Poly Mult
Poly Mult
Marc SAGE
2 Isomorphismes usuels 6
2.1 Injection de A dans A (Xi )i2I . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.2 Injection de A [(Xi )] dans B [(Xi )] si A ,! B . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
2.3 Permtutation des indéterminées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
2.4 Réindextation des indéterminées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
2.5 Intégrité de A [(Xi )] si A intègre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1
Soit A un anneau unitaire.
Nous généralisons ici la notion de polynôme à une indéterminée sur A –en somme A [X] –au cas de plusieurs
indéterminées indexées par un ensemble quelconque (non vide) –typiquement f1; :::; ng, N...
!2NI i2I
1.1 Dé…nitions
Dé…ntion.
On appelle polynôme sur A (à indéterminées indexées par I) toute application de N(I) dans A à support
…ni.
On note (I)
A (Xi )i2I := A(N )
l’ensemble des polynômes sur A. On abrégera en A [(Xi )] s’il n’y a pas ambiguïté sur l’ensemble I d’indexation.
On introduit également le I-uplet élémentaire correspondant à l’indice i tout seul
!
"i := i
2 N(I)
ainsi que la i-ième indéterminée
!
"i
Xi := 1A 2 A [(Xi )] .
2
Démonstration.
N(I) ! A
Il est clair que + est associative, commutative, et admet l’élément neutre ! .
u 7 ! 0
De plus, on a facilement la distributivité de sur + :
et
X !
[P (Q R)] (!) = P (!
u ) [Q R]
! !
u + =!
0 1
X X
= P (!
u)@ Q (!
v ) R (!
w )A
! ! !
u + =! !
v +!
w=
X
= P (!
u ) Q (!
v ) R (!
w).
!
u +!
v +!
w =!
3
Montrons que ces deux structures sont compatibles. Soient P; Q deux polynômes et a 2 A. Alors
X
[P (a Q)] (!) = P (!u ) [a Q] (!
v)
!
u +!
v =!
X
= P (!
u ) aQ (!
v)
!
u +!
v =!
X
= a P (!
u ) Q (!
v)
!
u +!
v =!
= a [P Q] (!) ,
On montre ensuite par récurrence la formule donnant le produit P1 :::Pn . Pour n = 1, la formule est tauto-
logique. Pour n = 2, c’est la dé…nition du produit. Pour n 3, on écrit
Démonstration.
Il su¢ t d’écrire X X ! !
! "i +!
Xi Xj (!) = Xi (!
u ) Xj (! "i "j "j
v)= !
u !v
= !
!
u +!
v =! !
u +!
v =!
4
Chaque polynôme P de A [(Xi )] s’écrit de façon unique sous la forme
X Q
P = ! Xi i
!2N(I) i2I
Démonstration.
Il su¢ t d’écrire
2 3
X Q X Q X !
4 P (!) Xi i 5 (!
u)= P (!) Xi i
(!
u)= P (!) !
u = P (!
u),
!2N(I) i2I !2N(I) i2I !2N(I)
Le passage de l’intégrité est plus délicat et utilise les isomorphismes usuels exposés en seconde partie.
5
2 Isomorphismes usuels
Proposition.
L’anneau A (considéré comme A-algèbre) se plonge canoniquement dans l’algèbre A [(Xi )] via
A ,! A [(Xi )]
a 7 ! a1
(ab + c) = (ab + c) 1
= ab1 + c1
= (a1) (b1) + (c1)
= (a) (b) + (c) ,
de
(a x) = (a x) = (a) (x) = a1 (x) = a (x)
et de
(1A ) = 1A 1 = 1.
Proposition.
Soient ' : A ,! B un morphisme injectif d’anneaux unitaires.
Alors la A-algèbre A [(Xi )] s’injecte canoniquement dans la B-algèbre B [(Xi )] par
A [(Xi )]
P ,! P
B [(Xi )]
.où abrège ' ( ) pour chaque 2 A.
X 7 ! X
En appliquant , en utilisant que ' est un morphisme d’anneaux, puis en remontant le calcul ci-dessus, on voit
que est un morphisme d’algèbres.
L’injectivité découle de celle de '.
6
Applications. Le cas le plus courant est celui de l’inclusion R ,! C, qui permet de voir un polynôme
réel dans C a…n de le scinder. Par exemple, soit A une matrice réelle nilpotente. Son polynôme caractéristique
0 1
peut ne pas avoir de racines, à l’instar de 1 0 = X 2 + 1, mais en le plongeant dans C on lui trouve n
n
racines i , lesquelle doivent toutes véri…er i = 0 en itérant par A su¢ samment de fois. Ceci montre que
toutes les racines de A dans C sont nulles, d’où A = X n dans C [X], donc dans R [X] par injectivité du
plongement R [X] ,! C [X]. Évidemment, ce raisonnement fonctionne en plongeant un corps quelconque dans
sa clôture algébrique.
On utilisera également cette injection pour montrer que deux matrices de Mn (k) semblables dans une
extension k ,! K sont en fait semblables dans le petit corps : voir le cours sur les invariants de similitudes.
Il peut également être intéressant de plonger un anneau intègre dans son corps des fractions, à l’instar
de Z ,! Q. En e¤et, l’étude des irréductibles de Z [X] passe par celle des irréductibles de Q [X].
Corollaire. '
Soient A et A0 deux anneaux unitaires isomorphes, mettons A ' A0 .
Alors la A-algèbre A [(Xi )] et la A0 -algèbre A0 [(Xi )] sont canoniquement isomorphes via
A [(Xi )]
P ' B [(Xi )]
P 0
0 où := ' ( ) pour chaque 2 A.
X 7 ! X
X X X
= [[P ] 0 ] 0 [[Q] 00 ] 00 X Y
; 0+ 00 = 0 + 00 =
7
et
X 0 0 X 00 00
(P ) (Q) = [[P ] 0 ] 0 X Y [[Q] 00 ] 00 X Y
0; 0 00 ; 00
X 0 00 0 00
+ +
= [[P ] 0 ] 0 [[Q] 00 ] 00 X Y
0; 00 0 ; 00
X X 0 00 0 00
+ +
= [[P ] 0 ] 0 [[Q] 00 ] 00 X Y
; 0 00
+ =
0 00
+ =
X X X
= [[P ] 0 ] 0 [[Q] 00 ] 00 X Y .
; 0+ 00 = 0 + 00 =
En…n, pour la surjectivité, il su¢ t de noter que N(ItJ) est en bijection avec N(I) N(J) via
7 ! jI ; jJ .
XX
; Y X
X
; X Y
;
XX
; X Y
!
X X
; X Y
selon que l’on considère le polynôme dans A [(Xi )], A [(Yj )] ou A [(Zk )].
8
h i
Alors les A-algèbres A (Xi )i2I et A (Xj )j2J sont canoniquement isomorphes par
( h i
A (Xj )j2J ! A (Xi )i2I Y
' '(i)
P P où l’on a noté X := Xi .
'
2N(J) X 7 ! 2N(J) X i2I
= a (P ) + (Q) .
La multiplicativité :
X
'
(P Q) = [P Q] X
X X
'
= [P ]u [Q]v X
u+v=
X X
= [P ]u [Q]v X (u+v) '
u+v=
X X
= [P ]u [Q]v X u ' X v '
u+v=
X X
= [P ]u X u '
[Q]v X v '
u v
= (P ) (Q) .
L’unitarité : Y ! Y Y
! 0 '(i)
(1) = 1X 0 '
= Xi = Xi0 = 1 = 1.
i2I i2I i2I
'
Pour obtenir l’injectivité, il faut tout d’abord remarquer que les X sont distincts quand varie dans N(J) :
0 Y Y 0
' ' '(i) '(i)
X =X =) Xi = Xi
i2I i2I
0
=) 8i 2 I; '(i) = '(i)
0
=) 8j 2 J; '(' 1 (j)) = '(' 1 (j))
0
=) 8j 2 J; j = j
=) ! = !0 .
Ainsi,
X
'
(P ) = 0 =) [P ]a X =0
=) 8 2 N(J) ; [P ] = 0
=) P = 0.
La surjectivité découle de
0 1
X X 1 X
X = ' 1 X '
= @ ' 1 X A.
2N(I) 2N(J) 2N(J)
9
La dernière proposition nous dit que l’on peut se ramener au cas où I est un ensemble de référence de
cardinal …xé. On prend naturellement la "suite" des cardinaux (@ ) indexée par les ordinaux.
Par exemple, lorsque I est …ni de cardinal n 1, on prend comme ensemble de réréférence le n-ième
cardinal n= f0; :::; n 1g. Alors1 N(I) = NI = Nn , donc chaque polynôme P de A [X1 ; :::; Xn ] s’écrit
X
P = 1 ;:::; n
X1 1 :::Xn n où les 1 ;:::; n sont à support …ni.
( n
1 ;:::; n )2N
Ces quatre isomorphismes – par ailleurs complètement naturels, il faut s’en convaincre – étant acquis, on
peut passer à l’intégrité de A [(Xi )].
A s’injectant dans A [(Xi )], une condition nécessaire pour avoir l’intégrité de A [(Xi )] est évidemment
que A soit intègre. La réciproque se trouve être vraie.
Proposition.
Si A est intègre, alors l’algèbre A [(Xi )] est intègre.
Démonstration.
On part d’une relation P Q = 0 où P et Q sont des polynômes. Regroupons les indéterminées Xj qui
apparaissent dans P et Q, lesquelles sont enh nombrei…ni, et notons J le sous-ensemble …ni de I qui les indexe.
L’égalité P Q = 0 peut donc se voir dans A (Xj )j2J en remontant les injections
h i h ih i p ermutation h i réindextation
A (Xj )j2J ,! A (Xj )j2J (Xk )k2 InJ ' A (Xl )l2Jt InJ ' A (Xi )i2I .
On considère A une A-algèbre unitaire. Rappelons que cela induit un morphisme d’anneaux
A ! A
:= .
a 7 ! a 1A
Si A est une algèbre non nulle sur un corps, par exemple A = Mn (K) ou A = K [X], il est facile de voir que
est injectif (d’où la notation ).
1 On notera un léger abus de notations : le produit cartésien étant dé…ni comme un espace de fonctions, par exemple Nn := Nn ,
l’ensemble N1 n’est pas ensemblistement égal à N, bien que l’on dispose d’une bijection évidente.
10
Mais cela est faux en général : considérer un anneau A non intègre, disons ab = 0 avec a et b non nuls, et A
une algèbre de neutre a, par exemple A = A 1 a . L’image de a modulo (1 a) est clairement le neutre 1A ,
mais alors l’image de b par est ab = 0.
Par exemple, en regardant a = 3 et b = 4 dans A = Z 12 , l’idéal considéré s’écrit (1 a) = ( 2) = (2), de
sorte que l’algèbre A se réduit à Z 2 (selon la parité des éléments de A). Un argument de cardinaux su¢ rait
pour conclure à la non injectivité de .
P
Ceci étant dit, soit P = X un polynôme de A [(Xi )] et ! a un I-uplet d’éléments de l’algèbre A.
On peut leur associer un élément de A en évaluant P en ! a , i.e. en donnant aux indéterminées la valeur
spéciale Xi = ai pour chaque i, l’évaluation étant alors notée P (!a ) ou P (a).
Pour que cette dernière fasse sens (un problème qui n’apparaît qu’avec au moins deux indéterminées),
l’évaluation ne doit pas dépendre de la place des indéterminées dans une écriture de P , en particulier de leur
ordre dans chaque monôme de P . Comment en e¤et évaluer le polynôme XY = Y X en un couple (a; b), les
deux évaluations candidates étant ab et ba ? La commutativité Xi Xj = Xj Xi doit ainsi se répercuter sur la
famille !
a et l’évaluée P (!a ) fera donc sens ssi2
A [(Xi )]
P ! PA
Evala := si 8i; j 2 I; ai aj = aj ai .
X 7 ! a
!
Par exemple, pour A = A [(Xi )] et a = X 2 AIcom , on trouve
! X
Pe X = X = P.
Ceci justi…e la notation P (X) pour un polynôme P à une indéterminée : cela dit, cette notation a l’énorme
inconvénient que l’on peut rapidement confondre le polynôme formel P (X) avec le scalaire P (x) où x est un
point donné, surtout dans les premiers temps.
Proposition.
1. Si A est intègre in…ni et injectif, alors P 7! Pe est injectif.
2. L’application Evala fait sens ssi les coordonnées de a commutent deux à deux : dans ce cas, Evala est un
morphisme d’algèbres unitaires ssi chaque coordoonnée de a centralise4 A.
3. Dans le cas d’une seule indéterminée, pour chaques polynômes P; Q 2 A [X], si chaque coordoonnée de ! a
commute avec chaque coe¢ cient de Q, on aura alors l’égalité
Démonstration.
1. L’application P 7! Pe étant un morphisme de groupes additifs, on invoque un P dans son noyau. En
prenant les indéterminées qui apparaissent dans P , on se ramène au cas I …ni. Il s’agit donc de montrer
que si P 2 A [X1 ; :::; Xn ] vu en tant que fonction polynomiale s’annule sur Ancom tout entier, alors P est
le polyôme nul. Puisque est injectif, on peut imposer P nul sur Ancom . Puisque A est commutatif (car
intègre), on peut imposer P nul sur An .
2 On a noté les supports Supp P := 2 N(I) ; 6= 0 et Supp := fi 2 I ; i 6= 0g.
3 Le sens (= est immédiat, pour le sens =) invoquer i; j 2 I et imposer P := Xi Xj .
4 Rappel : le centre d’une partie P A est formé des éléments de A qui commutent avec chaque p 2 P . Un élément centralise
P s’il appartient au centre de P .
11
Le cas n = 1 est immédiat : on plonge A dans son corps des fractions K où P (en…n, son plongé...)
admet une in…nité de racines (A est in…ni !), d’où la nullité du plongé et P = 0.
Dans le cas général, en considérant l’isomorphisme A [X1 ; :::; Xn ] ' A [X1 ; :::; Xn 1 ] [Xn ], on peut
toujours écrire
0 1
X X X i
X
P = i1 in
i1 ;:::;in X1 :::Xn = '@ i n 1A
i1 ;:::;in 1 ;i X1 :::Xn 1
1
Xni = Pi (X1 ; :::; Xn 1 ) Xni
i1 ;:::;in 0 i 0 i1 ;:::;in 1 0 i 0
| {z }
=: Pi (X1 ;:::;Xn 1)
Tuons la dernière variable en évaluant en Xn = a pour P un a non nul dans A (possible car A est intègre).
Par hypothèse, le polynôme à n 1 indéterminées i 0 Pi (X1 ; :::; Xn 1 ) ai s’annule sur An 1 , donc est
nul par récurrence, ce qui s’écrit
X X in 1 i
i1
i1 ;:::;in 1 ;i X1 :::Xn 1 a = 0,
i 0 i1 ;:::;in 1
ou encore i1 ;:::;in 1 ;i ai = 0 pour chaque (i1 ; :::; in 1 ; i), d’où i1 ;:::;in = 0 pour chaque (i1 ; :::; in ), i. e.
P = 0.
2. Notons e l’évaluation en a pour alléger les notations.PLa linéarité de e étant évidente, il s’agit de
P =P X
véri…er e (P Q) = e (P ) e (Q) pour deux polynômes . Cela n’est que du pur calcul formel
Q= X
mais utilise l’hypothèse 8i; 8 2 A; ai = ai :
0 0 1 1 0 1
X X X X X X
e (P Q) = Eval @ @ AX A = @ A a ai centralise
=
A
a a = e (P ) e (Q) .
! a p our chaque i
+ = + =
Remarques. Le premier point nous dit qu’il est inutile de distinguer polynômes et fonctions polyno-
miales (sous les bonnes hypothèses). Le cas le plus courant est celui de A = A un corps in…ni, par exemple A = R
ou C. On notera par conséquent toujours P (! a ) au lieu de Pe (!
a ), quand bien même P 7! Pe ne serait pas injectif.
Le second point est très utile en algèbre linéaire lorsque l’on parle de polynômes d’endomorphismes. Le cadre
est alors A = k un corps et A = L (E) où E est un k-ev. Les éléments de A sont alors scalaires, donc centraux
et chaque évaluation K [X] ! L (E) est un morphismes d’algèbres.
Noter tout de suite que le neutre 1A de L (E) est l’identité IdE et non la fonction contante égale à 1, qui
n’a aucun sens (1 peut-il appartenir à E ?).
La propriété sur le produit permet alors d’écrire des choses agréables comme
n
" n # n
!
Y Y Y1
(u i Id) = (X i ) (u) = (u i Id) (u n Id)
i=1 i=1 i=1
ou encore
P (u) Q (u) = P Q (u) = QP (u) = Q (u) P (u) .
On renvoie pour une utilisation de ces formules à l’exercice 10 de la première feuille sur les polynômes (qui
porte sur le caractère scindé et les opérateurs de dérivations), ainsi qu’au cours sur les invariants de similitudes
(réduction de Frobenius).
Quant au dernier point, il ra¢ ne le deuxième quand I est un singleton et nous servira pour une démonstration
de Cayley-Hamilton où l’on considère l’anneau A = Mn (K) non commutatif.
5 Dans le cas général, il faut en outre donner sens à P (a) et Q (a) puis justi…er les égalités a a = a + à l’aide d’une
8 2 Supp P; 8i 2 Supp ;
hypothèse comme a a = aj ai , laquelle permet de donner par ailleurs sens à P Q (a) (utiliser l’inclu-
8 2 Supp Q; 8j 2 Supp ; i j
sion Supp P Q Supp P + Supp Q).
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4 Une application : formalisation des unités en physique
On se donne des unités (J; m, A, kg, W , Hz, K, C, N , , s, mol, V , P a, cd...) que l’on met dans un ensemble
noté U (comme "unité"), on plonge l’algèbre intègre R (Xu )u2U dans son corps des fractions R (Xu )u2U et
l’on considère alors l’algèbre intermédiaire
R [(Xu )] R Xu ; X u 1 R ((Xu ))
Remarque. Le système MKSA permet d’exprimer n’importe quelle unité à partir de m, kg, s et A.
Formellement, cela signi…e que l’on peut imposer U = fm; kg; s; Ag et retrouver toutes nos unités dans l’al-
gèbre R Xu ; Xu 1 .
6 lire par exemple les Philosophiae naturalis principia mathematica d’Isaac Newton publiée en 1687
7 cf. mini-cours sur les quotients
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