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La Tolérance Immunitaire

cour

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La tolérance immunitaire

Introduction :
La notion de tolérance fait référence à l’absence de réactivité immunologique spécifique
envers un antigène, faisant suite à une première rencontre avec ce même antigène. Bien que
la tolérance la plus importante soit la non-réactivité vis-à-vis d’antigènes du soi, il est aussi
possible d’induire une tolérance à des antigènes du non soi. Lorsqu’un antigène induit de la
tolérance on dit qu’il est tolérogène.

1. Définition :
On définie généralement la tolérance immunitaire comme une absence de réponse
immune spécifique induite par contact avec un antigène et révélée lors d’un nouveau
contact avec le même antigène.

Elle se présente comme l’inverse d’une réponse immunitaire secondaire ; sa


démonstration passe par trois phases :

 1ère phase : administration d’un Ag dans certaines conditions :

Dose, voie d’administration, état physiologique.

 2ème phase : réintroduction du même Ag dans des conditions favorables


d’immunogénicité, qui n’est pas suivie d’une synthèse d’Ac ou de
lymphocytes.

 3ème phase : réponse de l’individu en Ac ou en lymphocytes suite à


l’administration d’un autre Ag.

2. Types de tolérance :

2.1. Tolérance aux antigènes du soi :

Nous n'avons généralement pas de réponse immunitaire forte contre nos


propres (auto-) antigènes : c’est un phénomène appelé tolérance au soi.
Lorsque le système immunitaire reconnaît un antigène du soi et répond
fortement contre lui, une maladie auto-immune peut alors se développer.
Néanmoins, le système immunitaire doit intrinsèquement reconnaître le CMH
du soi pour répondre contre un antigène étranger. Ainsi, le système
immunitaire est constamment mis au défi de distinguer le soi du non soi et
déclencher une réponse appropriée.

Mme RAFAI. R
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La tolérance immunitaire

2.2. Induction de tolérance au non-soi :

La tolérance peut également être induite contre des antigènes du non soi :
cela peut se produire en modifiant l'antigène, en l’injectant par des voies
spécifiques telles que par voie orale, ou encore lorsque l’antigène est
administré alors que le système immunitaire est en train de se développer par
exemple. Certaines bactéries et virus ont élaboré des moyens astucieux pour
induire une tolérance afin que l'hôte ne les tue pas.

2.3. Tolérance aux tissus et cellules :

La tolérance à des antigènes tissulaires et cellulaires peut être induite par


l'injection de cellules souches hématopoïétiques chez des animaux nouveau-
nés ou sévèrement immunodéprimés (par irradiation létale ou traitement
pharmacologique). En outre, la greffe de moelle osseuse allogénique se
traduit par une tolérance aux cellules et tissus du donneur de greffe. Ces
résultats ont des applications pratiques importantes pour ce qui est des
greffes de moelle osseuse.

3. Caractéristiques immunologiques de la tolérance :

La tolérance est différente de l'immunosuppression et de l'immunodéficience. Il s'agit


d'un processus actif et antigène-dépendant induit en réponse à l'antigène. Comme la
réponse immunitaire, la tolérance est spécifique et comme la mémoire
immunologique, elle peut exister chez les lymphocytes T, les B ou les deux, et enfin,
comme la mémoire immunologique, la tolérance au niveau des cellules T est plus
durable que la tolérance au niveau des cellules B.
L'induction de la tolérance des lymphocytes T est plus facile à établir et nécessite de
plus faibles quantités de tolérogène par comparaison avec la tolérance des cellules B.
Le maintien de la tolérance immunologique exige la persistance de l'antigène. La
tolérance peut être rompue naturellement (comme dans les maladies auto-immunes)
ou artificiellement (comme par exemple sur les animaux de laboratoire, par
irradiation aux rayons X, par traitements médicamenteux ou par exposition à des
antigènes donnant des réactivités croisées).
La tolérance peut être induite contre l’ensemble ou seulement contre certains
épitopes d’un antigène donné.

Mme RAFAI. R
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4. Facteurs déterminant l’induction de l’immunité ou de la tolérance suite


à une stimulation antigénique :

Facteurs qui affectent la En faveur de l’immunité En faveur de la tolérance


réponse à l’Ag

Molécules solubles,
dépourvues d’agrégats,
plutôt petites, plutôt
Forme physique de Molécules de grande taille, simples. Ag non apprêtés
l’antigène agrégées ou complexes par les APC ou apprêtées
par des cellules
n’exprimant pas le CMH II
Ag

Voie d’administration de Sous-cutanée ou Orale ou parfois


l’Ag intramusculaire intraveineuse

Dose d’antigène Dose optimale Très forte (ou parfois très


faible) dose

Âge des animaux Plus âgés et Nouveau-nés (souris),


répondeurs immunologiquement immunologiquement
matures immatures

Relativement
État de différenciation Cellules complètement indifférenciées: cellules B
cellulaire différenciées; cellules T et exprimant seulement des
B mémoires IgM, cellules T (ex : cellules
du cortex thymique)

5. Mécanisme de tolérance :
La réponse immune nécessite à la fois un contact inducteur par les cellules
présentatrices des Ag et les lymphocytes B et T, et des signaux entre les cellules
aboutissant à une prolifération et une différenciation.

On imagine qu’un état de tolérance peut être induit :

 En l’absence de clan de lymphocytes HELPER.


 En présence de lymphocytes immatures (période périnatale).

Mme RAFAI. R
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La tolérance immunitaire

 En l’absence de signaux de prolifération et de différenciation.

Les données expérimentales actuelles permettent en majorité d’avancer avec plus ou


moins d’arguments plusieurs mécanismes possibles relevant des cas précédents et
intervenant isolement, simultanément ou successivement.

6. Conditions favorisant la tolérance :

6.1. Immaturité du système immunitaire et immunodépression :


Absence de clones lymphoïdes immunocompétents activables et capables de
se proliférer et de se différencier.

6.2. Nature et propriété physico-chimique de l’Ag :


La tolérance est en rapport avec le pouvoir tolérogénique, celui-ci s’exprime
plus :
 Avec un Ag de faible poids moléculaire.
 Avec un Ag polysaccharidique qu’avec un Ag protéique.
 En absence qu’en présence d’adjuvants.

6.3. Dose et voie d’administration :


La tolérance peut être obtenue soit :
 A faibles doses répétées.
 A forte dose unique.
 La voie intraveineuse est tolérogène (sauf pour les cellules et Ag
particuliers).
 La voie orale est tolérogène.

7. Intérêt de la tolérance:
La tolérance immune est un phénomène physiologique normal d’une extrême
importance, lorsqu’elle s’applique aux Ag du soi (auto Ag) et aux Ag alimentaires.

Elle constitue un but thérapeutique intéressant dans :

 La désensibilisation aux allergies.


 La prévention du rejet de greffe allogénique.
 Lors des traitements utilisant des protéines hétérologues (insuline, sérum de
cheval…).

Elle constitue un inconvénient certain en immunothérapie anti infectieuse où le but à


atteindre est une réponse immune la plus efficace possible.

Mme RAFAI. R
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