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Atténuation des flux dans les fibres optiques

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Atténuation des flux dans les fibres optiques

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LES FIBRES OPTIQUES

FIBRES OPTIQUES
• Historique :
XIXème siècle observation du phénomène Prix Nobel
2009
60’s instrumentation optique à fibres
1966 C. Kao propose l’utilisation en télécom
70’s mise au point des procédés de fabrication
80’s premières liaisons commerciales
1988 TAT 8 (liaison transatlantique)
95’s systèmes à amplification optique
et multiplexage en longueur d’onde
2000 commutateurs optiques
réseaux « tout optique » ?
FIBRES OPTIQUES
Avantages des fibres optiques : 0,2 dB/km

• Performances de transmission : Portée > 100 km


très faible atténuation
très grande bande passante 10/40 Gbit/s par l
multiplexage en longueur d’onde possible Plusieurs Tbit/s !
• Avantages de mise en oeuvre :
Insensible aux
faible poids, très petite taille, grande souplesse perturbations
sécurité électrique (isolation) et électromagnétique
• Avantage économique : Sécurité des
coût global du système souvent inférieur informations
à celui d'un système “ sur cuivre ”
FIBRES OPTIQUES
Domaines d’utilisation : Marché fortement
cyclique
• Télécommunications et réseaux :
Liaisons longue distance, terrestres et sous-marines (WAN)
Réseaux métropolitains (MAN)
Toujours en croissance
Réseaux locaux informatiques (LAN)
Réseaux d’accès des abonnés Redémarrage du marché
(FTTH)
• Liaisons industrielles et embarquées :
contrôle, video, bus de terrain … Insensibilité aux
interconnexions dans une carte ou une puce perturbations
• Capteurs et instrumentation optique
• Transport de lumière
éclairage, visualisation, faisceaux laser …
FIBRES OPTIQUES
Exemple de système
de mesure à fibre
optique :

« optode »

mesure de température,
composition chimique …
FIBRES OPTIQUES
• Signaux transmis
• numériques en bande de base :
Télécom, réseaux, Quasi-
totalité des
informatique … applications
• analogiques :
télémesures, surveillance video … Subsistance d’un
petit marché
• déport optique de signaux microondes
modulés sur une sous-porteuse Stade
(GHz à dizaines de GHz) expérimental

Déport d’antennes, accès large bande, LAN sans fils …


FIBRES OPTIQUES
• Eléments d’un système sur fibres optiques :
Amplificateur optique
(répéteur-régénérateur pour les
Interface Optique d'Emission anciennes liaisons)
(IOE)

signal multiplexeur
électrique
Fibre Optique
(signal optique)
signal
Interface Optique de électrique
Réception (IOR)
LIAISONS INFRAROUGE
• Port IrDA à courte distance (4 Mbit/s)
• Télécommande (bas débit)
• FSO, Free Space Optics
• Lien infrarouge (laser) sans fibre
• Installation rapide, faible coût
• Débits élevés (jusqu’à 10 Gbit/s)
• Sécurité élevée
• Distances courtes (1 à 4 km)

• Applications : MRV
• Liaisons d’entreprise
• Accès haut débit, zone urbaine Dans l’espace, entre
satellites ?
ONDE PLANE
y
Surfaces de phase
égale = plans
Vecteur perpendiculaires à
x l’axe z de
de
Poynting E propagation, distants
H l
P =E Λ H de l = v/n
Son flux (longueur d’onde)
représente z
la
puissance
transportée
Equation : E (x,y,z,t) = [Link](wt-kz) Vitesse de l’onde : v = w/k
w = pulsation = 2pn Dans le vide : v = c = 3.108 m/s
n = fréquence de l’onde Dans un milieu d’indice n :
k = nombre d’onde = 2p/l v = c/n l est divisé par n
k est multiplié par n
ONDE PLANE
• Rappels sur le modèle électromagnétique :
d2E/dz2 = - k2E et d2H/dz2 = - k2H avec k2 = mew2
Dans un diélectrique parfait : m = m0 et e = e0 n2

Conséquences : n = indice de réfraction


• vitesse de propagation = w/k = 1/(me) = c/n
• impédance : Z = E/H = (m/e) = Z0 / n
• densité de puissance = E2/2Z
• nombre d’onde : k = k0.n Impédance du vide :
377 W
Champ en exp j(wt-kz)
ONDE PLANE
• dans un milieu à gradient d’indice
milieu dont l’indice varie de façon continue mais « lente »
C’est toujours, localement, une onde plane
• notion de vecteur d’onde k : il est tangent au trajet de l’onde
• son module vaut toujours 2p/l soit n(P).2p/l0
le rayon se courbe en
P direction des indices
k croissants

le champ est alors en :


O [Link] j([Link])

• équation du rayon : d/ds [[Link]/ds] = grad n


(s est l’abscisse curviligne)
ONDE PLANE
• Réflexion sur un dioptre :

Onde incidente Onde réfléchie

plans de
phase ki
continuité des l1 kr
champs qi qi n1

qt n2
l2
l1 l2 d’où [Link] = [Link] = [Link]
=
sinq i sinq t kt (lois de Snell-Descartes)

Onde transmise (réfractée)


ONDE PLANE
• Réflexion sur un dioptre :

Hi Ei Er
Ei Er H’r Impédance Z’1
H’i E’i Hr = [Link]/n1
Hi E’r
Impédance Z’1
= Z0/(cosqi.n1) Hr
qi qi n1 qi qi Continuité des
champs
qt n2 qt
Ht Et
Onde TE
Onde TM
Impédance Z’2
Impédance Z’2 Et H’t Ht E’t = [Link]/n2
= Z0/(cosqt.n2)
ONDE PLANE
• réflexion sur un dioptre :
équivalente à la réflexion sur une impédance Z’1,
au bout d’une ligne d’impédance Z’2

Coefficient de réflexion : r = Z'2Z'1


Z'2Z'1
r Angle de Brewster :
1 l’onde réfléchie est
Réflexion de TM polarisée TE
Fresnel :
n1 n 2
n1 n 2
p/2 q
TE si n2 > n1
-1
ONDE PLANE
• si n2 < n1 :
lorsque [Link] qi > n2, alors sin qt > 1, cos qt et l’impédance Z’2
deviennent imaginaires purs
Zone de réflexion interne
totale (RIT) :
r |r| = 1
Réflexion de
Fresnel : 1
TE
n1 n 2
n1 n 2
qlim p/2 q
TM
Angle de
Brewster -1
• On peut résoudre graphiquement l'équation
d'adaptation de phase et en déduire α, β et γ
• u = a α v = a γ et V = a.k √nn- fréquence
réduite ; .
• en effet on doit résoudre : v = u tg (u – mπ/2)
pour les modes TE,
• ou v = n ²/n ²u tg (u – mπ /2) pour les modes
2 1

TM, et V = u² + v²
ONDE PLANE
• réflexion interne totale :
équivalent à la x
réflexion sur une
impédance 1/g profondeur de pénétration
imaginaire pure Champ
évanescent
en e-gx
n1
n2
Onde totalement
réfléchie, et déphasée
Onde de f = arg (r)
incidente
GUIDE D’ONDES DIELECTRIQUE
• Principe du guide d’ondes diélectrique plan :
x k’2 Vecteurs d’onde :
n2 onde évanescente
+a q q
k1 (incident) = {a,b}
b
k1
a onde guidée
a k’1 (réfléchi) = { a,b}
n1 O k’1
b k’2 (évanescent) = {jg,b}
y z
avec |ki| = k0 ni
-a n’
2 et b = k0n1cosq
Condition de guidage :
k0 n1 > b > k 0 n2

Le champ se propage selon une loi en exp j(wt - bz)


GUIDE D’ONDES DIELECTRIQUE
• Notion de mode de propagation :
onde stationnaire sur une section droite du guide
 mode d’ordre m : déphasage de 4a.a + 2f = m.2p entre 2 réflexions
déphasage lors de la RIT, équivaut à un
trajet plus long (effet Goos – Hanchen)
x x
x0 plan métallique fictif

dioptre
E(x) E(x)
O O
z

champ évanescent

mode pair mode impair

chaque mode est caractérisé par sa valeur de b,


qui dépend du mode (d’où dispersion intermodale)
et de w (d’où dispersion intramodale)
GUIDE D’ONDES DIELECTRIQUE
• Cas d’un guide dissymétrique :
résolution graphique de l’équation d’accord de phase
Fréquence de coupure
non nulle  le mode
déphasage fondamental n’est plus
guidé en dessous
2p Pas de solution pour m=0
dans le guide dissymétrique

on (point 2'2 Fréquence de coupure


bes) dans p nulle  le mode
2 22 4a.k0 n1 sinq fondamental est toujours
plans guidé
'2 Solution pour m=0 dans
le guide symétrique
0
q'2 q2 p/2 q
FIBRES OPTIQUES MULTIMODES
• à saut d’indice (step index) :
Cône d'acceptance
Cœur (indice n1) r
Rayon réfracté

n(r)
Q0 0
q0q0 z
a b Rayons guidés

Forte différence
revêtement Gaine (indice n2) de temps de
propagation
Angle limite : [Link] q0 = n2
ouverture numérique ON = sin Q0 = n1 sinq0 = n12n22
FIBRES OPTIQUES MULTIMODES
• à gradient d’indice (graded index) :
Cœur : indice n(r) r

0 n(r)
z
a b n1

Gaine (indice n2) Faible différence


de temps de
Indice du cœur : n(r) = n1 12D(r/a)2 propagation
Différence relative d’indice D = n1 n2
n1
FIBRES OPTIQUES MULTIMODES
• Différents types de rayons non méridiens :
dépend du signe de f(r)2 = k02 n(r)2 - b2- (n/r)2

saut d’indice gradient d’indice


(n/r)2 (n/r)2 (n/r)2

k 02 n 2-b 2
k 02 n2-b 2 k 02 n 2-b 2

r r r
r1 r 2 a a
a Cœur gaine
cœur Champ
évanescent

Rayons à fuite
Rayons guidés et projection de leur trajectoire
FIBRES OPTIQUES MULTIMODES
• Dispersion intermodale :
– le temps de propagation dépend du mode
– d’où un élargissement d’impulsion
qui dépend de la répartition modale
• Temps de propagation de groupe (t.p.g.) : Indice de groupe :
N = [Link]/dl  n
• localement tg(s) = dk/dw = N(s)/c
c 
s = abscisse • globalement t = 1 N(s).ds
curviligne
t (qa)  t (0)
rayon fibre à saut d'indice
• Ecart de t.p.g. L
en fonction de l’inclinaison qa
du rayon sur l’axe fibre à gradient d'indice optimisé
qa
ou DMD, Differential q0
Mode Delay 0
FIBRES OPTIQUES MULTIMODES
• Dispersion chromatique :
– la vitesse de l’onde dépend de l
(car l’indice du matériau en dépend)
– ceci entraîne un élargissement d’impulsion :
Dtc = Dc. Dl.L au bout d’une longueur L (km)

ps Dc (ps/nm/km) largeur spectrale de la source (nm)


40

20
ps/nm/km l (mm)
0
0,8 1 1,2 1,4 1,6
-20
-40
-60 Dispersion matériau
-80
de la silice
-100
FIBRES OPTIQUES MULTIMODES
• Réponse impulsionnelle h(t) :
Impulsions reçues
Impulsion émise s(t) = e(t)*h(t) fibre à gradient d'indice
e(t)

Effet de la Dt im
Effet de la fibre à saut d'indice
dispersion
dispersion intermodale Dt im
chromatique t
t

• Elargissement total d’impulsion :


Dt = Dtc2Dtim
2
FIBRES OPTIQUES MULTIMODES
• Réponse fréquentielle :
20 log H(f)/H(0)

0 BP (si) BP (gi) f

- 3 dB
• Bande passante : fibre à gradient d'indice
BP  1/2Dt fibre à saut d'indice

en [Link]
approximativement

• le produit longueur x bande passante est constant


MODES D’UNE FIBRE OPTIQUE
• Equation de propagation :
 2E
DE = m0e0n2 2 = - m0e0n2w2E Nombre d’onde :
t
k0 = 2p/l = w μ0ε0
onde de pulsation w

• Solution dans un guide diélectrique circulaire :


E (r,y,z,t) = E1(r) exp j (wt - bz - ny)
ordre azimutal, entier
constante de propagation (n périodes sur un tour)
longitudinale : k0n1>b> k0n2
Seules certaines valeurs discrètes tg = db/dw
de b sont possibles (modes)
• le nombre de modes est fixé par : V = a.k0. n12n22
fréquence réduite
environ V2/4
dans une fibre
GI
FIBRES OPTIQUES MULTIMODES
• Calcul de la trajectoire des rayons lumineux :
z Solution :
Equation des rayons : q k k = buz+ n/[Link]+ f(r).ur
z uz b
d dO P uy
ordre azimutal, entier
[n. ] = grad n P
ds ds (n périodes sur un tour)
ur f
dO P Conditions initiales
avec k = k0 n(P) ds z

y Rayon entrant
Vecteur O
r qE
d’onde y O
y
PE PE
x
fE
x Plan
d’incidence Q
E
MODES D’UNE FIBRE OPTIQUE
• Principes du calcul : détails dans le poly
• on résout l’équation de propagation pour E et H de la forme précédente
• on calcule les composantes longitudinales E1z et H1z
• on en déduit les composantes transverses par les équations de Maxwell

• Solution pour une fibre à saut d’indice : fonction de Bessel d’ordre n


• en Jn (u.r/a) dans le cœur
• en Kn (v.r/a) dans la gaine fonction de Hankel d’ordre n :
champ évanescent
• Equations de continuité à l’interface cœur - gaine :
• système homogène de 4 équations linéaires
• solution non nulle seulement si le déterminant est nul  modes propres
permet de déterminer les valeurs de b
correspondant aux modes
MODES D’UNE FIBRE OPTIQUE
• Différents types de modes : détails dans le poly
• si n = 0, modes transverses (rayons méridiens)
• modes TE0m (E1z = 0)
• modes TM0m (H1z = 0)
• si n  0, modes hybrides les modes HE1m sont à
• modes EHnm polarisation linéaire
• modes HEnm
• Fréquences de coupure : correspond à la réfraction limite
• b  k0n2 et E1z  0
• on en déduit la valeur de V correspondant à chaque type de mode :
• soit la mème racine de J0 (V) pour les modes transverses
• et la mème racine de J1 (V) pour les modes HE1m
le mode HE11 a une fréquence de coupure
nulle : il est toujours guidé
MODES D’UNE FIBRE OPTIQUE
• Diagramme de dispersion dans une fibre à saut d’indice :

b/k0
Mode « pseudo-modes » Champ Intensité
fondamental
n1
LP01
LP11
TE01
HE11 TM01 LP21 TE01
HE31 LP02
EH11 TM01
LP31
HE12 HE21
LP12
HE21
n2
EH11
0 1 2 3 4 5 6 7 V
V=2,4 : coupure des premiers HE31
modes d’ordre supérieur
FIBRES OPTIQUES MONOMODES
• Condition de propagation monomode :
V (fréquence réduite) = 2pa n12n22 < 2,4 mais pas infinie
l (dispersions chromatique
• il faut donc : et de polarisation)
• un petit diamètre de cœur (typ. moins de 10 µm)
• une faible différence d’indice (typ. moins de 0,5%)
l > lc longueur d’onde de coupure
Très grande
• Avantages : - pas de dispersion intermodale bande passante
- conservation de la cohérence de la lumière  très hauts
débits
• Inconvénient : raccordements très précis
donc coûteux Applications en
Ce n’est pas la fibre instrumentation
qui est chère !
FIBRES OPTIQUES MONOMODES
• Caractéristiques : Divergence du
Profil à saut d’indice faisceau en sortie :
(fibre standard) q0 = l/pw0
r
r gaine
n1
n(r) E(r) z

q0
n2 2w0
2a cœur
E(r) = E0. exp -(r/w0)2

diamètre de mode Profil gaussien


augmente avec l du champ
FIBRES OPTIQUES MONOMODES
• Dispersion chromatique :
– la vitesse de l’onde dépend de l
– entraîne un élargissement d’impulsion :
Dtc = Dc. Dl.L au bout d’une longueur L (km)

ps largeur spectrale de la source (nm)


ps/nm/km

• Dispersion de polarisation Dt = (Dtc2  Dtp2)1/2


(PMD, polarisation mode dispersion)
• existence de 2 polarisations de vitesses différentes
• entraîne un élargissement : Dtp = PMD. L
ps/km
DISPERSION CHROMATIQUE
• Dans les fibres monomodes : Dc = DM + DG
Dc (ps/nm/km)
Dispersion
matériau décalage
40
possible
20
0
1 1,2 1,4 1,6 l (mm)
-20
-40
Dispersion guide négligeable dans
toujours < 0 les fibres
dépend des paramètres de multimodes
la fibre
DISPERSION CHROMATIQUE
(n1 n2) d2(VB)
• Dispersion guide : DG = - .V. dV2

1,5 Domaine
2 monomode V = fréquence réduite,
V. d (VB)
2 B = cte de propagation normalisée
dV
1
Approximation : 1,98/V2

Pour décaler la dispersion on peut :


0,5
• augmenter n1-n2  augmente l’atténuation
intrinsèque
V • diminuer V  augmente la sensibilité
0 1 2 3
aux courbures
• changer de profil d’indice
exemple : fibre à
gaine interne
déprimée
FIBRE A GAINE INTERNE DEPRIMEE
DIC, Depressed Inner Cladding
• Principe : la gaine interne a un indice plus faible que la silice
Fibre à saut d’indice cœur n1
équivalente (pour la
dispersion guide)
Dne 2 ae Dn+
gaine externe
n3
gaine interne
2a Dn- n
2

Avantages : 2b

• on augmente la dispersion guide sans augmenter l’atténuation


 décalage de la dispersion nulle
• possibilité d’un cœur de silice pure
Inconvénient : plus sensible aux courbures
DISPERSION CHROMATIQUE
• Dans les fibres monomodes : Dc = DM + DG
Dc (ps/nm/km) Pas adaptée
Dispersion au WDM
40 matériau DM
Fibre à dispersion décalée
20 (DSF) G653 nulle à 1,55 mm
0
1 1,2 1,4 1,6 l (mm)
-20 Fibre NZ-DSF G655
-40 (non zero – dispersion shifted fiber)
Dispersion faible dans toute la 3ème fenêtre
Fibre standard G652 : optimale à 1,3 mm
utilisable à 1,5 mm (liaisons pas trop longues) Adaptée au WDM
(mux. en longueur d’onde)
+ compensation optique de la dispersion
BIREFRINGENCE
• En théorie : fibre optique isotrope 
conservation de l'état de polarisation

• En pratique : biréfringence (naturelle ou induite)


Si bx  by : biréfringence Db = bx - by non conservation de
l'état de polarisation
B = Db/b biréfringence relative initial
dispersion de type intermodale : Dtp = n1.B/c (ps/km)
DGD, differential
• Si biréfringence aléatoire : group delay
Dispersion due à la polarisation (PMD, polarisation mode dispersion)
proportionnelle à L : Gênant sur les liaisons
très longues (avec
Dtp = PMD. L avec PMD en ps/ km amplification optique)
BIREFRINGENCE INDUITE
• Si la fibre optique est soumise à … cœur

• une contrainte interne permanente


 fibres à maintien de polarisation
éléments rigides (ou creux)
créant une contrainte

• une contrainte externe (pression, courbure, torsadage)


• un champ magnétique longitudinal (effet Faraday)

capteurs
EFFETS NON LINEAIRES
Très faibles dans la silice, mais …
• très faible section du cœur de la fibre  très fortes intensités ;
• grande longueur d'interaction
 effets non linéaires sensibles au delà de seuils de puissance
• surtout dans les systèmes à amplification optique  limite en puissance
• et à multiplexage en longueur d'onde intermodulation entre canaux
 perturbations, mais aussi nouvelles applications en télécom
(amplification paramétrique, changement de longueur d’onde … )

Autres applications : dans le traitement, la commutation, et le


stockage optiques des informations …
EFFETS NON LINEAIRES
Principaux effets :
 Diffusion Raman (interaction photon - phonon)

Applications :
• émission multi-Stokes
(impulsions de spectre très large)
• amplification optique

 Diffusion Brillouin
(négligeable sauf en transmissions cohérentes)
 Effet Kerr
 Mélange 4 photons  amplification paramétrique
EFFETS NON LINEAIRES
– Effet Kerr :
Dans les milieux non linéaires isotropes :
D = e0n2 E + c(2) E2 + c(3) E3 + ... d'où : c(2) nul dans la silice
un terme en E3 cos 3wt  triplement de fréquence
un terme en 3E3 cos wt  augmentation d'indice :
Dn = n (2)I avec I intensité lumineuse et n(2) indice non linéaire
très faible dans la silice (3,2.10-20 m2/W)

Conséquences :
• auto-modulation de phase (SPM, self phase modulation)
Df = 2p n(2) L/l.I à l'origine des solitons
• modulation de phase croisée (XPM, cross-phase modulation)
mélange non linéaire entre les différentes porteuses
d'un système multiplexé en longueur d'onde
• autofocalisation  soliton spatial dans les fibres monomodes
SOLITONS
– Conséquence de l’automodulation de phase :
variation de la longueur d’onde si l’intensité varie
λ2 d(Δφ)
Dl = 2π c dt = λΔz n(2) dI
1 sur une longueur Dz
c dt
• en cas de dispersion chromatique positive : compression de l’impulsion
puissance optique Front descendant :
I diminue, Df et l aussi
Front montant : la dispersion accélère la lumière
I augmente, Df et l aussi P0
la dispersion ralentit la T0
lumière Solution en 1/ch(t/T0)
implique un format RZ
t

1 1 0 1
• Applications : - génération d’impulsions ultracourtes
- propagation d’impulsions sans déformation sur fibre optique
(solutions de l’équation des solitons , non linéaire)
CRISTAUX PHOTONIQUES
ou : matériaux à bande interdite photonique
(photonic bandgap)
• Concept : analogie entre …
Un cristal semi-conducteur Une structure diélectrique périodique
Les électrons Les photons
L’équation de Schrödinger L’équation de propagation (scalaire)
Les niveaux d’énergie Les modes de propagation
La bande interdite Certaines fréquences ne pouvant pas
se propager
Un puits de potentiel Un guide d’ondes plan
Les défauts (dopants) Le guidage dans une zone de rupture
de la périodicité
CRISTAUX PHOTONIQUES
ou : matériaux à bande interdite photonique
(photonic bandgap)
• Réalisation :
– 1D  miroir de Bragg (empilement de
couches diélectriques)

– 2D  guides et fibres
« photoniques »

– 3D  structure « tas de bois »


(Yablonovite)
Surtout réalisé en
micro-ondes
CRISTAUX PHOTONIQUES
• Représentation des bandes d’énergie k (composante du
vecteur d’onde)
dans un cristal périodique infini (de période L) : calculé en fonction de
w par résolution de
w.L/2pc l’équation de
Exemple : miroir propagation
de Bragg (1D) 1 Bandes interdites
photoniques : la
lumière ne peut pas
Proportionnel à se propager dans la
l’énergie du photon 0,5
structure, elle est
réfléchie
L.k/2p
0
-0,5 0 +0,5
Une période du réseau réciproque
GUIDES D’ONDES
« PHOTONIQUES »
• Guides dans un cristal photonique 2D :
réalisés par une rupture de la périodicité
(absence de trous)
équivalent à un défaut du cristal, d’où un niveau autorisé dans la
bande interdite, pour une seule direction de propagation
La lumière se propage dans le guide ainsi créé
Applications :
• Possibilité de
courbures brutales
 réduction de la
taille des circuits • Coupleurs,
d’optique intégrée
cavités résonnantes,
micro-lasers,
Doc. Université de Kiel commutateurs …
FIBRES « PHOTONIQUES »
PCF, Photonic Crystal Fibers
• Fibres optiques microstructurées, se comportant
comme un cristal photonique 2D
• mais la lumière se propage parallèlement aux trous

Cœur, où est guidée


la lumière

Gaine microstructurée
Mesure et simulation
du champ
(XLIM, Université de
Limoges)
FIBRES « PHOTONIQUES »
PCF, Photonic Crystal Fibers
• Avantages et applications :
• fibres monomodes à toutes les
longueurs d’onde
• fibres à très forte dispersion
chromatique négative
• fibres amplificatrices (dopées)
• fibres à forte biréfringence

[Link]

doc. University of Strathclyde


FIBRES « PHOTONIQUES »
PCF, Photonic Crystal Fibers
• Avantages et applications (suite) :
• fibres à grand diamètre de mode Effets non-linéaires réduits, fortes
puissances transmises
ou au contraire
• fibres à très faible diamètre de mode
• fibres à « barrière » micro-structurée Effets non-
dans la gaine linéaires
Empêche les élevés
pertes sous
courbures
(norme G657 doc. Newport
pour le FTTH)
• Difficultés :
- raccordements
- atténuation plus élevée
FIBRES « PHOTONIQUES » CREUSES
Hollow core Fibers
• Fibres optiques microstructurées dont le cœur est
creux (air, gaz, ou même vide … )
Pas d’absorption 
possibilité de très fortes
puissances ou de
longueurs d’ondes
inhabituelles (ex. lasers
CO2 à 10,6 µm)
Champ dans la fibre
Pas de réflexion de
Fresnel aux extrémités Possibilité de
transporter dans le
doc. Université de Bath
cœur un fluide (gaz,
cristal liquide … ) ou
des nano-objets

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