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GNL : les États-Unis poursuivent

leur « seconde révolution »


gazière
parue le 08 décembre 2017

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Vue 3D de l'usine de liquéfaction de Cove Point qui est en cours de construction aux
États-Unis. (©Dominion Energy)
Alors que la Russie inaugure aujourd’hui son site de Yamal en Sibérie,
l’EIA(1) a publié ses dernières prévisions sur les exportations américaines
de gaz naturel liquéfié (GNL).

Vers un triplement des capacités d’exportation de GNL


d’ici 2019
En Louisiane, une quatrième unité du site de liquéfaction de Sabine Pass
(le seul actuellement en service aux États-Unis) a atteint sa pleine
production en septembre 2017. Elle porte ainsi à près de 2,8 milliards de
pieds cubes par jour (soit près de 29 milliards de m 3 par an) la capacité de
liquéfaction de gaz des États-Unis « contigus » (hors Alaska, Hawaï et
territoires américains d’outre-mer) selon l’EIA.

Une cinquième unité de liquéfaction est actuellement en construction sur


le site de Sabine Pass. Dans l’État du Maryland, l’usine de liquéfaction de
Cove Point, actuellement construite à 97%, devrait être mise en service
d’ici la fin de l’année 2017 (avec une capacité de liquéfaction de 0,75
milliard de pieds cubes par jour).
L’EIA fait état de 4 autres projets en cours dont la mise en service est
prévue d’ici à fin 2019 : Elba Island LNG (capacité totale de 0,3 milliard de
pieds cubes par jour) dans l’État de Géorgie, Freeport LNG (2,1 milliards
de pieds cubes par jour) et Corpus Cristi (1,2 milliard de pieds cubes par
jour) au Texas ainsi que Cameron LNG (1,8 milliard de pieds cubes/jour) en
Louisiane. Au total, les États-Unis « contigus » pourraient tripler le niveau
de leurs capacités totales d’exportation de GNL d’ici à fin 2019 selon l’EIA
(de l'ordre de 100 milliards de m3 de gaz par an à cet horizon).

Les États-Unis, bientôt en tête des exportations de GNL


avec l’Australie et le Qatar ?
Fin février 2016, le site de liquéfaction de Sabine Pass a effectué ses
premières livraisons de GNL à destination du Brésil. En novembre 2017, il
a exporté 2,7 milliards de pieds cubes de gaz par jour (soit de l’ordre de
75 millions de m3 par jour). L’EIA prévoit que le « taux d’utilisation » du
site reste supérieur à 90% durant l’hiver 2017/2018 en raison de la forte
demande de gaz attendue et des prix « spot » élevés du GNL en Asie et en
Europe.

Pour rappel, les États-Unis sont déjà les premiers producteurs mondiaux
de gaz naturel (750 milliards de m3 en 2016 selon BP). Grâce à
l’exploitation du gaz de schiste, le pays pourrait en outre compter pour
près de 40% de la hausse de production mondiale d’ici 2022 selon
l’Agence internationale de l’énergie.

La montée en puissance du GNL constitue ainsi « une seconde révolution »


gazière (après le schiste) pour les États-Unis selon les termes de Fatih
Birol, directeur exécutif de l’AIE. D'ici à 2022, plus de la moitié de la
hausse de production gazière américaine pourrait être exportée sous
forme liquéfiée selon l'AIE, faisant alors des États-Unis un des principaux
exportateurs mondiaux de GNL avec l’Australie et le Qatar(2).

En 2016, les flux de GNL ont permis de transporter 347 milliards de m3 de gaz
naturel (volume à l'état gazeux). Cela représente près de 32% des flux totaux de
gaz naturel dans le monde en 2016 selon BP (©Connaissance des Énergies)

Sources / Notes

1. U.S. Energy Information Administration.


2. A l’heure actuelle, le Qatar, l'Australie, la Malaisie, le Nigéria et l'Indonésie sont les
principaux exportateurs de GNL. A eux cinq, ils fournissent plus des deux tiers du
GNL acheminé dans le monde.

Les exportations américaines de


gaz naturel

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 Source : Ifri

 13 juillet 2016

Aux États-Unis, la révolution du gaz de schiste (53% de la production


américaine de gaz commercialisée en 2015) a permis au pays de devenir
le premier producteur mondial depuis 2010. Compte tenu de la croissance
plus rapide de cette production par rapport à la demande domestique, les
producteurs américains se sont tournés vers les exportations de GNL (gaz
naturel liquéfié) dont le prix était élevé sur les marchés jusqu’en 2014.
Sept projets de terminaux méthaniers ont été approuvés et le pays a
effectué fin février 2016 ses premières livraisons de GNL à partir de l’unité
Sabine Pass LNG (à destination du Brésil).

Dans cette étude publiée par le Centre Énergie de l’Ifri, Sylvie Cornot-
Gandolphe rappelle l’importance du gaz de schiste aux États-Unis (qui a
fait preuve de résilience face à la baisse des prix) et les perspectives en
matière d’exportations de GNL. Elle analyse l’impact possible de ces
futures exportations sur le marché européen ainsi que les stratégies
possibles de la Russie face à ce nouveau concurrent.

Sur les 6 cargaisons exportées à partir de l’unité de Sabine Pass entre


février et fin avril 2016(1), une seule a eu pour destination l’Europe (le
Portugal). Indexées sur le prix spot du gaz américain, les exportations de
GNL des États-Unis se font vers les pays offrant le « netback »(2) le plus
élevé (notamment l’Amérique latine, l’Inde et le Moyen-Orient). Elles vont
révolutionner le marché du GNL selon Sylvie Cornot-Gandolphe bien que
les conséquences de la première vague de terminaux d’exportation
américains se feront véritablement sentir à partir de 2018. D’ici à 2020,
les États-Unis pourraient devenir le 3e exportateur mondial de GNL derrière
l’Australie et le Qatar, avec environ 825 méthaniers chargeant du GNL à
destination de marchés extérieurs(3).

Bien que les prix du gaz soient actuellement très bas sur le marché
européen, l’Europe pourrait constituer un « marché de dernier recours »
pour le GNL américain alors que la demande de l'Asie (destination de plus
de 70% du GNL dans le monde en 2015) est en baisse. Le GNL américain
est susceptible de renforcer la sécurité d’approvisionnement européenne,
y compris de la France bien que Ségolène Royal se soit récemment
déclarée opposée aux importations de gaz de schiste américain (dont les
molécules ne peuvent être distinguées de celles du gaz « conventionnel »
dans le GNL importé).

Face à la concurrence de ces nouvelles capacités d’exportation


américaines, le groupe russe Gazprom, premier exportateur mondial, veut
préserver ses ventes vers l’Europe avec l’objectif affiché de conserver une
part d’au moins 30% sur le marché européen à moyen et long terme.
Gazprom pourrait ainsi adopter une stratégie similaire à celle de l’Arabie
Saoudite sur le marché pétrolier en dissuadant l’entrée du GNL américain
sur le marché européen par une « guerre des prix »(4) tout en entretenant
une volatilité des prix pour décourager les décisions de nouveaux
investissements aux États-Unis. La stratégie russe devrait toutefois être
dictée par les prix du gaz américain et du pétrole brut (5) afin que le pays
maximise avant tout les revenus de ses ventes de gaz à l’Europe
(qui, pour rappel, sont inférieurs à ceux générés par les ventes russes de
pétrole).

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