Ministère de l’Enseignement Supérieur et de recherche scientifique
Université de Sousse
Institut Supérieur de Gestion (ISG)
Séance de Cours
Chapitre 2
Le Modèle entité-association
Enseignant : MR Kamel Garrouch
I. Présentation
Est issu des travaux de CHEN (1976)
Présente (modéliser) la réalité telle qu’elle est perçue par les utilisateurs
sous forme d'un schéma dit Modèle Conceptuelle de Donnée (MCD).
Il s’agit d’une description :
Statique : les entités et les associations sont décrites par leurs propriétés
(attributs)
Dynamique : les associations traduisent les règles de gestion entre les
entités identifiées.
Ce modèle est utilisé en particulier par la méthode Merise (Modèle
Conceptuel de Données MCD).
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II. concepts de base
Le modèle E/A repose sur la perception du monde réel sous forme d’un ensemble
d’objets “entités” associés au moyen d’un ensemble d’associations” entre ces objets.
Représente la réalité à l’aide de la trilogie de base :
Entité
Liens (association)
Propriétés
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II. concepts de base
II.1 Entité
Une entité est un objet (concret ou abstrait) existant dans le monde réel (personne,
film, facture, commande...) manipulée par l'organisme, dotée d'une existence propre
identifiable et ayant un intérêt particulier..
II.2 Classe d’entités
Est le regroupement d’entités ayant des propriétés communes (toutes les personnes,
tous les films, tous les départements...).
Elle prend la forme d’un substantif au singulier. Par abus de langage, classes
d’entités et entités sont souvent confondues
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II. concepts de base
II.2 Classe d’entités
Exemple :
Le client ALI a passé la commande C1 contenant les produits P1 et P2,
Le client MD a passé la commande C3 contenant les produits P1 et P2,
La commande C1 a donné lieu à la facture F1
La commande C3 a donné lieu à la facture F3
La description de ce réel peut se résumer par le tableau suivant :
CLIENT COMMANDE PRODUIT FACTURE
ALI C1 P1, P2 F1
MD C3 P1, P2 F3
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II. concepts de base
II.2 propriété (attribut)
Le c'est le plus petit élément logique d'information qui a un sens en lui-même et
qui caractérise soit un objet, soit une association.
Exemple : nom, prénom, matricule, CIN,….
II.2.1 Identifiant
a) Identifiant d'une entité:
c'est une propriété particulière de l'objet, choisie de telle manière que chaque
valeur (chaque occurrence) prise par cette propriété correspond à une et une
seule occurrence de cet objet.
Exemple :
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II. concepts de base
II.2.1 Identifiant
Remarque :
un identifiant peut être formé dans des cas particuliers de deux ou de plusieurs
propriétés.
Exemple :
Pour pouvoir identifier de manière unique chaque appartement, on a besoin de
connaître à la fois le numéro du bâtiment et le numéro de l’appartement
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II. concepts de base
II.2.2 Entités faibles
Une entité faible est une entité qui a besoin d’une autre entité pour pouvoir être
définie.
Les entités faibles sont des entités dont l’identifiant est :
a)un sous-ensemble de l’identifiant d’une autre entité ! 1er cas.
Élève est une entité faible car l’ensemble des numéros de sécu des élèves est contenu
dans l’ensemble des numéros de sécu des personnes
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II. concepts de base
II.2.2 Entités faibles
b)composée de l’identifiant d’une autre entité et d’un autre attribut (qui appartient à
l’entité faible) ! 2eme cas. Elles sont notées avec un double rectangle.
Appartement est une entité faible car sa clé est composée de l’attribut clé de
Bâtiment (N°Bâtiment) et d’un autre attribut (N°Appart.).
On dit qu’il y a un lien d’identification entre les deux entités.
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II. concepts de base
II.2.3 Sélection de l’identifiant (clé primaire) de chaque entité
• Attributs avec une valeur nulle ne peuvent être candidats
• Le nombre d’attributs entrant dans la composition de la clé doit être minimal.
En effet, plus le nombre d’attributs de l’identifiant est grand, plus les opérations de
recherche d’information dans la base de données seront complexes.
• S'il n y a pas de bon candidat, on peut toujours créer un attribut code
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II. concepts de base
II.3. Association
• Une association est définie sur une collection de N objets-types.
• L'existence d'une association est conditionnée par celle des objets qui la
comportent.
• Elle représente un prédicat (vrai ou faux) qui lie ces objets. Elle peut être porteuse
de données.
Les associations ont comme attributs les clés de toutes les entités associées. La
clé de l’association est la concaténation des identifiants des entités associées.
Exemple
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II. concepts de base
II.3 Association
II.3.1. Rôle d’une association
Dans une association, chaque entité joue un rôle déterminé.
Association binaire : deux rôles.
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II. concepts de base
II.3 Association
II.3.2. Dimension d'une association
C'est le nombre d'objet-types qui participent à la relation-type.
On peut avoir :
Des relations binaires (dimension 2)
Des relations ternaires (dimension 3)
Des relations quaternaires (dimension 4)
Des relations n-aire (dimension n).
Exemple : Associations n-aire (ternaire)
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II. concepts de base
II.3.3. Types de liens
Il existe deux notations pour les types de liens. Nous adopterons la seconde présentée
ci-après.
Première notation : cardinalités maximales
Les associations binaires sont caractérisées par un type de liaison en fonction des
liens existant entre les ensembles d’entités. On distingue trois types de liens :
a) 1 :1 : à chaque occurrence d’une entité d’une classe d’entité, il existe au
plus une occurrence d’entité de l’autre classe d’entité liée par l’association.
Exemple :
Un DÉPARTEMENT n’a qu’un seul chef et un ENSEIGNANT ne peut être chef que
d’un DÉPARTEMENT donc la cardinalité de l’association CHEF_DE est 1 :1.
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II. concepts de base
II.3.3. Types de liens
b) 1 : n : à toute occurrence d’une entité de E1, il existe au plus une occurrence
d’entité de E2 liée par l’association et à chaque occurrence d’une entité de E2, on
associe 0 ou plusieurs occurrences d’entité de E1
Exemple :
un EMPLOYÉ travaille dans un unique DÉPARTEMENT et un DÉPARTEMENT
emploie plusieurs employés donc la cardinalité de l’association TRAVAILLE DANS
est 1 : n.
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II. concepts de base
II.3.3. Types de liens
c) n :m : à toute occurrence d’une entité de E1, il existe 0 ou plusieurs occurrences
d’entité de E2 liée par l’association et à chaque occurrence d’une entité de E2, on
associe 0 ou plusieurs occurrences d’entité de E1.
Exemple :
Un ÉTUDIANT s’inscrit à plusieurs ENSEIGNEMENT et dans un ENSEIGNEMENT
sont inscrit plusieurs ÉTUDIANT donc la cardinalité de l’association S’INSCRIT est
(n : m).
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II. concepts de base
II.3.3. Types de liens
deuxième notation : cardinalités minimales et maximales
Cette notation fait apparaître les cardinalités minimale et maximale
(min, max) de chaque entité pour une association donnée
1. cardinalité minimale : nombre de fois minimum où chaque occurrence
d’une entité doit participer à l’association ;
2. cardinalité maximale : nombre de fois maximum où l’on peut trouver une
occurrence d’entité participant à une association
Dans le cas où le minimum peut être nul, on parle de participation partielle (toute
occurrence de E peut exister indépendamment de l’association A).
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II. concepts de base
II.3.3. Types de liens
Application : expliquez les cardinalités qui se trouvent dans les schémas suivant :
…………………………………………………………………
……………………………….………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
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II. concepts de base
II.3.3. Types de liens
…………………………………………………………………
……………………………….………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
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II. concepts de base
II.3 Association
II.3.4. Attributs d’une classe d’association
Des attributs peuvent éventuellement être associés à une classe d’association : ils
caractérisent alors le lien entre les entités considérées
Exemple :
…………………………………………………………………
……………………………….………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
…………………………………………………………………
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II. concepts de base
II.3 Association
II.2.5. Association réflexive
Une association est dite réflexive, lorsqu'elle relie une entité à elle-même. C'est-à-
dire qu'une occurrence de l'association relie une occurrence de l'entité-type à une
autre occurrence du même entité-type.
Exemple : l'association SUPERIEUR HIERARCHIQUE dans le schéma suivant relie
une l'entité EMPLOYE à elle même
Remarque :
On indique sur le schéma le rôle dans la liaison de chaque entité afin faciliter
la compréhension des cardinalités. 21
III. Les types d'attributs
III.1 Attributs simples (atomique)
Ce type d'attribut est non décomposable (ex : jour, prénom, etc.).
Le domaine de valeurs d’un attribut définit l'ensemble des valeurs permises pour
cet attribut.
Le domaine d’un attribut simple est constitué de valeurs atomiques. Il peut être :
un domaine de base: entiers, réels, string, booléen, date, …
un domaine de base avec restriction : Entier [>=1,<=12] pour l'attribut mois
un domaine énuméré
un domaine de type défini par l’utilisateur
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III. Les types d'attributs
III.2 Attributs complexes
Ce type d'attributs peut être décomposé en d'autres attributs.
Exemples : date (jour, mois, année), adresse (rue, ville, code postal)
Un attribut complexe ne porte pas de valeur propre (pas de domaine directement
associé).
La valeur d'un attribut complexe est composée des valeurs de ses attributs
composants.
III.3 Attributs mono-ou multivalués
monovalué: une seule valeur par occurrence (cardinalité max=1).
Exemples: date de naissance, numéro CIN
multivalué: Un attribut peut prendre plusieurs valeurs par occurrence
(cardinalité max>1).
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III. Les types d'attributs
III.4 Attributs obligatoires ou facultatifs
Obligatoire : une valeur au moins par occurrence (cardinalité min>=1).
Exemples: nom, prénoms
Facultatif : peut ne pas prendre de valeur (cardinalité min=0). Exemples: salaire, num-
téléphones.
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IV. Liaison d’inclusion et lien ISA
Ce diagramme indique qu’un directeur et un vendeur sont aussi des salariés.
Le terme générique utilisé pour ce type d’association est ISA pour « is a ». On dit
également que VENDEUR est un sous-type de SALARIE. 25
V. Démarche générale de définition d'un modèle E/A
Définir un modèle entité-association correspond à :
• chercher les classes d’entités et leurs attributs ;
• chercher les liens et leurs attributs ;
• analyser les types de liens ;
• définir les identifiants;
• construire le diagramme résultant.
Une fois le diagramme établi, il est évidemment nécessaire de le valider :
cardinalités, clés, attributs sur les liens. Il peut aussi être utile de vérifier la non-
redondance des liens.
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Merci pour votre
Attention