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L'axe Hypothalamo-Hypohysaire - Surrénalien

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LA SURRENALE

• Chez les mammifères, les glandes surrénales au nombre de


deux, ont une consistance molle et une coloration jaune
chamois.
La surrénale droite a la forme d’une pyramide, alors que la
surrénale gauche généralement plus volumineuse a une forme
semi-lunaire.

Veines hépatiques hépatiques

Veine surrénalienne gauche

Veine surrénalienne droite


L’histologie nous montre 2 zones différentes:
Par la localisation, la structure, la fonction et l’origine embryologique :
➢ Corticosurrénale: Origine mésoblastique (comme testicules et
ovaires)
➢ Médullo-surrénale: Origine neurectoblastique

Coupe de surrénale entière flèche bleue : une veine de la


médullosurrénale
I. La cortico-surrénale :
Elle constitue la zone périphérique de la glande et se
divise en 3 zones:
Chez les mammifères, le cortex surrénal est subdivisé en
trois zones concentriques sur la base de critères morpho-
fonctionnels :

1.Zone glomérulée
Située directement sous la capsule conjonctive, elle est constituée de
petites cellules sécrétoires compactes disposées en amas irréguliers
arrondis ou ovalaires séparés les uns des autres par de fines travées
conjonctives contenant des capillaires à paroi fines. Les cellules
glomérulaires contiennent quelques gouttelettes lipidiques et un
réticulum endoplasmique lisse (REL) bien développé.
1.Zone fasciculée
Elle représente la zone la plus épaisse du cortex (75-80%),
constituée de cordons cellulaires radiaires, étroits, anastomosés et épais
séparés par de fines travées de tissu conjonctif contenant de nombreuses
capillaires sinusoïdes. Les cellules fasciculaires plus ou moins cubiques,
volumineuses et polyédriques ou rectangulaires, sont désignées sous le
nom de spongiocytes en raison de l’aspect vacuolaire de leur cytoplasme.
Elles ont une relation étroite avec des capillaires bordés par des cellules
endothéliales qui facilitent la libération des hormones stéroïdes dans le
sang
c) Zone réticulée (10%)

La zone réticulée représente 5 à 10% du


cortex
Elle est formée par l’enchevêtrement de la
base des colonnes de la zone fasciculée. Les
cellules sont de taille intermédiaire entre les
cellules glomérulaires et fasciculaires et ont
une charge lipidique relativement plus faible.
Elles forment un réseau de courts cordons
anastomosés séparés par des capillaires
fenêtrés
1. Contrôle de la sécrétion des hormones
surrénaliennes

Les minéralocorticoïdes (Aldostérone): sa sécrétion est


stimulée par:

le système rénine angiotensine (provoqué par une chute de


concentration de natrémie),

l’ACTH hypophysaire, (très peu) le facteur atrial


natriurique (cellules musculaires cardiaque)

et le potassium
Les glucocorticoïdes sont contrôlées par l’hormone
hypophysaire : l’ACTH elle même sous le contrôle de la CRH
hypothalamique.
Le taux de l’ACTH varie au cours du nycthémère. Une
augmentation d’ACTH entraîne une augmentation de
cortisol Par contre si le cortisol est en concentration trop
importante, il y a un rétrocontrôle négatif sur la synthèse
de CRH (diminution) et par voie de conséquence une
diminution d’ACTH et donc de cortisol : feedback négatif
par le cortisol.
Les androgènes (réticulée) : Androgènes,
déhydroépiandrostérone : DHEA sa sécretion est
régulée par l’ACTH et LH/hCG
1.1. CRH (Corticotropine Releasing Hormon): 41 aa

Libérée dans l'éminence médiane. On la trouve aussi


dans le système digestif et le placenta.

➢ Elle stimule la sécrétion d'ACTH,


➢ Elle est à l'origine des variations nycthémérales
➢ et des variations en réponse aux agressions.
1.2. ACTH (Hormone adrénocorticotrope) :
39 aa
Elle fait partie du groupe corticotrope
Les hormones du groupe corticotrope

Elles proviennent d'une seule préprohormone : la


proopiomélanocortine (POMC) polypeptide de 265 aa.
Elle contient :
l'ACTH : adrenocorticotropic hormone (39 aa)
les MSH : melanine stimulating hormone : alpha MSH
(13AA) et beta MSH (22aa)
les LPH : lipotropine hormone ou hormones lipotropes :
gamma LPH (58aa), et beta LPH (91aa)
les enképhalines : met et leu enképhalines
les endorphines
le CLIP : corticotropine like entermediate lobe peptide
(22aa)
2.Biosynthèse des hormones de la cortico-surrénale

Les hormones sont produites à partir du cholestérol

Les corticostéroïdes(CS) sont transportés par


différentes protéines de transport à l’exception de
l’aldostérone trouvé essentiellement sous forme libre.

Les CS sont dégradés par le foie et éliminés selon


l’hormone par le foie ou le rein.
StAR : Steroidogenic Acute Regulatory protein ;
CYP11A : cholesterol side chain cleavage enzyme
(P450scc) ; HSD3β2 : 3β-hydroxysteroid
deshydrogenase type 2 ; CYP17 : 17α-hydroxylase et
17,20-lyase (P450c17) ; Cyp 21 : 21- hydroxylase
(P450c21) ; CYP11B1 and B2 : 11β-hydroxylases
(P450c11β) ; P450aldo : aldosterone synthase ;
SULT2A1 : Steroid Sulfotransferase and Sulfatase ;
LD : lipid droplets ; FC : free cholesterol ; HSL :
hormono-sensitive lipase ; ER : endoplasmic
reticulum.
ACATA1, acyl-coenzyme A:cholesterol acyltransferase I; CEs, cholesteryl esters; CS,
cytoskeleton; CYP11A1, cytochrome P450 side-chain cleavage enzyme (P450scc); FC,
free cholesterol; NPC1, Nieman-Pick type C1; NPC2, Nieman-Pick type C2; SCP2, sterol
carrier protein2; SREBP, sterol-regulatory element-binding proteins; SCAP, SREBP
cleavage-activating protein. StAR, steroidogenic acute regulatory protein; TGs,
triglycerides; TSPO, translocator protein. Modi-fied from Chang et al, Rone et al, and
Farese and Walther
La localisation cytologique des multiples enzymes
permettant la biosynthèse de ces hormones est assez
bien connue :

Les mitochondries contiennent les enzymes permettant


la rupture de la chaîne latérale du cholestérol
(conduisant à la delta 5∆ - prégnénolone) , ainsi que
diverses enzymes permettant les derniers stades de la
synthèse de la corticostérone et de l'aldostérone
Le réticulum endoplasmique lisse contient les enzymes
permettant la synthèse de la progestérone, des
androgènes et des produits intermédiaires conduisant au
cortisol.
4. Mode d’action des hormones des
stéroïdiennes

Les glucocorticoïdes ont pour


cible le noyau où ils effectuent
une régulation génique.
Comme le cytoplasme est
hydrophile, ces GC ont besoin
d’une protéine réceptrice pour
le transport dans le cytoplasme
associés à des protéines
chaperons (HSP) au repos
3. Les transporteurs hormonaux

Les hormones lipidiques ne peuvent pas se déplacer seules


dans le sang : elles nécessitent la participation de
transporteurs. Parmi ceux-ci, on trouve:
l’albumine (non spécifique);
la CBG qui est la première à se lier au cortisol.
Le GC va se fixer sur le récepteur. Là, il passe dans le noyau et va
interagir avec l’ADN; L’ensemble qui se fixe sur la région régulatrice
contenant le promoteur est le SRE (Steroid Responsiv Element). La
fixation a pour conséquence un contrôle de l’expression du gène, que ce
soit une activation ou une inhibition.
Les glucocorticoïdes agissent comme des facteurs de transcription
5.Actions physiologiques des hormones
corticosurrénaliennes
a) L’aldostérone
L’aldostérone exerce des effets antinatriurétique et
kaliurétique sur de nombreux tissus. Ses cibles classiques sont
les tissus épithéliaux comme le rein (partie distale du
néphron), le colon, les glandes salivaires et les glandes
sudoripares. Il a été montré plus récemment que l’aldostérone
peut exercer des effets sur d’autres tissus comme le cœur et
les vaisseaux. L'aldostérone traverse la membrane plasmique
et se lie avec une forte affinité au récepteur minéralocorticoïde
(MR)
Le complexe aldostérone-récepteur traverse le noyau et
entre en interaction avec les régions promotrices des gènes
cibles, activant ou réprimant leur activité transcriptionnelle.
Les protéines induites ou réprimées entrainent l’augmentation
du transport transépithélial du sodium par activation des
protéines de transport pré-existantes (ENaC ou Epithelial Na+
Channel et Na+, K+-ATPase ou pompe Na+, K+-ATPase), et une
nouvelle accumulation de protéines de transport et d’éléments
de la machinerie du transport du sodium. les mitochondries, et
les aquaporines de la membrane basolatérale (AQP 3).
b) Le cortisol
Sur le métabolisme glucidique, le cortisol a une action hyperglycémiante.
A long terme, elle est à effet diabétogène.
➢ Stockage hépatique de glycogène
➢ Augmentation de la néoglucogenèse (après 10 jours de jeun; effet lent)
➢ Réduction de l'utilisation du glucose (action anti-insuline)
➢ Il intervient dans le phénomène de stress en favorisant un taux constant
de glucose
Sur le métabolisme protidique
➢ physiologiquement, favorise l’anabolisme des protéines
➢ à doses élevées, favorise le catabolisme protéique (libération des acides
aminés) et entraîne un bilan azoté négatif (augmentation de la créatinine
dans les urines).
➢ La réduction de l'utilisation des acides aminés (action anti-insuline)
entraînant l’augmentation de la concentration en alanine qui stimulerai la
sécrétion de glucagon, lui même stimulerai la néoglucogenèse via une
augmentation des enzymes de la néoglucogenèse
Sur les lipides, il a une action lipolytique suivie par une redistribution
des graisses.
Il a une action anti-inflammatoire en diminuant la
synthèse de collagène.
Antipyrétique
Analgésique
Anti-allergique, Il inhibe la présence et la synthèse de
médiateurs à l’inflammation (histamine et
prostaglandine).
Il baisse les défenses immunitaires (utilité dans la lutte
contre le rejet des greffes).
Il stimule la sécrétion gastrique.
Finalement, les glucocorticoïdes sont des hormones qui
permettent la mobilisation des diverses sources
énergétiques.
c) Les androgènes

La DHA aux rôles physiologiques limités qui se


rapprochent des androgènes gonadiques (stimule
l’apparition des caractères sexuels secondaires)
Activité hormonale fœtale

Aldostérone : 33e semaine :


Régulation du volume amniotique

Cortisol : 12e semaine :

Maturation épithélium digestif


Synthèse des enzymes hépatiques
Production de surfactant
Développement des organes génitaux externes
II. La médullo-surrénale
Elle constitue la zone centrale de la glande

Elle est faite:


De grandes cellules glandulaires
polyédriques en amas, entre lesquels
circulent
des capillaires sanguins fenêtrés
entourés
d'un fin réseau conjonctif.
(L’ancienne dénomination : cellules
chromaffines car l’oxydation des
amines donne une coloration brune)
Les cellules sont de type
ganglionnaire parasympathique Elle
présente :
Un noyau volumineux pâle
Un cytoplasme finement granulaire
De nombreuses mitochondries à
crêtes lamellaires
Un appareil de Golgi important
Des granules neurosecrétoires
Deux types de cellules :

1. Cellules à Adrénaline (80%) : Granules neuro-


sécrétoires petites sphériques

2. Cellules à Noradrénaline (20%) petits îlots :


Granules plus volumineuses
1.Biosynthèse des catécholamines
Synthèse et stockage
des amines biogènes
avec excrétion
normale en très petite
quantité sauf en cas
de stress:
hypertension,
vasoconstriction
,
augmentation du
rythme cardiaque
Les effets de l’adrénaline dépendent fortement de la dose
et de la répartition des récepteurs alpha et bêta sur les
organes.

Les récepteurs alpha sont en plus grand nombre que les


récepteurs bêta, mais ces derniers ont une plus forte
affinité pour l’adrénaline :

a1-récepteurs, agissant par l'intermédiaire de la


phospholipase C
a2-récepteurs, inhibiteurs de l'adénylate-cyclase
ß1-récepteurs, activateurs de l'adénylate-cyclase
ß2-récepteurs, activateurs de l'adénylate-cyclase
2.Actions physiologiques des catécholamines

À faible dose, l’adrénaline est préférentiellement fixée sur les


récepteurs bêta :
1. La stimulation des récepteurs bêta-1 entraîne
une augmentation de la force et de la fréquence de contraction
du cœur,
une activation de la lipolyse dans le tissu adipeux.
2. La stimulation des récepteurs bêta-2 provoque :

une vasodilatation et une une hypotension,


une bronchodilatation,
une augmentation du rythme respiratoire et
une relaxation des muscles de l’intestin, de la vessie et de
l’utérus.
une hypoglycémie
À plus forte dose, l’adrénaline stimule à la fois les récepteurs alpha
et bêta. Cependant, mis à part le cœur, les récepteurs alpha sont
majoritaires sur les organes et leurs effets prédominent :
A. Action hyper-glycémiante
L'adrénaline augmente la glycémie par 2 mécanismes séparés par :
1. la stimulation de la glycogénolyse hépatique et de la gluconéogenèse et
l'inhibition simultanée de la synthèse du glycogène.
Le résultat est la dégradation du glycogène et l'augmentation de la
libération hépatique du glucose.
2. Le second mécanisme par lequel l'adrénaline produit une
hyperglycémie se fait par :
➢ L’inhibition de la sécrétion d'insuline par les cellules pancréatiques
b (effet a)
➢ La stimulation de la libération de glucagon (effet b) par les cellules
pancréatiques a.
B. Au niveau du métabolisme lipidique,

l’adrénaline a une action identique à celle du glucagon, elle favorise


l’hydrolyse des glycérides en libérant du glycérol et des acides gras.
(effet b1)
elle module directement, la lipase hormonosensible (Par un processus
AMPcyclique dépendant).
Les acides gras libres sont libérés par les adipocytes et de ce fait
les niveaux circulants d'acides gras libres augmentent.
Inhibent la lipolyse par effet α2
C. Autres actions

une vasoconstriction,
une hypertension artérielle.
Le cœur ne possède que des récepteurs béta-1 et
répond, quelle que soit la dose d’adrénaline, par une
hausse de la force et de la fréquence des
contractions.
Adapte l'organisme pour réagir à un stress
Prépare notamment à des comportements de lutte ou
de fuite
augmentation du métabolisme cellulaire
3. Disfonctionnement de la surrénale :

On distingue les maladies comportant des hyposécrétions ou des


hypersécrétions:
A. Les maladies de la corticosurrénale:
➢ un hypofonctionnement (des glucorticoïdes):

L'insuffisance surrénale chronique (maladie d'Addison):


Elle se traduit notamment par une hyperpigmentation due à l’origine
commune des voies de contrôle de la mélanogénèse et de l’axe
hypothalamo-hypophyso-corticosurrélien (voir proopiomélanocortine)
d’où le second nom de maladie bronzée donné à la maladie
d’Addison.D’autres signes comme l’asthénie et l’amaigrissement sont
très souvent présents.
Et l'insuffisance surrénale aiguë:
Elle peut être fatale par collapsus vasculaire sur pertes majeures de sel.
La sécrétion de la médullosurrénale est stimulée par toutes formes de
stress via la voie nerveuse :
La douleur, le froid, l’hypoglycémie sont des stress
L’adrénaline, la dopamine et la noradrénaline font partie des
catécholamines.
L'importance de la sécrétion des catécholamines dépend de stimuli
nerveux apportés par les axones cholinergiques des protoneurones
sympathiques qui viennent faire synapse sur la membrane des cellules
glandulaires.
Les glucocorticoïdes interviennent aussi dans cette régulation puisqu'ils
sont indispensables à l'activité de la phényl-éthanolamine-N-méthyl-
transférase permettant la méthylation de la noradrénaline en
adrénaline.
L'importance de ce contrôle hormonal est bien mise en évidence par les
modalités particulières de vascularisation de la médullo-surrénale :
celle-ci est en effet irriguée par du sang qui pour sa plus grande part
provient du réseau capillaire qui a traversé la cortico-surrénale et
qui vient donc de recevoir les hormones corticosurrénaliennes.
➢ un hyperfonctionnement (glucocorticoïdes) :

Syndrome de Cushing.
Ce syndrome de Cushing entraîne :

L’apparition de diabète.
L’augmentation de la masse graisseuse
L’hypertension artérielle par augmentation de la volémie
Le catabolisme musculaire (destruction des muscles).
L’augmentation de la fragilité du corps : vergetures, « bleu »
faciles, ostéoporose.

Les raisons de l’apparition de ce syndrome de Cushing peuvent être :

Une tumeur de la glande corticosurrénale.


Une tumeur de l’hypophyse (maladie décrite en 1932 par le
neurochirurgien américain Cushing).
Une tumeur ectopique par des cellules qui deviennent
incontrôlables.
➢ un hyperfonctionnement des mineralocorticoides

Le syndrome de Conn est lié à l'hyperproduction de


minéralocorticoïdes (aldostérone)
➢ un hyperfonctionnement des sexocorticoides
L’hypersécrétion des hormones sexuelles entraîne des
phénomènes de virilisation ou de féminisation

B. Les maladies de la médullo-surrénale :


Les phéochromocytomes

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