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Le risque routier

Les déplacements
pour le travail
L’essentiel sur

ED 6545
Brochure INRS élaborée par A.-S. Valladeau,
E. Veretout et L. Capitaine

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans


le consentement de l'INRS, de l'auteur ou de ses ayants droit ou ayants
cause, est illicite. Il en est de même pour la traduction, l'adaptation ou la
transformation, l'arrangement ou la reproduction, par un art ou un pro-
cédé quelconque (article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle).
La violation des droits d'auteur constitue une contrefaçon punie d'un
emprisonnement de trois ans et d'une amende de 300 000 euros (article
L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle).

© INRS, 2024.
Edition : Katia Bourdelet (INRS)
Conception graphique : Julie&Gilles
Illustrations et mise en pages : Valérie Latchague-Causse
Qu’est-ce que
le risque routier
professionnel ?

Le risque routier professionnel recouvre l’ensemble des risques auxquels


est exposé un travailleur lorsqu’il conduit sur la voie publique un véhicule ou
un engin, quel qu’il soit : voiture particulière, véhicule utilitaire léger, poids
lourd, deux-roues motorisé, vélo, EDP-m1… pour les besoins de son travail.
Le risque principal est celui de l’accident de circulation, mais conduire expose
également à d’autres risques tels que vibrations, fatigue, stress ou inhalation
de gaz d’échappement.
À retenir : lors de la conduite pour les besoins de son activité profession-
nelle, le travailleur est exposé au risque routier, cela constitue un risque
professionnel à part entière. Et même si le salarié se trouve en dehors des
locaux de l’entreprise et doit respecter le Code de la route, il reste sous la
responsabilité du chef d’entreprise, qui a l’obligation de garantir la santé
physique et mentale ainsi que la sécurité de ses employés. L'employeur doit
donc traiter ce risque professionnel comme n'importe quel autre, c'est-à-
dire identifier, analyser puis évaluer le risque et les conditions d’exposition
des salariés, et mettre en place un plan d'actions de prévention.

1. Engins de déplacement personnel motorisés (trottinette électrique, gyroroue, gyropode, skateboard


électrique, hoverboard…).

3
On distingue :
● Le risque routier « mission » : il concerne les déplacements effectués

pendant le temps de travail et nécessaires à l’exécution de ce dernier : inter-


vention technique, visite clientèle, réunion sur un autre site… Le travailleur
est sous l’autorité de l’employeur.
● Le risque routier « trajet » : il concerne les déplacements effectués entre

le domicile du travailleur et son lieu de travail habituel. Il inclut les détours


réguliers nécessaires à la vie courante (chercher les enfants à l’école…),
ainsi que les déplacements entre le lieu de travail et celui de restauration.
Le travailleur n’est pas sous l’autorité de l’employeur.

4
Quelles conséquences
suite à un accident
de la route ?

Le risque routier – mission ou trajet – est la première cause de décès liés


au travail, avec chaque année environ 500 décès parmi les travailleurs, mais
aussi 4 500 blessés graves subissant une incapacité temporaire de travail
moyenne de 89 jours.
Conduire pour son travail expose le travailleur principalement à un risque
d'accident de la route. Quand il se produit, celui-ci a des conséquences à
la fois pour le travailleur et pour l'entreprise.
Outre les conséquences pour la victime, un accident grave ou mortel surve-
nant en mission a aussi des conséquences économiques pour l’entreprise.
Il entraîne des dommages matériels, un traumatisme collectif, des pertes de
productivité ; il engendre des impacts sur son image, voire sur sa pérennité.
En mission, un accident de la route met en jeu les responsabilités pénale et
civile de l'employeur ; elles seront engagées si, en cas d'accident d'un sala-
rié, il est établi que l’employeur n’avait pas mis en place les
mesures de prévention du risque routier attendues. Même
en cas de simple infraction d’un conducteur salarié, la res-
ponsabilité de l’employeur peut être engagée.

5
Qui est concerné
par le risque routier ?

Conduire un véhicule ou un engin dans le cadre de son travail expose au


risque routier, mais tout le monde n'y est pas exposé à la même fréquence.
Un commercial, un technicien de maintenance ou une aide à domicile sont
très exposés car souvent au volant de leur véhicule. D’autres, comme un
assistant allant parfois déposer des courriers à la poste, ou une personne se
rendant ponctuellement à une formation ou à un rendez-vous extérieur, sont
eux aussi exposés au risque routier, qui est moindre mais pas nul.
De ce fait, toutes les entreprises sont concernées par le risque mission
dès qu’un salarié conduit pour son travail, quelle que soit leur activité, que
la conduite soit leur activité principale ou pas.
Au sein de l’entreprise, l'encadrement, le chargé de prévention, les instances
représentatives du personnel et le service de prévention et de santé au tra-
vail (SPST) sont des interlocuteurs privilégiés sur le sujet.

Et pour le trajet ?
Toutes les entreprises sont concernées, quel que soit leur secteur d’activité.
Tous les salariés sur leur trajet domicile-travail ou le trajet lieu de ­travail-lieu
de restauration habituel, quel que soit le mode de transport routier, sont
exposés au risque routier.
Il est donc pertinent de proposer des actions de prévention des risques
d'accidents de trajet sur les mêmes principes que ceux qui guident la pré-
vention des accidents du risque routier en mission.

6
Quelles mesures
de prévention
mettre en place ?

La démarche de prévention s’appuie, comme pour tous les risques profes-


sionnels, sur l’analyse des activités, l’évaluation des risques et la mise en
place d’actions de prévention :
● L’évaluation du risque routier mission est intégrée dans le document unique

d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et permet de définir un


plan d’actions de prévention qui vise la suppression des expositions et la
réduction du risque.
● L’évaluation du risque routier trajet fait l'objet d'un support dédié, dans le

plan de mobilité ou dans l’accord des négociations annuelles obligatoires.


Il n’est pas requis d’intégrer cette évaluation du risque routier trajet dans le
DUERP.

Agir sur les communications au volant


De plus en plus de véhicules sont équipés d’interfaces communicantes qui
mêlent GPS, téléphone, messageries écrites, etc. Ce sont des distracteurs
dont l’utilisation est source de plusieurs perturbations :
● une perturbation sonore quand l’appareil sonne et émet des notifications,

● une distraction visuelle liée à la lecture des informations qui s’affichent

sur l’écran,
● une altération de la capacité d’attention : la charge mentale pour la

conversation téléphonique, la lecture et la rédaction des messages parasite


celle de la conduite,
● une distraction manuelle liée à l’utilisation de l’appareil.

7
Bon à savoir
● À 50 km/h, un conducteur qui quitte la route des yeux pendant
4 ­secondes conduit à l’aveugle sur environ 60 mètres !
● Une conversation téléphonique, même sur haut-parleur, multiplie par 3

le risque d’accident et la rédaction d’un message le multiplie par 23 !

Pour limiter les risques, l’employeur doit mettre en place un protocole de


communication connu des employés et des interlocuteurs extérieurs (clients,
fournisseurs, etc.).
Par ce moyen, l’employeur :
● interdit l'usage du téléphone au volant, y compris en mode mains libres,

● demande que les salariés au volant mettent leur smartphone sur

messagerie, coupent les notifications et l'utilisent uniquement pendant les


pauses,
● informe les interlocuteurs extérieurs que le travailleur ne répond pas

pendant la conduite,
● sensibilise à l’importance du paramétrage du GPS à l’arrêt et encourage

le guidage audio.

Et pour le trajet ?
Les bonnes pratiques définies pour le risque routier mission s’appliquent
lors des trajets. Par exemple, l’employeur ne reprochera pas à un salarié
retardé sur la route pour venir au travail de ne pas l’avoir appelé de sa voi-
ture pour le prévenir !

Agir sur l’organisation des déplacements


Se déplacer pour le travail est une activité professionnelle ; c'est donc à
l'employeur, et pas seulement au travailleur, de l'organiser.
Pour éviter ou limiter les déplacements, l’entreprise peut s'équiper en
systèmes d'audio ou visio-conférence, organiser différemment les tournées
ou les secteurs géographiques…
En cas de déplacement, il faut privilégier les transports en commun. En
cas d’utilisation d’un véhicule, favoriser les itinéraires les plus sûrs et non
les plus courts, et intégrer le temps de conduite dans le temps de travail,
en évitant la conduite de nuit. Il faut autant que possible limiter le déplace-
ment en deux-roues.

8
Il est nécessaire de laisser du temps aux salariés pour la planification et la
préparation des déplacements : préparer les itinéraires en tenant compte
des temps de chargement/déchargement, de la fatigue et des temps de
pause. Il faut encourager le report d’un déplacement si les conditions cli-
matiques sont dégradées.

Et pour le trajet ?
Un employeur peut contribuer à limiter l'exposition des salariés sur leur
trajet entre le domicile et le travail : par exemple, en donnant la possibi-
lité de faire du télétravail, en proposant des prises de poste sur des plages
horaires élargies, et non des heures fixes, pour éviter le stress au volant, et
en participant aux frais des abonnements aux transports en commun au-
delà de son obligation légale.

Agir sur les véhicules


Il est préférable que l’employeur mette à disposition des salariés une flotte
de véhicules dont il gère directement le choix et l’entretien :
● en fournissant des véhicules adaptés aux missions (gabarit, motorisation,

pneus hiver, équipements de sécurité et de confort adéquats) ; une bonne


solution peut être la location longue durée qui permet de renouveler plus
fréquemment les véhicules,
● en organisant un entretien régulier et formalisé, avec des points de contrôle

à chaque utilisation pour les véhicules utilisés par plusieurs conducteurs.


Il faut penser à allouer du temps pour l'entretien du véhicule aux travailleurs
utilisant régulièrement leur véhicule personnel en mission, et éventuelle-
ment participer au financement de cet entretien pour en garantir la qualité.

Attention au transport de charges ! Il faut veiller à l'aménagement


du véhicule avec un espace dédié et cloisonné, au calage et à l'arrimage,
et à éviter les surcharges.
Pour plus d’informations, consulter notre site Web : www.inrs.fr/risques/
routiers/choix-vehicule.html

Et pour le trajet ?
L’entreprise peut sensibiliser à l'entretien des véhicules, par exemple en
organisant des journées de diagnostic technique, et aider au financement
du changement de voiture. Elle peut aussi prendre en charge l'entretien des
équipements de sécurité pour les vélos, et mettre à disposition sur son site
des systèmes de contrôle de pression et de gonflage des pneumatiques.
9
Agir sur les compétences
L’employeur doit contrôler la validité des permis de conduire à l’embauche
des salariés amenés à conduire en mission. Il peut aussi renouveler ces
contrôles de manière périodique, et doit rappeler aux salariés de le prévenir
en cas de suspension ou d’invalidation de leur permis de conduire.
Il est possible d’organiser des formations post-permis, des stages de
conduite ou des formations de perfectionnement qui permettent d'entre-
tenir les compétences des conducteurs, notamment pour les utilisateurs de
deux-roues, motorisés ou non.
L'employeur doit inscrire le risque routier dans les fiches de poste concer-
nées et organiser, avec le service de prévention et de santé au travail (SPST),
les visites médicales nécessaires.
Il a aussi intérêt, en lien avec le SPST, à sensibiliser les salariés qui conduisent
aux questions de sommeil, prise de médicaments et, bien sûr, d’alcool et de
stupéfiants.

Et pour le trajet ?
L'employeur peut communiquer régulièrement à l’intention de tous les sa-
lariés (par le biais d’affiches, de réunions…) sur les questions d'hygiène de
vie et leurs impacts sur la conduite. Il peut proposer des actions de forma-
tion : remise à niveau aux règles du Code de la route, stages de conduite
automobile, stages de conduite en sécurité des vélos et autres engins.

10
Pour en savoir plus
● Dossier Web « Risque routier », INRS,

consultable sur www.inrs.fr


● Le risque routier en mission. Guide

d’évaluation des risques. ED 6329, INRS


● Site Web « Risque routier pros », Assurance

maladie-Risques professionnels, consultable


sur www.risqueroutierpros.fr

11
Le risque routier est un risque
professionnel qui concerne tous
les secteurs d'activité et tous
les salariés se déplaçant pour
les besoins de leur travail.
Prévenir ce risque consiste
à agir sur différentes
dimensions : les déplacements,
les communications, l’état des
véhicules et les compétences
des salariés à la conduite.

L'objectif de cette collection est de


vous donner les clés pour construire
une démarche de prévention des
risques professionnels.

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail
et des maladies professionnelles
65, boulevard Richard-Lenoir 75011 Paris
Tél. 01 40 44 30 00 • [email protected]

Édition INRS ED 6545


1re édition | novembre 2024 | 3 000 ex. | ISBN 978-2-7389-2928-0

L’INRS est financé par la Sécurité sociale


Assurance maladie / Risques professionnels

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