Appendicite : Diagnostic et Imagerie
Appendicite : Diagnostic et Imagerie
Appendicite
J. Mathias, O. Bruot, P.-A. Ganne, V. Laurent, D. Regent
L’appendicite aiguë reste l’urgence chirurgicale la plus fréquente. Bien que banalisée, cette affection est
souvent de diagnostic difficile, car les signes cliniques sont peu spécifiques. Si le cliché d’abdomen sans
préparation n’a plus guère d’intérêt aujourd’hui, l’imagerie moderne échographique et scanographique
est très performante pour le diagnostic d’appendicite aiguë. L’échographie doit être réalisée en première
intention chez l’enfant, le sujet jeune, en cas de symptomatologie récente. Le scanner est préféré chez le
sujet plus âgé, en cas d’échographie non contributive, d’évolution clinique prolongée. Surtout, sa
supériorité réside dans le diagnostic des appendicites ectopiques ou compliquées, et pour éliminer les
diagnostics alternatifs.
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Plan Tableau 1.
Score d’Alvarado : évaluation clinique en cas de suspicion d’appendicite.
¶ Introduction 1 Symptomes Score
¶ Physiopathologie 2 Signes fonctionnels
Lésions appendiculaires 2 Douleur en fosse iliaque droite 1
Bases embryologiques et anatomiques 2 Nausées, vomissements 1
¶ Méthodes d’imagerie 3 Anorexie 1
Abdomen sans préparation 3 Signes physiques
Échographie abdominale 3
Défense en fosse iliaque droite 2
Scanner abdominopelvien 4
Température > 37,3 °C 1
Choix entre les différentes méthodes d’imagerie 4
Signe de Rovsing positif 1
¶ Complications des appendicites 5
Biologie
¶ Diagnostics différentiels 6
Leucocytes > 10 g/l 2
Diagnostics alternatifs les plus courants 6
Neutrophilie > 75 % 1
Point particulier : mucocèles appendiculaires 7
TOTAL 10
¶ Conclusion 7
≥ 7 : appendicite très probable ; 5-6 : surveillance nécessaire ; ≤ 4 : pas
d’appendicite.
■ Introduction
en fonction des symptômes clinicobiologiques existent (le plus
Il semble bien loin le temps où le chirurgien omnipotent, par utilisé est celui d’Alvarado [Tableau 1]), les signes cliniques
la seule imposition de ses mains sur l’abdomen de ses patients habituels, bien peu spécifiques (fébricule, douleurs abdominales
soumis, décidait de l’opportunité ou non d’extraire un appen-
en fosse iliaque droite, troubles du transit, anorexie et vomisse-
dice supposé inflammatoire : aujourd’hui, il paraît improbable
ments, etc.) suffisent rarement à poser le diagnostic, les
d’opérer sans la certitude diagnostique de l’existence d’une
méthodes d’imagerie en coupe prennent alors toute leur
authentique appendicite aiguë.
L’appendicite reste l’urgence chirurgicale abdominale la plus importance pour évaluer les complications et surtout les formes
fréquente (incidence annuelle en France d’environ 5 pour inhabituelles d’appendicites, notamment par leur topographie.
10 000 habitants). Elle est rare avant 3 ans, plus fréquente entre Le risque principal étant l’évolution vers la péritonite générali-
10 et 30 ans [1]. sée, qui met en jeu le pronostic vital : la mortalité est de 0,1 %
Chez plus de 30 % des patients consultant pour douleur dans les formes non compliquées, de 1,5 à 5 % en cas de
aiguë de la fosse iliaque droite, la douleur s’amende spontané- perforation appendiculaire.
ment et n’est rattachée à aucune cause [2] . En effet, si de Le pronostic est donc directement lié à la précocité du
nombreux scores cliniques d’évaluation du risque d’appendicite diagnostic et du traitement.
■ Physiopathologie
Lésions appendiculaires
L’infection appendiculaire est provoquée par une obstruction
de sa lumière, par un obstacle endoluminal (coprolithe, corps
étranger ingéré, ascaris, etc.) ou pariétal (hyperplasie lymphoïde,
tumeur appendiculaire [carcinoïde+++] ou cæcale, épaississe-
ment inflammatoire d’une maladie de Crohn, etc.).
On distingue, selon leur gravité croissante :
• l’appendicite catarrhale : appendice œdématié, congestif, avec
infiltrat inflammatoire dans sa lumière et ulcérations
muqueuses ;
• l’appendicite phlegmoneuse : l’appendice devient turgescent,
se couvre de fausses membranes, sa lumière contient du pus
et il se produit une nécrose suppurée de sa paroi ;
• l’appendicite gangréneuse : des plages nécrotiques apparais-
sent sur l’appendice, lorsque s’installe une obstruction
veineuse liée à l’œdème, parfois étendues au cæcum. Le
risque de perforation est alors maximal [1].
L’atteinte inflammatoire prédomine souvent à la distalité de
l’appendice, épargnant les premiers centimètres proximaux de
l’appendice, expliquant les difficultés potentielles de l’imagerie,
particulièrement en échographie.
La perforation appendiculaire peut se faire en péritoine libre,
responsable d’une péritonite généralisée « en un temps ». Figure 1. Variations anatomiques de l’appendice, expliquant les nom-
Plus souvent, les viscères adjacents (grand omentum, anses breuses variations (et errances) cliniques.
grêles, vessie) peuvent s’accoler au contact du foyer inflamma-
toire pour tenter de juguler l’extension de l’infection, réalisant
alors un plastron appendiculaire. Cette péritonite « localisée »
peut secondairement se généraliser, réalisant une péritonite « en • réintégration dans l’abdomen des anses herniées à la
deux temps ». 10e semaine, qui prennent alors leur emplacement définitif.
Un abcès appendiculaire peut ensuite évoluer vers une La partie proximale du jéjunum, la première à s’intégrer, se
péritonite généralisée (péritonite « en trois temps »). place dans la moitié gauche de l’abdomen. Les anses suivan-
Il n’y a pas de parallélisme entre l’intensité des lésions tes se placent ensuite, chacune à son tour, à droite de celle
anatomiques et la gravité clinique : on peut ainsi découvrir à qui la précède. Le renflement cæcal est le dernier à s’intégrer.
l’intervention des lésions très évoluées, préperforatives, alors Il se place provisoirement dans le quadrant supérieur droit,
que les symptômes étaient peu marqués. sous le lobe droit du foie. De là, il descend dans la fosse
C’est la topographie très variable de l’appendice dans l’abdo- iliaque droite, formant le côlon droit et l’angle colique droit.
men qui détermine le type de complication en cas de retard Au cours de ce processus, l’ébauche de l’appendice se forme
diagnostique. à l’extrémité distale du renflement cæcal sous forme d’un
étroit diverticule. L’inégalité de croissance des parois cæcales
explique la situation médiale de l’appendice. L’appendice se
Bases embryologiques et anatomiques développant pendant la descente du côlon explique la
fréquence des appendices en position rétrocæcale ;
L’appendice « vermiforme » est un diverticule tubulaire et • fixation : des accolements péritonéaux fixent certaines parties
flexueux du cæcum. C’est une formation propre à l’homme et de l’intestin moyen. Lorsque les côlons droit et gauche
aux singes anthropoïdes. Il mesure en moyenne 8 cm (de 2 à prennent leur place définitive, leurs mésos sont appliqués
20 cm). Il s’implante à la face postéromédiale du cæcum, à la contre le péritoine pariétal ; ceux-ci vont s’accoler en formant
convergence des trois ténias coliques (qui représentent un les fascias de Toldt droit et gauche, et les côlons droit et
repère chirurgical infaillible lorsque l’on cherche l’appendice), et gauche seront en situation secondairement rétropéritonéale.
à 1 ou 2 cm sous la jonction iléocæcale (repère échographique En revanche, l’appendice, l’extrémité distale du cæcum et le
majeur). L’appendice est uni à la terminaison de l’iléon par le sigmoïde ne participent pas à l’accolement et conservent un
mésoappendice, qui contient ses vaisseaux et nerfs [3]. méso propre.
La projection cutanée de l’appendice est très variable, et Ainsi, il existe de nombreuses variations positionnelles de
dépend de la situation du cæcum, elle-même liée au degré de l’appendice par rapport au cæcum (Fig. 1) : médiocæcal, le plus
rotation de l’anse intestinale primitive et à la qualité des fréquent (douleur au point de MacBurney), rétrocæcal, au
accolements des fascias de Toldt droit et gauche : en effet, le contact du muscle psoas-iliaque droit (expliquant le psoïtis
développement de l’intestin moyen comprend cinq processus clinique), sous-cæcal antérieur ou postérieur, précæcal, iléocæcal
fondamentaux [4] : antérieur ou postérieur.
• allongement rapide, conduisant à la formation de l’anse De même, les variations positionnelles du cæcum ou de
intestinale primitive ; longueur de l’appendice vont déterminer :
• hernie physiologique dans le cœlome extraembryonnaire du • les appendicites sous-hépatiques, pré- ou rétrocoliques :
cordon ombilical entre les 6e et 10e semaines du développe- C précolique, venant s’accoler à la face profonde du péritoine
ment ; pariétal de la région sous-hépatique, simulant alors sur le
• rotation de l’anse intestinale autour de l’axe de l’artère plan clinique une cholécystite aiguë ;
mésentérique supérieure, de 270° dans le sens antihoraire vu . C ou rétrocolique, se disposant entre la face postérieure du
par l’avant. L’allongement de l’anse intestinale se poursuit côlon et la face antérieure du rein droit, simulant alors sur
pendant cette période, surtout au niveau de l’intestin grêle, si le plan clinique une pyélonéphrite aiguë droite ;
bien que le jéjunum et l’iléon se rangent en effectuant des • les appendicites pelviennes, accompagnées de signes urinaires
flexuosités ; ou simulant une annexite ;
.
S’y associent des signes extra-appendiculaires : infiltration
hyperéchogène de la graisse périappendiculaire et péricæcale,
avec au maximum collection abcédée hypoéchogène, œdème
. sous-muqueux de la paroi cæcale (typhlite réactionnelle avec
inflammation transséreuse), fréquentes adénomégalies
mésentériques [2].
Les faux négatifs sont : les patients obèses, ou avec une
importante distension gazeuse intestinale, les appendicites
ectopiques, les appendicites perforées où aucune structure
appendiculaire n’est plus identifiable, les appendicites localisées
à la pointe de l’appendice (appendicites distales).
Les faux positifs peuvent être liés à l’identification d’une
structure tubulaire normale ou pathologique (anse digestive,
uretère dilaté, veine gonadique thrombosée). Il peut exister des
épaississements appendiculaires réactionnels (« appendicite » de
contiguïté) à des atteintes infectieuses ou inflammatoires de
voisinage, particulièrement dans les poussées inflammatoires de
Figure 5. Appendice normal en échographie (têtes de flèches). Les trois maladie de Crohn iléocæcale, ou dans les infections utéroan-
couches de la paroi sont individualisables : couche interne hypoéchogène nexielles droites.
(muqueuse), intermédiaire hyperéchogène (sous-muqueuse), externe hy-
poéchogène (musculeuse). L’appendice est rattaché au bas-fond caecal (*).
Scanner abdominopelvien
La plupart des équipes utilisent une acquisition des coupoles
diaphragmatiques à la symphyse pubienne, après injection
intraveineuse de produit de contraste iodé d’emblée (1,5 ml/kg
à 3-4 ml/s) couplée à un balisage du tube digestif par ingestion
d’hydrosolubles iodés dilués [6-8]. Les paramètres d’acquisition
varient selon le type de scanner, la plupart autorisant mainte-
nant une collimation inframillimétrique avec une épaisseur de
coupe de 1,25 mm environ, suffisante pour réaliser des reforma-
tions multiplanaires de qualité.
Les signes scanographiques d’appendicite aiguë (Fig. 7) sont
les mêmes qu’en échographie (appendice dilaté, avec une paroi
épaissie, prenant le contraste) auxquels s’ajoute l’absence
d’opacification de l’appendice par le contraste oral. Les copro-
lithes sont mieux visualisés qu’en échographie. Les signes extra-
appendiculaires sont identiques à l’échographie : infiltration de
la graisse périappendiculaire, adénomégalies mésentériques,
typhlite réactionnelle.
Scanner Sensibilité
Enfant
94 %
Adulte
94 %
“ Points importants
Spécificité 95 % 94 % L’appendicite aiguë est l’urgence chirurgicale la plus
Échographie Sensibilité 88 % 83 % fréquente.
Spécificité 94 % 93 % Son diagnostic clinique est difficile, en raison des
nombreuses variations anatomiques de l’appendice.
Le cliché d’abdomen sans préparation n’a plus d’intérêt.
L’échographie est l’examen de première intention chez le
■ Complications des appendicites sujet jeune.
Le scanner est supérieur à l’échographie pour les
Les appendicites compliquées sont analysées plus précisément appendicites compliquées ou ectopiques.
au scanner. Toujours penser à une mucocèle appendiculaire en cas
L’abcès appendiculaire (Fig. 8) se traduit par une collection d’appendice rétentionnel.
hypodense à paroi prenant le contraste, renfermant le plus
Figure 8. Abcès appendiculaire. Scanner avec injection réalisé après balisage oral du tube digestif (flèches) par hydrosolubles iodés dilués à 10 %.
L’appendice perforé n’est pas visible, seule la collection hydrogazeuse pelvienne renfermant un coprolithe est individualisable (têtes de flèches).
de taille de l’appendice, adénopathies mésentériques, signes L’adénolymphite mésentérique aiguë, fréquente chez l’enfant,
de péritonite, présence d’un coprolithe appendiculaire. . faisant classiquement suite à une infection virale de la sphère
Le gaz peut s’étendre de la région appendiculaire au rétropé- ORL, se caractérise par de multiples adénomégalies mésentéri-
ritoine (dont les trois espaces communicants périrénal, pararé- ques douloureuses au passage de la sonde.
nal antérieur et postérieur sont ouverts vers le bas sous forme Les simples entérites aiguës infectieuses sont à l’origine de
d’un cône à pointe inférieure), et par là gagner les différents . plus de 10 % des syndromes appendiculaires. L’imagerie montre
espaces sous-péritonéaux du tronc. Le dogme selon lequel les une iléite terminale non spécifique, associée à quelques adéno-
appendicites perforées n’entraînent jamais de pneumopéritoine mégalies en fosse iliaque droite
n’a pas lieu d’être : en cas d’appendicite ectopique, intrapérito- La diverticulite sigmoïdienne, en cas de dolichosigmoïde,
néale libre, une perforation peut très logiquement s’accompa- peut mimer une appendicite aiguë. La diverticulite cæcale
gner d’un authentique pneumopéritoine. représente environ 5 % des diverticulites coliques.
La maladie de Crohn se révèle souvent par un tableau
pseudoappendiculaire. L’échographie montre un épaississement
■ Diagnostics différentiels circonférentiel de l’iléon terminal, souvent du cæcum, avec
ulcérations transmurales, dédifférenciation des couches pariéta-
Diagnostics alternatifs les plus courants les, avec prolifération de la graisse mésentérique (sclérolipoma-
tose) dont l’échogénicité est remaniée. Le scanner montre de la
La gamme des diagnostics différentiels est totalement dépen- même manière l’œdème sous-muqueux iléal, la sclérolipomatose
dante de l’âge du patient, du siège de l’appendicite, et de la en fosse iliaque droite, l’aspect « peigné » des vaisseaux mésen-
durée d’évolution des symptômes. tériques lié à la fibrose transmurale.
que soit l’étiologie. C’est une pathologie rare (0,1 à 0,6 % des
appendicectomies) de découverte histologique postopératoire ■ Références
dans près de 70 % des cas. Elle pose le double problème de sa [1] D’Acremont B, Bonnichon JM, Sarfati [Link] aiguë. In: Jian R,
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Les étiologies sont diverses, bénignes ou malignes : kyste [2] Taourel P, Kessler N, Bruel JM. Douleurs aiguës de la fosse iliaque
rétentionnel simple par obstruction de l’appendice (coprolithe, droite : éliminer une appendicite. In: Taourel P, editor. Imagerie des
sténose inflammatoire, etc.) ; hyperplasie villeuse épithéliale urgences. Paris: Masson; 2001. p. 41-50.
diffuse ou localisée (adénome villeux) ; cystadénome mucineux [3] Kamina P, Di Marino V. Abdomen, appareil digestif et rein. Paris:
(atteinte muqueuse sans ou avec aspect hyperplasique parfois Maloine; 1993.
dysplasique) ; cystadénocarcinome mucineux (signes de mali- [4] Mathias J. L’imagerie dynamique de l’abdomen revisitée par les explo-
rations volumiques scanner et IRM. 2007. Available from: URL: http:
gnité cellulaire). Un adénome rompu avec essaimage de mucine
//[Link].
acellulaire correspond à un pseudomyxome péritonéal, de bon [5] Hulsse B, Rompel O, Bodenschatz K, Leriche C, Bar I, Darge K.
pronostic ; on parle d’adénomucinose ou d’adénocarcinose Diagnosis of appendicitis using harmonic ultrasound imaging.
mucineuse péritonéale (selon le degré de malignité), dès qu’il s’y Zentralbl Chir 2007;132:118-23.
associe un contingent cellulaire [18]. [6] Mun S, Ernst RD, Chen K, Oto A, Shah S, Mileski WJ. Rapid CT
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contrast-enhanced CT. Radiology 2007;243:520-6.
Il peut montrer, dans 40 % des cas, des calcifications curvili- [8] Johnson PT, Horton KM, Mahesh M, Fishman EK. Multidetector
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J. Mathias ([Link]@[Link]).
O. Bruot.
P.-A. Ganne.
V. Laurent.
D. Regent.
Service de radiologie Brabois adultes, CHU de Nancy, rue du Morvan, 54500 Vandoeuvre-lès-Nancy, France.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Mathias J., Bruot O., Ganne P.-A., Laurent V., Regent D. Appendicite. EMC (Elsevier Masson SAS, Paris),
Radiodiagnostic - Appareil digestif, 33-472-G-10, 2008.