0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues6 pages

LA RELATION D Aide Cours

cours

Transféré par

seyengone84
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
1K vues6 pages

LA RELATION D Aide Cours

cours

Transféré par

seyengone84
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LA RELATION D’AIDE

Objectifs spécifiques
1. Donner la définition de la relation d’aide en se référant au contenu de la leçon
2. Décrire l’objectif principal de la relation d’aide selon le contenu enseigné
3. Expliquer les attitudes facilitantes de la relation d’aide en se référant au contenu de la
leçon
4. Citer les caractéristiques de l’infirmier aidant
5. Enumérer les cinq (05) exigences de la relation d’aide
6. Citer au moins dix (10) interventions nuisibles en relation d’aide.

PLAN

INTRODUCTION
1 DEFINITION
II OBJECTIFS DE LA R.A.
III ATTITUDES PRIMORDIALES DE LA R.A.
3.1 Attitudes facilitant
3.2 Attitudes élaboratrices de la relation d’aide
IV EXIGENCES DE LA R.A.
V INTERVENTIONS NUISIBLES EN R.A.
CONCLUSION

INTRODUCTION
La base fondamentale du nursing est la relation qui s’établit entre le soignant et le soigné.
C’est une relation professionnelle basée sur la confiance et le respect mutuel. Ainsi en plus du
savoir et du savoir être, l’infirmier(e) doit aussi développer son savoir-être afin d’offrir à ses
malades cette capacité qui est pour un infirmier professionnel d’établir avec eux une relation
qui leur permette d’être de plus en plus eux-mêmes dans la joie, dans la souffrance et cela
jusqu’aux portes de la mort.

DEFINITION
- « La relation d’aide est une relation dans laquelle l’aidant fournit à l’aidé certaines
conditions dont ce dernier a besoin pour satisfaire ses besoins fondamentaux ». L.
BRAMMER
- C’est « une manière de procéder dans le cadre d’une relation interpersonnelle, manière de
vivre plus pleinement qu’elle ne le faisait au moment du contact »
L. AUGER
- La relation d’aide est enfin « un échange à la fois verbal et non verbal qui permet de créer un
climat de confiance, de respect et d’amour dont le client a besoin pour satisfaire ses besoins
fondamentaux, pour atteindre un meilleur contact avec sa réalité propre, ses émotions, ses
conflits, ses valeurs et ses aspirations ».
II OBJECTIFS DE LA RELATION D’AIDE
Donner au client la possibilité d’identifier, de sentir, de savoir, de choisir, de décider, s’il doit
changer car il veut explorer, comprendre la situation problématique et agir en relation avec
celle-ci.
III ATTITUDES PRIMORDIALES DE LA RELATION D’AIDE.
3.1 Attitude facilitant : l’écoute active.
Ecouter n’est pas synonyme d’entendre.
Ecouter est un processus volontaire.
Exemple :une mère entend des enfants pleurer et volontairement elle met son processus
d’écoute en branle pour être en mesure de reconnaître si c’est de son enfant ou non que
proviennent les pleurs.
Ecouter, c’est manifester à l’aidé votre présence, c’est essayer de le comprendre vraiment à
travers ses communications verbales et non verbales.
Selon REIK : « nous entendons avec nos oreilles, mais écoutons avec notre corps ».
3.2 Attitudes élaboratrices de la R.A. caractéristiques de l’infirmier aidant.
3.2.1 La spécificité et la précision
Elles nous ramènent en somme à la clarté et à l’efficacité de la communication entre aidant et
aidé.
Selon Dewey « un problème bien posé est à moitié résolu ». Une façon d’amener l’aider à
développer sa spécificité, c ‘est de lui demander des informations concrètes lorsqu’il
s’exprime vaguement.
3-2-2 La considération positive
Elle suppose l’acceptation du client par l’infirmier (ou acceptation inconditionnelle).C’est en
somme un sentiment d’estime qui indique au départ une acceptation sans jugement.

3-2-3 La confrontation
Elle repose essentiellement sur l’initiative de l’aidant qui cherche à rendre l’aidé conscient de
sa propre implication dans la relation .Elle permet à l’infirmier d’amener l’aidé à réaliser ses
contradictions ou son manque de réalisme face à la situation.
Il existe cinq types de confrontation.
- Confrontation expérimentale
- Confrontation didactique
- Confrontation qui met en relief les forces, les ressources et les aspects positifs du
client
- Confrontation qui met l’accent sur les faiblesses du client
- Confrontation qui invite le client à passer à l’action
3-2-4 Le partage
Cette attitude a pour effet de renforcer les liens qui unissent les deux intervenants. Elle
rend quelque fois l’expression plus aisée et naturelle. L’infirmier partage avec le
bénéficiaire de quelque chose de soi, de ses difficultés, de ses expériences personnelles
dans une situation semblable.

IV EXIGENCES DE LA RELATION D’AIDE


- Donner de son temps
- Donner de sa compétence
- Donner de son savoir
- Donner de sa capacité d’écoute et de compréhension
- Donner de son intérêt

V INERVENTIONS NUISIBLES A LA RELATION D’AIDE

- Donner un ordre
- Menacer
- Faire la morale
- Donner des solutions
- Argumenter logiquement
- Juger et critiquer
- Flatter, approuver
- Analyser, interpréter
- Rassurer, consoler
- Poser de nombreuses questions fermées
- Ridiculiser

CONCLUSION

Être infirmière ou sage-femme, c’est choisir une profession d’aide, c’est à dire une profession
dont les clients et leur famille sont aux prises avec des problèmes actuels ou prévisibles ou
encore vivent une situation de crise plus ou moins aiguë.
Selon EGAN, les infirmiers doivent être plus que de bons techniciens. En effet ils doivent se
préoccuper de leurs clients dans une perspective holistique en les aidants à envisager leurs
problèmes ou leur situation de crise avec toutes leurs ressources d’humains à part entière.
La relation d’aide est indissociable des interventions de soins infirmiers de qualité.
L’infirmière soigne avec toute la compétence requise par sa profession quand elle aide le
client, son client dans toutes ses dimensions d’être humain. SOIGNER C’EST AIDER.
Les sept concepts de la relation d’aide

LA PRESENCE

La relation est d’abord une présence à l’autre, c’est “être là”. Ce concept peut se définir
comme la capacité physique d’être là et la capacité psychologique d’être avec la personne. Il
symbolise à la fois la force qui suscite la confiance et qui rassure, et la douceur que suppose
une approche humaine et bienveillante Sa signification lui vient des richesses intérieures de
l’aidant(e) qui l’assure, sans même parler, et qui laisse émaner par sa qualité d’être, calme,
espoir et sécurité

L’ECOUTE

L’écoute est souvent synonyme de disponibilité dans le temps, mais aussi de disponibilité
intérieure pour être prêt(e) à accueillir ce que dit l’autre. L’écoute est à la fois silence et
parole, elle est le silence, mais un silence qui parle de notre ouverture bienveillante à la
demande du malade et de sa souffrance. Ce n’est pas le silence froid de la neutralité ou le
silence vide de la distraction, mais le silence chaleureux qui laisse une place à l’autre, qui lui
donne un espace de vie, un pouvoir, et qui lui communique par là son désir d’écouter

L’ACCEPTATION

Il s’agit d’un sentiment d’ouverture à l’expérience de l’autre, à sa souffrance et à sa manière


d’être sans exigence de changement, ce qui constitue la première condition à l’établissement
d’une relation d’aide. L’aidant(e) reconnait l’aidé dans toute sa dignité en dépit de son aspect
physique, de son caractère, de ses valeurs et de sa conduite, et consent à s’en occuper de
manière active et chaleureuse

LE RESPECT CHALEUREUX.

La relation d’aide repose sur la confiance et le respect. Par le respect, l’aidant(e) reconnait
dans l’autre une personne humaine investie d’une dignité et d’une valeur très grande. Elle la
perçoit comme un être unique et libre capable de prendre ses propres décisions, même si c’est
parfois avec de l’aide. La respecter, c’est lui manifester de l’estime, la traiter avec déférence
et politesse, c’est l’accueillir dans sa différence et lui montrer une considération réelle pour ce
qu’elle est, indépendamment de ce qu’elle dit.
L’EMPATHIE,

LE SOCLE DE LA RELATION D’AIDE L’empathie est un profond sentiment de


compréhension de l’aidant(e) qui saisit la difficulté de l’aidé comme si elle pénétrait dans son
univers, comme si elle se mettait à sa place pour se rendre compte de ce qu’il vit et de la façon
dont il le vit, et qui lui apporte le réconfort dont il a besoin, mais sans s’identifier à son vécu
et sans en vivre elle -même les émotions. La relation d’aide informelle est surtout fondée sur
l’empathie et, au cours d’un entretien formel, l’aidant(e) crée un climat de compréhension
empathique, source de confiance, et de connivence thérapeutique, et la base du soutien qu’elle
apporte à l’aidé

N.B. Il convient d’établir une distinction entre sympathie et empathie.


 La sympathie est une attitude qui nous mène à avoir exactement les mêmes
sentiments que le client.
 L’empathie par contre se situe à un niveau plus profond de compréhension. Il
faudra dès lors dépasser les évidences superficielles du comportement du client et
chercher à saisir ses sentiments profonds et réels.

L’AUTHENTICITE

Il s’agit de la capacité de l’aidant(e) de demeurer strictement elle-même au cours de la


relation avec l’aidé. Grâce à l’authenticité, l’aidant(e) reste transparent(e), spontané(e) et
ouvert(e), ne cherche pas à présenter une façade artificielle et ne se prétend pas être
l’expert(e) de la situation de l’autre. Cette capacité est essentielle à l’établissement du climat
de confiance et de simplicité nécessaire à la création d’une saine alliance thérapeutique entre
l’aidant(e) et l’aidé L’authenticité est souvent confondue avec la congruence, il existe un lien
profond entre ces deux concepts. Une personne authentique manifeste un certain degré de
congruence entre ce qu’elle pense, ressent et exprime.

LA CONGRUENCE

Il s’agit de la manière d’être de l’aidant qui manifeste une certaine adéquation entre ce qu’il
ressent, ce qu’il pense, ce qu’il dit et ce qu’il fait, et entre son comportement verbal et son
comportement non verbal. En agissant ainsi, l’aidant crée une harmonie entre ses émotions,
ses pensées et ses actions. Cette harmonie interne lui permet d’exprimer ce qu’il pense de
manière thérapeutique (avec une forte énergie positive) ou de faire ce qu’il croit être
approprié afin de faciliter une prise de conscience chez l’aidé ou une évolution de la
perception de sa situation.

Vous aimerez peut-être aussi