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BPMN4 BPMN en Pratique Evenements 1 Sur 2

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Nous avons précédemment vu que dans un modèle de processus, il existe trois

catégories d’évènement : les évènements de début, les évènements de fin et les


évènements intermédiaires. Mais les évènements peuvent également être de
différentes natures, comme par exemple la réception d’un message.
Un des principes de base de BPMN est de pouvoir ajouter des pictogrammes
aux différents concepts, afin de spécifier leur nature. Pour un évènement, ces
icones s’inscrivent à l’intérieur du cercle. Notons qu’il n’est pas obligatoire de
préciser la nature de l’évènement et que le cercle peut rester vide.
Nous allons dans cette vidéo définir quelques-uns de ces types d’évènements,
parmi les plus utilisés.

Commençons par les évènements de début, ceux qui déclenchent le


processus. Ce sont des évènements de type « catch » c’est-à-dire
des évènements dont notre processus est le destinataire ou
l’attrapeur.

Parmi les natures d'événements les plus utilisés, on retrouve le message, le timer et la condition.

L'événement de type message est représenté par une enveloppe. Le processus démarre suite à la
réception d’un message provenant de l’extérieur du processus, peu importe sa forme (oral, courrier, email,
etc…).

Par exemple, la saisie de la commande démarre lorsque le client donne sa commande.

Une autre tête d’affiche est le timer, dont le pictogramme est une horloge. Cet évènement correspond à
une indication temporelle comme une date, une heure ou une périodicité. Le processus démarre lorsque
la condition temporelle est vérifiée.

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Par exemple, la réalisation du processus de paie démarre le dernier jour ouvrable du mois ou encore
l’ouverture des inscriptions démarre le 8 janvier.

L'événement de type condition peut également s'avérer très utile. Il permet de formaliser le
déclenchement d’un processus suivant une condition qui lorsqu'elle devient vraie initie une nouvelle
instance du processus

Par exemple, le processus de réapprovisionnement démarre lorsque la quantité du produit est inférieure à
10 unités ou encore lorsque la température atteint 25° cela déclenche le processus de régulation de la
température.

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BPMN propose d'autres événements de début qui même s'ils sont moins utilisés permettent de répondre
à certains cas de modélisation.

Lorsque plusieurs évènements peuvent déclencher le processus, on utilise alors le type multiple. On
spécifie dans le libellé les différents évènements. Deux formalismes existent correspondant à deux
modes de déclenchement différents.
Lorsque seule l’occurrence d’un des évènements démarre le processus, on utilise un pentagone.
Lorsque l’occurrence de tous les évènements sont nécessaires au déclenchement du processus, on
appelle cela un multiple-parallèle et le signe utilisé est un +.

Par exemple, la saisie de la commande peut démarrer pour une demande de plat sur place ou une
demande de plat à emporter.
Ou, autre contexte, la saisie de la commande pourrait démarrer par la demande du client mais également
s’il est midi passé. Il faut que tous ces évènements soient réunis pour passer commande.

Notons qu’il est possible d’avoir plusieurs évènements de début dans un diagramme, mais cela demande
une appropriation plus avancée de la notion d’instance. Dans ce cours introductif, nous préconiserons
donc d’avoir un seul et unique évènement de début et d’utiliser les évènements de type multiple dans le
cas où le début d’un processus est conditionné par plusieurs évènements.

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Présentons maintenant les types d’évènements de fin. Ce
sont des évènements de type « throw » c’est-à-dire dont
notre processus est l’émetteur ou le déclencheur.

Contrairement aux événements de début qui n'ont pas de flux de séquence en entrée, les événements de
fin n'ont pas de flux de séquence en sortie puisqu'ils déterminent la fin du processus. On retrouvera
autant d'événement de fin qu'il existe de manières de mettre fin au processus.

En pratique, on utilise majoritairement des événements de fin vides. Mais l’évènement de


type message en mode throw, c’est-à-dire destiné à un autre processus est également très
utile.

Il en existe d'autres mais qui correspondent plus à un niveau avancé d'utilisation de BPMN sui ne sera
pas abordé dans ce cours.

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Les évènements intermédiaires se produisent au cours d’un
processus. Certains sont de type « catch » et d'autres de type
« throw ». Ainsi, lorsqu'un jeton arrive sur un événement de
type intermédiaire, soit l'événement est déclenché par le
processus s'il est de type « throw », soit le processus est en
attente de l'événement dans le cadre de type « catch ». Le
formalisme des pictogrammes va donc devoir spécifier pour
certaines natures d’évènement si notre processus est le
déclencheur ou le destinataire.

Nous retrouvons tout d’abord le timer, l’un des plus utilisés qui permet de modéliser un délai d’attente ou
une échéance entre deux activités.

Par exemple, dans le processus de préparation de la salle de restauration, il faut attendre 11H30 avant
d’ouvrir les portes du restaurant, peu importe si le dressage des tables a été fini avant.
Ou encore, il faut attendre 30 minutes entre la mise au four et l’enlèvement du gâteau et encore 2H avant
de le déguster. Notez que le délai se calcule à partir de la fin de l’activité jusqu’au début de la suivante.

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Pour les évènements intermédiaires de types message, on distingue l’envoi ou la réception par le
remplissage de l’enveloppe.

Exemple : le client peut demander la note et notre serveur la lui remettre une fois éditée. Attention, il faut
toujours se placer au niveau du processus étudié. La demande de note est effectivement envoyée par le
client. Mais le processus représenté ici, est celui du serveur, qui lui reçoit le message. C’est donc un type
catch.

Nous pouvons également parler de l'événement intermédiaire de type condition. Le processus attend
que la condition devienne vraie pour poursuivre la suite du flux de séquence.

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L’évènement de type lien est un cas particulier car il est plus un élément d’aide graphique qu’un véritable
évènement. En effet, la modélisation complète de certains processus peut vite devenir imposante et donc
perdre en lisibilité.
Le lien permet de faire un renvoi entre deux parties de processus. Cela n'a aucun impact sur le déroulé du
processus. Les évènements liens marchent par paires. Plusieurs liens sources peuvent être modélisés
mais ne peuvent être liés qu'à un seul et unique lien cible. Il est conseillé de garder une cohérence entre
les liens se faisant référence, en les nommant de la même façon par exemple.

Par exemple, supposons que notre processus devienne vraiment trop grand et doive être découpé. Je
termine la première partie par un évènement lien de type throw et je récupère le flux par un évènement
lien de type catch. On remarque, contrairement aux autres types d'événements intermédiaires, que les
liens sources n'ont pas de flux de séquences en sortie et les liens cibles n'ont pas de flux de séquences en
entrée. C’est juste une question de représentation graphique. Cela n’a aucune incidence sur le processus.

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Pour résumer, au-delà de leurs types et de leurs natures, les événements se déclinent également en deux
grandes familles :
- les événements de type « catch » qui sont les événements pour lesquels notre processus est le
destinataire et qui vont entraîner un ensemble d'actions
- les événements de type « throw » qui sont les événements déclenchés, produits par notre
processus et qui auront éventuellement un impact sur une activité, un autre événement ou un
autre processus.

Une des principales difficultés lorsqu'on débute en BPMN est de savoir si l'événement à modéliser et de
type catch ou throw. Pour cela, on doit se mettre à la place du processus. Prenons l'exemple du message
: Si je reçois le message, c'est que je "l'attrape" donc "catch". Si j'envoie le message, c'est que je le "lance"
donc "throw".

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