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Stratégies paysannes de conservation de quelques ressources phytogénétiques au Togo 337

STRATEGIES PAYSANNES DE CONSERVATION


DE QUELQUES RESSOURCES PHYTOGENETIQUES
DANS LE MOYEN-MONO AU TOGO

S. AKPAVI1, M. BANOIN2, K. BATAWILA1, R. VODOUHE3 et K. AKPAGANA1

Laboratoire de Botanique et Ecologie végétale, Faculté des Sciences, Université de Lomé, B. P. 1515, Lomé (Togo).
1

E-mail : [email protected]
2
Faculté d’Agronomie, Université Abdou Moumouni, B. P. 10960, Niamey (Niger)
Institut International pour les Ressources Phytogénétiques (IPGRI), Bureau Régional pour l’Afrique de l’Ouest
3

et du Centre, c/o IITA, B. P. 08-0932, Cotonou

RESUME

L’ étude, réalisée dans le Moyen-mono (Sud-Est du Togo), analyse les pratiques paysannes de conservation
des ressources phytogénétiques. Les pratiques agricoles sont évaluées selon leur modalité, leur opportunité
et leur efficacité à travers des interviews semi-structurées et des observations directes dans les champs
et les ménages. Les pratiques de conservation des semences les plus courantes observées sont
l’utilisation des greniers de types «Huidza» et «Ava» pour le maïs, la mise en bidons et fûts pour le niébé.
Des produits sont utilisés pour renforcer la conservation. Il s’agit de la cendre, du jus d’ Azadirachta indica,
du sable fin, des grains de sel de cuisine, de la sciure de bois pour le maïs ; du péricarpe sec de Citrus sp.
et/ou du Capsicum sp. pour le niébé. Des bottes de tiges de manioc sont mises contre tuteurs en milieu
ombragé alors que les semences d’ignames sont conservées en clôture à domicile ou en fosse au champ.
Ces pratiques, très efficaces, portant moins atteinte à l’environnement doivent être encouragées.

Mots clés : Togo, Moyen-Mono, ressources phytogénétiques, pratiques de conservation.

ABSTRACT

FARMERS’ STRATEGIES FOR PHYTOGENETIC RESOURCES CONSERVATION IN THE MIDDLE MONO (TOGO)

The study undertaken in Middle-Mono, South-east Togo, aims to analyse farmers conservation practices of
PhytoGenetic Resources. Agricultural practices were assessed according type, opportunity and effectiveness,
through semi-structured household interviews and direct farm observations. The main practices of seed
conservation are the use of «Huidza» and «Ava» granaries for maize, cask or bole and baril for cowpea.
Some homemade products are added to seeds in order improve conservation ; these are kitchen salt,
woodash, sawdust, fine sand, Azadirachta indica juice, for maize and dry pericarp of Citrus sp. and/or
Capsicum sp. for cowpea. Top boots of cassava are staked while yam seeds are put into pits in farm or in
a barn at home. As the practices of phytogenetic resources conservation in Moyen-Mono are found to be
efficient and have less environmental adverse effects, their use by farmes must be encouraged.

Keywords : Togo, Moyen-mono, phytogenetic resources, farm conservation.

INTRODUCTION Weiskopf, 2001). En outre, les ressources


phytogénétiques constituent l’élément
fondamental de la survie des populations de par
Les ressources phytogénétiques sont définies le monde.
comme étant l’ensemble des génotypes On note, malheureusement, que la destruction
végétaux utilisés ou potentiellement utilisables des ressources naturelles liée à la pression sur
par l’homme. Elles conditionnent la durabilité les terres et aux pratiques agricoles inappropriées
des systèmes de production et constituent les contribue à l’érosion de ces ressources
clés du développement (Engels et al., 2001 ; phytogénétiques (Groupe Crucible II, 2001).

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


338 S. AKPAVI et al.

Au Togo, la div ersité des ressources MATERIEL ET METHODES


phytogénétiques pour l’alimentation et
l’agriculture est bien fournie. Les principales
ressources utilisées sont les céréales, les
ZONE D’ETUDE
légumineuses à graines, les plantes à racines
et tubercules, les légumes, les condiments et
La préfecture du moyen-Mono est située dans
épices, les oléagineux, les f ibres, les
la partie sud-est du Togo entre les latitudes
aromatiques, les fruitiers cultivés et sauvages,
7° et 8° Nord (Figure 1). Elle couvre une
les plantes fourragères, les plantes médicinales
et les champignons. Pour assurer la sécurité superficie de 1010 km² (Anonyme, 2002) sur
alimentaire durable aux populations, la des sols ferrugineux tropicaux, surexploités
préservation de ces ressources et, surtout, des et érodés. Elle est drainée par le fleuve
semences s’avère indispensable. Mono. Le climat est de type guinéen avec
deux saisons de pluie. La végétation est
Généralement, ces ressources phytogénétiques une m osaï que de f or êt s gal er i es, de
sont conservées, soit dans des banques de savanes, de jachères et de champs dont
gènes (conservation ex situ), soit dans leurs les ligneux les plus fréquents sont Vitellaria
habitats naturels (conservation in situ ou à la paradoxa C. F. Gaertner, Parkia biglobosa
ferme). Engels (2001) a montré qu’il existe très (Jacq) R. Br. et Vitex doniana Sweet (Brunel
peu d’investigations dans ce dernier cas. et al., 1984).
Cependant, en ce qui concerne les efforts faits
pour pérenniser les ressources phytogénétiques, La population du Moyen-Mono était de
on reconnaît beaucoup plus aujourd’hui 65 800 habitants en 1999 (Anonyme, 2002)
l’importance des agriculteurs et des populations avec une croissance annuelle de 2,96 %. Elle
autochtones dans la conservation, l’utilisation est à 80 % agricole (DSID, 1998). Les groupes
et l’amélioration de la diversité biologique (IPGRI, ethniques majoritaires sont les Ehoé (61 %)
2001). En effet, les paysans détiennent les et les Adja (38 %).
modes d’exploitation culturaux qui favorisent le
Les cultures vivrières sont les céréales [maïs
maintien de la diversité génétique en équilibre
(Zea mays L. ) surtout ], les tubercules
avec les écosystèmes. Aussi, ces paysans étant
[essentiellement manioc (Manihot esculenta
très attachés aux variétés traditionnelles, ils
Crantz) et igname (Dioscorea spp.)], le
sélectionnent à chaque campagne des
palmier à huile (Elaeis guineensis L.) et les
spécimens qu’ils conservent comme semences
pour la prochaine saison culturale. Dans bien légumineuses. Les berges des cours d’eau
des cas, les ressources phytogénétiques sont permettent aux paysans de faire, acces-
ainsi relativement conservées par les systèmes soirement, des cultures maraîchères de contre
culturaux aussi longtemps qu’elles sont utiles saison comme la tomate (Lycopersicum
pour les agriculteurs. esculentum L.), le piment (Capsicum spp.),
la laitue (Latuca sativa L.) et le gombo
Au Togo, plusieurs travaux ont signalé
(Abelmoschus esculentus Moench).
l’existence de diverses formes de savoirs
traditionnels qui sous-tendent la bonne gestion L’agriculture est encore traditionnelle dans la
des ressources phytogénétiques dans différentes zone avec diverses pratiques locales de
régions (Kakabou, 1991 ; Knoth, 1993 ; conservation des récoltes.
Gnamkoulamba, 2001 ; Datchidi, 2002 ; Akpavi,
La localité concernée est le canton de
2003). La culture et les connaissances locales
Tohoun, chef -li eu de l a préf ecture du
font partie intégrante de la biodiversité agricole
car c’est l’activité agricole de l’homme qui, si Moyen-Mono. Il compte cinq quartiers dont
elle est bien pratiquée, préserve cette biodiversité. Tohoun Kpoenzouhoé qui a servi de base
La présente étude est une analyse des dans le cadre de cette étude. Une enquête
stratégies paysannes de conservation de préli mi nai re a m ont ré que ce quarti er
certaines ressources phytogénétiques dans les comprend 95 exploitations agricoles dont
systèmes de culture pratiqués dans la Préfecture 38 représentatives ont été investiguées,
du Moyen-Mono (Sud-Est du Togo). soit un taux de sondage de 40 %.

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


Stratégies paysannes de conservation de quelques ressources phytogénétiques au Togo 339

Figure 1 : Localisation du Moyen-Mono.


Situation of Middle Mono in Togo.

ECHANTILLONNAGE ET COLLECTE DES parf aite harmonie les deux groupes


DONNEES ethnoculturels Adja et Ehoé de la Préfecture.
En outre, des enquêtes préliminaires ont montré
La situation agricole est supposée globalement que c’est ce quartier qui comprend les paysans
quasi homogène entre les cinq quartiers de la les plus âgés encore actifs. Enfin, à l’intérieur
ville de Tohoun. La diversité des pratiques de ce même quartier, les ménages ont été
agricoles du milieu pourrait alors être évaluée à choisis au hasard. Les chefs d’exploitation et
l’intérieur d’un quartier. leur(s) femme(s) ainsi que des responsables de
divers services agricoles de la zone ont été les
La démarche méthodologique a consisté en un
répondants.
échantillonnage en grappes. L’échantillonnage
est en grappes du fait du choix. Un seul quartier Les données sont recueillies par des interviews
a été retenu : Kpoenzouhoé. Ce quartier est le semi-structurées et des observations de terrain
plus ancien de la ville de Tohoun. C’est aussi le au champ et au marché à l’aide d’un guide
quartier royal et le quartier où cohabitent en d’entretien.

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


340 S. AKPAVI et al.

Les questions sont relatives aux diverses TYPOLOGIE STRUCTURELLE DES


techniques utilisées pour la conservation des EXPLOITATIONS
récoltes, à leur efficacité, etc.
Les pratiques agricoles de conservation des Le but de cette typologie est de catégoriser les
récoltes ont été notées selon leur modalité, leur exploitations en fonction de leur degré de
opportunité et leur efficacité. Il s’est agit conservation. Ce degré est apprécié par le
d’observer et de décrire objectivement ce que le nombre de cultivars locaux et l’existence de
paysan fait, d’analyser la logique interne ou la palmeraie dans les exploitations. La figure 2
rationalité de ses pratiques et d’évaluer leurs classe les exploitations en neuf ensembles
conséquences et leurs performances. Les noms regroupés au sein de deux grandes catégories.
des cultivars et des espèces sont recueillis en L’analyse de cette figure permet d’obtenir
Ehoé et en Adja, les deux principales langues l’interprétation contenue dans le tableau 1.
parlées dans la zone. Le tableau 1 montre que tous les ensembles du
groupe A ont sécurisé leurs exploitations par la
TRAITEMENT DES DONNEES plantation de palmeraie. En effet, dans la zone
d’étude, les palmeraies constituent un moyen
Le dépouillement des guides d’entretien a été discret d’appropriation de la terre. En outre, plus
réalisé manuellement. A l’aide de Microsoft de 80 % de ce groupe disposent des deux
EXCEL©, ces données ont servi à calculer le meilleurs types de sols. Ils ont aussi le plus
pourcentage d’adoption des pratiques par les grand nombre de cultivars locaux (2 à 9). Par
paysans, c’est-à-dire le pourcentage de paysans conséquent, c’est au sein de ces groupes qu’on
qui adoptent une pratique et la mettent peut manipuler le plus grand nombre de cultivars
effectivement en œuvre, ce qui permet d’estimer et donc, de ressources phytogénétiques.
l’importance relative de chaque pratique. Ces
résultats ont été aussi soumis au logiciel Par contre, le manque de terre et surtout de
STATISTICA 6.0© pour la classification sols fertiles est un problème dont souffrent les
hiérarchique des exploitations. ensembles du groupe B. Seuls 32 % de ce
groupe disposent d’une palmeraie. Cela peut être
lié au manque de terre. Ils disposent aussi de
RESULTATS ET DISCUSSION peu de cultivars locaux dans leurs exploitations.
D’autre part, le nombre de personnes en charge
reste relativement important (6). Ce groupe
Des récipients de diverses natures sont utilisés
penserait beaucoup plus à la satisfaction
mais dans d’autres cas, des fosses sont
immédiate des besoins familiaux qu’à la
aménagées pour la conservation des récoltes.
conservation des ressources phytogénétiques.
Pour une production donnée, les greniers peuvent
être destinés à la conservation des denrées Cette analyse peut se résumer en trois points :
alimentaires («Adova») ou au stockage des les exploitations conservatrices représentées
semences pour les campagnes agricoles à venir. par les ensembles du groupe A et E9 du groupe
Pour les légumineuses et les céréales, les B, les exploitations semi-conservatrices que
systèmes de conservation diffèrent selon qu’elles forment les ensembles E5, E7, E8 du groupe B
sont décortiquées ou non. Les greniers de types alors que l’ensemble E6 peut être considéré
Ava, Huidza ou Pidza, Sogba, silo et citerne, le comme des exploitations non conservatrices.
système Adjoko, les sachets, les bidons, les Ce dernier ensemble regroupe des gens
fûts et les tonneaux constituent les principaux relativement jeunes (âge maximal : 50 ans).
systèmes de conservation de graines et grains
recensés dans la zone d’étude. Des systèmes La conserv ation des ressources phyto-
particuliers de conservation des tubercules et génétiques n’est donc pas l’apanage des gens
racines sont aussi recensés. d’un certain âge précis de la population. Cela

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


Stratégies paysannes de conservation de quelques ressources phytogénétiques au Togo 341

peut donner moins d’inquiétude quant à l’avenir Avédzi et/ou Ekpan. La grande majorité ne
des spéculations. En effet, si cela était le cas, dispose que des terres pauvres. L’important
l’on pourrait penser qu’avec la disparition du taux de croissance de la population peut
groupe concerné, beaucoup de spéculations dis- aussi f ai re prog resser ra pi de m ent l a
paraîtraient. Toutefois, le fait que ce soit la proportion des exploitations non conser-
disponibilité foncière qui soit le facteur essentiel vatrices qui est actuellement d’environ 44 %. Les
de la conservation alors qu’une proportion populati ons dév e-loppent touj ours des
importante des exploitations ne dispose pas de stratégies pour conserv er les récoltes,
terres fertiles suscite beaucoup d’interrogations. quelle que soit leur quantité, soit pour la
Le tableau 1 montre que seuls 34,21 % des consommation, soit pour servir de semences
Arbre de 38 Variables
exploitations possèdent encore les solsMéth. de Ward les saisons à venir.
Dist. Euclidiennes
120

100

Groupe A
Groupe B

80
(Dcla./Dmax)*100

60

E5
E2
40 E1
E4
E8 E9
E3

20 E6
E7

0
VAR35
VAR32
VAR22
VAR20
VAR27
VAR24
VAR16
VAR25
VAR18
VAR38

VAR33
VAR28
VAR14
VAR29

VAR13
VAR17

VAR21
VAR19
VAR36
VAR30
VAR12

VAR34
VAR10

VAR26
VAR11
VAR15

VAR31
VAR23
VAR37
VAR6

VAR3
VAR7

VAR5
VAR2

VAR4

VAR9

VAR8

VAR1

Arbre de 38 variables.
Méthode de Ward
Dist. Euclidiennes

Figure 2 : Classification hiérarchique des exploitations.


Hierarchical classification of livelihoods.

Tableau 1 : Interprétation de la typologie des exploitations.


Interpretation of the structure of livelihoods.

Age du chef Existence de Personne en


Groupe Ensemble % d’exploitation Type de sol Spéculations
d’exploitation palmeraie charge
E1 18,42 40 à 60 ans Avédzi et Ekpan 3 ci, + de 3cn, ml oui 7
E2 10,53 50 à 75 ans Avédzi et Ekpan ml, pp oui 4
A (42,10 %) E3 7,89 20 à 50 ans Zoxo et Kpodzi ml, 2 cm oui 5
ml, 2 cm, + de
E4 5,26 64 à 67 ans Avédzi et Ekpan oui 1
3 cn, ar, pp
E5 13,16 20 à 35 ans Kpodzi ou Zoxo ml, tl non 5
Avédzi ou Ekpan
E6 5,26 20 à 50 ans autres* non 4
ou Zoxo ou Kpodzi
Avédzi ou Ekpan
E7 10,53 51 à 75 ans 2 ci oui 7
B (57,90 %) ou Zoxo ou Kpodzi
Avédzi ou Ekpan
E8 7,89 51 à 75 ans ml, 2ci oui 9
ou Zoxo ou Kpodzi
Avédzi ou Ekpan
E9 21,05 40 à 70 ans ml, + de 3cn, 1 ci non 3
ou Zoxo ou Kpodzi
*cultivars introduits, ml : maïs local, cm : cultivar de manioc, cn : cultivars locaux de niébé, tl : tomate locale, ar : arachide, pp : petit piment,
ci : cultivars d'igname.

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


342 S. AKPAVI et al.

PRATIQUES DE CONSERVATION DES structure, on construit une plateforme conique


RECOLTES ET SEMENCES vers le bas sur lequel la récolte de maïs est
disposée. On recouvre l’ensemble d’une
toiture de paillassons d’Imperata cylindrica
Conservation du maïs (L. ) Raeuschel. Cette couv erture peut
également être en plastique ou en tôle
Plusieurs systèmes interviennent dans la
ondulée. Les piliers sont souvent tirés d’espèces
conservation du maïs. Il s’agit essentiellement
à bois dur et résistant à la pourriture et aux
des greniers de types Huidza ou Pidza (53 %),
termites comme Millettia thonningii (Schum. &
Ava (29 %), Sogba (13 %) et citerne (8 %),
Thonn.) Bak., Borassus aethipium Mart.,
du système Adjoko (8 %) mais aussi des silos
Azadirachta indica A. Juss. et Fagara
(5 %). Les résultats de nos études sur le taux
zanthoxyloides (Lam.) Zepernick & Timler. Leur
d’adoption des diverses pratiques montrent que
hauteur est variable suivant qu’on soit au champ
les greniers de type Pidza et Ava sont les plus
(Figure 4a) ou à domicile (Figure 4b). Le système
fréquemment utilisés pour conserver le maïs non
installé, plus particulièrement les piliers, peut
déspathé (Figure 3).
servir pendant trois à quatre saisons. Le grenier
Le grenier de type Ava (Figures 4a et 4b) est du type Ava, un des plus anciens systèmes
une structure circulaire dont le diamètre varie endogènes de conservation, est beaucoup
d’un à quatre mètres selon l’importance de la p l u s u t i l i sé d a n s l e s m i l i e u x o ù l a
récolte. Des piliers solides sont disposés sur div agation des ovins et des caprins est
deux cercles ; leur écartement varie suivant leur contrôlée. Il permet une meilleure conser-
grosseur, qui elle même, dépend de l’abondance vation des ressources naturelles mais aussi
de la récolte. Plus ils sont gros, moins ils sont des savoirs qui leur sont liés (IPGRI, 1999 ;
rapprochés les uns des autres. Sur cette Engels et al., 2001)

Grenier type
Système
citerne
Adjoko
7%
7%

Grenier type
Sogba
12%

Grenier type Grenier type


Ava Huidza
26% 48%

Figure 3 : Importance relative des pratiques de conservation de maïs.


Relative importance of the practices of maize harvesting conservation.

Le grenier du type Huidza (Figure 4c) est une ou encore de plastique. Le grenier de type
sorte de grand panier sans fond dont le diamètre Huidza, beaucoup plus moderne, protège les
peut atteindre 1,5 m et la hauteur, 2 m. Il est récoltes contre les voleurs et les animaux (ovins,
confectionné avec des tiges de Mallotus caprins, etc.). Il contribue plus à la dégradation
oppositifolus (Geisel) Müll. Arg., A. indica, M. de l’environnement que ne le font les autres types
thonningii ou Bambusa vulgaris Schrader ex de greniers car les prélèvements de matériel
Wendel. Rempli de maïs, il est couvert d’un végétal pour sa confection sont plus importants.
paillasson d’I. cylindrica ou d’une toiture en tuile Malgré tout, il reste le type de grenier le plus

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


Stratégies paysannes de conservation de quelques ressources phytogénétiques au Togo 343

utilisé (Figure 3). Ces faits corroborent les «silos» (Figure 4g). Ils sont très peu adoptés
observations de Jouve (1997) selon lesquelles car les paysans préfèrent conserver rapidement
les choix des agriculteurs ne sont pas toujours le maïs avec ses spathes. L’adoption du silo et
les meilleurs possibles pour la communauté ni de la citerne, quoique financièrement coûteuse,
pour la protection de l’environnement. peut constituer des solutions écologiques car
n’ayant pas d’impact négatif majeur sur
Le grenier du type citerne, de dimensions
l’environnement. Par ailleurs, le coût élevé de
variables (3 à 4 m de diamètre et 1 m de
ces types de greniers est largement compensé
profondeur), est surélevée d’une margelle de 0,5
par leur durabilité temporelle.
à 1 m de hauteur (Figure 4d). Il est peu utilisé
(Figure 3) et est semblable au grenier du type Enfin, la plupart des paysans préfèrent séparer
Ava. La faible hauteur de la margelle peut le stock de consommation de celui destiné aux
exposer les récoltes aux attaques des animaux. semences.
Pour cette raison, il est toujours installé au
La conservation du maïs est renforcée par
champ. Cette faiblesse couplée à son coût élevé
l’utilisation des pesticides biologiques et
(par l’achat du ciment) explique sa faible
chimiques. Ainsi, au moment de la mise en place
utilisation.
du grenier, on asperge par étages successifs,
Le grenier du type Sogba est un apatam fait divers produits variant en fonction de l’exploitant
de quatre piliers sous lequel on installe une et suivant les moyens, de l’extrait de neem, aux
cuisine ; les récoltes sont entreposées sur le pesticides de synthèse, en passant par le pétrole
toit puis couvertes (Figure 4e). Il prend peu de mélangé au sable, à l’eau salée, au sel de
place et facilite la conservation par la chaleur et cuisine ou à la cendre. Il faut reconnaître que
les fumées produites par le feu de la cuisine. Il l’utilisation de l’extrait de neem, méthode
est fait pour les petites récoltes de maïs, pour biologique, est encore à son début dans la zone.
le niébé ou pour le sorgho et demande peu de Elle mérite d’être encouragée du fait de son
moyens. Cet exemple est très proche du efficacité prouvée contre les déprédateurs
système Rumbu des peuples Aten de Ganawuri (Mazhar, 1999 ; IPGRI, 2001).
au Nigeria pour conserver le fonio et du système
Les études ont prouvé que la majorité des
Kiro des peuples Moru du Sud Soudan dans la
paysans (soit 50 %) préfèrent utiliser des
conservation du sorgho (IPGRI, 1994).
produits phytosanitaires initialement destinés
La conservation par le système Adjoko est aux traitements du cotonnier malgré l’illégalité
surtout une conservation de semences de maïs de cette pratique et ses effets sur la santé
pour les prochaines cultures (Figure 4f). Les humaine et l’environnement, des faits bien
semences sont accrochées au toit de la cuisine, reconnus par les paysans (Tableau 2). Ces
au-dessus du foyer. Elles bénéficient ainsi de la produits phytosanitaires sont souvent mélangés
fumée et de la chaleur et le séchage peut ainsi au sable fin, à la cendre ou aux sciures de bois
se poursuivre. Les semences déjà égrenées avant leur application aux récoltes. Les paysans
sont emballées par des tissus de coton, puis pensent que ce faisant, ils évitent le contact
accrochées au toit. Dans la Préfecture de Yoto, direct entre le produit et les récoltes, minimisant
voisine de celle du Moyen-Mono, Datchidi (2002) ainsi les risques d’intoxication. Cependant, ce
a montré que la position du maïs par rapport à fait est loin de concilier les objectifs de
la source du feu varie en fonction de son état préservation de la santé et la conservation. En
physiologique à la récolte. Plus, il est proche effet, dans un travail de conservation, le
de la maturité, plus il est éloigné de la source «conservationiste» doit clairement comprendre
du feu. Le système Adjoko, de moins en moins et démontrer les liens entre la santé et la
pratiqué, n’existe encore que pour la biodiversité afin de promouvoir la conservation
conservation de semences d’espèces rares ou com m e un m oyen de prot e ct i on et
lorsque l’on veut utiliser la récolte de la première d’amélioration de la qualité de la vie humaine
saison comme semence pour la seconde (WWF, 2001).
saison. C’est ce qui explique son faible taux
Certains paysans font le grenier du type Huidza
d’adoption (Figure 3).
sans utilisation de produits mais en jouant sur
Les systèmes de conservation décrits sont le temps de la récolte. Ils estiment qu’en
utilisés pour conserver du maïs non égrené ou récoltant le maïs un peu plus tôt et en conservant
mieux, avec ses spathes. Par contre, le maïs la récolte dans le grenier du type Huidza, on
égrené se conserve dans des tonneaux ou emprisonne le peu d’eau que la récolte contient

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


344 S. AKPAVI et al.

encore, ce qui produirait une chaleur qui protège d’une agriculture saine pour l’environnement et
la récolte. La réussite de ce système éviterait la santé (IPGRI, 1999 ; Engels et al., 2001). Le
les ennuis de santé que pourraient provoquer la tableau 2 résume les taux d’adoption de ces
consommation de denrées conservées avec les différents produits par les paysans pour la
produits phytosanitaires. Ce serait la promotion conservation du maïs.

a - Grenier type "Ava" dans les champs. b - Grenier type "Ava" à la maison

c - Grenier type Huidza fait avec des lattes


d - Grenier type citerne.
de bambou (Bambusa vulgaris).

Maïs
Récolte
recouverte de la déspathé
paille tressée
(harvest Maïs non
covered with déspathé
straw

Source du feu
Cuisine (source of fire)
(kitchen)

e - Grenier type Sogba. f - Un dispositif du système Adjoko.

"Robinet"
(grain tap)

g - Grenier type silo

Figure 4 : Types de greniers et dispositifs du système Adjoko.


Granaries and Adjoko system.

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


Stratégies paysannes de conservation de quelques ressources phytogénétiques au Togo 345

Tableau 2 : Produits utilisés pour renforcer la conservation.


Products using to strengthen the conservation.

Taux d’adoption
Produits de conservation
par les paysans (%)
Cendre (ash) 26,32
Extrait de neem (juice of Azadirachta indica) 21,05
Sable fin (sand) 10,05
Grain de sel de cuisine (grain of kitchen salt) 10,05
Pétrole (petrol) 5,26
Sciures de bois (sawdust) 2,63
Produits phytosanitaires (synthetic products) 50,00

Conservation du niébé ou par la protection des bottes de tiges par des


branchages (Figure 6). La mise en terre directe
Le niébé se conserve essentiellement égrené, des boutures est pratiquée si la récolte coïncide
souvent en mélange avec les résidus des avec la saison des pluies et/ou la bonne saison
gousses, dans divers contenants tels que de plantation. Par contre, la mise des bottes de
sachets, bidons, fûts, tonneaux, silos, etc. tiges contre tuteurs (palmiers à huile le plus
(Figure 5). Cette stratégie est adoptée par 54 % souvent) ou couchées à même le sol dans un
des exploitations. Ce système de conservation milieu humide en brousse sont des stratégies
est renforcé chez 24 % des exploitations par adoptées lorsque l’on v eut garder les
l’utilisation du péricarpe séché d’orange et/ou «semences» en attendant la bonne saison de
du piment (Capsicum sp.) bien séché. Ces plantation. En mettant les bottes de tiges contre
addi t i f s j ouent l e rôl e de v éri t abl es tuteur, le paysan les met du côté ouest de celui-
biopesticides contre les larves de charançons ci ; car l’ensoleillement de la matinée est estimée
(Mazhar, 1999 ; IPGRI, 2001). Selon les trop intense. De plus, toute la partie distale en
paysans, le péricarpe séché d’orange et le contact avec les tubercules est laissée intacte
piment permettent d’obtenir de très bons afin d’éviter la perte des réserves accumulées
résultats. L’efficacité de ce système est liée à dans cette partie de la tige. Enfin, on amasse
l’émission de substances volatiles répulsives qui de la terre à la base de la botte pour favoriser la
empêchent l’attaque par les ravageurs. De plus, conservation de l’humidité sous les tiges. Malgré
les résidus de gousses du niébé favoriseraient ces précautions, il se produit souvent un
l’absorption de l’humidité résiduelle dans le dessèchement des tiges dans leur partie
milieu le rendant plus sec. Cela pourrait supérieure suite à la migration de l’eau vers le
empêcher la putréfaction, source d’attaques par bas. Cette stratégie reste néanmoins la plus
les bactéries et autres agents destructeurs. adoptée par les exploitations (Figure 6).
Quand le niébé n’est pas décortiqué, il est Quand les bottes de tiges sont couchées à
conservé dans le grenier Sogba ou quelquefois même le sol dans un endroit ombragé, les tiges
par Adjoko ou encore dans le grenier du type sont mieux conservées et poussent même des
Huidza (Figure 5). Ces résultats montrent que racines. Cette méthode est néanmoins peu
le niébé se conserve très mal avec les gousses. appréciée par les paysans car les tiges sont
Cependant, la fumée et la chaleur de la cuisine exposées aux déprédations et, une fois mises
peuvent contribuer à cette conservation. C’est en terre, la levée des boutures n’est pas facile.
ce qui explique la proportion relativement
importante des utilisateurs du grenier du type Les «semences» peuvent être conservées à
Sogba. l’ombre à la maison ; cette méthode s’applique
aux espèces rares de manioc dont les
Conservation des tiges du manioc tubercules sont très appréciés. Par ailleurs, les
«semences» peuvent être conservées au champ
Le manioc se multiplie par boutures ; aussi ses à travers des pieds sous lesquels, on enlève de
tiges se conservent-elles par la mise en terre temps en temps, des tubercules, en attendant
directe des boutures au moment de la récolte la bonne saison. Cette méthode est pratiquée

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


346 S. AKPAVI et al.

par 8,51 % des expl oitations pour l es La conservation dans une clôture à la maison
espèces en disparition. Ce faible taux peut est la stratégie la plus pratiquée (Figure 7). Il
s’expliquer par le fait que les «semences» s’agit d’un enclos de palmes et d’arbustes qui
de manioc ne constituent pas souvent un serviront d’ombrage pour une meilleure
problème majeur pour le paysan. conservation de la récolte. Les tubercules sont
disposés serrés les uns contre les autres, le
Conservation des semences d’igname bout distal vers le sol.

Les ignames susceptibles de servir à la La mise en fosse des tubercules au champ est
préparation de l’igname pilée ou «foufou», une stratégie utilisée seulement pour conserver
encore appelées ignames «blanches», sont des tubercules qui serviront de semences. Ainsi,
récoltées en deux temps. Elles sont sevrées à la récolte, les tubercules qui serviront de
en août et le reste est déterré entre novembre semences à la prochaine campagne, sont
et décembre. Le sevrage est, en réalité, une laissées soit dans leurs buttes respectives, soit
st ra t ég i e d e m ul t i p l i ca t i o n des t êt es dans une fosse commune creusée à cet effet.
d’ignames. En effet, les ignames qualifiées Cette stratégie est adoptée dans le cas de
de «blanches», ne se multiplient que par la mauvaises récoltes mais aussi, dans le cas où
p a r t i e d i st a l e d e l e u r s t u b e r c u l e s les champs sont très loin des habitations. Elle
c on t r ai re m e n t au x i g na m es d i t es d e vise à réduire les efforts pour le transport et à
cossettes. Ainsi, une igname sevrée peut dérober les semences des besoins alimentaires.
régénérer une di zai ne de «t êt es» qui Dans d’autres cas, les tubercules sont conservés
se r v i r o n t d e se m e n c e s. L o r s q u e l e dans un milieu frais et recouvert de détritus ou
tubercule est petit, il est laissé dans la dans un grenier du type Ava. Ces deux méthodes,
butte et il régénère des semences. peu conservatrices, sont de loin les moins adoptées.

sacSac
de jute et Grenier type
polystyrène Huidza
Système 4% 2%
Adjoko
9%

Grenier type
Bidon, fût,
sogba
sachet
26%
59%

Figure 5 : Importance relative des pratiques de conservation du niébé.


Relative importance of the practices of cowpea harvesting conservation.

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Stratégies paysannes de conservation de quelques ressources phytogénétiques au Togo 347

sevrage de
tubercules
bottesde
bottes de tiges
tiges 7%
misesmises
couchées
surcouchées
le sol au
11 % sol
11%

bottes de tiges
boutures mises contre
mises en terre tuteurs
directement 56%
26%

Figure 6 : Importance relative des pratiques de conservation du manioc.


Relative importance of the practices of top boots of cassava conservation.

tubercules
tubercules mis
mis en tubercules
sur le sol
grenier mis au sol
9% 4%

tubercules
mis en fosse
17%

tubercules
mis en
clôtures
70%

Figure 7 : Importance relative des pratiques de conservation des semences d'igname.


Relative importance of the practices of yam seeds conservation.

CONCLUSION conservation de semences couramment


observées dans la Préfecture du Moyen-Mono
au Togo. Des produits comme la cendre, le jus
L’utilisation des greniers de types «Huidza» et d’ Azadirachta indica, le sable fin, les grains de
«Ava» pour le maïs, la mise en bidons et fûts sel de cuisine, les sciures de bois et le péricarpe
pour le niébé constituent les pratiques de sec de Citrus sp. et/ou du Capsicum sp. sont

Agronomie Africaine 19 (3) : 337 - 349 (2007)


348 S. AKPAVI et al.

utilisés dans le processus de renforcement de Towards Sustainable National Plant


cette conservation. Pour le manioc, les bottes Genetic Resources Programs, Policy,
de tiges sont mises contre tuteur du côté ouest Planning, and Coordination Issues.
de celui-ci alors que les semenceaux d’ignames Zschortau, DSE, 11 - 21.
sont conservés dans une clôture en milieu Engels J. M. M. 2001. Complementary strategy for
ombragé à domicile. improved conservation and use of PGR. In
J. M. M. Engels , R. Vodouhè, J. Thompson,
Les pratiques de conservation des récoltes A. Zannou, E. Hehne and M. Grum (Eds.).
recensées restent informelles et très variées. Proceedings of an international workshop :
Friis-Hansen and Sthapit (1999) ont montré Towards Sustainable National Plant
qu’elles constituent les meilleures sources Genetic Resources Programs, Policy,
d’approvisionnement en semences dans la Planning, and Coordination Issues.
plupart des pays en développement en particulier Zschortau, DSE, 69 - 77.
pour les cultures vivrières. Elles sont essentiel- Friis-Hansen E. and B. Sthapit. 1999. Overview,
lement liées aux types de culture et à la quantité local PGR management and participatory
de la récolte. L’adoption des pratiques de crop improvement. In E. Friis-Hansen and
conservation par les paysans est conditionnée B. Sthapit (Eds.). Participatory approaches
to the conservation and use of plant genetic
par certains f acteurs : les possibilités
resources, Rome, IPGRI, 84 - 89.
financières, la saison de récolte et la situation
du champ par rapport au village sont les plus Gnamkoulamba A. 2001. Problématique de la
importantes. Des études ultérieures évaluant le domestication d’une espèces d’igname
coût/bénéfice de ces pratiques de conservation sauvage : Bayere (Dioscorea praehensilis)
à Agbokopé (Préfecture de Wawa au Togo).
seraient nécessaires pour mieux appréhender
Niamey, CRESA/FA/UAM, 72 p.
leur efficacité.
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