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Limites et Continuité en Mathématiques

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Université Moulay Ismaïl

Ecole Normale Supérieure


Département des Sciences

Filière : Licence d’éducation

Spécialité : Enseignement Secondaire-Mathématiques

Module : Analyse 5

=======================================================

Limites et Continuité
=======================================================

Résponsable : Pr. M. AIT KHELLOU

Notes de Cours
Table des matières

1 Limites et continuité 1
1.1 Préliminaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.1.1 Fonctions numériques de plusieurs variables . . . . . . . 1
1.1.2 Fonctions vectorielles de plusieurs variables . . . . . . . 2
1.2 Limite et continuité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2

I
Chapitre 1
Limites et continuité

1.1 Préliminaires
1.1.1 Fonctions numériques de plusieurs variables
Définitions 1.1.1.
1. Une fonction numérique de n variables réelles est une application définie sur
une partie D de Rn à valeurs dans R. On écrit

f: D ⊂ Rn −→ R
x = (x1 , . . . , xn ) 7−→ f (x).

2. L’ensemble D est appelé domaine de définition de la fonction f.


3. L’ensemble f (D) = {f (x)/ x ∈ D} ⊂ R est appelé l’image de D par f.
4. Si A ⊂ R, l’ensemble f −1 (A) = {x ∈ D / f (x) ∈ A} ⊂ D ⊂ Rn est appelé
l’image réciproque de A par f.
5. Pour tout réel α, on appelle courbe de niveau α de la fonction f, l’ensemble Cα
des points de D dont l’image par f vaut α, c’est-à-dire,

Cα = {x ∈ D / f (x) = α} = f −1 ({α}) ⊂ Rn .

6. L’ensemble Gf = {(x, f (x)) ∈ Rn × R / x ∈ D} est appelé le graphe de la


fonction f sur D. C’est une partie de Rn+1 .
Exemples 1.1.2.
1.
f: R3 −→ R ; Df = R3 \{(0, 0, 0)}.
xyz
(x, y, z) 7−→ f (x, y, z) = x2 +y 2 +z 2
.

1
Analyse 5 (Notes de cours)/ S3/ENS M. Ait Khellou

2. Le graphe Gg de la fonction g, 3. Le graphe Gh de la fonction h, défi-


définie sur R2 par nie sur R2 par
g : R2 −→ R h : R2 −→ R
(x, y) 7−→ g(x, y) = x2 + y 2 , (x, y) 7−→ h(x, y) = x2 − y 2 ,
est représenté dans l’espace à 3 di- est représenté dans l’espace à 3 di-
mensions à la figure 1.1 mensions à la figure 1.2

F IGURE 1.1 – Graphe de la fonction


F IGURE 1.2 – Graphe de la fonction
g(x, y) = x2 + y 2
h(x, y) = x2 − y 2

1.1.2 Fonctions vectorielles de plusieurs variables


Définition 1.1.3. Une fonction vectorielle de n variables réelles est une application
définie sur une partie D de Rn à valeurs dans Rp par p fonctions numériques f1 , . . . , fp
définies sur D à valeurs dans R. C’est-à-dire,
f: D ⊂ Rn −→ Rp
x = (x1 , . . . , xn ) 7−→ f (x) = (f1 (x), . . . , fp (x)),

fj : D ⊂ Rn −→ R ∀j ∈ {1, . . . , p}.
x = (x1 , . . . , xn ) 7−→ fj (x),

1.2 Limite et continuité


Définitions 1.2.1. Soit f une fonction numérique de n variables réelles définie au
voisinage d’un point a = (a1 , . . . , an ) de Rn , sauf peut-être en a.
1. On dit que la fonction f admet l ∈ R pour limite au point a et on écrit
lim f (x) = l si
x→a

∀ε > 0, ∃η > 0 tel que kx − ak < η =⇒ |f (x) − l| < ε.


2. On dit que la fonction f tend vers +∞ (resp. −∞) au point a si
∀A > 0, ∃η > 0 tel que kx − ak < η =⇒ f (x) > A (resp. f (x) < −A).

2
Analyse 5 (Notes de cours)/ S3/ENS M. Ait Khellou

Exemples 1.2.2.
1. Soit f : R2 −→ R la fonction définie par f (x, y) = x2 −y 2 . On a lim f (x, y) =
(x,y)→(−1,1)
0.
2. Soit g : R×] − π2 , π2 [−→ R la fonction définie par g(x, y) = −x2 + tan y. On
a lim π g(x, y) = +∞.
(x,y)→(0, 2 )

Proposition 1.2.3. Si une fonction numérique de n variables réelles admet une


limite en un point a, alors cette limite est unique.
Preuve. "Faite au cours".
Remarque 1.2.4. La dernière proposition est souvent utile pour montrer que
la limite n’existe pas.
xy
Exemple 1.2.5. Soit f : R2 \{(0, 0)} −→ R la fonction définie par f (x, y) = x2 +y 2
.
2 2
On remarque que lim f (t, t) = lim t2t+t2 = 1
2
et lim f (t, 2t) = lim t22t
+4t2
= 52 , alors
t→0 t→0 t→0 t→0
f n’admet pas de limite au point (0, 0).
Proposition 1.2.6. Soient f : D ⊂ Rn −→ R une fonction numérique de plu-
sieurs variables et l ∈ R. Les deux assertions suivantes sont équivalentes :
i) lim f (x) = l;
x→a
ii) Pour toute suite (xk )k∈N , d’éléments de D, convergente vers a, la suite (f (xk ))k∈N ,
converge vers l, c’est-à-dire, xk −−−→ a =⇒ f (xk ) −−−→ l.
k→∞ k→∞

Preuve. "Faite au cours".


Définition 1.2.7. Soit
f: D ⊂ Rn −→ Rp
x = (x1 , . . . , xn ) 7−→ f (x) = (f1 (x), . . . , fp (x))
une fonction vectorielle de n variables réelles définie au voisinage d’un point a =
(a1 , . . . , an ) de Rn , sauf peut-être en a. Soit l = (l1 , . . . , lp ) ∈ Rp .
On dit que la fonction f admet l ∈ Rp pour limite au point a et on écrit lim f (x) = l
x→a
si
∀ε > 0, ∃η > 0 tel que kx − akRn < η =⇒ kf (x) − lkRp < ε.
Proposition 1.2.8. Soit
f: D ⊂ Rn −→ Rp
x = (x1 , . . . , xn ) 7−→ f (x) = (f1 (x), . . . , fp (x))
une fonction vectorielle de n variables réelles définie au voisinage d’un point
a = (a1 , . . . , an ) de Rn , sauf peut-être en a. Soit l = (l1 , . . . , lp ) ∈ Rp . Alors

lim f (x) = l si, et seulement si, lim fj (x) = lj ∀j ∈ {1, . . . , p}.


x→a x→a

3
Analyse 5 (Notes de cours)/ S3/ENS M. Ait Khellou

Preuve. "Faite au cours".


Remarques 1.2.9.
1. L’étude de la limite d’une fonction vectorielle est équivalente à étudier
les limites de ses fonctions composantes.
2. Les opérations algébriques sur limites des fonctions de plusieurs va-
riables concernant la somme, la différence, le produit, le quotient et la
composition sont les mêmes que celles utilisées dans le cas des fonctions
d’une seule variable réelle.
Définitions 1.2.10. "Continuité ponctuelle"
1. Une fonction f définie au voisinage d’un point a ∈ Rn à valeurs dans R (resp.
dans Rp ) est dite continue au point a si lim f (x) = f (a). C’est-à-dire,
x→a

∀ε > 0, ∃η > 0 tel que kx−akRn < η =⇒ |f (x)−f (a)| < ε (resp. kf (x)−f (a)kRp < ε).

2. On dit que la fonction f est continue sur un ensemble A ⊂ Rn si elle est conti-
nue en tout point de A.
Exemples 1.2.11. "Exercice"
1. La fonction de projection pi : Rn −→ R, (i = 1, . . . , n), définie par pi (x) =
pi ((x1 , . . . , xn )) = xi est continue sur Rn .
2. La fonction norme N : Rn −→ R définie par N (x) = kxk est continue sur
Rn .
3. Toute forme linéaire sur Rn est continue sur Rn .
Remarques 1.2.12.
1. Soit f : D ⊂ Rn −→ Rp une fonction vectorielle définie par f (x) =
(f1 (x), . . . , fp (x)). f est continue en a ∈ D si, et seulement si, toutes les
fonctions composantes fj (j = 1, . . . , p) sont continues en a.
2. Les opérations algébriques sur les fonctions continues de plusieurs va-
riables concernant somme, différence,produit, quotient et composition
sont les mêmes que celles utilisées dans le cas des fonctions d’une seule
variable réelle.
Exemples 1.2.13.
F Une fonction polynôme à plusieurs variables est continue sur Rn . Par exemple,
la fonction f (x, y, z) = x2 y + xyz 3 + xz 2 est continue sur R3 .
F Une fonction rationnelle de plusieurs variables est continue en tout point
où le dénominateur ne s’annule pas. Par exemple, la fonction f (x, y, z, t) =
x2 yz+y 2 zt+xz 2 t+xyt2
x2 +t2
est continue sur Df = {(x, y, z, t) ∈ R4 / x 6= 0 ou t 6=
0}.

4
Analyse 5 (Notes de cours)/ S3/ENS M. Ait Khellou

F Les fonctions fabriquées à l’aide des fonctions usuelles de R dans R, par


composition et d’autres opérations algébriques sont continues sur√leurs
ex cos y+ x2 +y 2
ensembles de définition. Par exemple, la fonction f (x, y) = y
ln(1+ x )
2 y
est continue sur Df = {(x, y) ∈ R / x 6= 0, y 6= 0 et 1 + x > 0}.
Proposition 1.2.14. Une fonction f : D ⊂ Rn −→ R est continue en a ∈ D si, et
seulement si, pour toute suite (xk )k∈N d’éléments de D qui converge vers a, la
suite (f (xk ))k∈N converge vers f (a).
Preuve. C’est une conséquence de la Proposition 1.2.6.
Définition 1.2.15. "Prolongement par continuité"
Soit f une fonction numérique définie sur D\{a} ⊂ Rn . Si lim f (x) = l ∈ R, on dit
x→a
que f admet un prolongement par continuité définie par la fonction

f (x) si x ∈ D\{a} ;
g(x) =
l si x = a.

Définition 1.2.16. "Fonctions partielles"


Soit f : D ⊂ Rn −→ R une fonction numérique et a = (a1 , . . . , an ) ∈ D. pour tout
i ∈ {1, . . . , n} on pose Di = {t ∈ R / (a1 , . . . , ai−1 , t, ai+1 , . . . , an ) ∈ D} ⊂ R.
Les fonctions réelles f1 , . . . , fn d’une seule variable définies par

fi : Di −→ R
t 7−→ fi (t) = f (a1 , . . . , ai−1 , t, ai+1 , . . . , an )

sont appelées les fonctions partielles de f en a.


Proposition 1.2.17. Si f : D ⊂ Rn −→ R est continue en a = (a1 , . . . , an ) ∈ D
alors chaque fonction partielle fi en a est continue en ai .
Preuve. "Exercice".
Remarque 1.2.18. En général, la réciproque de la Proposition 1.2.17 est fausse.
En effet, soit la fonction f définie sur R2 par
 xy
x2 +y 2
si (x, y) 6= (0, 0);
f (x, y) =
0 si (x, y) = (0, 0).

Les fonctions partielles en (0, 0) sont définies par f1 (x) = f (x, 0) et f2 (y) =
f (0, y) et elles sont toutes les deux continues en x = 0 et y = 0 respectivement.
Par contre, la fonction f n’est pas continue en (0, 0).
Définition 1.2.19. "La continuité uniforme"
Une fonction f : D ⊂ Rn −→ Rp est dite uniformément continue sur D si

∀ε > 0, ∃η > 0 tel que ∀x, y ∈ D, kx − ykRn < η =⇒ kf (x) − f (y)kRp < ε.

5
Analyse 5 (Notes de cours)/ S3/ENS M. Ait Khellou

Exemple 1.2.20. Toute fonction Lipschitzienne est uniformément continue. No-


tons que f : Rn −→ Rp est dite Lipschitzienne de rapport k s’il existe k > 0
telle que
kf (x) − f (y)k ≤ k kx − yk, ∀x, y ∈ Rn .

Remarque 1.2.21. Toute fonction uniformément continue sur D est continue


sur D, mais la réciproque est généralement fausse.

Proposition 1.2.22. Soient E une partie compacte de Rn et f : E −→ R une


fonction continue sur E. Alors
i) f est uniformément continue sur E. "Théorème de Heine"
ii) f est bornée sur E, c’est-à-dire qu’il existe M > 0 tel que |f (x)| ≤ M,
∀x ∈ E.
iii) f (E), l’image de f, est une partie compacte de R.
iv) La fonction f atteint ses bornes inférieure et supérieure, c’est-à-dire, il
existe a, b ∈ E tels que inf f (x) = f (a) et sup f (x) = f (b).
x∈E x∈E

Preuve. "Faite en cours".

FIN .
6

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