peut rejoindre E2, et vice-versa. Aucun objet ne
peut aller plus vite que la lumière. Ces deux
événements sont indépendants et ne peuvent
interagir. Chercher une chronologie entre eux n'a
pas de sens. Il n'existe pas de référentiel propre où
ces deux événements sont au repos.
59
vitesse supérieure à la limite, ce qui est, dans les
faits, impossible.
Nous allons représenter sur un diagramme les lignes
d'univers des deux vaisseaux dans le référentiel
galactique R. Les deux vaisseaux se rapprochent, se
croisent en O, puis s'éloignent.
Depuis le référentiel R' d'un des deux vaisseaux nous
mesurons les coordonnés du second et nous aurons
simplement sa vitesse dans R'.
v' = 96% de c
60
E. Mise en équations
⚭ MISE EN ÉQUATIONS
◦ Transformation de Lorentz
Pour un événement E,
nous cherchons à expri-
mer ses coordonnées
(x',t') dans R' par rapport
à celle (x,t) dans R.
61
OG
Prenons le cas de t' : t '=
γ √1+β2
Nous avons appliqué le facteur d'échelle pour
passer de R à R', facteur établit dans le chapitre
précédent.
xE xG
t G=γ 2 (t E−β ) et =β t G
c c
√
Ainsi : OG= t G +
xG 2 2
c
2
( ) x
=γ √ 1+β2 (t E −β E )
c
xE
Et finalement : t '=γ (t E−β )
c
62
horloges et des coordonnées spatiales quand
celles-ci coïncident en O=O', nous pouvons, sans
perdre en généralité, écrire :
{
x' x
=γ( −β t )
c c
Transformation
y'= y
de
Lorentz z ' =z
x
t '=γ(t−β )
c
63
{
x x'
=γ( +β t ' )
Pour obtenir les coordonnées c c
dans R à partir de celles de R', il
y= y '
suffit d'inverser le signe de la
vitesse et donc de β : z=z '
x'
t=γ(t '+β )
c
{
x ' =x−v t
Transformation
y '= y
de
Galilée
z ' =z
t ' =t
64
• Dilatation du temps : nous avons des événements
qui se produisent au même emplacement dans R,
soit x2=x1 et Δx=x2-x1=0, séparés par un intervalle de
temps Δt=t2-t1. Que devient cet intervalle temporel
dans R' ? Δt'=(γΔt-βΔx/c) d'où Δt'=γΔt. CQFD
65
trajectoire rectiligne et uniforme :
v2
2 2
Δ s =c Δ t 1−
2
( ) c
2
τ=
Δs
c √
v2
=Δ t 1− 2
c
{
1 x
la figure page 61. β1 et β2 sont t=
β1 c
les vitesses en pourcentage
de c des vaisseaux 1 et 2 dans x x
t−t E=β1 ( − E )
R. β' est la vitesse du vaisseau c c
2 dans R'. La première équa-
tion est celle de la ligne 1 xE
t E=
β2 c
d'univers du vaisseau 1 dans
66
R, la deuxième l'équation de la droite (EG) et la
troisième le lien entre les coordonnées d'un point E
sur la ligne d'univers du vaisseau 2.
La première équation appliquée au point G donne :
De plus :
√
OG= t G +
xG 2
c
2
( ) √
= 1+β21 t G
D'où :
β2 −β1
β'= (vaisseaux dans le même sens),
1−β1 β2
β1 +β2
β'= (vaisseaux en sens contraires).
1+β1 β2
v 1+ v 2
En termes de vitesses nous avons : v '=
v v
1+ 1 2 2
c
67
Deuxième méthode : Nous avons raisonné avec des
objets qui se déplacent à vitesses constantes. Nous
pouvons faire un calcul plus général en utilisant la
transformation de Lorentz.
Définition de la vitesse instantanée selon (x,t) et (x',t')
dans R et R' :
Δx d x dx'
v=lim = et v ' =
Δt→ 0 Δt dt dt'
ces grandeurs devraient être notées vx et vx', nous
écrirons v et v' pour alléger.
D'après la transformée de Lorentz :
x ' =γ( x−β c t) et c t '=γ (c t−β x) avec β=u/ c
68
Nous pouvons obtenir facilement les deux autres
composantes de la vitesse selon y et z 6, mais nous
nous limitons ici au mouvement rectiligne.
◦ Transformation de l'accélération
d vx d vx ' '
Toujours selon x et x' : ax= et a x ' '=
dt dt '
Simplement notées a et a' par la suite.
uv u
a(1− 2
)+( v−u) 2 a
d v' d t c c 1
a '= = 2
d t dt ' uv uv
(1− 2 ) γ (1− 2 )
c c
(dérivée d'un quotient)
1
Soit : a ' = a
uv 3 3
(1− 2 ) γ
c
69
3
F. Exercices
Exercices
71
c - Le vaisseau A a un mouvement de translation,
rectiligne et uniforme. Nous appelons R' le référentiel
du vaisseau A. Le référentiel R' est-il d'inertie ?
Déterminez les coordonnées des événements du
vaisseau B vu depuis le vaisseau A.
La trajectoire du vaisseau B dans R peut-elle être
rectiligne ? En est-il de même pour la trajectoire de
B vu de R' ?
72
4
IV. L'apparence des choses
75
⚭ L'EFFET DOPPLER
76
vaisseau qui se déplace à 60 % de c. Pour simplifier
imaginons que le vaisseau émette des flashs
lumineux réguliers à la fréquence de l'onde. Nous
avons tracé les lignes d'univers de ces flashs sur un
diagramme de Minkowski. Nous voyons sur Terre les
flashs plus resserrés quand le vaisseau se rapproche
et plus écartés quand le vaisseau s'éloigne. La durée
entre la réception de deux flashs correspond à la
période du signal, nous mesurons sur le schéma,
quand le vaisseau se rapproche de la Terre :
T=T'/2 soit f=2f' et λ=λ'/2 d'où λ=300 nm,
la lumière reçue est dans l'ultra-violet.
Quand le vaisseau s'éloigne :
T=2T' soit f=f'/2 et λ=2λ' d'où λ=1200 nm,
la lumière reçue est dans l'infrarouge.
◦ Mise en équations
77
Théorème de Pythagore dans OHA :
r + =OB=OH + HB=γ+ γ 2(1+β2)−γ2 √
Lors de l'éloignement : r + =γ (1+β)=
1+β
1−β √
Lors du rapprochement : r - =γ (1−β)=
78
⚭ PHOTO D'UNE RÈGLE MOBILE
79
que l'image de la règle qui apparaît sur la plaque
photographique est formée par des photons qui
parviennent au même instant sur le capteur et qui,
de par des temps de parcours différents, n'ont pas
été émis au même moment au niveau de l'objet.
On ne sait pas à ce jour fabriquer un appareil photo
avec une telle sensibilité et un temps d'obturation si
court, mais ce n'est pas hors de portée au vu des
progrès actuels de l'optoélectronique. Deuxième
défi, animer un objet macroscopique à une vitesse
luminique. L'exercice de pensée est quoi qu'il en soit
excellent, car il nous permet d'approfondir notre
compréhension de la théorie.
Raisonnons dans le référentiel du laboratoire R. La
règle de longueur L/γ vient de la droite. Les rayons
lumineux émis au même instant par les extrémités A
et B ne parviendront pas sur l’œil au même moment
et ne seront donc pas sur la même image. Le rayon
émis par B arrivera en retard.
Il existe un moment antérieur où le rayon émis par
cette extrémité compense ce retard, c'est le cas du
point C sur le schéma. La longueur apparente est
alors supérieure à la longueur contractée.
Quand à t=0, la règle est centrée sur O, les rayons
sont émis symétriquement et la longueur apparente
vaut la longueur contractée. Ceci se produit pour
une photo prise à t≃1,7 ns (temps de parcours de la
lumière de D, ou E, à M).
Pour t positif, quand la règle s'éloigne, la longueur
apparente est au contraire plus petite que la
longueur contractée.
80
Nous avons ci-dessous la courbe de la longueur
apparente en fonction du temps t :
Soit : La=
L
γ( 1−β) √
=L
1+β
1−β
≃75 cm
81
t+∞,
HF La L/ γ− La
c
= =
c βc
, d'où : La=L
1−β
1+β √
≃5 cm.
La, t →±∞ =L
√ 1∓β
1±β
82
la longueur apparente La=x2 - x1. Mis à part en O,
nous avons bien t1≠t2.
83
⚭ LE CIEL ÉTOILÉ VU DU VAISSEAU
84
cette même étoile est vue depuis le référentiel du
vaisseau ?
Nous pouvons faire une analogie avec la pluie qui
tombe, vue à travers le pare-brise d'une voiture on a
l'impression que la pluie vient de l'avant, même si
depuis la route elle tombe bien verticalement. La
démonstration en mécanique classique est assez
simple, il suffit d'appliquer l'addition des vitesses.
Vous vous doutez bien qu'ici le résultat sera, au
moins quantitativement, différent.
85
nous commençons par étudier le cas θ=90°. Le
vaisseau se déplace selon les x croissants et l'étoile
est située sur l'axe des y à une distance D. Nous
avons trois lignes d'univers, celle du vaisseau dans le
plan (x, ct), celle de l'étoile, verticale, et celle du
rayon lumineux dans le plan (y, ct).
{
x ' =γ(x−β c t)
y '= y
c t ' =γ (ct−β x )
d'où :
{ x ' =γβ y '
γ y ' +c t '=0
y' 1
Or : tan (θa )= , ainsi : tan θ a=
x' γβ
86
Dans le cas d'un vaisseau qui se déplace à 87% de
c, nous trouvons pour θ=90°, θa=30°. Nous
remarquons que le résultat ne dépend pas de la
distance D. L'effet est accentué par rapport à la
formule Newtonienne où tan(θa)=1/β et θa≃49°.
Regardons maintenant pour un angle θ quelconque
compris entre 0° et 180°.
87
D'où la ligne d'univers du rayon lumineux :
tan ( θ2 )= √ 1−β
a
1+β
tan θ
(2 )
Pour la couleur de l'étoile, nous donnons l'expression
de la longueur d'onde perçue dans le vaisseau qui
tient compte de l'effet Doppler transversal :
1−β cos θa
λ a= λ
√ 1−β 2
88
vitesse, les étoiles à l'avant bleuissent, celles à
l'arrière rougissent. Latéralement nous avons toutes
les nuances spectrales avec une zone où les étoiles
restent jaunes. L'hémisphère vers l'avant, sous
laquelle nous voyions les étoiles au repos, se resserre.
Certaines étoiles présentent dans l'hémisphère
arrière apparaissent à l'avant dans le vaisseau, par
exemple pour θ=105°>90°, nous avons θa=87°<90°.
89
proue du vaisseau et des objets dans l'UV
deviendront visibles à la poupe.
90
L'intensité correspond à l'énergie reçue par m 2 et
par seconde. L'énergie provient des photons,
d'énergie individuelle e=hνa=hc/λa. Du fait de l'effet
Doppler, les photons voient, d'une part, indivi-
duellement, leur fréquence, et donc leur énergie
modifiée, et d'autre part, pris dans leur ensemble, ils
arrivent avec un rythme différent. Les deux effets
sont selon le même facteur Doppler
√ 1−β /(1−β cos θa), d'où le carré dans l'expression de
2
θa=0
π
avec E= ∫ I d Ω=4 π I =E (β=0)
θ=0
91
Pour illustrer, à 30% de c, l'angle solide frontal,
d'angle au sommet 30° dans R, se réduit à 22° dans
R', ainsi la densité apparente des étoiles dans cette
partie frontale du ciel devient 80% plus importante 7.
De plus, les photons reçus ont une énergie plus
élevée, de jaunes ils deviennent bleus, et de surcroît
ils sont reçus en plus grand nombre.
À 50% de c, les étoiles se raréfient encore plus à
l'arrière, et 91% de l'énergie lumineuse provient alors
de l'hémisphère avant.
À 95% de c le ciel est 13 fois plus lumineux.
Que dire maintenant du nombre de photons qui
arrivent sur le vaisseau ? Nous avons N photons qui
parviennent sur le vaisseau pendant un intervalle
de temps propre. Depuis le référentiel galactique,
7 rapport des surfaces vues sous les angles solides Ω=2 π(1−cos θ).
92
nous observons ces mêmes photons parvenir sur le
vaisseau pendant un intervalle relatif dilaté. Ainsi
plus le vaisseau prend de la vitesse plus le nombre
de photons reçus par seconde par les spationautes
augmente avec le facteur γ.
8 Données : ciel étoilé 0,002 lux / Lune 0,25 / Soleil 120 000 lux.
93
2
2hc 1
i (λ)= 5 hc
λ λ kB T
e −1
94
4
D. Exercices
Exercices
: résolution par simulation numérique.
Correction p357.
95
c- Par quel facteur la pression de radiation est-
elle modifiée à la fin de la phase d'accélération ?
Corr. p357.
96
c- Nous avons comme pour les frottements
visqueux un phénomène dissipatif d'énergie.
Expliquer qualitativement comment le processus
d’absorption / émission d'un photon par l'atome
permet de lui faire perdre de l'énergie cinétique et
donc de le refroidir.
d- Dans le cadre du gaz parfait l'énergie
cinétique moyenne d'un atome est donnée par la
3
relation e= k B T , où T est la température en Kelvin.
2
Une fois ralenti l'atome aura une énergie cinétique
minimale de l'ordre de la différence d'énergie entre
le photon absorbé et celui émis lors de la
désexcitation. La largeur de raie du laser est très
faible devant celle de l'atome qui prédomine. Dans
le cas limite, au repos, l'atome voit sa raie juste en
dessous de celle du laser. La distance entre les deux
raies correspond alors à la largeur de la raie
atomique. La durée de vie τ du niveau excité de
l'atome est relié à la différence d'énergie par la
relation d'incertitude d'Heisenberg. En déduire une
approximation de la température de l'atome
obtenue par refroidissement Doppler.
Application numérique : τ=27ns pour un atome de
rubidium 87.
e- Donner la vitesse d'un atome ainsi refroidi.
Corr. p358.
97
4. ▲△△ Détection d'exoplanètes
par effet Doppler
⃗ ⃗
98
m1 m2
μ= . Loi de Kepler pour la particule fictive M :
m1+ m2
a3
= α avec α=G m1 m2
T 2 4 π2 μ
a : demi-grand-axe de l'ellipse parcourue par M.
T : période de révolution autour de G.
Nous trouvons ensuite les trajectoires des deux astres
M1 et M2 en appliquant les facteurs d’homothétie
suivant :
m2 m1
⃗
GM 1 =− ⃗
GM et ⃗
GM 2 = ⃗
GM
m1+ m2 m1 +m2
Nous considérerons les cas d'un système à deux
corps avec des orbites circulaires et un plan de
révolution qui contient le lieu d'observation à longue
distance de l'effet Doppler.
Prenons l'exemple d'une étoile un peu plus petite
que le Soleil autour de laquelle gravite un Jupiter
géant. Le Soleil est une petite étoile, une naine
jaune, nous prendrons ici une naine orange de 0,8
masse solaire. Nous aurons une planète géante
supermassive de 80 masses joviennes (cette planète
peut s'apparenter à une naine brune, peu
lumineuse et non détectable par des méthodes
directes). L'étoile a, dans ce cas, une masse dix fois
supérieure à celle de la planète. Il existe de
nombreux systèmes stellaires de ce type : HD 87883,
HD 4747, Epsilon Eridani, etc.
a- Déterminez la vitesse de l'étoile sur son orbite
autour du barycentre du système. Montrez que
cette vitesse est bien non-relativiste.
99
b- Donnez la limite classique de la formule de
l'effet Doppler.
c- Quelle sera la variation relative de longueur
d'onde Δλ/λ de la lumière émise par la naine
orange observée depuis la Terre dans son plan de
révolution ?
Données : G=6,67,10-11N.m2/kg2, MS=2.1030 kg,
MJ=MS/1000, dG-Planète=540.106 km
Corr. p359.
Corr. p360.
100
6. ▲▲△ Transformation des vitesses
et aberration de la lumière
101
^
θ=(⃗ v 2). Exprimez la vitesse relative v' en fonction
v1 , ⃗
de v1, v2 et θ. Application numérique pour deux
vaisseaux de γ=2 et des trajectoires qui font un
angle de 30°.
c - Nous reprenons l'énoncé de l'exercice Deux
vaisseaux page 71.
1 - À partir de la vitesse ⃗v dans R, retrouver, avec
les lois de transformation des vitesses, la vitesse v' du
vaisseau B.
2 - Établir la loi de transformation des accélé-
rations en trois dimensions. À partir de la vitesse ⃗v et
de l'accélération ⃗a dans R, retrouver l'accélération
a' du vaisseau B. Corr. p362.
102
L et L0 sont les luminosités de l’étoile et de Véga
perçues au point d'observation.
La luminosité LV de Véga, grandeur qui correspond à
la puissance totale émise, est exprimée comme un
multiple de celle LS du Soleil : LV= 37LS .
Distance Véga-Soleil : DVS=25 a.l.
Pour Proxima du Centaure : LP= 5.10-5LS .
La luminosité perçue d'une étoile diminue avec la
distance, et, est inversement proportionnelle au
carré de celle-ci.
a - Déterminer la magnitude apparente de l'étoile
Proxima du Centaure depuis la Terre. L'étoile est-elle
visible à l’œil nu ?
b - Déterminer la magnitude apparente de Proxima
du Centaure à mi-parcours si le vaisseau spatial était
immobile par rapport aux étoiles. L'étoile serait-elle
visible à l’œil nu ?
c - Déterminer la magnitude apparente de Proxima
du Centaure à mi-parcours quand le vaisseau va à
95% de c. L'étoile sera-t-elle visible à l’œil nu ?
d - Déterminer la magnitude apparente du Soleil à
mi-parcours si le vaisseau spatial était immobile. Le
Soleil serait-il alors visible à l’œil nu ?
e - Déterminer la magnitude apparente du Soleil à
mi-parcours quand le vaisseau ira à 95% de c. Le
Soleil sera-t-il alors visible à l’œil nu ?
f - Vous voilà arrivé sur l'exoplanète Proxima b en
orbite autour de l'étoile Proxima du Centaure. Un
repos bien mérité. Verriez-vous le Soleil dans le ciel
nocturne ? Corr. p366.
103
▲▲△ Simulation numérique du ciel
104
pour ϕ. Nous calculons ensuite pour les N étoiles θa
et Ia avec les formules du cours. Vous pouvez ainsi
retrouver les valeurs, pour une vitesse de 50% de c,
de l'énergie et du nombre de photons totaux reçus
par rapport au repos.
Correction p367.
105
π/2[. Notre angle d'observation des étoiles est entre
-π et π, et par symétrie nous restreignons à ]0, π[.
Nous sommes alors sur deux branches de la
tangente. Pour résoudre cet épineux et
passionnant (!) problème nous préférons avoir
tan(θ/2), car θ/2 appartient à ]0, π/2[. Nous restons
sur la même branche centrale dont les valeurs sont
données par les calculatrices.
a - Après avoir rappelé les expressions de cos(a+b)
et sin(a+b) donnez l'expression de tan(a+b) en
fonction tan(a) et tan(b).
b - En déduire tan(θ) en fonction de tan(θ/2).
c - Résoudre une équation du second degré pour
106
b - Vérifier en intégrant sur tout l'espace que le
nombre d'étoiles reste bien constant quand le
vaisseau prend de la vitesse.
c - Retrouvez l'expression de Ea en fonction de β du
cours.
d - Déterminer comment se répartit l'énergie entre
les hémisphères avant et arrière du vaisseau.
Expression en fonction de β, puis application
numérique pour β=0,5.
Correction p369.
107
13. ▲▲▲ Puissance émise par une étoile
108
5
V. Le mouvement accéléré
LE MOUVEMENT ACCÉLÉRÉ
Nous avons pour l'instant étudié des vaisseaux en
mouvement rectiligne uniforme : un objet animé
d'une vitesse constante et qui se déplace selon une
droite. Pour des voyages interstellaires réalistes la
trajectoire peut rester rectiligne, mais, par contre, la
vitesse varie nécessairement. Nous allons nous
intéresser au mouvement rectiligne uniformément
accéléré : le vaisseau a une accélération
constante, la vitesse varie constamment de la
même quantité. Nous pouvons ainsi créer une
pesanteur artificielle dans la fusée : nous
considérerons le cas où la vitesse augmente (ou
diminue) de 10 m/s toutes les secondes.
111
la relativité restreinte de manière indirecte si l'on
connaît le mouvement de ce référentiel par rapport
à un référentiel d'inertie de référence que nous
nommerons R. On procède de même en
mécanique newtonienne, la relation fondamentale
de la dynamique ⃗ a n'est valide que dans les
F =m ⃗
référentiels d'inertie et pour autant on utilise les lois
de Newton pour étudier tout type de mouvement
dans tout type de référentiel.
La mécanique classique est utilisée pour construire
la relativité restreinte en l'utilisant comme limite des
faibles vitesses. De plus, s'ajoute, comme élément
de construction, le principe d'additivité des temps
propres sur la ligne d'univers d'une particule. Avec
ce principe, nous ne sommes pas limités aux
référentiels d'inertie : le référentiel propre de la
particule peut avoir un mouvement quelconque
(c'est l'hypothèse de l'horloge vue page 19).
dt
Soit : τ=∫ d τ=∫
γ où τ est le temps propre dans le
référentiel propre de la particule, t est le temps dans
le référentiel d'inertie de référence et γ est exprimé
en fonction de la vitesse instantanée v de la
particule dans ce même référentiel.
À un instant t quelconque il existe toujours un
référentiel d'inertie nommé R' qui coïncide avec le
référentiel propre. Le référentiel R' à un vitesse v
constante par rapport à R et, au moment où il
coïncide avec le référentiel propre, la particule a
une vitesse nulle dans R'. Son accélération vaut a' et
a'
celle dans R vaut alors a= 3 (démontré page 69).
γ
112
C'est là qu'intervient la mécanique classique, en
effet, la particule a alors dans R' une vitesse faible
entre t et t+dt. C'est comme si un vaisseau accéléré
doublait un vaisseau qui avance à vitesse
constante. Si au moment où ils sont au même
niveau leurs vitesses sont égales, leur vitesse relative
est nulle. Le vaisseau accéléré par la poussée de ses
réacteurs s'éloigne ensuite lentement par rapport à
la vitesse de la lumière et nous pouvons utiliser la
mécanique classique pour étudier le mouvement
du vaisseau accéléré depuis l'autre vaisseau pris
comme référence.
Prenons l'exemple d'une voiture d'abord immobile
au feu rouge et qui accélère ensuite au vert. Depuis
le référentiel de la route l'accélération du mobile
vaut ⃗a , mais quelle est l'accélération ressentie par le
passager dans le référentiel propre de sa voiture ?
D'après la loi de composition classique des
accélérations : ⃗ a =a⃗r + a⃗e + a⃗c où nous avons
l'accélération absolue, relative, d'entraînement et
de Coriolis.
Écrivons la deuxième loi de Newton dans R' :
F =m( a⃗r + a⃗e+ a⃗c) et m a⃗r = ⃗
⃗ F + F⃗ie+ F⃗ic.
Dans un référentiel accéléré, non galiléen, on
ressent de nouvelles forces, appelée forces d'inertie.
Ici les accélérations a⃗r et a⃗c sont nulles car le
passager est immobile dans sa voiture. Le
conducteur ressent une force d'inertie
d’entraînement F⃗ie =−m a⃗e qui le plaque au
démarrage au fond de son fauteuil. Ceci est dû à
l'accélération d’entraînement qui égale celle de la
113
voiture : ⃗
a =a⃗e . Pour la même raison, l'accélération
ressentie par la particule dans son référentiel propre
vaut aussi ⃗
a ' , accélération de la particule dans R'.
B. Pesanteur artificielle
⚭ PESANTEUR ARTIFICIELLE
114
Exprimons la distance x parcourue dans R en
fonction v :
2 3
dx γ c β
v= d'où x=∫ dx=∫ v d v= ∫ dβ
dt g g (1−β2 )3/2
2
c 1
et après intégration : x=
g ( √ 1−β2
−1
)
Pour être complet, calculons le temps galactique t :
3
γ c 1
t=∫ dt=∫ d v= ∫ dβ
g g (1−β2)3 /2
Nous effectuons le changement de variable
β=sin θ et nous trouvons :
c β
t=
g √ 1−β2
115
Nous pouvons maintenant exprimer la position, la
vitesse et l'accélération en fonction du temps t :
{
x=
c2
g [√ 1+
g2 t 2
c2
−1 ]
c
v=
√ c2
1+ 2 2
gt
et
√
γ= 1+
g2 t 2
c2
g g
a= =
2 2 3 /2
γ3
( 1+
g t
c2 )
Nous pouvons aussi exprimer le temps propre τ en
fonction du temps galactique t :
c
t= γ β
g
d’où
c
τ= ln
g (√ 1+
g2 t 2 g t
c
2
+
c )
c gt
et τ= argsh
g c ( )
c
t= sh
g
gτ
c ( ) x=
c2
g [( ) ]
ch
gτ
c
−1
2 2
c2 c2
2
(c t) − x+ ( ) ( )
g
=
g
116
Courbes :
117
118
Page précédente, l'accélération du vaisseau vue
depuis le référentiel de départ. Bien que
l'accélération reste constante dans le référentiel
propre, observée depuis la Terre, la vitesse plafonne
et l'accélération diminue en gamma cube. Nous
avons une tangente horizontale aux petites vitesses,
une limite à l'infini nulle et un point d'inflexion en
t=c /2 g .
119
Page précédente, nous voyons, après 6 mois, la
position s'éloigner des prévisions de la mécanique
classique. Dans la théorie de Newton nous avions
une branche parabolique alors que dans le cadre
de la relativité restreinte nous avons une branche
hyperbolique avec une asymptote ultrarelativiste
x=c t−c /g où la distance galactique parcourue
2
120
Notion d'horizon :
121
Au fur et à mesure que le temps propre τ augmente,
les astronautes voient les habitants de la Terre ralentir
leurs mouvements et se figer au temps limite t lim.
C. Voyage aller-retour
⚭ VOYAGE ALLER-RETOUR
2
D c 1
Première phase : =
2 g ( √1−β2max
−1
)
Vitesse maximale à mi-parcours :
√(
1
βmax = 1− 2
gD
1+ 2
2c )
( pour D=4 années-lumière, βmax≃95% et γ≃3)
√(
2
T c βmax 4c gD
=
4 g √ 1−β2
max
et T=
g
1+
)
2c 2
−1
122
2 c 1+βmax 4 c
τ=
g (
ln
1−βmax)= argthβmax
g
( pour D=4 a.l., T≃11,2 ans et τ≃6,84 ans)
123
La fusée photonique :
124
L'agitation thermique génère une vitesse d'éjection
très importante10.
Par contre, si un neutrino est créé par la réaction, il
emporte une énergie perdue pour la propulsion.
Réactions d'annihilation
125
126
Caractéristiques techniques :
Astronautes : 6.
Module pressurisé : 3 / 10t / 6mx10m
Module Principal - Module Technique - Module Loisir
Comparaison :
Saturn V / M=3038t / H=111m / D=10m / Mergols=2829t /
Pmax 34 MN / 1er ét. 5 Moteurs F-1 ve=2,6 km/s De=13,6 t/s
Kérosène~O2(l) / 2èm 5 M J-2 / 3èm 1 M J-2 ve=4,1 km/s
H2(l)~O2(l) / Durée 11 min 30 s de 0 à 164 km.
127
5
D. Exercices
Exercices
1. ▲△△ Mi-temps
2. ▲▲△ Téléréalité
129
nues de la Terre pendant une journée propre au
vaisseau. Mais de part les dilatations temporelles,
pendant une journée sur Terre on ne reçoit pas les
infos d'une journée entière vécue au bord du
vaisseau, et vice versa. Des signaux lumineux sont
utilisés pour transmettre les informations.
130
correspond à un temps terrestre t. Illustrez sur un
diagramme de Minkowski.
2- Exprimez τobs en fonction de t.
3- Six mois après le départ un message est
envoyé aux astronautes. Combien de temps après
leur départ le reçoivent-ils ?
4- Un an après le départ, les émissions
quotidiennes de téléréalité correspondront à quel
temps passé sur Terre ? Même question dix ans après
le départ.
d- Effet Doppler pour un référentiel accéléré :
Tant depuis de la Terre que depuis le vaisseau un
signal lumineux bleu est régulièrement émis (λ=400
nm).
1- Établir les relations entre la fréquence
émise et la fréquence reçus pour les deux
référentiels, celui d'inertie et celui accéléré.
2- Après combien de temps le signal émit
depuis la Terre sera perçu comme rouge au bord du
vaisseau (λ=800 nm) ?
3- Pour la même durée écoulée sur Terre,
quelle sera la couleur du signal lumineux reçu ?
4- L'effet Doppler est-il symétrique comme
dans le cas des référentiels d'inertie ?
Correction p375.
3. ▲▲△ Face-à-face
131
de Terre-Proxima et Proxima-Terre. Les fusées sont
animées de mouvements uniformément accélérés
et effectuent le voyage comme décrit dans ce
chapitre.
a - À mi-chemin, au point équidistant, à deux
années-lumière, les vaisseaux ont coupé leurs
réacteurs pour se retourner. Quelle est la vitesse
galactique des vaisseaux ? Quelle est leur vitesse
relative ?
b - Même questions au quart du chemin.
c - Proposez un moyen technique qui permettrait
aux vaisseaux de mesurer leur vitesse relative.
Correction p379.
132
6
VI. Métriques
MÉTRIQUES
Une métrique permet de mesurer des distances. En
relativité, l’outil est généralisé à l'espace-temps.
Nous donnerons la métrique du référentiel d'inertie,
du référentiel uniformément accéléré en translation
rectiligne, et, celle du référentiel en rotation
uniforme. Nous pourrons alors déterminer la structure
d'espace-temps dans notre vaisseau en route vers
Proxima. Quelles seront les propriétés géométriques
dans le vaisseau spatial ? Comment s'écoule le
temps aux différents étages de la fusée ?
Finalement, nous ferons un parallèle avec la
métrique du trou noir et jetterons ainsi un pont vers la
relativité générale.
Pour répondre à ces questions nous allons introduire
le concept de métrique à travers divers exemples.
A. Métrique Euclidienne
⚭ MÉTRIQUE EUCLIDIENNE
135
et M2(x2, y2), la distance est donnée par :
M2
L=d M 1
M2 =∫ d l avec
2 2
d l =dx + dy
2
M1
exemple.
Dans le cas où notre problème physique a une
symétrie centrale (cas courant, comme pour le
mouvement des planètes), les coordonnées polaires
peuvent être mieux adaptées. Nous aurons le même
résultat final, seulement, dans un cas le calcul peut
être très long, et dans l'autre, très court. En
coordonnées polaires ces mêmes points ont pour
coordonnées M1(r1, θ1), M2(r2, θ2) et d l =dr +(r d θ) .
2 2 2
136
les démarches sont bien équivalentes.
137
La métrique Euclidienne correspond à un espace
plat : La somme des angles d'un triangle vaut 180°,
le rapport entre le périmètre et le diamètre d'un
cercle vaut π, et toute droite possède une unique
droite parallèle passant par un point qui lui est
extérieur.
138
retournons au pôle nord pour finir le triangle. Nous
avons un triangle équilatéral et les trois angles sont
droits. La somme des angles de ce triangle vaut
270°, valeur bien supérieure à 180°.
139
140
La courbure se voit aussi sur la métrique
qu'utiliseraient les bidiz, nous la donnons pour
information11 :
2 2
2 dx + dy
dl = 2 2 2
1+
(x +y
4 R2 )
x et y sont les deux coordonnées cartésiennes
internes à leur espace à deux dimensions. Même s'ils
ne "voient" pas la troisième dimension, ils pourraient
la déduire conceptuellement. C'est une analogie
utile pour les petits êtres humains tridimensionnels
que nous sommes. Peut-être, nous-même, vivons-
nous à la "surface" d'une hypersphère à quatre
dimensions spatiales, tout comme les bidiz vivent à
la surface d'un hypercercle (une sphère pour
nous !).
141
142
C. Métrique de Minkowski
⚭ MÉTRIQUE DE MINKOWSKI
Le temps est maintenant une coordonnée intégrée
aux trois autres d'espaces. C'est la métrique de la
relativité restreinte. Nous avons montré page 65 que
le nouvel invariant s'écrit :
143
euclidien, l'espace est donc plat dans le vaisseau.
Concernant la structure de l'espace-temps dans son
ensemble, on démontre que cette métrique
correspond à un espace-temps, lui aussi, plat. Pour
cela on montre que les composantes du tenseur de
courbure de Riemann sont toutes nulles. Ceci est
bien cohérent avec ce que l'on dit sur la relativité
générale : en absence de masse l'espace-temps
n'est pas courbé12.
Pour un objet immobile dans le référentiel de la
fusée :
gx
(
d τ= 1+
c2 )
dt
144
l'arrière, nous plaçons la deuxième 120 mètres vers
l'avant et la troisième à 240 mètres au niveau de la
proue (nous les déplaçons lentement pour ne pas
ajouter une autre source de dilatation temporelle) :
145
envoyez un photon vers le bas. Le temps que le
photon se déplace jusqu'en bas, le vaisseau a pris
de la vitesse. Vitesse mesurée dans le référentiel
d'inertie qui coïncide avec le référentiel accéléré de
la fusée au moment de l'émission du photon.
Mettez-vous à la place de celui qui reçoit le photon
à l'étage du dessous ; il est maintenant a une vitesse
v par rapport à l'émetteur au moment où le photon
a été émis. Nous avons donc un effet Doppler et
comme on se rapproche de la source, le photon
"bleuit". Le photon passe très rapidement d'un étage
à l'autre et la vitesse de la fusée acquise sur ce laps
de temps est très faible ; nous n'utiliserons donc que
des formules classiques.
Vitesse acquise par la fusée : v =g t
x gx
et t= pour le photon, d'où v = .
c c
gx
(
Fréquence reçue : f R =(1+β) f E = 1+ 2 f E
c )
Nous retrouvons le bleuissement prévu. Bien sûr, si le
photon est maintenant envoyé vers l'avant, sa
fréquence diminue, et il rougit :
gx
(
f R = 1−
c2 ) ( gx
c )
f E et T R = 1+ 2 T E (petites variations).
146
toutes les secondes, et une horloge placée 120
mètres vers l'avant reçoit 7 mini-flashs de moins
pendant une de ses secondes propre (par effet
Doppler le signal rougit en montant et la fréquence
diminue). L'observateur placé plus haut en déduit
donc que le temps s'écoule plus lentement à l'étage
du dessous et plus vite à l'étage du dessus.
−mI g H −h f E +mF g H +h f R =0
147
gH ΔE gH
d'où f R−f E=(mI −mF ) = 2
h c h
Balance à atomes :
148
La variation de masse de l'atome est due à
gH
l'émission du photon, ainsi Δ E=h f E et f R =f E 1+ ( c2 )
Le photon reçu a une énergie différente du photon
émis et nous retrouvons bien la même expression
que précédemment. Le photon gagne de l'énergie
en descendant, il bleuit, et en perd en montant, il
rougit. La conservation de l'énergie permet de
retrouver l'effet Doppler, la dilatation du temps en
fonction de la position et la métrique du référentiel
uniformément accéléré.
149
uniforme autour d'un axe fixe. Le disque est un solide
rigide14 dont la vitesse augmente linéairement avec
la distance à l'axe.
150
la valeur est supérieure à π, l'espace est courbe15.
{
t '=t
ρ '=ρ
θ '=θ−ω t
z '=z
La métrique dans le référentiel inertiel R s'écrit :
2 2 2 2 2 2
d s =c dt −dx −dy −dz
Cette expression standard donnée en coordonnées
cartésiennes s'écrit aussi en coordonnées cylin-
driques, système de coordonnées qui facilite les
calculs pour ce problème qui possède un axe de
symétrie :
d s 2=c 2 dt 2−d ρ2−ρ2 d θ2−dz 2
L'intervalle devient dans R', en enlevant la
coordonnée z pour simplifier :
d s ' 2=d s 2=c 2 dt ' 2−d ρ '2−ρ' 2 (d θ '+ω dt ')2
d'où, en enlevant les quantités primées pour alléger :
ρ2 ω2 2 2
(
d s 2= 1−
c 2 )
c dt −2 ρ2 ω d t d θ−d ρ2−ρ2 d θ 2
151
courbure de Riemann (fait au chapitre suivant) nous
constatons que toutes les composantes sont nulles.
L'espace-temps du disque en rotation uniforme est
donc plat17. Nous sommes bien dans le cadre de la
relativité restreinte, il n'y a pas de courbure
d'espace-temps, pas de masse présente 18, et
l'espace-temps est bien plat. La relativité restreinte
s'applique en espace-temps plat : un changement
de coordonnées permet de retrouver la métrique
standard de Minkowski. En relativité générale, en
présence de gravitation, ce n'est possible que
localement autour d'un événement : les ordres zéro
et un peuvent toujours coïncider avec un référentiel
inertiel (espace-temps minkowskien), par contre, ce
n'est plus possible pour l'ordre deux, c'est là que la
courbure spatio-temporelle s'exprime.
152
force de Coriolis qui complique les déplacements
des spationautes.
153
ω=2 π f et f= √
1 g
2π ρ
.
√
d τ= 1−
ρ 2 ω2
c2
dt≃(1−
ρ 2 ω2
2 c2
dt )
Pour des observateurs immobiles l'un par rapport à
l'autre, le temps ne s'écoule pas au même rythme.
Un ensemble d'horloges au repos en différents points
du disque ne peuvent être synchronisées. Plus on
s'éloigne de l'axe plus les horloges vont lentement.
Nous plaçons, selon le même protocole que pour la
fusée, une première horloge en ρ=370 m, une
seconde en ρ=300 m, et une troisième en ρ=200 m.
(ρ22−ρ21)ω2
Nous trouvons : Δ τ= 2
Δ t.
2c
154
Après une journée nous redescendons les horloges à
un rayon de 370 mètres : celle qui était située à 300
mètres avance d'une nanoseconde et celle à 200
mètres de deux nanosecondes. Ici, les avances ne
varient pas linéairement avec la distance. La
pesanteur vaut 1,5 g à 300 m et 1,85 g à 370 m, un
bon exercice pour se muscler et rester jeune !
ω2 (ρ21−ρ22)
et on obtient : f R=f E 1+
( 2 c2 )
Le photon bleuit en s'éloignant de l'axe de rotation.
Nous avons toujours le même phénomène, le
photon rougit en montant et bleuit en descendant.
F. MÉTRIQUE DE SCHWARZSCHILD
155
⚭ MÉTRIQUE DE SCHWARZSCHILD
Pour comparaison, nous donnons la métrique de
l'espace-temps autour d'un objet massif à symétrie
sphérique. C'est la métrique de Schwarzschild de la
relativité générale qui remplace la force de
gravitation de Newton pour calculer les orbites des
astres. Par exemple, on peut l'utiliser pour l'étude du
mouvement de la station spatiale dans le champ de
gravitation généré par la Terre. Afin de respecter la
symétrie centrale, la métrique est donnée en
coordonnées sphériques :
2G M 2 2 d r2
(
d s 2= 1−
r c2)c dt −
2G M
−r 2 d θ2 −r 2 sin 2 θ d ϕ2
( 1−
r c2 )
M est la masse de l'astre central (planète, étoile ou
trou noir). Cette masse crée un champ de
gravitation et l'espace-temps est courbe. Il n'existe
pas de changement de coordonnées global qui
rende cette métrique minkowskienne. La gravitation
et la courbure d'espace-temps sont absentes dans
la relativité restreinte.
Apparaît dans la métrique une quantité homogène
à un rayon, cette distance caractéristique du
système est appelée le rayon de Schwarzschild :
2G M
nous posons rS = .
c2
Comme pour le référentiel accéléré en relativité
restreinte, nous avons un horizon des événements, ici
situé en rS.
156
Pour un objet immobile nous obtenons la partie
temporelle :
√
d τ = 1−
2G M
r c2
dt
GM
d τr = 1−
0
( r0 c2)dt et d τr + x = 1−
0
( GM
r0 c ( ))
2
1−
x
r 0
dt
GMx
donne d τr + x = 1+
0
( 2 2
r0 c )
d τr 0
157
Nous retrouvons le principe d'équivalence quand :
GM
g= .
r 20
158
6
G. Exercices
Exercices
1. ▲△△ Métrique euclidienne
2. ▲△△ Rapidité
{
ct ' =ct ch ϕ+ x sh ϕ
x '=ct sh ϕ+ x ch ϕ
y '= y
z '=z
Nous avons utilisé de la trigonométrie hyperbolique
et ϕ est la rapidité.
159
coordonnées de Rindler par rotation et transformée
de Lorentz ?
2 - Montrez que ce système de coordonnées
correspond à celui d'un référentiel uniformément
accéléré.
3 - Montrez que le changement de coordonnées
qui suit permet de retrouver une métrique
minkowskienne :
{ct=r sh τ
x=r ch τ
En déduire le changement de coordonnées entre le
référentiel (x,t) de la fusée uniformément accélérée
et le référentiel galactique (x',t').
Tracez sur un diagramme de Minkowski, dans le
référentiel inertiel R', le réseau des lignes
coordonnées pour x et t.
Corr. p382
160
que la trajectoire d'un objet en chute libre sera
modifiée. Nous allons aborder la question en deux
phases : une première approche qualitative puis un
calcul complet.
√ v2 2
ax
τ=∫ d τ=∫
Ei C
g (x)− 2 dt
c (
avec g( x )= 1+
c2 )
√
Nous posons : L(x , v)= g( x)−
v2
c2
(Lagrangien).
161
δv
Ainsi : ∫ L(x +δ x , v+ δ v ) dt
C'
=∫ L( x , v ) dt+∫ ( ∂∂ Lx δ x + ∂∂ Lv δ v ) dt=τ+ δ τ
Pour le chemin recherché δ τ=0 .
162
libre en mécanique newtonienne.
Finalement, comment allez-vous déplacer votre
horloge pour gagner ?
163
e- Repère minkowskien local : Le système de
coordonnées de la fusée accélérée n'est pas
minkowskien. La vitesse précédemment déterminée
dans une métrique non minkowskienne est appelée
vitesse coordonnée. Ce système de coordonnée a
été construit dans un référentiel non inertiel et les
postulats de la relativité restreinte ne s'y appliquent
pas directement. Ce référentiel est néanmoins très
utile et nécessaire pour les occupants de la fusée,
mais la vitesse de la lumière n'y est pas fixée à c.
C'est pourquoi nous allons considérer un nouvel
observateur, lui inertiel. À chaque instant et position
de l'objet en chute libre, nous considérons le
référentiel minkowskien coïncidant avec celui de la
fusée : 2 2 2 2 2
c d τ =c d t Mink −dx
164
pouvons comparer la chute radiale d'un objet vers
un trou noir avec la chute verticale d'un objet
observée par l'occupant d'une fusée uniformément
accélérée :
d r2 2G M
d τ2=g (r )dt 2− avec g(r )=1−
c 2 g (r) r c2
165
skien. Nous avons précédemment déterminé la
vitesse et l'accélération coordonnée dans ce
repère. Ce système de coordonnées est très prati-
que et utile mais la vitesse de la lumière n'y est pas
fixée à c. C'est pourquoi nous allons considérer un
nouvel observateur, lui inertiel. À chaque instant et
position de l'objet en chute libre, nous considérons le
référentiel minkowskien immobile par rapport au trou
noir et coïncidant avec celui de Schwarzschild :
Correction p384.
166
5. ▲△△ Chute d'une boule bleue
167
3 - Tracé des courbes.
Correction p404.
168
7. ▲▲△ Les coordonnées sphériques
169
cet arc donne la valeur de l'angle en radians sous
lequel nous voyons l'objet. Dans l'espace 3D le
cercle est remplacé par une sphère unité sur
laquelle est découpée une surface. L'aire de cette
surface donne l'angle solide en stéradians sous
lequel nous voyons l'objet.
Correction p407.
170
VII. Quadrivecteurs
7
QUADRIVECTEURS
Nous avons introduit la relativité restreinte à travers
l'espace-temps de Minkowski : espace des événe-
ments muni de sa métrique26. Nous pouvons étendre
cet espace ponctuel pour construire des éléments
plus complexes comme des vecteurs ou des
tenseurs.
La présentation qui suit est un peu formelle mais
nécessaire pour une pleine compréhension de la
relativité. Nous continuerons à nous appuyer sur une
vision géométrique dès que possible.
Les éléments d'un espace vectoriel E sont des
vecteurs, notés dans ce livre avec des lettres en
gras : v.
Si nous avons besoin de spécifier que nous sommes
dans un espace vectoriel euclidien, nous utiliserons
la notation classique avec des flèches : ⃗
v.
Dans le cas de l'espace de Minkowski, nous pourrons
préciser le contexte en parlant de quadrivecteurs
notés avec des tildes : ~
v.
26 Nous avons considéré la métrique de Minkowski standard
d s 2 =c 2 dt 2 −dx 2 −dy 2 −dz2 d'un référentiel d'inertie dans un repère
cartésien orthonormé. Tout en gardant un référentiel d'inertie, la
forme de la métrique peut être différente. Par exemple, dans les cas
où la métrique est exprimée dans un repère non orthonormé ou non
cartésien. Nous parlons alors de métrique minkowskienne. Quand le
changement de coordonnées donne un référentiel non-inertiel
(comme pour notre fusée et le disque en rotation) la relativité
restreinte s'applique en ajoutant les effets métriques (page 229).
173
De manière générale, un vecteur peut-être défini de
manière unique à partir de deux points (ou
événements) de notre espace (ou espace-temps) :
i=1
174
Nous utilisons la convention d'Einstein, la sommation
est sous-entendue pour un indice répété en haut et
en bas. Les v i sont les composantes de v selon les
vecteurs de la base (e1 , e2 , ... , en).
( )
g1 1 g 12 g13
g= g2 1 g 22 g23
g3 1 g3 2 g33
175
vecteur. Les premières composantes, données
précédemment, sont obtenues parallèlement aux
vecteurs de base. Nous pouvons obtenir un
nouveau jeu de composantes v i en projetant
orthogonalement :
j j
v⋅ei =(v e j)⋅ei=gi j v =v i
On a alors une nouvelle base associée à ces
i ij ij
nouvelles composantes : e =g e j. Les g sont
kj j j
calculés à partir des g i j avec : gi k g =δ i où δ i est
le symbole de Kronecker, nul, si les indices sont
différents, et, égal à un, s'ils sont égaux.
Nous avons alors une nouvelle écriture :
i
v =v i e
Avec les indices en bas, ce sont des grandeurs
covariantes. Avec les indices en haut ce sont des
grandeurs contravariantes. Par exemple, les
composantes v i sont covariantes et les vecteurs de
i
bases e sont contravariants. Les composantes gi j
ij
sont doublement covariantes et celle du tenseur g
doublement contravariantes. Nous verrons au
moment des changements de bases la signification
précise et l'importance de ce vocabulaire.
Le tenseur métrique permet de basculer entre ces
deux types de grandeurs.
Au final, nous pouvons avoir quatre écritures
différentes pour le produit scalaire :
i j i i ij
a⋅b=gi j a b =a bi =ai b =g ai b j
176
Vecteurs orthogonaux : a⋅b=0.
g1 1 0
et g=
( 0 g2 2).
177
A. ESPACE VECTORIEL D'EUCLIDE
• ⃗v⋅⃗v =0 si et seulement si ⃗v =⃗
0.
178
En géométrie euclidienne, la norme d'un vecteur est
représentée par sa longueur et cette longueur est indé-
pendante de la base choisie. Au départ de O, toutes les
extrémités de vecteurs de même norme se placent sur un
même cercle (nous avons représenté quatre vecteurs de
norme 2).
Une propriété du cercle : si nous traçons un rayon OM, la
tangente (T) est toujours perpendiculaire à (OM). Nous
obtenons ainsi un couple de vecteurs orthogonaux :
u⋅⃗v =0 .
⃗
Pour un ensemble de cercles concentriques de rayons
multiples de l'unité, une droite passant par O coupe les
cercles en un ensemble de points équidistants.
179
Détermination géométrique du produit scalaire :
^
a⋅⃗
⃗ a‖‖⃗
b=‖⃗ b‖cos (⃗a , ⃗
b)
⃗
OA⋅⃗
OB=OA ×OB×cos θ
=±OH A ×OB
= ±OH B ×OA
a⋅⃗
⃗ b=⃗
OA⋅⃗
OB=(⃗
OH +⃗
HA )⋅⃗
OB=(⃗ n )⋅⃗
c +⃗ b=⃗c⋅⃗
b+⃗n⋅⃗
b
Au final, si nous trouvons un vecteur normal ⃗ n , le
produit scalaire se ramène à celui de deux vecteurs
colinéaires et la valeur est le produit de leurs rayons :
a⋅⃗
⃗ b=⃗c⋅⃗
b=±Rc×R b
Le signe est positif si les deux vecteurs colinéaires
sont dans le même sens, et négatif s'ils sont en sens
opposés. Nous avons deux options équivalentes,
a ou à ⃗
trouver un vecteur normal à ⃗ b.
180
g= (10 01 )
1 1 2 2
a⋅⃗
⃗ b=a b + a b
et pour la norme :
v= √‖⃗v‖=√ (v ) +(v )
x 2 y 2
181
5
v 2 =g21 v 1 + g22 v2 =cos θ v1 + v2 = =⃗v⋅⃗e 2
2
1 1
Métrique :
ij
g = 2 (
sin θ −cos θ
−cos θ
1 )
182
Déterminons la base contravariante :
i ij i1 i2
⃗e =g ⃗e j=g ⃗e 1 + g ⃗
e2
1 11 12 ⃗e1 −cos θ ⃗e 2 4 1
d'où : ⃗
e =g ⃗e 1 +g ⃗e2 = = (⃗e1 − ⃗e 2)
sin θ2
3 2
183
B. ESPACE VECTORIEL DE MINKOWSKI
1 0 0 0
gμ ν =
(
0 −1 0
0 0 −1 0
0 0
0
0 −1
)
Nous montrerons que cette métrique redonne bien
le triangle des temps.
~ 0 0 1 1 2 2 3 3
Nous avons : ~
a⋅b=a b −a b −a b −a b .
184
Pour la partie spatiale, nous reconnaissons un
produit scalaire euclidien, nous pouvons alors écrire :
~ ~ 0 0
a⋅⃗
a⋅b=a b −⃗ b.
Le produit scalaire d'un vecteur ~
v avec lui-même
peut être positif, nul ou négatif : ~
v⋅~
0 2 2
v‖ .
v =(v ) −‖⃗
Contrairement au cas euclidien, le produit scalaire
minkowskien d'un vecteur avec lui-même n'est pas
toujours positif. De plus, ~
v⋅~v =0 n'implique pas ~ ~
v=0
Il n'existe pas de norme pour un vecteur dans
l'espace de Minkowski. La quantité ~ v⋅~
v est parfois
appelée pseudo-norme . Dans l'espace d'Euclide la
29
185
Nous avons trois types de 4-vecteurs :
• genre temps : ~
v⋅~
v >0
• genre lumière : ~
v⋅~
v =0
• genre espace : ~
v⋅~
v <0
186
du référentiel d'inertie considéré.
Quand le produit scalaire de deux vecteurs est nul
on a des vecteurs orthogonaux :
~ ~
a⋅b=0
Cette propriété d'orthogonalité est, elle aussi,
valable dans tous les référentiels d'inertie.
k défini positif.
187
Nous retrouvons facilement les hyperboles par une
construction avec le triangle des temps :
188
Une géométrie hyperbolique : les vecteurs de même
pseudo-norme qui débutent en O finissent sur le même
couple d'hyperboles. Nous avons représenté quatre
quadrivecteurs qui ont la même pseudo-norme 1, ils
rejoignent l'hyperbole unité sur l'une ou l'autre de ces
deux branches. Les hyperboles de genre temps sont
indicées par k et celle de genre espace par -k.
Une propriété de l'hyperbole : si nous traçons un rayon
OM, la tangente (T) est toujours symétrique par rapport
aux bissectrices à (OM). Nous obtenons ainsi un couple
de vecteurs orthogonaux : ~ u⋅~
v =0.
Pour un ensemble d'hyperboles de même centre O, de
mêmes axes orthogonaux, et de paramètres multiples de
l'unité, une droite passant par O coupe les hyperboles en
un ensemble de points équidistants.
189
En 2D, dans le plan de Minkowski :
~ ~
a⋅b=0 ⇒ a0 b0 =a1 b1
Deux 4-vecteurs orthogonaux sont symétriques par
rapport aux lignes d'univers des photons :
1 0
a b
tan θ= 0= 1
a b
Triangles
190
Exemples de 4-vecteurs orthogonaux
~
Pour tous les couples représentés : ~
a⋅b =0
Méthodes géométriques :
• Utilisation de l'hyperbole.
• Symétrie par rapport aux lignes d'univers des
photons.
• Passage par l'euclidien : deux vecteurs perpen-
diculaires et on prend le symétrique par rapport à
la verticale d'un des deux.
191
Cas des 4-vecteurs colinéaires :
~ ~
~ c avec ~
a + b=~ a et b orthogonaux.
k 2a−k 2b=±k 2c
k : paramètre de
l'hyperbole /
magnitude / intensité
des 4-vecteurs.
192
◦ Détermination géométrique du produit scalaire
~
Pour évaluer ~
a⋅b dans l'espace de Minkowski :
193
Exemples de détermination géométrique
du produit scalaire :
194
◦ Bases orthogonales
• Référentiel R
x =3 ~
~ e 0 +2 ~
e1
= 3~
e 0 −2 ~
e1
Aussi ~
e 0⋅~
e 0 =⃗e 0⋅⃗e0 =1 et ~
e 1⋅~ e 1 =−1 d'où
e 1 =−⃗e 1⋅⃗
195
g00 =1 et g11 =−1 . La pseudo-norme de ~
e 0 vaut 1 et
celle de ~
e 1 vaut -1.
Métrique ramenée à 2D : gμ ν =
(10 −10 ) .
x =x 0 ~
~ e + x1 ~
e =x ~e 0 +x ~e 1 =x 0 ~
e 0−x 1 ~
0 1 0 1
e1
• Référentiel R'
196
Un regard euclidien, non avertit, verrait naïvement
une repère non orthogonal et des vecteurs de base
de longueur supérieure à un. Il n'en est rien, les
vecteurs de la base sont bien orthogonaux car
symétriques par rapport à la ligne d'univers d'un
photon, et, de plus, le vecteur temporel de la base
de R' est selon l'hyperbole unité et, donc, de
pseudo-norme 1, le vecteur spatial est selon l'hyper-
bole correspondant à une pseudo-norme -1. La
métrique est donc bien la même que pour R, ce qui
est normal car il n'y a pas de référentiel d'inertie
privilégié :
(10 −10 )
g 'μ ν = .
197
Pour les composantes covariantes et la base
contravariante, nous avons nécessairement les
mêmes relations que pour R :
x =x ' ~
~ e ' 0+ x ' ~e ' 1 =x ' 0 ~
e ' + x '1 ~
0 1 0 1
e'
~ 3 3 1 11 ~ 5 ~
x =2 ~
e ' 0+ ~e ' 1 =2~
e' − ~
0
e' = e 0+ e1
2 2 2 √3 √3
C. Changement de coordonnées
198
⚭ CHANGEMENT DE COORDONNÉES
i i
i ∂x' j i ∂x j
D'où d x ' = j dx et d x = j d x' .
∂x ∂x'
i i
i ∂ x' i ∂x
Nous notons : Λ j= j et Λ j = j.
∂x ∂ x'
Ces deux tenseurs permettent de passer d'un
système de coordonnées à l'autre, ce sont les
matrices de changement de base. Les indices du
haut correspondent aux lignes et ceux du bas aux
colonnes.
199
Effectuons le produit des deux matrices32 :
i k i
i ∂x' ∂ x
k ∂ x' i
Λ k Λj = k j= j =δ j .
∂x ∂x' ∂x'
Les matrices sont inverses l'une de l'autre :
−1 −1
Λ Λ =Λ Λ=I
j i i j j i i j
v ' i=Λi v j v ' =Λ j v v i=Λ i v ' j v =Λ j v '
j i i j j i i j
e ' i=Λ i e j e ' =Λ j e ei =Λ i e ' j e =Λ j e '
200
Propriétés fondamentales pour construire les lois
physiques, que ce soit en mécanique classique,
relativité restreinte ou générale.
Cherchons la nouvelle métrique :
k l k l
g' i j=e ' i⋅e ' j =Λ i ek⋅Λ j el =Λi Λ j g k l
{
x (r , θ)=r cos θ
y (r , θ)=r sin θ
1 1 2
x ' = x( x =r ; x =θ)
2
x' = y
∂x ∂x
Λ 1 1= =cos θ Λ 1 2= =−r sin θ
∂r ∂θ
∂y ∂y
Λ 2 1= =sin θ Λ 2 2= =r cos θ
∂r ∂θ
cos θ −r sin θ
soit Λ=
( sin θ r cos θ )
201
∂r x
Λ 1 1= = =cos θ car r= √ x 2 + y 2
∂x r
Λ 1 2= ∂θ =−
sin θ
car ∂θ ∂ x + ∂ θ ∂ y =1
∂x r ∂ x ∂θ ∂ y ∂θ
1/ x cos θ ∂r
Λ 2 2= ∂ θ = = Λ 2 1= =sin θ
∂ y 1+ y /x
2 2
r ∂y
cos θ sinθ
soit
−1
Λ =
(
−
sin θ cos θ
r r
)
nous avons bien Λ Λ =Λ Λ =I .
−1 −1
La base (⃗
e r ,⃗eθ ) est orthogonale et non normée.
Pour une base orthonormée nous avons les vecteurs
unitaires tels que ⃗ ur et ⃗e θ=r ⃗
er = ⃗ u θ.
Métriques : g' i j=
(⃗⃗i⋅j⋅⃗⃗ii ⃗i⋅⃗j
⃗j⋅⃗j
=
1 0
0 1 )( )
1 0
k
et gi j =Λ i Λ j g ' k l =
l
( )
0 r
2
202
Élément de longueur invariant :
2 i i j 2 2
dl =⃗
dl⋅⃗
dl=d x ' i d x ' =g ' i j d x ' d x ' =dx +dy
2 i i j 2 2 2
dl =d x i d x =gi j d x d x =dr +r d θ
x y
Composantes d'un vecteur : ⃗
v ( v ,v )
1 r 1 1 1 2 x y
v =v =Λ1 v ' + Λ2 v ' =cos θ v +sin θ v
sin θ x cos θ y
v 2 =v θ =Λ 1 2 v ' 1 + Λ2 2 v ' 2 =− v + v
r r
i j x 2 y 2 i j
on a bien ⃗
v⋅⃗v =gi j v v =(v ) +(v ) =g' i j v ' v '
{
ct ' (ct , x)=γ (ct−β x )
◦ Transformée de Lorentz :
x '(ct , x)=γ ( x −β ct)
0 0 1 1
x ' =ct ' ( x =ct ; x =x) x' =x'
0 ∂ ct ' Λ 1=
0 ∂ ct '
=−γ β
Λ 0= =γ
∂ ct ∂x
∂x' ∂ x'
Λ 1 0= =−γβ Λ 1 1= =γ
∂ct ∂x
γ −γ β
soit Λ =Λ ν =
μ
( −γ β γ )
{
ct=γ( ct '+β x ' )
Transformée spéciale inverse :
x=γ ( x ' +β ct ' )
D'où : Λ =Λ ν = γ (γβ γβ
) et Λ Λ =Λ Λ =I .
−1 μ −1 −1
γ
203
Vecteurs de base :
~
e 0 =~
e t =Λ 0 ~ e ' 1 et ~
e ' 0 +Λ 0 ~ e t =γ(~
e t ' −β ~
0 1
e x ')
~
e 0 =~
e t =Λ 0 ~ e ' 1 et ~
e ' 0 +Λ 0 ~ e x =γ(−β ~
e t ' +~
0 1
e x ')
aussi ~
e t ' = γ(~
e t +β ~
e x ) et ~
e x ' =γ(β~
e t +~
e x)
~
e ⋅~
e ~
e t⋅~
ex
(
Métriques : gμ ν = ~t ~t
e x⋅e t ~ ~
e x⋅e x
=
1
)(
0
0 −1 )
~
e t '⋅~
e t ' =γ (~
2
e t⋅~
e t +2β~
e t⋅~
e x +β ~
2
e x⋅~
e x )=1
2 2 2 2
L'invariant ds2 :
μ ν
ds =gμ ν d x d x =c dt −dx
μ ν 2 2 2
=g 'μ ν d x ' d x ' =c dt ' −dx '
204
Nous retrouvons bien la transformation de Lorentz
qui s'applique à tout quadrivecteur.
Aussi : ~
v⋅~
μ ν t 2 x 2 t' 2 x' 2
v =gμ ν v v =(v ) −(v ) =(v ) −(v )
{
v =γ (v −β v )
x' x t
v =γ (v −β v )
y' y
v =v
z' z
v =v
γ −γ β 0 0
Λ =Λμν = −γ β
0
0
γ
0
0
( 0
1
0
0
0
1
)
γ γβ 0 0
Λ −1=Λ νμ= γ β
0
0
( γ
0
0
0
1
0
0
0
1
)
D. LE QUADRIVECTEUR VITESSE
205
⚭ LE QUADRIVECTEUR VITESSE
x =~
d~ E E '=~
x (E ' )−~
x (E).
Pour définir la vitesse, il suffit alors de diviser par la
durée, tout aussi infinitésimale, qui sépare ces deux
événements. Bien sûr, en mécanique de Newton, il
n'y a aucune hésitation à avoir, par contre, en
relativité restreinte, nous avons la durée dt mesurée
dans le même référentiel que les dx μ, ou bien, la
durée dτ mesurée dans le référentiel propre de
206
l'objet en mouvement. Aucune hésitation car dτ est
la seule durée invariante par la transformée de
Lorentz33, d'où l'expression de la quadrivitesse :
~ d~
x d xμ
et
μ
u= u=
dτ dτ
207
que la vitesse de Newton fait de la résistance.
"On ne peut pas dépasser la vitesse de la lumière"
entend-on. Tout se passerait alors comme s'il y avait
une zone interdite de c à l'infini. On n'aime pas les
interdits, et la nature non plus, elle semble réaliser
tout ce qui est possible. Alors, ne supportant pas les
limites, dans cette zone soi-disant inaccessible, on
met des particules étranges, des tachions, particules
qui auraient toujours été plus vite que la lumière...
sauf que ces tachions violent la causalité, principe
de base en physique.
Pensons autrement, utilisons la bonne définition pour
la vitesse, celle qui respecte les symétries de
l'espace-temps. Quand vous fournissez chaque fois
plus d'énergie à une particule pour l'accélérer, elle
gagne en vitesse et sa vitesse tend vers l'infini :
dx dx
v Newton= →c , γ→∞ et v Einstein= →∞.
dt dτ
La zone interdite n'existe plus !
Reprenons l'exemple du voyage pour Proxima.
Depuis la Terre l'astronaute parcours 4 al, son
voyage dure 3 ans, et 5 ans pour les Terriens. Parfois
j'entends "mais il va plus vite que la lumière !". Il va
bien, moins vite que la lumière, il arrive après un
rayon lumineux, et, dans le référentiel du vaisseau, il
a parcouru une distance de seulement 2,4 al. Mais il
est intéressant de constater que la personne fait
finalement référence à la vitesse covariante
u=Δx/Δτ=4/3 c, et, en termes de vitesse covariante,
celle de la lumière est infinie. Finalement, nous ne
sommes pas si limités que ça, à des vitesses proches
208
de c on se retrouve de l'autre côté de la galaxie très
rapidement. Par exemple, un électron animé d'une
vitesse ultra-relativiste peut parcourir 100 000 al en
un an (dans son référentiel propre !).
Particule au repos : ~
u =(c , ⃗
0).
Particule en mouvement : ~
u =γ c(1, ⃗
β) .
209
Diagramme de Minkowski pour la 4-vitesse :
~
u1 : vitesse relativiste d'un objet au repos dans R.
Le vecteur est vertical.
~
u2 : 4-vitesse d'un objet en mouvement vers la droite.
L’extrémité est sur l'hyperbole de paramètre c.
Le gamma correspondant vaut 1,15 et v=50%c.
~
u3 : 4-vitesse d'un objet en mouvement vers la
gauche.
~
u4 : Plus gamma augmente, plus le vecteur vitesse se
rapproche de l'asymptote et du cône de lumière.
210
Le triangle des vitesses : ~
u⋅~
u =(ut )2 −(u x )2 =c 2
E. LE QUADRIVECTEUR ACCÉLÉRATION
211
⚭ LE QUADRIVECTEUR ACCÉLÉRATION
~ d~
u du
μ
et
μ
w= w =
dτ dτ
Comme pour la 4-vitesse, nous ne reprenons pas les
notations classiques pour que les différences
apparaissent sans ambiguïté : ~ w pour la quadri-
accélération et ⃗
a pour l'accélération de Newton.
Pour commencer, nous avons une belle propriété, la
4-vitesse et la 4-accélération sont des vecteurs
orthogonaux :
d ~~ d~
u d~u
( u⋅u)=0= ⋅~u +~
u⋅ d'où ~
u⋅~
w=0.
dτ dτ dτ
212
avec le référentiel propre. Dans ce référentiel
coïncidant, par définition, ⃗v =⃗0 à t=0 . Ainsi,
~ a (0)) et ~
w⋅~
2
w=(0 ,⃗ w=−a p, où ap est l'accélération
ressentie dans le référentiel propre. Tous les
observateurs inertiels tomberont d'accord sur la
valeur de l'accélération propre ap. La 4-accélération
est un vecteur de genre espace, en accord avec
l'orthogonalité à la quadrivitesse.
213
◦ Retour sur le voyage pour Proxima
~
w=( γβ g , γ g),
4 dv g
comme γβ g=γ ⃗a⋅⃗
β on a a(t)= =
d t γ3
214
Voyage pour Proxima :
215
2 2 2 4 2
c t −x =−c /g qui coïncide ici avec la branche
d'hyperbole de genre espace de ~ w . La branche
d'hyperbole de ~ u est simplement tournée de 90°. Pour
tout événement E de notre ligne d'univers, ~ u et ~
w sont
comme il se doit symétriques par rapport aux bissectrices,
mais, dans cette situation particulière, ils apparaissent, de
plus, de même longueur sur notre feuille euclidienne. En
effet nous avons dans ce cas ~ u /c=γ (1 ,β) et
~
w/ g=γ(±β, 1). Le tracé est très simple, pour tout
événement E, vous tracez la droite (OE), ~ w correspond à
~
OE , et ~
u est le symétrique par rapport à la ligne
d'univers du photon. Bien que la 4-accélération reste
constamment sur l'hyperbole de genre espace de
paramètre g, sur le diagramme, la longueur d'Euclide de
l'accélération relativiste ~
w augmente avec γ, alors que
celle de l'accélération classique ⃗
a diminue en γ3.
216
Pour tout
événement
d'une ligne
d'univers,
il existe toujours
une hyperbole
tangente
unique qui
donne
l'accélération
propre.
217
• À partir de trois événements voisins :
218
F. ÉQUIVALENCE MASSE-ÉNERGIE
⚭ ÉQUIVALENCE MASSE-ÉNERGIE
Cherchons l'équivalent relativiste de la relation
fondamentale de la dynamique. En mécanique
classique :
d ⃗p ⃗
⃗
m⃗a= F soit =F
dt
avec ⃗p=m ⃗
v la quantité de mouvement.
219
◦ Le quadrivecteur énergie-impulsion
Soit ~
p=( E/c , ⃗p) avec E=m γ c 2 et ⃗p=m γ ⃗v
~ ~
référentiel d'étude p⋅p=E /c −⃗p . Dans le référentiel
2 2 2
220
Triangle Énergie-Impulsion :
◦ La quadriforce
Pour la 4-force ~
g nous proposons :
d~
p ~
=g
dτ
Équation covariante par transformation de Lorentz
et dont la partie temporelle redonne dans la limite
221
classique le théorème de la puissance cinétique et
la partie spatiale la relation fondamentale de
Newton :
d~
p
=m~
w=(γ 4 ⃗ β , γ4 (F
F⋅⃗ ⃗⋅⃗ F )=~
β + γ2 ⃗
β) ⃗ g
dτ
Pseudo-norme : ~
g⋅~
2
g=−F p avec F p=ma p .
~
Pour un mouvement à une dimension : g=γ F p (±β ,±1).
d ⃗p d ⃗p ⃗g
Pour la partie spatiale : g et
=⃗ = .
dτ dt γ
222
d ⃗p ⃗g ⃗ = ⃗f
= γ =γ3 ( ⃗
F⋅⃗
β) ⃗
β+γ F
dt
La relation entre ⃗
g et ⃗F n'est pas triviale et nous
constatons qu'elles ne sont pas colinéaires. Dans la
limite des faibles vitesses, nous retrouvons bien la
a= ⃗
deuxième loi de Newton m ⃗ F.
Le plus souvent, pour construire la relativité, c'est la
troisième force ⃗
f qui est utilisée. Lorsqu'on injecte,
dans la loi de Newton, l'impulsion à la place de la
quantité de mouvement c'est la force qui apparaît.
Cette force ⃗ f est communément utilisée en tant
qu'équivalent de la force classique au niveau
relativiste. Cette force standard a une définition
semblable à celle de la mécanique classique, mais
elle n'est pas la partie spatiale d'un quadrivecteur
covariant.
223
◦ Puissance
~
w⋅~
u =0 ⇒ ~
g⋅~
p=0
d~
p ~ d E/ c d ⃗p
⋅p= E /c− ⋅⃗p =0
dτ dτ dτ
dE dE ⃗
γ =⃗ ⃗ et
g⋅u = f⋅v⃗
dτ dt
224
◦ Conservation de l'impulsion et de l'énergie
~
Pour un système isolé ~
g = 0 et le quadrivecteur
impulsion-énergie est constant. Pour un ensemble
de particules, l'impulsion totale est la somme des
impulsions individuelles, et de même pour l'énergie :
~
p=∑ ~
pi , E=∑ Ei et ⃗p=∑ ⃗
pi
225
repos nous avons le diagramme de Minkowski des
impulsion-énergies suivant :
226
Résumé
Physique Liens / Physique
Grandeur classique Standards relativiste
~
x =(c t , ⃗r )
position ⃗r =( x , y , z ) ~
x⋅~x =c 2 τ2
~ d~x
u =γ ⃗v
⃗ u=
dτ
d ⃗r dt
vitesse ⃗v = γ= ~
u =(γ c , ⃗u)
dt dτ
~
u⋅~
u =c
2
~
p=m~
u
quantité
de ~
p=( E /c , ⃗p )
mouvement ⃗p=m ⃗
v ⃗p=m γ ⃗v
/ impulsion ⃗p=m ⃗
u
~ d~ u
w=
dτ
d ⃗v w 0=γ 4 ⃗a⋅⃗
β ~
a=
⃗ w=(w 0 , w
⃗)
accélération dt ⃗ =γ 4 (⃗a⋅⃗
w β) ⃗
β ~
w⋅~
w=−a p2
2
+ γ ⃗a
~
u⋅~
w=0
d ⃗p
⃗g=
⃗f = d ⃗p dτ
dt ~
force ⃗
F =m⃗a g =m ~w
⃗g=γ ⃗f ~ 0
g=(g ,⃗g )
d Ec dE
=F⃗⋅⃗v γ g⋅⃗
=⃗ u
dt dτ
dE ⃗
énergie = f⋅⃗v E=γ m c2
1 dt
Ec = m v 2
2 Ec =E−m c 2
227
Force de ~ ~
g=F j
Lorentz :
champ F⃗E=q ⃗
E ~ ~
⃗f = j =q u
électro
⃗ ⃗
-magnétique F B=q ⃗
v ∧B q(⃗
E + ⃗v ∧ ⃗
B) ⃗g =
⃗g=γ ⃗f q(γ ⃗
E +⃗ u∧⃗
B)
⃗p=m γ ⃗v ⃗f = d ⃗p f⃗L =q ( ⃗
E + ⃗v ∧ ⃗
B)
dt
dE ⃗
= f⋅⃗
v E=γ m c2=T +m c 2.
dt
G. RÉFÉRENTIELS NON-INERTIELS
228
⚭ RÉFÉRENTIELS NON-INERTIELS
m a⃗r = ⃗
F + F⃗ie + F⃗ic
Tout se passe comme si nous avions de nouvelles
forces, appelées d'inerties ou fictives. On peut se
demander si ces forces existent vraiment. En effet,
ces forces ne sont pas liées aux interactions
fondamentales mais au changement de référentiel.
Il n'empêche que le conducteur et les passagers
d'une voiture expérimentent sur les phases
d'accélération ces différents effets dynamiques
comme bien réels : démarrage en trombe, virages
plus ou moins serrés et coups de freins.
La mécanique classique donne une interprétation
de ces effets en termes de forces : forces
d'entraînement et de Coriolis.
Il va de soi que la relativité restreinte doit permettre
de retrouver tous ces effets. À vitesses faibles, ils
doivent être équivalents. Nous aurons des effets
nouveaux qui apparaîtront avec l'augmentation de
la vitesse. Mais aussi, dès les faibles vitesses, pour des
mesures précises et pour le comportement de la
229
lumière qui est maintenant incluse dans le cadre
théorique. L’interprétation est par contre très
différente.
En relativité restreinte, il n'y a pas de forces d'inertie
mais des effets métriques. Par un changement de
référentiel non-inertiel, on s'écarte de la métrique
minkowskienne et une particule libre suit une
géodésique qui modifie son mouvement
initialement rectiligne et uniforme pour suivre une
trajectoire courbe et accélérée. Par exemple,
quand la voiture accélère au feu vert, ce n'est pas
une force d'inertie qui vous plaque contre le siège,
mais une modification métrique qui vous met en
chute libre vers l'arrière de la voiture (comme dans
la fusée uniformément accélérée). Dans le même
temps les montres des passagers à l'arrière prennent
du retard sur celles de devant. Tout le contraire lors
d'un coup de frein, la modification métrique vous
fait tomber en chute libre vers le pare-brise. Dans un
virage, la variation de la métrique vous fait chuter
vers l'extérieur du virage, les montres vont aussi se
désynchroniser et les postulats d'Euclide ne seront
plus vérifiés. En relativité restreinte, la notion de force
d'inertie et remplacée par celle d'effet métrique.
Nous avons précédemment étudié les deux cas
particuliers du référentiel uniformément accéléré et
du référentiel en rotation uniforme et nous allons
maintenant nous intéresser au cas général34.
230
◦ Lignes coordonnées, bases locales et connexions
Nous complétons ici notre description d'un espace
vectoriel. Ce sont des concepts mathématiques très
généraux utilisables dans tous les domaines
scientifiques.
231
∂ ei j k j
d ei = j dx =Γ ij ek dx
∂x
gi j , k + gk i , j−g j k ,i
l m l m l m
= g l j Γ i k + gi m Γ jk + gl i Γ kj + gk m Γ i j−gl k Γ j i −g j m Γ ki
m
gi j , k + gk i , j−g j k ,i =2 gi m Γ jk
ni ni m
g ( gi j , k + gk i , j−g j k ,i )=2 g gi m Γ jk
1
Finalement : Γi jk = gi l (g l j , k +g k l , j−g j k ,l )
2
232
◦ Dérivée covariante
Variation d'un vecteur A lors d'un déplacement de
M à M' : dA=A(M')-A(M). Dans la base de Minkowski,
ou dans une base cartésienne, nous sommes dans
des cas particuliers où la base est globale, la base
ne dépend pas du point et seules les variations sur
les composantes sont à prendre en compte. Dans le
cas général : d A=d ( A ei )=d( A )e i+ A d ei.
i i i
i j k i j i i k j
d A=∂ j A dx ei + Γ ij A dx ek =(∂ j A + Γ kj A )dx ei
i i i i k i i j
Notations : D j A = A ;j =∂ j A +Γ kj A et D A = A ;j dx
⃗ ⃗
233
prenons habituellement des vecteurs unitaires.
d ⃗uρ d ⃗uθ
Variations de la base : uθ et
=⃗ uρ .
=−⃗
dθ dθ
D'où : ⃗ uρ donne ⃗v =ρ̇⃗
OM =⃗r =ρ⃗ uθ et
uρ +ρ θ̇ ⃗
2
a =( ρ̈−ρ θ̇ )⃗
⃗ uρ +(ρ θ̈+2 ρ̇ θ̇)⃗uθ
⃗ d ⃗l
⃗eρ=⃗
uρ ⃗e θ=ρ⃗uθ OM =ρ⃗eρ +θ ⃗eθ ⃗v = =( ρ̇, θ̇)
dt
1 2 2
g22,1=2ρ Γ 11=0 Γ 22=0 Γ 11=0
1 1 1
Γ1 22=− g11 g22,1 =−ρ Γ 212= g22 g22,1 = ρ Γ
1
=0
2 2 12
i i k j
d⃗
v =(∂ j v +Γ kj v ) dx ⃗e i
a =(∂ j vi +Γ i kj v k ) x˙ j ⃗
⃗ ei + Γi kj v k x˙ j ⃗
ei =∂t v i ⃗ ei
a = v˙1 ⃗e 1 + v˙2 ⃗e2 +Γ122 v2 x˙2 ⃗e1 + Γ212 v1 x˙ 2 ⃗e2 + Γ221 v2 x˙1 ⃗
⃗ e2
1 1
d'où ⃗
a =ρ̈⃗eρ + θ̈ ⃗eθ −ρ θ̇ θ̇ ⃗ e θ + ρ θ̇ ρ̇ ⃗e θ.
e ρ + ρ ρ̇ θ̇ ⃗
◦ Géodésiques
Les géodésiques sont les lignes d'univers suivies par
les particules libres. Ces courbes, l'équivalent des
droites d'Euclide, maximisent le temps propre.
234
Sur une géodésique, l'accélération propre est nulle.
Reprenons la construction de la relativité restreinte
pour les référentiels non inertiels :
2 μ ν μ
ds =gμ ν dx dx =gμ ν u u d τ ,
ν 2 d xμ
et p =mu .
μ μ
uμ=
dτ
Avec la dérivée covariante, nous pouvons
généraliser la loi fondamentale de la dynamique de
Newton :
d ⃗p ⃗ ⃗
F D~
p ~
= F et ⃗
a = −a⃗e− a⃗c devient =g
dt m Dτ
d u μ gμ
Équations du mouvement : = −Γμα β uα u β.
dτ m
◦ Limite classique
Dans le cas classique nous constations déjà que la
masse de la particule n'intervenait pas : ⃗ a =−a⃗e− a⃗c.
Pour le calcul de l'accélération ⃗ a à partir de la
vitesse ⃗
v , nous avons deux types de termes, ceux qui
font intervenir la variation des seules coordonnées et
les autres pour les variations de la base :
a =⃗acoord +⃗abase
⃗ d'où a coord =−a⃗e−a⃗c −⃗
⃗ a base
235
Ce sont les trois termes de droite qui s'expriment à
l'aide des connexions.
→ Mécanique de Newton :
2
d⃗ OM
a⃗r =−a⃗e = 2 =−⃗ a R ' (O)
dt
2
d⃗ O' O
R : fusée, ⃗ a R ' (O)= 2 =a ⃗i et ẍ=−a.
dt
c c (2
= 2 =−Γ 00 u u =− 2 1+ 2 γ c =−γ a 1+ 2
dτ dτ c ) ( )
Nous retrouvons la limite classique : ẍ=−a.
Référentiel tournant :
→ Relativité restreinte : ~
u =γ (c , ρ̇, θ̇ , ż)
Seules connexions non nulles :
ρ ω2 1 1 ρω
Γ 1 00 =− 2 Γ 02=Γ 20=− Γ 1 22=−ρ
c c
236
1
Γ 2 10 =Γ2 01= ω
2 2
Γ 12 =Γ 21 =ρ
ρc
D'où :
1 2
du ~ d u ~
e+ e
dτ 1 dτ 2
u u −Γ 22 u u ) ~
1 0 0 0 21 1 2 2
=(−Γ 00 u u −2 Γ 02 e1
u u −2 Γ u u ) ~
2 1 0 2 1 2
+(−2 Γ 10 e 12 2
d γ ρ̇ ~ d γ θ̇ ~
e + e
dτ ρ dτ θ
=(−ρω γ +2ρω γ v +ρ γ (v ) ) ~
2 2 2 θ 2 θ 2
eρ
+(−2 ω γ v −2 γ v v ) ~
2 ρ 2 ρ θ
e /ρ θ
237
La notion classique de force est abandonnée au
profit d'une description relativiste en termes de
géométrie d'espace-temps. Ici, c'est le concept de
force d'inertie qui devient inutile, on suit le même
type de démarche en relativité générale, où la
géométrie fait disparaître le concept de force de
gravitation.
◦ Approche lagrangienne
Les équations géodésiques se retrouvent avec les
équations de Lagrange. La démarche est explicitée
dans l'exercice page 160. Nous cherchons la géo-
désique qui extrémise le temps propre :
2
c τ=∫ gμ ν u u d τ , L=gμ ν uμ u ν et
μ ν ∂L d ∂L
μ− =0
∂ x d τ ∂uμ
∂L ∂L
et
α β α β
μ =gαβ ,μ u u μ =g α μ u +g μβ u
∂x ∂u
d ∂L ν α d uα ρ β d uβ
=g u u + g + g u u + g
d τ ∂uμ αμ , ν αμ μ β,ρ μβ
dτ dτ
d uβ
gα β,μ uα uβ −gα μ , ν u ν uα −g μβ, ρ u ρ uβ −2 gμβ =0
dτ
d uμ
D'où l'équation géodésique : Γ
μ α β
αβ u u+ =0
dτ
238
Conclusion et synthèse
239
même résultat, le champ de gravitation tendrait vers
l'infini en tous points de l'Univers... Nous voulons ici
illustrer à quel point les fondements de la méca-
nique classique ne sont pas triviaux. De plus, peut-
on déterminer la nature des forces sans l'aide des
lois de Newton ?
240
241
7
H. Exercices
Exercices
1. ▲△△ Changement de base
Soit la base ~
e ' μ du référentiel inertiel.
1 - Déterminer la base ~
e μ du référentiel unifor-
mément accéléré de la fusée en fonction de ~
e ' μ.
Placez sur un diagramme de Minkowski quelques
représentants de cette base.
2 - Déterminer la base ~
e μ du référentiel du disque
en rotation uniforme en fonction de ~
e ' μ.
Représentez cette base sur un diagramme de
Minkowski.
Correction p409
243
α α α α σ α σ
R =Γ
βγδ β δ, γ −Γ β γ, δ +Γ σγ Γ βδ −Γ σδ Γ βγ
Coefficients de connexion35 :
1
Γ αμ ν = g α β(∂μ gβ ν + ∂ ν gβ μ −∂β gμ ν )
2
∂ α α
Notation : =∂μ = ainsi Γ β δ, γ =∂ γ Γ βδ .
∂ xμ ,μ
244
b- Déterminer l'ensemble des coefficients de
connexions.
rS
Montrez que R01 01 = . Corr. p412
r3
245
λ (t) est une fonction quelconque du temps. Ainsi
sont incluses les éventuelles phases d'accélération,
de décélération, d'oscillations, etc.
1 - Déterminer les coefficients de connexion.
2 - Calculer le tenseur de courbure de Riemann.
3 - Le résultat était-il attendu ?
Correction p417
246
fait auparavant. Ici, nous faisons courir les indices de
1 à 3.
Si le référentiel n'est pas synchrone, la coordonnée
temporelle n'est pas directement séparée des
coordonnées spatiales, et, on montre que :
g0 i g 0 j
γij =−gij + et dl 2=γ ij dx i dx j
g00
Nous pouvons alors calculer dl avec le tenseur
métrique tridimensionnel. Par contre, on ne peut, en
général, déterminer la distance entre deux corps. Le
tenseur de courbure ne peut, aussi, être directement
calculé sous la forme précédemment donnée 37.
Néanmoins, dans le cas particulier où le référentiel
est stationnaire, coefficients métriques gμ ν indépen-
dants du temps, nous pouvons intégrer l'élément dl
et le tenseur de courbure a la forme habituelle :
∂ gμ ν i
Référentiel stationnaire : =0 , l=∫ dl et R j k l.
∂t
3 - Disque :
a- Le référentiel est-il synchrone ?
b- Déterminez γij .
c- Le référentiel est-il stationnaire ? Que vaut
247
le rapport du périmètre d'un cercle sur son
diamètre ? (cercle centré sur l'axe de rotation)
L'observateur lié au disque tournant expérimente-t-il
une courbure ?
i
d- Calculez R j k l.
1 R 1212
K= =
R1 R2 γ 11 γ 22 −γ212
248
Tracez le diagramme de Minkowski au seuil dans le
référentiel barycentrique où ∑ ⃗ 0.
pi = ⃗
Corr. p422.
249
Aide: En mécanique classique, l'amplitude de l'onde est
une grandeur physique qui ne doit pas dépendre du
système de coordonnées choisi. En un point M et à un
instant donné : ϕ ' (x ' ,t ' )=ϕ( x , t). Comme, par
exemple, la hauteur des vagues, ou la surpression sonore.
Par identification de d ϕ et d ϕ' déduire les relations
entre les dérivées partielles.
Correction p422.
∂ Ψ ℏ2
iℏ =− Δ Ψ+V Ψ
∂t 2m
dP
ρ= =Ψ Ψ*
dV
250
Nous pourrons nous limiter au mouvement à une
dimension d'une particule libre de masse m :
2
ℏ ∂2 Ψ
i ℏ ∂ Ψ =− ,
∂t 2 m ∂ x2
Correction p424.
251
8. ▲▲▲ Le champ électromagnétique
Ex Ey Ez
( )
0 − − −
c c c
Ex
0 −B z By
μν c
F=F =
Ey
Bz 0 −B x
c
Ez
−B y Bx 0
c
Les champs ⃗E et ⃗
B ne forment en fait qu'une seule
et unique entité physique et leurs composantes
dépendent du référentiel d'inertie d'observation.
Nous sommes ici dans le référentiel inertiel R, et nous
considérerons aussi le référentiel R' en translation
rectiligne uniforme selon x : ⃗
v R ' / R =⃗v =v u⃗x .
Le tenseur du champ électromagnétique est
antisymétrique : F =−F .
μν νμ
252
d~
p ~ d pμ
=F j et pour les composantes =Fμ ν j ν
dτ dτ
En développant les composantes, temporelle puis
spatiales, montrez que l'on retrouve la puissance
électromagnétique, puis l'expression de la force de
Lorentz.
253
Q 2
∯S ⃗E⋅dS=
⃗ int
ϵ0 ∮Γ B⃗⋅dl=μ
⃗ 0 I enl (ϵ0 μ 0 c =1)
254
9. ▲▲▲ Les équations de Maxwell
Dans le vide :
⃗
⃗ ⃗ =− ∂ B
∇∧ E ⃗ ⃗ =0
∇⋅B
∂t
Avec sources :
⃗ ρ ⃗ ∂⃗
E
∇⋅⃗
E= ϵ ∇∧ ⃗
B =μ 0 ⃗j+μ0 ϵ0
0 ∂t
∂⃗
A
E =−⃗
⃗ ∇V− et B =⃗
⃗ ∇∧ ⃗
A
∂t
1 ∂V ⃗ ⃗
Condition de Lorentz : + ∇⋅A =0
c2 ∂ t
⃗ ∂ρ
Conservation de la charge : ∇⋅⃗j + =0
∂t
255
Définition des opérateurs en coordonnées
cartésiennes :
⃗ ∂f ⃗ ∂f ⃗ ∂f ⃗
Gradient de f : ∇f= i+ j+ k
∂x ∂y ∂z
∂ C x ∂C y ∂C z
⃗: ⃗
Divergence de C ⃗
∇⋅C= + +
∂x ∂y ∂z
Rotationnel de C
⃗:
∂V z ∂ V y ∂V x ∂V z ∂V y ∂V x
⃗
∇ ∧V⃗ = (
∂y
−
∂z ) (
⃗i +
∂z
−
∂x
⃗j +
∂x) (
−
∂y
⃗k
)
1 - Transformation de Galilée :
⃗ =0 et ⃗ ∂⃗
B
Maxwell ⃗
∇⋅B ∇∧ ⃗
E=− restent invariantes
∂t
sous une transformation de Galilée.
256
Formule utile :
⃗
∇∧( ⃗
A ∧B A (⃗
⃗ )= ⃗ ∇⋅⃗ B (⃗
B )− ⃗ ∇⋅⃗ B⋅⃗
A )+( ⃗ ∇)⃗ A⋅⃗
A −( ⃗ ∇ )⃗
B.
Formule utile : ⃗
∇⋅( ⃗ B⋅( ⃗
⃗ )= ⃗
A ∧B ∇∧ ⃗ A⋅( ⃗
A )− ⃗ B ).
∇∧⃗
257
e- Montrez que l'équation ∂ F +∂ F +∂ F =0
α μν μ να ν αμ
{
∂f
V '=V −
∀f ∂t
⃗ A+ ⃗
A '= ⃗ ∇f
C'est ce qu'on appelle l'invariance de jauge. La
condition de Lorentz correspond à un choix de
jauge particulier qui donne aux équations de
propagation des potentiels une forme plus simple. Et
μ
surtout, A se comporte alors comme un 4-vecteur,
et, l'invariance des équations de Maxwell en devient
immédiate.
Correction p431.
258
275
Sondes Voyager 1 et 2
276
9
IX. Les voyages interstellaires et l'antimatière
A. INTRODUCTION À LA CONFÉRENCE
⚭ INTRODUCTION
277
Une représentation d'une photo de notre galaxie, la Voie
Lactée. La nuit par une belle nuit étoilée sans nuages et
sans Lune, nous voyons clairement une zone laiteuse
traverser la voûte céleste, la tranche de notre galaxie.
Notre Soleil est au centre du petit cercle, et, la plupart
des étoiles que nous voyons la nuit, sont nos voisines et
sont contenues dans cette zone.
Bien sûr, ce n'est pas une vraie photo, nous n'avons
jamais placé un appareil photo en un endroit extérieur à
notre propre galaxie. Il s'agit d'une reconstitution réalisée
par ordinateur à partir de vraies photos.
278
Par exemple, il est très probable qu'une météorite,
comme celle qui a été responsable de la disparition
des dinosaures, percutera à nouveau la Terre un jour,
dans quelques années, ou, millions d'années, on ne
sait pas. D’où l’idée d'une humanité multi-
planétaire, avec comme point de départ l'établis-
sement de colonies et bases extraterrestres
autonomes.
279
de réaliser des voyages interstellaires avec les
sondes Voyager.
Elles ont été construites avec les technologies des
années 70. Elles ont déjà traversé l'héliopause, limite
de notre système solaire, et filent maintenant à
travers le milieu interstellaire. Ces sondes ont été
conçues pour seulement explorer le système solaire,
mais, simplement, avec les technologies actuelles,
elles pourraient être adaptées pour rejoindre
d'autres étoiles. Par exemple, les piles à radio-
isotopes vont s’arrêter en 2025 et la transmission
avec. On peut aisément les remplacer par des piles
avec un isotope de durée de vie bien plus longue.
Les sondes Voyager voyagent à quelque
61 000 km/h et rejoindraient l'étoile la plus proche de
notre Soleil, Proxima du Centaure située à 4 années-
lumière, en 70 000 ans47.
C'est beaucoup par rapport à la durée de vie d'un
individu, mais bien peu au regard de l'âge de
l'humanité. Comme nous le verrons, le vaisseau peut
être de grande taille et atteindre sur le même
principe cette vitesse. Nous pouvons alors concevoir,
toujours avec des technologies actuellement
accessibles, un vaisseau ensemenceur.
Un voyage habité sur une telle durée est difficile à
concevoir, des personnes naîtraient et mourraient
dans le vaisseau sur plusieurs générations, ce type
de vaisseau s’appelle un vaisseau générationnel.
280
Quant à lui, le vaisseau ensemenceur ne contient
que des ovocytes et des spermatozoïdes congelés
(aucun risque qu'ils se tapent dessus !). Une fois à
proximité d'une planète jumelle de la Terre, un
processus automatisé met en route les incubateurs
et la première génération d'enfants sera élevée par
des robots dotés d'intelligence artificielle.
À ce rythme, une civilisation humaine extraterrestre
peut s'établir et relancer une nouvelle arche
ensemenceuse en 100 000 ans. Ainsi, de proche en
proche, par petits sauts de 10 années-lumière,
l'humanité peut coloniser l'ensemble de la galaxie
en moins d'un milliard d'années. Durée raisonnable,
comparée à l'âge de notre Soleil, 4,5 milliards
d'années, et l'apparition des premières cellules il y a
3,8 milliards d'années.
281
En astronautique le terme ergol, ou propergol,
désigne la substance chimique qui permet la
propulsion de la fusée. Pour que votre voiture
fonctionne vous devez régulièrement amener votre
véhicule à la pompe pour remplir le réservoir de
carburant. Mais votre voiture ne pourrait pas
fonctionner sur la Lune, car pour la combustion du
carburant il y a aussi besoin de l’oxygène présent
naturellement dans l'atmosphère terrestre. Une fusée
fonctionne dans le vide et doit donc embarquer à
la fois le carburant et le comburant, c'est l'ensemble
des deux qu'on appelle ergol.
Au départ du sol les sondes ont quitté l'attraction
terrestre au bord de fusées Titan contenant des
tonnes d'ergols. S'ajoute à la vitesse ainsi gagnée
celle de la Terre sur son orbite autour du Soleil, mais
même ainsi la vitesse des sondes était insuffisante
pour s'arracher à l'attraction solaire. Et ce n'est pas
les quelques kg d'ergols embarqués par la sonde qui
le permettraient, ils sont utilisés pour les corrections
de trajectoires. Les sondes Voyager ont astucieu-
sement utilisé l'assistance gravitationnelle des
282
planètes pour s'échapper du puits gravitationnel du
Soleil.
C. L'effet de fronde
⚭ L'EFFET DE FRONDE
On utilise la vitesse de révolution des planètes autour
du Soleil. Par exemple, Jupiter orbite à 13 km/s
autour du Soleil et la sonde Voyager 1 suite à sa
déviation par la planète a gagné plus de 12 km/s.
283
La sonde Voyager 2 à même profité de l'effet de
fronde de quatre planètes : Jupiter, Saturne, Uranus
et Neptune.
Voyager
284
balle frontalement celle-ci voit sa vitesse augmenter
du double de celle du train.
285
vitesse de la sonde ⃗
v S /J par rapport à Jupiter change en
direction mais pas en valeur. Il faut ajouter la vitesse par
rapport au Soleil de Jupiter ⃗
v J pour obtenir la vitesse de
la sonde ⃗
v S /S par rapport au Soleil. Nous constatons sur
notre dessin que cette vitesse augmente, c'est l’effet de
fronde. Dans l'exemple du train, il y avait demi-tour de la
balle et la déviation D valait 180°. Pour le passage de la
sonde Voyager 1 en mars 1979, la déviation valait 80° et
la vitesse héliocentrique de la sonde a augmenté de 12,5
km/s48. L'objet qui profite de l'assistance gravitationnelle
peut avoir une masse importante sans que l'effet soit
modifié (sa masse doit rester petite devant la masse de
Jupiter...).
D. LE PROJET VOYAGER 3
⚭ LE PROJET VOYAGER 3
286
287
Voyager 3 : la sonde est propulsée au niveau de l'orbite
terrestre et elle enchaîne ensuite quatre frondes au
niveau des géantes gazeuses. La vitesse finale est de
140 000 km/h. Deux différences par rapport aux sondes
Voyager historiques : du propergol supplémentaire est
utilisé et l'effet des frondes est optimisé.
La masse de l'ensemble, la sonde et le propergol, est très
raisonnable : une dizaine de tonnes seulement, qui
peuvent être envoyés dans l'espace avec les fusées
actuelles.
288
E. LA LOI DE L'ASTRONAUTIQUE
⚭ LA LOI DE L'ASTRONAUTIQUE
289
mouvement. On néglige les frottements avec l'eau : la
vitesse acquise est conservée. La personne lance les
pierres jusqu'à épuisement du stock et la vitesse de la
barque augmente à chaque lancer. La dernière pierre
augmente la vitesse bien plus que la première car à la fin
la barque est bien plus légère. Les premières pierres ne
sont pas très efficaces car la barque est initialement très
lourde et elles servent avant tout à la mise en
mouvement du stock de pierres en attente.
Loi de l'astronautique :
290
Pour un propergol chimique classique nous avons
une vitesse d'éjection d'environ 4 km/s. Imaginons
que nous voulions aller deux fois plus vite pour
rejoindre Proxima avec une sonde de type Voyager.
Quelle quantité d'ergols faudrait-il embarquer ?
Nous avons alors Δv=60 000 km/h, soit 16 km/s. La
masse de carburant à embarquer augmente
exponentiellement et il faudrait 40 tonnes de
propergols pour aller à Proxima en 35 000 ans... Pour
y aller en 50 ans, on dépasserait largement la masse
de l'Univers !
mi mi
Durée du
voyage
Masse d'ergols
nécessaire mf
ln
( )
mf
70 000 ans 0 tonne 1 0
35 000 ans 40 tonnes 50 4
1 000 ans Masse supérieure à celle ∞ 140
50 ans de l'Univers observable ∞ 2800
291
Pour contourner cette augmentation monstrueuse
de la masse, il faudrait plutôt augmenter la vitesse
d'éjection. Nous devons alors utiliser d'autres tech-
nologies. Nous pouvons utiliser l'énergie nucléaire ou
l'énergie de masse.
Pour un kilogramme d'ergol quelle substance
permet une libération maximale d'énergie ?
292
Masse d'antimatière
Durée du voyage pour Proxima
nécessaire
70 000 ans 0
35 000 ans 230 grammes49
10 000 ans 1,4 kg
1 000 ans 16 kg
50 ans 333 kg
F. L'ANTIMATIÈRE
⚭ L'ANTIMATIÈRE
293
même masse mais de charge électrique opposée.
Par exemple, à l'électron correspond l'anti-électron
couramment appelé positron, ou positon. En 1955,
on a découvert l'antiproton en le créant avec un
accélérateur de particules. En 1995, a été créé le
premier atome d'antimatière, l'atome d'anti-
hydrogène. Quand une particule de matière
rencontre son homologue d'antimatière, les deux
disparaissent pour s’annihiler en pure énergie. D'où
peut-être le nom d'anti-matière, mais, pour éviter
toute confusion liée à cette dénomination, précisons
bien que l'antimatière est de la matière.
Nous pouvons produire l'antimatière de manière
artificielle avec des accélérateurs de particules,
mais elle existe aussi − bien qu'en quantité bien
moindre que la matière − à l'état naturel.
La production d'antimatière en laboratoire
demande beaucoup de temps et d'énergie. Par
exemple, pour créer des anti-protons, on accélère
des protons qui lors de leur collision à grande
énergie créé des paires proton/antiproton :
p+ p → p+ p + p+ p̄
On crée un proton pour rien et de plus le rendement
est faible. C'est très intéressant et précieux pour
comprendre les secrets de la matière à petite
échelle, mais, pour produire le carburant d'une
fusée ce n'est peut-être pas le plus judicieux50.
294
Il serait plus simple de la collecter dans la nature. Les
positrons sont libérés par la radioactivité bêta plus,
par les rayons cosmiques ou même les orages. Les
antiprotons sont un carburant de choix, car ils ont
une énergie de masse bien supérieure à celle des
positrons. Par contre, contrairement aux positrons, les
antiprotons ne sont pas directement produits dans
notre système solaire. Le Soleil, source la plus puis-
sante d'énergie de notre système stellaire, ne monte
en énergie qu'au niveau de la fusion et le vent
solaire ne contient pas d'antiprotons. Il faut, donc,
chercher une source d'antimatière à l'extérieur de
notre système. Cette source existe, elle a été
découverte en 1912, c'est le rayonnement cosmi-
que. Celui-ci est constitué de particules de très
haute énergie capables de créer des antiprotons.
Les sources précises de ce rayonnement ne sont pas
encore connues, mais l'on pense maintenant
qu'elles sont principalement situées dans notre
galaxie. Ce rayonnement galactique passe en
permanence à travers le système solaire, et l'on
estime que 200 000 tonnes d'antimatière traverse
l'héliosphère tous les ans51.
La densité d'antiprotons est plus élevée au niveau
des magnétosphères planétaires. Par exemple
autour de la Terre, il y a une ceinture d'antiprotons
avec une zone mille fois plus dense que le
rayonnement cosmique ambiant52. Les antiprotons
295
cosmiques sont piégés, et, de plus, d'autres sont
directement créés par l'interaction des rayons
cosmiques avec la couche supérieure de l'atmos-
phère terrestre. La ceinture d'antiprotons de la Terre
est située à plusieurs centaines de kilomètres
d'altitude dans la ceinture de Van Allen.
DU SYSTÈME SOLAIRE
296
Une représentation de la ceinture d'antiprotons présente
autour de la Terre. Ici, un antiproton qui se déplace à
70 % de la vitesse de la lumière. Le champ magnétique
terrestre courbe sa trajectoire et l'emprisonne à l'aide de
trois types de mouvements conjugués : le plus rapide, une
rotation cyclotron qui lui fait faire des petits cercles, puis,
une oscillation d'aller-retours entre les pôles, et
finalement, une dérive, plus lente, qui lui fait faire le tour
de la Terre.
H. LE STOCKAGE DE L'ANTIMATIÈRE
297
⚭ LE STOCKAGE DE L'ANTIMATIÈRE
298
née à l'échelle atomique ou moléculaire pourrait
alors être stockée comme la matière. Nous aurions
un usage souple et polyvalent de ce nouveau
carburant, autant pour les voyages spatiaux que
dans notre quotidien. Par exemple, une voiture
pourrait faire le tour de la Terre avec un seul plein de
quelques milligrammes d'antimatière. Appelons
Proximium ce carburant hypothétique du futur.
Carburant luminique qui permettrait de rejoindre les
étoiles et nous ferait entrer dans une nouvelle ère
énergétique. Ce rêve pourrait-il devenir réalité ?
Seule l'expérimentation permettra d'avancer sur
cette question. Commençons par laisser notre
imagination envisager différentes options.
299
matière et s'annihile sur un noyau en un temps de l'ordre
de la picoseconde. Dans cette expérience, où un
faisceau d’antiprotons lents rencontre une cible d'hélium
+
liquide, on obtient naturellement l'état métastable pHe
dans lequel l'antiproton piégé peut être stocké plusieurs
microsecondes54.
300
proximium. Expérience plus facile à mettre en œuvre
pour une molécule qui a la même stabilité.
301
Et ainsi de suite... Nous pouvons pour commencer
mesurer la durée de vie de telles structures, et peut-
être un jour aurons-nous la bonne surprise d'en
trouver une stable. La recherche scientifique permet
de tester de multiples combinaisons. Le jeu en vaut
la chandelle car même si nous ne trouvons pas ce
que l'on cherche, nous aurons beaucoup appris sur
la matière.
Les scientifiques ont déjà étudié différents atomes
exotiques. Nous avons créé et étudié des atomes
d'anti-hydrogène qui se sont révélés stables. Un
autre dérivé de l'hydrogène, le positronium,
constitué d'un électron et d'un positron qui tourne
l'un autour de l'autre, a une stabilité de 100
nanosecondes. Le muonium, lui, remplace le noyau
d'un atome d'hydrogène par un muon, la stabilité
est de 2 microsecondes.
302
I. CONCLUSION
⚭ CONCLUSION
303
9
J. Exercices
Exercices
1. ▲△△ Chiffres
305
306
Sur des périodes importantes, de plusieurs milliers
d'années, les étoiles ne peuvent plus être considérées
fixes les unes par rapport aux autres. Les trois étoiles du
système Alpha Centauri seront au plus proche dans
25 000 ans à trois années-lumière.
307
308
2. ▲△△ Évolution de la distance des étoiles
309
les deux asymptotes de l'hyperbole est de 82° et le
paramètre d'impact b vaut 13 RJ (b : distance entre le
barycentre de Jupiter et les asymptotes RJ : rayon de
Jupiter).
Définition des angles : α i=(^ v i ) et α f =(^
v⃗J ,−⃗ v⃗f , v⃗J ).
c - Paramètres de la conique.
Trouvez le paramètre p de la conique, l’excentricité
e et la déviation D.
310
d - Nous voulons augmenter l'effet de fronde.
• Tout restant égal par ailleurs, pour quelle valeur de
αf nous obtenons une vf maximale ? Déterminez la
Δv correspondante. Si la sonde quittait ensuite
directement le système solaire, quelle serait sa
vitesse interstellaire ?
• La trajectoire de la sonde depuis la Terre est
considérée correspondre à une orbite du type
ellipse de transfert d'Hohmann.
Que vaut le demi-grand axe a de cette ellipse ?
311
Aides : Énergie mécanique pour une conique :
2
b
Em= α (e −1) . Em=− α
2
Ellipse : et p=
2p 2a a
• Expliquer pourquoi Mars ne permet pas d'avoir un
effet de fronde conséquent malgré sa vitesse
orbitale importante.
312
située 39° en dessous du plan de l'écliptique55. La
vitesse donnée par l’assistance gravitationnelle a
une valeur mais aussi une direction spécifique. La
direction de la vitesse est tout aussi importante que
sa valeur : à quoi bon aller vite si ce n'est pas vers le
bon endroit. Avez-vous une solution à proposer pour
avoir une vitesse correctement dirigée sans utiliser
d'énormes quantités de propergols ?
Corr. p442.
313
Nous allons étudier le problème de N corps en
interaction gravitationnelle. La modélisation est très
ambitieuse et le temps de calcul peut être très long :
le nombre d'interactions évolue en N factoriel et à
partir de N=3 nous pouvons avoir des régimes
chaotiques. Chaque corps possède 6 degrés de
liberté, trois pour la position et trois pour les
composantes de la vitesse. Nous allons, donc,
simplifier avec un ensemble d'hypothèses raison-
nables.
Pour les sondes Voyager les mouvements vont être
considérés dans un même plan : en effet, c'est une
réalité, globalement l'ensemble des planètes
orbitent dans le plan de l'écliptique, de plus, on
montre que le mouvement à deux corps se fait dans
un plan.
Nous considérerons le Soleil fixe. On a ainsi un corps
de moins à considérer. Le référentiel héliocentrique
est alors galiléen. Pas besoin de considérer le centre
de masse du système solaire et le référentiel de
Copernic, car la masse du Soleil est très grande
devant celles des autres astres.
Nous ne considérerons pas les forces entre les
planètes. Toujours pour simplifier les équations,
diminuer le nombre de relations, et le temps de
calcul. Seul le Soleil exerce sa force sur une planète.
Seule la sonde reste connectée à l'ensemble des
astres.
314
d⃗
O Mi d⃗
vi ⃗
Mi M j
= v⃗i et =∑ Gm j 3
dt dt j≠i rij
Pour chaque corps, nous avons deux équations
différentielles vectorielles d'ordre un. Pour un
mouvement 2D, nous avons quatre variables par
corps : xi, yi, vxi et vyi. Finalement, pour la sonde et les
quatre géantes gazeuses cela fait 20 équations.
C'est déjà pas mal.
Le principe de la résolution numérique est simple,
c'est une méthode pas à pas. Nous avons les
conditions initiales à t=0, positions et vitesses de tous
corps. Après un petit intervalle de temps Δt, nous
évaluons les nouvelles vitesses et positions grâce aux
équations différentielles. Nous passons ainsi, de
proche en proche, de tn à tn+1 :
xi ,n+1=x i , n + v x , i , n Δ t , ... ,
v x ,i ,n+1=v x ,i ,n + F x ,i (x j ,n , y j , n ) Δ t , ... .
C'est la méthode d'Euler. Nous étudierons ensuite la
méthode de Runge-Kutta bien plus précise.
Mécaniquement, comme les sucres tombent l'un
après l'autre, nous avançons causalement d'une
étape à l'autre. À chaque pas, nous faisons une
petite erreur locale qui s'accumule à celle du pas
précédent. Nous prendrons un pas suffisamment
petit pour pouvoir convenablement linéariser
chaque segment et minimiser l'erreur globale.
N'étant pas mathématiciens, nous nous conten-
terons dans cet exercice d'initiation, de contrôler en
bons physiciens, la conservation de l'énergie méca-
315
nique et du moment cinétique.
Nous utiliserons un tableur. Nul besoin de télécharger
un logiciel de programmation particulier, une feuille
de calcul suffira.
Commençons par nous entraîner sur des modèles
simples pour lesquels les solutions analytiques sont
connues.
316
y n+1 avec les vitesses au rang n+1. En effet, ce n'est
pas plus faux de prendre la vitesse en fin d'intervalle
qu'en début. Faites à nouveau tourner la simulation
pour h=1 jour avec cette modification pour le calcul
des positions. Trouvez-vous maintenant de meilleures
estimations pour la période et l'aphélie ? Que vaut
alors l'erreur globale pour le rayon après une
révolution ? Que vaut la variation d'énergie méca-
nique sur 365 jours ? Conclusion.
317
Nous déterminons les valeurs Xn+1 et Yn+1 à partir de
celles du rang précédent Xn et Yn sur l'intervalle
[nh, (n+1)h] avec la méthode itérative qui suit. Pour
chaque degré de liberté nous avons quatre pentes
à calculer. Par exemple, pour X, A 1 correspond à la
pente en début d'intervalle, A2 et A3 sont des
estimations de la pente en milieu d'intervalle, et A 4
une estimation en fin d'intervalle :
A1 = A( X n , Y n ) B 1=B( X n ,Y n )
h h
A2 = A( X n + A 1, Y n + B1 )
2 2
h h
B 2=B( X n + A 1, Y n + B1 )
2 2
h h
A3 = A( X n + A 2, Y n + B2)
2 2
h h
B 3=B( X n + A 2, Y n + B 2)
2 2
A4 = A ( X n +h A 3, Y n +h B3 )
B 4 =B( X n +h A 3, Y n +h B3 )
h
X n+1= X n + ( A1 +2 A2 +2 A3 + A 4 )
6
h
Y n+1 =Y n + (B1 +2 B 2 +2 B3 + B4 )
6
Nous reprenons le cas de la révolution de la Terre
autour du Soleil avec cette méthode.
318
a- Établir le schéma de RK4 pour résoudre ce
problème : définir les variables, écrire les équations
différentielles d'ordre 1 en nommant les fonctions et
nommer les pentes.
b- Lancer le calcul numérique pour un pas
d'un jour et comparer la précision de la méthode
avec les simulations précédentes.
La méthode RK4 sera maintenant la méthode
privilégiée.
319
5. ▲▲△ Calcul des masses de propergols
320
6. ▲△△ Alignements des planètes
321
3 - Déterminez une date pour l'alignement Terre-
Jupiter-Saturne.
4 - Sur quelle périodicité a lieu l'alignement des
quatre géantes gazeuses avec la Terre ?
Corr. p477.
322
latitude en coordonnées équatoriales : μα et μδ.
α : ascension droite / δ : déclinaison
unités : millièmes de secondes d'arc par an
Proxima Centauri :
d0 vr 0 μα 0 μδ 0 α0 δ0
(al) (km/s) (mas/an) (mas/an)
323
a- Déterminez la distance d de l'étoile au Soleil en
fonction du temps.
b- Déterminez la distance minimale d'approche
dm et la date tm correspondante.
c- Quelles sont les coordonnées de l'étoile à la
distance minimale d'approche ?
324
Vitesses radiales et tangentielles
de Proxima Centauri
325
Mouvements propres de Proxima Centauri
326
327
La position des étoiles en coordonnées écliptiques
au moment où le vaisseau aura rejoint le système
stellaire distant. 13 étoiles à moins de 100 000 ans et
40 km/s.
Correction p478.
328
8. ▲▲△ Une paire de trous noirs primordiaux
peut-elle être utilisée comme porte des étoiles ?
329
9. ▲▲△ Collisions d'antiprotons
x (t )=r cos ω t
{ y (t )=r sin ω t
z ( t )=v z t
r =cste>0 ω=cste v z =cste
330
1 - Écrire les équations en coordonnées cylindriques.
5 - Calcul de la longueur l
parcourue par la particule
sur un tour en fonction de :
r et p, puis de, v et v┴, et
finalement, de R et α
(angle entre ⃗v et l'horizon-
tale).
Correction p489.
331
2 - Donnez la trajectoire d'une particule chargée
dans un champ magnétique uniforme.
Corr. p490.
332
12. ▲▲▲ Piège de Penning
333
c - Résoudre et mettre en évidence deux
pulsations ωc' et ωm (pulsation magnétron).
Applications numériques : U0=9,3 V, r0=29,1 cm,
-19 -27
B0=0,55 T, e=1,6.10 C, mp=1,67.10 kg.
334
Représentation d'un piège de Penning microscopique
hypothétique au sein d'un réseau cristallin ou d'une
structure moléculaire. Les atomes paramagnétiques
placés en haut et en bas créent un champ magnétique
globalement uniforme autour du centre O. Ces atomes
aux sommets de la bipyramide correspondent aux
coupelles supérieure et inférieure d'un piège de Penning
macroscopique, et les cations de la base carré, à
l'électrode latérale torique.
335
a - Montrez que cet édifice atomique n'est pas un
monopôle, ni un dipôle électrique.
2
c - Estimez le facteur U 0 /r 0.
Vous pouvez considérer l'axe Oz pour identifier les
expressions.
Corr. p507.
X. Corrections
336
Corrections
1
double du 3-4-5.
337
XI. Références
Références
→ Relativité, A. Einstein, 1916. Vulgarisation.
Ouvrage de référence facile à lire.
513
Index
Aberration de la lumière...............84, 101 Collision.....225, 248, 271, 294, 330, 449
Accélérateur de particules...........294, 330 Comburant.........................................282
Accélération de Coriolis.....................113 Communications interstellaires.............45
Additivité des vitesses...................67, 284 Composition des vitesses 59, 66, 101, 362
Albert Einstein.......................4, 167, 420 Condensateur.....................................253
Alembertien.......................................249 Connexion..........................................232
Alignements des planètes....................321 Conservat. de la q. de mvt...289, 358, 473
Angle d'une ligne d'univers...................42 Conservation......................................225
Angle solide.........................91, 106, 169 Conservation de l'énergie....................147
Annihilation.......................124, 225, 294 Contraction des longueurs..............12, 65
Antimatière................124, 292, 293, 320 Contravariante............................176, 200
Antiparticule......................................124 Convention d'Einstein.........................175
Antiproton..........125, 226, 294, 330, 495 Coordonnées écliptiques.............313, 328
Apesanteur..114, 158, 167, 385, 476, 488 Coordonnées équatoriales...................323
Appel au secours..................................46 Coordonnées polaires.........................233
Arche.................................................281 Coordonnées sphériques.....................169
Ariane................................................477 Coriolis..............................113, 153, 229
Ascenseur d'Einstein..........................167 Corps noir............................................93
Ascension droite.................................323 Courbure gaussienne..........................248
Assistance gravitationnelle..................282 Covariante..................................176, 200
Atome excité......................................148 Création de paires...............248, 294, 330
Aurores polaires.................................296 Cristal d'horloges..............................6, 15
Balance à atomes................................148 Critère de rigidité...............................150
Barnard................................25, 307, 482 Débit d'ergols.....................................474
Bergson Henri......................................17 Déclinaison........................................323
Big Bang................................................5 Demie-vie............................................28
Big-bang............................................329 Dérivée covariante..............................233
Biot et Savart......................................262 Détection d'exoplanètes........................98
Bord de l'Univers................................141 Développement limité...................29, 356
Bouclier......................................127, 476 Diagramme d'une collision.........271, 422
Boussole.............................................149 Diagramme de Minkowski...................36
Ceinture d'antiprotons........................295 Diagramme non-inertiel.....................396
Ceinture de Van Allen........................296 Diagrammes d'espace-temps................35
Champ électromagnétique..................252 Dilatation du temps........................11, 65
Changement de référentiel....................49 Dipôle magnétique.............................332
Chiralité...............................................78 Dirac Paul..........................................293
Choc..........................................225, 284 Disque....................................149, 244 sv
Chute libre..........158, 160, 230, 385, 487 Distance minimale d'approche............324
514
Divergence.........................................256 Flèche du temps...........................54, 457
Droite.................................137, 139, 143 Flux d'antimatière..............................305
Écliptique...................170, 312, 451, 482 Force de freinage................................267
Effet de fronde...................................457 Force de Lorentz........................228, 266
Effet de miroir....................................332 Force standard....................................223
Effet de perspective spatiotemporel......14 Forces d'inertie.......4, 113, 230, 235, 237
Effet Doppler....14, 76, 98, 131, 322, 377 Forme bilinéaire.................................175
Effet Oberth...............................319, 449 Formule de Larmor............................267
Effet Sagnac.......................................149 Formules de Kepler....................310, 312
Effets métriques.................................230 Fronde...............................................283
Ellipse..........................................99, 310 Fullerène............................................301
Ellipse de transfert d'Hohmann..........311 Fusée à antimatière............................125
Elon Musk..........................................303 Fusée photonique.......................124, 320
Émission spontanée......................96, 148 Fusion................................................292
Énergie chimique...............................292 Gaia...................................................322
Énergie d'interaction..........................267 Genre...........................................66, 186
Énergie de liaison...............................148 Géodésique.................................143, 234
Énergie de masse........................220, 292 Gradient.............................................256
Énergie nucléaire................................292 Gyromètre..........................................149
Éphémérides......................................321 Hafele et Keating..................................20
Équation d'Alembert..........................249 Héliopause.........................................280
Équation de conservation de Lagrange388 Hélium antiprotonique........................299
Équation de Lagrange.........................386 Hipparcos...........................................322
Équation de propagation.....................249 Horizon......................................121, 156
Équation de Schrödinger....................250 Horloge atomique...........................20, 29
Équation des lignes d'univers................41 Hyperbole..................................187, 310
Équations de Maxwell........................255 Hyperbole osculatrice.........................213
Équivalence masse-énergie.................219 Hyperbole tangente............................217
Ergol..................................................282 Hypersphère.......................................141
Espace vectoriel.................................173 Hypoténuse..........................................11
Espace-temps plat..............................152 Hypothèse de l'horloge...........19, 30, 112
Événement...........................................36 Impulsion...........................................220
Exolune................................................25 Intelligence artificielle........................281
Expérience des jumeaux.................17, 40 Intensité.....................................185, 192
Facteur d'échelle..................................43 Intervalle d'espace-temps.....................65
Facteur gamma.....................................11 Invariance de jauge.............................258
Faisceau homocinétique.....................254 Invariant de Lorentz.............................65
Falcon................................................477 Invariants de Lorentz..........................253
Famille libre.......................................174 Jules Verne...........................................17
Feu...................................95, 113 sv, 230 Lagrangien.................................161, 238
Fission...............................................292 Langevin..............................................17
515
Laplacien...........................................249 Paradoxe d'Olbers..............................239
Laser................................95 sv, 149, 303 Paradoxe des jumeaux..........................17
Lien de cause à effet.............................54 Période synodique..............................321
Ligne d'univers.....................................35 Pesanteur artificielle............114, 152, 167
Ligne de champ..........................263, 331 Piège de Penning....................298, 333 sv
Loi de Coulomb.................................262 Pile à radioisotope..............................280
Loi de Kepler.......................................99 Positron..............................125, 225, 293
Loi de l'astronautique.................289, 474 Positronium........................................302
Loi de Newton........4, 113, 223, 256, 431 Postulats d'Einstein................................4
Loi de probabilité...............................104 Postulats d'Euclide.............................138
Luminance...................................93, 108 Potentiels de Liénard-Wiechert..........264
Lux......................................................93 Potentiels retardés..............................268
Magnéton de Bohr .............................334 Pression de radiation................95 sv, 127
Magnétosphère...........................295, 331 Principe d'équivalence....................157 sv
Magnitude..................................102, 192 Principe de causalité.....................54, 208
Marée.........................................329, 487 Principe de l'action et de la réaction. . .266
Masse de l'Univers.............................291 Produit scalaire..................................175
Mélasse optique...................................96 Propergol...........................................282
Méthode d'Euler.................................315 Proximium.............................127, 299 sv
Méthode de Runge-Kutta...................315 Pseudo-norme....................................185
Métrique............................................135 Puissance....103, 178, 222, 224, 253, 490
Métrique de Rindler...........................159 Puissance lumineuse.............95, 108, 357
Métrique minkowskienne...................173 Puissance rayonnée............................266
Milieu interstellaire.............127, 280, 476 Quadriforce........................................221
Minkowski Hermann..................187, 228 Quadriforce de freinage......................268
Miroir.................................124, 332, 503 Quadripotentiel..................................268
Modèle planétaire de Rutherford........267 Quadrivecteur....................................173
Moment cinétique...............310, 447, 467 Quadrivecteur accélération.................212
Moteur-Fusée.....................................127 Quadrivecteur énergie-impulsion........220
Mouvement des étoiles.......................322 Quadrivitesse.....................................206
Mouvement hélicoïdal........................330 Quantique...........................250, 267, 293
Mouvement propre.............................326 Quasar...................................................5
Muon...........................................28, 302 Rapidité.............................................159
Muonium...........................................302 Rayon de courbure.............................248
Nanotube...........................................301 Rayon de Schwarzschild.....................156
Neutrino.............................................125 Rayon gamma.............................127, 225
Neutron..............................................302 Rayonnement.....................................264
Norme................................................178 Rayonnement cosmique........28, 295, 330
Ordre chronologique............................57 Rayonnement fossile...............................7
Parabole......120, 124, 310, 386, 391, 406 Redshift.............................................158
Paradoxe d'Ehrenfest..................151, 420 Référentiel accéléré............................111
516
Référentiel barycentrique......98, 248, 473 Tenseur unitaire antisymétrique..........253
Référentiel cosmologique.......................7 Théorème de la puissance cinétique....178
Référentiel d'inertie ...............................4 Théorème de Pythagore................21, 192
Référentiel galiléen.................................4 Théorème du moment cinétique.........178
Référentiel géocentrique.......................29 Tour du monde.....................................30
Référentiel stationnaire.......................247 Train à grande vitesse...........................29
Référentiel synchrone.........................246 Trans. de l'accélération. 69, 101, 113, 365
Refroidissement Doppler......................97 Transformation de Galilée....................64
Règle mobile......................................100 Transformation de Lorentz...................61
Relation de Chasles............................174 Transformation des angles....................23
Relation fond. de la dynamique...112, 222 Transformation des volumes.................22
Relativité générale en champ faible......31 Transformation du champ...........427, 432
RK4...................................................317 Triangle des accélérations...................213
Rotation spatio-temporelle...................16 Triangle des forces.............................222
Rotationnel.........................................256 Triangle des temps.........................8, 188
Satellite..............................................322 Triangle Énergie-Impulsion................221
Satellite basse altitude......................5, 29 Triangle isocèle..................................190
Saturn V.....................................127, 477 Triangle rectangle.................11, 190, 192
Scalaire de Kretschmann....................417 Trigonométrie.............................105, 446
Sérendipité.........................................299 Trigonométrie hyperbolique...............159
Simultanéité.........................................52 Troisième postulat de la rel. restreinte. .20
Singularité essentielle.........................417 Trou noir....................................156, 164
Spectre du corps noir...........................93 Trou noir primordial...........................329
Spectromètre......................................322 Unité astronomique............................283
Spin...................................................334 Unités.............................................1, 273
StarShip.............................................477 Vaisseau ensemenceur........................280
Station spatiale internationale29, 156, 487 Vaisseau générationnel.......................280
Survol propulsé..................................319 Vecteurs orthogonaux.........177, 179, 187
Symbole de Kronecker.......................176 Vitesse coordonnée............................164
Tachion..............................................208 Vitesse covariante..............................208
Teegarden..........................................482 Vitesse de la lumière dans le vide...........1
Télescope..............15, 23, 45, 51, 53, 348 Vitesse radiale....................................322
Temps propre.............................9, 19, 66 Vitesses tangentielles..........................323
Temps relatif..........................................9 Voie Lactée........................................278
Temps-lumière.......................................1 Voile....................................................95
Tenseur..............................................173 Voyage à accélération variable............476
Tenseur de courbure de Riemann201, 243 Weyl Hermann.....................................17
Tenseur métrique...............................175
517
Du même auteur :
Voyage pour Proxima
Comprendre Einstein plus vite que la lumière !
Un livre de vulgarisation pour
tous les curieux de science. Ou-
vrage pédagogique et abondam-
ment illustré. Les secrets de la
dilatation du temps et de la
structure de l'espace sont mis en
lumière de manière originale,
complète et sans la moindre
équation. Ce livre à la main,
partez à l'aventure et rejoignez
les étoiles !
Calcul d'incertitudes
Ce livre s'adresse à tout public intéressé par les sciences expérimentales
et les mathématiques. Les statistiques et les sondages sont très présents
dans notre société et le champ d'application se veut le plus large pos-
sible. Nous souhaitons dépasser l'ap-
proche purement théorique pour que
l'expérimentateur trouve tous les outils
nécessaires à des calculs d'incertitudes
simples et rigoureux.
En effet, la science s'efforce de lier les
phénomènes naturels à une logique ma-
thématique. Cette quête d'une vérité et
d'une cohérence globale nécessite
d'exercer un esprit critique qui s'appuie
sur des mesures accompagnées de leurs
incertitudes
519