MINISTERE JUVENILE
‘‘ L’orientation, une capacité
qui peut fonctionner sur
l’observation, l’attention et
l’expérience ’’ 2022
ORIENTATION
Préparé par : Ruth TIMA
CHEF-GUIDE INSTRUCTEUR
APLA / PIA
Membre de l’église EPHRAIM de
Vyvi-Mitchell – Secteur 1
MIPAH
Autres distinctions et cours qui seront bientôt disponibles :
Philosophie du club des aventuriers et éclaireurs
Histoires du club des éclaireurs
Doctrines bibliques
Histoire de l’adventisme
Éthique chrétienne
Art de conter
Buanderie
Nutrition
Natation
Incendie
Premiers soins (Secourisme de base)
Astronomie
Traces et pistes
Paramilitaire
Camping
Feu et cuisine de camp
Les séminaires CG
Cours de direction
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 1
INSTRUCTION
Ce document de travail est à disposition de tous ceux qui désirent apprendre sur les techniques
d’orientation. Instructeurs, chefs-guide et postulants peuvent puiser de ce manuel.
Objectifs de cette formation
1. Aider les responsables de jeunesse et tous ceux qui veulent prendre part à la vie de camp.
2. Susciter chez les jeunes le sens d’observation, d’orientation
3. Apprendre les techniques à ceux qui s’aventurent.
4. Savoir quoi faire et comment retrouver son chemin si l’on se perd.
5. Savoir comment utiliser une boussole, une carte... ect
Pour des débutants, cette formation prévoit 4 séances de travail et une séance d’évaluation:
- Deux séances théoriques (2h de temps par séance)
- Une séance de travail pratique (4h de temps)
- Une séance d’exploration pratique (4h de temps)
- Une séance d’évaluation (2h de temps)
Nombre d’heures requis pour la formation des débutants : 14h en total
Dans le cadre d’une formation accélérée, qui requière des participants ayant acquis les techniques
de base
- Une séance de formation théorique (2h de temps)
- Une séance de formation pratique (2h de temps)
- Une séance d’exploration pratique (4h de temps)
- Une séance d’évaluation (2h de temps)
Nombre d’heures requis pour la formation des participants avancés : 10h en total
Moyens et matériels nécessaires pour la formation
1. Un espace adéquat pour les séances théoriques en fonction du nombre des participants
2. Le manuel de formation et tout autre ouvrage en rapport avec la formation
3. Une boussole d’orientation (chaque participant)
4. Une montre à aiguille (chaque participant)
5. Un compas
6. Une carte topographique (chaque participant)
7. Un altimètre
8. GPS (via le smartphone des participants)
9. Un espace approprié pour les séances d’exploration pratique
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 2
Table des matières
I- Orientation – définitions et méthodes Page 3
II- Les procédés d’orientation Page 3
III- S’orienter dans la nature Page 4
- Avec le soleil
- Avec les arbres
- Avec les Etoiles
- Avec la lune
IV- Orientation à l’aide d’outils et instruments Page 7
- La boussole
- La carte
- L’altimètre
- Le GPS
- GoogleEarth
V- Les trois Nord Page 13
- Le Nord magnétique
- Le Nord géographique
- Le Nord du quadrillage
VI- Les déclinaisons Page 14
- La déclinaison magnétique géographique
- La déclinaison magnétique du quadrillage
VII- Quelques vocables Page 15
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 3
I- Orientation – définitions et méthodes
L’orientation est reliée à un ensemble autre activité qui demande qu’on accorde beaucoup son
attention. Pour faire le camping, il faut savoir s’orienter, connaitre les techniques. Pour effectuer
une randonnée pédestre dans de bonnes conditions, il convient de la préparer avec soin : choisir
un itinéraire adapté à sa forme, l’étudier grâce à une carte topographique, et enfin, en fonction de
ces indications, préparer son sac. Pour l’homme comme pour les animaux, l’orientation est une
capacité qui peut fonctionner sur l’observation, l’attention et l’expérience.
C’est quoi s’orienter ?
S’orienter c’est de trouver la direction de l’Orient (le côté du soleil levant). C’est avant tout savoir
lire la nature et le paysage afin de s’y repérer. C’est aussi chercher sa direction par rapport à un
repère.
Savoir s’orienter c’est une des qualités du chef, d’un bon JA. On y arrive soit en utilisant les moyens
naturels plus propres à mettre en relief ses qualités d’observation et son sens de l’orientation, soit
par les moyens mécaniques.
- La première chose à faire pour s’orienter c’est de se fixer un repère. Ce dernier peut être un
objet, un bâtiment, ou tout autre point remarquable sur son parcours. Généralement les
points cardinaux notamment le nord est utilisé.
- La deuxième étape consiste à déterminer sa position par rapport à ce repère.
- La troisième étape vise à identifier son point de destination par rapport à ce repère.
- Enfin, le chemin à suivre entre sa position et son point de destination est l’itinéraire de voyage.
II- Les procédés d’orientation
Les plus utilisés sont :
a) Les moyens naturels : le jour à l’aide du soleil, la nuit à l’aide des étoiles ou de la lune.
b) Les moyens mécaniques : la boussole, les cartes, l’altimètre, le compas, le GPS, GoogleEarth
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 4
III- S’orienter dans la nature
Les moyens de s’orienter le jour
Le soleil : c’est la méthode la plus sûre pour s’orienter le jour. On sait que le soleil se lève à l’Est
et se couche à l’Ouest, mais il faut tenir compte de ceci : les heures du lever et du coucher varient
avec les saisons. En été, par exemple le soleil se lève avant de passer à l’Est et se couche après son
passage à l’Ouest, tandis qu’en hiver, c’est l’inverse qui se produit. Il ne faut pas non plus oublier
que l’heure d’été est en avance d’une heure sur l’heure normale, il faudra donc pendant la belle
saison, retrancher une heure à l’heure indiquée par la montre.
Lorsque le soleil est plus haut dans le ciel (c’est-à-dire lorsque l’ombre est la plus courte), il indique
la direction du Sud.
NB : A midi, en tournant exactement le dos au soleil, on a l’Est à sa droite, le Nord devant soi,
l’Ouest à sa gauche.
A l’aide d’une montre à aiguilles :
S’orienter avec le soleil et une montre ; ce procédé est la plus
pratique et le plus précis quand on n’a pas de boussole à sa
disposition. Il faut cependant remarquer qu’il n’est pas
valable avant 6h et après 18h.
Comment s’y prendre ?
1. Il suffit de déposer sa montre à plat, le cadran vers le
haut ; on dirige la petite aiguille vers le soleil.
2. Il se forme un angle entre la petite aiguille et l’axe du 12 de la montre.
3. Le Sud se trouve au milieu de l’angle formé par la petite aiguille et deux heures (en heure
été), une heure (en heure hiver).
Autres méthodes de s’orienter avec la montre
Mettre le chiffre 12 en direction du soleil. Placer un crayon ou un bout de bois en travers de la face
de la montre, à mi-distance entre le chiffre 12 et l’heure, il signalera le Nord et le Sud. Le matin, le
Nord sera du côté gauche, et l’après-midi du côté droit.
S’orienter selon l’heure
A 6h du matin, le soleil sera entièrement à l’Est.
A 9h du matin, il sera directement au Nord-Est.
A midi, entièrement au Nord.
A 3h de l’après-midi directement au Nord-Ouest.
A 6h de l’après-midi, directement à l’Ouest.
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 5
Les arbres : On peut s’orienter à l’aide des arbres si l'on est observateur et un peu naturaliste ;
observer la façon dont les arbres sont penchés, ce qui nous informe sur la position des vents
dominants... Encore faut-il aussi qu’on connaisse les vents dominants.
La mousse : La méthode des mousses est très aléatoire, à savoir quand même, mais avec
quelques rectifications. La mousse ne pousse pas au Nord comme on l'entend souvent, mais
suivant l'orientation des vents dominants ou des coins d'ombre.
Les moyens de s’orienter la nuit
Les étoiles : pour l’hémisphère Nord, le Nord est indiqué par l’étoile polaire, à l’extrémité de la
queue de petite Ourse. Pour l’hémisphère Sud, le Sud est indiqué par la Croix du Sud.
On peut aussi s’orienter grâce à certains axes d’autres constellations tels que ceux de Cassiopée et
Orion
Orion : une autre constellation qui permet de trouver le Nord : Orion. Mais la façon d'y parvenir
est bien moins précise que l'étoile polaire. Pour trouver Orion, il faut
chercher les trois étoiles alignées qu'on appelle « ceinture d'Orion ». Elles
sont caractéristiques. Une fois trouvées, il est facile de repérer les quatre
autres étoiles qui forment le parallélogramme. Orion a une forme de
sablier. À partir de la « ceinture », prolonger le segment passant par
Alnilam et Heka (les trois petites étoiles au-dessus de Betelgeuse et
Bellatrix), et après un petit bout de chemin... on tombe sur Alpha Polaris.
Attention, c’est tout de même moins précis qu'avec l'étoile polaire.
La croix du Sud : Croix du Sud, en latin Crux, constellation de l’hémisphère austral, située entre
le Centaure et la Mouche, comprenant quatre étoiles brillantes disposées de telle sorte qu’elles
figurent les extrémités d’une croix latine. La constellation est située au-dessus de Cercle polaire
antarctique et est visible dans son intégralité jusqu’à 25° de latitude nord.
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La lune : de nuit, il est possible de s’orienter grâce à la lune et déterminer ainsi les points cardinaux
en fonction de l’heure d’observation et de la phase de celle-ci. Lorsqu’elle est au premier quartier,
les cornes du croissant sont dirigées vers l’Est ; au dernier quartier, vers l’Ouest.
Phase Est Sud Ouest Nord
Nouvelle lune 6h 12h 18h 24h
Premier quartier 12h 18h 24h 6h
Pleine lune 18h 24h 6h 12h
Dernier quartier 24h 6h 12h 18
Attention, les heures qui figurent au tableau correspondent à l’heure solaire (enlever 1h à sa montre
en hiver et 2h en été pour obtenir l’heure solaire).
On peut appliquer avec la Lune la méthode solaire, mais attention, il ne faut pas que ce soit la
nouvelle lune (nouvelle lune = pas de lune). Il faut cette fois-ci régler la montre de telle sorte qu'il
soit minuit lorsque la Lune a effectué la moitié de son parcours dans le ciel (elle est alors au Sud).
Les planètes : une autre méthode pour s'orienter, mais qui toutefois nécessite un peu de
connaissances en astronomie. Il s'agit d'utiliser les planètes avec une méthode similaire à celle du
soleil et de la lune.
La rose des vents : c'est d'abord un cercle imaginaire figurant la Terre et comportant 360 degrés.
Chacun de ces degrés correspond à une direction. Avant d'étudier la boussole et ses nombreuses
applications, il importe de bien connaître la rose des vents. Elle comporte en premier les quatre
points cardinaux principaux : le Nord, l'Est, le Sud et l'Ouest.
On parle aussi de subdivisions de la rose des vents. Ceux qui sont utilisés régulièrement sont au
nombre de 16. Voici leurs appellations et les degrés auxquels ils correspondent:
Nord = 0° ou 360°
Nord-Nord-Est = 22,5°
Nord-Est = 45°
Est-Nord-Est = 67,5°
Est = 90°
Est-Sud-Est = 112,5°
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Sud-Est = 135°
Sud-Sud-Est = 157,5°
Sud = 180°
Sud-Sud-Ouest = 202,5°
Sud-Ouest = 225°
Ouest-Sud-Ouest = 247,5°
Ouest = 270°
Ouest-Nord-Ouest = 292,5°
Nord-Ouest = 315°
Nord-Nord-Ouest = 337,5°
IV- Orientation à l’aide d’outils et instruments
Parmi les moyens mécaniques, la plus connue est la boussole: L'invention de la boussole
remonte à plus de 1000 ans avant Jésus-Christ alors que les Chinois en découvrirent le principe.
Puis, le principe a évolué. Les archives démontrent que la boussole à aiguille aimantée fut utilisée
par les navigateurs chinois vers 1100, par les marchands arabes vers 1220 et les Viking vers 1250.
Elle est passée d'une graduation de 32 secteurs à une graduation de 360°. Les militaires utilisent des
boussoles plus précises d'une graduation de 6400 millièmes.
La boussole : C’est le meilleur allié de quiconque se déplace dans la nature. Cet instrument sert à
déterminer les directions, dont l’aiguille aimantée pointe toujours le nord. Avec elle, on peut non
seulement connaitre le nord, mais les directions prises (les azimuts), repérer la direction d’un point
caractéristique, etc.., et revenir presque à coup sûr sur ses pas.
Description de la boussole
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 8
Les six parties principales de la boussole sont donc :
Le tablier, qui comporte la flèche de direction pour désigner l'objectif à atteindre.
L'habitacle rotatif (le cadran), qui tourne sur lui-même et qui peut être ajusté à n'importe
quel azimut magnétique.
Le point indice, sur lequel on positionne le degré à orienter.
L'aiguille aimantée, qui est attirée par le nord magnétique.
La flèche incrustée, sur laquelle on doit juxtaposer l'aiguille aimantée pour obtenir l'azimut
désiré.
La flèche de direction, vers où l'azimut sélectionné pointe.
Les unités
La boussole a été considérablement perfectionnée au cours des âges. Elle ne se contente plus
d'indiquer le nord magnétique; elle permet d'indiquer d'autres directions, car on y a ajouté un
compas qui permet de mesurer les angles, donc les azimuts. Malheureusement pour les utilisateurs,
il existe plusieurs unités de mesure des angles, qui généralement, ont des utilités différentes et qui
sont plus ou moins pratiques.
Les degrés
C'est sans doute l'unité la plus courante, celle que tout le monde doit connaître. Chacun sait sans
nul doute qu'un angle droit fait 90° et qu'un tour fait 360°. Ce que l'on connaît moins, ce sont les
sous unités, et là, ça se complique singulièrement!
En effet, il ne s'agit pas d'un système décimal, mais d'un système horaire. C'est-à-dire que les degrés
sont divisés en 60 minutes (notées 60'), les minutes sont divisées en 60 secondes (notées 60") et les
secondes en 10ièmes ou 100ièmes.
Les grades
Pour simplifier, on peut utiliser les grades, qui ont l'avantage d'être un système décimal beaucoup
plus facile d'usage, bien qu'il soit moins courant. L'angle droit fait 100 grades et un tour fait 400
grades.
Les millièmes
C'est sans doute l'unité la moins bien connue, mais qui est très pratique à bien des égards. C'est
l'unité utilisée par les militaires. La définition du millième est la suivante : c'est l'angle sous lequel
on voit un objet de 1 m à 1 Km ou plus clairement avec un schéma.
L'intérêt de cette unité est de pouvoir rapidement évaluer des distances ou des dimensions. On
peut ainsi calculer la distance d'un objet lorsqu'on connaît ses dimensions (un objet de 2 mètres de
long que l'on voit sous un angle de 2 millièmes se trouve à 1 km) et on peut également mesurer les
dimensions d'un objet lorsqu'on connaît sa distance
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 9
Tableau de conversion
Direction \ Angle Degrés Grades Millièmes
N 0 ou 360 0 ou 400 0 ou 6400
NNE 22.5 25 400
NE 45 50 800
ENE 67.5 75 1200
E 90 100 1600
ESE 112.5 125 2000
SE 135 150 2400
SSE 157.5 175 2800
S 180 200 3200
SSO 202.5 225 3600
SO 225 250 4000
OSO 247.5 275 4400
O 270 300 4800
ONO 292.5 325 5200
NO 315 350 5600
NNO 337.5 375 6000
Les types de boussoles et leur utilisation
La boussole à différents usages et chaque usage a besoin d’adaptations propres. Ainsi le marin, le
militaire, l’ingénieur en génie civil ou le concurrent d’une course d’orientation ne font pas
exactement le même usage de la boussole, qui varie donc selon les utilisations.
A) Boussole d’orientation
C'est la plus simple et la plus courante. Il s'agit le plus souvent d'une plaque de plastique
rectangulaire, comportant des graduations sur les côtés pour mesurer les distances sur une carte, et
sur laquelle est montée la boussole. Le montant de la boussole peut tourner de telle sorte que l'on
puisse faire coïncider les graduations d'angles avec la flèche indiquant la direction de marche. Au
fond de la boussole, on trouve une grosse flèche rouge, en général, qui matérialise le Nord
magnétique.
Pour trouver la bonne direction, il faut maintenir la boussole bien à plat et comme avec toute
boussole, être à l’écart de toute source de champ magnétique artificiel (ligne à haute tension,
transformateur, aimant, mateur électrique, électro-aimant…). Ensuite pour orienter correctement
la boussole, il suffit de faire coïncider l’aiguille rouge de la boussole avec la flèche dessinée sur le
fond. Ce type de boussole sert en général à orienter une carte.
B) Boussole de visée
C'est un dispositif analogue au précédent, mais elle est dotée d'un miroir et d'un viseur. Cela permet
de déterminer la direction d'un objectif (pylône, arbre, château d'eau, tour, immeuble...). Elle
fonctionne de la même manière, sauf que l'on regarde la boussole dans le miroir en désignant
l'objectif avec le viseur.
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 10
C) Compas
Le compas fonctionne sur le même principe que la boussole, sauf qu'il y a un plateau aimanté qui
flotte dans une boule remplie de liquide et une aiguille fixe. C'est un cas particulier de boussole où
le Nord de la boussole est un pôle Nord. C'est le type de boussole le plus souvent rencontré sur les
bateaux, car il permet de suivre une direction en continu.
Qualités d’une boussole
La boussole est un outil de précision. Pour qu’elle puisse être utile dans toutes sortes de conditions,
elle devrait répondre aux critères suivants :
L’aiguille aimantée devrait flotter dans un liquide appelée varnolène (huile) enfermée dans
un boîtier solide qui, préférablement, sera muni d’un couvert pouvant se fermer.
La boussole sera transportée dans un étui solide et rigide, suspendu au cou ou attachée à la
ceinture.
Une bonne boussole sera munie d’un couvercle à l’intérieur duquel se trouve un miroir et
une ligne de visée afin qu’il soit possible de lire l’azimut et de prendre la visée en même
temps.
Précautions à prendre à l’usage de la boussole
Voici quelques consignes pour que la boussole fonctionne à son meilleur.
Elle doit être tenue suffisamment de niveau pour permettre à l’aiguille de bouger librement.
La boussole, fonctionnant avec le magnétisme de la Terre, est sujette aux dérangements dus
aux objets métalliques ainsi qu’aux fils à haute tension. De plus certaine agglomération de
minerai métallique dans le sol peuvent produire le même effet.
Eviter le changement rapide de température. Cela risque de provoquer des petites bulles
dans le liquide de la boussole, ce qui pourrait occasionner des erreurs de lecture.
La chaleur extrême provoque l’expansion du liquide à l’intérieur de la boussole. Ne pas la
laisser sur une source de chaleur afin d’éviter de l’endommager.
On la nettoie avec un linge humide si elle devient sale.
Ne pas oublier que, malgré sa construction robuste, la boussole demeure un objet de
précision.
Utilisation de la boussole
1. Faire pivoter l’habitacle rotatif jusqu’à l’azimut désiré soit en face du point indice.
2. Tenir la boussole bien droite dans sa main et s’assurer que la flèche de direction est pointée
devant soi.
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 11
3. Pivoter sur soi-même avec la boussole jusqu’à ce que la pointe nord de l’aiguille aimantée
soit exactement sur la pointe de la flèche incrustée. L’azimut choisi est à présent devant soi,
au bout de la flèche de direction.
Attention : l’aiguille est un aimant et est attirée par ce qui est en métal sur soi ou près de soi. Par
exemple : lame de couteau, boucle de ceinture, voiture, poteau métallique, etc… les lignes à haute
tension génèrent un puissant champ magnétique qui peut interférer la boussole. Il faut éloigner la
boussole de ces sources afin d’avoir une bonne lecture.
La carte: lorsqu’on apprend à l’utiliser, et l’on a du mal à s’en passer, ne serait-ce que pour
pouvoir mettre des noms sur les lieux…
Une carte topographique est une carte à petite échelle représentant le relief déterminé par
altimétrie et les aménagements humains d'une région géographique de manière précise et
détaillée.
La carte est le livre du voyageur. Si on sait s'y prendre, on peut la lire comme un livre.
Voici quelques indications que l'on trouve en marge des cartes.
Le nom du pays
Numéro d'édition
Numéro de la carte
Déclinaison magnétique
Référence au système international
Lieu, service et date de fabrication
Equidistance
Illustration de l'index
Nom de la carte
Échelles
Signes conventionnels pour routes
Autres signes conventionnels
Soins à apporter
Une carte est généralement faite de papier qui s'endommage facilement si on n'y porte pas
attention. Afin de la préserver le plus longtemps possible, on devrait :
Travailler sur un endroit propre;
Travailler sur une surface lisse;
Ne pas écrire directement sur la carte, à moins d'y être obligé et dans ce cas, le faire au
crayon de plomb;
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 12
Recouvrir la carte de matière plastique ou l'insérer dans un étui étanche lors de son
utilisation sur le terrain;
Éviter d'ouvrir la carte par grand vent;
Plier la carte de façon à voir le plus d'information sans la déplier ou en jouant le moins possible
avec ses plis.
Type de cartes
Il y a différents types de cartes et chacune a une fonction bien définie.
La carte routière est conçue pour permettre de se diriger sur les routes. Elle ne donne aucune
information sur le relief.
La carte minière met en évidence, par des couleurs, les principaux minéraux en présence ou
susceptibles d'être rencontrés à cet endroit.
La carte marine est une représentation qui s'adresse au navigateur. On y indique les voies
navigables, les courants, les hauts fonds, etc...
La carte topographique est une représentation du terrain. C'est elle qui est utilisée en
orientation.
La carte forestière illustre le potentiel forestier du territoire.
La carte hydrographique indique les principaux cours d'eau, le sens de leur écoulement et le
type de berges.
La carte bathymétrique illustre le relief des fonds marins.
L’altimètre.
Il est fort utile dès qu’on se déplace dans le relief, en liaison ou non avec la carte. Dans tous les
cas, il convient de le régler au départ de la randonnée, et aussi à chaque fois qu’on passe à un
point d’altitude connue : l’altimètre en effet n’est qu’un baromètre, sensible aux variations de
pression, qu’elles soient dues à l’altitude ou à un brusque changement de temps.
Convenablement réglé, sa précision est de l’ordre de dix mètres. Il existe des montres altimètres
très pratiques. Avec lui, vous pourrez savoir de combien vous êtes monté, si vous avez dépassé
l’altitude du col ou du repère visé, si vous êtes plus bas que le sentier cherché, etc.
Le GPS (Global Positioning System)
Cet instrument étonnant permet de connaitre, où que l’on soit dans le monde, sa position à la
dizaine de mètres près. Le hic, c’est que l’utiliser en même temps qu’une carte revient à peu près
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 13
à ôter tout intérêt à cet article… et ce serait dommage, car l’orientation naturelle est un art
passionnant.
GoogleEarth : c’est une mappemonde virtuelle qui permet de visualiser les images, enregistrées par
satellite, de la plupart des endroits de la planète. Que le lieu visité soit aperçu depuis l’espace ou à
quelques mètres du sol, la précision des photos est surprenante. Au programme : images satellites,
plans, cartes, images en relief et représentation 3D des bâtiments. Cet outil permet de dresser
l’itinéraire d’un parcours.
Des informations supplémentaires peuvent être superposées à l’image satellite, comme les hôtels,
les restaurants, les routes, etc.
V- Les trois nord
En orientation, on différencie trois sortes de nord :
Le nord magnétique :
C'est un endroit situé près du pôle Nord, à la surface de la Terre, dans les îles de la Reine Elizabeth,
dans les Territoires du Nord-Ouest, au Canada. C'est vers cet endroit que pointe l'aiguille aimantée
de la boussole. Sa position varie légèrement d'année en année.
Le nord géographique :
C'est ce que nous appelons communément le pôle Nord. C'est l'endroit où tous les méridiens
aboutissent. La Terre a deux pôles : le pôle arctique ou pôle nord et le pôle antarctique ou pôle
sud. La Terre tourne autour d’un axe imaginaire. Les pôles sont les points où cet axe imaginaire
perce la surface de la terre au Nord et au Sud. Par convention, on a appelé Nord l’extrémité de
l’axe dirigé vers l’étoile polaire. Le Nord géographique est la direction du plus court chemin entre
le point où l’on se trouve et le pôle nord. Cette direction est indiquée sur les cartes par les
méridiens. Le pôle nord est l’endroit où tous les méridiens se croisent.
Le nord du quadrillage (cartésien ou de la carte) :
Sur une carte topographique, le nord du quadrillage est représenté par les lignes nord-sud du
quadrillage. Il y a une légère différence entre le nord cartésien et le nord géographique (la Terre
est ronde, la carte est plate).
Les trois nord
1. Magnétique
2. Géographique
3. Cartésien
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 14
VI- Les déclinaisons
L’aiguille de la boussole pointe vers le nord magnétique, le haut de la carte nous indique le
nord cartographique et les méridiens nous indiquent le nord géographiques. L’angle qui
sépare ces trois points s’appelle déclinaisons.
La déclinaison magnétique géographique
C’est l’angle formé par deux lignes, partant du lieu où l’on se trouve, l’une allant au nord
magnétique et l’autre allant au nord géographique. On trouve aussi les termes ‘‘ variations ’’ ou ‘‘
variations du compas ’’ au lieu de déclinaison magnétique, surtout chez les marins.
La déclinaison magnétique du quadrillage
C’est l’angle formé par deux lignes, partant du lieu où l’on se trouve, l’une allant au nord
magnétique et l’autre allant au nord du quadrillage.
Conclusion
S’orienter dans la nature est plus une question d’observation et de méthodes que d’instruments, il
faut avant tout être attentif et tenter de garder en mémoire les détails du paysage, ainsi que les
éléments plus scientifiques dont on peut disposer (direction du nord, azimuts, altitudes, etc…).
Cela peut, aussi, devenir un jeu !
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 15
VII- Quelques vocables
L’azimut (parfois orthographié azimuth) est l'angle dans le plan horizontal entre la direction d'un
objet et une direction de référence. Le terme est issu de l'espagnol acimut, lui-même issu de
l'arabe (assimt), qui signifie direction.
Cette référence peut être le Nord géographique ou magnétique. L’azimut est mesuré depuis le
nord en degrés de 000° à 359° dans le sens des aiguilles d’une montre : ainsi l’Est est au 90°, le
Sud au 180° et l’Ouest au 270°.
Contre-azimut : l’azimut de retour ou contre-azimut est l’azimut inverse. Il sert à retourner sur
nos pas. Pour le calculer, il suffit d’ajouter 180° (si l’azimut n’excède pas 180°) ou retrancher
180° (si l’azimut excède 180°).
Courbe de niveau ou contour : ligne imaginaire sur une carte reliant les points de même altitude
au-dessus du niveau de la mer. Plus les courbes de niveau sont rapprochées plus la pente est
raide. Plus les courbes sont espacées plus la pente est douce, la fusion des courbes de niveau
indique une falaise.
Carte topographique : est la représentation symbolique (contrairement à une photo satellite)
d’un territoire géographique comportant des courbes de niveau, des lignes de contour et des
points précisant les altitudes des différents points.
Dénivelée : différence d’altitude entre deux points
Déclinaison : est l’angle qui se forme entre la direction du Nord magnétique et la direction du
Nord géographique (le vrai Nord).
Distance : espace minimal séparant deux points non reliés physiquement, il s’agit d’une ligne
droite, mais on parle de distance orthodromique pour l’espace réellement minimal séparant
deux points à la surface d’une sphère.
Echelle : rapport entre la longueur mesurée sur la carte et la longueur horizontale mesurée sur
le terrain.
Equateur : cercle imaginaire divisant le globe terrestre en deux parties égales, et qui est
perpendiculaire à la ligne des pôles (il a une latitude 0° qui sert de référence).
RUTH TIMA – FORMATION EN ORIENTATION 16
Equidistance : différence d’altitude entre 2 courbes de niveau.
GPS : abréviation du terme anglais Global Positioning System, positionnement a la surface de
la terre réalisé grâce à 24 satellites géostationnaires. Un récepteur GPS situé sur un quelconque
point terrestre, mesure la position au moyen de calculs géométriques basés sur le principe de la
triangulation.
Graticule : ensemble des carreaux formés par les lignes de longitude et de latitude facilitant la
localisation d’un point sur une carte.
Latitude : angle mesuré entre le plan de l’équateur et la ligne qui relie le point au centre de la
Terre. L’ensemble de points ayant la même latitude forme un cercle aussi appelé parallèle.
Localisation : positionnement d’un point dans un système de coordonnées.
Longitude : angle mesuré entre le plan méridien du point et le plan du méridien de Greenwich.
Méridien : le méridien d’un lieu est l’arc de grand cercle qui passe par ce lieu et par les pôles
Nord et Sud du globe terrestre. Quand on connait la direction d’un méridien, on connait aussi
la direction de Nord géographique.
Niveau : surface par rapport à laquelle les altitudes sont calculées. Généralement, on parle de
niveau des mers qui sert de référence.
Nord géographique : est située au niveau de l’axe de rotation de la Terre à l’hémisphère Nord.
Nord magnétique : est un point errant unique sur la surface où le champ magnétique terrestre
pointe vers le bas. La position du pôle nord magnétique pour l’année 2004 est de 82,3° Nord
et 113,4° Ouest. Le pôle nord magnétique se déplace à la vitesse de 40 km par année.
Résection : c’est une méthode d’orientation utilisant à la fois un compas et la carte
topographique. Cette méthode fait son possible pour trouver la position d’un point inconnu en
mesurant ses positions relatives à partir de 3 (ou plus) de stations connues.
Repère : point de référence à partir duquel on peut établir la position d’autres points.
Signes conventionnels : symboles qui signalent les points saillants sur une carte de sorte que la
personne qui utilise la carte pourra savoir où sont les routes, les ponts, les édifices et autres
choses.
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Topographie : relief de la surface terrestre représentée par des courbes de niveau
Toponymie : c’est l’ensemble des noms de lieux qui figurent sur les cartes et permettent de ne
pas se perdre quand on les utilise.
Zénith : point imaginaire du ciel se trouvant à la verticale du lieu d’observation.
Bibliographie
Document de formation chef-guide – Orientation
Manuel de camping sauvage
www.toujourspret.com / Scoutisme de Baden Powell
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