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Fiche Matiere: Commission Nationale Sectorielle Des Sciences Appliquées Et de Technologie, Cnssat

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FICHE MATIERE Code UE : 34

Semestre : 3
Unité d’Enseignement 4 : Optionnelle Code UE : UEO341
UEO341 : CAO et PCB

Commission Nationale Sectorielle des Sciences Appliquées et de Technologie,


Mention :
CNSSAT
Domaine: EEA Semestre 3
Parcours : Systèmes Embarqués

Nombre d’heures / semestre


Coefficient Crédits Système d’évaluation
Cours +TD TP
10.5 H C 21 H 1.5 3 Régime Mixte

OBJECTIFS DE L’ENSEIGNEMENT :
- Connaître les concepts de base de la CAO
- Maîtriser le flot de conception des cartes électroniques
- Se familiariser avec l’un des outils de simulation et de conception des cartes électroniques

PRE-REQUIS :
Electronique Analogique et Numérique – Mesures électriques –

Contenu théorique :

- Le concept de l'automatisation de la conception électronique


o Langages de description standard
o Spécification graphique du comportement d’un système électronique.
o Synthèse
- Simulation
o Simulation analogique et modélisation avec SPICE
o Simulation numérique et langage VHDL.
- Technologie des circuits imprimés
o Étapes de fabrication d’un circuit imprimé
▪ Insolation
▪ Révélation
▪ Gravure
▪ Étamage
▪ Vernissage
▪ Placement et Soudure
▪ Contrôle et Test
o Flot de conception des circuits imprimés
▪ Entrée schématique pour la conception de circuits imprimés
▪ Placement des composants
1. Placement interactif
2. Placement automatique
▪ Routage
▪ Génération du typon

Bibliographie :
• Circuits imprimés : Conception et réalisation, Patrick Gueulle, DUNOD, septembre 2004
Chapitre 1 : Introduction à la CAO et aux PCB
1.1 Qu’est-ce que la CAO ?
La Conception Assistée par Ordinateur (CAO) désigne l'utilisation de logiciels pour créer, modifier,
analyser ou optimiser des conceptions. Dans le domaine électronique, elle permet la création de schémas
électroniques et de circuits imprimés de manière rapide et précise.
Les avantages de la CAO dans l'électronique incluent :
• Précision accrue dans la conception des circuits.
• Gain de temps en automatisant certaines étapes de la création.
• Réduction des erreurs grâce aux vérifications automatiques (DRC, ERC).
• Simulation et visualisation du circuit avant fabrication.

La CAO a commencé à se développer dans les années 1960, avec des pionniers comme le Dr. Samuel
Geisberg, qui a contribué au développement des premiers logiciels de modélisation solide paramétrique. Au
fil des décennies, la CAO est passée de simples programmes de dessin 2D à des solutions 3D sophistiquées
intégrant la modélisation paramétrique, la simulation et l’analyse.
La CAO, est maintenant appliqué dans tous les domaines. Elle permet de produire des dessins techniques et
des modèles 3D avec une précision et une rapidité supérieures aux méthodes traditionnelles.
Dans l’industrie électronique, la CAO est utilisée pour la conception de circuits imprimés et de systèmes
électroniques. Elle permet de modéliser et de tester virtuellement les composants avant leur fabrication, ce qui
réduit les erreurs et optimise les performances.
Autres Secteurs d’application :
• Ingénierie Mécanique : Modélisation de pièces et d’assemblages complexes, simulation de scénarios
de fonctionnement.
• Architecture : Création de plans détaillés, visualisation de structures en 3D, optimisation de
l’utilisation de l’espace.
• Design Industriel : Conception de produits manufacturés, allant des appareils ménagers aux
véhicules.
• Animation et Jeux Vidéo : Création de modèles 3D et d’environnements pour les films d’animation
et les jeux vidéo.
La CAO continue d’évoluer, intégrant de nouvelles technologies et s’adaptant à divers domaines pour
améliorer la précision, l’efficacité et la collaboration dans les processus de conception.
Les avantages de la CAO dans l'électronique incluent :
• Précision accrue dans la conception des circuits.
• Gain de temps en automatisant certaines étapes de la création.
• Réduction des erreurs grâce aux vérifications automatiques (DRC, ERC).
• Simulation et visualisation du circuit avant fabrication.
1.2 Qu’est-ce qu’un PCB ?

Un PCB (Printed Circuit Board ou circuit imprimé en français) est une plaque, rigide ou flexible, utilisée pour
interconnecter des composants électroniques. Il sert de support mécanique et de connexion électrique entre les
différents composants d’un circuit électronique.
Les PCBs sont essentiels dans la fabrication de nombreux appareils électroniques, des smartphones aux
ordinateurs en passant par les équipements industriels. Ils sont appréciés pour leur stabilité thermique, leur
isolation électrique et leurs propriétés mécaniques.

1.3 Historique des PCB

L'histoire des PCB remonte aux années 1900, mais leur utilisation a vraiment commencé à se répandre pendant
la Seconde Guerre mondiale. Voici quelques étapes clés de leur développement :
1. Début des années 1900 : Les premiers concepts de circuits imprimés ont été proposés par l’ingénieur
autrichien Paul Eisler. Il est souvent crédité d’avoir développé le premier véritable PCB en 1936, utilisé
initialement dans des appareils radio.
2. Années 1940 : Pendant la Seconde Guerre mondiale, les PCB ont été adoptés à grande échelle pour les
équipements militaires, notamment dans les systèmes de communication.
3. Années 1950 : Après la guerre, les PCB ont commencé à être utilisés dans des applications
commerciales, comme les radios et les téléviseurs.
4. Années 1970-1980 : L'essor de l'informatique et des appareils électroniques grand public a entraîné
une explosion de l'utilisation des PCB. La miniaturisation des composants et l'introduction des circuits
multicouches ont permis la création d'appareils plus petits et plus complexes.
5. Aujourd'hui : Les PCB modernes sont utilisés dans presque tous les dispositifs électroniques. Ils sont
fabriqués avec des technologies avancées, incluant des matériaux sophistiqués, des couches multiples,
et des conceptions 3D pour répondre à des besoins toujours plus complexes.
1.4 Différents types de PCB

Généralement, les cartes de circuits imprimés (PCB) sont classées en fonction du nombre de couches, du type
de substrat et de la fréquence. Les PCB sont divisés en PCB simple face, PCB double face et PCB multicouche
selon le matériau. Dans le même temps, le PCB peut également être divisé en PCB rigide, PCB flexible et
PCB rigide-flex en fonction du matériau.
1. PCB Simple Face (Single-Layer PCB) :
Ce type de PCB a une seule couche conductrice. La figure ci-dessous montre la structure d'un PCB
simple face. Les couches bleue, jaune et verte sont respectivement le substrat, la couche de cuivre
conductrice et le masque de soudure. Dans le PCB simple face, un seul côté du substrat est recouvert
d'une couche de cuivre, et ce côté est l'endroit où les composants sont connectés électriquement. Le
circuit imprimé simple face est économique et facile à fabriquer. Mais il a de nombreuses
restrictions sur la conception du circuit car les chemins conducteurs ne peuvent pas se croiser ou se
chevaucher. Par conséquent, le PCB simple face actuel n'est utilisé que pour des circuits simples tels
que des jouets électroniques, des calculatrices, etc.

2. PCB Double Face (Double-Layer PCB) :


Contrairement au PCB simple face, le circuit imprimé double face comporte des couches de cuivre
des deux côtés du substrat. Dans ce cas, les composants peuvent être attachés des deux côtés. Les
technologies de montage traversant et de montage en surface sont largement utilisées pour établir des
connexions de circuit des deux côtés.
Les trous métallisés (PTH) dans le PCB double face agir comme un pont. Les parois des trous
traversants métallisés sont généralement recouvertes de cuivre par un processus d'électrolyse pour
connecter électriquement les circuits d'un côté à l'autre côté. En raison de la densité de circuit accrue
du PCB double face, le PCB double face convient aux circuits plus complexes. Comparé à un circuit
imprimé simple face, il est flexible et compact. Diverses applications telles que la surveillance de
l'alimentation et les amplificateurs utilisent le PCB double face.

3. PCB Multicouche (Multilayer PCB) :

Le PCB multicouche est composé de plus de 2 couches conductrices, dont deux sur les surfaces
extérieures et les couches restantes sont intégrées dans des couches isolantes. Entre chaque 2 couches
se trouve le préimprégné, qui est une couche diélectrique et peut être rendu très mince. Le nombre de
couches dans le PCB représente le nombre de couches de cuivre conductrices indépendantes.
Généralement, les couches supérieure et inférieure sont des PCB simple face et les couches internes
sont des PCB double face, qui sont toutes stratifiées ensemble sous haute température et pression pour
former une seule carte. Par rapport aux circuits imprimés simple face et double face, les circuits
imprimés multicouches conviennent aux circuits à grande vitesse tels que les téléphones portables et
les ordinateurs portables, et sont plus flexibles et compacts. La figure ci-dessous est un exemple de
PCB à 6 couches.

En ce qui concerne la connexion électrique entre les différentes couches, elle est généralement réalisée
par des vias : trous métallisés (PTH), Vias borgnes et Vias enterrés. Les trous traversants plaqués
(PTH) accèdent à toutes les couches du circuit imprimé multicouche de haut en bas. Les Vias aveugles
connectent l'une ou l'autre des couches les plus externes du PCB avec les couches internes adjacentes.
Les Vias enterrés qui ne sont pas visibles de l'extérieur se connectent simplement entre les couches du
circuit interne.
4. PCB rigide
Les matériaux de substrat du PCB rigide sont des
matériaux solides tels que la fibre de verre, qui ne
peuvent pas être pliés. Le PCB rigide peut être
n'importe quel PCB simple face, double face ou
multicouche, selon les besoins. Les principaux
avantages incluent un faible bruit électronique et une
absorption des vibrations. Mais les PCB rigides ne
peuvent pas être modifiés ou changés une fois qu'ils
sont fabriqués. Les applications incluent les
ordinateurs portables, les capteurs de température,
les équipements GPS, etc.

5. PCB Flexibles (Flexible PCB) :


Contrairement aux PCB rigides, les PCB flexibles
sont généralement composés d'une feuille de cuivre
laminé recuit (RA) et d'un film plastique flexible. Il
permet à la carte de circuit imprimé de s'adapter à
une forme dans laquelle la carte de circuit imprimé
rigide ne peut pas être tournée ou déplacée pendant
l'utilisation sans endommager le circuit sur la carte
de circuit imprimé. Le PCB flexible permet
d'économiser des coûts et beaucoup d'espace et
réduit considérablement le poids de la carte et la
taille du produit d'application. En d'autres termes,
c'est un choix idéal pour une variété d'applications
qui nécessitent une densité de trace de signal élevée.
Le PCB flexible peut être n'importe quel PCB simple face, double face ou multicouche, selon les
besoins. Les applications des circuits imprimés flexibles comprennent des produits électroniques
complexes, la fabrication de diodes électroluminescentes organiques (OLED), la fabrication d'écrans
LCD, etc.

6. PCB Rigide-Flexible (Rigid-Flex PCB) :

Rigid-flex PCB est une combinaison de la carte de


circuit imprimé rigide et la carte de circuit imprimé
flexible après pressage et autres processus. Dans les PCB
rigides-flexibles, les interconnexions entre les cartes de
circuits imprimés rigides sont les parties flexibles de la
carte. Par conséquent, ce type de panneau peut être plié ou
plié en continu et est généralement formé en une forme
incurvée pendant le processus de fabrication. Le circuit
imprimé rigide-flexible peut être utilisé pour les produits
ayant des exigences particulières car il possède à la fois
des zones rigides et flexibles, ce qui peut économiser l'espace interne et le volume du produit et
améliorer les performances du produit, telles qu'une plus grande fiabilité de connexion. Cependant, les
PCB rigides-flexibles nécessitent plusieurs processus de production, ce qui entraîne un faible taux de
rendement, un cycle de production relativement long et un prix élevé. Les applications des PCB
rigides-flexibles sont principalement dans les domaines médical, électronique grand public et
aérospatial.

7. PCB à haute fréquence (High-Frequency PCB) :


En tant que carte de circuit imprimé spéciale, la
carte PCB haute fréquence offre une gamme haute
fréquence de 500MHz à 2GHz. Il fournit des débits
de signal plus rapides, ce qui convient aux
conceptions à grande vitesse. Il a des exigences très
élevées pour diverses propriétés physiques, la
précision et les paramètres techniques.
Premièrement, le matériau de substrat du PCB haute
fréquence doit avoir les caractéristiques de
résistance à la chaleur, de résistance chimique et de
bonne résistance aux chocs. Deuxièmement, le
facteur de dissipation (Df) de la carte doit être faible,
ce qui affecte principalement la qualité de
transmission du signal. Plus le facteur de dissipation
est petit, plus la perte de signal est faible. De plus,
la constante diélectrique (Dk) de la carte doit être
petite et stable car le taux de transmission du signal est inversement proportionnel à la racine carrée de
la constante diélectrique du matériau. En d'autres termes, la constante diélectrique élevée est
susceptible de provoquer des retards de transmission du signal. Le substrat de PCB haute fréquence
doit également avoir une faible caractéristique d'absorption d'eau car l'absorption entraînera une perte
à la fois du facteur de dissipation et de la constante diélectrique lorsque la carte devient humide. Les
PCB haute fréquence sont souvent utilisés dans les systèmes anticollision (CAS), les systèmes
satellites, les systèmes radio, les applications mobiles, etc.

1.5 Les outils de CAO dédiés à la conception de circuits imprimés

Les outils de CAO (Conception Assistée par Ordinateur) dédiés à la conception de circuits imprimés
sont essentiels pour la création, la simulation et la vérification des PCB avant leur fabrication. Ces
logiciels permettent aux ingénieurs de concevoir des schémas, de définir les emplacements des
composants, de tracer les pistes, et de simuler les performances électriques du circuit.
Voici quelques-uns des outils de CAO les plus utilisés dans l'industrie pour la conception de PCB :
• Altium Designer
Altium Designer est l'un des logiciels de CAO les plus populaires et complets pour la conception de
circuits imprimés. Il propose une gamme d'outils permettant de créer des schémas, de concevoir des
PCB multicouches, et d'effectuer des simulations 3D. Il est apprécié pour sa facilité d'intégration avec
d'autres systèmes de conception et ses capacités avancées de simulation et de collaboration.
• EAGLE (Easily Applicable Graphical Layout Editor)
Développé par Autodesk, EAGLE est un logiciel bien connu pour la conception de PCB. Il propose
des fonctionnalités puissantes tout en restant accessible aux débutants. Il inclut un éditeur de schémas,
un éditeur de circuit imprimé, et une bibliothèque de composants très fournie. Sa communauté active
et ses nombreuses extensions en font un choix populaire pour les concepteurs de petits projets
jusqu'aux PCB plus complexes.
• KiCad
KiCad est un outil de CAO open source très apprécié pour la conception de PCB. Il offre des
fonctionnalités similaires à celles des logiciels payants, comme la gestion de projets multi-feuilles, la
conception de PCB multicouches, et la visualisation 3D. Sa gratuité et sa communauté active le rendent
populaire parmi les amateurs et les professionnels.
• OrCAD
OrCAD est un autre logiciel de CAO largement utilisé dans l'industrie pour la conception de circuits
imprimés. Il propose une suite d'outils pour la conception de schémas, la simulation et l'analyse des
performances des circuits. OrCAD est souvent utilisé pour les projets industriels et de grande
envergure en raison de sa robustesse et de ses capacités d'intégration avec d'autres logiciels de
conception.
• Mentor Graphics (Xpedition)
Xpedition, développé par Mentor Graphics (une société de Siemens), est un outil de conception de
PCB haut de gamme, utilisé principalement dans les grandes industries où la complexité des circuits
est élevée. Il propose des fonctionnalités avancées pour la conception de PCB multicouches, des
capacités de routage automatique, et des outils d'analyse thermique et électrique.
• DipTrace
DipTrace est un logiciel de CAO convivial pour la conception de circuits imprimés, adapté aux
concepteurs débutants comme aux ingénieurs expérimentés. Il propose des outils pour la création de
schémas, la conception de PCB en 3D, et le routage manuel ou automatique des pistes. Il est souvent
utilisé dans des projets de taille moyenne à grande.
• Proteus
Proteus est à la fois un logiciel de simulation et de conception de PCB. Il est particulièrement apprécié
pour ses capacités à simuler des microcontrôleurs (comme les Arduino et les PIC) tout en intégrant la
conception de PCB. Il est utilisé dans des projets éducatifs, de prototypage rapide, et dans le
développement de systèmes embarqués.
• DesignSpark PCB
DesignSpark PCB est un logiciel de CAO gratuit développé par RS Components. Il est destiné aux
ingénieurs souhaitant concevoir des PCB sans les coûts élevés associés aux logiciels commerciaux. Il
propose des outils pour la conception de schémas, la gestion des composants, et le routage des PCB.
• CircuitMaker
Développé par Altium, CircuitMaker est une plateforme de CAO gratuite pour la conception de PCB,
destinée principalement aux amateurs et aux petites équipes. Il intègre une communauté en ligne pour
faciliter le partage des conceptions et la collaboration.
• TINA Design Suite
TINA est un logiciel qui combine la conception de PCB avec la simulation de circuits analogiques,
numériques, et mixtes. Il est souvent utilisé pour les projets qui nécessitent une simulation approfondie
des circuits avant la conception physique.
Conclusion
Ces outils de CAO varient en termes de complexité, de fonctionnalités et de coût. Le choix du logiciel dépend
de la nature du projet, du budget, et du niveau de compétence de l'utilisateur. Les ingénieurs et concepteurs
de PCB utilisent souvent plusieurs de ces outils pour répondre à différents besoins de conception et de
simulation.
Chapitre 2 : Conception du schéma électronique (2 heures)
Objectifs spécifiques :
• Apprendre à créer et simuler un schéma électronique.
• Comprendre les principes de base de la création de circuits.

I. Présentation des composants électroniques de base


Qu’est-ce qu’un composant ?
C’est un élément, qui, assemblé avec d’autres selon un schéma électronique, permet de réaliser une ou
plusieurs fonctions électroniques. Par ailleurs, les composants sont assemblés selon un schéma
électronique qui indique la manière dont les composants doivent être connectés entre eux et il est important
de le respecter. Chaque composant et le sens dans lequel il doit être installé (on parle de polarité) ont leur
importance. En cas d’erreur, au mieux, votre circuit ne fonctionnera pas ; au pire, vous flamberez quelques
composants.

Qu’est-ce qu’une fonction électronique ?


La fonction électronique est le « pourquoi » d’un objet électronique.

Par exemple : trouvez-vous que la souris d’un ordinateur est un objet simple ? Pourtant,
elle remplit de nombreuses fonctions électroniques auxquelles on ne pense pas. En faisant
abstraction de la technologie de la souris (à boule, à infrarouge, à laser, de type trackpad),
on peut déjà compter :

Ça ressemble à quoi, concrètement ?

Il existe des composants électroniques de toute forme et de toute


taille : du condensateur haute tension, cylindrique, gros comme une
cannette de votre soda favori à la résistance rectangulaire de 0,5 x 1
mm ! Certains sont plats, d'autres creux. D'autres encore émettent de
la lumière (LED, écrans LCD, etc.) ou du son (buzzer, par exemple).
Enfin, beaucoup présentent un marquage permettant de les
identifier, de les orienter et de respecter leur polarité.

Vous pourrez trouver des composants électroniques possédant une


patte, deux pattes, trois pattes, etc. Que l’on nomme bornes d'un
composant. Vous trouverez également souvent l'appellation anglaise
pin.
I.1. Les dipôles :
Les dipôles constituent la plus importante famille de composants électroniques, tant par leur variété que
par leur présence dans les circuits. Citons parmi eux notamment :
• les résistances ;
• les condensateurs ;
• les inductances (ou bobines) ;
• les diodes sous (presque) toutes leurs formes ;

Résistances Inductances

Condensateurs Diodes

I. 2. Les tripôles
Ces composants-ci sont aussi très présents, notamment grâce à toute la famille des transistors. On peut
citer par exemple :
• les transistors
• les potentiomètres ;
• les diodes Zener ;
• les LED bicolores.
I. 3. Les composants à plus de quatre bornes
On retrouve les amplificateurs intégrés, les régulateurs de
tension, les optocoupleurs. Mais surtout, à partir de huit
bornes, on trouve les circuits intégrés qui peuvent remplir
seuls une fonction électronique particulière. Leur champ
d'application est extrêmement vaste : du simple inverseur
logique au plus compliqué des processeurs en passant par
les amplificateurs audio multiples ou les circuits
programmables.
I. 4. Les différentes implantations
Dans un montage électronique, les composants sont reliés entre eux par des soudures (ou des brasures) et
des pistes de cuivre sur circuit imprimé. On distingue trois façons de souder les composants, qui dépendent
de sa forme (on parle du boîtier).
a) Flottante :
Les composants sont reliés au reste du circuit par des fils ou des nappes de fils. Les composants
concernés par cette méthode sont généralement des composants méca-électroniques, c'est-à-dire des
composants sur lesquels nous allons exercer une action mécanique (un interrupteur ou un
potentiomètre de réglage du volume sonore, par exemple).

b) Traversante :

Les composants possèdent de longues pattes que l'on


passe à travers des trous du circuit imprimé, et que l'on
soude directement sur les pistes de cuivre. Sur le dessin
du circuit imprimé, on prévoit des pastilles à l'endroit de
ces trous, c'est-à-dire un élargissement de la piste de
cuivre, pour faciliter la soudure

c) CMS (Composants Montés en Surface) :

Il s'agit des composants les plus difficiles à souder, car ce


sont les plus petits. La technique consiste à abraser les
composants d'une carte directement à sa surface ; les
surfaces à mettre en contact étant très faibles, la tâche est
particulièrement difficile. À part pour de petites séries ou
pour un prototype, pour lesquels on peut s'en occuper
manuellement, ce sont le plus souvent de grosses machines
qui s'en chargent. Si vous ouvrez un appareil électronique
aujourd'hui, il est fort probable que n'y voyiez que des
composants CMS : ce sont ces minuscules brique
disséminées un peu partout ou ces gros carrés avec plein de
pattes de moins d'un millimètre de large.
II. Les résistances
II. 1. Résistance fixe :
La résistance est indispensable en électronique, nous offre la possibilité d'interagir avec le courant et la
tension, sa nature est de réduire l'intensité du courant. C'est la propriété physique dont dispose un
conducteur pour s'opposer au passage du courant ; C'est également un composant électronique qui vérifie
la loi d'ohm. Il ressemble au composant à droite, en gros plan ; Enfin, c'est un modèle mathématique qui
permet de calculer la résistance d'un conducteur ohmique. Selon la norme utilisée, le résistor dispose de
deux symboles :

Le résistor, qui n'est en fait qu'une « résistance dans une petite boite », a la faculté de reproduire exactement
la loi d'ohm. C'est pourquoi, aux bornes d'un résistor, on peut utiliser la loi d'ohm.
Loi d’Ohm : 𝑈 = 𝑅 ∗ 𝐼
• U : la tension en Volts (V)
• I : l'intensité du courant en Ampères (A)
• R : la résistance en ohms (Ω)
En électronique (celle que l'on fait nous) nous aurons l'occasion de manipuler des résistors dont la valeur
résistive est comprise entre environ 1Ω et 10MΩ

II.2. Les Résistances Variables :

a) Le potentiomètre
Le potentiomètre est donc un résistor variable.
Sa valeur résistive change selon la position d'un
curseur qui se déplace sur une piste au carbone
grâce à un axe de rotation que l'on vient
manipuler avec les doigts ou un tournevis.

b) La photorésistance
Une photorésistance (En : LDR, light dependent resistor) est
un composant électronique dont la résistivité varie en fonction de la
quantité de lumière incidente : plus elle est éclairée, plus sa résistivité
baisse.

Le symbole d'une résistance variable diffère à celui de la résistance :


III. Les condensateurs
Le condensateur est sans doute l'un des composants les plus utilisés en électronique. Il a comme rôles dans
un montage électronique :
• Accumulateur d'énergie
• Mémoire
• Filtre antiparasite
• Évite les discontinuités de tension
• Temporisateur
• Lissage de tension
Plus globalement, on va retrouver le condensateur dans un rôle de filtrage, de stockage de l'énergie ou
encore de mémoire.
La constitution d'un condensateur réside sur le même principe, quelle que soit la
technologie du condensateur. Il s'agit de deux armatures (deux plaques métalliques
très fines) séparées d'un isolant appelé le diélectrique.

Le principe de fonctionnement du condensateur en régime continu est relativement


simple à comprendre. Par expérience, on peut le brancher sur un générateur
continu, il se charge ; on débranche le condensateur du générateur et on connecte
une charge (résistor) à ses bornes, le condensateur se décharge.

a) La Capacité
La capacité d'un condensateur est la taille de sa réserve de charges électriques. En clair, c'est sa capacité
à contenir les charges électriques, ce qui veut dire que plus la capacité d'un condensateur est grande,
plus il peut contenir de charges électriques.
b) L’unité
L'unité de sa capacité se mesure en Farad du non de Michael Faraday. On note cette unité avec un F
majuscule

c) La charge du condensateur
Si nous regardons de plus près le chronogramme de la charge du condensateur, nous obtenons ceci :
Ce que l'on observe sur l'image :
la tension E (axe des ordonnées) est la tension à laquelle on charge le condensateur. Cette charge se
fait en fonction du temps t (axe des abscisses). La courbe en bleu est la courbe d'évolution de la tension
aux bornes du condensateur. Cette évolution se fait de façon exponentielle. Et c'est ce phénomène que
nous cherchions à observer.
Calcul du temps de charge 𝜏 = 𝑅 ∗ 𝐶
Avec :
• τ (prononcez "tau") temps de charge du condensateur à travers une résistance, en
seconde (noté s)
• R : résistance à travers laquelle se charge le condensateur, en Ohm (noté Ω)
• C : capacité du condensateur, en Farad (noté F).
d) Décharge d’un condensateur
La décharge du condensateur ne peut se faire que si un récepteur est branché à ses bornes ; dans notre
cas ce sera une résistance.

Ainsi la charge accumulée dans le condensateur sera restituée. Évidemment cette décharge n'est pas
instantanée mais dure un certain temps (plus ou moins long suivant la charge cumulée). La décharge
du condensateur se comporte de façon opposée à sa charge. On peut également utiliser la formule :
𝜏 = 𝑅 ∗ C pour calculer le temps de décharge.

e) Les symboles

IV. La diode
Une diode possède deux bornes : c’est un dipôle. Plus précisément, la diode est un dipôle
passif non-linéaire et non-symétrique. L’intérêt principal de la diode est de ne laisser passer
le courant que dans un sens, et pas dans l’autre.

Les normes européenne et américaine adoptent le même et unique symbole pour la diode.
La diode possède deux bornes qui ont chacune un nom pour repérer le sens.
Il s'agit de : l'anode et de la cathode, souvent désignées respectivement par A et K. La
cathode est la borne représentée par la barre verticale :

V. Schématique et dessin en électronique


Les dessins ou graphiques sont utilisés pour communiquer des messages, des idées, toute sorte
d’information.
Le langage graphique est le langage universel ; c’est la plus ancienne forme de langage. Il existe deux
types de dessins :
• Dessin synoptique : sans normes, liberté de l’artiste
• Dessin technique : selon des normes établies
V.1. Schéma synoptique
Un schéma ou diagramme synoptique est une représentation graphique qui permet d’avoir une vision
globale d’un dispositif ou d’un ensemble complexe. Dans le cadre des systèmes électroniques cette
représentation est largement utilisée et construite à partir des fonctions élémentaires de l’électronique
mixte (analogique & numérique). Les liaisons entre chaque fonctions matérialise une information, un
signal électrique ou une grandeur physique. Il n’existe pas de normalisation reconnue pour la
représentation de ces schémas, mais un dessin approprié pour chaque fonction permet de rendre le schéma
synoptique largement compréhensible et rapidement exploitable.
Exemple de schéma synoptique :
La figure ci-dessous représente le schéma synoptique d’une alimentation à découpage régulée.

Il faut avoir une très bonne connaissance de l’électronique, pour comprendre en un coup d’œil le
fonctionnement d’un dispositif à partir de son schéma synoptique de base. On ne trouve pas sur ce schéma
d’indications précises et les caractéristiques des fonctions employées rendant difficile l’évaluation des
performances d’un tel dispositif.
V.2. Les schémas électrique normalisés
Les schémas normalisés sont réalisés en utilisant les symboles normalisés et en suivant des règles
précises :

• Le schéma est tracé à la règle et au crayon à papier. On commence toujours par tracer sa
forme générale qui est un rectangle.
• Les symboles normalisés des différents dipôles sont placés, de préférence, au milieu de
chaque côté.
• L’ordre dans lequel se suivent les différents symboles correspond à l’ordre de branchement
des dipôles dans le circuit.
La figure ci-dessous représente le schéma électrique d’un système d’une alimentation 5v stabilisée.

V.3. Symboles schématiques et leurs significations


Dans le monde des schémas, les symboles sont l’alphabet. Ils représentent les différents composants qui
composent un circuit électronique. Voici quelques-uns des symboles les plus élémentaires que vous
rencontrerez.

Bien que nous ayons couvert certains des symboles schématiques les plus courants, il est important de
noter qu’il existe de nombreux autres symboles. Ceux-ci représentent une large gamme de composants
électroniques, depuis des éléments simples comme les fusibles et les relais jusqu'aux dispositifs plus
complexes comme les transformateurs et les microcontrôleurs.
Si vous souhaitez en savoir plus sur ces autres symboles, de nombreuses ressources sont disponibles. Des
sites comme Tutoriels électroniques proposer des guides complets sur les symboles schématiques. Il existe
également de nombreux livres et cours en ligne qui peuvent fournir une compréhension plus approfondie
de l'électronique et des schémas.

Maintenant que nous avons couvert les bases des symboles schématiques, passons à un autre aspect
important de la lecture des schémas : la compréhension des désignateurs et des valeurs.

V.4. Comment lire les désignateurs schématiques et les valeurs


Une fois que vous êtes familiarisé avec les symboles utilisés dans les schémas, l'étape suivante consiste à
comprendre comment lire les désignateurs et les valeurs. Ces éléments sont cruciaux pour comprendre les
spécificités d’un circuit et son fonctionnement.

• Désignateurs : Chaque composant d'un schéma est généralement étiqueté avec un indicateur. Les
désignateurs sont généralement une lettre suivie d'un chiffre. La lettre indique le type de
composant, tandis que le numéro permet de différencier plusieurs composants du même type. Par
exemple, les résistances sont souvent étiquetées par un « R » (R1, R2, R3, etc.), les condensateurs
par un « C » (C1, C2, C3, etc.), etc.
• Valeurs : À côté de chaque symbole de composant, vous verrez souvent une valeur. Cette valeur
vous indique les caractéristiques spécifiques du composant. Par exemple, une résistance peut être
étiquetée « R1 220Ω ». Cela vous indique que la résistance R1 a une résistance de 220 ohms. De
même, un condensateur peut être étiqueté « C1 10μF », indiquant que le condensateur C1 a une
capacité de 10 microfarads.
Comprendre les désignateurs et les valeurs est essentiel pour interpréter un schéma et construire ou
dépanner un circuit. Il permet d'identifier chaque composant et de comprendre son rôle au sein du circuit.
V.5. Tableau des composants communs et de leurs préfixes de nom
Dans les schémas, chaque composant est généralement étiqueté avec un indicatif commençant par une
lettre spécifique. Cette lettre est souvent appelée préfixe de nom. Voici un tableau de quelques composants
courants et de leurs préfixes de nom typiques :

V.6. Guide de lecture de schéma


La lecture d’un schéma est une compétence fondamentale en électronique. Il vous permet de comprendre
le fonctionnement d'un circuit, de résoudre les problèmes et de concevoir vos propres circuits. Dans ce
guide, nous aborderons certains aspects clés de la lecture de schémas, notamment la compréhension des
connexions, l'identification des blocs et des nœuds de tension et le référencement aux fiches techniques
des composants.
A. Comprendre les connexions
Dans un schéma, les lignes représentent les connexions électriques entre les composants. Les filets sont
souvent étiquetés avec des noms pour faciliter la compréhension de leur fonction. Par exemple, un réseau
connecté à la borne positive d'une alimentation peut être étiqueté « VCC » ou « VDD », tandis qu'un réseau
connecté à la borne négative peut être étiqueté « GND » (abréviation de « masse »). Comprendre les
connexions entre les composants est crucial pour comprendre le fonctionnement du circuit. Il vous permet
de retracer le chemin du courant à travers le circuit et de voir comment les composants interagissent les
uns avec les autres.
B. Identification des blocs et des nœuds de tension
De nombreux circuits peuvent être décomposés en « blocs » plus petits et plus simples. Chaque bloc
remplit une fonction spécifique et est souvent composé de plusieurs composants. Par exemple, un circuit
d'alimentation peut avoir un bloc redresseur, un bloc filtre et un bloc régulateur.
L'identification de ces blocs peut rendre un schéma complexe beaucoup plus facile à comprendre. Il permet
de se concentrer sur une partie du circuit à la fois et de comprendre sa fonction.
De même, l’identification des « nœuds de tension » peut également être utile. Un nœud de tension est un
point du circuit où la tension est connue, soit parce qu'il est connecté à une alimentation, soit parce qu'il
est connecté à la terre. Connaître la tension à différents points du circuit peut vous aider à comprendre le
fonctionnement du circuit.

C. Référencement des fiches techniques des composants


Enfin, il est important de savoir référencer les fiches techniques des composants. Une fiche technique est
un document qui fournit des informations détaillées sur un composant spécifique, y compris ses
caractéristiques électriques, la configuration des broches et les conditions de fonctionnement
recommandées.
Les fiches techniques sont cruciales pour comprendre le fonctionnement d'un composant et comment
l'utiliser dans un circuit. Ils peuvent fournir des informations précieuses qui ne figurent pas dans le schéma,
telles que la tension ou le courant nominal maximal du composant, sa dissipation de puissance ou la
fonction de chaque broche.
Lors de la lecture d'un schéma, c'est une bonne idée d'avoir à portée de main les fiches techniques des
composants. Cela vous permettra de rechercher toutes les informations dont vous avez besoin et de vous
assurer que vous utilisez correctement les composants.
D. Erreurs courantes et comment les éviter
Lors de la lecture de schémas, il est facile de commettre des erreurs, surtout si vous débutez en
électronique. Voici quelques erreurs courantes et des conseils pour les éviter :
• Erreur 1 : Mauvaise interprétation des symboles : Une erreur courante consiste à mal interpréter
les symboles utilisés dans le schéma. Par exemple, confondre le symbole d’un condensateur avec
celui d’une résistance.
Comment éviter : Familiarisez-vous avec les symboles schématiques les plus courants. Gardez un
guide de référence à portée de main jusqu'à ce que vous soyez à l'aise avec les symboles.
• Erreur 2 : lecture erronée des connexions : Une autre erreur courante consiste à mal lire les
connexions entre les composants. Par exemple, en supposant que deux lignes qui se croisent sont
connectées alors qu'elles ne le sont pas.
Comment éviter : N'oubliez pas que dans la plupart des schémas, un point est utilisé pour indiquer
une connexion. S'il n'y a pas de point, les lignes ne sont pas connectées.
• Erreur 3 : négliger les connexions d'alimentation et de terre : De nombreux débutants négligent
les connexions d'alimentation et de masse, qui sont cruciales pour comprendre le fonctionnement
du circuit.
Comment éviter : Vérifiez toujours les connexions d'alimentation (souvent étiquetées VCC, VDD
ou +) et de terre (souvent étiquetées GND, VSS ou -) dans le schéma.
• Erreur 4 : ignorer les valeurs et les désignateurs des composants : Les valeurs des composants
(comme la résistance, la capacité, etc.) et les indicateurs (comme R1, C1, etc.) fournissent des
informations importantes sur le circuit. Les ignorer peut conduire à une mauvaise compréhension
du circuit.
Comment éviter : Faites attention aux valeurs et aux désignations des composants. Ils peuvent
vous aider à comprendre la fonction de chaque composant du circuit.
• Erreur 5 : ne pas faire référence aux fiches techniques : Les fiches techniques fournissent des
informations détaillées sur les composants, y compris leurs caractéristiques électriques et la
configuration des broches. Ne pas y faire référence peut conduire à des erreurs lors de
l’interprétation du schéma.
Comment éviter : Faites toujours référence aux fiches techniques des composants dans le schéma.
Ils peuvent fournir des informations précieuses qui ne figurent pas dans le schéma.
N'oubliez pas que tout le monde commet des erreurs lorsqu'il apprend quelque chose de nouveau. Ne
vous découragez pas si vous commettez des erreurs lors de la lecture des schémas. Avec la pratique,
vous deviendrez plus compétent et ferez moins d'erreurs.
E. Sujets avancés dans les schémas
Une fois que vous maîtrisez les bases de la lecture de schémas, certains sujets avancés peuvent vous aider
à comprendre des circuits plus complexes. Voici quelques-uns:
1. Circuits numériques et analogiques : Les schémas peuvent représenter des circuits numériques et
analogiques. Les circuits numériques utilisent des composants tels que des portes logiques et des
microcontrôleurs, tandis que les circuits analogiques utilisent des composants tels que des résistances, des
condensateurs et des amplificateurs opérationnels. Comprendre la différence entre ces deux types de
circuits peut vous aider à interpréter des schémas plus complexes. Pour plus d'informations, consultez
ceci aperçu des circuits numériques et analogiques.
2. Simulation de circuits : De nombreux outils logiciels de conception électronique offrent des
fonctionnalités de simulation de circuits. Ceux-ci permettent de simuler le comportement d’un circuit sans
avoir à le construire physiquement. Cela peut être un outil puissant pour comprendre le fonctionnement
d’un circuit et résoudre les problèmes potentiels. Essayez ceci en ligne simulateur de circuit pour avoir
une idée de la façon dont les différents composants interagissent dans un circuit.
3. Disposition des PCB : Une fois qu'un circuit a été conçu et simulé, l'étape suivante consiste à créer
une disposition de carte de circuit imprimé (PCB). Il s'agit d'une représentation de la façon dont les
composants et les connexions seront disposés sur le PCB physique. Comprendre les dispositions des PCB
peut vous aider à passer de la lecture de schémas à la construction de véritables appareils électroniques.
4. Composants avancés : Au fur et à mesure que vous approfondirez l'électronique, vous rencontrerez des
composants plus avancés tels que des microcontrôleurs, des processeurs de signal numérique (DSP) et des
réseaux de portes programmables sur site (FPGA). L'apprentissage de ces composants peut ouvrir de
nouvelles possibilités pour comprendre et concevoir des systèmes électroniques complexes.

Conclusion
Apprendre à lire des schémas est une compétence fondamentale en électronique. Il vous permet de
comprendre le fonctionnement d'un circuit, de résoudre les problèmes et même de concevoir vos propres
circuits. Même si cela peut sembler intimidant au début, avec la pratique, vous constaterez que cela devient
une seconde nature.
N'oubliez pas qu'un schéma est plus qu'une simple collection de symboles et de lignes. C'est une
représentation d'un circuit électronique, une carte qui montre comment les différents composants sont
connectés et interagissent les uns avec les autres. En apprenant à lire cette carte, vous pouvez débloquer
un monde de possibilités en électronique.
Que vous soyez un amateur cherchant à construire vos propres gadgets, un étudiant en électronique ou un
ingénieur professionnel, comprendre les schémas est une compétence précieuse qui vous sera très utile
dans votre parcours électronique.

TD1 : Étude d’un schématique


Soit le schéma électrique partiel d’une alimentation 12 et 5V suivant.
On donne les documentations techniques des circuits VDR275, pont de diodes, LM7812 et LM2575.
VDR275
Le VDR275 est un type de varistance, un composant électronique utilisé pour protéger les circuits contre
les surtensions. Voici ses rôles et caractéristiques principales :
Rôle :
• Protection contre les surtensions : Le VDR275 absorbe les pics de tension élevés, protégeant ainsi
les composants sensibles du circuit.
• Stabilisation de la tension : Il aide à maintenir une tension stable en limitant les variations brusques.
Caractéristiques :
• Tension de fonctionnement : 275 VAC (courant alternatif) et 350 VDC (courant continu).
• Tension de varistance : Plage de 387 à 473 V 1.
• Courant de crête maximal : 6500 A (premier temps), 4000 A (deuxième temps).
LM7812
Le LM7812 est un régulateur de tension linéaire positif à trois bornes, largement utilisé dans les
applications électroniques pour fournir une tension régulée de +12 volts. Voici ses principales
caractéristiques :
• Tension de sortie : 12V fixe.
• Tension d’entrée : Typiquement entre +14V et +35V.
• Courant de sortie maximum : 1,5A.

LM2575
Le LM2575 est un régulateur de tension à découpage (buck converter) qui simplifie grandement la
conception des alimentations à découpage. Voici ses principales caractéristiques :
• Tension de sortie : Disponible en versions fixes de 3.3V, 5V, 12V, 15V, et une version ajustable1.
• Courant de sortie maximum : 1A.
• Tension d’entrée : Jusqu’à 40V pour les versions standard et jusqu’à 60V pour les versions haute
tension (HV).
• Efficacité : Haute efficacité grâce à la technologie de découpage.
• Protection : Protection contre les surintensités, les surchauffes et les courts-circuits.

Pont redresseur VS-2KBP08-


Le VS-2KBP08 est un pont redresseur monophasé fabriqué par Vishay Semiconductors. Voici ses
principales caractéristiques :
• Tension inverse maximale : 800V.
• Tension d’alimentation efficace maximale recommandée : 300V.
• Courant de sortie maximum : 2A.
• Configuration : Pont redresseur composé de quatre diodes connectées en pont complet.
• Montage : Adapté pour le montage sur carte de circuit imprimé.

On demande :
1. Identifier les différents composants du circuit :
Composants Désignation Valeur Tension (V) Courant (A) Rôle

2. Faire le schématique sur un logiciel de schématique électronique


3. Faire des simulation.

Exercice : Conception d’un Circuit de Clignotant LED


Objectif :
Concevoir un circuit simple qui fait clignoter une LED à l’aide d’un temporisateur 555.
Matériel nécessaire :
• 1 x Temporisateur 555.
• 1 x Résistance de 1 kΩ.
• 1 x Résistance de 10 kΩ.
• 1 x Condensateur de 10 µF.
• 1 x LED.
• 1 x Breadboard.
• Fils de connexion.

Étapes :
1. Schéma du Circuit :
o Dessinez le schéma du circuit en utilisant les composants listés ci-dessus.
o Connectez la broche 1 du 555 au GND.
o Connectez la broche 8 du 555 au VCC (5V).
o Connectez la broche 4 du 555 au VCC.
o Connectez la broche 2 à la broche 6.
o Placez la résistance de 10 kΩ entre la broche 7 et VCC.
o Placez la résistance de 1 kΩ entre la broche 7 et la broche 6.
o Connectez le condensateur de 10 µF entre la broche 6 et le GND.
o Connectez la LED avec une résistance de limitation de courant (par exemple, 220 Ω) entre la
broche 3 et le GND.
2. Réalisation du PCB :
o Utilisez un logiciel de conception de PCB pour créer le layout du circuit.
o Placez les composants sur le PCB en respectant le schéma.
o Tracez les pistes pour connecter les composants selon le schéma.
o Vérifiez les connexions et assurez-vous qu’il n’y a pas de courts-circuits.
3. Montage et Test :
o Montez le circuit sur une breadboard pour tester son fonctionnement avant de réaliser le PCB.
o Une fois le circuit testé et fonctionnel, réalisez le PCB et soudez les composants.
Questions de Réflexion :
1. Pourquoi utilise-t-on une résistance de limitation de courant avec la LED ?
2. Comment le temporisateur 555 contrôle-t-il le clignotement de la LED ?
3. Quels seraient les effets de changer la valeur du condensateur de 10 µF ?

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