0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
267 vues10 pages

Guide de Conformité Environnementale

La veille réglementaire environnementale : un enjeu majeur au Maroc Au Maroc, la loi n° 28-00 sur la gestion des déchets impose des règles strictes pour protéger l’environnement et sanctionner les infractions. Par exemple : - Dépôt illégal de déchets dangereux : amende jusqu’à 2 000 000 de dirhams et ou emprisonnement de 6 mois à 2 ans (Article 70). - Exploitation non autorisée de décharges : amende jusqu’à 2 000 000 de dirhams et ou emprisonnement de 3 mois à 2 ans (Article 71).

Transféré par

yozmah95
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
267 vues10 pages

Guide de Conformité Environnementale

La veille réglementaire environnementale : un enjeu majeur au Maroc Au Maroc, la loi n° 28-00 sur la gestion des déchets impose des règles strictes pour protéger l’environnement et sanctionner les infractions. Par exemple : - Dépôt illégal de déchets dangereux : amende jusqu’à 2 000 000 de dirhams et ou emprisonnement de 6 mois à 2 ans (Article 70). - Exploitation non autorisée de décharges : amende jusqu’à 2 000 000 de dirhams et ou emprisonnement de 3 mois à 2 ans (Article 71).

Transféré par

yozmah95
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Guide de Veille Réglementaire

Environnementale au Maroc
Créé par Youssef ZNITA

Aspect Exigence Conformité


réglementaire OK/NOK
loi n° 12-03 relative Lorsqu'un projet assujetti à l'étude d'impact sur l'environnement est
aux études d'impact subdivisé en plusieurs composantes complémentaires ou dont la réalisation
sur l'environnement. est échelonnée dans le temps, l'étude d'impact doit porter sur l'ensemble
Chapitre I Article 3 du projet.

loi n° 12-03 relative L'étude d'impact sur l'environnement a pour objet :


aux études d'impact - d'évaluer de manière méthodique et préalable, les répercussions
sur l'environnement. éventuelles, les effets directs et indirects, temporaires et permanents du
Chapitre II projet sur l'environnement et en particulier sur l'homme, la faune, la flore, le
Article 5 sol, l'eau, l'air, le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur
la protection des biens et des monuments historiques, le cas échéant sur la
commodité du voisinage, l'hygiène, la salubrité publique et la sécurité tout en
prenant en considération les interactions entre ces facteurs; 2 - de supprimer,
d'atténuer et de compenser les répercussions négatives du projet : 3 - de
mettre en valeur et d'améliorer les impacts positifs du projet sur
l'environnement; 4 - d'informer la population concernée sur les impacts
négatifs du projet sur l'environnement

Article 6 L'étude d'impact sur l'environnement comporte :


1 - une description des principales composantes, caractéristiques et étapes
de réalisation du projet y compris les procédés de fabrication, la nature et
les quantités de matières premières et les ressources d'énergie utilisées, les
rejets liquides, gazeux et solides ainsi que les déchets engendrés par la
réalisation ou l'exploitation du projet
2- une évaluation des impacts positifs, négatifs et nocifs du projet sur le
milieu biologique, physique et humain pouvant être affecté durant les
phases de réalisation, d'exploitation ou de son développement sur la base
des termes de références et des directives prévues à cet effet, 3-les
mesures envisagées par le pétitionnaire pour supprimer, réduire ou
compenser les conséquences dommageables du projet sur l'environnement
ainsi que les mesures visant à mettre en valeur et à améliorer les impacts
positifs du projet;
Article 5 Chaque projet soumis à l'étude d'impact sur l'environnement donne lieu à une
enquête publique. Cette enquête a pour objet de permettre à la population
concernée de prendre connaissance des impacts éventuels du projet sur
l'environnement et de recueillir leurs observations et propositions y
afférentes. Ces observations et propositions sont prises en considération lors
de l'examen de l'étude d'impact sur l'environnement.

Article 6 L'étude d'impact sur l'environnement comporte :


1 - une description globale de l'état initial du site susceptible d'être affecté par
le projet, notamment ses composantes biologique, physique et humaine;
2 - une description des principales composantes, caractéristiques et étapes de
réalisation du projet y compris les procédés de fabrication, la nature et les
quantités de matières premières et les ressources d'énergie utilisées, les rejets
liquides, gazeux et solides ainsi que les déchets engendrés par la réalisation ou
l'exploitation du projet :
3 - une évaluation des impacts positifs, négatifs et nocifs du projet sur le milieu
biologique, physique et humain pouvant être affecté durant les phases de
réalisation, d'exploitation ou de son développement sur la base des termes de
références et des directives prévues à cet effet;
4 - les mesures envisagées par le pétitionnaire pour supprimer, réduire ou
compenser les conséquences dommageables du projet sur l'environnement
ainsi que les mesures visant à mettre en valeur et à améliorer les impacts
positifs du projet;
5 - un programme de surveillance et de suivi du projet ainsi que les mesures
envisagées en matière de formation, de communication et de gestion en vue
d'assurer l'exécution, l'exploitation et le développement conformément aux
prescriptions techniques et aux exigences environnementales adoptées par
l'étude;
6 - une présentation concise portant sur le cadre juridique et institutionnel
afférent au projet et à l'immeuble dans lequel sera exécuté et exploité ainsi
que les coûts prévisionnels du projet;
7 - une note de synthèse récapitulant le contenu et les conclusions de l'étude;
8 - un résumé simplifié des informations et des principales données contenues
dans l'étude destiné au public

Loi n° 28- 00 Les générateurs des déchets sont tenus de concevoir, de fabriquer des
relative à la produits et d’imposer aux produits importés des caractéristiques de manière à
gestion ce que, lors de leur cycle de vie, la quantité et la nocivité des déchets
des déchets et à engendrés par ces produits soient réduites en utilisant la technique disponible
leur élimination économiquement viable et appropriée
Article 4

Article 6 Toute personne qui détient ou produit des déchets, dans des conditions de
nature à produire des effets nocifs sur le sol, la faune et la flore, à dégrader les
sites ou les paysages, à polluer l’air ou les eaux, à engendrer des odeurs, ou
d’une façon générale, à porter atteinte à la santé de l’homme et à
l’environnement, est tenue d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination
dans les conditions propres à éviter lesdits effets, et ce, conformément aux
dispositions de la présente loi et ses textes d’application.
Article 7 L’incinération des déchets en plein air est interdite, à l’exception des déchets
végétaux issus des jardins et du brûlis qui se pratique sur les chaumes dans les
champs.
L’élimination des déchets par incinération ne peut avoir lieu que, dans des
installations destinées à cet effet, conformément aux dispositions de l’article 52
de la présente loi et ses textes d’application.
Article 8 dépose des déchets en dehors des endroits désignés à cet effet, est tenu de les
reprendre en vue de les éliminer conformément aux dispositions de la présente loi
et ses textes d'application. Le président de la commune concernée, pour les
déchets ménagers et assimilés, le wali de la région ou le gouverneur de la
préfecture ou de la province, pour les autres déchets, peuvent, après mise en
demeure, ordonner, aux frais du contrevenant, l'élimination d'office des déchets.
Dans le cas où le contrevenant n'a pu être identifié, l'autorité concernée ordonne
l'élimination des déchets.
Article 31 Article 31 Le transport des déchets dangereux à partir du site de production ne
Article 32 peut être effectué que si les emballages et les conteneurs nécessaires à leur
Article 33 transport portent des étiquettes identifiant clairement et visiblement ces déchets,
Article 34 et ce, conformément aux normes en vigueur.
Article 35 Article 32 Le transport des déchets dangereux doit être accompagné d'un
Article 36 bordereau de suivi comportant les informations concernant l'expéditeur, le
transporteur, le destinataire, la nature et la quantité des déchets, le mode de
transport et les modalités de leur élimination.
Article 33 Il est interdit d'enfouir les déchets dangereux, de les jeter, de les stocker
ou de les déposer dans des lieux autres que les installations qui leur sont réservées
conformément aux dispositions de la présente loi et ses textes d'application.
Article 34 Toute personne physique ou morale qui dépose ou fait déposer des
déchets dangereux, auprès d'une personne physique ou morale non autorisée, est
solidairement responsable avec elle de tout dommage causé par ces déchets.
Article 35 Lors des opérations de collecte, de transport, de stockage, de
valorisation, d'élimination ou de mise en décharge, les déchets dangereux ne
peuvent être mélangés avec les autres catégories de déchets. Toutefois,
l'administration peut accorder une autorisation dérogatoire aux installations
concernées lorsque le mélange des déchets dangereux avec d'autres déchets est
nécessaire à la valorisation, au traitement ou à l'élimination de ces déchets. Les
modalités d'octroi de ladite autorisation sont fixées par voie réglementaire.
Article 36 Toute personne physique ou morale qui produit, collecte, transporte,
stocke ou élimine les déchets dangereux doit disposer d'un contrat d'assurance
couvrant sa responsabilité professionnelle.
Article 37 : Les générateurs des déchets dangereux et les personnes détenant les autorisations
prévues aux articles 30 et 35 ci-dessus tiennent un registre dans lequel ils
consignent les quantités, le type, la nature et l'origine des déchets dangereux qu'ils
ont produits, collectés, stockés, transportés, récupérés ou éliminés, et
communiquent chaque année à l'administration les renseignements de ce type
correspondant à l'année écoulée. Ce registre est soumis à l'inspection de
l'administration.
Article 38 : Les déchets médicaux doivent faire l’objet d’une gestion spécifique visant à éviter
tout atteinte à la santé de l’homme et à l’environnement.
Toutefois, certains types de déchets générés par les établissements de soin peuvent
être assimilés aux déchets ménagers sur la base d’un rapport d’analyse, exigé par la
commune et établi par un laboratoire agréé, à condition que ces déchets soient triés
au préalable et ne soient pas contaminés par les déchets dangereux.
Les modalités de gestion des déchets médicaux sont fixées par voie réglementaire

Article 39 : Le rejet, le stockage, le traitement, l’élimination et l’incinération des déchets


médicaux sont interdits en dehors des endroits désignés par les plans directeurs
régionaux prévus à l’article 10 ci-dessus.
Article 40 La collecte et le transport des déchets médicaux sont soumis à une autorisation
délivrée par l’administration pour une période maximale de cinq (5) ans
renouvelable.
L’octroi de cette autorisation est subordonné aux conditions précisées à l’article
30 ci-dessus. Les conditions et les modes de délivrance de cette autorisation sont
fixés par voie réglementaire.

loi n° 13-03 La présente loi vise la prévention et la lutte contre les émissions des polluants
relative à la lutte atmosphériques susceptibles de porter atteinte à la santé de l'homme, à la faune,
contre la pollution au sol, au climat, au patrimoine culturel et à l'environnement en général. Elle
de l’air s'applique à toute personne physique ou morale soumise au droit public ou privé,
Article 2 : possédant, détenant, utilisant ou exploitant des immeubles, des installations
minières, industrielles, commerciales ou agricoles, ou des installations relatives à
l'industrie artisanale ou des véhicules, des engins à moteur, des appareils de
combustion, d'incinération des déchets, de chauffage ou de réfrigération.
Les dispositions de la présente loi et des textes pris pour son application ne sont
pas applicables aux installations relevant des autorités militaires, ainsi qu'aux
installations soumises à la loi n° 005-71 du 12 octobre 1971 relative à la protection
contre les rayonnements ionisants. Ces installations doivent, toutefois, être
utilisées ou exploitées de manière qui ne porte pas atteinte au voisinage ou à
l'environnement en général.

Article 3 L'administration prend, en coordination avec les collectivités locales, les


établissements publics, les organisations non gouvernementales et les divers
organismes concernés, toutes les mesures nécessaires pour le contrôle de la
pollution de l'air, ainsi qu'à la mise en place de réseaux de contrôle de la qualité de
l'air, et à la détection des sources de pollution fixes et mobiles susceptibles de
porter atteinte à la santé de l'homme et à l'environnement de façon générale.
Article 4 Il est interdit de dégager, d'émettre ou de rejeter, de permettre le dégagement,
l'émission ou le rejet dans l'air de polluants tels que les gaz toxiques ou corrosifs,
les fumées, les vapeurs, la chaleur, les poussières, les odeurs au-delà de la quantité
ou de la concentration autorisées par les normes fixées par voie réglementaire.
Toute personne, visée à l'article 2 ci-dessus, est tenue de prévenir, de réduire et de
limiter les émissions de polluants dans l'air susceptibles de porter atteinte à la santé
de l'homme, à la faune, à la flore, aux monuments et aux sites ou ayant des effets
nocifs sur l'environnement en général
Article 5 Sont prises en considération, lors de l'établissement des documents de
l'aménagement du territoire et de l'urbanisme, les exigences de la protection de l'air
contre la pollution, notamment lors de la détermination des zones destinées aux
activités industrielles et des zones de construction des installations susceptibles de
constituer une source de pollution de l'air.
Article 6 Le propriétaire de l'installation s’engage à prendre toutes les précautions et
mesures nécessaires pour empêcher l'infiltration ou l'émission des polluants d'air
dans les lieux de travail, à les maintenir en deçà des limites admises, qu’il s’agisse
de polluants dus à la nature des activités exercées par l'installation ou résultant de
défauts dans les équipements et les matériels. Le propriétaire de l'installation doit
également assurer la protection nécessaire aux ouvriers conformément aux
conditions d'hygiène et de sécurité de travail.
Toute personne responsable d'un incident grave dû à l'un des polluants visés à
l'article 4 ci-dessus, doit en aviser immédiatement l'autorité locale et les autorités
Article 8 compétentes en fournissant à celles-ci toutes informations sur les circonstances
de la pollution.

Article 13 et 14 En cas de pollution grave, obligation de suivre les instructions des autorités pour
limiter les dangers, avec des sanctions prévues en cas de non respect
la loi n° 11-03 Protéger l'environnement contre toutes formes de pollution et de dégradation
relative à la quelle qu’en soit l'origine.
protection et à la -améliorer le cadre et les conditions de vie de l'homme;
mise en valeur de -mettre en place un régime spécifique de responsabilité garantissant la réparation
l'environnement des dommages causés à l'environnement et l'indemnisation des victimes
Section I- Article
1
Article 17 Le sol, le sous-sol et les richesses qu’ils contiennent en ressources limitées ou non
renouvelables sont protégés contre toute forme de dégradation.
Article 27 L'administration prend les mesures nécessaires afin d'assurer la prévention et la
lutte contre toute forme de pollution des eaux conformément à la législation et à la
réglementation en vigueur. .
Article 29 Sous réserve des dispositions législatives et réglementaires relatives à l'eau, est
fixée par voie réglementaire une liste des substances dangereuses dont le rejet, le
déversement, l'immersion ou l'introduction de manière directe ou indirecte dans
les eaux continentales sont soit interdite soit soumis à autorisation préalable
délivrée par l'administration.
Article 30 L'air doit être protégé des diverses formes de pollution qui contribuent à la
dégradation de sa qualité, au réchauffement climatique et à l'appauvrissement de la
couche d'ozone.
Article 31 L'émission dans l'air de toute substance polluante en particulier les fumées,
poussières ou gaz toxiques, corrosifs ou radioactifs est interdite au-delà des limites
prévues par les dispositions législatives et réglementaires.
Les dispositions législatives et réglementaires déterminent les mesures à
entreprendre en vue de préserver la qualité de l'air ainsi que les normes de contrôle
et de suivi nécessaires.
Article 41 L'administration et les collectivités locales et leurs groupements prennent toutes
mesures nécessaires afin de réduire le danger des déchets, de les gérer, de les
traiter et de les éliminer de manière adéquate susceptible d'éviter ou de réduire
leurs effets nocifs pour la santé de l'homme, les ressources naturelles, la faune, la
flore et la qualité de l'environnement en général.
Article 43 Est interdit tout rejet liquide ou gazeux d'origine quelconque dans le milieu
naturel, susceptible de nuire à la santé de l'homme ou à la qualité de
l'environnement en général et qui dépasse les normes et standards en vigueur
Les dispositions législatives et réglementaires fixent :
- la liste des substances liquides et gazeuses dont le rejet est interdit, leur
composition et le degré de leur concentration ainsi que les substances en
circulation donnant lieu à autorisation ou à déclaration préalable;
les conditions dans lesquelles doivent s' effectuer les opérations de collecte, de sto
ckage, de traitement, de recyclage, de réutilisation et d'élimination définitive des
rejets,
Article 44 et 45
- les caractéristiques chimiques et microbiologiques des rejets liquides et gazeux.
Est interdite la circulation sans autorisation de l'administration de toutes les
substances nocives et dangereuses. Leur utilisation est soumise au contrôle et au
suivi de l'administration du fait de leur toxicité, de leur radioactivité ou de leur
concentration présentant une menace pour les écosystèmes biologiques lorsqu'elles
sont rejetées dans le milieu naturel.

Article 49 Est interdite la circulation sans autorisation de l'administration de toutes les


substances nocives et dangereuses. Leur utilisation est soumise au contrôle et au
suivi de l'administration du fait de leur toxicité, de leur radioactivité ou de leur
concentration présentant une menace pour les écosystèmes biologiques lorsqu'elles
sont rejetées dans le milieu naturel.
Article 51 Est interdite la circulation sans autorisation de l'administration de toutes les
substances nocives et dangereuses. Leur utilisation est soumise au contrôle et au
suivi de l'administration du fait de leur toxicité, de leur radioactivité ou de leur
concentration présentant une menace pour les écosystèmes biologiques lorsqu'elles
sont rejetées dans le milieu naturel.
Les bruits et les vibrations sonores, quelles qu'en soient l'origine et la nature,
susceptibles de causer une gêne pour le voisinage, de nuire à la santé de l'homme ou de
porter atteinte à l'environnement en général, notamment lors de l'exercice des activités
de production, de services, de mise en marche de machines et de matériels et
Article 47 d'utilisation d'alarmes et des haut-parleurs, doivent être supprimés ou réduits
conformément aux dispositions législatives et réglementaires prises en application de la
présente loi. Ces dispositions fixent les valeurs limites sonores admises, les cas et les
conditions où toute vibration ou bruit est interdit ainsi que les systèmes de mesure et les
moyens de contrôle.
Article 63 Est responsable, même en cas d'absence de preuve de faute, toute personne
physique ou morale stockant, transportant ou utilisant des hydrocarbures ou des
substances nocives et dangereuses, ou tout exploitant d'une installation classée,
telle que définie par les textes pris en application de la présente loi, ayant causé
un dommage corporel ou matériel directement ou indirectement lié à l'exercice
des activités susmentionnées.
La personne à qui incombe la réparation dudit préjudice, aux termes de l'article
63, peut demander de limiter sa responsabilité à un montant global par incident.
Ce montant est fixé par voie légale.
Si l'incident est causé par la faute de la personne mentionnée à l'article 63, elle
n'est pas fondée à se prévaloir de la limitation de responsabilité prévue à l'article
64 ci-dessus.
Pour bénéficier de la limitation de responsabilité prévue à l'article 64, la
personne à qui incombe la réparation du préjudice doit déposer, auprès du
tribunal où l'action est engagée, une caution dont le montant égale la limite de sa
responsabilité. Cette caution peut être constituée soit par le dépôt d'une somme,
soit par la présentation d'une garantie bancaire ou de toute autre garantie admise
par la législation en vigueur.
La répartition entre les créanciers de la valeur de la caution prévue à l'article 66
s'effectue proportionnellement au montant des créances admises.
Si la personne à qui incombe la réparation du préjudice a versé, antérieurement à
la répartition de la valeur de la caution susvisée, une indemnité en raison du
dommage par pollution, elle est exemptée, à concurrence du montant qu'elle a
payé, des droits que la personne indemnisée aurait reçus aux termes de la
présente loi.
Article 69 Avant de dresser les procès-verbaux et les rapports, l’administration met en
demeure par écrit le contrevenant pour se conformer aux dispositions de la
présente loi et ses textes d’application.

Article 69 Sous réserve des textes en vigueur et sans préjudice de l'application des sanctions
pénales prévues par la législation en matière de réparation civile, l'administration peut
imposer à tout auteur d'une infraction, ayant eu pour conséquence une dégradation de
l'environnement, de remettre en l'état l'environnement lorsque cette remise en l'état est
possible.

Article 70 L'administration peut imposer à tout exploitant exerçant une activité, ayant eu pour
conséquence la dégradation de l'environnement, de remettre en l'état ce dernier même si
la dégradation ne résulte pas d'une infraction aux dispositions de la présente loi et des
textes pris pour son application.

Article 71 Dans les cas prévus aux articles 69 et 70 ci-dessus, l'administration fixe dans chaque cas
les objectifs de remise en l'état de l'environnement à atteindre et les dates d'exécution
des opérations de mise en valeur de l'environnement. A l'issue des travaux, elle procède
à un examen des lieux et prend une décision donnant quitus lorsque les travaux
accomplis sont conformes à ses prescriptions

Article 72 Lorsqu'il n'est pas procédé à la remise en l'état de l'environnement dans les conditions
fixées par l'article 71 ci-dessus et en cas d'absence de procédures spécifiques fixées par
des dispositions législatives ou réglementaires, l'administration peut, après avoir mis en
demeure la personne concernée par les mesures prises, exécuter lesdits travaux aux frais
de la personne concernée.
Loi n° 10-95 Il est interdit : 1 - d'anticiper de quelque manière que ce soit, notamment par
sur l’eau, des constructions, sur les limites des francs-bords des cours d'eau temporaires
Article 12 ou permanents, des séguias, des lacs, des sources ainsi que sur les limites
d'emprises des aqueducs, des conduites d'eau, des canaux de navigation,
d'irrigation ou d'assainissement faisant partie du domaine public hydraulique ; 2
- de placer à l'intérieur des limites du domaine public hydraulique tous
obstacles entravant la navigation, le libre écoulement des eaux et la libre
circulation sur les francs-bords ; 3 - de jeter dans le lit des cours d'eau des
objets susceptibles d'embarrasser ce lit ou y provoquer des atterrissements ; 4 -
de traverser les séguias, conduites, aqueducs ou canalisations à ciel ouvert
inclus dans le domaine public hydraulique, avec des véhicules ou animaux, en
dehors des passages spécialement réservés à cet effet, et de laisser pénétrer les
bestiaux dans les emprises des canaux d'irrigation ou d'assainissement. Les
points où les troupeaux pourront exceptionnellement accéder à ces canaux
pour s'y abreuver sont fixés par l'agence de bassin. b) Il est interdit, sauf
autorisation préalable délivrée suivant des modalités fixées par voie
réglementaire : 1 - d'effectuer ou enlever tout dépôt, toute plantation ou
culture dans le domaine public hydraulique, 2 - de curer, approfondir, élargir,
redresser ou régulariser les cours d'eau temporaires ou permanents, 3 - de
pratiquer sur les ouvrages publics, les cours d'eau et toute autre partie du
domaine public hydraulique des saignées ou prises d'eau, 4 - d'effectuer des
excavations de quelque nature que ce soit, notamment des extractions de
matériaux de construction, dans les lits des cours d'eau, à une distance
inférieure à 10 mètres de la limite des francs-bords des cours d'eau, ou de
l'emprise des conduites, aqueducs et canaux. L'autorisation n'est pas accordée
lorsque ces excavations sont de nature à porter préjudice aux ouvrages publics,
à la stabilité des berges des cours d'eau ou à la faune aquatique
Article 13 et 15 Respect des orientations des plans nationaux et régionaux de gestion de l’eau, y
compris le plan national de l’eau et les plans directeurs de bassin,

Article 36 et 45 Obligation d’obtenir des autorisations et concessions pour utiliser les eaux du
domaine public hydraulique (captage, prélèvement, rejet, etc.)

Article 52 Aucun déversement, écoulement, rejet, dépôt direct ou indirect dans une eau
superficielle ou une nappe souterraine susceptible d'en modifier les
caractéristiques physiques, y compris thermiques et radioactives, chimiques,
biologiques ou bactériologiques, ne peut être fait sans autorisation préalable
accordée, après enquête, par l'agence de bassin. Au cas où l'autorisation
mentionnée à l'alinéa ci-dessus doit être délivrée en même temps que
l'autorisation prévue à l'article 38 ou la concession prévue à l'article 41 de la
présente loi, cette autorisation ou concession définit les conditions de
prélèvements et de déversements. L'enquête publique est menée
simultanément et ne peut excéder 30 jours. Cette autorisation donne lieu au
paiement de redevances dans les conditions fixées par voie réglementaire. Le
recouvrement des redevances peut être poursuivi, dans les conditions fixées
par voie réglementaire, tant auprès du propriétaire des installations de
déversement, écoulement, rejet, dépôt direct ou indirect, qu'auprès de
l'exploitant desdites installations, qui sont conjointement et solidairement
responsables du paiement de celles-ci.
Article 53 Tout déversement, écoulement, rejet, dépôt direct ou indirect dans une eau
superficielle ou une nappe souterraine visé à l'article 52 ci-dessus existant à la
date de publication de la présente loi, doit, dans un délai fixa par l'agence de
bassin, faire l'objet d'une déclaration. Cette déclaration vaut une demande
d'autorisation et est instruite comme telle, sur la base des dispositions
prévues dans la présente loi.

Article 54 Il est interdit : 1 - de rejeter des eaux usées ou des déchets solides dans les
oueds à sec, dans les puits, abreuvoirs et lavoirs publics, forages, canaux ou
galeries de captage des eaux. Seule est admise l'évacuation des eaux
résiduaires ou usées domestiques dans des puits filtrants précédés d'une
fosse septique ; 2 - d'effectuer tout épandage ou enfouissement d'effluents et
tout dépôt de déchets susceptibles de polluer par infiltration les eaux
souterraines ou par ruissellement les eaux de surface ; 3 - de laver du linge et
autres objets, notamment des viandes, peaux ou produits animaux dans les
eaux de séguias, conduites, aqueducs, canalisations, réservoirs, puits qui
alimentent les villes, agglomérations, lieux publics et à l'intérieur des zones de
protection de ces mêmes séguias, conduites, aqueducs, canalisations,
réservoirs, puits ; 4 - de se baigner et de se laver dans lesdits ouvrages, ou d'y
abreuver les animaux, les y laver ou baigner ; 5 - de déposer des matières
insalubres, d'installer des fosses d'aisance ou des puisards à l'intérieur des
zones de protection desdits séguias, conduites, aqueducs, canalisations,
réservoirs et puits ; 6 - de jeter des bêtes mortes dans les cours d'eau, lacs,
étangs, marais et de les enterrer à proximité des puits, fontaines et
abreuvoirs publics ; 7 - de jeter, à l'intérieur des périmètres urbains, des
centres délimités et des agglomérations rurales dotées d'un plan de
développement, toute eau usée ou toute matière nuisible à la santé publique
en dehors dès lieux indiqués à cet effet ou dans des formes contraires à celles
fixées par la présente loi et la réglementation en vigueur

Article 57 L'administration définit les conditions d'utilisation des eaux usées. Toute
utilisation des eaux usées est soumise à autorisation de l'agence de bassin.
Tout utilisateur des eaux usées peut bénéficier du concours financier de l'Etat
et de l'assistance technique de l'agence de bassin si l'utilisation qu'il fait des
eaux usées est conforme aux conditions fixées par l'administration et a pour
effet de réaliser des économies d'eau et de préserver les ressources en eau
contre la pollution

Loi n° 47-09 : Est soumis à une étude d’impact énergétique tout projet de programme
relative à d’aménagement urbain ou tout projet de programme de construction de
l’efficacité bâtiments quel que soit leur usage, figurant sur une liste fixée par voie
énergétique- réglementaire en fonction du seuil de consommation d’énergie thermique et/
Article 8 ou électrique spécifique à chaque catégorie de projet. L’étude d’impact
énergétique doit notamment : - Évaluer de manière méthodique et préalable,
les consommations énergétiques prévisionnelles du projet ; - Évaluer les
potentiels d’efficacité énergétique que présente le projet ; - Identifier les
ressources énergétiques locales mobilisables pour le projet et leur potentiel ;
- Atténuer les niveaux de consommation prévisionnelle d’énergie en
développant l’efficacité énergétique du projet et en valorisant dans une
approche intégrée les potentiels des énergies renouvelables réalisables
conformément à la législation en vigueur
Article 9 : L’étude d’impact énergétique comporte : - Une description des
principales composantes du projet, ses caractéristiques et les étapes de sa
réalisation et les ressources d’énergie utilisées ; - Une évaluation des
besoins énergétiques durant les phases de réalisation, d’exploitation ou de
développement du projet ; - Les mesures envisagées pour réduire la
consommation d’énergie, par les mécanismes visant à mettre en valeur et
à améliorer l’efficacité énergétique, ainsi que par la valorisation des
potentiels des énergies renouvelables réalisables conformément à la
législation en vigueur ; - Un programme de surveillance et de suivi du
projet ainsi que les mesures envisagées en matière de formation, de
communication et de gestion en vue d’assurer son exécution, son
exploitation et son développement ; - Une note de synthèse récapitulant le
contenu et les conclusions de l’étude ; - Un résumé simplifié des
informations et des principales données contenues dans l’étude destiné au
public.
Article 10 : Lorsque le projet est également soumis à une étude d’impact sur
l’environnement en vertu des dispositions de la loi n° 12-03 relative aux
études d’impact sur l’environnement, cette étude est complétée par
l’étude d’impact énergétique visée à l’article 8 ci-dessus. La décision
d’acceptabilité environnementale visée par ladite loi concerne dans ce cas
à la fois les aspects environnemental et énergétique. Lorsque le projet
n’est pas soumis à une étude d’impact sur l’environnement, une décision
d’acceptabilité énergétique est délivrée par l’administration selon les
formes et les modalités fixées par voie réglementaire.

Article 12 + Décret Les établissements, les entreprises et les personnes physiques dont la
n°2.17.746 relatif à consommation d’énergie thermique et/ou électrique dépasse un seuil
l’audit énergétique spécifique à chaque secteur fixé par voie réglementaire sont soumises à un
obligatoire et aux audit énergétique obligatoire et périodique. L’audit énergétique obligatoire
organismes d’audit s’applique également aux établissements et entreprises de production, de
transport et de distribution d’énergie.
Décret n°2.17.746 relatif à l’audit énergétique obligatoire et aux
organismes d’audit : Article 2 : Sont soumis à l’audit énergétique
obligatoire, prévu à l’article 12 de la loi précitée n°47-09, les
consommateurs visés au même article, dont la consommation finale totale
d’énergie exprimée en tonne équivalent pétrole (tep) est supérieure à : –
1500 tep par an pour les entreprises et les établissements relevant du
secteur de l’industrie y compris les entreprises et les établissements de
production d’énergie, – 500 tep par an pour le secteur tertiaire, les
entreprises et les établissements de transport et de distribution d’énergie
et pour les personnes physiques. Le seuil de la consommation énergétique
finale à partir duquel la réalisation de l’audit énergétique est obligatoire
pour les autres secteurs sera définit par arrêté conjoint du ministre chargé
de l’énergie et du ministre chargé du secteur concerné. ( 1 TEP = 11630
KWH)
Article 13 Les consommateurs visés à l’article 12 soumis à l’audit énergétique
obligatoire sont tenus de transmettre à l’administration les résumés des
résultats dudit audit et les recommandations pour la mise à niveau du
système énergétique audité. Les consommateurs visés à l’article 12 sont
également tenus de transmettre à l’administration un plan d’efficacité
énergétique indiquant les mesures à prendre pour tenir compte des
principales recommandations du rapport d’audit, ainsi qu’un rapport
annuel de mise en œuvre dudit plan. L’administration adresse des copies
de tous les documents cités aux alinéas ci-dessus à l’Agence nationale pour
le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité
énergétique, afin de veiller à la mise en œuvre des recommandations de
l’audit énergétique obligatoire et à l’élaboration d’un rapport annuel sur
Article 15 Lorsque les contrôles effectués en application de la présente loi et des textes
pris pour son application font apparaître que les consommateurs soumis à
l’audit énergétique obligatoire visé à l’article 12 ci-dessus n’ont pas procédé à
la réalisation dudit audit ou n’ont pas mis en œuvre les mesures et actions
inscrites dans leurs plan d’efficacité énergétique cité à l’article 13 ci-dessus,
l’administration peut, après les avoir mis en mesure de présenter leurs
observations, leur adresser une mise en demeure pour procéder dans un délai
qu’elle fixe, aux aménagements et travaux nécessaires destinés à rétablir la
situation ou à corriger leurs pratiques, en conformité avec les dispositions de
la présente loi et des textes pris pour son application. A l’issue de ce délai et si
les consommateurs n’ont pas réalisé les aménagements et travaux
nécessaires, il est fait application des dispositions du chapitre VI de la présente
loi

Vous aimerez peut-être aussi