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Cours S3

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Analyse Complexe

Pr. Y. Aribou

1. Regles de calcul
Un nombre complexe est un couple (a, b) de nombres réels. On note ce couple z = a+bi,
ou i est un symbole. Sa est ℜz = a, et sa
partie réelle est ℑz = b. La
partie imaginaire

somme et leproduitde deux nombres complexes sont dénis respectivement par


(a + bi) + (c + di) = (a + c) + (b + d)i (1)
(a + bi)(c + di) = (ac − bd) + (ad + bc)i. (2)
On note l'ensemble des nombres complexes muni de ces opérations. On vérie les regles
suivantes, valables pour trois nombres complexes z, z , z : ′ ′′

′ ′
ℜ(z + z ) = (ℜz) + (ℜz ), ℑ(z + z ) = (ℑz) + (ℑz ) ′
(3) ′

′ ′
z + z = z + z, (z + z ) + z = z + (z + z )′ ′′
(4)′ ′′

′ ′
zz = z z, (zz )z = z(z z ) ′ ′′ ′ ′′
(5)
′ ′′
z(z + z ) = zz + zz ′ ′′
(6)
Par convention, si a est un nombre réel, on note simplement a le nombre complexe a + 0i.
On vérie les regles suivantes, valables pour un nombre complexe z et un nombre réel λ :
z = 0 ⇔ (ℜz = 0 et ℑz = 0) (7)
ℜ(λz) = λℜz , ℑ(λz) = λℑz (8)
z + 0 = z , 1z = z , 0z = 0. (9)
Pour un nombre complexe z, on pose −z = −(ℜz) − (ℑz)i. Si z et z sont des nombres ′

complexes, on pose z − z = z + (−z). Par convention, on note i le nombre complexe


′ ′

0 + 1i. On a
i = −1 2
(10)
de façon que i est solution de l'équation z + 1 = 0. 2

On montre que pour tout nombre complexe non nul z, il existe un unique nombre
complexe z tel que z z = 1. On pose 1/z = z . Si a, b sont des nombres réels tels que
′ ′ ′

a + bi est non nul, on a


1
a + bi
=
a
a +b
+
−b
a +b
i. 2 2
(11)
2 2

La forme algébrique de : i est i 1



1 i
√ =

3− 3 1
= −

i .
3

On déduit de l'existence de , , que pour tous les nombres complexes z , z ,


3+ 3 3+ 3 9+3 4 12
1/z z ̸= 0 1 2

on a
z z = 0 ⇔ (z = 0 ou z = 0).
1 2 1 (12) 2

Si z, z sont des nombres complexes tels que z est non nul, on pose z /z = z (1/z). Pour
′ ′ ′

un nombre complexe z, on pose z = 1 et pour tous entiers n ≥ 1, on dénit la


0
puissance

n-ieme de z par z = z z . Pour tous les entiers p et n, on a


n n−1

z z =z n
et (z ) = z .
p n+p n p
(13) np

On vérie que pour z ̸= 1, on a la formule pour la somme géométrique

1 + z + . . . + zn =
1−z
(14)
1 − z n+1

et que, pour tous les nombres complexes z , z et tous les entiers n ∈, on a la formule du
1 2

binôme de Newton

(15)
n
X
n
(z1 + z2 ) = z1n + Cn1 z1n−1 z2 + ... + Cnp z1n−p z2p + ... + z2n = Cnp z1n−p z2p .
p=0

2. Conjugué et module d'un nombre complexe, racine carrée


Soient a, b des nombres réels et z = a + bi. Le√ de z est le nombre complexe
conjugué

z = a−bi. Le modulede z est le nombre réel |z| = a + b . On vérie les regles suivantes,
2 2

valables pour des nombres complexes z , z , z (ou z ̸= 0 si 1/z apparaît)


1 2

z̄¯ = z, z1 + z2 = z¯1 + z¯2 , z1 .z2 = z1 z2 ,

Y 2
1
ℜz = (z + z̄), ℑz =
1
(z − z̄) (16)
(17)
2 2i
z ∈ R ⇔ z = z̄ z ∈ Ri ⇔ iz ∈ R ⇔ z̄ = −z
1
|z1 z2 | = |z1 | |z2 |, | | =
z
1
|z|
, |z̄| = |z|, (18)
|z|2 = z z̄ (19)
z = 0 ⇔ |z| = 0, z ̸= 0 ⇒
1
z
z
= 2,
|z|
(20)
|z| = 1 ⇒
1
= z̄ (21)
(22)
z
|z1 + z2 |2 = |z1 |2 + 2 ℜ(z1 z¯2 ) + |z2 |2 .

On a l'inégalité triangulaire

|z1 + z2 | ≤ |z1 | + |z2 |. (23)


Les racines carréesd'un nombre complexe α sont les solutions complexes z de l'équation
z = α. Tout nombre complexe non nul α admet exactement deux racines carrées opposées
2

l'une de l'autre. Pour tous nombres réels x, y, a, b, on a



2 2
 x −y =√ a
(24)


(x + iy)2 = a + ib ⇔ 2 2
x + y = a2 + b 2


 2xy = b

et on trouve aisément les racines carrées de a + ib en résolvant le systeme a droite.


Exemple √ √
Les racines carrées de i sont 2 (1 + i) et − 22 (1 + i).
2

Exercice1 : Trouvez les racines carrée de z = 8 − 6i


Soient α, β, γ des nombres complexes tels que α ̸= 0. Pour résoudre l'équation αz + 2

βz + γ = 0, on complete le carré et on détermine les racines carrées de β − 4αγ . 2

3. Argument d'un nombre complexe


Soit z un nombre complexe non nul. Il existe un unique nombre réel θ ∈ [0, 2π[ tel que
z = |z| (cos θ + i sin θ). (25)
On dénit l'argument de z par Argz = θ. Si α et β sont deux réels, on écrit α ≡ β
mod 2π si et seulement si il existe un entier k ∈ tel que α = β + 2πk . Pour tous nombres
complexes non nuls z et z , on a
1 2

Arg(z .z ) ≡ Arg(z ) + Arg(z ) mod 2π, Arg(1/z ) ≡ −Arg(z ) mod 2π. (26)
1 2 1 2 1 1

Soit α un nombre complexe non nul et n ≥ 2 un entier. Un nombre complexe z est une
Y 3
racine n-ieme de α si z n
=α . Le nombre z est une racine n-ieme de α si et seulement si
l'on a
|z| =
p
n
|α|, et Arg(z) =
Argα 2πk
n
+
n
pour un entier k ∈ {0, 1, . . . , n − 1}. (27)
Exemple 0.0.1. Trouver les racines cubique de 1

Exemple 0.0.2. 2 − 2i
Trouver les racines cubique de

Pour tout réel θ, on pose e = cosθ + i sin θ. Alors les théoremes d'additivité pour les

fonctions trigonométriques donnent


et, par récurrence, (e ) = e pour tout n ∈ .
eiθ1 eiθ2 = ei(θ1 +θ2 ) iθ n inθ
(28)
Tout nombre complexe non nul z s'écrit ρe , et si ρe = ρ e , alors ρ = ρ
iθ iθ ′ iθ′ ′
= |z| et
θ ≡ θ ≡ (z) mod 2π .

0.0.1 Équation dans C


théorème
Soit l'équation a z +b z+c = 0 . ou a, b et c sont des réels, a non nul, ∆ = b −4ac
2 2

est le discriminant.
 Si ∆ = 0 l'équation admet un unique solution : z = −b 2a
.

 Si ∆ √> 0 l'équation admet deux solutions réelles : z = 2a et z = −b − ∆
1 2

−b + ∆
2a
.

 Si ∆ < 0 √l'équation admet deux solutions complexes : z = 2a et −b − i −∆
1

z = 2
−b + i −∆
2a
.
Démonstration
" 2 #
2

b c b b c
a z2 + b z + c = a z2 + z + = a z+ − 2+ =
a a 2a 4a a
" 2 #
b b2 4ac
a z+ − 2+ 2
2a 4a 4a

Donc .
" 2 # " 2 #
2
b b − 4ac b ∆
a z2 + b z + c = a z + − 2
=a z+ − 2
2a 4a 2a 4a

 Si alors
" 2 #
2 b
∆=0 az + bz + c = a z +
2a

Et étant non nul on doit avoir ou


 2
b b
a z+ =0 z=−
2a 2a

Y 4
 √ 2   √ !2 
 Si ∆ > 0 alors

b
2 ∆ 
b
2
∆ 
2
a z +b z+c = a  z + − =a z+ −
  
2a 4a2 2a 2a
√ !2
Et étant non nul on doit avoir ou
 2
b ∆
a z+ − =0
2a 2a
√ ! √ !
b ∆ b ∆
z+ + z+ − =0
2a 2a 2a 2a
√ ! √ !
Ou encore z−
−b − ∆
2a
z−
−b + ∆
2a
=0

 Si ∆ < 0, alors √
∆ = i −∆
2
2  √
Et étant non nul on doit avoir
 2
b i −∆
a z+ − =0
2a 2a
√ √
ou
  
b i −∆ b i −∆
z+ + z+ − =0
2a 2a 2a 2a
√ √
Ou encore
  
−b − i −∆ −b + i −∆
z− z− =0
2a 2a
Exemple
z 2√+ z + 1 = 0, √

∆ = −3, δ = i 3 un racine carrée de ∆, les solutions sont z
1 =
1+i 3 1−i 3
, z2 =
2 2
Résoudre l'équation
z2 + z +
1−i
4
= 0, ∆ = i

EXERCICE
On considère l'équation :
E i i i
( ) z 3 − (4 + )z 2 + (13 + 4 )z − 13 = 0

où z est un nombre complexe.


1. Démontrer que le nombre complexe i est solution de cette équation.
2. Déterminer les nombres réels a, b et c tels que, pour tout nombre complexe z on
ait :
z − (4 + i)z + (13 + 4i)z − 13i = (z − i) az + bz + c .
3 2 2


3. En déduire les solutions de l'équation (E).


Soit (E) l'équation z − (4 + i)z + (13 + 4i)z − 13i = 0.
3 2

1. On a : i − (4 + i)i + (13 + 4i)i − 13i = −i + 4 + i − 4 + 13i − 13i = 0 donc i est


3 2

solution de (E).
Y 5
0.1. REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE D'UN NOMBRE COMPLEXE
2. (z − i)(az + bz + c) = az + (b − ai)z + (c − bi)z − ic.
2 3 2

Deux polynômes sont égaux si et seulement si les coecients sont égaux. On obtient
le système : 
 a = 1  a = 1 
 a = 1

 
 

 b − ai = −4 − i 
 c 
= 13
⇔ ⇔ b = −4


 c − bi = 13 + 4i 

 b − i = −4 − i 

 c = 13
 
−ic = −13i 13 − bi = 13 + 4i
 
donc .
z 3 − (4 + i)z 2 + (13 + 4i)z − 13i = (z − i)(z 2 − 4z + 13)
3. L'équation (E) s'écrit (z − i)(z − 4z + 13) = 0.
2

Dans C, un produit de facteurs est nul si et seulement si l'un des facteurs est nul.
(a) z − i = 0 ⇔ z = i
(b) z − 4z + 13 = 0.
2

∆ = −36 = (6i) < 0. Il y a deux racines complexes conjuguées


2 4 − 6i
= 2 − 3i
et 2 + 3i. 2

L'ensemble des solutions est : S = {i ; 2 − 3i ; 2 + 3i}


0.1 Représentation géométrique d'un nombre complexe

0.1.1 Dénitions
Soit M un point de coordonnées (x; y).
Le nombre complexe z = x + i y est appel axe du point M.
Le point M est appelée image du nombre complexe z.
On note M(z) le point d'axe z.
Remarques
 Le nombre complexe z est aussi l'axe du vecteur −OM
−→
.
 Le vecteur −OM
−→
est aussi l'image du nombre complexe z.
 Le plan muni du repère orthonormal direct (O; → −
e ,→e ) est

1 2

appel plan complexe.

Y 6
0.1. REPRÉSENTATION GÉOMÉTRIQUE D'UN NOMBRE COMPLEXE
0.1.2 Somme et opposé
1. Soit M et P deux points d'axe z = x + i y et
z = x + iy .
′ ′ ′

Le point S déni par −OS→ = −OM + OM a pour


−→ −−→ ′

axe z + z . ′

2. Le point T déni par −OT→ = −−OM−→


a pour axe
−z .
3. l'axe du vecteur −M−−M→ est z − z. ′ ′

EXEMPLE
A, B, C désignent les points d'axes respectives a = −2√3, b = √3 − 3i et c = 2i.
On désigne par E le barycentre du système {(A; 1); (C; 3)}.
Établir l'axe du point E .

Par dénition −−→ 1 −→
OE =
4
−→ 1 3 1 √
OA + 3OC ⇔ zE = × a + × c = × (−2 3) + × 2 i =
4 4 4
3
4
+ i.
3 3

2 2

EXERCICE
On considère le plan complexe P rapporté à un repère orthonormal direct (O; → − e ).
e ,→

1 2

M (z) est un point du plan P distinct de O et des points d'axes 1 et i. On admet de


même que M (z ) est dénie par z = .
′ ′ 1 ′

 z̄ 
Établir l'égalité z − i = i z + i = −i z − i .

 
z −1 1 z−1 z−1

Pour tout1 z ̸= 0 : 1 − z
z′ − 1 −1 1−z 1−z 1 z−1 1 z−1
i i i i i i i i
= z = z = = = × = × =

z − 1
z

1 −
z
i
i
z 1− z (− − z) z+ z−

i
   
1 z−1 z−1
i iz−
= −
z− i
EXERCICE
On appelle A et B les points du plan d'axes respectives a = 1 et b = −1. On considère
l'application f qui, à tout point M diérent du point B, d'axe z, fait correspondre le
point M d'axe z dénie par
′ ′
z−1
z′ =
z+1
1. Déterminer les points invariants def c'est-à-dire les points M tels que M = f (M ).
2. Montrer que, pour tout nombre complexe z diérent de −1, (z − 1) (z + 1) = −2. ′

Y 7
0.2. ÉCRITURE TRIGONOMÉTRIQUE D'UN NOMBRE COMPLEXE
3. En déduire une relation entre |z − 1| et |z + 1| , pour tout nombre complexe z

diérent de −1.
4. Traduire ces deux relations en termes de distances.
1. Si z ̸= −1, z = zz −+ 11 ⇐⇒ z(z + 1) = z − 1 ⇐⇒ z + z = z − 1 ⇐⇒ z =
2 2

−1 ⇐⇒ z = i ou z = −i.
Les points invariants par f sont les deux points d'axes i et −i 
2. z ̸= −1, (z − 1)(z + 1) = zz −+ 11 − 1 (z + 1) = z − 1z −+ 1z − 1 (z + 1) =

z − 1 − z − 1 = −2.
3. L'égalité de ces deux complexes entraîne l'égalité de leurs modules
Soit (z − 1)(z + 1)| = | − 2| ⇐⇒ |z − 1| × |z + 1| = 2 ⇐⇒ AM × BM = 2.
′ ′ ′

0.2 écriture trigonométrique d'un nombre complexe

0.2.1 Dénition de l'écriture trigonométrique d'un nombre com-


plexe
Tout nombre complexe z non nul, de module r et dont un argument
est θ, peut s'écrire z = r (cos(θ) + i sin(θ)) .
Cette écriture est appelée écriture trigonométrique du nombre com-
plexe z.
0.2.2 Théorème : écritures trigonométrique et
algébrique
Soit z = x + i y un nombre complexe non nul.
On a z = |z| (cos(θ) + i sin(θ))
avec cos(θ) = x +x y et sin(θ) = x +y y .
2 2 2 2

Réciproquement :
si z = r (cos(θ) + i sin(θ)) , r > 0 alors |z| = r et arg(z) =
θ [2π]. !
p x y
z = x + iy = x2 + y 2 p + ip = |z|(cos θ + i sin θ)
2
x +y 2 x + y2
2

Y 8
0.2. ÉCRITURE TRIGONOMÉTRIQUE D'UN NOMBRE COMPLEXE
0.2.3 Théorème : l'argument du produit est égal à la somme des
arguments.
Soit z de module r et d'argument θ, z de module r et d'argument θ deux nombres
′ ′ ′

complexes non nuls.


arg(z × z ′ ) = arg(z) + arg(z ′ )

.
On écrit z = r(cos θ + i sin θ) et z = r (cos θ + i sin θ )
′ ′ ′ ′

On a alors z×z = r(cos θ+i sin θ)×r (cos θ +i sin θ ) = r r (cos θ + i sin θ)×(cos θ + i sin θ )
′ ′ ′ ′ ′ ′ ′

D'o z × z = r r (cos θ cos θ + i cos θ sin θ + i sin θ cos θ − sin θ sin θ )


′ ′ ′ ′ ′ ′

Soit z×z = r r [cos θ cos θ − sin θ sin θ + i(sin θ cos θ + cos θ sin θ )] = r r [cos(θ + θ ) + i sin(θ + θ )]
′ ′ ′ ′ ′ ′ ′ ′ ′

Autrement dit multiplier deux nombres complexes non nuls revient multiplier les mo-
dules et ajouter les arguments.
0.2.4 Théorème : l'argument d'un quotient est égal à la diérence
des arguments. ROC
Soit z et zdeux

nombres complexes non nuls.
On a arg z1 = −arg(z) et arg zz = arg(z) − arg(z ) .
  

et donc
 
1 1
• z× =1 arg z × = arg(1)
z z
Or et .
   
1 1
arg z × = arg(z) + arg arg(1) = 0
z z
Et donc
 
1
arg(z) + arg =0
z

On a
   
′ 1 1
• arg(z × z ) = arg(z) × ′
= arg(z) + arg = arg(z) − arg(z ′ )
z z

0.2.5 Formule de Moivre.


Soit z = r(cos θ +i sin θ) et n un entier naturel. On a z n
= rn (cos(n θ) + i sin(n θ)) .
(cos(θ) + isin(θ))n = cos(nθ) + isin(nθ)

Y 9
0.2. ÉCRITURE TRIGONOMÉTRIQUE D'UN NOMBRE COMPLEXE

 • |z n | = |z|n
Autrement dit 

 • arg (z n ) = n × arg(z)

Exercice
Soit les nombres complexes : z = √2 + i√6, z = 2 + 2i et
1 2 Z=
z1
z2
.
1. écrire Z sous forme algébrique.
2. Donner les modules et arguments de z , z et Z . 1 2

3. En déduire cos 12π et sin 12π .


4. Écrire sous forme algébrique le nombre complexe Z . 2007

1. z1

2+ 6

i √
(2 − 2 i)( 2 + i 6)
√ √ √ √
2 2 + i 2 6 − 2 2ß − 2 i2 6

Z =
√ z2 √
=
2 +√2 i
=
√ 22 + 22
=
8
=
2 6+2 2 2 6−2 2
+i .
8 √ √8 √ √
Et donc Z=
6+ 2
4
+i
6− 2
4
.

2.  √ √


z1 = 2 + i 6, |z1 | = 2 +!6 = 8 = 2 2.

√ √
√ !
D'o z1 = 2 2

2 2
2
√ +i √
2 2
6
=2 2
√ 1
2
+i
2
3
.

Et donc cos θ =
1
2
et sin θ =
2
3
. Soit θ=
π
3
.
[2π]

 √
z2 = 2 + 2i, |z2 | = 22 + 22 = 8 = 2 2.
√ √
√ ! √ √ !
D'o √ √ √
 
2 2 1 2 2 2
z2 = 2 2 √ + i √ =2 2 √ +i√ =2 2 +i .
2 2 2 2 2 2 2 2
√ √
Et donc cos θ =
2
2
etsin θ =
2
2
. Soitθ=
π
4
.
[2π]

 Z= , donc
z1
z2
|Z| =
|z1 |
|z2 |
2 2
= √ =1
2 2
.
Et .
 
z1 π π π
arg(Z) = arg = arg(z1 ) − arg(z2 ) = − = [2π]
z2 3 4 12
 π  √6 + √2 √ √
3. 6− 2
π
Z = cos + i sin = +i .
12 12 4 4
 π  √6 + √2  π  √6 − √2
Et donc cos
12
= et
4
sin
12
=
4
.

4. D'aprés la formule de Moivre : π


.
π
 
Z 2007 = cos 2007 × + i sin 2007 ×
12 12
Or 2007 π
12
=
1992 π 15 π
+
12  12
= 166 π +
 12
15 π
= 83 × 2 π + .

4
Et donc

2007 5π 5π
Z = cos + i sin
4 4 √
Or
   
5π  π  π  2 5π  π
cos = cos π + = − cos =− , sin = sin π + =
4 4 4 2 4 4

Y 10
0.3. ÉCRITURE EXPONENTIELLE D'UN NOMBRE COMPLEXE
π  √
2
− sin =−
4 √2 √
D'o Z 2007
=−
2
2
−i
2
2

0.3 écriture exponentielle d'un nombre complexe

On considère la fonction f dénie sur R et valeurs dans C par f (θ) = cos θ + i sin θ, θ
réel.
Ainsi f (θ + θ ) = cos(θ + θ ) + i sin(θ + θ ).
′ ′ ′

f (θ) a pour module 1 et argument θ


f (θ ) a pour module 1 et argument θ
′ ′

f (θ) × f (θ ) a pour module 1 et argument θ + θ


′ ′

Mais aussi f (θ + θ ) a pour module 1 et argument θ + θ


′ ′

Donc f (θ + θ ) = f (θ) × f (θ ) (mâme module et mâme argument)


′ ′

De plus f (0) = cos 0 + i sin 0 = 1.


La fonction f vérie les propriétés d'une fonction exponentielle, soit f (θ) = e . iθ

0.3.1 Dénition
 Le nombre complexe de module 1 et dont un argument est θ est not e . iθ

 Si z est un nombre complexe de module r et d'argument θ on écrit z = r e . iθ

Autrement dit e = cos θ + i sin θ iθ

0.3.2 Remarque
√ √
1. e = 1, e = i, e = −1,
i0 i π2 iπ
e i π4
=
2
2
+i
2
2
.

2. e × e = e , ee = e

iθ iθ′ i(θ+θ′ ) i(θ−θ′ )
iθ′

3. Formule de Moivre : e  = e . iθ n inθ

0.3.3 Formules d'Euler


donne et
(
eiθ = cos θ + i sin θ eiθ + e−iθ eiθ − e−iθ
cos θ = sin θ =
e−iθ = cos θ − i sin θ 2 2

Exercice

Y 11
0.4. NOMBRES COMPLEXES ET GÉOMÉTRIE
Soit A le point d'axe 1; soit B le point d'axe −1.
Soit f l'application du plan P privé de O dans P qui :
à tout point M d'axe z distinct de O associe le point M = f (M ) d'axe z = −1z . ′ ′

1. Soit E le point d'axe ei ; on appelle E son image par f . Déterminer l'axe de


π
3

E sous forme exponentielle, puis sous forme algébrique.


2. Soit K le point d'axe 2ei et K l'image de K par F .



6

Déterminer l'axe de K sous forme exponentielle, puis sous forme algébrique..



1. L'axe E est e

1
i3 e
π
i
π 4π 1
2
e
− π = − −1 π3 = − i 3 = iπ i 3 = i 3 = − − ee e i 2
3


2. L'axe de K est e

2
−1
i

6
=
2e−i
−1

6
= −1
2
ei 5π
6 = 1
2
e i ei
π 5π
6 =
2
e
1 i 11π
6 =
2
3 1
− i
2

0.4 Nombres complexes et géométrie

On associe bijectivement à tout point M du plan ane R de coordonnées (x, y), le 2

nombre complexe z = x + iy appelé son axe.


Équation complexe d'une droite
Soit
ax + by = c

l'équation réelle d'une droite, a,b et c sont des nombres réelles


Écrivons z z=+xz̄+ iy ∈ Cz − z̄
Alors x = 2 et y = 2
Donc l'équation du droite peut s'écrire a(z + z̄) + b(z − z̄) = 2c ou encore +(a − ib)z +
(a + ib)z̄ = 2c.
Posons w = a + ib et k = 2c ;
Alors l'équation complexe d'une droite est w̄z + wz̄ = k

Y 12
0.4. NOMBRES COMPLEXES ET GÉOMÉTRIE

Exercices
Question 1
Soit z = (1 − 2i) .
2

Quelles sont les assertions vraies?


1. z = 5 − 4i
2. z = −3 − 4i
3. Le module de z est 3
4. Une autre réponse
Question 2
Soit z un nombre complexe de module 2 et d'argument π4 . L'écriture algébrique de z
est :
1. 2 + 4i
2. √2 + √2i
3. 2 + 2i
4. Une autre réponse
Question 3
Soit z = e , oú a est un réel. Quelles sont les assertions vrais?
eia

1. |z| = 1
2. z = a
3. |z| = e cosa

4. Une autre réponse


Exercice1

1. Calculer

le module des nombres complexes suivants : z 1 ,
= (2i)(1 + i) z2 =
1+i
2−i
i 3 4
z3 = ( )
1+i
2. Soit
Z =
z−i
z+i
. Déterminer une condition nécessaire et susante sur z pour que
Z∈R

Exercice2

1) Calculer les racines carrées de - i, 3 - 4 i.


2). Résoudre les équations : z + √z − 1 = 0,√2z + (−10 − 10i)z + 24 − 10i
2 2
= 0.
3). Résoudre l'équation z + (i − 2)z − i 2, puis l'équation Z + (i − 2)Z − i√2.
2 4
√ 2

Y 13
0.4. NOMBRES COMPLEXES ET GÉOMÉTRIE
4). Montrer que si P (z) = z + bz + c possède pour racines z , z ∈ C alors z + z = −b
2
1 2 1 2

et z z = c.
1 2

5). Trouver les paires de nombres dont la somme vaut i et le produit 1.


6. Soit P (z) = a z + a z + ... + a avec a ∈ R pour tout i. Montrer que si z est
n
n
n−1
n−1
0 i

racine de P alors z̄ aussi.


7) Soit P (z) = z − 4z + 9z − 4z + 8, z ∈ C
4 3 2

a) Calculer p(i)
b) Résoudre l'équation P (z) = 0
Exercice3
1. Mettre les nombres suivants√sous la√forme module-argument (avec la notation ex-
ponentielle) :1, i, −1, −i, 3i, 1 + i, 3 − i, 3 − i, √3 − i , (3 − i) .
1 p
9

2. Calculer les racines 5-i ème de i.


3. Calculer πles racinesπ carrées de + i , de deux façons diérentes. En déduire les

3 1

valeurs de cos 12 et sin 12


2 2

4. Donner sans calcul la valeur de w + w + ... + w , où les w sont les racines n-ième
0 1 n−1 i

de 1.
Exercice4 Développer cos(4θ)
Exercice5 1)linéariser cos(θ) , 4

2) calculer une primitive de cos(θ) . 4

Exercice6
1). Calculer l'équation complexe de la droite passant par 1 et i.
2). Calculer l'équation complexe du cercle de centre 1 + 2i passant par i.
3. Calculer l'équation complexe des solutions de |z|z −− 1|i| = 1,
4. Même question avec |z|z −− 1|i| = 2.
EXERCICE72π
Calculer cos( 5 )

Y 14

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