La transposition didactique
• On doit le concept de «transposition didactique» (TD) à un didacticien des
mathématiques, Yves Chevallard (1985) qui, constatant l’arrivée périodique de
nouveaux savoirs dans le système d’enseignement (par ex., dans les années 60 et
70, la «réforme des mathématiques modernes» qui introduisit la notion
d’opérateurs dans l’enseignement de cette discipline), s’attache à répondre aux
deux questions suivantes : D’où viennent ces nouveaux objets enseignés ?
Comment sont-ils arrivés là ? «Dans un langage plus familier aux enseignants, on
peut dire, en schématisant, qu’il s’agit de rendre raison de l’évolution des
programmes» (Bordet, 1997, p. 46).
• Chevallard (1985, p. 39) définit la Transposition Didactique ainsi : «Un contenu
de savoir ayant été désigné comme savoir à enseigner subit dès lors un ensemble
de transformations adaptatives qui vont le rendre apte à prendre place parmi les
objets d’enseignement. Le “travail“ qui d’un objet de savoir à enseigner fait un
objet d’enseignement est appelé la transposition didactique.»
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• «un corpus qui s’enrichit sans cesse de connaissances nouvelles, reconnues comme pertinentes
et valides par la communauté scientifique spécialisée. (...) le savoir savant est essentiellement
savoirs le produit de chercheurs reconnus par leurs pairs, par l’université. Ce sont eux qui
savants l’évaluent» (Le Pellec, 1991, p. 40).
• sont décrits, précisés, dans l’ensemble des textes “officiels“(programmes, instructions
Savoirs à officielles...) ; ces textes définissent des contenus, des normes, des méthodes» (Audigier, ibid.)
enseigner
savoirs • sont ceux que l’enseignant a construits et qu’il mettra en œuvre dans la classe. C’est celui qui
enseignés est énoncé pendant les heures de cours
• sont l’ensemble des savoirs acquis par tous ceux qui apprennent à l’école. La TD est donc
savoirs l'activité par laquelle un savoir «savant» est transformé de manière à pouvoir
appris être enseigné à des apprenants plus ou moins novices en la matière.
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• Dans le cadre de ce concept, la didactique cherche à faire le pont depuis le savoir
savant des chercheurs jusqu’au savoir enseigné dans les écoles : passer d’une
notion obscure à une notion compréhensible par toute la classe. Mais cela
implique de le sortir du contexte dans lequel il a été construit de le déformer juste
ce qu’il faut puis de le remettre dans un contexte adapté pour qu’il soit accessible
à tous.
• La transposition didactique représentée par ce pont entre le savoir savant et le
savoir enseigné comporte néanmoins un risque : si le savoir appris a été trop
déformé par rapport au savoir d’origine, cela peut devenir un obstacle pour
permettre à l’apprenant d’accéder un jour au savoir savant.
• Les précautions à prendre pour éviter ce risque font partie du travail du
didacticien.
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• La transposition didactique est donc l'activité par laquelle un
savoir «savant» est transformé de manière à pouvoir
être enseigné à des apprenants plus ou moins novices en la
matière.
• o Ce concept a été augmenté par celui de «pratiques sociales
de références» (PSR), expression proposé par un didacticien
de la physique, Jean-Louis Martinand dans son ouvrage
intitulé Connaître et transformer la matière, Bern, Peter Lang
Verlag, 1985. Les PSR désigne l’ensemble des activités sociales
(vécus, connues ou imaginées) qui vont servir de référence pour
construire des savoirs à enseignés et des savoirs enseignés. Elles
permettent à l’élève de donner du sens à ce qu’il apprend, et à
l’enseignant de donner du sens à ce qu’il enseigne. Associer un
apprentissage donné à une PSR revient à se poser la question : à
quoi ça sert dans la société ?
• Référence : BROUSSEAU G. (1986), Fondements et méthodes
de la didactique des mathématiques RDM Vol. 7/2, La pensée
sauvage.
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II- Etude curriculaire
• 1- programme de la 1ère année du cycle primaire
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