Lycée : Chapitre 5 : Classe : 1ere Bac STE
TECHNIQUE LALLA KHADIJA
FONCTION : TRAITER Unité : ATC
Automate Programmable Industriel
prof : K. EL HAROURI
(API)
I. Introduction :
1. Définition et historique des API :
Un Automate Programmable Industriel est une machine électronique, programmable par un personnel
non informaticien et destinée à piloter en ambiance industrielle et en temps réel des procédés
automatiques.
Les automates programmables industriels ou A.P.I. comme on les appelle le plus souvent ou encore
Programmable Logic Controller (PLC en anglais), sont apparu aux Etats-Unis vers 1969 où ils
répondaient aux désirs des industries de l’automobile de développer des chaînes de fabrication
automatisées qui pourraient suivre l’évolution des technologies et des modèles fabriqués. L’A.P.I. s’est
ainsi substitué aux armoires à relais en raison de sa souplesse, mais aussi parce que dans les automatismes
de commande complexe, les coûts de câblage et de mise au point devenaient trop élevés.
Les premiers constructeurs américains étaient les entreprises Modicon et Allen-Bradley.
Les A.P.I. offrent de nombreux avantages par rapport aux dispositifs de commande câblés, comme :
La fiabilité.
La simplicité de mise en œuvre (pas de langage de programmation complexe).
La souplesse d’adaptation (système évolutif et modulaire).
L’Intégration dans un système de production (implantation aisée).
Les A.P.I. ont subi des améliorations tous les 4 à 7 ans au fur et à mesure de l’apparition des composants
électroniques tels que les microprocesseurs et les microcontrôleurs.
II. Architecture des API
Les automates peuvent être de type compact ou modulaire.
Les automates type compact ou micro automates intègrent le processeur, l'alimentation, les
interfaces d’entrées / sorties. Selon les modèles et les fabricants, ils peuvent réaliser certaines
fonctions supplémentaires (comptage rapide, E/S analogiques ...) et recevoir des extensions en
nombre limité.
Exemples : LOGO de Siemens, ZELIO de Schneider, S7-200 de Siemens...
Ces automates sont de fonctionnement simple et sont généralement destinés à la commande de petits
automatismes.
Pour les automates type modulaire, le processeur, l'alimentation et les interfaces d'entrées / sorties
résident dans des unités séparées (modules) et sont fixées sur un ou plusieurs racks contenant le
"fond de panier" (bus plus connecteurs).
Ces automates sont intégrés dans les automatismes complexes où puissance, capacité de traitement et
flexibilité sont nécessaires.
1. Structure fonctionnelle et matériel d’un API :
La structure interne d’un API est représentée par la figure suivante :
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La console de programmation : C'est généralement un PC où est installé le logiciel de programmation
spécifique à l'API. Ce logiciel permet d'éditer le programme, de le compiler et de le transférer à l'automate.
La mémoire : Elle permet de recevoir et conserver le programme de traitement des informations,
L’unité centrale : A base de microprocesseur, elle réalise toutes les fonctions logiques et arithmétiques à
partir d'un programme contenu dans sa mémoire. Elle est connectée aux autres éléments (mémoire et
interface E/S) par un "Bus" parallèle qui véhicule les informations entre ces éléments.
Les interfaces d'entrées/sorties :
Les entrées reçoivent des informations en provenance des éléments de détection et du pupitre
opérateur ;
Les sorties transmettent des informations aux pré-actionneurs et aux éléments de signalisation du
pupitre.
La structure externe d’un API TSX 17/20 est représentée par la figure suivante :
III. Cycle d’exécution d’un API :
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Durant son fonctionnement, un API exécute le même cycle de fonctionnement qu'on appelle "cycle
automate" ; la durée de ce cycle est typiquement de 1 à 50 ms :
Avant chaque traitement, l'API lit les entrées et les mémorise durant le cycle automate ;
Il calcule les équations de fonctionnement du système en fonction des entrées et d'autres variables et
les mémorise ;
Les résultats sont recopiés dans les sorties.
IV. Programmation de l’API :
La programmation d'un API consiste à traduire dans le langage spécialisé de l'automate, les équations de
fonctionnement du système à automatiser. Parmi les langages normalisés, on cite quelques-uns des plus connus
et plus utilisés :
Le langage LADDER (LD : Ladder diagram)
Le langage mnémonique (IL : Instruction list)
Le langage GRAFCET (SFC : Sequential Function Chart)
Les constructeurs d'API proposent des environnements logiciels graphiques pour la programmation. Un
exemple : Pour l’automate ZELIO LOGIC, on utilise un logiciel de programmation ZELIO SOFT.
1. Langage LADDER
Appelé aussi langage à contact, langage à relais ou réseau en échelle, il a été développé par les américains
en pensant qu’il semblerait plus familier aux automaticiens.
Ce langage utilise les symboles graphiques tels que : contacts, relais, bobine et blocs fonctionnels. C'est le
plus utilisé.
Pour plus de facilité, on construit un Grafcet niveau 3 qui est le même que le niveau 2, mais les variables
d’E/S du niveau 2 sont remplacés par les adresses de l'automate (appelés références).
Exemple d’application :
Dans cet exemple, on traduit le GRAFCET correspondant à la perceuse automatisée en LADDER :
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Pour l’étape1, en LADDER, ceci est représenté par :
Le programme complet sera alors :
2. Langage mnémonique "IL" :
C’est un langage littéral qui utilise le langage d’assemblage, largement utilisé dans le domaine informatique.
Très peu utilisé par les automaticiens. Le tableau suivant donne une liste représentative de ce langage
Exemple d’application :
Le programme suivant est une mise en œuvre du GRAFCET de l’exemple de la perceuse en langage IL.
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3. Langage GRAFCET:
Le SFC est le langage graphique qui traduit un GRAFCET sur un API. Par abus de langage, on l'appelle aussi le
langage GRAFCET. Pour éditer un programme GRAFCET on passe par les étapes suivantes :
On commence par construire graphiquement le GRAFCET ;
On traduit les réceptivités dans le langage IL ou le langage LADDER ;
La programmation des actions se fait dans le traitement postérieur en LADDER ou en "IL".
En langage GRAFCET l'activation et la désactivation des étapes se fait automatiquement.
Exemple d’application:
Le programme suivant est une mise en œuvre du GRAFCET de l’exemple de la perceuse en langage SFC :