Le soudage par résistance.
Soudure par point, à la molette
Sommaire :
• 1) Introduction
• 2) Le procédé de soudage par résistance (présentation)
• 3) Les avantages
• 4) Les inconvénients
• 5) Principaux défauts rencontrés
• 6) Domaines d’applications
• 7) Le principe du soudage par point
• 8) La résistivité
• 9) Dissipation thermique dans la pièce
• 10) Matériel et accessoires
• 11) Les machines de soudage par résistance
• 12) Paramètres de soudage
• 13) Relation entre les paramètres de soudage et les caractéristiques du noyau
• 14) Domaine d’application du procédé et problèmes typiques
• 15) La soudure par résistance par bossage 23
• 16) La soudure par résistance en bout 25
• 17) La soudure par étincelage 24
• 18) Brasage par résistance
• 19) Soudage à la molette, soudage au galet 22
• 20) Contrôles des soudures par résistance
• 21) Hygiène et sécurité
1) Introduction
Selon ISO 4063 (20 procédés):
Les plus usuels : par résistance par point, à la molette, par
bossage, en bout par étincelage…
21 Soudage par résistance par point
22 Soudage à la molette, soudage au galet
23 Soudage par bossage
24 Soudage par étincelage
25 Soudage en bout par résistance pure
26 Soudage par résistance des Goujons
27 Soudage par résistance à haute fréquence
29 Autres procédés par résistance
C’est du soudage autogène par pression. Les pièces à soudées
sont pressées l’une contre l’autre pendant qu’on leur fait passer
« injecte » localement un courant entraînant une fusion.
2) Le procédé de soudage par résistance
Le soudage est réalisé par la combinaison d’une forte
intensité électrique et d’une pression ponctuelle. Ce
procédé ne nécessite pas d’apport extérieur (Soudage
autogène).
L’intensité électrique chauffe la matière jusqu’à la fusion.
La pression maintient le contact entre l’électrode et
l’assemblage.
Electrodes en cuivre
2) Le procédé de soudage par résistance (suite)
Pour souder, une pince plaque l’assemblage avec des
embouts, ou des électrodes en cuivre, matière bonne
conductrice de l’électricité et de la chaleur, ce qui permet
de moins chauffer la zone de contact avec cette pince et
d’en éviter la fusion, qui se trouve limitée à la zone de
contact entre les deux feuilles à souder (le noyau).
2) Le procédé de soudage par résistance (suite)
Ce procédé est majoritairement utilisé dans l’assemblage
de tôle d’acier de faible épaisseur (< 6 mm).
Cette technique bénéficie d’un savoir faire très important et
d’une productivité incomparable (dans le domaine
d’application).
Pour exemple, une caisse automobile est assemblée à plus de
80 % par des points soudés. (environ 5000 points de soudures
pour une voiture)
3) Les avantages
• Soudure « propre » et de très haute qualité (face
d’aspect),
• Pas de déformations des pièces soudées,
• Assure la continuité métallique et étanchéité,
• Rapide (5ms à 3 secondes), efficace, peu polluant,
• Autogène, ne nécessite pas de produits d’apports.
4) Les inconvénients
• Assemblage par recouvrement,
• Épaisseur limitée aux capacités machines,
• Cher, les applications sont limitées , en principe, un poste
à souder ne peut réaliser qu’un seul type de soudage,
• Difficulté de contrôle de qualité des points soudés.
5) Principaux défauts rencontrés
• Soudure « collée »
• Projection de métal en fusion
• Usure anormale des électrodes
6) Domaines d’applications
Automobile, Électronique, Industrie (radiateur, armoire, grille,
etc.) et micro-soudage.
7) Le principe du soudage par résistance
Les pièces à souder sont superposées et sont serrées localement
entre deux électrodes en alliage de cuivre.
L’ensemble pièces / électrodes est traversé par un courant de
soudage qui provoque une élévation de température par effet
de joule et la fusion localisée des deux pièces dans la zone de
positionnement des deux électrodes.
Il existe 4 différents modes :
- Le soudage par résistance par point
- Le soudage par résistance par bossage
- Le soudage par résistance à la molette
- Le soudage par résistance en bout
7) Le principe du soudage par résistance (suite)
C’est du soudage par pression avec une transformation
de l’énergie électrique en énergie calorifique (effet Joule).
En effet le métal présente une résistance lorsqu’il est
parcouru par un courant électrique. (échauffement du cuivre
par exemple lorsque la section du faisceau est trop fine …)
Il utilise comme source de chaleur les effets d’un courant
électrique de fortes intensité (entre 1000 et 100 000 Ampères)
et d’une tension comprise entre 1 et 30 Volts.
7) Le principe du soudage par point (suite)
L’énergie calorifique produite est proportionnelle à :
• La somme des résistances traversées par le courant
électrique
• Le carré de l’intensité du courant qui traverse les
résistances
• Le temps de passage du courant électrique
Effet Joules et distribution des températures:
Deux pièces de nuances différentes de même taille en
contact parcouru par un même courant électrique
s’échaufferont différemment selon leur résistance propre.
7) Le principe du soudage par résistance (suite)
Loi de Joule : Lorsqu'un courant électrique parcourt un
conducteur, la quantité de chaleur dégagée est
proportionnelle au carré de l'intensité du courant et au
temps.
W (en joules) = R (Ohm) x I² (Ampères) x t (secondes)
W = quantité de chaleur engendrée
par l’effet joules en joules
R = Résistance en Ohm
I = intensité en ampère
t = temps de passage en seconde
7) Le principe du soudage par résistance (suite)
Résistance : La résistance d'un conducteur, à température
ambiante, est :
• Proportionnelle à sa longueur,
• Inversement proportionnelle à sa section,
• Fonction du matériau constitutif de l'âme du conducteur.
R (Ohm) = p (micro-Ohm/cm/cm2) x (L (cm) / S (cm2))
La résistivité est l'opposition d'un matériau au passage du
courant électrique. Les électrodes en cuivre présentent une
résistivité faible (1,7micro-ohm/cm/cm2 contre 6 pour une
tôle standard de 1mm).
7) Le principe du soudage par résistance (suite)
Définition de R dans l’equt. W= R I² t
RC = Résistance de contact
r = Résistance interne
R = RC1 + RC2 + RC3 + r1 + r2
RC1 + RC2 + RC3 > r1 + r2
W1 = RC1x I²x t
W2 = RC2xI²x t
W3 = RC3xI²x t
W4 = r1xI²x t
W5 = r2xI²x t
7) Le principe du soudage par résistance (suite)
En modifiant la force de serrage, on fera varier la résistance de
contact et par conséquent l’apport de chaleur.
Une pression trop faible entraînera une baisse de la résistance Ω
donc un manque de fusion.
8) Dissipation thermique dans la pièce
W=W1+W2+W3+W4+W5
Dissipation thermique
8) Dissipation thermique dans la pièce (suite)
Le point de soudure ne se développera que si RC3 est plus
grande que toutes les résistances.
Dans le cas ou une résistance serait plus élevée que RC3 la
fusion commencerait au niveau de celle-ci et le point de
soudure ne serait pas réalisé correctement.
Il faudra aussi prendre en compte que RC3 diminue
systématiquement lors de la réalisation du point alors que
les autres résistances de contact augmentent lors de leur
échauffement et de leur dégradation lorsque les résistances
de contact seront toutes égales il faudra remettre en état
les électrodes.
8) Dissipation thermique dans la pièce (suite)
A savoir aussi que les résistances de contact seront plus
importantes que les résistances intrinsèques cela dépendra
de la nature des matériaux (nuances, dureté, résistivité),
état de surface (rugosité (RA), oxydes), de la température et
surtout de l’effort appliqué par les électrodes
LA RÉSISTANCE DE CONTACT VARIE AVEC L’EFFORT
Pour que le noyau se crée il faudra donc apporter plus
d’énergie que ce que la pièce n’en dissipe, la puissance fournie
devra être supérieure à la puissance calorifique qui se dissipe .
RI²
Plus l’effort sera important plus la résistance sera faible il faudra
donc augmenter l’ampérage pour avoir la même puissance.
8) Dissipation thermique dans la pièce (suite)
Pour un effort faible et une RC3 élevée l’ampérage pourra être
moindre, néanmoins il faudra que l’effort soit suffisamment
appliqué pour maintenir les pièces correctement en contact.
Au plus le contact entre électrodes pièces et pièces est
intime au plus la résistance sera forte et le bain de fusion
se formera d’autant plus rapidement.
La dispersion thermique autour de lingot fondu se fait de
manière équiaxe, autour de celui-ci.
Donc, si le point est situé très près du bord des tôles,
l’environnement du lingot atteint très rapidement la surchauffe
entre celui-ci et le bord des tôles. Il peut alors se produire des
ruptures du creuset dans cette zone, entraînant une indentation
excessive des électrodes et des projections de métal en fusion à
l’interface des deux tôles.
9) Constitution d’une machine
• Un transformateur de courant de soudage (il abaisse la tension, il
augmente le courant).
• Un dispositif de mise en pression des électrodes (manuel, pneumatique
ou électrique).
• Un dispositif de commande du cycle de soudage (séquenceurs).
• Un circuit de refroidissement
10) Accessoires (Electrodes)
Les électrodes : elles sont soit droites, déportées, à double
courbures, à rotule.
Elles doivent avoir les propriétés suivantes:
• Electrique (bonne conductibilité),
• Mécanique (permettre l’accostage, le maintien, le
forgeage et supporter mécaniquement la montée en
pression pour chaque point de soudure),
• Thermique (permettre la dissipation thermique et
limiter l’expansion du creuset plastique).
10) Accessoires (Electrodes) (suite)
les électrodes sont des pièces d’usure dont le coût est
une partie importante du prix de revient d’un point de
soudure.
Le matériau de fabrication des électrodes doit être dur,
avoir une conductibilité thermique élevée, et une faible
résistance électrique, des propriétés mécaniques afin
d’éviter la fissuration sous l’effet du martelage. De plus
le refroidissement de celles-ci est très important pour
leur assurer une durée de vie optimale.
La composition de celles-ci sera avec une base cuivre plus
ou moins alliée au chrome (faible teneur en Zirconium) ou
à base cobalt .
10) Accessoires (Electrodes) (suite)
En effet le cuivre permet une forte dispersion thermique et
un bon passage du courant, le chrome lui augmente la
tenue mécanique de l’électrode lorsqu’elle chauffe. Pour
des applications particulières les producteurs proposent des
électrodes en cuivre électrolytique, en cuprotungstène
fritté, en molybdène, en tungstène, ou encore, en graphite.
(cycle de soudage court pour éviter aux résistances de contact
RC1 et RC2 de fondre)la plupart des électrodes sont à
emmanchement conique, et doivent se démonter facilement
pour être réagréées. (certaines sont massives d’autres
possèdent des embouts démontables)
10) Accessoires (Electrodes) (suite)
Les diamètres et formes des électrodes sont diverses et
variées, elles jouent un rôle important sur le volume du bain
de fusion, il est calculé en fonction de l’épaisseur des pièces
à souder ainsi que de la nuance de l’acier.
Il y a 2 calculs empiriques pour calculer le
diamètre des faces actives des électrodes
tronconique :
Ø = 5 x √ep
Ø = 2ep +3mm
Le facteur 5 peut passer de 6 ou 8 lorsque l’acier est de
haute résistance.
10) Accessoires (Electrodes) (suite)
On utilise parfois aussi des formats de pointes d’électrode à face active
sphérique . Cette pratique est particulièrement préconisée dans le soudage
d’alliages légers ou pour le soudage des tôles d’acier de fortes épaisseurs.
11) Le cycle de soudage
Le cycle simple de soudage le plus fréquemment utilisé est le
cycle 4 fonctions :
Accostage Soudage Maintien Intervalle
11) Le cycle de soudage (suite)
L’accostage
L’accostage est le temps nécessaire à la fermeture de la pince
ou de la machine. Lors de cette phase de la séquence on
assure la mise en serrage des pointes d’électrodes sur les tôles
à assembler et l’on détermine donc la valeur de résistance sur
laquelle va s’appliquer l’effet Joule.
11) Le cycle de soudage (suite)
L’effort
11) Le cycle de soudage (suite)
Le soudage
Le soudage est un chauffage obtenu par l’effet Joule d’un
courant électrique traversant les pièces à assembler.
L’intensité et le temps de soudage exigent la plus grande
précision
Une fluctuation de plus ou moins 5% peut différencier
un point bon d’un point mauvais
11) Le cycle de soudage (suite)
Le temps de soudage
Les temps en soudage par résistance sont exprimés soit en
milliseconde, soit en période :
11) Le cycle de soudage (suite)
La période correspond à 20ms pour une fréquence réseau de
50Hz (ou 16,66ms pour 60Hz)
11) Le cycle de soudage (suite)
L’intensité
11) Le cycle de soudage (suite)
Le maintien
Il permet de contenir l’expansion du point de soudure,
favorise son refroidissement et donc limite le soulèvement
entre les 2 tôles
11) Le cycle de soudage (suite)
Le forgeage
Le forgeage est utilisé en lieu et place du maintien, le but
de son application est :
• Diminuer le volume de retassure,
• Affiner le grain du métal,
• Augmenter les caractéristiques mécaniques,
• Limiter les défauts internes.
12) Relation entre les paramètres de soudage
et les caractéristiques du noyau
Le chauffage lors de l’opération de soudage est obtenu par
l’effet Joule d’un courant électrique traversant les pièces à
assembler.
L’intensité et le temps de soudage exigent la plus grande
précision. Une fluctuation de plus ou moins 5% peut
différencier un point bon d’un point mauvais .
Donc si on évalue mal les paramètres de soudage nous
créerons des défauts pouvant entraîner la ruine de notre
assemblage, ou sa mise au rebut.
12) Relation entre les paramètres de soudage
et les caractéristiques du noyau (suite)
13) Compatibilité de soudage des métaux usuels
(d’après W. Stanley)
1 : Excellent – 2 : Bon – 3 : Passable – 4 : Pauvre – 5 : Très pauvre – 6 : Impraticable
14) La soudure par résistance par point
(Procédé n° 21)
14-1) Principe du procédé
représentation schématique du principe de
soudage par points
14) La soudure par résistance par point
(Procédé n° 21) (suite)
C’est un soudage par pression avec transformation de
l’énergie électrique en énergie calorifique par effet Joule,
puisque le métal présente une résistance lorsqu’il est
parcouru par un courant électrique de forte intensité, qui
crée un noyau fondu au niveau de l’interface tôle-tôle. En
refroidissant, ce noyau fixe localement les deux tôles
entre elles.
14) La soudure par résistance par point
(Procédé n° 21) (suite)
Représentation d’un point de soudure par point
14) La soudure par résistance par point
(Procédé n° 21) (suite)
14-2)Le cycle de soudage
Le cycle de soudage initial se décompose en 4 phases :
Le cycle de soudage initial se décompose en 6 phases :
14) La soudure par résistance par point
(Procédé n° 21) (suite)
14-3) composition générale des électrodes en fonction
des métaux à souder.
Le tableau donne, à titre d’exemple, la composition générale des électrodes
en fonction des métaux à souder.
14) La soudure par résistance par point
(Procédé n° 21) (suite)
14-4) Problèmes rencontrés en fonction des
paramètres de soudage
15) La soudure par résistance par bossage 23
Le procédé de soudage par bossage est une méthode
d’assemblage directement dérivée du soudage par résistance
par points.
15) La soudure par résistance par bossage 23
15-1) Principe du procédé
Les électrodes du soudage par points étant dans ce cas
remplacées par des plateaux avec saillies appelées
« Bossages » préparés sur une des pièces à assembler, en
réalisant ainsi une concentration de courant nécessaire à
leur fusion.
15) La soudure par résistance par bossage 23
Les bossages sont de petites proéminences créées sur les
pièces à souder. Les points de soudage se forment à partir
de ces bossages.
• Ils peuvent être semi-hémisphériques, oblongs,
annulaires.
• Ils peuvent être naturels c’est la situation où le
courant est normalement canalisé par la géométrie
des pièces à souder ( vis, bouchons sur tubes.)
• Ils peuvent être artificiels réalisés par emboutissage
ou par matrissage, crevés (tôles peintes,plastifiées, …)
15) La soudure par résistance par bossage 23
15-2) Avantages inconvenants
Ce procédé de soudage permet:
• de souder plusieurs bossages en un cycle
• de localiser exactement les points soudés
• de souder sans déformations d’éliminer
l’indentation sur une des tôles
• d’avoir de faibles usures d’électrode pour le
soudage d’acier revêtus
• de pouvoir rapporter des éléments
mécanique sur la tôle (vis, écrous…)
15) La soudure par résistance par bossage 23
15-2) Avantages inconvenants
Ce procédé nécessite :
• des machines de puissance élevée avec des bâtis
robuste et rigides
• des éléments mobiles d’effort, de peu d’inertie
pour accompagner le bossage durant sa phase
d’effondrement
• des outillages de positionnement souvent
important
• des électrodes d’usinage précis, massives ou en
plusieurs parties.
16) La soudure par résistance en bout 25/24
On utilise une séquence de soudage identique, au soudage
par point.
• Accostage
• Soudage
• Maintien
• Forgeage
Les pièces à souder sont prises dans les mors de la machine,
l’un fixe l’autre mobile monté sur un dispositif qui permet
l’opération d’accostage et de forgeage, le déplacement est
soit manuel, soit automatique.
16) La soudure par résistance en bout 25/24
16-1) Principe du procédé par étincelage 24
C’est une variante du procédé en bout (25), le premier (25) le
chauffage des surfaces à souder se fait par passage de courant
électrique , alors que le second (24) par création d’arc électriques.
Les pièces à souder sont placées bout à bout. En règle générale, le
procédé de soudage en bout par étincelage est sous-divisé en 1)
pré-étincelage, 2) pré-chauffage, 3) étincelage et 4) refoulement.
16) La soudure par résistance en bout 25
16-1) Principe du procédé
Le pré-étincelage est utilisé pour gérer les problèmes lorsque
les deux surfaces à joindre ne sont pas parallèles.
Le pré-chauffage est effectué à une basse pression de
soudage.
Lorsque le joint de soudage a été chauffé à une certaine
température, l'étincelage démarre et le matériau de surface
est brûlé pour l'obtention d'une surface de joint plane et
propre. L'étincelage se compose de matériel fondu et oxydé.
Après l'étincelage, le refoulement commence en exerçant
une forte pression sur les deux surfaces pour produire un bon
joint.
16) La soudure par résistance en bout 25/24
Quelques exemples d’applications:
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-1) Principe du procédé
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-1) Principe du procédé
Le soudage à la molette est en fait, une version continue du
soudage par points.
Les électrodes sont, ici, remplacées par deux roues (disques
en cuivre ou molette) tournant en sens opposé, qui via une
force appliquée, permet le transport des pièces à souder
(principalement des tôles) en permettant la réalisation de
soudures continues.
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-1) Principe du procédé
Dans ce cas, le courant passe à très courts intervalles, ces
soudures étant étanches ou interrompues et le courant
passe par certains intervalles.
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-1) Principe du procédé
C’est un procédé offrant des vitesses de soudage élevées
très intéressant pour l’assemblage de tôles profilées. Des
vitesses de soudage de é à 4 m/min sont atteintes, mais il
est possible d’obtenir des vitesses de l’ordre de 15 m/min
(sous haute fréquence). On peut même atteindre 50 m/min
pour le soudage des boîtes de conserve par exemple.
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-1) Principe du procédé
C’est un procédé très employé pour la fabrication des tuyauteries
industrielles roulées-soudées (soudures longitudinales ou transversales .
Un mandrin fixe et une molette roulant en se déplaçant sur une
génératrice du mandrin ou encore deux galets d’entraînement du
tube à souder et l’action de deux molettes de soudage.
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-1) Principe du procédé
Ce procédé permet le soudage de tôles de 0,1 à 3 mm. Celles-ci
pouvant être en acier doux, inoxydables ou en aluminium. Le
diamètre usuel des molettes est d’environ 300 mm.
Les pièces doivent être propres, sans trace de rouille ou de
calamine.
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-2) Séquence de commande de soudage
1- Accostage
Même définition que dans le cas du soudage par points :
établissement du circuit résistif stabilisé, puis mise en
rotation des molettes.
2- Soudage
Temps d'établissement du courant qui va générer l'effet
Joule nécessaire à la fusion (durée d'impulsion ou temps
chaud).
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-2) Séquence de commande de soudage
3- Temps froid
Intervalle entre deux impulsions de courant. C'est ce
temps froid qui va déterminer l'intervalle entre deux
points, en fonction de la vitesse d'avance tangentielle des
molettes.
4-Forgeage
II n'y a pas de temps de forgeage proprement dit, géré par
la séquence ; le forgeage est confondu et réalisé durant le
temps d'intervalle entre deux impulsions.
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-2) Séquence de commande de soudage
4-Forgeage
Il s'exerce à effort constant sur les deux tôles à
assembler, en dehors de l'axe du point lui même et
de point en point ; la décroissance de température
est plus rapide que dans le cas du point puisque la
surface de portée tangentielle molette est sans cesse
renouvelée donc moins chaude qu'une pointe
d'électrode.
18) Soudage à la molette (Procédé n° 22)
18-3) Largeur du cordon
Nous avons vu dans le cas du soudage par points,
l'importance du critère diamètre du point et de celui des
faces actives de pointes d'électrodes.
Il en va de même dans le soudage molette, ce qui revient
à dire, dans le cas de points jointifs ou séquents, que la
largeur du cordon soudé sera conservée constante et
d'une valeur précise, proportionnelle à l'épaisseur au
contact de la molette, (cas des épaisseurs inégales). La
règle empirique retenue sera :
L = (2 x e) + 2mm, e étant l'épaisseur de la tôle considérée.