Univers
ensemble de tout ce qui existe : énergie, espace, temps et matière
Cet article concerne l'Univers au sens cosmologique. Pour l'univers en logique, voir Univers (logique). Pour
l'univers en probabilité, voir Univers (probabilités). Pour les autres significations, voir Univers (homonymie).
L'Univers, au sens cosmologique, est l'ensemble de tout ce qui existe, décrit à partir d'observations scientifiques et
régi par des lois physiques.
Représentation à l'échelle logarithmique de l'Univers observable. Au
centre figure le Système solaire et, à mesure qu'on s'en éloigne, les
étoiles proches, le bras de Persée, la Voie lactée, les galaxies
proches, le réseau des structures à grande échelle, le fond diffus
cosmologique et, à la périphérie, le plasma invisible du Big Bang.
La cosmologie cherche à appréhender l'Univers d'un point de vue scientifique, comme l'ensemble de la matière et
de l'énergie distribuées dans l'espace-temps. Pour sa part, la cosmogonie vise à établir une théorie de la création
de l'Univers sur des bases philosophiques ou religieuses. La différence entre ces deux définitions n'empêche pas
nombre de physiciens d'avoir une conception finaliste de l'Univers (voir à ce sujet le principe anthropique).
Si l'on veut faire correspondre le mouvement des galaxies avec les lois physiques telles qu'on les conçoit
actuellement, on peut considérer que l'on n'accède par l'expérience qu'à une faible partie de la matière de
l'Univers1, le reste se composant de matière noire. Par ailleurs, pour expliquer l'accélération de l'expansion de
l'Univers, il faut également introduire le concept d'énergie sombre. Plusieurs modèles alternatifs ont été proposés
pour faire correspondre les équations et nos observations en prenant d'autres approches.
Découverte dans l'Histoire
Articles détaillés : Monde (univers) et Révolution copernicienne.
« Un missionnaire du Moyen-Âge
raconte qu'il avait trouvé le point où le
ciel et la Terre se touchent. », gravure
sur bois de Flammarion, publiée dans
L'atmosphère : météorologie populaire
(1888). Colorisation : Heikenwaelder
Hugo, Vienne (1998).
Les sciences grecques sont à l'origine des premiers écrits décrivant la composition du monde et sont les
premières à formuler des explications :
les philosophes Parménide, Platon et Aristote formulent le principe du cosmos ; ils admettent l'idée d'une Terre
sphérique, mais ils l'envisagent au centre de l'Univers physique, alors que l'école de Milet se représente la Terre
plate ;
les pythagoriciens pensent que le Soleil (le feu) est au centre de l'Univers et que la Terre, qui n'est qu'une planète
comme les autres, se meut autour de lui. Aristote, dans le traité Du ciel (II, XIII, 293 a 18), confirme l'hypothèse
de mouvements planétaires circulaires et parfaitement ordonnés2 ;
Ératosthène tente de réaliser des calculs précis, notamment la mesure de la circonférence d'un méridien
terrestre ;
Aristarque de Samos est le premier à envisager un modèle de système planétaire héliocentré. Cette découverte
n'est alors pas suivie3, bien qu'elle puisse s’admettre d’un point de vue purement mathématique, parce qu’« elle
s’[oppose] à la physique ancienne et [implique] aussi nécessairement un éloignement inimaginable des étoiles
fixes par rapport à la Terre (puisque leurs positions relatives [restent] inchangées tout au long de sa révolution
annuelle)4 ». Aristarque calcule aussi la distance Terre-Lune pour laquelle il trouve une valeur discutée, mais qui
se situe en tout état de cause dans un ordre de grandeur acceptable5, ainsi qu'une distance Terre-Soleil6 ;
Hipparque, au iie siècle av. J.-C., poursuit ce travail : il recalcule, selon des méthodes nouvelles, la distance
Terre-Soleil ainsi que la distance Terre-Lune (pour laquelle il retient la valeur de 67 1⁄3 rayons terrestres, contre
60,2 en réalité7), recense environ 850 étoiles8, retrouve approximativement la période de précession des
équinoxes, qui était déjà connue des Babyloniens4 ;
Ptolémée poursuit le travail d'Hipparque. Son Almageste sera une référence astronomique essentielle pendant
treize siècles.
L'Univers selon le système de
Ptolémée, vu par Andreas Cellarius en
1660-1661.
Le philosophe et poète romain Lucrèce, au premier siècle av. J.-C, affirme dans le De rerum natura que « l’univers
existant n’est [...] limité dans aucune de ses dimensions », qu’il n’a « ni limite, ni mesure » et qu’importe « en quelle
région de l’univers on se place [...] puisqu’on laisse le tout immense s’étendre également dans tous les sens »9.
Ces connaissances du monde grec perdurent et influencent les sciences arabes après l'effondrement de l'Empire
romain d'Occident. Elles restent présentes en Orient (particulièrement, avec des hauts et des bas, à Byzance10),
même si Cosmas d'Alexandrie tente, sans succès, de restaurer le modèle d'un monde plat.
La Renaissance porte à son apogée cette représentation du monde, grâce aux explorations et aux grandes
découvertes qui eurent lieu du xiiie au xvie siècle, à partir de systèmes géographiques et cosmologiques très
élaborés (projection de Mercator).
La révolution copernicienne bouleverse cette cosmologie en trois étapes :
1. Copernic redécouvre l'héliocentrisme. Toutefois, il reste attaché aux sphères transparentes du modèle
d'Aristote (pourtant délaissé par Ptolémée) censées soutenir les planètes et leur imprimer leur mouvement ;
il présente son système comme un simple artifice destiné à simplifier les calculs ;
2. Le dominicain Giordano Bruno défend la réalité du modèle héliocentrique et l'étend à toutes les étoiles,
ouvrant la dimension de l'Univers physique à l'infini. Il sera brûlé au bûcher en tant qu'hérétique non pour des
raisons scientifiques, mais religieuses ;
3. Kepler, Galilée et Newton posent les bases fondamentales de la mécanique à partir du mouvement des
planètes, grâce à leurs études respectivement du mouvement elliptique des planètes autour du Soleil,
l'affinement des observations astronomiques par la définition du mouvement uniformément accéléré, et la
formalisation mathématique de la force de gravité. L'Univers, toutefois, reste confiné dans le Système solaire.
Des modèles physiques tels que la sphère armillaire ou l'astrolabe ont été élaborés. Ils permettent d'enseigner et
de calculer la position des astres dans le ciel visible. Aujourd'hui encore, la carte du ciel mobile aide les
astronomes amateurs à se repérer dans le ciel, c'est une réincarnation de l'astrolabe.
En 1781, l'astronome britannique William Herschel découvre Uranus orbitant au-delà de l’orbite de Saturne, avant
que ne soient trouvées Neptune et Pluton, le monde s'agrandissait de plus en plus.
Naissance de l'Univers
Article détaillé : Histoire de l'Univers.
Expansion, âge et Big Bang
Articles détaillés : Frise chronologique du Big Bang, Expansion de l'Univers et Big Bang.
Les observations du décalage vers le rouge des rayonnements électromagnétiques en provenance d'autres
galaxies suggèrent que celles-ci s'éloignent de notre galaxie, à une vitesse radiale d'éloignement proportionnelle à
cet éloignement. En étudiant les galaxies proches, Edwin Hubble s'est aperçu que la vitesse d'éloignement d'une
galaxie est proportionnelle à sa distance par rapport à l'observateur (loi de Hubble) ; une telle loi est explicable par
un Univers visible en expansion. Bien que la constante de Hubble ait été révisée par le passé dans d'importantes
proportions (dans un rapport de 10 à 1), la loi de Hubble a été extrapolée aux galaxies éloignées, pour lesquelles
la distance ne peut être calculée au moyen de la parallaxe ; cette loi est ainsi utilisée pour déterminer la distance
des galaxies les plus éloignées.
En extrapolant l'expansion de l'Univers dans le passé, on arrive à une époque où celui-ci a dû être beaucoup plus
chaud et beaucoup plus dense qu'aujourd'hui. Ce modèle d'expansion, imaginé par Georges Lemaître11, chanoine
catholique belge, est connu sous le nom de Big Bang. Il est un élément essentiel de l'actuel modèle standard de la
cosmologie. La description du début de l'histoire de l'Univers, telle qu'elle est connue, par ce modèle ne
commence cependant qu'après qu'il est sorti d'une période appelée ère de Planck, durant laquelle l'échelle
d'énergie de l'Univers était si grande que le modèle standard n'est pas en mesure de décrire les phénomènes
quantiques qui s'y sont déroulés. Durant cette époque, seule une théorie de la gravitation quantique pourrait
expliquer le comportement microscopique de la matière sous l'influence importante de la gravité, mais les
physiciens ne disposent pas encore (en 2015) d'une telle théorie. Pour des raisons de cohérence avec les
observations, après l'ère de Planck, le modèle du Big Bang privilégie aujourd'hui l'existence d'une phase d'inflation
cosmique, très brève mais durant laquelle l'Univers aurait grandi de façon extrêmement rapide.
À la suite de cette phase, l'essentiel des particules de l'Univers aurait été créé à une haute température,
enclenchant un grand nombre de processus importants, comme la nucléosynthèse primordiale ou la baryogénèse,
qui ont finalement abouti à l'émission d'une grande quantité de lumière, appelée fond diffus cosmologique. Ce
dernier peut être aujourd'hui observé avec une grande précision par des instruments (ballons-sondes, sondes
spatiales, radiotélescopes). L'observation de ce rayonnement fossile micro-onde, remarquablement uniforme dans
toutes les directions, constitue aujourd'hui l'élément capital qui assoit le modèle du Big Bang comme description
correcte de l'Univers dans son passé lointain. De nombreux éléments du modèle restent encore à déterminer (par
exemple, le modèle décrivant la phase d'inflation), mais il y a aujourd'hui consensus de la communauté
scientifique autour du modèle du Big Bang.
Dans le cadre du modèle ΛCDM, les contraintes issues des observations de la sonde WMAP12 sur les paramètres
cosmologiques indiquent une valeur la plus probable pour l'âge de l'Univers à environ 13,82 milliards d'années13
avec une incertitude de 0,02 milliard d'années, ce qui est en accord avec les données indépendantes issues de
l'observation des amas globulaires14 ainsi que celle des naines blanches15. Cet âge a été confirmé en 2013 par les
observations du télescope spatial Planck.
Taille et Univers observable
Article détaillé : Univers observable.
À ce jour, aucune donnée scientifique ne permet de dire si l'Univers est fini ou infini. Certains théoriciens penchent
pour un Univers infini, d'autres pour un Univers fini mais non borné. Un exemple d'Univers fini et non borné serait
l'espace se refermant sur lui-même. Si on partait tout droit dans cet Univers, après un trajet, très long certes, il
serait possible de repasser à proximité de son point de départ.
Les articles populaires et professionnels de recherche en cosmologie emploient souvent le terme « Univers » dans
le sens d'« Univers observable ». L'être humain vit au centre de l'Univers observable, ce qui est en contradiction
apparente avec le principe de Copernic qui dit que l'Univers est plus ou moins uniforme et ne possède aucun
centre en particulier. Le paradoxe se résout simplement en tenant compte du fait que la lumière se déplace à la
même vitesse dans toutes les directions et que sa vitesse n'est pas infinie : regarder au loin revient à regarder un
événement décalé dans le passé du temps qu'il a fallu à la lumière pour parcourir la distance séparant
l'observateur du phénomène observé. Or il ne nous est pas possible de voir de phénomène issu d'avant le Big
Bang. Ainsi, les limites de l'Univers observable correspondent au lieu le plus lointain de l'Univers pour lesquelles la
lumière a mis moins de 13,82 milliards d'années à parvenir à l'observateur, ce qui le place immanquablement au
centre de son Univers observable. On appelle « horizon cosmologique » la première lumière émise par le Big Bang
il y a 13,82 milliards d'années.
On estime que le diamètre de cet Univers observable est de 100 milliards d'années lumière16. Celui-ci contient
environ 7 × 1022 étoiles, répandues dans environ 100 milliards de galaxies, elles-mêmes organisées en amas et
superamas de galaxies16. Mais le nombre de galaxies pourrait être encore plus grand, selon le champ profond
observé avec le télescope spatial Hubble. Quant au nombre d'atomes contenus dans l'univers, il est estimé à
environ 1080.
Il est cependant possible que l’Univers observable ne soit qu'une infime partie d’un Univers réel beaucoup plus
grand.
L'Univers ne peut pas posséder de « bord » au sens intuitif du terme. En effet, l'existence de bord impliquerait
l'existence d'un extérieur à l'Univers. Or, par définition, l'Univers est l'ensemble de tout ce qui existe, il ne peut donc
rien exister à l'extérieur. Toutefois, cela ne signifie pas que l'Univers est infini, il peut être fini sans avoir de « bord »,
sans avoir en fait d'extérieur.
Les observations, notamment celles du satellite Cosmic Background Explorer et de la sonde Wilkinson Microwave
Anisotropy Probe, et les cartes produites par le satellite Planck suggèrent que l'Univers a une étendue infinie et un
âge fini, comme le décrivent les modèles de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker17,18,19,20.
Arguments en faveur d'un Univers fini
Un Univers infini pose la question de la compatibilité avec le principe de la conservation de l'énergie. En effet, la
définition même de l'Univers en fait un système isolé (car si l'univers U1 pouvait transférer de l'énergie avec un
autre système S1, alors l'univers réel serait U2 = U1 + S1). Or dans un système isolé, il ne peut pas y avoir de
création d'énergie [réf. souhaitée].
Forme
Articles détaillés : Forme de l'Univers et Courbure spatiale.
Une importante question de cosmologie porte sur la forme de l'Univers. Il peut être « plat », c'est-à-dire que le
théorème de Pythagore pour les triangles droits y est valide à de plus grandes échelles. Actuellement, la plupart
des cosmologues pensent que l'Univers observable est (presque) plat21. Ou bien il est simplement connexe ; selon
le modèle standard du Big Bang , l'Univers n'a aucune frontière spatiale, mais peut être de taille finie.
En 2013, il est prouvé que l'Univers est plat avec une marge d'erreur de seulement 0,4 %. Cela donne à penser que
l'Univers est infini en étendue22. Cependant, du fait que la vitesse de la lumière soit également finie et constante
dans le vide, l'âge fini de l'Univers implique que seulement un volume fini de l'Univers ne soit accessible à
l'observation directe depuis la Terre ; on parle alors de l'Univers observable. Tout ce que nous pouvons vraiment
conclure est que l'Univers est beaucoup plus grand que le volume que nous pouvons observer directement23.
Composition de l'Univers
Au niveau macroscopique
Article détaillé : Structures à grande échelle de l'Univers.
De manière macroscopique, l'Univers est composé de nombreux corps célestes24, parmi lesquelles se trouvent
des planètes (comme la Terre), des comètes, des astéroïdes, mais aussi de satellites naturels (comme la lune),
d'exoplanètes, etc. Ces corps célestes se structurent en plusieurs éléments, du plus petit au plus grand25,26 :
système planétaire ;
nuage interstellaire ;
galaxie ;
groupe de galaxies ;
superamas de galaxies ;
Univers observable.
Situation de la Terre dans l'Univers
Planète Terre
Système solaire
Ceinture de Gould
Bras d'Orion
Voie Lactée
Groupe local
Superamas de la Vierge
Laniakea
Univers observable
Au niveau microscopique
On ne connaît pas exactement la composition de l'Univers. Hormis le vide, plusieurs éléments, pour la plupart,
encore jamais observés, sont conjecturés.
Énergie noire
Article détaillé : Énergie noire.
L'énergie noire est une forme d'énergie hypothétique qui serait une des principales force de l'Univers. Malgré sa
densité très faible, elle composerait une grande partie de la matière de l'Univers. Sa présence permettrait
d'expliquer l'expansion de l'Univers27.
Matière noire
Article détaillé : Matière noire.
La matière noire est une matière hypothétique, présente en grande quantité dans l'Univers, supposée justifier de la
masse de certaines galaxies entre autres. Même si plusieurs observations et calculs font état d'une matière
inconnue, aucune preuve ne vient, pour l'instant, étayer son existence. Aujourd'hui, la présence de la matière noire
dans l'Univers est régulièrement remise en question28.
Matière baryonique
Article détaillé : Matière baryonique.
La matière baryonique, par opposition à la matière non baryonique, est un type de matière commune, qui
comprend toute la matière composée de particules composites appelées baryons. De même que pour la matière
noire, un des plus grands enjeux de la cosmologie est de comprendre sa répartition dans l'Univers29.
Particules
Articles détaillés : Physique des particules et Physique quantique.
La matière ordinaire et les forces qui agissent sur elle peuvent être décrites par les particules élémentaires. La
physique des particules est la branche de la physique générale qui se penche sur les questions attenantes à la
composition de la matière. Plus spécifiquement, cette discipline s'attelle à étudier les plus petits éléments de la
matière et l'interaction entre les particules élémentaires30. Cette branche se rapproche de la physique quantique,
qui, elle, se focalise à comprendre les mécaniques et les lois qui régissent l'infiniment petit31, par opposition aux
lois de la relativité générale et restreinte.
Avenir
Article détaillé : Destin de l'Univers.
Selon les prédictions du modèle cosmologique le plus couramment admis de nos jours, les « objets galactiques »
auront une fin : c'est la mort thermique de l'Univers. Le Soleil, par exemple, s'éteindra dans 5 à 7 milliards d'années,
lorsqu'il aura consumé tout son combustible. À terme, les autres étoiles évolueront elles aussi dans des
cataclysmes cosmologiques (explosions, effondrements). Déjà les naissances d'étoiles ralentissent32 faute de
matière, qui se raréfie au fil du temps. Dans 20 milliards d'années environ, aucun astre ne s'allumera plus. L'Univers
sera peuplé d'étoiles éteintes (étoiles à neutrons, naines blanches, trous noirs) et des naines rouges résiduelles. À
bien plus longues échéances, les galaxies se désagrégeront dans des collisions géantes par leurs interactions
gravitationnelles internes et externes33.
En ce qui concerne le contenant (« l'espace »), une hypothèse est que le processus d'expansion sera
gravitationnellement ralenti et s'inversera selon le scénario du Big Crunch34. Selon l'hypothèse inverse, l'expansion,
qui semble à présent stagner, ne s'arrêtera jamais totalement. Peu à peu, les astres éteints s'agglutineront en
trous noirs. L'Univers, sans aucune structure, ne sera plus qu'un bain de photons de plus en plus froids35. Toute
activité dans l'Univers s'éteindra ainsi à jamais : c'est le Big Chill. Un scénario similaire existe : le Big Chill modifié.
La gravitation et l'énergie noire restent constantes mais ont tendance à accélérer. L'Univers subira le Grand
Refroidissement mais l'expansion continuera d'une façon stable et toute activité cessera. Les galaxies
fusionneront puis mourront peu à peu. Si au contraire la quantité d'énergie sombre croît, l'Univers continuera son
expansion à une vitesse toujours plus grande pour exploser à toutes les échelles : toute la matière qui le compose
(y compris les atomes) se déchirera par dilatation de l'espace et le temps lui-même sera détruit. C'est le Big Rip
(littéralement : « grand déchirement »). Certains modèles prévoient une telle fin dans 22 milliards d'années.
Chacun de ces scénarios dépend donc de la quantité d'énergie sombre que contiendra l'Univers à un moment
donné. Actuellement, l'état des connaissances suggère non seulement qu'il y a insuffisamment de masse et
d'énergie pour provoquer ce Big Rip, mais que l'expansion de l'Univers semble s'accélérer et continuera donc pour
toujours36.
Carte logarithmique de l'Univers observable avec certains des objets astronomiques notables connus aujourd'hui. Les corps célestes
apparaissent avec leur taille agrandie pour pouvoir apprécier leurs formes.
Notes et références
( )
1.
2. (en) « NASA
Werner WMAP
Jaeger, What
Aristote, is the universe
Fondements pourmade of ? ([Link]
une histoire [archive] ».
de son évolution, L’Éclat, 1997, p. 154.
3. À notre connaissance, un seul autre savant de l'Antiquité est alors de cet avis, Séleucos de Séleucie.
4. Gerald J. Toomer, « Astronomie », dans Jacques Brunschwig et Geoffrey Lloyd, Le Savoir grec, Flammarion,
1996, p. 307-308.
5. (en) Otto Neugebauer, A history of ancient mathematical astronomy, Berlin ; New York : Springer-Verlag, 1975,
p. 634 ss. Aristarque ne donne pas le résultat de ses calculs, mais de ses données (diamètre apparent
angulaire de la Lune : 2e ; diamètre de la Lune : 1⁄3 du diamètre terrestre), on peut déduire une distance Terre-
Lune de 40 rayons terrestres environ, contre 60,2 en réalité. Mais Neugebauer estime que c'est un angle de
1⁄ 2° et non de 2e qu'Aristarque tenait pour correct, ce qui aboutirait à 80 rayons terrestres pour la distance
Terre-Lune. Voir Aristarque.
6. (en) Otto Neugebauer, A history of ancient mathematical astronomy, Berlin ; New York : Springer-Verlag, 1975,
p. 634 ss..
7. Voir Des grandeurs et des distances du Soleil et de la Lune.
8. G. E. R. Lloyd (en), « Observation et Recherche » dans Jacques Brunschwig et Geoffrey Lloyd, Le Savoir grec,
Flammarion, 1996, p. 265.
9. (la) Lucrèce, De Rerum Natura [« De la nature des choses »], Paris, Les Belles lettres, 1924, 324 p., p. 40-41
(vers 958 - 968).
10. Voir Sciences grecques.
11. Georges Lemaître, « Un univers homogène de masse constante et de rayon croissant tenant compte de la
vitesse radiale des nébuleuses galactiques étrangères ([Link]
VnQ#?c=0&m=0&s=0&cv=0) [archive] », Annales de la société scientifique de Bruxelles, tome 47A, 1927, p. 49-
59 (archives de l'Université catholique de Louvain).
12. Lancée par la NASA.
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28. Laurent Sacco, « Matière noire : Hubble suggère qu'il faut revoir la copie ([Link]
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31. « Physique quantique ([Link]
13197/) [archive] », sur Futura (consulté le 6 septembre 2021).
32. Actuellement, l'observation de notre galaxie dénombre la naissance d'une ou deux étoiles par an.
33. Jean-Pierre Luminet, astrophysicien, CNRS, Observatoire de Paris-Meudon, in Sciences & Avenir no 729,
novembre 2007.
34. Littéralement : « grand écrasement ».
35. D'après une théorie de Stephen Hawking (dans son livre Une brève histoire du temps), si l'Univers continue
indéfiniment à s'étendre, les particules issues d'explosions successives ne seront plus assez proches les
unes des autres pour recréer des étoiles après leur explosion et l'expansion s'arrêtera.
36. (en-US) Fate of the Universe ([Link] [archive].
Voir aussi
Bibliographie
Carl Sagan, Cosmos, Éditions Mazarine, 1981, 366 p. (ISBN 978-2-86374-075-0).
Charles Mugler, « L’infini cosmologique chez les Grecs et chez nous », Lettres d’Humanité, no 8,décembre 1949,
p. 43-66 (lire en ligne ([Link] [archive], consulté le 28 janvier 2020).
Articles connexes
Voie lactée Densité critique
Monde (univers) Tout
Radiotélescope Théorie du tout
Observatoire astronomique Universaux
Théorie d'Everett Big History
Table des constantes astrophysiques Multivers
Liens externes
Univers ([Link] [archive], Institut national des sciences de l'Univers
Cartes de l'Univers, depuis le système solaire, ses alentours, la carte de la galaxie, le groupe local, les amas, les
super-amas ([Link]
[Link]) [archive]
« Premières nouvelles du cosmos ([Link]
e-histoire-qui-tourne-en-rondes) [archive] », La Méthode Scientifique, France Culture, 13 juin 2019
Ressource relative à la littérature : The Encyclopedia of Science Fiction ([Link]
try/universe_the)
Ressource relative aux beaux-arts : British Museum ([Link]
0162)
Ressource relative à la musique : Discogs ([Link]
Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica ([Link]
universe) [archive] · Brockhaus ([Link] [archive] · Den Store Danske
Encyklopædi ([Link] [archive] · Enciclopedia De Agostini ([Link]
[Link]/enciclopedia/univ%C3%A8rso%2B%28sostantivo%[Link]) [archive] · Encyclopédie de l'Ukraine moderne (htt
p://[Link]/search_articles.php?id=29999) [archive] · Gran Enciclopèdia Catalana ([Link]
[Link]/[Link]) [archive] · Larousse ([Link]
3) [archive] · Nationalencyklopedin ([Link]
m) [archive] · Store norske leksikon ([Link] [archive] · Treccani ([Link]
pedia/universo) [archive] · Universalis ([Link] [archive]
Notices d'autorité : BnF ([Link]
(données ([Link] ) ·
LCCN ([Link] · GND ([Link] ·
Japon ([Link] ·
Israël ([Link]
· Tchéquie ([Link] · Corée du Sud ([Link]
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