Fiche Matiere: Commission Nationale Sectorielle Des Sciences Appliquées Et de Technologie, Cnssat
Fiche Matiere: Commission Nationale Sectorielle Des Sciences Appliquées Et de Technologie, Cnssat
Semestre : 3
Unité d’Enseignement 4 : Optionnelle Code UE : UEO341
UEO341 : CAO et PCB
OBJECTIFS DE L’ENSEIGNEMENT :
- Connaître les concepts de base de la CAO
- Maîtriser le flot de conception des cartes électroniques
- Se familiariser avec l’un des outils de simulation et de conception des cartes électroniques
PRE-REQUIS :
Electronique Analogique et Numérique – Mesures électriques –
Contenu théorique :
Bibliographie :
• Circuits imprimés : Conception et réalisation, Patrick Gueulle, DUNOD, septembre 2004
Chapitre 1 : Introduction à la CAO et aux PCB
1.1 Qu’est-ce que la CAO ?
La Conception Assistée par Ordinateur (CAO) désigne l'utilisation de logiciels pour créer, modifier,
analyser ou optimiser des conceptions. Dans le domaine électronique, elle permet la création de schémas
électroniques et de circuits imprimés de manière rapide et précise.
Les avantages de la CAO dans l'électronique incluent :
• Précision accrue dans la conception des circuits.
• Gain de temps en automatisant certaines étapes de la création.
• Réduction des erreurs grâce aux vérifications automatiques (DRC, ERC).
• Simulation et visualisation du circuit avant fabrication.
La CAO a commencé à se développer dans les années 1960, avec des pionniers comme le Dr. Samuel
Geisberg, qui a contribué au développement des premiers logiciels de modélisation solide paramétrique. Au
fil des décennies, la CAO est passée de simples programmes de dessin 2D à des solutions 3D sophistiquées
intégrant la modélisation paramétrique, la simulation et l’analyse.
La CAO, est maintenant appliqué dans tous les domaines. Elle permet de produire des dessins techniques et
des modèles 3D avec une précision et une rapidité supérieures aux méthodes traditionnelles.
Dans l’industrie électronique, la CAO est utilisée pour la conception de circuits imprimés et de systèmes
électroniques. Elle permet de modéliser et de tester virtuellement les composants avant leur fabrication, ce qui
réduit les erreurs et optimise les performances.
Autres Secteurs d’application :
• Ingénierie Mécanique : Modélisation de pièces et d’assemblages complexes, simulation de scénarios
de fonctionnement.
• Architecture : Création de plans détaillés, visualisation de structures en 3D, optimisation de
l’utilisation de l’espace.
• Design Industriel : Conception de produits manufacturés, allant des appareils ménagers aux
véhicules.
• Animation et Jeux Vidéo : Création de modèles 3D et d’environnements pour les films d’animation
et les jeux vidéo.
La CAO continue d’évoluer, intégrant de nouvelles technologies et s’adaptant à divers domaines pour
améliorer la précision, l’efficacité et la collaboration dans les processus de conception.
Les avantages de la CAO dans l'électronique incluent :
• Précision accrue dans la conception des circuits.
• Gain de temps en automatisant certaines étapes de la création.
• Réduction des erreurs grâce aux vérifications automatiques (DRC, ERC).
• Simulation et visualisation du circuit avant fabrication.
1.2 Qu’est-ce qu’un PCB ?
Un PCB (Printed Circuit Board ou circuit imprimé en français) est une plaque, rigide ou flexible, utilisée pour
interconnecter des composants électroniques. Il sert de support mécanique et de connexion électrique entre les
différents composants d’un circuit électronique.
Les PCBs sont essentiels dans la fabrication de nombreux appareils électroniques, des smartphones aux
ordinateurs en passant par les équipements industriels. Ils sont appréciés pour leur stabilité thermique, leur
isolation électrique et leurs propriétés mécaniques.
L'histoire des PCB remonte aux années 1900, mais leur utilisation a vraiment commencé à se répandre pendant
la Seconde Guerre mondiale. Voici quelques étapes clés de leur développement :
1. Début des années 1900 : Les premiers concepts de circuits imprimés ont été proposés par l’ingénieur
autrichien Paul Eisler. Il est souvent crédité d’avoir développé le premier véritable PCB en 1936, utilisé
initialement dans des appareils radio.
2. Années 1940 : Pendant la Seconde Guerre mondiale, les PCB ont été adoptés à grande échelle pour les
équipements militaires, notamment dans les systèmes de communication.
3. Années 1950 : Après la guerre, les PCB ont commencé à être utilisés dans des applications
commerciales, comme les radios et les téléviseurs.
4. Années 1970-1980 : L'essor de l'informatique et des appareils électroniques grand public a entraîné
une explosion de l'utilisation des PCB. La miniaturisation des composants et l'introduction des circuits
multicouches ont permis la création d'appareils plus petits et plus complexes.
5. Aujourd'hui : Les PCB modernes sont utilisés dans presque tous les dispositifs électroniques. Ils sont
fabriqués avec des technologies avancées, incluant des matériaux sophistiqués, des couches multiples,
et des conceptions 3D pour répondre à des besoins toujours plus complexes.
1.4 Différents types de PCB
Généralement, les cartes de circuits imprimés (PCB) sont classées en fonction du nombre de couches, du type
de substrat et de la fréquence. Les PCB sont divisés en PCB simple face, PCB double face et PCB multicouche
selon le matériau. Dans le même temps, le PCB peut également être divisé en PCB rigide, PCB flexible et
PCB rigide-flex en fonction du matériau.
1. PCB Simple Face (Single-Layer PCB) :
Ce type de PCB a une seule couche conductrice. La figure ci-dessous montre la structure d'un PCB
simple face. Les couches bleue, jaune et verte sont respectivement le substrat, la couche de cuivre
conductrice et le masque de soudure. Dans le PCB simple face, un seul côté du substrat est recouvert
d'une couche de cuivre, et ce côté est l'endroit où les composants sont connectés électriquement. Le
circuit imprimé simple face est économique et facile à fabriquer. Mais il a de nombreuses
restrictions sur la conception du circuit car les chemins conducteurs ne peuvent pas se croiser ou se
chevaucher. Par conséquent, le PCB simple face actuel n'est utilisé que pour des circuits simples tels
que des jouets électroniques, des calculatrices, etc.
Le PCB multicouche est composé de plus de 2 couches conductrices, dont deux sur les surfaces
extérieures et les couches restantes sont intégrées dans des couches isolantes. Entre chaque 2 couches
se trouve le préimprégné, qui est une couche diélectrique et peut être rendu très mince. Le nombre de
couches dans le PCB représente le nombre de couches de cuivre conductrices indépendantes.
Généralement, les couches supérieure et inférieure sont des PCB simple face et les couches internes
sont des PCB double face, qui sont toutes stratifiées ensemble sous haute température et pression pour
former une seule carte. Par rapport aux circuits imprimés simple face et double face, les circuits
imprimés multicouches conviennent aux circuits à grande vitesse tels que les téléphones portables et
les ordinateurs portables, et sont plus flexibles et compacts. La figure ci-dessous est un exemple de
PCB à 6 couches.
En ce qui concerne la connexion électrique entre les différentes couches, elle est généralement réalisée
par des vias : trous métallisés (PTH), Vias borgnes et Vias enterrés. Les trous traversants plaqués
(PTH) accèdent à toutes les couches du circuit imprimé multicouche de haut en bas. Les Vias aveugles
connectent l'une ou l'autre des couches les plus externes du PCB avec les couches internes adjacentes.
Les Vias enterrés qui ne sont pas visibles de l'extérieur se connectent simplement entre les couches du
circuit interne.
4. PCB rigide
Les matériaux de substrat du PCB rigide sont des
matériaux solides tels que la fibre de verre, qui ne
peuvent pas être pliés. Le PCB rigide peut être
n'importe quel PCB simple face, double face ou
multicouche, selon les besoins. Les principaux
avantages incluent un faible bruit électronique et une
absorption des vibrations. Mais les PCB rigides ne
peuvent pas être modifiés ou changés une fois qu'ils
sont fabriqués. Les applications incluent les
ordinateurs portables, les capteurs de température,
les équipements GPS, etc.
Les outils de CAO (Conception Assistée par Ordinateur) dédiés à la conception de circuits imprimés
sont essentiels pour la création, la simulation et la vérification des PCB avant leur fabrication. Ces
logiciels permettent aux ingénieurs de concevoir des schémas, de définir les emplacements des
composants, de tracer les pistes, et de simuler les performances électriques du circuit.
Voici quelques-uns des outils de CAO les plus utilisés dans l'industrie pour la conception de PCB :
• Altium Designer
Altium Designer est l'un des logiciels de CAO les plus populaires et complets pour la conception de
circuits imprimés. Il propose une gamme d'outils permettant de créer des schémas, de concevoir des
PCB multicouches, et d'effectuer des simulations 3D. Il est apprécié pour sa facilité d'intégration avec
d'autres systèmes de conception et ses capacités avancées de simulation et de collaboration.
• EAGLE (Easily Applicable Graphical Layout Editor)
Développé par Autodesk, EAGLE est un logiciel bien connu pour la conception de PCB. Il propose
des fonctionnalités puissantes tout en restant accessible aux débutants. Il inclut un éditeur de schémas,
un éditeur de circuit imprimé, et une bibliothèque de composants très fournie. Sa communauté active
et ses nombreuses extensions en font un choix populaire pour les concepteurs de petits projets
jusqu'aux PCB plus complexes.
• KiCad
KiCad est un outil de CAO open source très apprécié pour la conception de PCB. Il offre des
fonctionnalités similaires à celles des logiciels payants, comme la gestion de projets multi-feuilles, la
conception de PCB multicouches, et la visualisation 3D. Sa gratuité et sa communauté active le rendent
populaire parmi les amateurs et les professionnels.
• OrCAD
OrCAD est un autre logiciel de CAO largement utilisé dans l'industrie pour la conception de circuits
imprimés. Il propose une suite d'outils pour la conception de schémas, la simulation et l'analyse des
performances des circuits. OrCAD est souvent utilisé pour les projets industriels et de grande
envergure en raison de sa robustesse et de ses capacités d'intégration avec d'autres logiciels de
conception.
• Mentor Graphics (Xpedition)
Xpedition, développé par Mentor Graphics (une société de Siemens), est un outil de conception de
PCB haut de gamme, utilisé principalement dans les grandes industries où la complexité des circuits
est élevée. Il propose des fonctionnalités avancées pour la conception de PCB multicouches, des
capacités de routage automatique, et des outils d'analyse thermique et électrique.
• DipTrace
DipTrace est un logiciel de CAO convivial pour la conception de circuits imprimés, adapté aux
concepteurs débutants comme aux ingénieurs expérimentés. Il propose des outils pour la création de
schémas, la conception de PCB en 3D, et le routage manuel ou automatique des pistes. Il est souvent
utilisé dans des projets de taille moyenne à grande.
• Proteus
Proteus est à la fois un logiciel de simulation et de conception de PCB. Il est particulièrement apprécié
pour ses capacités à simuler des microcontrôleurs (comme les Arduino et les PIC) tout en intégrant la
conception de PCB. Il est utilisé dans des projets éducatifs, de prototypage rapide, et dans le
développement de systèmes embarqués.
• DesignSpark PCB
DesignSpark PCB est un logiciel de CAO gratuit développé par RS Components. Il est destiné aux
ingénieurs souhaitant concevoir des PCB sans les coûts élevés associés aux logiciels commerciaux. Il
propose des outils pour la conception de schémas, la gestion des composants, et le routage des PCB.
• CircuitMaker
Développé par Altium, CircuitMaker est une plateforme de CAO gratuite pour la conception de PCB,
destinée principalement aux amateurs et aux petites équipes. Il intègre une communauté en ligne pour
faciliter le partage des conceptions et la collaboration.
• TINA Design Suite
TINA est un logiciel qui combine la conception de PCB avec la simulation de circuits analogiques,
numériques, et mixtes. Il est souvent utilisé pour les projets qui nécessitent une simulation approfondie
des circuits avant la conception physique.
Conclusion
Ces outils de CAO varient en termes de complexité, de fonctionnalités et de coût. Le choix du logiciel dépend
de la nature du projet, du budget, et du niveau de compétence de l'utilisateur. Les ingénieurs et concepteurs
de PCB utilisent souvent plusieurs de ces outils pour répondre à différents besoins de conception et de
simulation.
Chapitre 2 : Conception du schéma électronique (2 heures)
Objectifs spécifiques :
• Apprendre à créer et simuler un schéma électronique.
• Comprendre les principes de base de la création de circuits.
Par exemple : trouvez-vous que la souris d’un ordinateur est un objet simple ? Pourtant,
elle remplit de nombreuses fonctions électroniques auxquelles on ne pense pas. En faisant
abstraction de la technologie de la souris (à boule, à infrarouge, à laser, de type trackpad),
on peut déjà compter :
Résistances Inductances
Condensateurs Diodes
I. 2. Les tripôles
Ces composants-ci sont aussi très présents, notamment grâce à toute la famille des transistors. On peut
citer par exemple :
• les transistors
• les potentiomètres ;
• les diodes Zener ;
• les LED bicolores.
I. 3. Les composants à plus de quatre bornes
On retrouve les amplificateurs intégrés, les régulateurs de
tension, les optocoupleurs. Mais surtout, à partir de huit
bornes, on trouve les circuits intégrés qui peuvent remplir
seuls une fonction électronique particulière. Leur champ
d'application est extrêmement vaste : du simple inverseur
logique au plus compliqué des processeurs en passant par
les amplificateurs audio multiples ou les circuits
programmables.
I. 4. Les différentes implantations
Dans un montage électronique, les composants sont reliés entre eux par des soudures (ou des brasures) et
des pistes de cuivre sur circuit imprimé. On distingue trois façons de souder les composants, qui dépendent
de sa forme (on parle du boîtier).
a) Flottante :
Les composants sont reliés au reste du circuit par des fils ou des nappes de fils. Les composants
concernés par cette méthode sont généralement des composants méca-électroniques, c'est-à-dire des
composants sur lesquels nous allons exercer une action mécanique (un interrupteur ou un
potentiomètre de réglage du volume sonore, par exemple).
b) Traversante :
Le résistor, qui n'est en fait qu'une « résistance dans une petite boite », a la faculté de reproduire exactement
la loi d'ohm. C'est pourquoi, aux bornes d'un résistor, on peut utiliser la loi d'ohm.
Loi d’Ohm : 𝑈 = 𝑅 ∗ 𝐼
• U : la tension en Volts (V)
• I : l'intensité du courant en Ampères (A)
• R : la résistance en ohms (Ω)
En électronique (celle que l'on fait nous) nous aurons l'occasion de manipuler des résistors dont la valeur
résistive est comprise entre environ 1Ω et 10MΩ
a) Le potentiomètre
Le potentiomètre est donc un résistor variable.
Sa valeur résistive change selon la position d'un
curseur qui se déplace sur une piste au carbone
grâce à un axe de rotation que l'on vient
manipuler avec les doigts ou un tournevis.
b) La photorésistance
Une photorésistance (En : LDR, light dependent resistor) est
un composant électronique dont la résistivité varie en fonction de la
quantité de lumière incidente : plus elle est éclairée, plus sa résistivité
baisse.
a) La Capacité
La capacité d'un condensateur est la taille de sa réserve de charges électriques. En clair, c'est sa capacité
à contenir les charges électriques, ce qui veut dire que plus la capacité d'un condensateur est grande,
plus il peut contenir de charges électriques.
b) L’unité
L'unité de sa capacité se mesure en Farad du non de Michael Faraday. On note cette unité avec un F
majuscule
c) La charge du condensateur
Si nous regardons de plus près le chronogramme de la charge du condensateur, nous obtenons ceci :
Ce que l'on observe sur l'image :
la tension E (axe des ordonnées) est la tension à laquelle on charge le condensateur. Cette charge se
fait en fonction du temps t (axe des abscisses). La courbe en bleu est la courbe d'évolution de la tension
aux bornes du condensateur. Cette évolution se fait de façon exponentielle. Et c'est ce phénomène que
nous cherchions à observer.
Calcul du temps de charge 𝜏 = 𝑅 ∗ 𝐶
Avec :
• τ (prononcez "tau") temps de charge du condensateur à travers une résistance, en
seconde (noté s)
• R : résistance à travers laquelle se charge le condensateur, en Ohm (noté Ω)
• C : capacité du condensateur, en Farad (noté F).
d) Décharge d’un condensateur
La décharge du condensateur ne peut se faire que si un récepteur est branché à ses bornes ; dans notre
cas ce sera une résistance.
Ainsi la charge accumulée dans le condensateur sera restituée. Évidemment cette décharge n'est pas
instantanée mais dure un certain temps (plus ou moins long suivant la charge cumulée). La décharge
du condensateur se comporte de façon opposée à sa charge. On peut également utiliser la formule :
𝜏 = 𝑅 ∗ C pour calculer le temps de décharge.
e) Les symboles
IV. La diode
Une diode possède deux bornes : c’est un dipôle. Plus précisément, la diode est un dipôle
passif non-linéaire et non-symétrique. L’intérêt principal de la diode est de ne laisser passer
le courant que dans un sens, et pas dans l’autre.
Les normes européenne et américaine adoptent le même et unique symbole pour la diode.
La diode possède deux bornes qui ont chacune un nom pour repérer le sens.
Il s'agit de : l'anode et de la cathode, souvent désignées respectivement par A et K. La
cathode est la borne représentée par la barre verticale :
Il faut avoir une très bonne connaissance de l’électronique, pour comprendre en un coup d’œil le
fonctionnement d’un dispositif à partir de son schéma synoptique de base. On ne trouve pas sur ce schéma
d’indications précises et les caractéristiques des fonctions employées rendant difficile l’évaluation des
performances d’un tel dispositif.
V.2. Les schémas électrique normalisés
Les schémas normalisés sont réalisés en utilisant les symboles normalisés et en suivant des règles
précises :
• Le schéma est tracé à la règle et au crayon à papier. On commence toujours par tracer sa
forme générale qui est un rectangle.
• Les symboles normalisés des différents dipôles sont placés, de préférence, au milieu de
chaque côté.
• L’ordre dans lequel se suivent les différents symboles correspond à l’ordre de branchement
des dipôles dans le circuit.
La figure ci-dessous représente le schéma électrique d’un système d’une alimentation 5v stabilisée.
Bien que nous ayons couvert certains des symboles schématiques les plus courants, il est important de
noter qu’il existe de nombreux autres symboles. Ceux-ci représentent une large gamme de composants
électroniques, depuis des éléments simples comme les fusibles et les relais jusqu'aux dispositifs plus
complexes comme les transformateurs et les microcontrôleurs.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ces autres symboles, de nombreuses ressources sont disponibles. Des
sites comme Tutoriels électroniques proposer des guides complets sur les symboles schématiques. Il existe
également de nombreux livres et cours en ligne qui peuvent fournir une compréhension plus approfondie
de l'électronique et des schémas.
Maintenant que nous avons couvert les bases des symboles schématiques, passons à un autre aspect
important de la lecture des schémas : la compréhension des désignateurs et des valeurs.
• Désignateurs : Chaque composant d'un schéma est généralement étiqueté avec un indicateur. Les
désignateurs sont généralement une lettre suivie d'un chiffre. La lettre indique le type de
composant, tandis que le numéro permet de différencier plusieurs composants du même type. Par
exemple, les résistances sont souvent étiquetées par un « R » (R1, R2, R3, etc.), les condensateurs
par un « C » (C1, C2, C3, etc.), etc.
• Valeurs : À côté de chaque symbole de composant, vous verrez souvent une valeur. Cette valeur
vous indique les caractéristiques spécifiques du composant. Par exemple, une résistance peut être
étiquetée « R1 220Ω ». Cela vous indique que la résistance R1 a une résistance de 220 ohms. De
même, un condensateur peut être étiqueté « C1 10μF », indiquant que le condensateur C1 a une
capacité de 10 microfarads.
Comprendre les désignateurs et les valeurs est essentiel pour interpréter un schéma et construire ou
dépanner un circuit. Il permet d'identifier chaque composant et de comprendre son rôle au sein du circuit.
V.5. Tableau des composants communs et de leurs préfixes de nom
Dans les schémas, chaque composant est généralement étiqueté avec un indicatif commençant par une
lettre spécifique. Cette lettre est souvent appelée préfixe de nom. Voici un tableau de quelques composants
courants et de leurs préfixes de nom typiques :
Conclusion
Apprendre à lire des schémas est une compétence fondamentale en électronique. Il vous permet de
comprendre le fonctionnement d'un circuit, de résoudre les problèmes et même de concevoir vos propres
circuits. Même si cela peut sembler intimidant au début, avec la pratique, vous constaterez que cela devient
une seconde nature.
N'oubliez pas qu'un schéma est plus qu'une simple collection de symboles et de lignes. C'est une
représentation d'un circuit électronique, une carte qui montre comment les différents composants sont
connectés et interagissent les uns avec les autres. En apprenant à lire cette carte, vous pouvez débloquer
un monde de possibilités en électronique.
Que vous soyez un amateur cherchant à construire vos propres gadgets, un étudiant en électronique ou un
ingénieur professionnel, comprendre les schémas est une compétence précieuse qui vous sera très utile
dans votre parcours électronique.
LM2575
Le LM2575 est un régulateur de tension à découpage (buck converter) qui simplifie grandement la
conception des alimentations à découpage. Voici ses principales caractéristiques :
• Tension de sortie : Disponible en versions fixes de 3.3V, 5V, 12V, 15V, et une version ajustable1.
• Courant de sortie maximum : 1A.
• Tension d’entrée : Jusqu’à 40V pour les versions standard et jusqu’à 60V pour les versions haute
tension (HV).
• Efficacité : Haute efficacité grâce à la technologie de découpage.
• Protection : Protection contre les surintensités, les surchauffes et les courts-circuits.
On demande :
1. Identifier les différents composants du circuit :
Composants Désignation Valeur Tension (V) Courant (A) Rôle
Étapes :
1. Schéma du Circuit :
o Dessinez le schéma du circuit en utilisant les composants listés ci-dessus.
o Connectez la broche 1 du 555 au GND.
o Connectez la broche 8 du 555 au VCC (5V).
o Connectez la broche 4 du 555 au VCC.
o Connectez la broche 2 à la broche 6.
o Placez la résistance de 10 kΩ entre la broche 7 et VCC.
o Placez la résistance de 1 kΩ entre la broche 7 et la broche 6.
o Connectez le condensateur de 10 µF entre la broche 6 et le GND.
o Connectez la LED avec une résistance de limitation de courant (par exemple, 220 Ω) entre la
broche 3 et le GND.
2. Réalisation du PCB :
o Utilisez un logiciel de conception de PCB pour créer le layout du circuit.
o Placez les composants sur le PCB en respectant le schéma.
o Tracez les pistes pour connecter les composants selon le schéma.
o Vérifiez les connexions et assurez-vous qu’il n’y a pas de courts-circuits.
3. Montage et Test :
o Montez le circuit sur une breadboard pour tester son fonctionnement avant de réaliser le PCB.
o Une fois le circuit testé et fonctionnel, réalisez le PCB et soudez les composants.
Questions de Réflexion :
1. Pourquoi utilise-t-on une résistance de limitation de courant avec la LED ?
2. Comment le temporisateur 555 contrôle-t-il le clignotement de la LED ?
3. Quels seraient les effets de changer la valeur du condensateur de 10 µF ?