Roua 1
Roua 1
Étude de faisabilité
d’un châssis de karting en composite
Je le remercie pour le temps qu’il m’a accordé pour le bon déroulement du projet et du
stage dans sa globalité.
J’ai apprécié l’autonomie qu’il m’a laissé et la confiance qu’il m’a accordée durant ces six
mois.
Je tiens également à remercier la société la STRAUS 7 pour le prêt d’une licence du code
de calcul par éléments finis (linéaire et non linéaires avec module composite) afin de
COGIT composites est organisme de services d’ingénierie spécialisés dans les matériaux
composites.
C’est donc pour cette raison qu’il m’a été proposé pour mon stage d’ingénieur de six mois
de réaliser une étude de faisabilité d’un transfert technologique d’un châssis de karting
tubulaire en acier vers une solution composite. Ce produit ayant pour but de servir de
vitrine technologique pour l’entreprise et de montrer son savoir faire.
Le travail qui m’a été demandé a été de rédiger un cahier des charges à partir de l’étude de
la version tubulaire et d’une étude fonctionnelle. A partir de ces données de référence, il
m’a été proposé de faire un balayage des différentes techniques de fabrication et de
matériaux afin de proposer une solution finale le plus en accord avec le cahier des charges.
COGIT composites est un bureau d'études indépendant qui accompagne les projets
intégrant des matériaux composites. La société a été crée en Mars 2005 par Christophe
ROUA
Il est un partenaire privilégié qui agit en symbiose avec les équipes d'études et de
développement des clients.
La société aborde la conception de pièces en matériaux composites depuis leurs calculs par
éléments finis, leurs définitions CAO, jusqu'aux choix technique et économique du procédé
de fabrication.
La qualité
La société intègre dans sa stratégie globale une politique de management par la qualité afin
de répondre aux exigences des parties intéressées que sont en particulier ses clients.
Le Système de Management de la Qualité (SMQ) est élaboré en fonction de la série de
normes ISO 9000.
Le Responsable Qualité doit s'assurer que cette politique est comprise, diffusée et
entretenue à tous les niveaux de l'entreprise.
Domaines d’activités
Le sport automobile de haut niveau réclame une attention particulière au poids des pièces.
L'optimisation des plans de drapage par simulation est alors indispensable.
La quantité fabriquée est faible (de l'ordre du prototype), ce qui nécessite des outillages à
faible coût.
L'aéronautique remplace des structures aluminium par du composites dans le but d'alléger
leurs produits, pour les mêmes coûts de fabrication. La simulation intervient pour certifier
la capacité sous efforts (test statique et crash), et garantir le gain de masse. Par ailleurs, le
respect de normes au feu et à la toxicité est une contrainte du cahier des charges (FAR 25,
ABD0031). La production est de petites et moyennes séries.
Le secteur du ferroviaire a pour singularité de rechercher sur leurs pièces structurelles, une
tenue en fatigue. L'objectif est alors de tenir autant que possible les coûts des technologies
usuelles et substantiellement d'alléger les pièces. Les outillages sont conçus pour durer
dans le temps et assurer une qualité suivie.
L’organisation du stage autour du sujet principale s’est déroulée en différentes étapes afin
d’effectuer au mieux le transfert technologique d’un châssis en acier tubulaire vers un
châssis en composite.
Dans un premier temps il a fallu définir et simuler le comportement d’un châssis tubulaire
d’un karting de type location.
• Etude fonctionnelle
• Définition des différentes orientations du projet
• Conception et modélisation de châssis en fonction de la méthode de mise en œuvre
• Etude du comportement mécanique
Une représentation graphique de la réussite d’un projet peut se faire par une approche
systémique suivant la figure 1 dans laquelle :
- l’environnement représente le contexte du produit qu’il y a lieu
d’appréhender pour analyser les besoins à satisfaire et pour réussir
l’intégration du produit ;
- l’homme/concepteur est le créateur transformant les besoins
générés ou latents en un produit ;
- le projet/produit est la concrétisation matérielle ou
organisationnelle de la réflexion créatrice du concepteur.
Grâce à cette approche globale, on comprend que le concepteur doit « extraire » de
l’environnement, dans lequel il situe son futur produit, les fonctions souhaitées par cet
environnement, pour que son produit réussisse parfaitement son intégration, c’est-à-dire
devienne un produit à succès.
Arbre de
Biellettes transmission
Paliers
Pare-chocs
avant
Fusée
Pontons
Principe de fonctionnement
- 10 - Sébastien FERMANEL
phénomène qui permet au kart de tourner facilement et au moteur de ne pas rencontrer une
trop forte résistance à l’accélération.
La flexibilité du châssis peut être réglée par divers artifices comme la rigidité du siège, les
fixations du siège plus ou moins souple, l’utilisation de raidisseurs ou les pièces
secondaires participant à la rigidité (plancher, support de pontons, pare-chocs…).
Malgré tous ces artifices, la flexibilité de départ du cadre reste un élément très important.
On distingue deux types de déformation :
- la flexibilité transversale qui a peu d’influence sur le comportement
routier car elle ne joue pas sur l’inclinaison du châssis.
- La flexibilité transversale qui se combine avec l’influence de l’épure
de direction pour donner au châssis un comportement idéal en
courbe.
Si le châssis était infiniment rigide, il ne reposerait que sur trois roues dans les
virages. En réalité ce phénomène est atténué par une force verticale qui s’exerce sur une
des fusées avant et qui tend à vriller le châssis. Que l’on prenne compte ou non de la force
centrifuge, la masse du pilote s’applique à trois points et tend à redresseur le châssis (sur
deux des points d’appuis soient sur l’arbre arrière ou sur le train avant ne change rien aux
forces qui s’exercent sur le cadre). Le schéma d’application des forces peut être ramené à
un cas théorique relativement simple :
- Trois paliers bloqués en position longitudinale et transversale, et
libre en rotation.
- Une des deux articulations de fusée bloquée en hauteur mais pas en
inclinaison, ni en rotation, ce qui correspond à une articulation de
type rotule.
- La deuxième articulation de fusée, entièrement libre, est le siège
d’une force verticale qui entraîne la torsion du cadre.
- 11 - Sébastien FERMANEL
une multitude de formes simples, quadrilatères, sur lesquelles on sait facilement calculer
les effets de l’action d’une force, et de lier entre eux ces différents éléments pour obtenir le
résultat des forces sur l’ensemble de la structure.
On arrive ainsi à déterminer la matrice de rigidité globale de structures très complexes.
Cette méthode de calcul permet :
- D’étudier la déformation de chaque élément sous l’effet d’une force
appliquée en un point précis de la structure, et bien sûr obtenir aussi
la déformation de l’ensemble de la structure.
- De connaître le déplacement de n’importe quel point particulier
- De déterminer les contraintes qui sont appliquées à chaque élément
fini.
L’intérêt de cette méthode pour l’étude du châssis de kart est de connaître les zones de
concentration de contraintes, de mouvement des différents éléments notamment dans le cas
de l’axe de fusée.
Après avoir mesuré les tubes constitutifs d’un cadre de kart de type location, et dessiné
celui-ci dans un logiciel de dessin industriel, une première simulation du comportement
mécanique a permis d’obtenir les données qui vont servir de référence par la suite pour les
études sur les châssis en matériaux composites.
La masse d’un châssis tubulaire comme celui-ci est d’environ 25Kg.
Le déplacement en z maximum est de 27mm
- 12 - Sébastien FERMANEL
z
y
x
Un autre élément nécessaire à la conception d’un produit est de vérifier si une norme existe
pour sa validation. Après consultation auprès de l’organisme AFNOR (Association
Française de Normalisation), la norme NF S52-002 a été répertoriée (annexeX). Elle
rapporte des différentes exigences de sécurité applicable aux karts destinés à la location.
- 13 - Sébastien FERMANEL
III. Rédaction du cahier des charges
• analyse de la problématique
• étude de pré dimensionnement Croquis
• recherche matériaux
- le projet : choix et développement d’une Calculs
solution
non
• étude fine Satisfaisants
• validation matériaux
Matérialisation
• réalisation prototype ou maquette prototype
- l’étude définitive : industrialisation du
projet Essais
• plan de développement
• dossier technique outillage Satisfaisants
non
• le croquis et le calcul oui
• le dessin des plans définitifs et la validation.
Dessin des plans définitifs
• Fiches d’instruction (procédure de fabrication,
Processus de conception
contrôle)
Le schéma ci-contre montre le déroulement de ces travaux. Dans l’étude de faisabilité du
châssis, c’est la phase d’avant projet qui est prédominante et qui a occupé la majorité de
mon temps.
- 14 - Sébastien FERMANEL
Le cahier des charges :
Etude fonctionnelle
L’étude fonctionnelle est une étape très importante lors de la conception d’un nouveau
produit car elle permet d’intégrer au maximum celui-ci dans son milieu et de le faire
correspondre au mieux au cahier des charges.
Conception de
produits
Connaissance de la Evaluation de
concurrence prototypes
Analyse fonctionnelle
Appels d’offres
Information sur le
produit Sélection de
produits
Champs d’application de l’analyse fonctionnelle
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Dans le cas du châssis de kart appelé ici support composite, elle permet de répertorier les
différents organes mécaniques ou de protections qui seront fixés dessus.
Support composite
Pédales
- Accélérateur Production à bas coût
Echappement
- frein Comportement méca similaires au tubulaire
Arbre transmission
- courroie
Pare chocs - frein
- carrosserie - paliers
- design - roulement
-
Protections-sécurité
Points de levage - Gardes boue
- Protection thermique
- capot
Une fois ce schéma réaliser on peut alors se poser des question du type :
- Quel matériau va-t-on utiliser ?
- Quel procédé de mise en forme ?
- Peut on simplifier la forme ?
- Peut on réparer facilement ?
- Peut on réduire le poids ?
- Peut on simplifier le mode fabrication ?
- Quelle est la durée de vie du produit ?…
Ces interrogations ont pour but durant le conception du produit de proposer au final une
solution le plus en accord avec le besoin et le cahier des charges quelques soit la technique
de mise en œuvre choisie et surtout de ne pas se limiter dans nos choix.
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Méthode
Afin d’avoir un suivi clair du projet une méthode de travail est nécessaire à mettre en
place. Il faut qu’elle satisfasse la politique qualité de l’entreprise.
Pour cela tout au long du projet, les différentes versions seront :
- nommées comme suit :
COGITKart - V01 - A
Dénomination standard Incrémentation des versions Sous évolution d’une même version
En effet, un nombre assez important de versions vont être testées et il est alors important
de pouvoir s’y retrouver facilement. Un fichier de suivi permettra de commenter les
différentes versions et d’avoir un suivi tout au long de l’avancement du projet.
Toutes les études de simulations se feront de la même manière. C'est-à-dire que les points
de bocages seront aux mêmes endroits sur le plancher et les forces ou pressions seront
également aux mêmes positions.
Il y aura donc pour l’essai de torsion trois points de blocage en x, y et z à l’arrière sur la
position des trois paliers et un autre point de blocage à l’avant au milieu de l’axe de la
fusée gauche. La force verticale et vers le haut sera appliquée sur l’autre fusée, également
au milieu de l’axe.
Pour le cas de charge « pilote » le blocage est le même à l’arrière mais sur les deux fusées
avant il se fait uniquement dans la direction z et on applique une pression verticale vers le
bas sur une surface équivalente à celle du siège.
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Etude d’une plaque
L’étude d’une plaque plane va permettre de pouvoir localiser la répartition des efforts lors
des essais mécaniques. Pour cela il a été réaliser un plancher avec matériau homogène et
isotrope. Il a été choisi de prendre une plaque en aluminium.
z
y
La figure ci-dessus montre la localisation des contraintes (max en rouge et min en bleu
foncé). On remarque bien que les variations de section entraîne une concentration de
contrainte lors de l’essai de torsion. Ce sont donc ces zones qui seront les plus critiques et
qui porteront notre attention lors de chaque simulation. Les zones locales en jaune et rouge
sont les ponts de blocage, il est donc normal d’y retrouver des contraintes élevées.
Le second cas de charge à considérer est la situation où le pilote est assis dans le baquet.
y x
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IV. Etude de solutions composites
Cependant d’autres techniques de mise en œuvre et d’autres matériaux seront étudiées afin
de réaliser une étude la plus complète possible.
A chaque technique de mise en œuvre correspondent des contraintes de formes et de
matériaux, c’est donc pour cette raison qu’il est nécessaire de connaître parfaitement le
process de transformation.
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Les schémas représentés sont pour la plupart des pré-études. Ce sont des formes
relativement simples qui permettent d’avoir une idée rapide du comportement mécanique.
La forme est affinée par la suite si les premiers résultats de calculs sont concluants.
1) Forme SMC
En partant du profil du plancher j’ai cherché dans un premier temps à ajouter un système
de raidisseur dans plusieurs direction pour obtenir une structure rigide.
Plusieurs choix de matériaux ont été évalués. J’ai contacté le principal fabricant français de
produit SMC, Menzolit, afin de connaître leur gamme de fabrication. Il a été étudié des
SMC à base de fibre de verre et aussi de carbone. Etant donné le prix du carbone (50€/Kg)
cette solution a été abandonnée rapidement. Cependant, le fabricant a proposé un produit a
base de fibre de verre mais avec une résine hybride qui permet d’obtenir au final un
matériaux aux propriétés mécaniques proche de celles du carbone au prix de verre (3€/Kg).
Malheureusement ce produit est encore en phase d’étude et les propriétés seront
disponibles à partir de septembre. La seule solution pour l’étude a donc été du SMC avec
comme renfort de la fibre de verre.
- 20 - Sébastien FERMANEL
Formes SMC électrique
L’avantage du SMC est qu’il permet d’obtenir des formes relativement complexe du fait
que les fibres soient courtes. Cette technique permet notamment d’insérer le siège dans le
plancher et donc de limiter le nombre de pièces. On peut également avoir des pré-formes
avec des renforts de fixation pour le positionnement des batteries, paliers, volant, fusée,
pédales…
L’inconvénient avec ce type de matériau est que pour obtenir de bonnes propriétés
mécaniques, donc une rigidité en torsion, il est nécessaire d’avoir des épaisseurs de l’ordre
de 6 mm, ce qui conduit à une masse finale assez conséquente voisine des 30Kg. Ce
résultat n’est pas acceptable conte tenue du fait qu’un châssis tubulaire pèse environ 23Kg.
Dans ce type de conception (structure creuse), il est également nécessaire de venir
rapporter une pièce sur le dessous pour pouvoir venir fixer les fusées.
a) Calcul :
Fonctions intégrées :
- châssis
- siège
- garde-boue
- fixations (moteur, palier, pédales, volant, logement batteries
Propriétés matière :
- SMC verre épaisseur 5mm (E= 10,5 GPa, ρ=1,9g/cm3)
- Masse totale 32Kg
Un matériau de type SMC est considéré comme isotrope et c’est donc pour cette raison que
l’on peut utiliser le critère à la rupture de Von Mises. La contrainte obtenue permet alors
de calculer le cœfficient de sécurité par rapport à la contrainte maximal admissible.
- 21 - Sébastien FERMANEL
z
y
Contrainte
σVMmax : 18MPA
b) Résultats :
- Déplacement Dz. max : 27mm
- σVM max 18MPA avec σmax du matériau : 150MPa
→ D’où un coefficient de sécurité de 8
c) Bilan
Le fait d’avoir le siège solidaire du châssis empêche d’avoir la fonction glissière
permettant le réglage du siège. De plus le siège ne joue pas vraiment un rôle de raidisseur
contrairement à ce que l’on pouvait penser et génère des concentrations de contraintes en
des points critiques.
Le montant tout autour du plancher oblige d’avoir un perçage pour permettre le passage
des biellettes. Cette solution entraîne donc une retouche de la coque donc de la main
d’œuvre et au final augmente le prix.
L’ajout des garde-boue oblige a venir fixer les paliers par le dessous afin de pourvoir
assurer le démontage de l’axe de propulsion ce qui complique considérablement les
formes. Il est donc convenu que la fonction garde-boue soit assurée par le capotage.
En conclusion, pour avoir un comportement mécanique identique au châssis tubulaire, il
est nécessaire d’avoir de fortes épaisseurs ce qui alourdi la structure.
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2) Forme RTM
Le RTM (resin transfer molding) est une autre
technique de fabrication qui permet d’obtenir des
formes en 3D. Cependant les cycles de réalisation sont
plus longs et il nécessite de la main d’œuvre pour
appliquer les tissus dans le moule.
Cette méthode consiste à injecter de la résine dans un
moule dans lequel les tissus ont été préalablement positionnés.
L’intérêt dans ce cas est que l’on peut avoir une structure avec une âme (mousse et inserts
en aluminium localisés) et donc augmenter les propriétés mécaniques et diminuer le poids.
Dans ce cas il a été étudié deux versions : un avec siège et une autre sans.
La forme est basée sur un squelette en mousse que sert de cadre et sur lequel on vient
appliquer les tissus.
Afin d’avoir une bonne rigidité une traverse de renfort (en bleu sur le dessin) est
positionnée sur le train avant. C’est un élément de mousse entouré de fibre qui permet
d’obtenir localement un doublement de l’épaisseur et donc qui constitue un élément
structurel.
Les formes présentées sont également le résultat d’une simulation d’injection. En effet
pour avoir une injection régulière dans la pièce et surtout pour évider les bulles d’air ainsi
que des temps et pressions d’injection trop important, il faut adapter la forme. Il est
nécessaire de trouver le bon compromis entre la forme qui possède de bonnes propriétés
mécanique et celle qui s’injecte facilement.
Zone d’injection
DT0 T36%
Zone de
vide
T70% T97%
- 23 - Sébastien FERMANEL
La fabrication par la méthode RTM a également servi de support pour une recherche
matériaux et mode de fabrication.
a. Matériaux étudiés :
- fibres naturelles :
Suite à la discution sur l’emploi d’un moteur électrique, il est venu à l’idée de proposer une
solution complètement écologique en utilisant des fibres naturelles organiques comme le
chanvre ou le lin mais aussi des fibres minérales comme le basalt.
Le principal avantage du lin et du chanvre est leurs densités qui sont relativement faibles
par rapport au verre. Malheureusement leurs modules sont très en deçà du verre ce qui ne
permet pas d’obtenir une pièce structurelle. Ceci est du à la longueur des fibres (environ
50cm) qui ne permettent pas d’avoir un tissu homogène. De plus comme se sont des fibres
naturelles on ne contrôle pas la reproductibilité dans les propriétés mécaniques, c’est pour
cette raison que les écarts dans les valeurs sont relativement importants. Le gain de masse
engendré par leurs faibles densités est donc annulé par le nombre supplémentaire de plis à
appliquer ce qui augmente le prix de production. Ces fibres ont également été étudier pour
le cas du SMC mais les conclusions sont les mêmes, c'est-à-dire, un poids trop important
pour obtenir de bonnes propriétés mécaniques.
Compte tenu de ses propriétés mécanique, le basalt peut être une bonne alternative au verre
car il permet de réduire le nombre de plis et donc le poids.
Tableau comparatif
Unités Verre E Lin Chanvre Basalt
Densité g/cm3 2,6 1,4 -1,54 1,07-1,48 2,66
Contrainte de traction MPa 3200-3400 600-2000 390-900 4500
Module d’élasticité GPa 72-74 12-80 35-70 85-91
Elongation à rupture % 4,7 1-4 1-6 4
- tissus de préformage
Cette méthode consiste à utiliser un tissu de verre contenant de la
poudre de résine et de le chauffer à basse température dans un moule
pour qu’il prenne la forme des demi-coques. Après ça on a plus qu’à
assembler les deux demi coques dans le moule et à injecter la résine.
Cette technique permet une manipulation des tissus plus aisée et Les deux demi coques
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alors de meilleures propriétés.
b. Calcul :
Fonctions intégrées :
châssis
fixations (moteur, siège, palier,
pédales, volant, logement
batteries)
Propriétés matière : Solution verre
Tissu verre bidirectionnel
(0/90°), épaisseur 0,235mm/pli et peaux de 2,35mm en bleu et de
4,7mm en gris sur le dessin.
• E: 17400MPa, σmax: 360MPa
• Masse totale 19Kg
Tissu basalt bidirectionnel (0/90°) épaisseur des peaux 1,88mm en
vert et 3,76 en marron
Solution basalt
• E : 22 620MPa, σmax: 450MPa
Pour un stratifié, le critère de rupture à considérer est celui de TsaïWu. Ce critère permet
d’avoir le coefficient de sécurité (>1) et de connaître le pli qui va rompre en premier
(coefficient le plus faible). On a rupture lorsque l’égalité suivante est vérifiée :
F1σ 11 + F2σ 22 + F6τ 12 + F11σ 112 + F22σ 22
2
+ F66τ 122 + 2 F12σ 11σ 22 = 1
- 25 - Sébastien FERMANEL
c. Résultats
Essai de torsion Charge pilote (150Kg)
Déplacement Dz TsaiWu mini Dz max Masse
TsaiWu min
(mm) (coef de sécurité) (mm) (Kg)
Tissu verre 28 14 3 12,3 19
Tissu basalt 29 11,2 5 8,7 14
d. Bilan
Les concentrations de contraintes sont localisées soit dans les zones de changement de
section pour le cas de la traction soit sur les renforts pour le cas de charge pilote.
Cependant les coefficients de sécurités supérieur à 10 permettent de dire que le
comportement du plancher est acceptable.
Malheureusement la technique du RTM ne permet pas d’avoir le siège compris dans la
forme pour des problèmes de mise en place des tissus (continuité des fibres) et également
d’injection. Pour le dernier cas, ceci est du au fait que la variation de hauteur est trop
importante et donc que la résine ne pourra pas fluer correctement dans les tissus.
Des devis pour le chiffrage des moules et de la pièce on été réalisé pour cette technique
afin d’avoir une idée du coût de fabrication d’une telle pièce et également de vérifier si on
est en accord avec les conditions du cahier des charges.
- 26 - Sébastien FERMANEL
3) Forme avec matériaux thermoplastiques
- 27 - Sébastien FERMANEL
sont en thermodurcissable et donc l’assemblage avec les plaques thermoplastiques ne peut
se faire uniquement par simple collage ou rivetage.
Une solution par collage a donc été étudiée
a. Calcul
Fonctions intégrées :
châssis
fixations (moteur, siège, palier, pédales, volant, batterie, pare-chocs,
pontons)
Propriétés matière :
Tissu verre bidirectionnel (0/90°) avec PA 66 comme matrice,
épaisseur 0,24mm/pli et peaux de 1,92mm et profilés pultrudés
d’épaisseur 4 mm.
• E: 21 800 MPa, σmax: 400MPa
• Masse totale 18Kg
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4) Bilan sur le projet
Déformation
27 27 28 29 22
max (mm)
Cadence de 5
2 pièces/h
production pièces/h
Suite aux différentes études réalisées, il n’y a pas de réellement de solution envisageable
soit elles n’apportent pas d’avantage par rapport à une structure tubulaire soit le prix de
réalisation est trop important pour pouvoir en assurer les ventes.
Le seul argument qui est valable pour le moment est la masse inférieure à la solution en
acier ce qui permet de consommer moins d’énergie donc d’augmenter la durée de vie des
batteries ou alors d’en diminuer le nombre pour la version électrique.
Il faut également attendre le nouveau produit avec résine hybride de Menzolit qui
permettrait de réduire le poids de la version SMC. Ce qui permettrait de proposer une
solution dont le prix serait légèrement inférieur à la version tubulaire.
En fin de compte, le sujet bien qu’il n ait pas de perspective de fabrication à l’heure
actuelle, a servit de support pour des recherches techniques et a permis d’enrichir la
mémoire technologique de l’entreprise.
Par contre cette étude réalisée sur le modèle d’un karting peut être adaptée à d’autres
véhicules à vocation électrique. La société X, qui produit des petits utilitaires électriques et
véhicules sans permis, serait intéressée par cette solution de transfert technologique vers le
composite.
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V. CONCLUSION
Ce stage ingénieur de six mois m’a été très enrichissant tant sur le plan technique
qu’humain.
Même si le sujet proposé n’a pas eu de réel aboutissement, la démarche suivie pour réaliser
ce projet m’a été très bénéfique. J’ai pu appréhender les différentes tâches que peut être
amené à réaliser un chef de projet comme la rédaction de cahier des charges et d’étude
fonctionnelle mais également la gestion d’un planning pour le bon avancement du projet.
Les activités que j’ai eues dans cette société ont été très variées en commençant par de la
conception CAO et le calcul de structure puis la recherche de nouveaux produit ou process
de fabrication.
L’ouverture vers la solution électrique m’a permis de voir un autre domaine et de me
rendre compte de la polyvalence dont doit être capable d’avoir un ingénieur.
La participation aux réponses d’appelles d’offre accompagnées de phases de pré étude m’a
permis de m’insérer entièrement dans l’activité de l’entreprise et de me rendre compte des
différents enjeux, spécialement ceux économiques ou de délais.
Le bilan personnel est très positif. Il a fallu que je sois autonome dans mes recherches et
dans l’organisation de mon travail. J’ai dû également m’auto former aux logiciels de CAO
et de calculs car il y a une énorme différence entre ce que l’on apprend en cours et lorsque
l’on se retrouve seul devant le logiciel en milieu industriel.
Durant ces six mois, il a fallu que je fasse preuve de rigueur dans mon travail que se soient
dans son organisation ou dans l’interprétation des résultats. Cependant le manque
d’expérience sur les calculs a provoqué dans certains cas un manque de recul par rapport à
ceux-ci.
Ce stage m’a permis d’avoir plus d’assurance en moi notamment lors des rendez-vous avec
les fournisseurs ou les sous-traitants.
Ce projet a été en général une bonne illustration des cours de composite reçu durant la
formation. J’ai pu enrichir mes connaissances dans ces domaines et découvrir de nouvelles
techniques.
En conclusion grâce à ce stage, j’ai pu me rendre compte du travail qui pourrait m’être
demandé en temps qu’ingénieur dans le domaine des matériaux.
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VI. ANNEXES
Glossaire
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