Aide-mémoire
Séminaire de Calculs
Chapitre 1 : Calculs
1. Sommes : Si 𝑞 ≠ 1, alors
𝑛
1 − 𝑞 𝑛+1
𝑘
∑𝑞 =
1−𝑞
𝑘=0
Quelques sommes :
𝑛 𝑛
𝑛(𝑛 + 1)
∑ 1=𝑛−𝑚+1 ∑𝑘 =
2
𝑘=𝑚 𝑘=0
2. Binôme de Newton :
𝑛
𝑛 𝑛 𝑛 𝑛 𝑛
(𝑎 + 𝑏)𝑛 = ∑ ( ) 𝑎𝑘 𝑏 𝑛−𝑘 = ( ) 𝑏 𝑛 + ( ) 𝑎𝑏 𝑛−1 + ( ) 𝑎2 𝑏 𝑛−2 + ⋯ + ( ) 𝑎𝑛
𝑘 0 1 2 𝑛
𝑘=0
Les coefficients binomiaux
𝑛 𝑛!
( )=
𝑘 𝑘! (𝑛 − 𝑘)!
Le triangle de Pascal permet de calculer ces coefficients binomiaux pour de petites
valeurs de 𝑛.
3. Valeur absolue : Soit 𝑎 ∈ ℝ. La valeur absolue de 𝑎 est définie par
𝑎, 𝑎≥0
|𝑎| = {
−𝑎, 𝑎<0
a) |𝑎| ≥ 0 avec |𝑎| = 0 ⟺ 𝑎 = 0
b) |𝑎 × 𝑏| = |𝑎| × |𝑏|
4. Equations du 2nd degré : Soit 𝑎, 𝑏, 𝑐 ∈ ℝ tels que 𝑎 ≠ 0. On considère l’équation
𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 = 0
et le discriminant Δ = 𝑏 2 − 4𝑎𝑐.
a) Δ > 0 : Les solutions de l’équation sont
−𝑏 − √Δ −𝑏 + √Δ
𝑥1 = 𝑒𝑡 𝑥2 =
2𝑎 2𝑎
b) Δ = 0 : La solution de l’équation est
𝑏
𝑥0 = −
2𝑎
c) Δ < 0 : L’équation ne possède pas de solution réelle.
« 𝑎𝑥 2 + 𝑏𝑥 + 𝑐 est du signe de 𝑎 à l’extérieur de ses racines »
5. Principe de récurrence : Soit la proposition 𝑃𝑛 avec 𝑛 ∈ ℕ, si on montre que :
a) 𝑃0 est vraie (initialisation)
b) Si 𝑃𝑛 est vraie alors 𝑃𝑛+1 est vraie pour tout 𝑛 ∈ ℕ (hérédité)
Alors ∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑃𝑛 est vraie.
Chapitre 2 : Fonctions usuelles
1. Parité, périodicité : Soit 𝑓 une fonction définie sur ℝ :
a) 𝑓 est paire si ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥)
b) 𝑓 est impaire si ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(−𝑥) = −𝑓(𝑥)
c) 𝑓 est périodique de période 𝑇 > 0 si ∀ 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥 + 𝑇) = 𝑓(𝑥)
2. Fonctions sinus et cosinus :
Les fonctions sinus et cosinus sont définies sur ℝ.
𝑥 0 𝜋 𝜋 𝜋 𝜋
6 4 3 2
cos 𝑥 1 √3 √2 1 0
2 2 2
sin 𝑥 0 1 √2 √3 1
2 2 2
a) sin(−𝑥) = − sin(𝑥) cos(−𝑥) = cos(𝑥)
sin(𝑥 + 2𝜋) = sin(𝑥) cos(𝑥 + 2𝜋) = cos(𝑥)
(sin 𝑥)′ = cos 𝑥 (cos 𝑥)′ = − sin 𝑥
b) La courbe en bleue est le graphe du cosinus et celle en verte du sinus.
c) Identités trigonométriques
cos2 𝑥 + sin2 𝑥 = 1
sin(𝑎 + 𝑏) = sin 𝑎 cos 𝑏 + sin 𝑏 cos 𝑎
cos(𝑎 + 𝑏) = cos 𝑎 cos 𝑏 − sin 𝑎 sin 𝑏
d) Résolutions d’équations trigonométriques
sin 𝑥 = sin 𝑎 ⟺ 𝑥 = 𝑎 + 2𝜋𝑘 𝑜𝑢 𝑥 = 𝜋 − 𝑎 + 2𝜋𝑘 , 𝑘 ∈ ℤ
cos 𝑥 = cos 𝑎 ⟺ 𝑥 = 𝑎 + 2𝜋𝑘 𝑜𝑢 𝑥 = −𝑎 + 2𝜋𝑘 , 𝑘 ∈ ℤ
3. Fonctions exponentielle et logarithme
La fonction 𝑥 ↦ 𝑒 𝑥 est définie sur ℝ, strictement croissante et (𝑒 𝑥 )′ = 𝑒 𝑥 .
La fonction 𝑥 ↦ ln 𝑥 est définie sur ]0, +∞[, strictement croissante et est telle que
1
(ln 𝑥)′ = 𝑥 avec ln 1 = 0.
𝑒 ln 𝑥 = 𝑥 , ∀ 𝑥 ∈]0, +∞[ 𝑒𝑡 ln(𝑒 𝑥 ) = 𝑥 , ∀𝑥 ∈ ℝ
a) Pour tout 𝑎, 𝑏 ∈]0, +∞[ et 𝑥 ∈ ℝ, on a
ln(𝑎 × 𝑏) = ln 𝑎 + ln 𝑏
𝑎
ln (𝑏) = ln 𝑎 − ln 𝑏
ln(𝑎 𝑥 ) = 𝑥 × ln 𝑎
b) Pour tout 𝑎, 𝑏, 𝑥 ∈ ℝ, on a
𝑒 𝑎+𝑏 = 𝑒 𝑎 × 𝑒 𝑏
𝑒𝑎
𝑒 𝑎−𝑏 = 𝑒 𝑏
(𝑒 𝑎 )𝑥 = 𝑒 𝑎𝑥
c) Quelques limites : Soit 𝑛 ∈ ℕ∗ . Par croissance comparée, on a
𝑒𝑥 ln 𝑥
lim 𝑛 = +∞ ; lim 𝑥 𝑛 𝑒 𝑥 = 0 ; lim+ 𝑥 𝑛 ln 𝑥 = 0 ; lim 𝑛 = 0
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→−∞ 𝑥→0 𝑥→+∞ 𝑥
d) Courbe verte : 𝑥 ↦ 𝑒 𝑥 et Courbe bleue : 𝑥 ↦ ln 𝑥. La courbe rouge montre que
les deux courbes sont symétriques par rapport à la droite d’équation 𝑦 = 𝑥.
4. Fonctions exponentielle en base 𝒂 et puissance.
Soit 𝑎 ∈]0, +∞[ et 𝑚 ∈ ℝ. La fonction exponentielle en base 𝑎 : 𝑥 ↦ 𝑎 𝑥 est définie
sur ℝ et la fonction puissance 𝑥 ↦ 𝑥 𝑚 est définie sur ]0, +∞[.
a) Soit 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ. On a
(𝑎 𝑥 )′ = 𝑎 𝑥 × ln 𝑎
𝑎 𝑥+𝑦 = 𝑎 𝑥 × 𝑎 𝑦
𝑎𝑥
𝑎 𝑥−𝑦 = 𝑎𝑦
(𝑎 𝑥 )𝑦 = 𝑎 𝑥×𝑦
ln(𝑎 𝑥 ) = 𝑥 × ln 𝑎
b) Soit 𝑚, 𝑛 ∈ ℝ. On a
(𝑥 𝑚 )′ = 𝑚𝑥 𝑚−1
𝑥 𝑚+𝑛 = 𝑥 𝑚 × 𝑥 𝑛
𝑥𝑚
𝑥 𝑚−𝑛 = 𝑥𝑛
(𝑥 𝑚 )𝑛 =𝑥 𝑚×𝑛
Chapitre 3 : Dérivation
𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥0 )
𝑓 ′ (𝑥0 ) = lim
𝑥→𝑥0 𝑥 − 𝑥0
1. Règles de calculs sur les dérivées.
′
(𝛼 𝑓(𝑥) + 𝛽 𝑔(𝑥)) = 𝛼 𝑓 ′ (𝑥) + 𝛽 𝑔′ (𝑥) ∀(𝛼, 𝛽) ∈ ℝ2
′
(𝑓(𝑥) × 𝑔(𝑥)) = 𝑓 ′ (𝑥) × 𝑔(𝑥) + 𝑓(𝑥) × 𝑔′ (𝑥)
𝑓(𝑥) ′ 𝑓 ′ (𝑥)×𝑔(𝑥)−𝑓(𝑥)×𝑔′ (𝑥)
(𝑔(𝑥)) = 𝑔2 (𝑥)
(𝑓 ∘ 𝑔) ′ (𝑥)
= 𝑓 (𝑔(𝑥)) × 𝑔 ′ ′ (𝑥)
2. Dérivées de fonctions usuelles. Ici, 𝑢 : 𝑥 ↦ 𝑢(𝑥).
(𝑥 𝛼 )′ = 𝛼 𝑥 𝛼−1 (𝑢𝛼 )′ = 𝛼 𝑢𝛼−1 𝑢′
(𝑒 𝑥 )′ = 𝑒 𝑥 (𝑒 𝑢 )′ = 𝑒 𝑢 𝑢′
(sin 𝑥)′ = cos 𝑥 (sin 𝑢)′ = 𝑢′ cos 𝑢
(cos 𝑥)′ = − sin 𝑥 (cos 𝑢)′ = −𝑢′ sin 𝑢
1 𝑢′
(ln 𝑥)′ = 𝑥 (ln 𝑢)′ =
𝑢
Chapitre 4 : Primitives de fonctions usuelles
𝐹 est une primitive de 𝑓 sur 𝐼 si 𝐹 ′ (𝑥) = 𝑓(𝑥) ∀𝑥 ∈ 𝐼
1. Primitives de fonctions usuelles. Ici, 𝑢 ∶ 𝑥 ↦ 𝑢(𝑥) et 𝑐 une constante réelle.
𝑢𝛼+1
∫ 𝑢𝛼 𝑢′ 𝑑𝑥 = +𝑐 ∀ 𝛼 ≠ −1
𝛼+1
𝑢′
∫ 𝑑𝑥 = ln|𝑢| + 𝑐
𝑢
∫ 𝑒 𝑢 𝑢′ 𝑑𝑥 = 𝑒 𝑢 + 𝑐
∫ 𝑢′ sin 𝑢 𝑑𝑥 = − cos 𝑢 + 𝑐
∫ 𝑢′ cos 𝑢 𝑑𝑥 = sin 𝑢 + 𝑐
2. Si 𝐹 est une primitive de la fonction 𝑓, alors l’intégrale de 𝑎 à 𝑏 de la fonction 𝑓 est
définie par :
𝑏
∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = [𝐹(𝑥)]𝑏𝑎 = 𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎)
𝑎
Propriétés :
𝑏 𝑐 𝑏
∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 = ∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 + ∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑐
𝑏 𝑏 𝑏
∫(𝛼 𝑓(𝑥) + 𝛽 𝑔(𝑥)) 𝑑𝑥 = 𝛼 ∫ 𝑓(𝑥) 𝑑𝑥 + 𝛽 ∫ 𝑔(𝑥) 𝑑𝑥
𝑎 𝑎 𝑎
Chapitre 5 : Les équations différentielles
1. Les équations différentielles du premier ordre.
On considère l’équation différentielle
𝑦 ′ (𝑥) + 𝛼 𝑦(𝑥) = 𝛽(𝑥)
Les solutions de cette équation différentielle s’écrivent 𝑦(𝑥) = 𝑦ℎ (𝑥) + 𝑦𝑝 (𝑥) où 𝑦ℎ
représente les solutions de l’équation homogène 𝑦 ′ (𝑥) + 𝛼 𝑦(𝑥) = 0 et 𝑦𝑝 une
solution particulière de l’équation différentielle. On trouve
𝑦ℎ (𝑥) = 𝐶 𝑒 −𝛼𝑥 𝑜ù 𝐶 ∈ ℝ
Pour déterminer une solution particulière 𝑦𝑝 de l’équation différentielle, on se réfère
au tableau suivant :
𝛽(𝑥) 𝑦𝑝 (𝑥)
𝑃𝑛 (𝑥) un polynôme de degré 𝑛 𝑄𝑛 (𝑥) un polynôme de degré 𝑛
𝑎1 sin(𝜔𝑥) + 𝑎2 cos(𝜔𝑥) 𝑏1 sin(𝜔𝑥) + 𝑏2 cos(𝜔𝑥)
𝑏 𝑒 𝛾𝑥 𝛾 ≠ −𝛼 𝑎𝑒 𝛾𝑥
𝑏 𝑒 −𝛼𝑥 𝑎 𝑥 𝑒 −𝛼𝑥
2. Les équations différentielles du second ordre.
Soit 𝑎, 𝑏, 𝑐 ∈ ℝ tels que 𝑎 ≠ 0. On considère l’équation différentielle (E)
𝑎 𝑦 ′′ (𝑥) + 𝑏 𝑦 ′ (𝑥) + 𝑐 𝑦(𝑥) = 0
Le polynôme caractéristique (PC) associé à (E) est 𝑎𝑟 2 + 𝑏𝑟 + 𝑐.
Δ > 0 : Les racines du (PC) sont
−𝑏 − √Δ −𝑏 + √Δ
𝑟1 = 𝑒𝑡 𝑟2 =
2𝑎 2𝑎
Les solutions de (E) s’écrivent
𝑦(𝑥) = 𝑐1 𝑒 𝑟1𝑥 + 𝑐2 𝑒 𝑟2 𝑥 𝑜ù 𝑐1 , 𝑐2 ∈ ℝ
Δ = 0 : Le (PC) possède une racine double
𝑏
𝑟0 = −
2𝑎
Les solutions de (E) s’écrivent
𝑦(𝑥) = 𝑐1 𝑒 𝑟0 𝑥 + 𝑐2 𝑥𝑒 𝑟0 𝑥 = (𝑐1 + 𝑐2 𝑥)𝑒 𝑟0 𝑥 𝑜ù 𝑐1 , 𝑐2 ∈ ℝ
Δ < 0 : Le (PC) possède deux racines complexes 𝑟1 = 𝛼 − 𝑖𝛽 et 𝑟2 = 𝛼 + 𝑖𝛽
données par
−𝑏 − 𝑖√−Δ −𝑏 + 𝑖√−Δ
𝑟1 = 𝑒𝑡 𝑟2 =
2𝑎 2𝑎
Les solutions de (E) s’écrivent
𝑦(𝑥) = 𝑒 𝛼𝑥 (𝑐1 cos(𝛽𝑥) + 𝑐2 sin(𝛽𝑥)) 𝑜ù 𝑐1 , 𝑐2 ∈ ℝ