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Thèse Femmam Asma

thèse

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Thèse Femmam Asma

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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne Démocratique et Populaire


‫وزارة التعليم العالي والبحث العلمي‬
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

Université Mohamed Khider – Biskra ‫جامعة محمد خيضر بسكرة‬


Faculté des Sciences et de la Technologie ‫كلية العلوم و التكنولوجيا‬
Département d'architecture ‫ الهندسة المعمارية‬: ‫قسم‬

Ref :……………… ………….: ‫المرجع‬

Thèse présentée en vue de l’obtention du diplôme de


Doctorat en Architecture
Spécialité : Architecture, Environnement dans les Zones Arides

Élaboration d'un outil d’aide à la conception pour une


optimisation climatique et énergétique des bâtiments
résidentiels dans un climat désertique. L’exemple du
sud algérien

Présentée par :

FEMMAM Asma

Soutenu publiquement le:……………..

Devant le jury composé de :


Dr. KELIL Sara MCA Présidente Université de Biskra
Dr. SRITI Leila Professeur Rapporteur Université de Biskra
Dr. HAMOUDA Abida Professeur Examinatrice Université de Batna 1
Dr. ASSASSI Abdelhalim MCA Examinateur Université de Batna 1

Année Universitaire : 2023 /2024


Dédicace

A mes chers parents

Aucun mot ne peut exprimer pleinement l'amour et l'affection


que j'ai pour vous, mes chers parents. Votre soutien inébranlable et vos
encouragements constants ont été ma source d'inspiration pendant
mes années d'études. En ce jour spécial, je vous offre ce travail en signe
de gratitude profonde. Que le Tout-Puissant vous accorde santé,
bonheur et longévité, afin que je puisse à mon tour vous combler de
bonheur.

A mes sœurs Amina et Karima

Dans le voyage de la vie, vous êtes mes compagnes précieuses.


Votre soutien, votre amour et vos rires ont enrichi chaque étape de
notre parcours ensemble. Que notre lien continue de grandir en force
et en complicité. Vous êtes les étoiles qui illuminent ma vie.

À ma petite famille,

À mon mari, Laroussi Khaled, qui a cru en moi quand je n'y


croyais pas, tu es ma force et mon encouragement. Je ne peux pas te
remercier assez pour ta patience et ton soutien. Que dieu te garde pour
moi.

À ma petite princesse, ma fille Ranim, je ne peux pas exprimer


l'amour et l'affection que je ressens pour toi. Tu es ma source
d'inspiration, mon tout. Que dieu te garde pour moi.

À ma belle-famille, à toute ma famille, à tous mes amis et mes


collègues, ainsi qu'à ma meilleure amie, Imen Sfaksi, je souhaite la joie
et la réussite."

Je dédie ce travail.
FEMMAM Asma

I
Remerciement :

Tout d'abord, mes remerciements vont au Tout-Puissant pour m'avoir


accordé la détermination et la persévérance nécessaires pour entreprendre ce
voyage académique.

Ma directrice de thèse, Professeure Sriti Leila, mérite une mention


spéciale. Votre mentorat exceptionnel, vos précieux conseils et votre soutien
inestimable tout au long de cette recherche ont été les piliers de mon succès
académique. Votre expertise a guidé mes pas, et je suis honorée d'avoir eu
l'opportunité de travailler à vos côtés.

Mes remerciements et ma gratitude s’adressent également aux membres


du jury qui ont accepté d’examiner, évaluer, et discuter ce modeste travail.

Je tiens à remercier tous les enseignants qui ont partagé leur savoir et
leur expertise avec moi. Je cite : Dr.Femmam Nadia qui a toujours été à mes
coté par son encouragement et ses conseils, Dr Medouki Mostafa, Dr.Bouzaher
Soumia Et tous les enseignants du département. Merci infiniment.

En mémoire de mr. Boulenouar Kamel, dont la sagesse et la vision m'ont


profondément inspiré, je dédie ce travail à sa mémoire.

Je tiens a remercié les architectes Amouri Noussir et Naoufel el Arabi


Berdjouh pour leurs aide précieuse, merci infiniment.

Un grand merci à l'équipe de DesignBuilder pour son assistance technique


précieuse, qui a facilité l'analyse et la modélisation dans le cadre de ma thèse.

Je n'oublie pas de remercier le département d'architecture de Biskra et


le laboratoire Lacomofa pour leur soutien institutionnel, qui a grandement
contribué à la réalisation de cette thèse.

Merci du fond

II
Résumé :

La maîtrise de la consommation énergétique dans le secteur résidentiel vise à améliorer


la qualité de vie tout en réduisant l'impact de l'empreinte carbone sur l'environnement.
Malheureusement, la négligence des spécificités environnementales a entraîné une utilisation
abusive et irrationnelle des ressources énergétiques à l’échelle de la planète. En Algérie, la
consommation électrique du secteur résidentiel représente actuellement 40% de la
consommation nationale totale d'électricité. Cette consommation est principalement destinée à
l'éclairage artificiel, au chauffage et à la climatisation des foyers. Les régions du sud de
l’Algérie où prédomine un climat très chaud et aride, illustrent clairement l’ampleur des
problèmes environnementaux et énergétiques résultant des pratiques et disfonctionnements
caractérisant la production du cadre bâti résidentiel.

Depuis l'indépendance, les constructions produites dans le sud ne répondent plus aux
conditions climatiques extrêmement rigoureuses de la saison estivale et n’arrivent plus à assurer
des conditions minimales de confort thermique. En conséquence, les habitants sont contraints
de recourir à des systèmes de chauffage et de climatisation mécaniques pour maintenir un
certain niveau de confort, ce qui entraîne des coûts croissants chaque année. Pour réduire la
facture énergétique et garantir un confort climatique optimal, il est impératif d'intervenir au
niveau de la conception architecturale.

Cette étude tente d’explorer ce sujet relativement à l’architecture résidentielle du sud de


l'Algérie, en prenant la ville d’El Oued comme cas d’étude. En effet, à l’instar des autres
régions du sud de l'Algérie, les habitations réalisées dans la région du Souf posent un problème
de confort thermique et constituent un défi à relever lors du processus de conception des projets
d’habitat. Pourtant, l’architecture vernaculaire du Souf représente un modèle exemplaire
d’architecture à la fois bioclimatique et durable, mettant en avant l'adaptation harmonieuse des
bâtiments dans leur contexte climatique. Cette intégration repose sur des stratégies passives qui
assurent un confort thermique intérieur salutaire, tout en évitant le recours aux systèmes
mécaniques. Ces méthodes passives, incluant l'orientation des bâtiments, la ventilation naturelle
nocturne, le rapport fenêtre-mur, ainsi que les matériaux de construction, dictent l'adaptation
des constructions aux conditions locales. De nos jours, l'architecture contemporaine a ignoré

III
ces stratégies passives, ce qui s’est traduit par la création des bâtiments résidentiels énergivores
dépendant essentiellement de systèmes de chauffage et de climatisation mécanique.
Afin de minimiser la consommation énergétique dans les bâtiments résidentiels situés
dans des climats désertiques, il est nécessaire de procéder à une optimisation à la fois climatique
et énergétique. Dans cette perspective, la présente étude a été effectuée dans le but d’élaborer
un guide d’assistance environnemental basé sur les conditions climatiques, sociales et
économiques spécifiques. Cet outil s’inspire des stratégies passives vernaculaires pour atténuer
les conditions d'inconfort générées par les constructions contemporaines. A travers le
développement d’une approche intégrée au processus conceptuel, cet outil s’adresse aux
architectes en leur fournissant les moyens de l’utiliser dès la phase d'esquisse. Il se présente
comme un ensemble de connaissances et de compétences spécialement conçu pour les
architectes. Il les guide de manière pratique et simplifiée tout au long du processus de
conception, avec pour objectif final la création d'espaces de vie performants et fonctionnels,
offrant un confort thermique optimal et un bien-être accru pour les occupants.

Mots-clés : Bâtiment résidentiel, conception bioclimatique, stratégies passives, confort


thermique, optimisation énergétique, guide d’assistance, climat désertique, sud algérien.

IV
Abstract :

The mastery of energy consumption in the residential sector aims to improve the quality
of life while reducing the impact of carbon footprint on the environment. Unfortunately, the
neglect of environmental specifics has led to the abusive and irrational use of energy resources
on a global scale. In Algeria, the electrical consumption of the residential sector currently
accounts for 40% of the total national electricity consumption. This consumption is primarily
directed towards artificial lighting, heating, and air conditioning in households. The southern
regions of Algeria, characterized by a very hot and arid climate, clearly illustrate the extent of
environmental and energy problems resulting from practices and malfunctions in the production
of residential buildings.

Since independence, constructions in the south no longer meet the extremely rigorous
climatic conditions of the summer season and fail to provide minimal thermal comfort
conditions. As a result, residents are forced to resort to mechanical heating and air conditioning
systems to maintain a certain level of comfort, leading to increasing costs every year. To reduce
energy bills and ensure optimal climatic comfort, it is imperative to intervene at the level of
architectural design.

This study seeks to explore this issue in relation to residential architecture in southern
Algeria, using the city of El Oued as a case study. Indeed, like other regions in southern Algeria,
dwellings in the Souf region pose a thermal comfort problem and present a challenge in the
design process of housing projects. However, the vernacular architecture of the Souf region
represents an exemplary model of both bioclimatic and sustainable architecture, highlighting
the harmonious adaptation of buildings to their climatic context. This integration is based on
passive strategies that ensure a healthy indoor thermal comfort while avoiding the use of
mechanical systems. These passive methods, including building orientation, nighttime natural
ventilation, the window-to-wall ratio, as well as construction materials, dictate the adaptation
of constructions to local conditions. Nowadays, contemporary architecture has ignored these
passive strategies, resulting in the creation of energy-intensive residential buildings that depend
mainly on heating and mechanical air conditioning systems.

V
To minimize energy consumption in residential buildings located in desert climates, it
is necessary to proceed with optimization that considers both climatic and energy aspects. In
this perspective, this study was conducted to develop an environmental assistance guide based
on specific climatic, social, and economic conditions. This tool draws inspiration from
vernacular passive strategies to alleviate discomfort conditions generated by contemporary
constructions. Through the development of an integrated approach to the conceptual process,
this tool is intended for architects, providing them with the means to use it from the sketch
phase. It serves as a set of knowledge and skills specifically designed for architects, guiding
them practically and simplified throughout the design process, with the ultimate goal of creating
efficient and functional living spaces, offering optimal thermal comfort and increased well-
being for occupants.

Keywords : Residential building, bioclimatic design, passive strategies, thermal comfort,


energy optimization, assistance guide, desert climate, southern Algeria.

VI
‫الملخص‪:‬‬

‫السيطرة على استهالك الطاقة في قطاع اإلسكان تهدف إلى تحسين جودة الحياة وفي الوقت نفسه تقليل تأثير البصمة‬
‫الكربونية على البيئة‪ .‬لألسف‪ ،‬أدى إهمال التفاصيل البيئية إلى استخدام مفرط وغير منطقي لموارد الطاقة على مستوى العالم‪.‬‬
‫في الجزائر‪ ،‬يمثل استهالك الكهرباء في قطاع اإلسكان حاليًا ‪ ٪04‬من االستهالك الوطني اإلجمالي للكهرباء‪ .‬يُستخدم هذا‬
‫االستهالك بشكل رئيسي لإلضاءة االصطناعية والتدفئة وتكييف المنازل‪ .‬تمثل المناطق الجنوبية في الجزائر‪ ،‬حيث يسود‬
‫مناخ حار وجاف بشكل واضح‪ ،‬حجم المشكالت البيئية والطاقية الناتجة عن الممارسات واالختالالت المميزة إلنتاج اإلسكان‬
‫السكني‪.‬‬

‫منذ االستقالل‪ ،‬لم تعد اإلنشاءات المنتجة في الجنوب تستجيب لظروف المناخ الصارمة للفصل الصيفي وال تستطيع‬
‫ضمان شر وط الراحة الحرارية الدنيا‪ .‬نتيجة لذلك‪ ،‬يضطر السكان إلى اللجوء إلى أنظمة التدفئة وتكييف الهواء الميكانيكية‬
‫للحفاظ على مستوى معين من الراحة‪ ،‬مما يؤدي إلى ارتفاع التكاليف سنويًا‪ .‬لتقليل فاتورة الطاقة وضمان راحة مناخية مثلى‪،‬‬
‫فمن الضروري التدخل على مستوى التصميم المعماري‪.‬‬

‫تحاول هذه الدراسة استكشاف هذا الموضوع فيما يتعلق بالهندسة المعمارية للمساكن في جنوب الجزائر‪ ،‬باعتبار مدينة‬
‫الوادي نموذ ًجا للدراسة‪ .‬في الواقع‪ ،‬كما هو الحال في باقي مناطق جنوب الجزائر‪ ،‬تثير المساكن في منطقة السوف مشكلة‬
‫في الراحة الحرارية وتشكل تحديًا خالل عملية تصميم مشاريع اإلسكان‪ .‬ومع ذلك‪ ،‬تمثل الهندسة التقليدية في السوف نموذ ًجا‬
‫رائعًا للهندسة البيومناخية والمستدامة‪ ،‬مبرزة التكيف المنسجم للمباني في سياقها المناخي‪ .‬يعتمد هذا التكامل على استراتيجيات‬
‫سلبية تضمن راحة حرارية داخلية صحية‪ ،‬مع تجنب اللجوء إلى األنظمة الميكانيكية‪ .‬هذه الطرق السلبية‪ ،‬بما في ذلك توجيه‬
‫المباني‪ ،‬والتهوية الطبيعية ليالً‪ ،‬ونسبة النافذة إلى الحائط‪ ،‬وكذلك مواد البناء‪ ،‬تحدد تكييف اإلنشاءات للظروف المحلية‪ .‬في‬
‫الوقت الحاضر‪ ،‬أهملت الهندسة المعمارية المعاصرة هذه االستراتيجيات السلبية‪ ،‬مما أسفر عن إنشاء مبان سكنية تستهلك‬
‫الطاقة وتعتمد أساسًا على أنظمة التدفئة وتكييف الهواء الميكانيكية‪.‬‬

‫من أجل تقليل استهالك الطاقة في المباني السكنية الموجودة في مناخات صحراوية‪ ،‬يتعين القيام بتحسين يأخذ في اعتباره‬
‫كل من الجوانب المناخية والطاقية‪ .‬في هذا السياق‪ ،‬تمت هذه الدراسة بهدف وضع دليل مساعدة بيئي استناداً إلى الظروف‬
‫المناخية واالجتماعية واالقتصادية المحددة‪ .‬يستلهم هذا األداة من استراتيجيات التكامل السلبي المحلية لتخفيف شروط العدم‬
‫االرتياح الناتجة عن المنشآت المعمارية المعاصرة‪ .‬من خالل تطوير نهج متكامل في العملية المفهومة‪ ،‬تُوجه هذه األداة إلى‬
‫المهندسين المعماريين‪ ،‬مزودة إياهم بوسائل الستخدامها من مرحلة المسودة‪ .‬تتمثل في مجموعة من المعرفة والمهارات‬
‫صا للمهندسين المعماريين‪ ،‬موجهة لهم بطريقة عملية ومبسطة طوال عملية التصميم‪ ،‬بغية إنشاء فضاءات‬
‫مصممة خصي ً‬
‫معيشية فعالة ووظيفية‪ ،‬تقدم راحة حرارية مثلى ورفاهية متزايدة للسكان‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬مبنى سكني‪ ،‬تصميم بيو مناخي‪ ،‬استراتيجيات سلبية‪ ،‬راحة حرارية‪ ،‬تحسين طاقي‪ ،‬دليل مساعدة‪،‬‬
‫مناخ صحراوي‪ ،‬جنوب الجزائر‪.‬‬

‫‪VII‬‬
Tables des Matières

TABLE DES MATIERES

Dédicaces …………………………………………………………………………….. I
Remerciment …………………………………………………………………………. II
Résumé ………………………………………………………………………………. III
Abstract ………………………………………………………………………………. V
‫…………………………………………………………………… ملخص‬.. VII
Table des matières …………………………………………………………………… VIII
Liste des figures ……………………………………………………………………… XV

Liste des tableaux ……………………………………………………………………. XX

Nomenclature ………………………………………………………………………… XXII

Production scientifique ………………………………………………………………. XXIV

CHAPITRE INTRODUCTIF

1. Introduction générale………………………………………………………………. 1
2. problématique …………………………………………………………………….. 4
3. Hypothèses ………………………………………………………………………… 6
4. Objectifs de la recherche ………………………………………………………….. 7
4. Méthodologie ……………………………………………………………………… 9
6. Structure de la thèse ……………………………………………………………….. 10

Partie Théorique
Chapitre I Climat et confort thermique
Introduction…………………………………………………………………………… 14
I.1 Climat et données climatiques……………………………………………………. 14
I.1.1. Le climat……………………………………………………………………… 14
I.1.2. Les classifications climatiques…………………………………………………. 15
I.1.2.1. Classification climatique de Köppen ………………………………………. 16
I.1.2.2. Classification climatique de Thornthwaite ………………………………… 17

VIII
Tables des Matières

I.1.2.3 La classification climatique ASHRAE……………………………………… 17


I.1.3. Le climat en Algérie …………………………………………………………… 18
I.1.4. Données géographiques ……………………………………………………….. 19
I.1.5. Les zones climatiques en Algérie ………………………………………………. 20
I.1.5.1. Les zones climatiques en hiver ……………………………………………. 20
I.1.5.2. Les zones climatiques en été………………………………………………. 21
I.2. Aperçu sur le confort thermique …………………………………………………. 22
I.2.1. Confort thermique ……………………………………………………………… 22
I.2.2 Les aspects du confort thermiques ……………………………………………… 23
I.2.2.2.1. L’aspect psychologique ………………………………………………… 23
I.2.2.2. L’aspect thermo-physiologique…………………………………………... 24
I.2.2.3. L’aspect physique ………………………………………………………… 25
I.3. Les approche du confort thermique ………………………………………………. 26
I.3.1.L’approche analytique (statistique)…………………………………………. 26
I.3.1.a Le modèle de Fanger (PMV) et (PPD) ………………………………… 27
I.3.1.b Le modèle Gagge ……………………………………………………… 28
I.3.2. L’approche adaptative ……………………………………………………… 30
I.4. Les indices de confort thermique ………………………………………………… 31
I.4.1. L’indice de vote moyen prévisible (PMV) ………………………………… 32
I.4.2. Pourcentage prévu des insatisfaits (PPD) …………………………………… 32
I.4.3 L’indice de température effective (ET) ……………………………………… 34
I.4.4.L’indice de température résultante (TR) …………………………………… 34
I.4.5. L’indice de température opérative (TO) ……………………………………. 35
I.4.6. Les digrammes bioclimatiques ……………………………………………… 36
I.3. Le confort thermique dans un climat chaud et aride ……………………………… 37
Conclusion …………………………………………………………………………… 39

Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes


d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment
Introduction...………………………………………………………………..………. 40
II.1. Concept de durabilité …………………………………………………………... 40
II.1.1. État de durabilité environnementale………………………………………… 41
II.1.2. État de durabilité économique……………………………………………… 41

IX
Tables des Matières

II.1.3. État de durabilité sociale……………………………………………………. 41


II.2. Méthode d'évaluation et approches de la durabilité…………………………….. 42
II.3. Les systèmes de certification internationaux…………………………………… 44
II.3.1. LEED :……………………………………………………………………… 44
II.3.2. BREEAM……………………………………………………………………. 46
II.3.3. DGNB ……………………………………………………………………… 48
II.3.4. HQE ………………………………………………………………………. 49
II.4. Certificat de Performance Énergétique du Bâtiment (CPEB) :…………………… 50
II.5. L’architecture durable :………………………………………………………….. 51
II.6. Les stratégies de l’architecture durable : ………………………………….……. 53
II.6.1 Énergie et optimisation :……………………………………………………… 54
II.6.2.2. Eau : Conception pour une réduction de la consommation d'eau et des 55
déchets………………………………………………………………………………...
II.6.3. Qualité de l'air intérieur :…………………………………………………… 56
II.6.4. Matériaux de construction…………………………………………………… 59
Conclusion……………………………………………………………………………. 61

Chapitre III : Sagesse Passive : Leçons de l'Architecture


Vernaculaire à travers le Monde : « Etat de l’art »

Introduction ………………………………………………………………………… 62
III.1. Architecture vernaculaire et durabilité ………………………………………… 63
III.2. L'Architecture vernaculaire à travers le monde………………………………… 64
III.3. Étude de la littérature sur l'application des stratégies passives pour 68
l'optimisation des bâtiments résidentiels ……………………………………………
III.4. Synthèse des recherches dans le domaine …………………………………… 71
III.5.Méthodologie d’investigation et élaboration de travail ………………………… 74
III.5.1. La méthode d’investigation par un questionnaire …………………………. 74
III.5.2. Le travail empirique : collecte des données et mesures in situ …………… 76
III.5.3.La méthode de simulation : étude quantitative …………………………… 77
III.5.3.1. Présentation de quelques outils de simulation énergétique…………… 78
III.5.3.1.1. EnergyPlus……………………………………………………… 78
III.5.3.1.2. DesignBuilder/Energyplus ……………………………………….. 79
III.5.3.1.3. TRNSYS …………………………………………………………. 79

X
Tables des Matières

III.5.3.1.4. IDA-ICE………………………………………………………….. 80
Conclusion …………………………………………………………………………… 81

Partie Pratique
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas
d'étude
Introduction ………………………………………………………………………… 82
IV.1. Présentation de contexte d’étude ……………………………………………… 82
IV.2. Les données bioclimatiques de la ville ………………………………………… 84
IV.3. Analyse climatique à l'aide des outils bioclimatiques … ; ……………………… 86
IV.3.1. Les table de Mahoney ……………………………………………………… 86
IV.3.2. Diagramme psychrométrique ASHRAE …………………………………… 87
IV.3.3. Résultats et discussion de l’analyse ………………………………………… 88
IV.3.3.1. Stratégies de conception adaptée au climat selon les tables de Mahoney … 88
IV.3.3.2. Stratégies de conception adaptée au climat selon le diagramme
psychrométrique …………………………………………………………………… 89
IV.4. Présentation de cas études…………….,……………………………………… 90
IV.4.1. Premier cas d’étude : La maison traditionnelle d’El Oued…………………... 90
IV.4.1.1. Situation de la maison …………………………………………………… 90
IV.4.1.2. Analyse qualitative de la maison traditionnelle………………………… 93
IV.4.2. Deuxième cas d’étude : La maison contemporaine d’El Oued……………… 96
IV.4.2.1. Situation de la maison :………………………………………………… 96
IV.4.2.2. Analyse qualitative de la maison contemporaine……………………… 97
IV.4.2.2.1. L’ouverture sur l'espace public …………………………………… 97
IV.4.2.2.2. Matériaux de construction :…………………………………………. 97
IV.4.2.2.3. Problèmes liés aux ouvertures : …………………………………… 97
IV.4.2.2.4. Disparition du "haouch" …………………………………………… 98
IV.5 Les stratégies passives de l’architecture traditionnelle de Souf ………………… 98
IV.5.1. La compacité ………………………………………………………………… 99
IV.5.2. L’orientation ………………………………………………………………… 100
IV.5.3. Matériaux et techniques de construction …………………………………… 101
IV.5.3.1. Les murs ………………………………………………………………… 101
IV.5.3.2. Coupole et voutes ……………………………………………………… 103

XI
Tables des Matières

IV.5.4. Le ratio de la fenêtre (WWR) ………………………………………………… 103


IV.5.5. La ventilation nocturne ……………………………………………………… 104
IV.5.6. Masse thermique …………………………………………………………….. 105
IV.6. Evaluation subjective enquête par questionnaire ……………………………… 107
IV.6. L’objectif de l’enquête 108
IV.6.1. Résultats et discussion 109
IV.6.1.1. La méthode de l’investigation..………………………………………… 112
IV.6.1.2. Définition de la copule ………………………………………………… 112
IV.6.1.3. Estimation de la copule correspondante ………………………………… 112
Conclusion…………………………………………………………………………… 116
Chapitre V : Etude paramétrique : optimisation et élaboration
d’un guide d’assistance de conception environnementale
Introduction…………………………………………………………………………… 118
V.1.Protocole de mesure In-situ et simulation ……………………………………… 119
V.1.1.2.Protocole de mesure :…………………………………………………… 119
V.1.1.2.1 Instrument de mesure : ……………………………………………… 120
V.1.1.2.2. Misol HP3001 :……………………………………………………… 120
V.1.1.2.3.Télémètre laser numérique :………………………………………… 120
V.2. Résultats des mesures et discussion …………………………………………… 122
V.2.1.1er cas d’études : la maison traditionnelle …………………………………… 122
V.2.1.1.La période hivernale : le mois de Janvier :………………………………… 122
V.2.1.1.2. Sguifa :………………………………………………………………… 122
V.2.1.1.3. Sabbat :………………………………………………………………… 123
V.2.1.1.4. Chambre, cuisine et salon :…………………………………………… 124
V.1.2. La période estivale : le mois de juillet ……………………………………….. 125
V.1.2.1. Sguifa…………………………………………………………………….. 125
V.2.2.2. Sabbat :……………………………………………………………………. 126
V.2.2.3. Chambre, cuisine et salon :……………………………………………….. 127
V.2.2. 2eme cas d’études : la maison contemporaine :……………………………… 128
V.2.2.2. La période hivernale : le mois de Janvier :……………………………… 128
V.2.2.3. Séjour :……………………………………………………………………. 128
V.2.2.4. Salon :……………………………………………………………………... 129
V2.2.5. Cuisine et chambre :……………………………………………………….. 130

XII
Tables des Matières

V.2.3. La période estivale : le mois de Juillet :……………………………………… 131


V.2.3.1. Séjour :…………………………………………………………………… 131
V.2.3.2. Salon :……………………………………………………………………… 132
V.2.3.3. Cuisine et chambre :……………………………………………………….. 133
V.3. Modélisation et simulation par le logiciel Designbuilder/Energyplus ………….. 134
V.3.1. Choix de logiciel DesignBuider/EnergyPlus:……………………………… 134
V.3.2. Le processus de simulation numérique par Designbuilder :…………………… 135
V.3.2.1. Matériaux et méthode de simulation :…………………………………… 137
V.2.2.2. Sélection du bâtiment de référence :……………………………………… 137
V.2.2.3. Les données météorologiques :…………………………………………… 137
V.2.2.4. Modélisation :……………………………………………………………. 139
V.3.3. Spécifications des deux maisons……………………………………………… 141
V.3.4. Mode d’occupation :…………………………………………………………… 142
V.4. Résultats et discussion :………………………………………………………… 142
V.4.1. Comportement thermique des deux cas d’études en hiver :………………… 142
V.4.2.Comportement thermique des deux cas d’études en été :…………………… 143
V.4.3. Calibration .………………………………………………………………… 144
Deuxième partie : Analyse multi-objective par l’algorithme génétique et élaboration 147
d’un guide d’assistance de conception environnementale……………………………..
V.5. Le choix des objectifs et des variables .………………………………………… 148
V.5.1. Résultats et discussion ... ……………………………………………………… 150
V.5.2. Analyse multi-objective par l’algorithme génétique…………………………… 150
V.5.2.1. L’orientation optimale..…………………………………………………… 151
V.5.2.2. Le ratio optimal d’ouverture.…………………………………………… 153
V.5.2.3. La ventilation naturelle nocturne …………………………………………. 157
V.5.2.4. Enveloppe et masse thermique …………………………………………. 161
Conclusion …………………………….……………………………………………... 166

Conclusion générale
1. Synthèse de la recherche et rappel des principaux résultats……………………….. 167
2. Recommandations…………………………………………………………………. 171
3. Limites et perspectives de recherche ……………………………………………… 172
Bibliographie……………………………………………………………………… 175

XIII
Tables des Matières

Annexes……………………………………………………………………………. 191

XIV
LISTE DES FIGURES

Figure I.1 les composants de climat ………………………………………………… 15


Figure I.2 Carte de classification climatique Köppen-Geiger ………………………. 16
Figure I.3 : Les trois (03) catégories climatiques en Algérie ……………………….. 19
Figure I.4 : les zones climatique d’hiver ……………………………………………. 20
Figure I.5 : les zones climatiques d’été……………………………………………… 21
Figure I.6 : système de régulation thermique ……………………………………….. 22
Figure I.7 : transmission thermique au sein de l'organisme humain ………………... 25
Figure I.8 L'interaction thermique entre le corps humain et son environnement …... 26
Figure I.9 PMV, ses paramètres d'entrée, sa relation avec le PPD et son expression
sur l'échelle de sensation thermique à 7 points de l'ASHRAE ………………………. 28
Figure I.10 Les détails des segments du modèle pour les modèles à deux nœuds et à
plusieurs nœuds………………………………………………………………………. 29
Figure I.11 : – Représentation des mécanismes adaptatifs …………………………. 30
Figure I.12 Le diagramme de confort ASHRAE [10] pour : (a) les bâtiments
climatisés et (b) les bâtiments à ventilation naturelle ………………………………... 31
Figure I.13 Le PPD en fonction du PMV …………………………………………… 33
Figure I.14 La courbe de température équivalente effective………………………... 34
Figure I.15 L’indice de la température résultante d’après Missenard en 1948 ……... 35
Figure I.16 Diagramme bioclimatique du bâtiment ………………………………… 37

Figure II.1. Les trois piliers de la durabilité…………………………………………. 41


Figure II.2. Les approches environnementales au monde …………………………... 42
Figure II.3. Charges environnementales sur l'enveloppe du bâtiment………………. 43
Figure II.4. Les catégories de l’approche LEED ……………………………………. 44
Figure II.5. Principales catégories de critères LEED ……………………………….. 45
Figure II.6. Les sujets traités par le BREEAM ……………………………………... 46
Figure II.7. Catégories principales de critères BREAM ……………………………. 47
Figure II.8. Facteurs de pondération des catégories de la DGNB issus de la version
internationale de la DGNB 2020. ……………………………………………………. 48
Figure II.9. Deux certificateurs indépendants en France……………………………. 49

XV
Figure II.10. Sources de consommation énergétique à considérer dans le calcul de
la performance énergétique d’un bâtiment selon la directive européenne 2010/31/UE 51
Figure II.11. Stratégie pour les principes et concepts de la construction verte
(durable)………………………………………………………………………………. 52
Figure II.12. Charges environnementales sur l'enveloppe du bâtiment. …………… 53
Figure II.13. La gestion durable des sols et des terres en lien avec le climat……….. 54
Figure II.14. Les principales catégories liées à l'énergie durable dans le contexte
des villes intelligentes………………………………………………………………… 55
Figure II.15. Recyclage de l'eau dans les habitations………………………………... 56
Figure II.16. Sélection de matériaux durables ………………………………………. 60

Figure III.1. : Schématisation de processus de validation des solutions optimaux … 73


Figure III.2 : Le processus de construction d'un questionnaire ………………………. 75
Figure III.3 : Le processus des mesures in situ ………………………………………. 76
Figure III.4 : La structure générale d'EnergyPlus …………………………………… 78
Figure III.5 : La structure générale de TRNSYS …………………………………… 80
Figure III.6 : le logiciel de simulation IDA-ICE …………………………………… 80

Figure IV.1 : El Oued dans le Bas-Sahara algérien : proximités et découpage 83


communal …………………………………………………………………………….
Figure IV.2 : Dômes et voutes utilisée à l’Oued ……………………………………. 84
Figure IV.3 : Rayonnement mensuel de la ville d’El-Oued…………………………. 85
Figure IV.4 : Température journalière de la ville d’El-Oued ……………………….. 85
Figure IV.5 : Rayonnement global journalier de la ville d’El-Oued ………………... 86
Figure IV.6 : précipitation mensuelle de la ville d’El-Oued ………………………... 86
Figure IV.7 : Diagramme psychrométrique basé sur les conditions climatiques d'El
Oued. …………………………………………………………………………………. 87
Figure IV.8 : Les anciens quartiers de la ville d’El Oued en 1860. ………………… 90
Figure IV.9 : Le Souk du quartier d’Achèche. ……………………………………… 90
Figure IV.10 : La rue principale Larbi Taleb ……………………………………….. 91
Figure IV.11 : Les ruelles étroites du quartier d’Achèche…………………………... 92
Figure IV.12 : Localisation de la maison traditionnelle ……………………………. 92
Figure IV.13 : 1er cas d’étude : la maison traditionnelle ……………………………. 93

XVI
Figure IV.14 : Les ruelles du quartier Belle Vue……………………………………. 96
Figure IV.15 : Localisation de la maison contemporaine …………………………… 96
Figure IV.16 : 2eme cas d’étude : la maison Contemporaine ………………………. 98
Figure IV.17 : morphologie urbaine compacte de Souf …………………………….. 99
Figure IV.18 : la stratégie passive de l’orientation optimale dans un climat
désertique …………………………………………………………………………….. 101
Figure IV.19 : la pierre lous (rose de sable) ………………………………………… 102
Figure IV.20 : Coupe 3D des composants d’un mur de la maison traditionnelle d’El
Oued …………………………………………………………………………………. 102

Figure IV.21 : Coupe 3D d’un dôme de la maison traditionnelle d’El Oued ……….. 103
Figure IV.22 : le ratio de la fenêtre dans la maison traditionnelle d’El Oued ………. 104
Figure IV.23 : la masse thermique de la maison traditionnelle d’El Oued………….. 106
Figure IV.24 : la stratégie passive de la ventilation nocturne (effet de cheminée)
dans la maison traditionnelle d’El Oued ……………………………………………... 106
Figure IV.25 : le parcours de l’architecte (formation et expertise) …………………. 109
Figure IV.26 : l’avis de l’architecte sur le cahier des charges et son rôle dans la
prise des décisions …………………………………………………………………… 109
Figure IV.27 : l’importance du confort thermique et données climatiques lors la
conception des bâtiments résidentiels ……………………………………………….. 110
Figure IV.28 : l’emploi des stratégies passives lors la conception des bâtiments
résidentiels …………………………………………………………………………… 111
Figure IV.29. Le couple de variables (X1, X10), corrélation positive forte entre les
architectes (0.964)……………………………………………………………………. 113
Figure IV.30. Le couple de variables (X2, X10), corrélation positive (0.558)……….. 114
Figure IV.31. Le couple de variables (X2, X9), corrélation faible négative (-0.080)... 114
Figure IV.32. Schéma de corrélation………………………………………………… 115
Figure IV.33. Histogramme de la matrice de corrélation triangulaire inférieure …… 116

Figure V.1 a.b. Emplacement de l’instrument de mesure in situ ……………………. 121


Figure V.2 : Data logger Misol HP3001…………………………………………….. 121
Figure V.3. Relever à l’aide de télémètre……………………………………………. 122

XVII
Figure V.4. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans la Sguifa
(08 au 10 Janvier 2022)…………….………………………………………………… 123
Figure V.5 : Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans le Sabbat
(08 au 10 Janvier 2022).)……………………………………………………………... 124
Figure V.6. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans la
chambre, la cuisine et le salon (08 au 10 Janvier 2022). …………………………… 125
Figure V.7. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans la Sguifa
(23 au 25 Juillet 2022). ………………………………………………………………. 126
Figure V.8. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans le Sabbat.. 127
Figure V.9. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans la
chambre, la cuisine et le salon (23 au 25 Juillet 2022)……………………………….. 128
Figure V.10. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans le séjour. 129
Figure V.11. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans le salon.. 130
Figure V.12. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans la
cuisine et la chambre ………………………………………………………………… 131
Figure V.13. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans le séjour. 132
Figure V.14. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans le salon.. 133
Figure V.15. Variation de la température (°C) extérieure et intérieure dans la
cuisine et la chambre ………………………………………………………………… 134
Figure V.16 Gamme de données sur les performances environnementales du
Logiciel ………………………………………………………………………………. 135
Figure V.17. Processus de modélisation et simulation numérique par le logiciel
Designbuilder ………………………………………………………………………… 136
Figure .V.18 : les données de site mensuel de la ville d’El Oued. ………………… 138
Figure V.19 : les fréquences horaires de la température sèche et le point de rosée
tout au long de l’année de la ville d’El Oued ………………………………………... 138
Figure V.20 : modélisation du 1er cas d’étude : maison traditionnelle ……………… 139
Figure V.21 : modélisation du 2eme cas d’étude : maison contemporaine …………. 140
Figure V.22 : résultat de la simulation des deux cas d’étude dans la saison
hivernale. …………………………………………………………………………….. 142
Figure V.23 : résultat de la simulation des deux cas d’étude dans la saison estivale. . 143
Figure V.24 : la méthode d’optimisation (objectifs, variables et contraintes)………. 145
Figure V.25 : résultat de la simulation des deux cas d’étude dans la saison estivale. . 146

XVIII
Figure V.26 : Validation de calibration entre la température de l’air mesurée et
simulée dans la période estivale sur les deux cas d’études. ………………………….. 149
Figure V.27 : Le Front de Pareto de l’optimisation de la maison contemporaine…… 150
Figure V.28 : L’orientation optimale de la maison selon le Front de Pareto ……….. 152
Figure V.29 : La comparaison de la consommation énergétique et le taux
d’inconfort entre les deux orientations ………………………………………………. 152
Figure V.30 : Le ratio de la fenêtre optimale de la maison selon le Front de Pareto.. 154
Figure V.31 : Comparaison entre les deux options extrêmes du variable : ratio de la
fenêtre. ……………………………………………………………………………….. 155
Figure V.32 : Comparaison entre les différentes options (plage) des ratios par
rapport aux points de consigne. ……………………………………………………… 155
Figure V.33 : Consommation énergétique et heures d’inconfort par rapport au ratio
de la fenêtre…………………………………………………………………………... 157
Figure V.34 : Optimisation de la ventilation naturelle dans la maison contemporaine
……………………………………………………………………….. 158
Figure V.35 : Résultat de simulation de la ventilation naturelle sans ventilation
nocturne ……………………………………………………………………………… 159
Figure V.36 : Résultat de la simulation de la ventilation naturelle avec ventilation
nocturne ……………………………………………………………………………… 159
Figure V.37 : le système constructif optimal de la maison selon le Front de Pareto… 162
Figure V.38 : Optimisation des variables par la minimisation de consommation
énergétique……………………………………………………………………………. 163
Figure V.39 : Réduction de la consommation énergétique annuelle …………….. 164
Figure V.40 : Résultat d’enchainement des solutions et des variables pour optimiser
la maison contemporaine. ……………………………………………………………. 164
Figure V.41 : Utilisation des solutions et des variables optimisées pour effectuer des
choix conceptuels dès la phase esquisse. (Source : auteur)……………………………. 165

XIX
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1.1 : les cinq grands types de climat d’après Köppen-Geiger ……………... 16
Tableau 1.2 : les trois grandes classifications de climat d’après Thornthwaite…… 17
Tableau 1.3 : les classifications climatiques ASHRAE…………………………….. 18
Tableau 1.4 : les zones climatique en hiver………………………………………….. 20
Tableau 1.5 : les zones climatique en été……………………………………………. 19
Tableau 1.6 : les échelles de confort thermique selon Bedford et ASHRAE. ………. 24
Tableau 1.7 : La relation entre le "SET" et la sensation thermique. ………………... 29
Tableau 1.8 L’interprétation des indices PMV et PPD. …………………………….. 33
Tableau 1.9 Températures opératives recommandées pour les occupants, pour
l'activité sédentaire basée sur l’ISO 7730-1984 ……………………………………... 36
Tableau 1.10 Table de recommandations pour un climat chaud et sec …………… 38

Tableau II.1. Liste des critères liés aux matériaux dans LEED. ……………………. 45
Tableau II.2. Liste des critères liés aux matériaux dans BREEAM. ……………….. 47
Tableau II.3. Répartition des objectifs pour les bâtiments résidentiels. ……………. 50
Tableau.II.4. Stratégies pouvant favoriser à la fois l'efficacité énergétique et la
qualité de l'air intérieur (QAI). ………………………………………………………. 57

Table IV.1 : Résumé des recommandations de Mahoney…………………………… 88


Tableau IV.2 : Analyse typologique de la maison traditionnelle d’El-Oued………... 94
Tableau IV.3 : la compacité de la maison traditionnelle d’EL Oued ……………….. 99
Table IV.4 : La matrice de corrélation………………………………………………. 115

Tableau V.1. Plage et précision de l’instrument de mesure. ……………………….. 121


Tableau V.2 : Spécifications des deux cas d’études ………………………………… 141
Tableau V.3 : Validation de modèle de simulation …………………………………. 146
Tableau.V.4 : Matrice des objectifs, variables de conception et des options pour
l'analyse d'optimisation. ……………………………………………………………… 148

XX
Tableau V.5 : Les économies d'énergie annuelle dans les deux orientations. ………. 153
Tableau V.6 : Optimisation de l’orientation dans la maison contemporaine :
variables et options …………………………………………………………………... 153
Tableau V.7 : Consommation énergétique et heures d’inconfort par rapport au ratio
de la fenêtre…………………………………………………………………………... 156
Tableau V.8 : Optimisation de la ventilation naturelle : variables et options. ……… 157
Tableau V.9 : Consommation énergétique et heures d’inconfort par rapport à la
ventilation naturelle. …………………………………………………………………. 160
Tableau V.10 : Optimisation de l’enveloppe de la maison contemporaine. ………… 161
Tableau V.11 : Consommation énergétique et heures d’inconfort par rapport à
l’enveloppe et l’isolation …………………………………………………………….. 163

XXI
NOMENCLATURE

ABREVIATIONS

ASHRAE : American Society of Heating, Refrigerating and Air Conditioning


Engineers.
BIM : Building Information Modeling
BREEAM : Building Research Establishment Environmental Assessment Method
CASBEE : Comprehensive Assessment System for Built Environment Efficiency.
CPEB : Performance Énergétique du Bâtiment
CRS : Certificat de Performance Énergétique
CV(RMSE) : Cross-Validation (Root Mean Square Error).
CVC : Chauffage, Ventilation et Climatisation.
DGNB : Deutsche Gesellschaft für Nachhaltiges Bauen
ET : L’indice de température effective
GIEC : Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat
HQE : Haute Qualité environnementale
IDS : Indicateurs de démonstration spécifiques
ISS : Indicateurs de sous-systèmes
OM M : Organisation météorologique mondiale
LEED : Leadership in Energy and Environmental Design
NMBE l'erreur de biais moyen normalisé
NASA : National Aeronautics and Space Administration
PMV : Predicted Mean Vote
PPD : Predicted Percentage of Dissatisfied
SET : Standard Effective Temperature
WWR : Window-to-Wall Ratio
CDF : fonctions de distribution cumulative

INDICES

U: Coefficient de transmission thermique (w/m²k).


CLO : Unité d’isolement vestimentaire.

XXII
KWH : kilowatt-heure
H: Heure
R: Logiciel de statistique
Tai : Température d’air intérieur
Tae : Température d’air extérieur

SYMBOLES

U1 : uniformes standard
CF : Coefficient de forme
R: Logiciel de statistique
Vc : Espace de conception
S: La surface (m²).
C: Chaleur spécifique (Kj/kg. K).

XXIII
PRODUITS SCIENTIFIQUES

Publications :

Femmam, A., Sriti, L., & Latreche, S. (2022). Towards Sustainable Residential
Buildings in Hot Arid Climates : Learning from Traditional Architecture of the Souf Region
(Algeria). Technium Soc. Sci. J., 37, 683.

Benghida, N., Sriti, L., Femmam, A., Saouli, S., & Mekki, S. (2023). A Stylistic
Analysis of the Saharan French colonial architecture in southern Algeria. Technium Soc. Sci.
J., 39, 574.

Femmam, N., Boukhabla, M., Mazouz, S., & Femmam, A. (2023). Analysis and
reading of the quality of an urban public space via space syntax. Technium Soc. Sci. J., 39,
554.

Communications et participations :

Femmam, A., Sriti, L. (2018). A design tool to minimize energy consumption by


natural lighting. Case study : the oasis houses in Biskra - Architecture and environment -,
Batna, Algeria.

Femmam, A., Sriti, L. (2018). Approche par l’élaboration d’un outil d’aide à la
conception d’une architecture résidentielle durable – Zone Humides et Villes Durables –,
Biskra, Algérie.

Femmam, A. (2019). Regional Architecture Between Inspiration & mimicry -


InternATIONAL Event STARTUP04 -, Algiers, Algeria.

Femmam, A., Sriti, L., Sfaksi, I., Berbouche, CH. (2019). Decision making tool to
minimize energy consumption case study : the oasis houses in Biskra – Built Environment in
Oasis milieu (BEO) -, Biskra, Algeria.

XXIV
Femmam, A., Sriti, L. (2019). La raouzna comme une strategie passive pour un
eclairage naturel cas d’etude : Les Maisons Oasienne de la Ville de Biskra – Les Matériaux,
le Patrimoine et l’Environnement en Zones Arides -, Adrar, Algérie.

Femmam, A., Sfaksi, I., Berbouche, CH., & Sriti, L. (2019). Building materials for
sustainable architecture Case. Study : the thermal potential of materials in traditional &
contemporary residential buildings – Villes durables et dévloppement local -, Guelma,
Algeria.

Berbouche, CH., Sriti, L., & Femmam, A. (2019). Rural settlement in the Aures,
toward new bioclimatic housing strategies development. Case study (Ainzaatout-BeniFerah) –
Ville durables et développement local -, Guelma, Algérie.

Femmam, A., Sriti, L. (2020). Development of a guide assistant tool to minimize


energy consumption in residential buildings in hot and dry climate – The 2nd International
Space Syntax Workshop on Urban Open Spaces -, Biskra, Algeria.

Femmam, A. (2022). A tool to minimize energy consumption in hot and arid climate
case study : the oasis houses in Biskra – Innovative Academic Studies -, Konya, Turkey.

Femmam, A. (2022). Architectural and urban investigation methods and tools –


Architectural Scales : post occupancy evaluation -, Biskra, Algérie.

Darfi, I., Darfi, M., Femmam, A. (2022). Outdoor thermal comfort in urban and open
space – The international architectural and urban investigation tools and methods workshop -
, Biskra, Algeria.

Femmam, N., Baadache, H., Femmam, A. (2023). Le retour au vernaculaire


Techniques de rafraichissement naturelles – - ‫التراث المعماري والعمراني بالجزائر (أساس تربوي وكفاءة‬
‫)معمارية عمرانية‬, Batna, Algérie.

XXV
Introduction générale

« L'architecture, c'est la totalité de


l'environnement rendue visible »
(Langer, S)
1. Introduction générale

Depuis qu’il est sur Terre, l'être humain a toujours été à la recherche d'un abri pour
assurer son bien être physiologique en se protégeant des facteurs externes tels que la chaleur,
le froid, ainsi que pour satisfaire d’autres besoins notamment l'intimité, les relations sociales,
l’usage et l’accomplissement des activités de l’ordre du quotidien, …etc. Aujourd’hui, avec le
développement technologique et la nécessité de produire toujours plus de bâtiments et plus
rapidement, les contraintes climatiques ne constituent plus une dimension incontournable pour
construire. Avec le mouvement moderne, l’architecture s’est « libérée ». Elle n'était plus l'art
de bâtir comme définie primitivement, elle était devenue un exercice plastique où les
paramètres environnementaux et contextuels n’avaient plus leur place.
Paradoxalement, le confort de l’utilisateur a été délégué a des installations mécaniques.
Mais cette attitude a fini par avoir des conséquences désastreuses, tels que l'exploitation et la
déplétion des ressources naturelles, la pollution environnementale et le changement climatique.
Face à l’accroissement démographique, la pression sur l’environnement ne fait que s’aggraver
du fait de la consommation d'eau, d'aliments, de la production des déchets (source traitée), ainsi
que l'exploitation irrationnelle et rapide des énergies fossiles. Cette situation a conduit à
l'organisation du premier Sommet de la Terre celui de Rio en 1992, où la notion de
développement durable a été établie et reconnue comme la nécessité de répondre aux besoins
présents sans compromettre les capacités des générations futures.
Le secteur résidentiel en Algérie, se présente comme le plus grand consommateur
d’énergie avec plus de 40 % de la consommation nationale totale, les émissions de CO2 liées à
ce secteur, s’élèvent à environ 30 %, alors que les émissions de gaz à effet de serre sont de
l’ordre de 19 % (Semahi, 2013). Conscient de la prédominance de l'énergie conventionnelle
dans le pays et dans le souci de protéger l'environnement, une loi sur la maîtrise de l'énergie a
été promulguée en 1999 par le gouvernement. Pour cela, les bâtiments résidentiels représentent
un potentiel considérable d’amélioration et de réduction de l’énergie. De ce point de vue, et
pour garantir le confort thermique et l'efficacité énergétique des bâtiments, ce sont
généralement les stratégies passives qui sont mises en œuvre dans les constructions nouvelles,
tout en améliorant là où c'est nécessaire et en préservant le cadre bâti historique (Chro, 2018).
Dans un autre volet, la nécessité de combler l'écart entre les performances énergétiques
prédites et mesurées dès la phase de conception et d'ingénierie a été soulevée par les chercheurs
afin de fournir une contribution sérieuse à la réalisation de bâtiments qui répondent à leurs
ambitions (passivement), telles que les bâtiments à haute performance, les bâtiments à zéro

1
Chapitre introductif

émission de carbone et les bâtiments à énergie nette nulle (De Wilde, 2014). Différents types
de bâtiments ont des besoins énergétiques variables, influencés par des facteurs tels que le
climat, la conception des bâtiments et les équipements installés. Avec les changements
climatiques en cours, en particulier l'augmentation des températures, il est essentiel d'évaluer
avec précision la consommation d'énergie des bâtiments et d'adopter des pratiques de
conception efficaces pour relever les défis environnementaux (Boemi et al., 2016).
En conformité avec la législation sur la performance énergétique et les schémas
d'évaluation environnementale des bâtiments, plusieurs études d'optimisation de la conception
des bâtiments ont été menées. Les méthodes d'optimisation utilisées dans les recherches
précédentes prennent en considération à la fois les niveaux faibles d'émission CO2 et les
performances en matière d'efficacité énergétique en modifiant différentes caractéristiques des
bâtiments (De Boeck et al., 2015). Ce faisant, elles visent à minimiser la consommation
d'énergie et les coûts associés. Durant la phase de conception, une origine courante des écarts
de performance ultérieurs réside fréquemment au cœur de la conception elle-même. Les
problèmes peuvent découler d'une communication inadéquate concernant les objectifs de
performance du futur bâtiment, tant entre le client et l'équipe de conception qu'entre les
membres de cette dernière (Trust, 2011 ; Newsham, 2009 ; Morant. 2012).
Les concepteurs (architectes, designers, …) conscients de la nécessité d’une bonne
intégration de la composante environnementale-énergétique dans le cadre d’une réflexion
globale sur le développement durable cherchent des réponses fondées sur des dispositifs
architecturaux. Il apparaît donc que, quelle que soit la démarche de l’architecte, ce qui s’avère
déterminant dans l’intégration cohérente de la dimension énergie et confort, est la prise en
compte de l’ensemble des contraintes dans les phases amont du projet. En effet, au-delà du fait
que de mauvaises décisions à ce stade seront souvent irrécupérables, le cadre d’une approche
intégrant les contraintes environnementale-énergétique rend nécessaire une confrontation avec
les autres composantes au plus tôt afin d’identifier les éventuels conflits entre critères de
conception.
En effet, le rôle de l'architecte revêt une importance capitale dès les phases initiales
d'esquisse et de conception jusqu'à la concrétisation des bâtiments résidentiels à haute efficacité
énergétique. Dans cette démarche, l'intégration des stratégies passives devient essentielle pour
atteindre les objectifs de performance énergétique et de confort thermique. Étant donné que la
phase initiale de conception joue un rôle déterminant dans 80% de l'investissement initial et
2
Chapitre introductif

que la plupart des choix de conception effectués à ce moment-là ont un impact sur la
consommation d'énergie pendant la période d'exploitation (Kang, 2017). La conception
environnementale -ou encore bioclimatique ou éco-énergétique- consiste à planifier, édifier,
exploiter, entretenir, rénover et démolir des édifices de manière à préserver les ressources
naturelles, réduire la pollution et adopter une démarche respectueuse de l'environnement
(Srivastava et al., 2017). La démarche conceptuelle soucieuse de la dimension
environnementale du projet, implique l'utilisation proactive de l'énergie naturelle pour créer
des environnements intérieurs agréables et pour économiser les ressources énergétiques en
exploitant intelligemment le terrain et l'environnement.
Selon Shad et al., certains pays développés tels que le Royaume-Uni, les États-Unis et
le Japon, des normes d'évaluation du cycle de vie des bâtiments (LCA) ont été élaborées afin
de mettre en place des programmes de conseils énergétiques adaptés et de soutenir la
conception de bâtiments respectueux de l'environnement (Shad et al., 2017). Ces outils
d'évaluation environnementale varient en portée, couvrant des échelles globales, nationales et
locales. Certains outils nationaux peuvent être adaptés pour une utilisation internationale en
ajustant les bases de données nationales. Leur développement vise des objectifs variés, tels que
la recherche, le conseil, la prise de décision et la maintenance (Haapio et Vitaniemi, 2008).
Pendant la phase de conception précoce, des choix cruciaux sont souvent effectués, et les outils
d’évaluation environnementale peuvent servir à faciliter ce processus en permettant la sélection
d'alternatives aux impacts réduits pour les matériaux et les assemblages de construction.
(Hassan et al., 2022).
Les régions du sud de l’Algérie où prédomine un climat désertique, illustrent clairement
l’ampleur des problèmes environnementaux et énergétiques résultant des pratiques et
disfonctionnements caractérisant la production du cadre bâti résidentiel. Depuis
l'indépendance, les constructions produites dans le sud ne répondent plus aux conditions
climatiques extrêmement rigoureuses de la saison estivale et n’arrivent plus à assurer des
conditions minimales de confort thermique. En conséquence, les habitants sont contraints de
recourir à des systèmes de chauffage et de climatisation mécaniques pour maintenir un certain
niveau de confort, ce qui entraîne de lourdes conséquences aussi bien économiques
qu’environnementales.

3
Chapitre introductif

Pour réduire la facture énergétique et garantir un confort climatique optimal, il est


impératif d'intervenir au niveau de la conception architecturale. La ville d'El Oued connue pour
être la capitale de la région du Souf se caractérise par un climat désertique, très chaud et sec en
été des températures extrêmement élevées en été, très froides en hiver et une sécheresse
persistante toute l'année. Face à ces conditions climatiques extrêmes, un défi majeur se pose
pour assurer le confort thermique des habitants sans avoir recours à des systèmes mécaniques
énergivores. Dans ce contexte, l'utilisation de stratégies passives inspirées de l'architecture
traditionnelle locale, émerge comme une solution prometteuse pour créer des espaces de vie
confortables tout en réduisant la consommation énergétique. En intégrant les principes de
l'architecture traditionnelle qui ont historiquement permis de s'adapter à un climat hostile, il est
envisageable de concevoir des bâtiments et des espaces intérieurs optimisant l'utilisation des
stratégies passives.
Dans cet ordre d’idée, élaborer un guide de conception bioclimatique destiné aux
architectes, et qui serait basé sur les conditions climatiques, sociales et économiques du
contexte local se présente comme une alternative possible et prometteuse pour remédier à cette
situation critique. Cet outil s’inspirerait des stratégies passives vernaculaires et se présenterait
comme un ensemble de connaissances et de compétences spécialement conçu pour les
architectes. A travers le développement d’une approche intégrée au processus conceptuel, cet
outil pourrait s’adresser aux architectes en leur fournissant les moyens de l’utiliser dès la phase
d'esquisse et devrait jouer un rôle clé dans la réalisation de bâtiments résidentiels assurant des
conditions de confort thermique satisfaisantes avec une faible dépendance vis-à-vis des
systèmes de conditionnement d’air et donc une moindre consommation énergétique.

2. Problématique
La maîtrise de la consommation énergétique dans le secteur résidentiel s’inscrit dans le
cadre de l’amélioration de la qualité de vie de l’habitant tout en minimisant l’impact de
l’empreinte carbone sur l’environnement. Malheureusement, la négligence des spécificités
environnementales a engendré l’exploitation abusive et irrationnelle des ressources
énergétiques. C’est ainsi que la consommation énergétique du secteur résidentiel en Algérie,
qui représente 40% de la consommation totale d’électricité, s’avère être essentiellement
destinée à couvrir les besoins d’éclairage artificiel, chauffage et climatisation.

4
Chapitre introductif

Et c’est pour diminuer cette consommation énergétique et assurer un confort climatique


optimal qu’il faut agir sur la conception architecturale. De ce point de vue, une évaluation puis
une optimisation climatique et énergétique des bâtiments résidentiels doit être effectuée et
finalisée par la proposition d’un guide d’assistance à la conception environnementale basé sur
les conditions climatiques, sociales et économiques pour pallier aux conditions d’inconfort que
ces constructions engendrent. Cela nécessite le développement de recommandations que
l’architecte peut exploiter durant la phase de l’esquisse et tout au long du processus de
conception pour assurer le confort des occupants tout en réduisant les dépenses énergétiques et
les émissions de gaz à effet de serre.
Les recherches précédentes montrent que la maitrise de la consommation énergétique
doit être intégrée à la démarche conceptuelle dès la phase amont du projet à travers certains
paramètres-clés dont l’effet est déterminant en termes de confort thermique et d’efficacité
énergétique. Ces paramètres incluent : l’implantation/insertion dans le contexte physique,
l’orientation, la masse/volumétrie, le coefficient de forme, le ratio d’ouverture (dimensions des
ouvertures), le système constructif défini par les matériaux de constructions utilisés et leur
propriétés thermo-physiques, l’éclairage naturel, la ventilation…
Aujourd’hui en Algérie, le défi et la préoccupation majeure de l'architecte sont d'assurer
les conditions d’un confort thermique lors de la conception des bâtiments et notamment ceux
à usage résidentiel. D’un autre côté, un environnement intérieur sain et confortable dépend
principalement du comportement thermique de l’enveloppe architecturale soumise aux
contraintes climatiques. L’enveloppe extérieure du bâtiment est la première barrière de
protection et se compose de deux types de parois : les parois opaques (murs et toiture) et les
parois transparentes (fenêtres). Selon la littérature existante, un traitement judicieux des parois
de l’enveloppe en fonction des conditions climatiques chaudes et arides (orientation adéquate,
réduction des dimensions des fenêtres, protections solaires, choix des matériaux de
construction à forte inertie thermique pour les murs et la toiture, …etc.) permet de garantir un
confort optimal à l’intérieur du bâtiment, même si les conditions extérieures sont défavorables.
Dans ce contexte, l'architecture traditionnelle qui a la capacité d’intégrer des stratégies
passives en réponse aux conditions climatiques du lieu semble offrir un terrain d’investigation
intéressant en vue de l'amélioration de l’adaptabilité climatique et de la performance
énergétique du bâtiment résidentiel soumis aux conditions du climat désertique. De plus, la
réalisation des bâtiments climatiquement et énergétiquement performants pourrait être assurée
5
Chapitre introductif

par l’élaboration de ce guide de conception qui se présente à la fois comme un savoir et un


savoir-faire conçu pour les architectes selon une manière graphique et simplifiée qui va les
accompagner tout au long du processus de conception afin d’aboutir à des résultats performants
et fonctionnels par rapport au confort thermique et le bien être au niveau des espaces de vie.
La présente recherche voudrait contribuer à une meilleure conception du point de vue
environnemental des bâtiments résidentiels, notamment ceux situés dans les zones chaudes et
arides. À travers l’étude du cadre bâti résidentiel de la ville d’El-Oued, précisément, des
caractéristiques matérielles de l’enveloppe, cette étude tente de répondre aux questions
suivantes :

- Quels sont les critères à prendre en considération dans les choix conceptuels de
l’enveloppe d’un bâtiment à usage résidentiel en vue d’assurer sa performance thermique
dans un contexte chaud et aride ?

 Quelles stratégies passives pourraient adapter le bâtiment résidentiel aux conditions


d’un climat chaud et sec tout en assurant le confort thermique à l’occupant et une
consommation énergétique rationnelle ?
 Quel sont les choix formels et constructifs à effectuer pour optimiser le fonctionnement
thermique de l’enveloppe architecturale et ainsi assurer son l’adaptabilité climatique du
bâtiment résidentiel, notamment, sa performance thermique et sa performance
énergétique ?
 Comment peut-on développer un guide d’assistance à la conception environnementale
destinés aux architectes répondant à la fois aux besoins d’assurer le bien-être de
l’habitant et minimisant la facture énergétique ?
 Est-il possible d’intervenir sur le cahier de charge afin d’y inclure la dimension
environnementale en l’interpréter sous la forme de prescriptions techniques que
l’architecte doit prendre en considération lors de l’élaboration de son projet ?

3. Hypothèses
La présente recherche s’insère dans l’ordre de la qualité de l’environnement intérieur
et, plus précisément, le confort thermique et ses corollaires l’efficacité énergétique et la
réduction des émissions de CO2. D’un autre côté, dans les régions climatiques chaudes et
arides, le problème du confort thermique s’impose comme un facteur principal à prendre en

6
Chapitre introductif

considération durant la conception des bâtiments, et notamment, ceux à usage résidentiel. Dans
cette approche, les propriétés formelles et matérielles de l’enveloppe sont déterminantes pour
faire face à la surchauffe d’été.
Or, en intégrant les principes de l'architecture traditionnelle qui ont historiquement
permis de s'adapter aux conditions très rudes du climat désertique, il est envisageable de
concevoir des bâtiments assurant l’adaptabilité climatique et la performance énergétique. De
plus, le développement d'un guide de conception bioclimatique qui soit inspiré des stratégies
passives employées dans l’architecture vernaculaire et le proposer aux architectes, sous la
forme de prescriptions techniques, pourrait jouer un rôle clé dans la réalisation de bâtiments
résidentiels assurant les conditions du confort thermique à faible consommation énergétique
tout en réduisant les émissions de CO2.
Partant de cette assertion, la présente étude admet l’hypothèse suivante :

 Dans le cas d’un climat désertique (très chaud et sec) où la conception du bâtiment se
concentre sur la minimisation des gains solaires des différents composants de
l'enveloppe, la demande énergétique relativement élevée principalement dédiée au
refroidissement pourrait être minimisée en adoptant des mesures architecturales et
constructives inspirées des stratégies passives vernaculaires relatives à la forme et la
matérialité du bâtiment résidentiel.

4. Objectifs de la recherche et cadre de l’étude

Dans les régions climatiques chaudes et arides, le problème du confort thermique


s’impose comme un facteur principal à prendre en considération durant la conception des
bâtiments, et notamment, ceux à usage résidentiel. Dans cette approche, les propriétés
formelles et matérielles de l’enveloppe sont déterminantes pour faire face à la surchauffe d’été.
De ce point de vue, le principal objectif de cette recherche est d'arriver à améliorer la
performance thermique et l'efficacité énergétique des bâtiments à usage d’habitation
relativement à un contexte climatique chaud et sec, en agissant sur les composants de
l’enveloppe, notamment, les paramètres caractérisant ses aspects formels et constructif-
matériel. L’étude porte sur l'évaluation et, ensuite, l’optimisation des stratégies passives
vernaculaires pour atténuer les conditions d'inconfort générées par les constructions

7
Chapitre introductif

contemporaines. Plus précisément, à son issue l’étude espère développer un outil voire un guide
de conception bioclimatique des bâtiments résidentiels pour assister l’architecte durant les
processus de la conception architecturale. Ce guide est élaboré sous la forme de prescriptions
techniques formulées dans le cadre du cahier de charge visant à assurer une adaptabilité
climatique (ambiance thermique agréable) et une consommation énergétique rationnelle.
La ville d’El Oued capitale du Souf, est choisie pour servir de contexte d'étude, son
climat étant représentatif des conditions d’un climat désertique. En effet, à l’instar des autres
régions du sud de l'Algérie, les habitations réalisées dans la région du Souf posent un problème
de confort thermique et constituent un défi à relever lors du processus de conception des projets
d’habitat. Pourtant, l’architecture vernaculaire du Souf représente un modèle exemplaire
d’architecture à la fois bioclimatique et durable, mettant en avant l'adaptation harmonieuse des
bâtiments dans leur contexte climatique. Cette intégration repose sur des stratégies passives qui
assurent un confort thermique intérieur salutaire, tout en évitant le recours aux systèmes
mécaniques. Ces méthodes passives, incluant l'orientation des bâtiments, la ventilation
naturelle nocturne, le rapport fenêtre-mur, ainsi que les matériaux de construction, dictent
l'adaptation des constructions aux conditions locales.
Ainsi, cette ville présente une diversité de typologies architecturales en termes de
logements et permet d’envisager une comparaison pertinente entre les habitations
traditionnelles et les bâtiments résidentiels contemporains. A cette égard, les maisons
traditionnelles du Souf sont réputées pour leurs caractéristiques de construction spécifiques
favorisant une régulation thermique adéquate et une utilisation efficace de l’énergie. Par contre,
les maisons contemporaines se distinguent souvent par des matériaux et des conceptions plus
énergivores pouvant influencer négativement leur comportement thermique et leur
consommation énergétique.
L’étude tentera également de réaliser les objectifs suivants :

 Améliorer la qualité des bâtiments résidentiels de la ville d’El Oued sur le plan du
confort thermique et de l’efficacité énergétique.
 Enrichir la réglementation qui préside à la production du cadre bâti par la proposition
de recommandations et d’orientations ayant trait à la thermique-énergétique et combler
les insuffisances dans ce domaine.

8
Chapitre introductif

 Réaliser des bâtiments adaptés à leur contexte assurant le confort thermique et la


performance énergétique par des stratégies conceptuelles passives.
 Réduire la consommation énergétique et promouvoir une architecture passive
respectueuse de l’environnement.
 Illustrer des recommandations ayant trait aux différents paramètres du confort afin de
réaliser un environnement intérieur plus confortable et sain.

5. Méthodologie

Le cadre méthodologique s’appuie sur deux volets complémentaires. Le premier volet


est théorique ; il relève d’une approche conceptuelle basée sur une revue approfondie de la
littérature existante relative au domaine climatologique et environnemental. Grace à ce premier
volet, un socle théorique a été élaboré en vue de cerner les aspects les plus pertinents pour
l'analyse climatique et énergétique du bâtiment résidentiel dans un climat désertique. Une revue
approfondie de la littérature a été effectuée, ce qui a donné un aperçu de l'état des connaissances
sur le sujet abordé. Les grandes lignes du cadre méthodologique ont également été esquissées
dans le but de servir de levier pour l'analyse, ainsi que pour mieux comprendre les concepts et
aspects de la recherche.
Le deuxième volet de l’étude est pratique. Pour le réaliser, un cadre d’analyse a été
élaboré selon trois approches. La première consiste à effectuer une étude empirique grâce à une
analyse qualitative qui vise à identifier et, ensuite, évaluer les conditions de confort thermique
dans des bâtiments résidentiels anciens et contemporains. Elle porte également sur
l’identification des stratégies de refroidissement passif utilisées dans l'enveloppe des bâtiments
traditionnels en réponse aux conditions climatiques désertiques. Cette approche est
essentiellement basée sur un travail de terrain qui a été entrepris dans la ville d'El-Oued. Elle a
donné lieu à des observations et à des notes de terrain, utilisées conjointement avec une
documentation photographique, des relevés et une analyse architecturale. Une analyse
climatique de la ville d'El Oued est effectuée, examinant les conditions météorologiques et
climatiques prévalant dans cette région.
Après avoir effectué ce travail préliminaire, il a été possible de sélectionner deux types
de bâtiments résidentiels ayant servis comme cas d’étude. Ils illustrent respectivement une
maison traditionnelle typique de la région du Souf et une maison contemporaine dans la ville

9
Chapitre introductif

d’El Oued, afin de permettre une comparaison pertinente entre ces deux cas d’étude. Les
conditions de confort thermique dans les deux bâtiments ancien et contemporain, ont été
évaluées à l'aide des mesures hygrothermiques in situ, durant la semaine la plus chaude et la
plus froide, à l'aide d'un capteur hygrothermique (data logger), afin de comprendre le
comportement thermique de chaque cas d'étude. D’autre part, considérant que le but de la
présente étude est d’élaborer un guide de conception bioclimatique destiné aux architectes, une
enquête menée auprès des architectes de la ville d'El Oued a été réalisée. Un formulaire de
questions a été distribué à douze bureaux d'études dans le but de comprendre le processus de
réflexion des architectes lors de la conception des bâtiments résidentiels dans la ville d'El Oued
et la place accordée à la dimension environnementale, notamment, la prise en compte des
contraintes climatiques.
La deuxième étape du volet pratique est l’évaluation thermique réalisée par le biais
d'une modélisation et ensuite une simulation numérique des deux cas d'étude via le logiciel
DesignBuilder/EnergyPlus. Cette étude par simulation numérique consiste à effectuer une
comparaison thermique entre les deux maisons ainsi que leur consommation énergétique
annuelle.
La troisième étape de la partie analytique de l’étude, vise à optimiser la performance
thermique et énergétique de la maison contemporaine en intégrant les stratégies passives
inspirées de l’architecture traditionnelle. A ce titre, une simulation multi-objective permettra
de vérifier l'efficacité de ces stratégies et les solutions optimales seront mises en exergue à
l'aide du Front de Pareto. Cette approche sera finalisée par l’élaboration d’un modèle optimal
pour la réalisation des bâtiments à faible consommation énergétique dans le sud de l'Algérie,
en prenant en compte les spécificités climatiques de la région.

6. Structure de la thèse

La thèse est structurée en sept (7) chapitres comme suit :


- Chapitre Introductif : Il fournit le contexte global de la recherche et commence par
une introduction générale qui explique le sujet et met en exergue ses différentes
dimensions ; un aperçu sur de la littérature existante portant sur le phénomène étudié
est également fourni. Sur la base de cette analyse préliminaire du sujet, des questions
de recherche sont posées et une hypothèse est mise en avant qui tente de répondre au

10
Chapitre introductif

problème soulevé et servira de fil conducteur au travail d’investigation. Cette


introduction générale fixe, également, le but et les objectifs attendus, aborde les grands
traits de la méthodologie adoptée, et pour finir, présente la structure globale de la thèse.
- Le premier chapitre de la thèse aborde les principaux aspects théoriques du sujet, et
se divise en deux volets distincts. Le premier volet traite des problèmes
environnementaux et climatologiques selon une approche historique, se penchant sur la
présentation du climat désertique et en fournissant ses caractéristiques particulières. Le
deuxième volet, quant à lui, explore la notion de confort thermique en examinant ses
différentes dimensions et les approches élaborées pour l’évaluer. L'accent est ensuite
mis sur les indices de confort thermique utilisés dans la littérature existante et fournit
une revue approfondie des travaux réalisés sur le sujet.
- Le deuxième chapitre, quant à lui, est divisé en trois volets distincts. Le premier volet
traite du concept de durabilité et de sa relation avec l'environnement et le
développement durable. L'objectif avéré de cette partie, est de saisir la notion de
durabilité ainsi que les principes inhérents à la construction bioclimatique. Le deuxième
volet du chapitre explore les méthodes internationales d'évaluation environnementale
et les certifications de performance énergétique, particulièrement lors de la conception
de bâtiments à haute efficacité énergétique (durables). Enfin, le troisième volet se
focalise sur l'architecture durable et les stratégies passives, visant à identifier leurs
modes de fonctionnement et leurs impacts sur l’intégration climatique et la performance
énergétique des bâtiments.
- Le troisième chapitre est consacré à l'habitat et au cadre bâti résidentiel en Algérie. Il
débute par une rétrospective de l'évolution de l'habitat dans le pays. Cette exploration
chronologique englobe les divers types d'habitat présents en Algérie. Par la suite,
l'attention se tourne vers l'habitat traditionnel spécifique de la ville d'El Oued. Cette
partie de l'étude se penche sur les méthodes de construction traditionnelles, les
approches et les stratégies passives adoptées, et le système architectural distinctif
propre à cette région.
- Le quatrième chapitre : ce chapitre se divise en deux parties distinctes. La première
partie consiste en une étude analytique de deux cas d'étude : une maison traditionnelle,
représentative de l'architecture vernaculaire d'El Oued avec ses stratégies passives, et
une maison contemporaine illustrant les nouvelles méthodes de construction locales. La
11
Chapitre introductif

seconde partie aborde une enquête adressée aux architectes, visant à mieux comprendre
le rôle accordé à la dimension environnementale-climatique dans le processus de
conception. Une attention particulière est portée aux points de vue des architectes
concernant d'éventuelles interactions avec leurs clients, que ce soit des refus ou des
modifications apportées aux propositions de conception. Les résultats de l'enquête sont
traités à l'aide du logiciel statistique "R" par corrélation pour mieux comprendre la
relation entre les différents aspects et questions explorés.
- Le cinquième chapitre se présente en deux parties appuyées par une méthodologie
rigoureuse sous forme d’une étude qualitative et d’une évaluation quantitative suivies
d’une optimisation paramétrique par simulation. Cette partie de l’étude commence par
mettre en œuvre un travail empirique minutieux incluant une campagne de mesures in
situ organisée dans le but de saisir les variations des paramètres hygrothermiques au
sein des bâtiments examinés. Ces mesures seront réalisées sur une période prolongée,
englobant à la fois les saisons hivernales et estivales afin de prendre en compte les
fluctuations saisonnières significatives. Le choix de deux bâtiments représentatifs, à
savoir une maison traditionnelle d'El Oued et une maison contemporaine, permet
d’avoir une idée précise sur les performances thermiques et l'adaptabilité climatique
des deux cas d’étude. Par la suite, l'analyse est complétée par une simulation thermique
des deux habitations sélectionnées, à l'aide du logiciel DesignBuilder/EnergyPlus. Une
étape cruciale consiste à vérifier et comparer les résultats des mesures in situ avec ceux
de la simulation. En amont, une calibration pour ajuster les paramètres du modèle de
simulation numérique a été effectuée afin d'assurer une correspondance optimale avec
les données réelles collectées sur le terrain.
Après avoir effectué la calibration dans la partie précédente, cette dernière étape se
concentre sur l’élaboration d’une grille de recommandations destinée à guider les
architectes dès la phase d'esquisse et tout au long du processus de conception, dans le
but de réaliser des maisons à la fois confortables et économes en énergie. Tout d'abord,
les stratégies passives de la maison traditionnelle d'El Oued sont intégrées à la maison
contemporaine, puis l'optimisation est entreprise en recherchant les meilleures
stratégies passives à l'aide du front de Pareto. Les solutions optimales les plus
prometteuses sont sélectionnées dans le but de réduire les heures d'inconfort et
minimiser la consommation énergétique.
12
Chapitre introductif

- Conclusion générale ; En conclusion, la dernière étape englobe une synthèse


exhaustive de l'ensemble du travail accompli à travers les différents chapitres. Cette
synthèse est suivie d'une mise en évidence des limites intrinsèques de la recherche,
clarifiant ainsi ses frontières et ses domaines d'application. Une liste de
recommandations est élaborée sous forme d'un guide destiné aux architectes, visant
principalement à minimiser la consommation énergétique tout en assurant un confort
thermique optimal pour les habitants.

13
Chapitre I :

Climat et Confort thermique

« Tout concepteur a besoin de connaître le climat


du lieu où il doit construire. C'est-à-dire le régime de
la température et de l’humidité de l’air, le régime et la
nature des précipitations, l’ensoleillement, le régime et
la nature des vents durant le cycle annuel complet ».

(Fernandez et Lavigne 2009).


Chapitre I : Climat et Confort thermique

Introduction
Aujourd’hui, l'intégration de la conception durable ainsi que l'utilisation de stratégies
de construction passives adaptées au climat jouent un rôle primordial dans la réduction de la
consommation énergétique, tout en garantissant le confort des résidents. Les pratiques orientées
vers la durabilité ainsi que les défis liés aux changements climatiques occupent désormais une
place centrale dans les discussions à l’échelle mondiale et une priorité pour la plupart des
gouvernements. L’analyse des données climatiques des performances énergétiques et du
confort thermique des bâtiments doit être présentée sous forme d'un modèle annuel
correspondant aux facteurs climatiques de la région, tels que la vitesse du vent, l'humidité, la
nébulosité, la température, etc. En outre, des diagrammes bioclimatiques devraient également
être inclus.
Ce chapitre vise en premier lieu à comprendre la relation homme-climat-bâtiment. Pour
ce faire, il commence par identifier le climat et ses éléments, pour ensuite se focaliser sur la
classification des zones climatiques dans le monde. Le climat chaud et sec est présenté en détail
et un aperçu sur le climat chaud et sec en Algérie est fourni. Enfin, cette section est finalisée
par une énumération des stratégies et principes de conception adaptés au climat chaud et sec.
La deuxième partie du chapitre est consacrée au confort thermique. Les exigences humaines
concernant les conditions de climat intérieur sont clarifiées, le confort thermique est défini de
même que ses indices avant de passer au mécanisme d'ajustement du corps humain avec le
climat intérieur. Finalement, les normes, modèles et indicateurs relatifs à l’évaluation du
confort thermique sont présentées, ainsi que l'importance du confort thermique et ses exigences
relativement aux bâtiments résidentiels.

I-1. Climat et données climatiques

I.1.1. Le climat

Le climat est l'ensemble des conditions atmosphériques prédominantes qui règnent sur
un territoire donné, englobant des facteurs tels que les précipitations, la température, la pression
atmosphérique, l'humidité, l'ensoleillement, la couverture nuageuse ainsi que les vents, durant
l’année, et cela en prenant en compte une moyenne des données annuelles.

14
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Selon GIEC, les reliefs et l’énergie solaire reçue par la surface terrestre ainsi la circulation
atmosphérique et la circulation océanique sont les paramètres influençant le climat. Les
thermes (équatorial, tropical, subtropical, continental, maritime, subarctique, méditerranéen,
désertique) sont déterminés pour exprimer le climat existant.
D’après L’OMM, le climat est défini comme étant les conditions météorologiques
moyennes dans le temps où il se présente comme un système complexe et interactif comprenant
l’atmosphère. (OMM, 2011). NASA a défini le climat comme étant une description précise
d’un modèle météorologique pour un long terme dans une région donnée. Le climat émerge
des interactions entre les éléments environnementaux présents à la surface de la terre. Les
Interactions entre les compartiments existants tels que l’atmosphère, hydrosphère, cryposhère
et hydrosphère à la surface terrestre forment l’atmosphère (Berger, A 1992).
Selon Zhou & Wang, le climat joue un rôle crucial en tant que déterminant majeur des
écosystèmes terrestres (Zhou & Wang, 2000). Il se caractérise comme une description
statistique globale des conditions climatiques sur une période suffisamment étendue et à
différentes échelles temporelles (Chen & Chen 2013).

Figure 1.1 : Les composants de climat (source : Berger, 1992)

I.1.2. Les classifications climatiques

Le climat est mondialement décrit soit par sa température en quatre catégories : climat
froid, climat tempéré, climat chaud et très chaud, ou bien par son humidité qui est définie par
un climat sec ou un climat humide.

15
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Figure 1.2 : Carte de classification climatique Köppen-Geiger. (Source : Beck et al. 2018)

I.1.2.1. Classification climatique de Köppen

Le climat de la terre est exprimé par une carte climatique qui démontre les cinq grands
types de climat au monde. D’après KÖPPEN, la classification climatologique est notamment
basée sur les précipitations, les végétations et la température, interprétée par une division de
cinq climats fondamentaux :
 Climat sec
 Climat continental,
 Climat polaire
 Climat tempéré
 Climat tropical

. Tableau 1.1 : Les cinq grands types de climat d’après Köppen-Geiger

Climat Localisation Classification


Désertique les tropiques. Sécheresse et une aridité permanente

Tropical Près de l’équateur Température très chaude


Continental l’hémisphère nord Hiver très froid
Forte amplitude thermique annuelle
Froid Les régions polaires Températures froides toute l’année,
Les montagnes sans chaleur estivale (10°C au
maximum) et avec des hivers glacials
(souvent -60°C

16
Chapitre I : Climat et Confort thermique

I.1.2.2. Classification climatique de Thornthwaite

En raison de son approche rationnelle, la classification de Thornthwaite de 1948 est


souvent mentionnée comme une amélioration du système de classification climatique car elle
est souvent jugée trop complexe pour une utilisation quotidienne et des cartes mondiales de la
classification n'ont jamais été produites (Feddema, J 2005).la classification est définie par
l'indice d'aridité comme étant la moyenne annuelle des précipitations sur l'évapotranspiration
potentielle (Attia, S 2012). Thornthwaite a classifié les climats en treize types, répartis en trois
groupes principaux en fonction de leur latitude (basse, moyenne, haute), et a également inclus
un climat montagnard plus général.

Tableau 1.2 : les trois grandes classifications de climat d’après Thornthwaite


Groupe 1 : climat à faible latitude  forêt équatoriale humide
 littoral de pluies des alizés
 mousson tropicale
 savane tropicale
 tropical sec
Groupe 2 : climat de moyenne  subtropical humide
latitude.  méditerranéen
 côte ouest maritime
 zone de latitude moyenne sèche
 continental humide
Groupe 3 : climat de haute latitude  subtropical
 la toundra
 calotte glaciaire

I.1.2.3. La classification climatique ASHRAE

Les zones climatiques ont été regroupées en trois principales catégories, chacune ayant
sa propre définition : définition maritime, définition sèche et définition humide. Ces définitions
ont été établies en fonction de critères spécifiques aux emplacements géographiques (Esiyok,
2007).

17
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Tableau 1.3 : Les classifications climatiques d’après ASHRAE

Définition maritime  Température moyenne du mois le plus froid entre -


3°C et 18°C
 Température moyenne du mois le plus chaud
inférieure à 22°C
 Au moins quatre mois avec une température
moyenne supérieure à 10°C
 Saison sèche en été.
Définition sèche La classification climatique ASHRAE, pour exclure les
zones maritimes, utilise la condition suivante
 La précipitation annuelle en centimètres (Pcm) doit
être inférieure à 2,0 fois la somme de la température
moyenne annuelle (Tc) en degrés Celsius, à laquelle
on ajoute 7.
Définition humide La classification climatique ASHRAE exclut les zones
maritimes lorsque la condition suivante est remplie :
 La précipitation annuelle en centimètres (Pcm) est
égale à 2,0 fois la somme de la température
moyenne annuelle (Tc) en degrés Celsius, à laquelle
on ajoute 7.

Les normes utilisent les Journées de Degrés de Refroidissement (CDD) et les Journées
de Degrés de Chauffage (HDD) pour caractériser différentes zones climatiques. Les CDD sont
calculés en prenant comme référence une température de base de 10°C, tandis que les HDD
utilisent une température de base de 18°C (Malatji et al., 2013). En négligeant l'humidité
relative, la classification climatique ASHRAE utilise deux paramètres pour définir les
différentes zones climatiques : la température de l'air et les précipitations. Ces paramètres sont
essentiels pour évaluer les besoins en chauffage, refroidissement et ventilation dans les
bâtiments en fonction des conditions climatiques spécifiques de chaque zone.

I.1.3. Le climat en Algérie


Du fait de l'influence combinée des courants marins, de la topographie et de l'élévation,
l'Algérie adopte un climat méditerranéen extratropical tempéré. Ce type de climat se distingue
par une période prolongée de sécheresse estivale, qui s'étend sur environ :

18
Chapitre I : Climat et Confort thermique

 3 à 4 mois le long du littoral


 5 à 6 mois dans les Hautes Plaines
 Plus que 6 mois dans l'Atlas Saharien (Nedjraoui et al., 2003).

I.1.4. Données géographiques

Positionnée au nord de l'Afrique, l'Algérie se démarque comme étant parmi les pays les
plus diversifiés géographiquement, comprenant des englobant des massifs montagneux, des
étendues forestières, et comprenant le Sahara qui occupe 84% de son territoire. qui occupe 84%
de son territoire. Avec une superficie de 2 381 741 km², elle est le pays le plus vaste d'Afrique.
Le pays présente une variété de zones climatiques qui se distribuent en trois groupes bien
définis
 Le Tell : caractérisé par un climat tempéré humide (type méditerranéen).
 Les Hautes Plaines : présentant un climat continental
 Le Sahara un climat aride et desséché

Entre les latitudes 18° et 38° Nord et les longitudes 9° Ouest et 12° Est, l'Algérie se
déploie, avec le méridien international de Greenwich (0°) traversant près de Mostaganem. Les
distances entre le Nord et le Sud, ainsi qu'entre l'Est et l'Ouest, oscillent entre 1500 et 2000 km.
(Ould-Henia, 2003).

Figure 1.3 : Les trois (03) catégories climatiques en Algérie (source : Boudia et al., 2016).

19
Chapitre I : Climat et Confort thermique

I.1.5. Les zones climatiques en Algérie


La topographie du pays, sa proximité avec la mer Méditerranée, son territoire étendu et
sa situation géographique ont engendré une variété climatique qui peut être catégorisée en
termes de climats hivernaux et de climats estivaux.

I.1.5.1. Les zones climatiques en hiver :


Trois zones climatiques d’hiver (tableau 1.2) qui sont classée en 7 (sept) sous-zones en
fonction de l’altitude :

Tableau 1.4 : Les zones climatique en hiver

Figure 1.4 : Les zones climatique d’hiver (source : Ould Henia 2003)

20
Chapitre I : Climat et Confort thermique

I.1.5.2. Les zones climatiques en été :


Elles sont classées en cinq (05) groupes :

Tableau 1.5 : Les zones climatique en été

Figure 1.5 : Les zones climatique d’été (source : Ould Henia 2003)

21
Chapitre I : Climat et Confort thermique

I.2. Aperçu sur le confort thermique


I.2.1. Confort thermique :
Selon Nicol, J, le confort thermique désigne un environnement thermique satisfaisant
et exempt de stress dans les bâtiments. C'est une notion socialement déterminée qui est définie
par des normes et des attentes. L'idée de ce qui est considéré comme confortable a certainement
évolué au fil du temps, des lieux et des saisons (Nicol, J 2017).
La Société Américaine de Chauffage, de Réfrigération et de Climatisation des
Ingénieurs" (ASHRAE) a défini le confort thermique comme la condition qui reflète le degré
de confort thermique ressenti vis-à-vis de l'environnement est intimement liée, d'une part, aux
échanges de chaleur du corps de l'occupant résultant des processus métaboliques et, d'autre
part, aux influences environnementales.
Le confort thermique est affecté par plusieurs éléments, notamment la température de
l'air, l'humidité relative, la température radiante, la vitesse de l'air, l'activité physique et les
vêtements portés (Darby et al,. 2005). Ces six paramètres fondamentaux opèrent en synergie
pour régir les échanges thermiques entre l'individu et son environnement. Lors des processus
métaboliques de digestion et de transformation de la nourriture en énergie, le corps humain
génère de la chaleur. La quantité de chaleur générée dépend de l'alimentation et du niveau
d'activité physique du corps. Le taux métabolique par unité de surface du corps est mesuré en
'met', et la zone de Dubois correspond à la surface moyenne de la peau d'un adulte, soit environ
1,8m2. Lorsque le corps est au repos et à l'aise, la dissipation minimale de chaleur est d'environ
80W (Fernández, A. (2007) (Chro, A, 2018).

Figure 1.6 : système de régulation thermique (source : CIBSE (2013)

22
Chapitre I : Climat et Confort thermique

L'équilibre thermique dans l'environnement intérieur est influencé par des facteurs
physiques et sociaux. Ainsi, les concepteurs doivent tenir compte de ces paramètres et
comprendre les mécanismes de transfert thermique entre le corps humain et son environnement
sont orchestrés afin d'établir un équilibre thermique pour l'organisme La balance thermique du
corps humain est évaluée en se basant sur une équation spécifique :

S = M−W−C−R−Esk−Cres−Eres−K(Wm−2)

Ou :

S = stockage de chaleur dans le corps ; Esk = perte de chaleur par évaporation de la peau ;
M = production de chaleur métabolique ; Cres = perte de chaleur par convection de la respiration ;
W = travail externe ; R = perte de chaleur par rayonnement ;
C = perte de chaleur par convection ; Eres = perte de chaleur par évaporation de la respiration ;
K = perte de chaleur par conduction ;

I.2.2. Les aspects du confort thermiques

Selon Höppe, trois dimensions principales sont prises en compte pour évaluer le
confort thermique humain : la dimension psychologique, la dimension thermo-physiologique
et une dimension basée sur le bilan énergétique humain (Höppe, 2002).
Dans la même étude, Lin et Deng (2008) démontrent que l'évaluation du confort est un
processus cognitif impliquant de nombreux facteurs influencés par : (i) des aspects physiques,
(ii) des aspects physiologiques, (iii) des aspects psychologiques et d'autres facteurs. (Lin et
Deng, 2008).

I.2.2.1 L’aspect psychologique

Il décrit le confort comme étant une notion très subjective et peut différer d'une
personne à l'autre, ainsi que selon l'environnement et le climat. Certaines personnes peuvent
trouver des conditions très chaudes confortables dans certaines situations, telles que lorsqu'elles
ont vécu plusieurs jours de froid, qu'elles passent seulement un court moment à l'extérieur ou
qu'elles sont en vacances (Kotz, 1984). Le confort thermique est donc influencé par des facteurs
individuels et des éléments contextuels. Le tableau ci-dessous (tableau 1.6) montre les échelles
de confort thermique selon Bedford et ASHRAE.

23
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Tableau 1.6 : les échelles de confort thermique selon Bedford et ASHRAE. (Parsons, 2010).

I.2.2.2. L’aspect thermo-physiologique

Selon l'approche du bilan thermique, pour atteindre le confort thermique, Il revêt une
importance capitale d'assurer l'équilibre entre les flux de chaleur entrants et sortants du corps
humain, tout en préservant la température cutanée ainsi que le niveau de transpiration dans des
fourchettes déterminées (Fanger 1973).L'aspect thermo-physiologique se concentre sur la
physiologie humaine et considère le confort thermique comme étant atteint lorsque les signaux
nerveux des récepteurs thermiques de la peau sont réduits au minimum (Höppe, 2002).
Une personne en bonne santé a une température corporelle d'environ 37 °C, tandis que
la température de la peau se situe entre 31 et 34 °C. Lors d'une activité physique, le corps
humain produit de la chaleur, allant de 70 W pendant le sommeil à 700 W pendant un travail
intense. Cette chaleur doit être évacuée vers l'extérieur (Irem, S 2019). La formule de bilan
thermique du corps est exprimée comme suit :
M ± Rd ± Cv ± Cd – Ev = ΔS
M : Production de chaleur métabolique (chaleur produite par le métabolisme du corps)
Rd : Transfert de chaleur par rayonnement (perte de chaleur par rayonnement)
Cv : Transfert de chaleur par convection (perte de chaleur par convection)
Cd : Transfert de chaleur par conduction (perte de chaleur par conduction)
Ev : Perte de chaleur par évaporation
ΔS : Variation de chaleur stockée (ce terme représente toute variation dans le stockage de
chaleur du corps)

24
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Figure 1.7 : Transmission thermique au sein de l'organisme humain et échanges de chaleur avec
l’environnement (Auliciems et Szokolay, 2007)

Lorsque le corps est en équilibre thermique, l'échange total de chaleur est égal à zéro,
ce qui permet de satisfaire les conditions de confort thermique. Actuellement, la plupart des
normes relatives au confort thermique sont fondées sur cette approche de bilan thermique
(Irem, S 2019).

I.2.2.3. L’aspect physique

Dans le contexte du confort thermique pour le corps humain, La peau assume une
fonction primordiale dans la détection des sensations de chaleur et de froid. C'est pourquoi la
température de la peau est devenue un facteur prépondérant déterminant le niveau de confort
de l'individu. (Berkouk, D 2017).
Selon Besancenot (1990), du point de vue physique, lorsqu'il y a une différence de
température entre le corps humain et son environnement, la chaleur se déplace du plus chaud
vers le plus froid. Ce transfert d'énergie thermique implique quatre processus (modes)
différents, à savoir la conduction, la convection, le rayonnement et l'évaporation, comme
illustré dans la figure 1_7. De plus, Njomo (2010) souligne deux autres effets qui contribuent
aux échanges thermiques entre le corps humain et son environnement : l'effet des vêtements et
l'effet métabolique.

25
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Figure 1.8 : L'interaction thermique entre le corps humain et son


environnement (source : GUIDEnR HQE)

I.2.3. Les approche du confort thermique

Pour comprendre et évaluer le confort thermique, différentes approches ont été


développées, parmi lesquelles l'approche analytique et l'approche adaptative. L'approche
analytique repose sur des modèles mathématiques et des simulations pour étudier les
paramètres thermiques et prédire les conditions de confort dans un environnement donné.
D'autre part, l'approche adaptative prend en compte la capacité des individus à s'adapter aux
variations environnementales, en ajustant leur comportement, leur habillement ou d'autres
stratégies pour maintenir un niveau de confort thermique optimal.

I.2.3.1. L’approche analytique (statistique)

Selon Macpherson, six facteurs influencent la sensation thermique : la température de


l'air, la température radiante, l'humidité et le mouvement de l'air sont les quatre variables
environnementales de base qui affectent la réponse humaine aux environnements thermiques,
tandis que la chaleur métabolique générée par l'activité humaine et les vêtements sont les deux
variables personnelles (Macpherson 1962).
Cette approche repose sur l'analyse des flux de chaleur à l'intérieur et autour du corps,
et a conduit à la création d'un modèle fondé sur la physique et la physiologie. Des données

26
Chapitre I : Climat et Confort thermique

issues d'études réalisées en chambre climatique ont été utilisées pour soutenir ce modèle. Les
modèles de bilan thermique les plus connus sont le vote moyen prédit (PMV) (Fanger, 1970)
et la température effective standard (SET) (Gagge, Fobelets, & Berglund, 1986).

I.2.3.1.a. Le modèle de Fanger (PMV) et (PPD) :

Dans les années 70, Fanger a développé une méthode permettant d'analyser et d'évaluer
l'ambiance thermique afin de déterminer les conditions de confort thermique. Cette méthode
est la plus largement utilisée pour évaluer le confort thermique et a été utilisée pour élaborer la
norme française et internationale NF EN ISO 7730 (Moujalled, B 2007).
En formulant le bilan thermique et à l'aide de l'indice PMV, Fanger a exprimé la
sensation thermique en fonction de l'écart du flux de chaleur cédé par le corps à l'environnement
par rapport à celui correspondant aux conditions de confort. (Cantin et al, 2005).
Selon Butera, le but de prévoir combien pourcentage prévu des insatisfaits, % (PPD) a
été introduit. Le PPD établit une estimation chiffrée du nombre de personnes insatisfaites sur
le plan thermique (Butera, F 1998).
Les personnes considérées comme insatisfaites sont celles dont la sensation thermique
est en dehors de l'intervalle [-1, 1] sur l'échelle de vote. Selon la relation, on prévoit un
minimum de 5% de personnes insatisfaites pour un vote égal à zéro (sensation neutre). Ensuite,
ce pourcentage augmente de manière symétrique de part et d'autre du vote zéro en direction
des sensations chaudes et froides (Moujelled 2007).
Le modèle PMV a été appliqué pendant près de 40 ans dans divers types de bâtiments
à travers le monde, bien qu'il ait été initialement conçu pour être utilisé par l'industrie du CVC
(chauffage, ventilation et climatisation) pour créer des climats artificiels dans des espaces
contrôlés (2,28).

27
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Figure 1.9 : PMV, ses paramètres d'entrée, sa relation avec le PPD et son expression sur
l'échelle de sensation thermique à 7 points de l'ASHRAE (spurce : Van,H et al 2010).

Selon les normes internationales, il est recommandé de maintenir le PMV à 0, avec une
tolérance de ±0,5 unité d'échelle, afin d'assurer un environnement intérieur confortable.

I.2.3.1.b. Le modèle Gagge

Gagge a développé un modèle dynamique simplifié de la thermorégulation. (ASHRAE,


1997). Le modèle utilise un cylindre intérieur pour représenter le noyau du corps, comprenant
le squelette, les muscles et les organes internes, tandis que le cylindre extérieur représente la
couche de la peau. Ce modèle est employé pour estimer le transfert de chaleur et les réponses
thermiques à l'intérieur du corps humain sous diverses conditions environnementales (Yigit, A
1999).
Selon Gagge, Le modèle repose sur les hypothèses suivantes :
 L'échange de chaleur par conduction depuis la peau est négligeable.
 La température dans chaque compartiment est uniforme (noyau et peau).
 La production de chaleur métabolique.
 Le travail externe et les pertes respiratoires sont associés au compartiment du noyau
ainsi qu'au compartiment du noyau et de la peau.

28
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Figure 1.10 : Les détails des segments du modèle pour les modèles à deux nœuds et à
plusieurs nœuds. (Source : Q. Zhao et all 2021).

Les températures de la peau et le degré d'humidité cutanée sont utilisés pour calculer un
indice connu sous le nom de "SET" (Standard Effective Temperature), développé par Gagge.
Ce paramètre représente la température équivalente qui existerait à l'intérieur d'une enceinte
isotherme avec une humidité relative de 50 %, où un individu portant des vêtements standard
échangerait la même quantité de chaleur et aurait la même réponse physiologique que dans
l'environnement réel où il se trouve. Ainsi, le SET est étroitement lié au confort thermique
(Cantin, R et al 2005). Les sensations thermiques peuvent être déterminées en se référant aux
différentes valeurs de SET (Tableau 1.7). L’indice prend en compte l'effet des six paramètres
fondamentaux, et il peut être utilisé dans des conditions thermiques chaudes, modérées ou
froides.

Tableau 1.7 : La relation entre le "SET" et la sensation thermique. (Source :


Parsons, 2003 ; Moujalled, 2007)
2007)

29
Chapitre I : Climat et Confort thermique

I.2.3.2. L’approche adaptative


L'approche adaptative se fonde sur des enquêtes de terrain portant sur les réponses des
individus à leur environnement, grâce à l'analyse statistique des données recueillies. Cette
méthode est désignée sous le terme de "modèle empirique" ou elle considère la sensation de
chaleur ou de froid comme faisant partie active d'un système de contrôle du confort, les
sensations désagréables incitent les individus à réagir et à apporter des modifications au
système de contrôle du confort lui-même, en plus de la réponse physiologique automatique du
corps, les actions comportementales conscientes des personnes vont modifier leur relation avec
le monde qui les entoure. (Nicol et al,. 2012)
Le modèle de confort adaptatif considère que le confort n'est pas uniquement déterminé
par des conditions environnementales fixes, Il prit en compte l'adaptation des occupants à leur
environnement. Le modèle tient compte du concept selon lequel les occupants peuvent
s'adapter à différentes conditions thermiques avec le temps, ce qui permet une bais plus large
de températures intérieures et de niveaux d'humidité adéquats.

Figure 1.11 : Représentation des mécanismes adaptatifs (source : Moujalled, 2007)

L'apport majeur de l'approche adaptative dans la recherche sur le confort thermique a


été de souligner les limites de l'échelle actuelle de confort thermique de l'ASHRAE pour
refléter la sensation thermique préférée des occupants. Cette approche a révélé que le point de

30
Chapitre I : Climat et Confort thermique

neutralité thermique ne correspond pas toujours à la sensation thermique préférée des


occupants d'une pièce. (Brager, G 2001, Humphreys, M 2007).

Figure 1.12 : Le diagramme de confort ASHRAE [10] pour : (a) les bâtiments
climatisés et (b) les bâtiments à ventilation naturelle (source : E. Halawa et al 2012).

I.2.4. Les indices de confort thermique

Les indices de confort thermique sont principalement adaptés à la saison chaude. Pour
la saison froide, des paramètres supplémentaires tels que la formule du refroidissement éolien
sont pris en compte, en plus de l'utilisation d'unités spéciales de vêtements (en unités Clo)
(Teodoreanu, 2016). Le confort thermique est la sensation de satisfaction vis-à-vis de
l'environnement thermique. L'insatisfaction peut être causée par un inconfort général de chaleur
ou de froid pour l'ensemble du corps, mais elle peut également résulter d'un chauffage ou d'un
refroidissement indésirable d'une partie spécifique du corps (inconfort local) (Butera, 1998).
Les chercheurs ont mis au point diverses méthodes afin de considérer de manière
simultanée les variables liées au confort. Voici quelques exemples parmi celles-ci :
 L’indice de PMV et l’indice de PPD.
 La température Effective
 La température résultante
 L’indice de contrainte thermique.
 Les diagrammes bioclimatiques.

31
Chapitre I : Climat et Confort thermique

I.2.4.1. L’indice de vote moyen prévisible PMV

Le Predicted Mean Vote (PMV) est un indice largement reconnu défini par la norme
ISO 7730. Il est principalement établi à partir d'approximations qui tiennent compte de légères
variations d'une ou plusieurs variables. (Holopainen, R. 2012).
L’un des avantages majeurs de l'indice PMV réside dans sa capacité à fournir un
paramètre unique pour évaluer le niveau de confort thermique ou la sensation thermique
ressentie par une personne dans un environnement donné. (Babbah, S et al 2005).
L’indice est exprimé par la relation suivante :

PMV = (0.303⋅e^(-0.036M+0.028))⋅{(M-W)-3.05⋅10^(-3)⋅[5733-6.99⋅(M-W) - ρa] - 0.42⋅[(M-


W)-58.15]-1.7⋅10^(-5)⋅M⋅(5867-ρa-0.0014⋅M⋅(34-ta)-3.96⋅10^(-8)⋅fcl⋅[(tcl+273)^4
(tr+273)^4] - fcl⋅hc⋅(tcl-ta)}
Ou :
 M est l'activité métabolique en W/m² (Watt par mètre carré),
 W est la puissance moyenne émise par le corps en W/m²,
 ρa est la densité de l'air en kg/m³,
 ta est la température de l'air en degrés Celsius,
 tcl est la température radiante moyenne des surfaces en degrés Celsius,
 tr est la température de confort en degrés Celsius,
 fcl est un facteur de correction pour les vêtements,
 hc est un facteur de correction pour l'activité physique,
 e est l'exponentielle.

I.2.4.2. Pourcentage prévu des insatisfaits (PPD)

Lorsque le PMV est réglé à zéro, on peut estimer le Pourcentage (PPD) en se référant
à la Figure 1.13, établissant ainsi l'équation de confort. Le pourcentage prévu de personnes
insatisfaites est donné par la relation suivante :

PPD = 100 − 95 ⋅ e^ (- (0.03353⋅PMV^4 + 0.2179⋅PMV^2)).

Suite à l'analyse d'un vaste ensemble de données de test, il apparaît qu'environ 5% de


la population serait mécontente même dans les conditions idéales, lorsque le PMV atteint son

32
Chapitre I : Climat et Confort thermique

niveau optimal de 0. Cependant, tout écart par rapport à cette condition optimale entraîne une
augmentation rapide du pourcentage de personnes insatisfaites (Auliciems, A et al 1997).

Pour évaluer
Figureles environnements
1.13 thermiques
: Le PPD en fonction modérés.
du PMV L’ISO
(source (DISLife.
: J Med 7730) recommande
2008)
d'utiliser les limites suivantes :

0,5 > PMV > -0,5


PPD < 10%

Tableau 1.8 L’interprétation des indices PMV et PPD. (Source : Mazouz,S et al 2005).

33
Chapitre I : Climat et Confort thermique

I.2.4.3. L’indice de température effective (ET)

Créé par ASHRAE à Pittsburgh en 1923, l'indice de température effective était


représenté par un ensemble de lignes d'égal confort tracées sur le diagramme psychrométrique.
Il est défini comme la température d'une atmosphère immobile et saturée qui, en cas d'absence
de rayonnement, produirait le même effet que l'atmosphère en question (Auliciems, A et al
1997). C’est un indice environnemental combine différents paramètres tels que la température
de l'air, la température radiante moyenne, l'humidité ou la vitesse de l'air en une seule variable.
Il représente la température équivalente de l'air saturé au repos qui provoquerait la même
sensation thermique que la combinaison des paramètres en valeur numérique. (Xie Y et al
2005).
En 1971, Gagge a développé l'indice, ou l’appellation (ET) est la température d'un
environnement à 50 % d'humidité relative qui donne lieu à la même perte de chaleur totale que
dans l'environnement réel. Il combine les effets de trois facteurs (rayonnement, convection et
évaporation) et est largement adopté. (Xie Y et al 2005).La courbe de température effective
équivalente est présentée dans la figure suivante :

Figure 1.14 : La courbe de température équivalente effective. (Source : Xie Y et al 2005).

I.2.4.4. L’indice de température résultante (TR)

Développé par Missenard en 1948, par un concept que la construction d'un indice
thermique plus robuste repose sur des expériences où l'équilibre thermique est atteint entre le
corps humain et l'environnement. Cela permettrait de mieux comprendre les effets de l'humidité
et du vent. (Karo). Notre peau absorbe presque autant d'énergie qu'un objet noir mat, mais cette
absorption peut être réduite en portant des vêtements réfléchissants. (Med,J 2008)

34
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Des résultats expérimentaux ont conduit à l'élaboration d'un nomogramme pour le corps
vêtu. Dans l'exemple de la température efficace, la valeur de la température résultante lue sur
le nomogramme est de 23,5 °C. La plage de facteurs climatiques couverte par cette température
résultante comprend une température de l'air comprise entre 20 et 45 °C, une température
humide entre 18 et 40 °C et une vitesse de l'air comprise entre 0 et 3 m/s. (Tibermacine, 2016)

Figure 1.15 : L’indice de la température résultante d’après Missenard en 1948 (source :


cours Hamel, 2015)

I.2.4.5. L’indice de température opérative (TO)


Winslow, Herrington et Gagge ont développé cet indice en s'inspirant des travaux
similaires de Bedford. Il est défini comme la température d'une enceinte uniforme et isotherme
"noire" dans laquelle une personne échangerait de la chaleur par rayonnement et convection au
même taux que dans l'environnement non uniforme réel. Alternativement, on peut le considérer
comme la moyenne pondérée de la température radiante moyenne (MRT) et de la température
de bulbe sec (DBT) en fonction de leurs coefficients de transfert respectifs (Auliciems, A et al
1997). Exprimée comme suit :

To = hr tmr+hc ta/ hr+hc


Où :

35
Chapitre I : Climat et Confort thermique

hc : coefficient de transfert thermique convectif.


hr : coefficient de transfert thermique radiatif linéaire.
ta : température ambiante.
tmr : température radiative moyenne.
Selon RAhif R, et al, la température opérative optimale désigne la température
de fonctionnement à laquelle on peut s'attendre à ce que le plus grand nombre d'occupants
acceptent la température intérieure (Rahif, R et al,. 2021). Concernant ce sujet, les recherches
de Bos et Love (2013) ont établi que la température opérative médiane optimale était d'environ
23 °C, avec une variation allant de 22 °C à 24 °C (Bos et Love, 2013).

Tableau 1.9 : Températures opératives recommandées pour les occupants, pour l'activité
sédentaire basée sur l’ISO 7730-1984 (Berkouk, D 2017 -Taleghani et al 2013).

Le tableau 1.8 présente les températures opératives recommandées pour les occupants lors
d'activités sédentaires, conformément à l'ISO 7730-1984, pour les deux périodes (estivale et
hivernale).

I.2.5. Les digrammes bioclimatiques

Le diagramme bioclimatique est un outil d'analyse préliminaire utilisé au début des


étapes de planification d'un projet de construction. Relevant du domaine de l'architecture
bioclimatique, un architecte se sert du graphique bioclimatique pour concevoir des bâtiments
qui intègrent les stratégies de refroidissement et de chauffage passives les plus efficaces en
fonction du climat et de l'emplacement du site de construction. Cette approche vise à maximiser
l'efficacité énergétique et la durabilité dans la conception des bâtiments. (Green, 2011)
Le but de ces diagrammes est de faire une étude climatique basée sur les données
climatiques mensuelles telles que les variations de la température moyenne maximale et
minimale, de l'humidité relative moyenne maximale et minimale, des précipitations moyennes
et de la direction des vents dominants de la station la plus proche avec ses coordonnées
géographiques (longitude, latitude et altitude).

36
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Grâce à cette approche bioclimatique, on peut déterminer le niveau de confort optimal


pour chaque mois de l'année. Une zone de confort est définie avec des limites pour la
température, l'humidité de l'air, etc., dans lesquelles le climat est considéré comme confortable.
(El Harrouni et al., 2020).
 Parmi les diagrammes bioclimatiques, on peut citer les exemples suivants :
 Le Diagramme bioclimatique de d’Olgay.
 Le diagramme bioclimatique de Givoni
 Le diagramme bioclimatique de Szokolay.

Figure 1.16 : Diagramme bioclimatique du bâtiment : Limites de la zone du confort thermique (rose), de
la zone d’influence de la ventilation à 0,5m/s (VV’ orangé) et de l’inertie thermique (MM’ vert), de la
zone d’influence du refroidissement évaporatif (EC et EC’ gris), de la zone de non-chauffage par la
conception solaire passive (H et H’ jaune).source : (Tibermacine, I 2016 -Izard.J et al, 2008).

I.3. Le confort thermique dans un climat chaud et aride

D'après la classification climatique de Köppen, les régions de type B sont considérées


comme arides ou semi-arides. Ces climats occupent environ un quart de la surface terrestre de
notre planète, principalement entre les latitudes 50° N et 50° S, mais ils se concentrent
principalement dans la bande de latitude allant de 15° à 30° ( Kanishk Bhatt, 2017).
Le confort thermique dépend principalement des paramètres climatiques extérieurs.
Dans les zones arides, les besoins de chauffage en hiver sont relativement faibles mais réels,

37
Chapitre I : Climat et Confort thermique

tandis que les besoins de refroidissement en été sont considérablement plus importants.
(Mokhtari et al., 2008). Il est crucial de choisir un modèle de confort thermique adéquat afin
de réduire la consommation d'énergie liée au refroidissement et d'évaluer de manière précise le
confort thermique des occupants. (Attia et Carlucci, 2015). Le confort thermique dans les
bâtiments résidentiels des régions chaudes et sèches est associé à un sommeil précoce et de
meilleure qualité pour les occupants. Par conséquent, lorsqu'on vise à réduire la consommation
d'énergie et les émissions de carbone des bâtiments résidentiels, il est primordial de ne pas
compromettre la satisfaction des résidents. Les initiatives d'efficacité énergétique et de
développement durable doivent être soigneusement équilibrées avec le maintien du confort
thermique des occupants afin d'assurer leur bien-être et leur contentement (Attia, 2012).

Tableau 1.10 : Table de recommandations pour un climat chaud et sec (source Liébard et al
traité d’architecture et d’urbanisme bioclimatique de 1996-2004)

38
Chapitre I : Climat et Confort thermique

Conclusion
Le climat a un impact significatif sur l’être humain ainsi que sur la façon dont il perçoit
l’environnement intérieur et extérieur. Dans ce chapitre, une exploration approfondie des liens
étroits entre le climat et le confort thermique, a été effectuée en mettant en lumière les aspects
essentiels qui influencent l’expérience du bien-être dans des environnements variés. L'objectif
était de mieux comprendre la complexité du confort thermique et de son interaction avec les
caractéristiques climatiques.
Ainsi, la notion de climat et de données climatiques a été examinée. Le chapitre a
également discuté les classifications du climat et a mis en évidence les propriétés du climat
chaud et sec. Ce dernier est principalement caractérisé par un ciel ensoleillé et clair toute
l'année, des températures élevées en raison du rayonnement solaire intense, ce qui entraîne une
très faible humidité relative, des précipitations rares et vents sableux. Le climat chaud et sec en
Algérie a été présenté du point de vue de sa localisation et les deux zones climatiques : estivale
(E3, E4 et E5) et hivernale (H3a, H3b et H3c) le concernant ont été mis en évidence. La
première section du chapitre est finalisée par une énumération des stratégies et principes de
conception adaptés au climat chaud et sec qui visent à offrir des conditions confortables en
réduisant les températures extrêmes et assurer une protection optimale contre le rayonnement
solaire.
La deuxième partie du chapitre a été consacrée au confort thermique. La relation
homme-environnement thermique a été abordée, et les différents aspects de confort thermique
notamment ses dimensions psychologiques, thermo-physiologiques et physiques ont été mises
en évidences. Les approches qui permettent d'évaluer le confort thermique ont été présentées,
notamment, l’approche analytique (statistique) et adaptative, ainsi que les normes et standards
les plus communs pour définir le confort thermique approprié, telles qu’ISO 7730, CEN 15251
et ASHRAE Standard 55. Les indices de confort thermique tels que PMV et l’indice de PPD
ont également été passées en revues. Ces normes et indices spécifient différents types et
catégories de critères qui peuvent avoir une influence significative sur la demande d’énergie.
Enfin, une exploration des exigences du confort thermique propres à un climat chaud et aride,
a été effectuée en mettant en avant les défis particuliers posés par de telles conditions.

39
Chapitre II :
Le concept de durabilité et les méthodes
d’évaluation de la performance
énergétique du bâtiment

“If every building was to consume its own sewerage


that’d be huge. Then if every building made its own
power, and heated and cooled itself, and caught its own
water rather, then sucking water out of the aquifers – the
ramifications of how people live in their own units could
affect things in an unbelievable way. Ultimately it would
affect the minds and hearts of people.”
(Michael Reynolds, JUNE 29, 2019)
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Introduction
L'architecture durable, un concept reconnu sous différentes appellations à travers
plusieurs pays, illustre la convergence des valeurs mondiales en faveur de la durabilité
environnementale et sociale dans le domaine de la construction. En France, elle est désignée
sous le nom de Haute Qualité Environnementale (HQE), tandis qu'aux États-Unis, on la qualifie
de construction verte, et dans les pays d'Europe du Nord, elle est identifiée comme bâtiments
durables.
Ce chapitre se concentre sur l'identification du concept de durabilité et la présentation
d'une perspective concernant la durabilité dans la rénovation des bâtiments. De plus, on cherche
à déterminer une approche appropriée pour encourager le développement de la rénovation
durable. En outre, le chapitre aborde les outils et méthodes d’évaluation utilisés pour assister le
processus de conception du point de vue environnemental et durable.

II.1. Le concept de la durabilité

Les termes « durable » et « durabilité » sont couramment employés dans divers contextes
et champs d'activité. L'origine du mot anglais « sustain » découle des termes latins « sus » (sous,
depuis le bas) et « tenure » (tenir, maintenir). Par conséquent, soutenir signifie maintenir,
préserver et prévenir l'effondrement ou la détérioration. Lorsque l'on évoque la durabilité de
l'environnement naturel, on considère notre rôle consistant à « maintenir » la Terre en
préservant ses ressources afin d'éviter leur épuisement. (Bainbridge, D., & Haggard, K. 2011)
Au cours des vingt dernières années, la durabilité s'est affirmée comme l'une des
tendances majeures et novatrices dans le domaine de l'architecture (Genkov et al,. 2015). En
l'an 1972, le concept de développement durable a été initialement présenté dans le rapport
intitulé "Les Limites de la Croissance" (Hama Radha, 2018). Mateus et Bragança ont caractérisé
le développement durable comme l’équilibre optimal entre les trois aspects fondamentaux que
sont l'environnement, le social et l'économique, avec pour objectif une harmonisation accrue.
(Mateus, R., & Bragança, L. 2011).
Le développement durable est conceptualisé comme un type de développement
caractérisé par un impact environnemental limité et des bénéfices économiques et sociaux
substantiels. Pour réaliser les objectifs de durabilité, il est impératif de mettre en œuvre une
approche pluridisciplinaire englobant divers aspects tels que la préservation de l'énergie,

40
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

l'amélioration de la réutilisation et du recyclage des matériaux, ainsi que la gestion des


émissions. (Ramesh, T, et al,. 2010).
Selon Costanaza et Patten, la discussion concernant la croissance durable est souvent
associée à l'adoption de stratégies conçues pour différentes périodes et échelles géographiques,
reposant sur les pratiques actuelles et les prévisions en cours. (Costanza, R., & Patten, B. C.
1995). En raison des interactions complexes entre l'environnement, la société et l'économie,
élaborer une description exhaustive des états durables demeure ardu. Toutefois, on identifie un
vaste ensemble de traits inhérents à chaque domaine, largement reconnus comme des éléments
majeurs favorisant la durabilité. (Gibberd, J. (2005) Ces caractéristiques sont succinctement
détaillées par la suite :

II.1.1. État de durabilité environnementale : Systèmes biophysiques solides, dynamiques,


productifs et variés, aptes à assurer de manière régulière et stable les ressources et les conditions
indispensables aux populations actuelles et à venir.

II.1.2. État de durabilité économique : Systèmes structuraux, organisationnels et


technologiques adaptatifs, capables de gérer les fluctuations et d'assurer une utilisation et une
préservation optimales des ressources limitées, afin de répondre aux besoins des populations
présentes et futures, tout en préservant l'intégrité de l'environnement biophysique.

II.1.3. État de durabilité sociale : Sociétés sécurisées, épanouies, en bonne santé, solidaires et
éduquées, bénéficiant de structures organisationnelles et d'une capacité d'innovation qui
favorisent une répartition équitable des ressources limitées, garantissant ainsi la satisfaction des
besoins des populations présentes et futures.

Figure II.1 : Les trois piliers de la durabilité. (Source: Hama, C 2018-Adam M., 2013)

41
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

II.2. Méthode d'évaluation et approches de la durabilité

Selon Tebbouche H et al, Contrairement à l'architecture bioclimatique qui se focalise


exclusivement sur l'aspect énergétique des bâtiments pour minimiser la consommation de
combustibles fossiles classiques et favoriser l'usage d'énergies renouvelables, l'architecture
durable adopte une approche visant à contrôler les multiples relations dynamiques entre l'espace
construit et son environnement externe. Cette approche vise également à synchroniser
l'aménagement intérieur avec les paramètres sociaux, naturels et architecturaux environnants.
(Tebbouche et al., 2017).
Depuis leur apparition dans les années 1990, les outils d'évaluation de la durabilité des
bâtiments ont évolué pour devenir un domaine de recherche actif et en constante évolution.
(Bragança et al., 2010). Les outils les plus largement adoptés ont été examinés en prenant en
considération leur accessibilité à l'information et leur renommée internationale. Parmi ces
outils, on peut citer BREEAM, LEED et CASBEE. Notamment, BREEAM a été le pionnier en
tant que premier outil d'évaluation déployé pour les nouveaux immeubles de bureaux en 1990.
(Park et al., 2017).

Figure II.2 : Les approches environnementale au monde (source : ICBE 20 mars)


2023).

Ces outils exercent une influence capitale en stimulant l'adoption de normes


environnementales volontairement plus élevées que celles que le marché pourrait naturellement

42
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

assumer. De surcroît, ils encouragent activement l'intégration d'innovations dans la conception,


les produits, les processus, la technologie et les systèmes en vue de favoriser la construction de
bâtiments plus durables (Nidumolu et al., 2009). Selon Gluszak, il y a environ soixante
approches pour la construction durable qui sont à présent en vigueur à travers le monde
(Gluszak, 2015).
Toutes ces approches actuellement mises en œuvre offrent une certification
environnementale pour des bâtiments durables, qu'ils soient déjà existants ou en cours de
conception. Parmi celles-ci, on retrouve le BREEAM au Royaume-Uni, le LEED aux États-
Unis, le CASBEE au Japon, le DGNB en Allemagne, le MINERGIE en Suisse, Green Star en
Australie et en Afrique du Sud, ainsi que le HQE en France, l'Estidama pour les Émirats arabes
unis, l'EDAMA pour la Jordanie et le Liban, et enfin l'approche ARZ Building Rating System.
(Tebbouche et al., 2017)

Figure II.3 : Charges environnementales sur l'enveloppe du bâtiment. (Source : Iwaro, J., &
Mwasha, A. 2013)

43
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

II.3. Les systèmes de certification internationaux

Face aux défis environnementaux majeurs tels que l'énergie, les émissions de gaz à effet
de serre, l'épuisement des ressources et la perte de biodiversité, la certification
environnementale des bâtiments (ou des aménagements) demeure une initiative volontaire qui
cherche à obtenir la reconnaissance, par un organisme externe, d'un niveau de qualité
environnementale défini. Cette approche, établie dans un cadre reconnu et partagé par les
parties prenantes, vise à répondre à ces enjeux en promouvant des pratiques durables et
responsables.

II.3.1. LEED

Le mot LEED «Leadership in Energy and Environmental Design » a l'origine conçu


comme un système de notation pour les nouvelles constructions de bâtiments commerciaux,
LEED 2.0, dévoilé en mars 2000 après cinq années de développement et un programme pilote
approfondi, a été élaboré dans le but d'évaluer des bâtiments commerciaux, institutionnels et
résidentiels à plusieurs étages.( Von Paumgartten, P. (2003).

Figure II.4 : Les catégories de l’approche LEED (source : ICBE 20 mars


2023).

Fondée sur une approche axée sur la performance dans sept (7) secteurs liés à la santé
humaine et à l'environnement, ainsi qu'un (1) domaine dédié à l'innovation, cette méthode
intègre également quatre points (4) supplémentaires attribués à des crédits identifiés comme
des "priorités régionales". (Parant, C 2017). LEED repose sur des crédits et des points.

44
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Tableau II.1 : Liste des critères liés aux matériaux dans LEED. (Source : Jiyoung P et al,.2017).

Le but du système de classification des bâtiments écologiques LEED est de mettre à la


disposition des développeurs, propriétaires et gestionnaires des informations qui les guident
dans l'application de diverses solutions et technologies lors de la construction, en vue de
favoriser un design, une construction et un entretien respectueux de l'environnement, tout en
permettant d'identifier les mesures de durabilité propres à leur bâtiment.( Rezaallah, A et al
2012).

Figure II.5 : Principales catégories de critères LEED (source : Hamedani, A. et al


2012).
45
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

II.3.2. BREEAM

« The Building Research Establishment Environmental Assessment Method »


BREEAM a été Développé au Royaume-Uni. Il est constitué de neuf catégories principales,
incluant la catégorie des matériaux (19/52 éléments, 6/9 catégories), et repose sur un système
de pondération explicite. Ce système présente des différentes combinaisons en fonction des
types de projets. Par conséquent, les valeurs attribuées sont relatives, ce qui rend difficile le
calcul précis de la valeur de chaque aspect. (Park, J., 2017). Il s'agit de la certification la plus
ancienne (1990) et l'une des plus largement utilisées. (Hamedani, A et al 2012). Chaque élément
reçoit une quantité spécifique de crédits.

Dans une perspective globale, BREEAM accorde une préférence aux aspects
environnementaux de la construction durable au détriment des aspects sociaux. En ce qui
concerne les poids attribués, les crédits liés à l'« Énergie » sont les plus importants (19 %),
suivis du « Santé et Bien-être » (15 %), des « Matériaux » (12,5 %) et de la « Gestion » (12 %).
(Schweber, L. 2013).

Figure II.6 : Les sujets traités par le BREEAM (source : ICBE 20 mars 2023).

Le but de BREEAM est de promouvoir et de valoriser les emplacements de construction


qui facilitent un accès aisé aux services locaux, contribuant ainsi à atténuer les conséquences
environnementales, sociales et économiques des déplacements fréquents ou prolongés des
occupants du bâtiment. Cela inclut la réduction des émissions liées aux transports et des
problèmes de congestion routière. (Suzer, O. 2019).

46
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Tableau II.2 : Liste des critères liés aux matériaux dans BREEAM. (Source :
Jiyoung et al., 2017).

L'adoption de BREEAM en tant que cadre client présente une dualité. D'un côté,
BREEAM offrait aux clients une méthode pour assurer le respect de leurs engagements en
matière de valeurs et la reconnaissance de la valeur de réputation recherchée. D'un autre côté,
cela les déchargeait de l'obligation de remettre en question et de spécifier de manière critique
leurs propres connaissances, hypothèses et engagements en matière de valeurs (Schweber, L.
2013).

Figure II.7 : Catégories


principales de critères
BREAM (source :
Hamedani et al., 2012).

47
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

II.3 3. DGNB

DGNB « German Sustainable Building Council » développée en 2009 est un système


d'évaluation de la construction durable basé sur une liste pondérée d'indicateurs. Ces
indicateurs, lorsqu'ils sont pris en compte lors du processus de conception du bâtiment,
entraînent l'attribution de points dans différentes catégories. Si ces points sont correctement
documentés et validés par une entité tierce indépendante, ils contribuent à l'obtention de la
certification DGNB pour le bâtiment. (Brebbia, C. et al,. 2017). Il s'agit d'une des certifications
les plus récentes et elle est la première en provenance d'Allemagne (qui est le pays le plus
industrialisé en Europe et est particulièrement actif dans la construction et le développement de
villes durables). (Hamedani, A. et al 2012)
Toutefois, au Danemark, DGNB accorde une attention quasi équitable aux trois aspects
de la durabilité. Le poids moyen de l'aspect économique dans les systèmes de certification
s'élève à 5,6 %, principalement en raison des perspectives d'évaluation du cycle de vie et de la
stabilité de la valeur. Dans des certifications telles que l'Écolabel nordique, le poids de l'aspect
économique provient du choix de la méthode, où les catégories relatives à la documentation ou
au processus sont réparties dans toutes les sous-catégories de durabilité. Dans ce cas, la méthode
altère l'image de l'Écolabel nordique en un aspect qui n'est pas autrement représenté dans la
certification (Zimmermann et al., 2019). En outre, il y a 10 ISS (indicateurs de sous-système)
et 38 CRS (critères de sous-système) accompagnés de leurs IDS correspondants. Les IDS
agissent comme des Unités d'Œuvre Intégrées dans le contexte de la DGNB. (Sánchez C, A et
al,. 2019).

Figure II.8 : Facteurs de pondération


des catégories de la DGNB issus de la
version internationale de la DGNB
2020. (Source : Cordero A et al,. 2019).

48
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

L'objectif du système DGNB est de colmater le vide laissé par des méthodes largement
reconnues telles que la méthode d'évaluation environnementale du Building Research
Establishment (BREEAM) ou le Leadership in Energy and Environmental Design (LEED) : en
évaluant le cycle de vie complet d'un bâtiment. (Eberl, S. 2010).

II.3.4. HQE

La norme Haute Qualité Environnementale, connue sous son abréviation HQE, a été
développée en 1994 en France par l'association HQE. L'association offre son soutien aux parties
prenantes, concepteurs, partenaires, promoteurs et utilisateurs tout au long des différentes
phases d'un projet, dans le but d'assurer une qualité environnementale élevée des bâtiments.
L'Association HQE™ a élaboré plusieurs schémas applicables tant en France qu'à l'étranger.
(Bernardi, E et al 2017).
Selon le site officiel de la certification HQE, Les certifications s'appliquent de la
manière suivante (hqegbc.org 2023) :
 Aux bâtiments, qu'il s'agisse de logements collectifs, de logements individuels ou de
bâtiments tertiaires, couvrant les phases de construction et d'exploitation. Cela
concerne à la fois les projets neufs et les projets de rénovation.
 Aux aménagements, la certification HQE étant destinée aux maîtres d'ouvrage, qu'ils
soient des collectivités, des aménageurs publics ou privés, engagés dans des opérations
d'aménagement.
 Aux infrastructures. Ces certifications sont délivrées en France et à l'international
par deux organismes (Fig.8) certificateurs indépendants et impartiaux :

Figure II.9 : Deux certificateurs indépendants en France. (Source : hqegbc 2023).

49
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Le système de notation HQE est basé sur quatre thèmes, 14 critères d'actions spécifiques
(CAS), 37 indicateurs de sous-systèmes (ISS) et plus de 53 indicateurs de critères de référence
(CRS) et de démonstration spécifiques (IDS). Chaque indicateur agit comme un indicateur de
performance et toutes les catégories ont la même importance, éliminant les coefficients de
pondération. Les objectifs attribuent des points à chaque catégorie avec trois niveaux de
performance possibles : prérequis, performance et performance élevée. (Andújar, J. M., &
Melgar, S. G. 2020). Pour obtenir la certification, un bâtiment doit atteindre le niveau de
performance élevée dans au moins trois catégories et le niveau de base dans un maximum de
sept catégories. Les CAS couvrent des aspects tels le site, les composants, le chantier, l'énergie,
l'eau, les déchets, l'entretien, le confort thermique et hygrométrique, le confort acoustique, le
confort visuel, la qualité des espaces, la qualité de l'air et la qualité de l'eau.

Tableau II.3 : Répartition des objectifs pour les bâtiments résidentiels. (Source : Bernardi, E et
al,. 2017)

II.5. Certificat de Performance Énergétique du Bâtiment (CPEB)

Au début des années 1990, les systèmes de certification énergétique des bâtiments ont
fait leur apparition en tant qu'approche essentielle visant à renforcer l'efficacité énergétique, à
minimiser la consommation d'énergie et à favoriser une transparence accrue en ce qui concerne
l'utilisation de l'énergie dans les constructions. (Pérez-Lombard, L et al,. 2009)
La disparité de rendement énergétique des bâtiments peut être représentée comme la
distinction entre la consommation d'énergie théorique (définie méthodologiquement) et la
consommation d'énergie réelle. Cette donnée marque le premier pas vers l'évaluation de la
performance énergétique du bâtiment. (Anđelković, A. et al,. 2021). Selon Li,Y et al,
L'établissement de programmes de Certificat de Performance Énergétique (CPE) au sein de
l'Union européenne constitue une ressource d'information exhaustive et efficace permettant
d'estimer de manière quantitative la demande énergétique annuelle du stock de bâtiments,

50
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

favorisant ainsi l'émergence d'un marché orienté par la demande en faveur de bâtiments à haute
efficacité énergétique. (Li,Y et al,. 2019).

Figure II.10 : Sources de consommation énergétique à considérer dans le calcul de la


performance énergétique d’un bâtiment selon la directive européenne
2010/31/UE.(Source : Romo E. E., 2015)

Selon Romo, la performance énergétique d'un bâtiment en termes de quantité d'énergie requise
pour satisfaire les besoins énergétiques associés à une utilisation standard du bâtiment, ce qui
englobe l'énergie utilisée par ses systèmes techniques. (Romo E. E., 2015)

II.6. L’architecture durable

Selon Hariwan et Rojhat, L’architecture durable consiste à étendre la durée de vie de


l'architecture existante en minimisant son processus de vieillissement. (Zebari, H. N., &
Ibrahim, R. K. 2016). L'idée de l’architecture durable est unique et novatrice, exigeant une
remise en question de notre approche de l'environnement. Elle met l'accent sur le fait que les
individus devraient reconnaître la nature limitée des ressources et l'impératif de les préserver
pour répondre aux besoins des générations futures. (Leyzerova, A. et al 2016)

51
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Figure II.11 : Stratégie pour les principes et concepts de la construction verte (durable).
(Source Bielek, B. 2016).

L'architecture durable vise à concevoir des bâtiments adaptés aux contextes locaux
socio-économiques, culturels et environnementaux, en tenant compte des implications pour les
générations futures. L'objectif principal est de minimiser la consommation énergétique des
bâtiments en utilisant des stratégies de conception passive, réduisant ainsi la dépendance à
l'égard des équipements énergivores tels que la climatisation et l'éclairage artificiel, grâce à une
adaptation intelligente au contexte climatique local. (Guedes, M. C. et al,. 2009)
L'architecture durable est envisagée comme une forme architecturale guidée par le
comportement et les besoins humains, visant à établir une relation "durable" entre les individus
et leur environnement construit. Il s'agit d'une architecture où les espaces sont conçus pour être
en harmonie avec le comportement humain et les modes de vie sur une durée maximale.
(Kefayati, Z et al,. 2015).
L'architecture durable englobe la fusion entre le temps et l'architecture, incarnant
l'harmonie esthétique, socio-économique, technique et technologique, ainsi que les impératifs
naturels et écologiques, basés sur les principes du développement durable. L'atteinte intégrale

52
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

de ces impératifs est évaluée selon les critères des systèmes de notation visant à évaluer la
durabilité de l’habitat.

II.6. Les stratégies de l’architecture durable

Les bâtiments, depuis leur construction jusqu'à leur utilisation et leur élimination, ont
un impact considérable sur l'environnement naturel et le tissu social de notre société.
L'architecture durable peut jouer un rôle crucial dans la mise en pratique voire la promotion
d'un mode de vie durable. Cependant, la question se pose : comment concevoir et édifier des
bâtiments de manière à contribuer de manière positive à l'agenda de la durabilité (Sassi, P 2006)
Afin d'atteindre un avenir durable dans le secteur de la construction, Asif et al
recommandent l'adoption d'une approche pluridisciplinaire couvrant divers aspects tels que : la
réduction de la consommation énergétique, l'amélioration de l'utilisation des matériaux, la
minimisation des déchets de matériaux, la maîtrise de la pollution et des émissions, etc. (Asif
et al., 2007)

Figure II.12 : Charges environnementales sur l'enveloppe du bâtiment. (Source : Iwaro,


J., & urbaine
III.1.1 Site durable et aménagement Mwasha,: A. (2013)

53
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Se focalise sur les répercussions locales de la gestion des sites de développement tout
en prenant en considération les répercussions mondiales qui y sont liées. Elle démontre des
approches pour une utilisation efficiente du terrain, pour réduire au minimum l'impact sur les
écosystèmes naturels et pour développer de nouveaux écosystèmes ou améliorer ceux déjà
existants. (Paola, S 2006).
De la même manière que d'autres ressources, le terrain est recyclable et devrait être
restauré en vue d'une utilisation productive chaque fois que cela est réalisable. Le
réaménagement de terrains perturbés, tels que d'anciennes zones industrielles (terrains pollués)
et des secteurs urbains dégradés (terrains en déclin), en les réintégrant dans une utilisation
productive, favorise la préservation foncière et stimule la revitalisation économique et sociale
dans les zones en détresse. (Kibert, C. J. (2016).

Figure II.13 : La gestion durable des sols et des terres en lien avec le climat. (Source :
Ao, Climate-Smart Agriculture Sourcebook)

II.6.1. Énergie et optimisation

Conception visant à minimiser les émissions de CO2 et la pollution. L'objectif de


l'architecture durable en matière d'énergie vise à permettre aux occupants d'un bâtiment de
maintenir voire d'améliorer leur qualité de vie, tout en réduisant au maximum les émissions de
CO2 et optimiser le confort thermique. Une solution directe consisterait à passer des systèmes
alimentés par des combustibles fossiles à des sources renouvelables à faibles émissions de CO2.
(Sassi, P 2006)
Selon Palich, N et al, l'efficacité énergétique peut être illustrée à travers les exemples de
décisions de conception suivants (Palich N et al,. 2017) :
 Ombrage efficace.

54
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

 Amélioration du matériau de construction au-delà des exigences minimales du


Code du bâtiment de l'Australie (BCA).
 Services de chauffage et de refroidissement efficaces.
 Production d'énergie sur place.
Par ailleurs, les limitations diverses pourraient restreindre la contribution des ressources
renouvelables dans les bâtiments. Dans de telles circonstances, une gestion efficace de l'énergie
des bâtiments joue un rôle crucial pour parvenir à une économie à faible émission de carbone
et à une durabilité, potentiellement à un rythme accéléré. Les bâtiments à haute efficacité
énergétique, favorisant un contrôle intelligent du bâtiment, deviennent une tendance pour la
prochaine génération de constructions. (Shaikh, P et al,. 2014)

Figure II.14 : Les principales catégories liées à l'énergie durable dans le contexte des
villes intelligentes. (Source : Cortese, T. et al,. 2022)

II.6.2. Eau : Conception pour une réduction de la consommation d'eau et des déchets

L’eau est l'élément vital de la planète. Des ressources en eau sûres et en quantité
suffisante sont cruciales pour les trois dimensions de la durabilité : sociale, économique et
environnementale. (Wang,Z zt al,. 2015).la stratégie de préservation de l’eau est basé sur la
réutilisation des eaux usées et d'autres déchets tels que les débris de construction, le verre, les
matériaux dragués, les tapis recyclés, les pneus, etc.( Wang, N., & Adeli, H. 2014).

55
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Selon Akadiri, P et al, la conservation de l’eau est fondée sur :

 Utilisation d'équipements de plomberie à faible consommation d'eau.


 Conception d'une plomberie double.
 Collecte des eaux pluviales.
 Utilisation de systèmes de recyclage.
 Conception d'aménagements paysagers à faible demande en eau.
 Réduction de la pression. (Akadiri, P et al,. 2012)

Figure II.15 : Recyclage de l'eau dans les habitations. (Source : (Palich N et al,. 2017)

II.6.3. Qualité de l'air intérieur

Ces dernières décennies, l'importance de la Qualité de l'Air Intérieur (QAI) a gagné en


visibilité au sein de la communauté scientifique internationale, des institutions politiques et des
instances environnementales. Cela vise à améliorer le confort, la santé et le bien-être des

56
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

personnes qui occupent les bâtiments. (Cincinelli, A., & Martellini, T. 2017). Dans le but de
garantir le bien-être des occupants du bâtiment, la stratégie cherche à créer un environnement
intérieur sain et de haute qualité.
Une gestion appropriée de la qualité de l'air intérieur (QAI) au sein des unités de soins
de santé a des conséquences significatives sur les résultats en termes de durabilité, du fait de
son impact sur la sécurité des patients, la santé et la sécurité au travail, ainsi que la
consommation d'énergie.( Fonseca, A et al 2018). Selon Persily et Emmirech, la stratégie
d'efficacité énergétique la plus apparente susceptible de compromettre la qualité de l'air
intérieur (QAI) est la réduction des débits de ventilation d'air extérieur. Bien que la relation
entre les débits de ventilation et les niveaux de contaminants intérieurs puissent être complexes
en raison des effets transitoires, des emplacements et des caractéristiques de sources
spécifiques, ainsi que d'autres facteurs, une réduction des débits de ventilation dans les
bâtiments entraînera des niveaux de contaminants intérieurs plus élevés lorsque la source est
présente à l'intérieur du bâtiment.( Persily, A. K., & Emmerich, S. J.2012)

Tableau II.4 : Stratégies pouvant favoriser à la fois l'efficacité énergétique et la qualité


de l'air intérieur (QAI). (Source Persily, A. K., & Emmerich, S. J.2012)

Stratégie de qualité de l'air intérieur (QAI Commentaire


Une meilleure gestion de l'humidité grâce à Si l'humidification de l'isolant thermique est
la conception et à la construction de réduite dans le processus, cela améliorera les
l'enveloppe pour réduire le potentiel de performances thermiques.
croissance des bio aérosols.
Contaminant source control En supposant qu'il n'y ait pas de réduction
concurrente des taux de ventilation.
Pratiques améliorées de nettoyage et Réduit l'exposition à la poussière et aux
d'entretien produits chimiques associés aux produits de
nettoyage.
Gestion intégrée des nuisibles Réduit l'exposition aux allergènes et aux
irritants associés aux nuisibles ainsi qu'aux
pesticides.
Ventilation avec récupération de chaleur Maintient les taux de ventilation de l'air
extérieur
Obligatoire dans certaines normes d'efficacité
énergétique

57
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Fonctionnement de l'économiseur
Ventilation à la demande Permet une ventilation réduite en cas de faible
occupation
Obligatoire selon les normes 90.1 et 189.1
Autorisé par la norme 62.1
Doit maintenir la ventilation de base pour les sources
non occupantes
La performance des capteurs peut poser problème
Systèmes d'air extérieur dédiés Potentiel de réduire la consommation d'énergie et
d'améliorer la qualité de l'air intérieur (QAI)
Potentiel de simplifier les contrôles
Plus facile à nettoyer, à conditionner et à contrôler
l'air extérieur
Plus de flexibilité dans les stratégies de chauffage et
de refroidissement
Ventilation par déplacement Moins d'air extérieur avec la même qualité d'air
intérieur (QAI) ou meilleure dans la zone de
respiration
Non applicable dans tous les espaces
Ventilation par tâche/contrôle par l'occupant Moins d'air extérieur avec la même qualité d'air
intérieur (QAI) ou meilleure dans la zone de
respiration
Les occupants préfèrent le contrôle individuel
Ventilation naturelle/hybride Moins de refroidissement mécanique, plus d'air
extérieur
La pollution de l'air extérieur et l'humidité peuvent
entraîner des complications
Outils de conception limités et méthodes de mesure
de performance
Étanchéité de l'enveloppe L'infiltration est néfaste pour l'énergie et la qualité de
l'air intérieur (QAI)
Il faut tenir compte de la dynamique de l'humidité au
sein de l'enveloppe du bâtiment
Étanchéité du système de distribution d'air Contribue à la fois à l'efficacité énergétique et à une
bonne qualité de l'air intérieur (QAI)
Plus significatif dans les bâtiments résidentiels et les
petits bâtiments commerciaux
surtout lorsque les conduits d'air se trouvent dans des
espaces non conditionnés

58
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Filtration des particules plus efficace Amélioration de l'efficacité de l'équipement, air de


soufflage plus propre
L'installation et l'entretien des filtres sont essentiels
Purification de l'air gazeux ; taux de ventilation Moins d'air extérieur avec la même qualité d'air
réduits intérieur (QAI) ou meilleure
Aucune méthode de test ni norme de cotation pour la
purification de l'air gazeux
La procédure de taux de ventilation de la norme 62.1
ne permet pas de réduire la ventilation
Contrôle des sources et réduction de la ventilation Moins d'air extérieur avec la même qualité d'air
intérieur (QAI) ou meilleure
Les méthodes de caractérisation des sources ne sont
pas encore matures
Les informations sont insuffisantes sur les
contaminants clés et les valeurs de conception
La procédure de taux de ventilation de la norme 62.1
ne permet pas de réduire la ventilation
Exploitation et maintenance / remise en service Contribue à la fois à l'efficacité énergétique et à une
bonne qualité de l'air intérieur (QAI)
L'accès au système est essentiel
II.6.4. Matériaux de construction
Choisir des matériaux de construction durables est une stratégie cruciale lors de la
conception et de la construction d'un bâtiment. Cependant, un défi majeur réside dans la création
de critères d'évaluation en accord avec les concepts et principes de durabilité. (Akadiri, P. O.,
& Olomolaiye, P. O. 2012). En raison des préoccupations environnementales croissantes, il est
primordial de développer de nouveaux matériaux et méthodes de construction respectueux de
l'environnement. (Joseph, P., & Tretsiakova-McNally, S. 2010).
Selon Chen, Y, et al, un total de six facteurs latents ont été extraits pour présenter la
structure sous-jacente des critères utilisés pour la sélection des matériaux pour un projet de
construction. Trois facteurs se trouvaient dans la catégorie environnementale, deux facteurs
appartenaient à la catégorie socio-économique et un facteur concernait la dimension technique.
(Chen, Y., et al 2010) :
 Premier facteur : Coût du cycle de vie : Facteur d'évaluation "coût du cycle de vie"
comprend des critères tels que le coût initial (coût d'achat), le coût d'entretien et le coût
d'élimination.

59
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

 Deuxième facteur : capacité de rendement : Lié à la résistance au feu, à la résistance


à la décomposition, à l'économie d'énergie et à l'isolation thermique, à la durée de vie
du matériau (durabilité), à la facilité de construction et à la facilité d'entretien.
 Troisième facteur : Efficacité des ressources : La variation des charges sur le
troisième facteur latent se centre sur "l'efficacité des ressources", incluant des éléments
tels que les méthodes d'extraction des matières premières, l'impact environnemental
pendant la récolte, la probable quantité de déchets lors de l'utilisation du matériau et
l'énergie intégrée.
 Quatrième facteur : Impacts environnementaux : Notamment la conformité légale
en matière d'environnement, la toxicité, le potentiel de déplétion de la couche d'ozone,
la pollution et la qualité de l'air.
 Cinquième facteur : minimisation des déchets : Englobent des éléments tels que la
disponibilité d'options d'élimination respectueuses de l'environnement et le potentiel de
recyclage et de réutilisation.
 Sixième facteur : Avantage social : Englobe des aspects tels que l'esthétique,
l'utilisation de matériaux locaux, la disponibilité de la main-d'œuvre et la santé et la
sécurité.

Figure II.16 : Sélection de matériaux durables. (Source : Akadiri & Olomolaiye, 2012)

60
Chapitre II : Le concept de durabilité et les méthodes d’évaluation de la performance énergétique du bâtiment.

Conclusion

Ce chapitre, nous a permis d’explorer en profondeur la notion de durabilité relativement


au secteur du bâtiment, en mettant l'accent sur divers aspects tels que : la certification
environnementale, l'évaluation de la performance énergétique et les systèmes de notation
internationaux. La durabilité architecturale englobe des concepts variés, allant de l'efficacité
énergétique à la gestion des matériaux et à l'harmonie avec l'environnement. Les certifications,
qui varient selon les pays, s'efforcent de promouvoir des pratiques de construction plus durables
et de minimiser l'impact environnemental des bâtiments. Les évaluations énergétiques et les
certificats de performance énergétique jouent un rôle crucial pour quantifier et améliorer
l'efficacité énergétique des bâtiments, contribuant ainsi à l'atteinte des objectifs
environnementaux mondiaux.

En résumé, notre exploration a mis en lumière l'importance croissante de la durabilité


dans le secteur de la construction et du bâtiment, avec des initiatives et des certifications visant
à guider les acteurs du secteur vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement. À
mesure que les enjeux environnementaux continuent de prendre de l'ampleur, il est essentiel de
poursuivre ces efforts pour façonner un avenir où les bâtiments jouent un rôle actif dans la
conservation des ressources et la protection de notre planète.

61
Chapitre III :
Sagesse passive : leçons de
l'architecture vernaculaire à travers le
monde « Etat de l’Art »

« L’histoire de l'architecture est


l'histoire de la lutte pour la lumière. »
(Le Corbusier)
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

Introduction

L'architecture vernaculaire et la durabilité représentent un domaine de recherche


essentiel dans le contexte de la conception et de la réalisation de bâtiments respectueux de
l'environnement. Ce chapitre examine en profondeur différents aspects liés à l'architecture
vernaculaire, en se penchant sur sa signification en tant que source d'enseignement pour réaliser
une architecture durable et adaptée à son contexte.
Il sera question de passer en revue la littérature existante concernant les stratégies
traditionnelles utilisées à l'échelle mondiale, avec en soubassement, la compréhension des
principes de conception climatique passive pour optimiser le confort thermique et les
performances énergétiques des bâtiments résidentiels. Cette revue exhaustive des recherches
effectuées, sera finalisée par une synthèse mettant en évidence les principaux résultats réalisés
dans ce domaine.
En outre, nous exposons en détail notre méthodologie d'investigation, notamment, le
choix des techniques et outils de recherche. A ce titre, le choix de l’enquête par questionnaire,
le travail de terrain à travers les mesures in situ et l’étude par simulation numérique, seront
argumentés et largement documentés.
En ce qui concerne l’approche par simulation, quelques-uns des outils de simulation
énergétique les plus pertinents pour l’étude vont être présentés. En effet, dans le secteur du
bâtiment, les logiciels de simulation sont exploités pour étudier les différents phénomènes
physiques (ambiance thermique, éclairage naturel, …) et énergétiques relatifs aux bâtiments et
leurs composants notamment l’enveloppe et ses éléments. Ils permettent également d’optimiser
la conception d'un bâtiment en proposant une approche réaliste du fonctionnement thermique
de la construction à l'aide de calculs énergétiques détaillés. A cet égard, ces outils s’avèrent
cruciaux pour évaluer et améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, une préoccupation de
plus en plus importante dans le contexte de la durabilité architecturale.

62
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

III.1. Architecture vernaculaire et durabilité

Au cours de la décennie écoulée, on a observé une nette augmentation de l'intérêt


académique pour la durabilité de l'architecture vernaculaire (Rasulo, 2003 ; Stasinopoulos,
2006 ; Eyüce, 2007 et Singh et al., 2009). A cet égard, les études portant sur des aspects telles
que les propriétés thermiques, la consommation d'énergie et l'utilisation des ressources, se
distinguent par leur diversité en ce qui concerne leur champ thématique et leur méthodologie.
Une tendance commune se dégage cependant de ces recherches : l'idée fondamentale
que les acteurs engagés dans le développement contemporain de l'architecture durable auraient
tout à gagner d'étudier l'architecture vernaculaire. Globalement, l'argument avancé repose sur
le constat que, dans une époque marquée par une multitude de défis environnementaux, les
traditions vernaculaires ont depuis longtemps développé des liens étroits avec leurs
environnements naturels. Cette approche davantage axée sur la "durabilité" est considérée
comme une source précieuse d'enseignements pour les professionnels de la pratique
architecturale contemporaine (Asquith et Vellinga, 2006). Les technologies vernaculaires de
refroidissement passif peuvent servir d'inspiration pour concevoir des habitations adaptatives
et résilientes dans des climats arides et en réchauffement. Elles indiquent également notre
capacité à survivre dans de telles régions sans recourir à la climatisation.
En examinant les facteurs qui influent sur le succès ou l'échec des stratégies de
construction vernaculaires, nous pouvons envisager des moyens de mettre en œuvre
efficacement des programmes de logements communautaires écoénergétiques à l'avenir.
(Foruzanmehr et Nicol, 2008). Les conditions climatiques, le contexte socioculturel,
l'économie, la disponibilité des matériaux et de la technologie sont des éléments essentiels qui
exercent une influence considérable sur l'architecture des bâtiments et leur viabilité. Étant
donné que le climat varie d'un lieu à l'autre, les solutions architecturales adaptées à
l'environnement bâti sont spécifiques à chaque région. L'architecture vernaculaire, édifiée par
les résidents locaux, reflète leurs besoins ainsi que les valeurs socioculturelles qui leur sont
propres. (Singh et al., 2009).
L'architecture vernaculaire exploite ces conditions pour offrir aux habitants le niveau de
confort qu'ils désirent. Un édifice vernaculaire est érigé par les habitants locaux en utilisant des
méthodes traditionnelles et des matériaux disponibles in situ, s'adaptant ainsi au contexte
environnemental pour satisfaire les besoins du quotidien (Foruzanmehr, 2015). Par ailleurs,
selon Sahebzadeh et al. (2015), l'architecture vernaculaire a évolué au fil du temps pour refléter
et s'adapter durablement aux contextes environnementaux et culturels dans lesquels elle existe.

63
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

Ce type d'architecture recèle une multitude de pratiques et de technologies originales et


astucieuses pour répondre aux divers besoins imposés par le contexte (Sahebzadeh et al., 2017).
Les techniques de construction à faible technologie appliquées dans l'architecture vernaculaire
peuvent être mises en œuvre pour concevoir des bâtiments et des environnements parfaitement
adaptés au climat et à la culture locale. Cette approche se distingue nettement de la conception
de nombreuses constructions modernes qui négligent souvent les caractéristiques propres au
contexte local (Nguyen et al., 2019).
Du fait de son intégration harmonieuse dans l'environnement, de l'utilisation de
ressources naturelles et climatiques, de la réduction de la pollution et des déchets, de la
préservation du confort humain, ainsi que de la réduction des effets des catastrophes naturelles,
l'architecture vernaculaire illustre clairement sa durabilité environnementale (Uysal, 2023).
Selon Ali 2023, les matériaux vernaculaires ont un impact environnemental moins néfaste, en
particulier en ce qui concerne le potentiel de réchauffement climatique. De plus, une évaluation
des résultats de l'étude a clairement démontré que la majorité de ces matériaux et des procédés
locaux sont essentiels pour la construction respectueuse de l'environnement. En outre, d'un
point de vue économique et social, l'utilisation de ces matériaux et techniques contribue aux
bénéfices de la région et génère de meilleures opportunités d'emploi. Enfin, leur adéquation
avec la vie culturelle locale renforce encore davantage leur pertinence et leur durabilité (Ali,
2023).

III.2. L'architecture vernaculaire à travers le monde

L'architecture vernaculaire, reflétant les traditions locales et les connaissances


empiriques, les sites du patrimoine mondial avec une expression vernaculaire deviennent
essentiels pour la préservation de ce patrimoine unique, mettant en avant l'engagement des
communautés locales, et soulignant le caractère exceptionnel de cette architecture vivante
(Dipasquale et al., 2020).
(Supic, 1982) : Cette étude explore la signification de l'architecture vernaculaire en tant que
précieuse source d'enseignements pour la conception durable à l'avenir. Elle souligne
l'importance de comprendre les pratiques de construction traditionnelles et les principes de
conception qui se sont développés au fil des générations en réponse aux conditions
environnementales locales. En s'appuyant sur des exemples historiques, elle met en avant le
potentiel d'intégrer ces stratégies éprouvées par le temps dans les pratiques architecturales
contemporaines, ce qui pourrait améliorer l'efficacité énergétique et la durabilité. L'étude met

64
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

en évidence la pertinence continue de l'architecture vernaculaire en offrant des pistes pour la


conception de bâtiments plus respectueux de l'environnement et mieux adaptés aux besoins
contemporains.

(Glassie, 2000) : L’objectif est d'explorer l'architecture vernaculaire à travers le monde,


en mettant en évidence ses caractéristiques, ses significations culturelles et ses méthodes de
construction. Le résultat de cet ouvrage est une compréhension approfondie de la richesse et de
la diversité de l'architecture vernaculaire à l'échelle mondiale, tout en soulignant son rôle
essentiel dans la préservation de la culture et de l'identité locales, ainsi que dans la relation entre
les sociétés humaines et leur environnement bâti.

(Foruzanmehr et Nicol 2008) : le développement de nouvelles approches visant à


intégrer les systèmes de refroidissement passif vernaculaires dans les bâtiments modernes situés
dans les climats chauds et secs de l'Iran. L'objectif principal de cette recherche était d'explorer
comment les systèmes traditionnels de refroidissement passif, qui ont fait leurs preuves dans
l'architecture vernaculaire, pourraient être adaptés et efficacement incorporés dans les
conceptions contemporaines de bâtiments, dans le but de réduire la dépendance à la
climatisation mécanique. Les résultats obtenus à l'issue de cette étude ont révélé plusieurs
approches et technologies issues de l'architecture vernaculaire qui présentaient un fort potentiel
pour contribuer à la réduction de la consommation énergétique associée au refroidissement des
bâtiments dans les climats chauds et secs. Parmi ces approches figuraient l'exploitation de
techniques de ventilation naturelle, l'utilisation judicieuse de pare-soleil, l'emploi de matériaux
à haute efficacité thermique, ainsi que d'autres méthodes traditionnelles de refroidissement
passif. Ces découvertes ont ouvert la voie à une réflexion novatrice sur la manière d'intégrer de
manière optimale les connaissances vernaculaires dans les pratiques de conception
contemporaines des bâtiments, dans le but d'améliorer leur efficacité énergétique, notamment
dans les régions caractérisées par des climats chauds et secs.

(Zhai et Previtali, 2010) : L’objectif est d'analyser l'architecture vernaculaire ancienne


en identifiant ses caractéristiques spécifiques, de les catégoriser en fonction de leur impact sur
la performance énergétique des bâtiments, et enfin d'évaluer cette performance énergétique. Les
résultats de l'étude montrent que l'architecture vernaculaire ancienne présente un certain
nombre de caractéristiques qui contribuent à une meilleure efficacité énergétique, telles que
l'utilisation de matériaux locaux, la disposition des bâtiments pour maximiser l'utilisation de la
lumière naturelle et la ventilation, ainsi que l'utilisation de techniques de construction adaptées

65
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

au climat local. Ces caractéristiques peuvent inspirer des approches plus durables dans la
conception architecturale contemporaine, en mettant l'accent sur l'utilisation judicieuse des
ressources naturelles et l'amélioration de la performance énergétique des bâtiments.

(Kazemi et al,. 2011) : L'objectif de cet article est de fournir une vue d'ensemble des
techniques vernaculaires utilisées dans l'architecture durable en Iran, en mettant l'accent sur les
citernes et les glacières. Les résultats mettent en lumière comment ces techniques
traditionnelles, telles que la collecte et le stockage d'eau de pluie dans les citernes et la
conservation de la glace dans les glacières, contribuent à la durabilité environnementale et à
l'efficacité énergétique dans le contexte iranien. L'article souligne également comment ces
pratiques traditionnelles peuvent offrir des enseignements pertinents pour la conception
contemporaine axée sur la durabilité en Iran et ailleurs.

(Rezazadeh et Shafiei 2016) : L’objectif d'analyser comment les maisons vernaculaires


en Iran répondaient aux conditions climatiques chaudes. Pour atteindre cet objectif, les
chercheurs ont examiné les caractéristiques architecturales et les techniques de construction
utilisées dans ces maisons traditionnelles. Ils ont également étudié comment ces maisons étaient
conçues pour maximiser le confort thermique et la ventilation naturelle tout en minimisant les
effets néfastes du climat chaud. Les résultats de l'étude ont montré que l'architecture
vernaculaire iranienne était remarquablement adaptée aux conditions climatiques chaudes. Les
maisons traditionnelles étaient conçues avec des éléments tels que des cours intérieures, des
pare-soleil et des systèmes de ventilation naturelle pour créer des environnements intérieurs
plus confortables. Ces conclusions ont mis en lumière l'efficacité de l'architecture vernaculaire
dans la réponse aux contraintes climatiques locales et ont offert des enseignements précieux
pour la conception de bâtiments adaptés au climat chaud.

(Sahebzadeh et al,. 2017) : L’étude s'est concentrée sur l'architecture vernaculaire en


Iran, en particulier dans les régions chaudes et arides, ainsi que dans les régions chaudes, arides
et venteuses. L'objectif de l'étude était de comparer les caractéristiques de durabilité de
l'architecture traditionnelle dans ces deux contextes climatiques distincts. Pour atteindre cet
objectif, les chercheurs ont analysé en détail les éléments architecturaux, les techniques de
construction et les matériaux utilisés dans les deux types de régions. Ils ont examiné comment
ces éléments répondaient aux défis posés par les conditions environnementales difficiles,
notamment la chaleur et la sécheresse, ainsi que les vents forts dans les régions venteuses. Les

66
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

résultats de l'étude ont permis de mettre en évidence les adaptations spécifiques à chaque région
et les pratiques architecturales traditionnelles qui ont contribué à la durabilité des bâtiments
dans ces contextes. Cette recherche a fourni des informations importantes sur la manière dont
l'architecture vernaculaire en Iran a évolué pour répondre aux besoins climatiques locaux,
offrant ainsi des pistes pour la conception durable dans des environnements similaires.

(El Haridi et al,. 2019) : fondé sur une analyse comparative de l'architecture
vernaculaire dans les oasis d'Égypte, en se concentrant sur les différences entre l'architecture
désertique et l'architecture verte. L'objectif de cette recherche est d'examiner comment les
conditions environnementales spécifiques des oasis ont influencé l'architecture vernaculaire et
comment cette architecture répond aux besoins des habitants. Les chercheurs comparent les
caractéristiques architecturales des bâtiments dans les oasis désertiques et celles dans les oasis
verdoyantes, en mettant en lumière les stratégies de conception uniques utilisées dans chaque
contexte. Les résultats de cette étude contribuent à la compréhension de l'adaptation de
l'architecture vernaculaire aux conditions environnementales locales en Égypte.

(Samalavičius et Traškinaitė 2021) : L’étude se penche sur les bâtiments vernaculaires


traditionnels, le patrimoine architectural et la durabilité. L'objectif de cette étude est d'explorer
la relation entre les bâtiments vernaculaires traditionnels et la durabilité, en mettant l'accent sur
leur importance en tant que patrimoine architectural. Les chercheurs examinent comment ces
bâtiments peuvent contribuer à la durabilité à travers leur utilisation de matériaux locaux, leurs
techniques de construction adaptées à l'environnement, et leur rôle dans la préservation de la
culture locale. L'article offre une réflexion sur la manière dont le patrimoine architectural
vernaculaire peut être intégré dans des approches contemporaines de la durabilité architecturale.

(Ergöz Karahan, E et al., 2021) : La recherche examine le comportement des


occupants en matière d'économie d'énergie dans les maisons vernaculaires de Behramkale
(Assos). L'objectif de cette recherche est d'investiguer comment les habitants de ces maisons
vernaculaires adoptent des comportements visant à économiser l'énergie. Les chercheurs
examinent comment les occupants interagissent avec l'environnement bâti, les matériaux et les
systèmes de construction pour réduire leur consommation d'énergie. Cette étude offre des
perspectives sur la manière dont les pratiques traditionnelles dans les maisons vernaculaires
peuvent inspirer des comportements écoénergétiques dans les habitations contemporaines.

67
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

(Femmam et al., 2022) : Le travail se concentre sur la recherche de solutions pour


rendre les bâtiments résidentiels plus durables dans les climats chauds et arides, en s'inspirant
de l'architecture traditionnelle de la région de Souf en Algérie. L'objectif principal de cette
recherche était d'acquérir des connaissances à partir des pratiques de construction
traditionnelles de Souf afin d'améliorer la conception de bâtiments contemporains mieux
adaptés aux conditions climatiques locales. Les résultats de l'étude ont mis en évidence
plusieurs éléments importants issus de l'architecture vernaculaire de Souf. Il s'agit notamment
de l'utilisation de matériaux locaux et adaptés au climat, de techniques de construction qui
favorisent la régulation thermique, de la disposition des bâtiments pour maximiser l'ombre et la
ventilation naturelle, ainsi que de l'exploitation des caractéristiques du paysage environnant
pour améliorer la durabilité des bâtiments. Ces conclusions offrent des enseignements pratiques
pour la conception de bâtiments résidentiels plus respectueux de l'environnement dans des
climats chauds et arides, en tirant parti des connaissances accumulées au fil du temps dans
l'architecture vernaculaire de la région de Souf en Algérie.

(Al-Hashim et al., 2023) : L’étude se focalise sur l'évaluation des caractéristiques


durables de l'architecture vernaculaire dans les régions chaudes et arides, en se basant sur des
enquêtes de terrain et des analyses de deux maisons vernaculaires situées dans la région d'Al
Batinah, Oman. L'objectif principal de cette recherche était de comprendre comment
l'architecture traditionnelle de cette région était adaptée pour répondre aux défis
environnementaux locaux et si elle pouvait offrir des pistes pour la conception de bâtiments
durables. Les résultats de l'étude fournissent des informations cruciales sur les caractéristiques
de durabilité présentes dans l'architecture vernaculaire de la région d'Al Batinah, Oman, offrant
ainsi des enseignements pour la création de bâtiments résilients dans des climats chauds et
arides.

III.3. Étude de la littérature sur l'application des stratégies passives pour l'optimisation
des bâtiments résidentiels

(Sadinen et al., 2011) : L’étude propose une revue des composants de l'enveloppe du
bâtiment en relation avec les économies d'énergie passives. L'étude explore les différentes
technologies et stratégies utilisées pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments grâce à
leur enveloppe, notamment l'isolation thermique, les matériaux de construction, les fenêtres à
haute performance, les toits verts et d'autres éléments. Cette revue met en évidence l'importance

68
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

de l'enveloppe du bâtiment dans la réduction de la consommation d'énergie et offre un aperçu


des avancées dans ce domaine, contribuant ainsi à la compréhension des pratiques de
conception de bâtiments plus économes en énergie.

(Gong et al., 2012) : L’article se concentre sur l'optimisation des mesures de conception
passive pour les bâtiments résidentiels dans différentes régions de Chine. L'objectif de cette
étude est d'identifier et de mettre en œuvre des mesures de conception passive spécifiques à
chaque région pour améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments. Les chercheurs ont
examiné comment des stratégies telles que l'isolation, l'orientation, la ventilation naturelle et
d'autres facteurs de conception pouvaient être adaptées en fonction des variations climatiques
et géographiques en Chine. Les résultats de cette recherche offrent des informations précieuses
pour la conception de bâtiments résidentiels écoénergétiques adaptés à des contextes
géographiques variés en Chine.

(Fesanghary et al., 2012) : le travail se concentre sur la conception de bâtiments


résidentiels à faibles émissions et à haute efficacité énergétique en utilisant un algorithme
d'optimisation multi-objectif. L'objectif de cette recherche est de développer une approche qui
permet de concevoir des bâtiments résidentiels capables de réduire les émissions et de
maximiser l'efficacité énergétique. Les chercheurs proposent un algorithme d'optimisation qui
tient compte de plusieurs objectifs, notamment la réduction des émissions de carbone et la
minimisation de la consommation d'énergie. Les résultats de cette étude offrent des solutions
potentielles pour la conception de bâtiments résidentiels plus respectueux de l'environnement
et écoénergétiques.

(Deng et al., 2014) : Le travail se penche sur l'évaluation de la performance des


bâtiments à bilan énergétique net nul, également connus sous le nom de Net Zero Energy
Buildings (NZEB). L'étude réalise une revue de la littérature afin de comprendre comment
évaluer de manière adéquate la performance de ces bâtiments. Les chercheurs examinent les
différentes méthodologies et indicateurs utilisés dans la recherche et la pratique pour mesurer
l'efficacité énergétique et environnementale des NZEB. Cette revue de la littérature offre un
aperçu des approches couramment utilisées pour évaluer la performance des NZEB et contribue
à l'avancement des connaissances dans ce domaine crucial de la conception et de la construction
durables.

69
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

(Jalaei et al., 2015) : L’article traite de l'intégration d'un système d'aide à la décision
(DSS) et de la modélisation des informations du bâtiment (BIM) pour optimiser la sélection des
composants de construction durables. L'objectif de cette recherche est de développer un cadre
qui combine des technologies DSS et BIM pour aider les professionnels de la construction à
prendre des décisions éclairées lors du choix de composants de bâtiment durables. L'étude
explore comment ces technologies peuvent être intégrées de manière à améliorer la durabilité
des projets de construction. Les résultats de cette recherche fournissent des insights sur les
avantages potentiels de l'intégration du DSS et du BIM dans le processus de conception et de
construction de bâtiments durables.

(Harkouss, 2018) : Le travail se concentre sur l'optimisation de la conception de


bâtiments à bilan énergétique nul, également connus sous le nom de bâtiments à consommation
nette d'énergie zéro (Net Zero Energy Buildings - NZEB), dans des environnements climatiques
variés. L'étude examine les défis spécifiques liés à la conception de ces bâtiments, qui visent à
produire autant d'énergie qu'ils en consomment sur une base annuelle, en prenant en
considération les fluctuations climatiques d'une région à l'autre. La contribution de manière
significative à l'avancement des connaissances dans le domaine de la conception de bâtiments
durables et écoénergétiques. En explorant des approches adaptées à divers climats, cette thèse
offre des informations précieuses pour les praticiens de l'architecture et de l'ingénierie, ainsi
que pour les décideurs, afin de favoriser la création de bâtiments plus respectueux de
l'environnement et économes en énergie dans des contextes climatiques variés.

(Rosso, F et al., 2020) : L’étude se concentre sur l'optimisation multi-objectif de la


rénovation de bâtiments dans le climat méditerranéen en utilisant l'application d'un algorithme
génétique. L'objectif de cette recherche est de développer une approche permettant de rénover
des bâtiments de manière à atteindre plusieurs objectifs simultanément, notamment
l'amélioration de l'efficacité énergétique, la réduction des émissions de carbone et
l'augmentation du confort intérieur. Les chercheurs utilisent un algorithme génétique pour
explorer différentes combinaisons de mesures de rénovation afin de trouver des solutions
optimales qui répondent à ces objectifs multiples. Les résultats de cette étude offrent des
perspectives sur la manière dont la rénovation des bâtiments peut être planifiée de manière
efficace dans le contexte du climat méditerranéen en utilisant des méthodes d'optimisation
multi-objectif.

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Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

(Benincá et al., 2023) : La recherche est fondée sur l'optimisation multi-objectifs de


l'orientation solaire de deux bâtiments résidentiels collectifs situés dans le sud du Brésil.
L'objectif de cette recherche est d'optimiser l'orientation des bâtiments afin d'améliorer leur
efficacité énergétique grâce à une meilleure utilisation de l'énergie solaire disponible. L'étude
examine les aspects liés à la conception architecturale et à l'orientation des bâtiments pour
maximiser les avantages du rayonnement solaire. Les résultats de cette recherche contribuent à
la compréhension des meilleures pratiques en matière de conception de bâtiments résidentiels
durables dans des climats spécifiques, tout en prenant en compte des objectifs multiples.

(Amaripadath, D et al., 2023) : La recherche réalise une évaluation comparative de la


performance de la ventilation nocturne dans un bâtiment de bureau à consommation d'énergie
presque nulle (Nearly Zero-Energy Building - NZEB) pendant des vagues de chaleur à
Bruxelles. L'objectif de cette étude est d'analyser comment la ventilation nocturne peut
contribuer à maintenir le confort thermique et à réduire la consommation d'énergie dans un
NZEB en cas de conditions climatiques extrêmes. Les chercheurs examinent les performances
du système de ventilation nocturne et comparent ses avantages lors de vagues de chaleur. Les
résultats de cette recherche offrent des informations précieuses sur l'efficacité de la ventilation
nocturne dans les NZEB, en particulier dans des conditions climatiques difficiles.

III.4. Synthèse des recherches dans le domaine

L’objectif des études sont les suivants :


 Amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments : Les études visent à trouver des
solutions pour réduire la consommation d'énergie des bâtiments, en mettant l'accent sur
des stratégies passives, durables et respectueuses de l'environnement.
 Adaptation aux contextes géographiques variés : Certaines études se concentrent sur
l'adaptation des pratiques de conception aux spécificités géographiques et climatiques,
notamment en Chine et au Brésil, afin de concevoir des bâtiments écoénergétiques
adaptés à ces régions.
 Optimisation multi-objectif : Plusieurs travaux utilisent des méthodologies
d'optimisation « multi-objectif » pour concevoir des bâtiments qui répondent à plusieurs
critères simultanément, tels que la réduction des émissions de carbone, l'efficacité
énergétique et le confort intérieur.

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Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

 Intégration de technologies et de modélisation : les recherches explorent l'intégration de


technologies telles que les systèmes d'aide à la décision (DSS) et la modélisation des
informations du bâtiment (BIM) pour prendre des décisions éclairées lors de la sélection
de composants durables.
Les méthodologies utilisées comprennent l'application d'algorithmes d'optimisation, la
collecte de données, la modélisation des systèmes de construction, l'analyse des performances
énergétiques et environnementales, ainsi que l'évaluation des avantages potentiels de différentes
stratégies de conception. Les chercheurs utilisent des outils informatiques avancés pour
analyser et comparer les solutions proposées.
Les résultats incluent des recommandations spécifiques pour la conception de bâtiments
plus économes en énergie, des solutions potentielles pour réduire l'empreinte carbone des
bâtiments, des perspectives sur l'intégration de technologies avancées dans le processus de
conception et des simulations sur l'efficacité des stratégies passives, comme la ventilation
nocturne, l’orientation, les matériaux de constructions et le refroidissement passif dans des
conditions climatiques difficiles. Dans l'ensemble, ces études contribuent de manière
significative à l'avancement des connaissances en matière de conception et de bâtiments
résidentiels durables, en fournissant des solutions adaptées à divers contextes climatiques.

72
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

 Sélection du Domaine (Ex. : NZEB)


Identification du  Définition des Objectifs (Ex. : Efficacité énergétique,
Problème de Conception Durabilité)
 Choix des Paramètres à Optimiser (Ex : Orientation, ratio de
la fenetre)

 Collecte de Données Initiales


Collecte de Données et  Modélisation du Système (ex. : BIM, Modèles
Modélisation parametriques)

Processus  Choix de la Méthode d'Optimisation


d'Optimisation  Configuration des Paramètres d'Optimisation
 Exécution du Processus d'Optimisation

Évaluation des  Évaluation des Solutions Générées


 Comparaison des Solutions Optimales
Solutions

Sélection de la  sélection de la Solution


Meilleure Solution  Validation et Vérification

 Présentation des Solutions Optimales


Résultats  Explication des Avantages et Bénéfices

Figure III.1 : Schématisation de processus de validation des solutions optimaux


(source : auteur).

73
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

III.5. Méthodologie d’investigation et choix des méthodes et techniques de recherche

Pour répondre de manière approfondie à notre problématique et obtenir des résultats


fiables qui contribueront à la résolution des questions de recherche, nous devons soigneusement
choisir les méthodes d'investigation les plus appropriées. Ces méthodes joueront un rôle crucial
dans la collecte, l'analyse et l'interprétation des données nécessaires à notre étude.
L'une des méthodes que nous envisageons d'utiliser est l’élaboration d'un questionnaire
ciblé, destiné à être administré aux personnes directement concernées par la présente étude. Ce
questionnaire permettra de recueillir des informations précises et des opinions pertinentes, tout
en fournissant un moyen efficace de quantifier les données qualitatives. Parallèlement, nous
envisageons de réaliser un travail de terrain afin d'effectuer des observations directes et de
recueillir des mesures in situ. Cette approche nous donnera une compréhension plus
approfondie du contexte et des variables mises en jeu, ainsi que des informations de première
main sur les conditions et les facteurs qui ont trait au sujet traité. Enfin, pour valider nos résultats
et garantir leur fiabilité, nous avons l'intention de recourir à la simulation numérique via des
logiciels adaptés. Ces logiciels nous aideront à modéliser, évaluer et optimiser les bâtiments
étudiés, ce qui nous permettra de vérifier la validité de nos hypothèses et de confirmer la
pertinence de nos conclusions.

III.5.1. La méthode d’investigation par un questionnaire

Les débuts des enquêtes modernes remontent aux sondages d'opinion publique et aux
études marketing du début du XXe siècle. Depuis lors, elles ont proliféré dans divers domaines
et sont fréquemment employées pour recueillir une variété d'informations au sein des contextes
organisationnels. (Kraut, A. et Saari, L, 1999). Grover, R., et Vriens, M. ont défini le
questionnaire par une série de questions structurées visant à recueillir des informations auprès
des participants. Son objectif principal est de transformer les besoins d'information du
chercheur en un ensemble de questions précises auxquelles les participants sont disposés et en
mesure de répondre (Grover et Vriens, 2002).
Selon Carpino et al., (2019), de nombreuses études ont utilisé un questionnaire pour
recueillir les informations nécessaires à diverses fins. Le questionnaire est principalement
utilisé comme un outil exclusif de collecte de données, bien que des situations aient également
été observées où le questionnaire est associé à d'autres méthodes d'enquête, telles que les
mesures sur le terrain et les enquêtes sur l'utilisation du temps (Carpino et al., 2019).

74
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

Figure III.2 : Le processus de construction d'un questionnaire


(source : Synodinos, N. E. 2003)

Obtenir les données essentielles pour effectuer des calculs représente un défi complexe.
Par ailleurs, l'exactitude et la fiabilité des informations collectées sont des éléments essentiels
pour garantir la qualité des résultats de la recherche. Souvent, on se tourne vers les bases de
données statistiques constituées par des organisations publiques ou privées pour mettre à
disposition les informations nécessaires, telles que la consommation d'énergie, les
caractéristiques des bâtiments ou les profils des ménages, par exemple (Zheng et al., 2014 ;
Santin et al., 2009).

Concernant la présente étude, un questionnaire a été élaboré dans le but de recueillir des
informations sur l'expérience et les connaissances des architectes de la wilaya d'El-Oued en
matière de conception de bâtiments résidentiels bioclimatique. Les questions avaient pour
objectifs d’évaluer la formation académique des architectes interrogés, leur expérience pratique
sur le terrain, ainsi que leur sensibilité vis-à-vis des préoccupations environnementales. Un
autre objectif du questionnaire, consistait à recueillir l'opinion des architectes sur le cahier des
charges utilisé dans la réalisation des bâtiments résidentiels, ainsi que leurs approches en
matière de conception intégrant les données climatiques spécifiques à la région du Souf.

75
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

III.5.2. Le travail empirique : collecte des données et mesures in situ

Les mesures réalisées sur place se sont révélées précieuses pour évaluer la véritable
efficacité thermique des composants de bâtiments existants, surtout parce que les valeurs
obtenues en conditions réelles peuvent différer considérablement des valeurs théoriques (Teni
et al., 2019). Selon Koški et al., dans un processus de développement et d'amélioration des
mesures in situ, il est essentiel de considérer les interactions entre les paramètres qui influencent
un environnement de travail sain et les coefficients U (coefficients de transmission thermique).
Outre la qualité de l'enveloppe thermique, l'étanchéité à l'air joue un rôle majeur dans son
incidence sur la consommation énergétique (Koški et al,. 2013).
Les méthodes expérimentales se fondent sur la collecte de données sur le terrain (in
situ). Ces mesures peuvent être réalisées soit par des procédures destructives, comme
l'utilisation d'un endoscope et des méthodes d'échantillonnage, soit par des procédures non
destructives, telles que la méthode du débit calorifique (ISO, E. 2014). La mesure de la
résistance thermique (valeur R) in situ des murs de bâtiments par exemple est cruciale pour une
évaluation précise des performances thermiques de l'enveloppe, et elle fait récemment l'objet
d'une attention de plus en plus marquée (Teni et al., 2019). Il existe également divers outils
professionnels pour mesurer in situ les propriétés des matériaux et des composants du bâtiments
(Feng et al., 2020).
Dans notre travail, les mesures in situ ont été effectuées aux niveaux des deux cas
d’études pour comprendre le comportement thermique de chaque cas et de comparer la
température intérieure et extérieure selon les deux saisons hivernale et estivale par l’utilisation
d’un data logger approprié.

Relevé du Calibration Déploiement


de
bâtiment de l'instrument
l'instrument sur site

Figure III.3 : Le
processus des mesures
in situ (source : auteur).

Surveillance
Collecte continue
Interprétation
des résultats des (Monitoring)
données

76
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

III.5.3. La méthode de simulation : étude quantitative

La simulation numérique via l’utilisation d’un programme informatique représente la


technique de recherche la plus exploitée par les chercheurs dans la quasi-totalité des études vue
ses innombrables avantages. En effet, en plus de la précision et la fiabilité des résultats, la
simulation numérique est la moins coûteuse (en comparaison avec les mesures in situ, les
modèles réduits, etc.), en plus, d’être plus flexible, dans la mesure où elle permet d'évaluer les
performances thermiques d'une construction tout en agissant à volonté sur des variables
relatives au climat, au bâtiment, aux matériaux, à l’occupation, etc.
Dans le secteur du bâtiment, les logiciels de simulation sont exploités pour étudier les
différents phénomènes physiques (ambiance thermique, éclairage naturel, …) et énergétiques
relatifs aux bâtiments et leurs composants notamment l’enveloppe et ses éléments. Ils
permettent également d’optimiser la conception d'un bâtiment en proposant une approche
réaliste du fonctionnement thermique de la construction à l'aide de calculs énergétiques
détaillés. Ils donnent ainsi la possibilité d'apprécier les phénomènes thermiques qui s’opèrent
dans le bâtiment et de les appréhender globalement sur le cycle complet d'une année, d’une
saison, etc.
Un grand nombre de logiciels de simulation de bâtiments ont été créés à travers le monde
depuis les débuts de la technologie de simulation assistée par ordinateur dans les années 1960.
(Yan et al., 2008). Les logiciels de simulation énergétique peuvent revêtir une importance
cruciale pour la réduction des coûts énergétiques des bâtiments. (Clarke J, 2001). Selon Sousa,
les logiciels de simulation énergétique jouent un rôle essentiel pour les architectes et les
concepteurs de bâtiments en réduisant les coûts énergétiques. Ils permettent d'analyser avec
précision diverses variables, aidant ainsi à prendre des décisions éclairées pour l'efficacité
énergétique lors de la construction ou de la rénovation de bâtiments. (Sousa J, 2012).
Avec l'intérêt croissant pour la préservation de l'environnement et la promotion du
développement durable, les simulations de bâtiments révèlent les interactions complexes entre
le bâtiment, ses occupants, les systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation, ainsi
que le climat extérieur. De plus, elles permettent de développer des options de conception
respectueuses de l'environnement pour répondre à ces défis. (Hong et al, 2000).
La conception et l'optimisation basées sur la simulation des bâtiments peuvent
contribuer à atteindre plusieurs objectifs spécifiques, tels que la réduction de la consommation
d'énergie et des impacts environnementaux, ainsi que l'amélioration de la qualité de
l'environnement intérieur. Cela ouvre ainsi une nouvelle ère de conception pour les architectes

77
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

et les ingénieurs (Wang H et Zhai Z, 2016). Afin d'optimiser l'efficacité de ces systèmes et de
réduire les émissions de gaz à effet de serre des bâtiments en accord avec les objectifs
internationaux, il est impératif de disposer d'un outil d'optimisation complet et convivial, axé
sur la conception et le contrôle, qui puisse s'intégrer facilement aux logiciels de conception
architecturale géométrique dans le domaine de la simulation des bâtiments ( Barber K et Krarti
M, 2022).

III.5.3.1. Présentation de quelques outils de simulation énergétique

III.5.3.1.1. EnergyPlus

Un programme de simulation énergétique développé pour l'industrie du bâtiment.


EnergyPlus est conçu pour modéliser la performance énergétique des bâtiments en prenant en
compte divers paramètres, tels que le climat, les systèmes de chauffage, de ventilation et de
climatisation, ainsi que les matériaux de construction. L'article met en évidence les
fonctionnalités et les avantages de ce logiciel, qui offre une capacité avancée de simulation
énergétique pour aider les concepteurs de bâtiments à prendre des décisions éclairées en matière
d'efficacité énergétique. (Crawley et al,. 2000).

Figure III.4 : La structure générale d'EnergyPlus (source : Crawley et al,. 2000).

78
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

III.5.3.1.2. DesignBuilder/Energyplus

DesignBuilder est un logiciel puissant qui donne aux architectes, ingénieurs et


concepteurs de bâtiments les moyens de créer des bâtiments à la fois économes en énergie et
durables. Cette plateforme permet la modélisation et la simulation d'une variété de types de
bâtiments, du résidentiel au commercial, avec une grande facilité et une précision
exceptionnelle. L'un de ses principaux avantages réside dans son interface conviviale,
simplifiant la modélisation des bâtiments et l'analyse énergétique. De plus, DesignBuilder
autorise l'importation de données BIM et CAO existantes, accélérant ainsi le processus de
modélisation. Selon Jean M, Il offre également la possibilité de générer des rapports détaillés
et des résultats, facilitant la comparaison approfondie des performances entre différentes
options de conception. Cette solution polyvalente permet l'optimisation des bâtiments à divers
stades du processus de conception, en alignant chaque étape sur les objectifs spécifiques du
client. En outre, DesignBuilder offre des capacités de rendu impressionnantes, permettant aux
utilisateurs de créer des représentations visuelles captivantes de leurs projets. En résumé,
DesignBuilder représente un outil inestimable pour les professionnels qui aspirent à concevoir
des bâtiments économes en énergie et durables. (Jean M, 2023).

III.5.3.1.3. TRNSYS
TRNSYS est construit autour d'une approche modulaire pour résoudre les systèmes
d'énergie thermique, demandant un fichier d'entrée où l'utilisateur précise les éléments
composant le système et leurs interconnexions. La version 14.1 de TRNSYS inclut de nouvelles
méthodes de résolution d'équations et de contrôle, ainsi que de nombreux composants
additionnels, et elle propose également des améliorations au niveau des procédures d'entrée et
de sortie. (Beckman et al,. 1994). TRNSYS est un logiciel de simulation axé principalement sur
la modélisation de systèmes thermiques dynamiques, et il produit des résultats qui sont en
accord satisfaisant avec des marges d'erreur acceptables. (Jani et al,. 2020). L'objectif de
l'utilisation de la simulation TRNSYS est de déterminer la pertinence, la faisabilité et les
avantages potentiels des systèmes de refroidissement thermique à absorption pour optimiser les
économies d'énergie et de coûts dans le contexte de la climatisation des bâtiments. TRNSYS
est un logiciel de simulation des systèmes transitoires qui présente une bonne concordance avec
une marge d'erreur comprise entre 5% et 10%. Cette étude comprend une évaluation critique de
la simulation des systèmes de chauffage solaire de l'eau. (Shrivastava et al,. 2017).

79
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

Figure III.5 : La structure générale de TRNSYS (source : Pater S, 2021).

III.5.3.1.4. IDA-ICE
IDA ICE a fait ses débuts avec sa première version en 1998, et la version actuelle,
numérotée 3.0, a été mise à disposition en novembre 2001. (Jarić M ,2013). Le logiciel de
simulation thermique IDA « Indoor Climate Energy » est construit sur une plateforme de
simulation système générale avec une structure modulaire. Les systèmes physiques
multidomaines sont représentés dans IDA à l'aide d'équations symboliques, utilisant un langage
de simulation appelé Format de Modèle Neutre (NMF - Neutral Model Format). (Sousa J, 2012)

Figure III.6 : le logiciel de simulation IDA-ICE (source :


https://www.equa.se/en/ida-ice)

80
Chapitre III : Sagesse passive : leçons de l'architecture vernaculaire à travers le monde « Etat de l’Art »

Conclusion

Ce chapitre a été dédié à l'étude approfondie de l'architecture vernaculaire, en mettant


en lumière son importance comme source d’inspiration dans le contexte de la durabilité et de la
conception de bâtiments respectueux de l'environnement. Ainsi, le concept d'architecture
vernaculaire à l'échelle mondiale, a été examiné selon différentes cultures et régions du monde.
De ce point de vue, l'architecture vernaculaire a un réel potentiel pour améliorer l'intégration
déficiente de la dimension climatique dans les nouvelles constructions, tant du point de vue de
la performance thermique des bâtiments que du confort thermique humain.
De plus, le chapitre a examiné la littérature existante sur l'application de stratégies
passives pour optimiser les performances énergétiques des bâtiments résidentiels. Cette analyse
a permis de synthétiser les connaissances actuelles et de dégager des tendances clés dans ce
domaine de recherche en pleine expansion. D’un autre côté, la méthodologie d'investigation,
notamment, le choix des techniques et outils de recherche préconisés ont été présentés. A ce
titre, le recours à l’enquête par questionnaire et au travail de terrain à travers les mesures in situ
ainsi que l’étude par simulation numérique, ont été argumentés et largement documentés.
En ce qui concerne l’approche par simulation, quelques-uns des outils de simulation
énergétique les plus pertinents pour l’étude ont été examinés. A cet égard, ces outils s’avèrent
cruciaux pour évaluer et améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, une préoccupation de
plus en plus importante dans le contexte de la durabilité architecturale.
En somme, cette section constitue une base solide pour l’appréhension de deux notions
clés de la présente recherche, en l’occurrence, l'architecture vernaculaire et la durabilité. De
plus, elle établit le cadre méthodologique essentiel pour mener l’investigation dans la réalité, à
savoir, la collecte des données, le traitement et d’analyse des résultats.

81
Chapitre IV :
Identification du contexte et
présentation des cas d'études

“Le verdict du passé est toujours le


verdict d'un oracle. Vous ne le
comprendrez que si vous êtes les
architectes de l'avenir, les
connaisseurs du présent.”
(Friedrich Nietzsche).
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Introduction
Le rôle de l'architecte revêt une importance primordiale lors de la phase d'esquisse et de
conception des bâtiments. Il doit faire des choix judicieux afin d'adopter les stratégies les plus
efficaces permettant de garantir un environnement intérieur de qualité pour les habitants, tout
en limitant au maximum le recours aux systèmes mécaniques. Pour atteindre nos objectifs, nous
avons défini trois approches distinctes.
Tout d'abord, une approche analytique a été adoptée, comprenant une étude approfondie
du contexte local ainsi que des données climatiques spécifiques à la ville d’El Oued. Ensuite,
nous avons opté pour une approche qualitative comparative entre une maison traditionnelle
typique de la région du Souf et une maison contemporaine. Cette analyse nous permettra
d'étudier l'adaptabilité climatique de l'enveloppe architecturale de chaque maison, ainsi que leur
performance thermique ; les matériaux de construction utilisés et leurs conséquences sur
l'efficacité énergétique de chaque bâtiment, seront également examinés.
Un autre volet de l’investigation consiste à distribuer un questionnaire auprès des
bureaux d'études et des architectes de la région afin de connaitre leur démarche conceptuelle et
leurs décisions vis-à-vis des considérations climatiques au cours du processus de l’élaboration
du projet. En combinant ces approches complémentaires, nous pourrons obtenir une vision
complète du mode de production de l’architecture résidentielle vernaculaire et contemporaine
du Souf et de ses spécificités. Cette étude approfondie nous permettra de mieux comprendre les
aspects techniques, climatiques et culturels qui caractérisent la production du cadre bâti
résidentiel. De plus, elle nous aidera à formuler des recommandations pertinentes en vue de
préserver le style architectural unique du Souf et d'adapter les nouvelles constructions aux
contraintes environnementales de la région.

IV.1. Présentation de contexte d’étude

Le Souf est une région saharienne située dans le sud-est de l'Algérie. Elle fait partie du
bassin aride du Grand Erg Oriental, dans le nord-est du Sahara. Selon la classification
climatique de Köppen, le Souf se trouve dans un climat de désert chaud (classé BWh, d’après
Köppen). Le climat du Souf est généralement extrêmement sec et aride, avec des étés chauds,
arides à ciels dégagés, tandis que les hivers sont froids, secs et principalement à ciels clairs. Au
cours de l'année, la température varie généralement de 5,5°C à 40,5°C et est rarement inférieure

82
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

à 2°C ou supérieure à 45°C. La température la plus élevée est enregistrée en août de l’ordre de
49,0°C. Les précipitations sont légères et sporadiques, et les étés sont particulièrement secs. La
pluviométrie moyenne varie entre 80 et 100 mm/an (période d'octobre à février). Le sirocco (un
vent chaud et sec) et les tempêtes de sable peuvent souffler tout au long de l'année pendant
plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Figure IV.1 : El Oued dans le Bas-Sahara algérien : proximités et découpage communal


(source : Fl. Troin • CITERES 2018.)

En tant que région saharienne, le Souf possède un héritage architectural historique et


traditionnel unique qui s'est développé au fil du temps pour répondre aux besoins matériels,
spirituels et culturels de ses habitants. La région est particulièrement reconnue pour l'originalité
de son architecture domestique, mettant en avant l'utilisation de dômes (appelés gouba) et de
voûtes. Ces éléments distinctifs, avec leurs toits courbes caractéristiques, ont joué un rôle
majeur dans la formation de l'identité architecturale du Souf, devenant l'expression
prédominante de l'architecture vernaculaire de la région. L'architecture vernaculaire de la ville
d'El-Oued, qui est la capitale du Souf, est également renommée pour son utilisation de
matériaux locaux, en particulier la "lous" (pierre du désert) et la "tefza" autrement dit "tufla"
(une pierre calcaire qui, une fois cuite, donne un plâtre d'excellente qualité). Ces ressources

83
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

naturelles abondantes dans la région ont façonné le paysage architectural local, conférant à ses
bâtiments une esthétique distinctive et une intégration harmonieuse avec l'environnement
environnant. Ce qui rend l'architecture du Souf encore plus remarquable, c'est qu'elle est
spécifique à cette région et ne se retrouve nulle part ailleurs en Algérie. C'est une combinaison
unique de deux éléments essentiels du système de construction : les matériaux de construction
indigènes et la technique des dômes. L'utilisation des dômes permet de créer des espaces
intérieurs spacieux et bien ventilés, tandis que les matériaux locaux apportent durabilité,
isolation thermique et esthétique régionale.

Figure IV.2 : Dômes et voutes utilisée à l’Oued (source : le Sahara a vol de oiseau)

L’architecture vernaculaire du Souf est non seulement un témoignage tangible de


l'histoire et de la culture de la région, mais elle représente également un patrimoine précieux à
préserver. En comprenant et en préservant ces caractéristiques architecturales uniques, il est
possible de maintenir une connexion avec le passé, de promouvoir une identité locale forte et
de créer des espaces de vie adaptés aux défis climatiques spécifiques de la région saharienne.
(Fezzai et al., 2012).

IV.2. Les données climatiques de la ville

La région d’El-Oued, située dans le Sahara en Algérie, présente un climat désertique


chaud et sec. Les températures sont extrêmement élevées en été, dépassant souvent les 40°C,
tandis que les hivers sont relativement doux avec des températures diurnes autour de 15-20°C.
Les précipitations sont rares, généralement inférieures à 100 mm par an, et se produisent
principalement pendant les mois d'hiver. L'humidité est faible, oscillant entre 20% et 40%, et

84
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

les vents modérés à forts sont fréquents, avec des épisodes occasionnels de vents du nord
apportant des tempêtes de sable. Oued Souf bénéficie d'un ensoleillement abondant tout au long
de l'année, avec des journées ensoleillées et peu nuageuses.

Figure IV.3 : Rayonnement mensuel de la ville d’El-Oued (Source : météonorme).

Figure IV.4 : Température journalière de la ville d’El-Oued (Source : météonorme).

85
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Figure IV.5 : Rayonnement global journalier de la ville d’El-Oued (Source :


météonorme).

Figure IV.6 : Précipitation mensuelle de la ville d’El-Oued (Source : météonorme).

IV.3 Analyse climatique à l'aide des outils bioclimatiques

IV.3.1. Les table de Mahoney

Les Tables Mahoney ont été développées par le Département du Développement des
Études Tropicales de l'Association Architecturale de Londres. Elles sont conçues pour évaluer
le climat en se basant sur des données telles que la température, l'humidité relative et les
précipitations. Les informations fournies par ces tables sont ensuite utilisées pour formuler des
recommandations de conception dans divers domaines tels que l'aménagement, l'espacement,
la ventilation, l'enveloppe du bâtiment (murs et toiture), les ouvertures, les espaces extérieurs
et la protection contre les intempéries. Ces outils sont couramment utilisés par les chercheurs
afin d'étudier les recommandations de conception appropriées (Santy et al., 2017).
L’ensemble de tables utilisées lors de la phase de préconception pour faciliter le
processus de prise de décision et identifier l'orientation, la compacité et les ouvertures

86
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

appropriées du bâtiment en fonction des données climatiques de la région afin d'assurer le


confort de jour et de nuit. En conséquence, les données climatiques de la ville d'El-Oued ont
été intégrées dans les Tables Mahoney, qui fournissent des recommandations de conception
préliminaires. Elles sont regroupées sous huit rubriques : agencement, espacement, mouvement
d'air, ouvertures, position des ouvertures, protection des ouvertures, murs et toits. Les tables
suivantes donnent les recommandations pour la région de Souf.

IV.3.2. Diagramme psychrométrique ASHRAE

Des données mensuelles d'humidité relative minimale et maximale ainsi que de


température sont tracées sur le graphique pour chaque mois. Si la ligne tracée se situe à
l'intérieur de la zone de confort, les conditions sont confortables à l'ombre et dans un air
immobile. Si la ligne se situe partiellement ou totalement en dehors de la zone de confort, des
mesures correctives sont nécessaires, telles que l'utilisation du rayonnement solaire, le
mouvement d'air ou le refroidissement par évaporation (Amraoui et al., 2021). Un outil
directeur très utile qui identifie la zone de confort et les stratégies passives appropriées en
fonction des données climatiques locales téléchargées au format EPW à l'aide de la version 6.0
du logiciel de climate consulant.

Figure IV.7 : Diagramme psychrométrique basé sur les conditions


climatiques d'El Oued. (Source : auteurs)

87
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

IV.3.3. Résultats et discussion de l’analyse

IV.3.3.1. Stratégies de conception adaptées au climat selon les tables de Mahoney

Selon l'analyse climatique effectuée avec les tables de Mahoney, les résultats obtenus
montrent que le stress thermique pendant la journée et la nuit en juillet et août tout au long de
l'année est classé H (Chaud), (annexe B.1) ce qui signifie que la température est toujours au-
dessus de la limite de confort. Les nuits de septembre et juin, le stress thermique est (/), ce qui
signifie qu'il est confortable. Les mêmes résultats sont observés pendant les journées de mars.
Cependant, le reste de l'année est classé C (Froid) pendant la journée et la nuit, ce qui signifie
que le stress thermique est toujours en dessous de la limite de confort.
Aucun mouvement d'air n'est nécessaire selon la table des indicateurs (Tableau 2.f), et
aucune protection contre les précipitations n'est nécessaire car elles sont très rares. La table
permet de déterminer les indicateurs de chaleur et d'aridité, et le résultat indique que l'indicateur
pour El Oued est A1, en raison de températures élevées en été, de températures basses en hiver
et d'une faible humidité pendant la journée et la nuit. De janvier à novembre, la différence de
température est supérieure à 10 °C, ce qui nécessite un stockage thermique pour cette condition.
Dormir à l'extérieur est approprié, comme le présente la table avec l'indicateur A2 pour les nuits
de juillet et août. L'indicateur A3 montre un problème de saison froide de janvier à mars et de
novembre à décembre (ASADI, S et al 2016).
Les recommandations des tables de Mahoney ci-dessus offrent un guide pour la phase
de préconception que l'architecte peut utiliser pendant le processus de conception afin
d'atteindre le confort thermique.

Table IV.1 : Résumé des recommandations de Mahoney

Orientation Allongée sur l’axe est/ouest

Enveloppe Compact avec une cour intérieure

Ouvertures De 20% à 35% de la surface des murs placés dans les murs
intérieurs

Eléments constructifs Murs massifs, toits et planchers (temps de déphasage de 8 heures)

Espace extérieur Dormir à l'extérieur

88
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

IV.3.3.2. Stratégies de conception adaptées au climat selon le diagramme


psychrométrique

Le diagramme psychrométrique permet d'évaluer les conditions de confort thermique


dans différentes plages de température. La zone de confort se situe généralement entre 21°C et
28°C, et correspond à la zone centrale du diagramme. Cette zone représente les heures de
confort où les occupants se sentent à l'aise thermiquement. En utilisant différentes stratégies de
conception climatique, il est possible d'élargir la zone de confort et d'augmenter le nombre
d'heures de confort disponibles. Par exemple, l'utilisation de dispositifs de protection solaire
tels que des auvents, des brise-soleil ou des stores peut aider à réduire l'apport de chaleur solaire
directe dans les espaces intérieurs, ce qui permet d'obtenir davantage d'heures de confort.
De même, la ventilation naturelle peut être utilisée pour favoriser la circulation de l'air
et maintenir une température plus agréable à l'intérieur. La tour à vent, en tant que solution
architecturale et environnementale aux contraintes climatiques, a joué un rôle crucial tout au
long de l'histoire en régulant le microclimat à l'intérieur de la maison, et ce, grâce à une
utilisation d'énergie propre (Torkia, 2021). Les gains solaires passifs, tels que l'utilisation de
surfaces vitrées orientées au sud pour capter la chaleur du soleil en hiver, peuvent également
contribuer à améliorer le confort thermique. Enfin, les constructions massives, caractérisées par
des murs, des toits et des planchers épais et bien isolés, peuvent offrir une meilleure inertie
thermique. Cela signifie que ces éléments peuvent absorber et stocker la chaleur pendant les
périodes chaudes, puis la libérer lentement pendant les périodes plus fraîches, contribuant ainsi
à maintenir une température stable et confortable à l'intérieur.
En combinant ces différentes stratégies de conception, il est possible de créer des
environnements plus confortables sur une plus longue période de temps, en augmentant le
nombre d'heures de confort disponibles. Cela permet aux occupants de profiter d'un espace
intérieur agréable tout au long de l'année, même dans des conditions climatiques changeantes.

89
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

IV.4. Présentation de cas études :

IV.4.1. Premier cas d’étude : La maison traditionnelle d’El Oued

IV.4.1.1. Situation de la maison

La maison se situe dans le nord-est de la ville d’'El-Oued, dans un quartier appelé


Achèche, l'un des anciens quartiers de la ville. Le quartier d'Acheche présente deux extrémités
distinctes. La première extrémité du quartier s'ouvre vers le cœur du souk, le marché animé où
se déroulent les échanges commerciaux et les transactions quotidiennes et La deuxième
extrémité du quartier conduit vers la rue principale Taleb Larbi, qui est une artère importante
de la ville. Cette rue principale est souvent bordée de magasins, de restaurants, de cafés et
d'autres établissements commerciaux.

Figure IV.8 : Les anciens quartiers de la ville d’El Oued en 1860. (Source :
le Souf monographie).

Figure IV.9 : Le Souk du quartier d’Achèche. (Source : auteur).

90
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Figure IV.10 : La rue principale Larbi Taleb (Source : auteur).

La maison se situe dans le nord-est de la ville d’'El-Oued, dans un quartier appelé


Achèche, l'un des anciens quartiers de la ville. Le quartier d'Achèche présente deux extrémités
distinctes. La première extrémité du quartier s'ouvre vers le cœur du souk, le marché animé où
se déroulent les échanges commerciaux et les transactions quotidiennes et La deuxième
extrémité du quartier conduit vers la rue principale Taleb Larbi, qui est une artère importante
de la ville. Cette rue principale est souvent bordée de magasins, de restaurants, de cafés et
d'autres établissements commerciaux.

Les ruelles étroites et sinueuses offrent de multiples avantages sur le plan climatique.
Elles permettent notamment de faire face aux conditions météorologiques difficiles en
empêchant le soleil de frapper directement les piétons. De plus, le ratio entre les bâtiments et la
rue est élevé, ce qui crée une bonne zone d'ombre et un environnement piéton agréable,
particulièrement pendant la saison estivale (Chro H, 2018).

91
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Figure IV.11 : Les ruelles étroites du quartier d’Achèche. (Source : auteurs).

Figure IV.12 : Localisation de la maison traditionnelle (source Google earth


2023).

Il est important de souligner que l'architecture traditionnelle des bâtiments résidentiels


vernaculaires du Souf, qu'ils se trouvent dans les centres urbains ou dans les habitations rurales
détachées (nezla), est étroitement inspirée de la maison arabo-islamique typique. La maison
traditionnelle du Souf présente une organisation autour d'une cour, qui peut être fermée dans le
cas des maisons villageoises ou ouverte dans le cas des maisons rurales (Belhadj, 2011). Ce
modèle a servi de référence pour les habitants du Souf, qui l'ont adapté à leur culture locale.
(Mazouz 2005).

92
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Sur le plan architectural, la conception des maisons soufies repose sur une organisation
centrale autour d'une cour extérieure. De petites cellules d'un seul étage, de forme carrée ou
rectangulaire, sont regroupées autour de cette cour, constituant ainsi le type de construction
traditionnel. Chaque cellule est surmontée d'une coupole autoportante.
De plus, la cour (haouch) revêt une importance particulière. Elle est l'élément structurant
du plan architectural et occupe également une place prépondérante en termes de taille. La
superficie de la cour dépasse généralement un tiers de la surface totale de la parcelle. Bien
qu'elle soit entourée de différentes pièces, sa configuration suit un ordre géométrique, favorisant
des formes proches du carré, du rectangle ou une combinaison de ces formes de base.

Figure 13 : 1er cas d’étude : la maison traditionnelle (Source auteurs).

IV.4.1.2. Analyse qualitative de la maison traditionnelle

Afin de mieux comprendre l'organisation spatiale et les activités qui se déroulent à


l'intérieur de la maison traditionnelle, le tableau 2 présente les principaux composants d'une
maison vernaculaire typique dans la région du Souf. Cette classification et analyse typologique
sont basées sur des caractéristiques fonctionnelles, telles que la localisation dans l'unité
résidentielle de base, l'orientation et les modèles d'utilisation.

93
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Tableau IV.2 : Analyse typologique de la maison traditionnelle d’El-Oued. (Source : auteurs)

1-Entrée en chicane Est de la maison  Transition entre


l’extérieur et l’intérieur
 La seule ouverture vers
l’extérieur est conçue de
manière de favoriser
l’intimité.

2- Zone de transition Est de la maison Elle joue plusieurs


d'entrée "Sguifa" rôles :
• C'est un espace de
séjour en été car c'est un
coin très frais pendant la
saison chaude.
• Elle sert à cacher la
cour de la vue
extérieure.
• Elle peut être utilisée
par le propriétaire de la
maison comme salle de
réception pour
rencontrer ses amis.
3- la cour intérieure Centre de la maison  L'espace principal et le
« Haouch » cœur de la maison dans
la tradition du Souf.
• C'est l'espace qui relie
toutes les parties de la
maison.
• Il permet l'accès à tous
les espaces qui
l'entourent (cuisine et
chambres).
• Il est utilisé par les
habitants pour effectuer
certaines activités
domestiques et passer
les nuits d'été.
• C'est l'espace où se
déroulent les
événements sociaux et
religieux.
• Le portique situé au
sud de la cour peut être
utilisé par les femmes
comme salle de
réception pour recevoir
leurs invités.

94
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

4-Chambre d'invités : Nord-Est de la  Espace réservé


"Dar dyaf" ou "Dar maison uniquement aux invités.
sguifa"  Se trouve uniquement
dans les familles aisées.

5-Galerie de la Au sud et/ou au  Espace couvert mais


cour « Sabat » nord de la cour. ouvert sur la cour.
 Élément essentiel pour
assurer le confort
thermique lorsqu'il est
exposé à la chaleur du
soleil.
 Utilisé comme zone de
détente, pour recevoir
des invités ou pour
diverses activités
familiales.
 Sabat du sud : frais et
ombragé pour une
utilisation estivale.
 Sabat du nord :
bénéficie du soleil en
hiver.
 Utilisés pour effectuer
des activités
domestiques.
 Offrent un espace
polyvalent pour diverses
activités familiales.
6-la cuisine Sud de la maison  La plus grande pièce de
la maison.
 Souvent située dans les
coins sud de la maison.
 Généralement réservée
aux femmes (cuisine,
tâches ménagères, etc.).

7-Salle de stockage Sud de la maison  Un espace destiné à


"khabya" stocker différents
aliments (dattes,
nourriture, etc.) où
l'orientation est très
importante pour
préserver la qualité des
réserves.

95
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

8-chambres / Espaces Nord et sud de la  Réparties autour de la


de vie "Biout / dar" maison cour.
 Les biout du sud sont
utilisées en été où il fait
plus frais.
 Les biout sont
surmontées de coupoles
"gouba" ou de dômes
"demsa".

IV.4.2. Deuxième cas d’étude : La maison contemporaine d’El Oued


IV.4.2.1. Situation de la maison

La maison est située dans le quartier Belle Vue à El Oued, dans la partie sud de la ville,
à proximité du centre-ville. Ce quartier se distingue par ses habitations auto-construites,
anciennes et non planifiées, conçues localement par les résidents en fonction de leurs besoins.
Les ruelles du quartier sont larges qui entraîne une faible présence d'ombre dans la zone.

Figure IV.14 : Les ruelles du quartier Belle Vue. (Source : auteurs).

Figure IV.15 : Localisation


de la maison contemporaine
(source Google earth 2023).

96
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

IV.4.2.2. Analyse qualitative de la maison contemporaine

Les maisons contemporaines récemment construites présentent souvent des différences


marquées par rapport aux maisons traditionnelles en termes d'ouverture sur l'espace public, de
matériaux utilisés et d'organisation spatiale. Ces changements ont eu un impact significatif sur
les modèles socioculturels et les pratiques spatiales des habitants.

IV.4.2.2.1. L’ouverture sur l'espace public

Les maisons contemporaines ont tendance à être moins isolées de leur environnement
immédiat. Au lieu de se retirer derrière des murs épais, les nouvelles constructions favorisent
une plus grande interaction entre les espaces intérieurs et extérieurs. Cela se traduit souvent par
des ouvertures plus grandes, telles que de grandes baies vitrées, des vérandas ou des patios,
créant ainsi une continuité visuelle et spatiale entre la maison et l'espace public.

IV.4.2.2.2. Matériaux de construction

Les maisons contemporaines utilisent souvent davantage de matériaux modernes tels que
le béton, par opposition aux matériaux locaux traditionnels tels que la pierre (louss) ou la terre
cuite. Bien que le béton offre des avantages en termes de résistance structurelle et de flexibilité
de conception, cela peut également entraîner une perte de l'identité architecturale locale et de
la relation harmonieuse avec l'environnement bâti et naturel ainsi une insolation au niveau des
matériaux de construction.

IV.4.2.2.3. Problèmes liés aux ouvertures

Les maisons contemporaines peuvent souffrir de problèmes liés aux ouvertures, tels que des
fenêtres surdimensionnées ou mal dimensionnées par rapport aux conditions
environnementales. Des fenêtres trop grandes peuvent entraîner une surchauffe excessive et des
problèmes d'éblouissement, tandis que des fenêtres trop petites peuvent entraîner un manque de
lumière naturelle et de ventilation adéquate. Il est important de trouver un équilibre entre
l'ouverture sur l'extérieur et la création d'un environnement intérieur confortable et fonctionnel.

97
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

IV.4.2.2.4. Disparition du "haouch"

Le "haouch" est une caractéristique traditionnelle de l'architecture traditionnelle de la


région, qui se réfère à une cour intérieure entourée de pièces. Dans les maisons contemporaines,
cette organisation spatiale traditionnelle tend à disparaître, avec une préférence pour des
espaces plus ouverts et fluides. Cela peut avoir des conséquences sur la vie privée, la
convivialité et les interactions sociales des habitants.

Figure IV.16 : 2eme cas d’étude : la maison Contemporaine (Source auteurs).

IV.5. Les stratégies passives de l’architecture traditionnelle de Souf

L'architecture vernaculaire découle de plusieurs siècles d’optimisation visant à créer un


habitat confortable adapté au climat local, en utilisant les ressources et les techniques de
construction disponibles. En l'absence de dispositifs mécaniques, les constructions
traditionnelles font appel à des méthodes passives d'utilisation de l'énergie passive pour
parvenir à des conditions de confort thermique. (Bodach et al., 2014). Pour élaborer un bâtiment
doté d'un système de refroidissement passif performant, il est essentiel d'analyser toutes les
origines de gain de chaleur et de concevoir des solutions visant à réduire leur impact en utilisant
une série de systèmes intégrés. (Sayigh, 2019).

98
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

IV5.1. La compacité

La mitoyenneté et la juxtaposition des murs de plusieurs


maisons ont créé un tissu urbain compact et dense, illustrant
ainsi la stratégie de la compacité, qui s'harmonise
parfaitement avec le climat désertique de la région. Cette
morphologie a permis le développement de rues étroites et
ombragées. La compacité urbaine offre une forme de
protection mutuelle aux habitations en réduisant leur
exposition à l'irradiation solaire. Cette compacité renforce la
présence d'ombres entre les bâtiments, ce qui a pour effet de
minimiser à la fois les gains de chaleur en été et les pertes de
chaleur internes en hiver. Par conséquent, cette ombrage à
l'échelle urbaine contribue à atténuer le stress thermique dans
Figure IV.17 : morphologie
l'environnement bâti. urbaine compacte de Souf
(Source :
https://amazighouedsouf.home.blo
g/2018/11/02/berberes-de-oued-
souf/#jp-carousel-13, consulté le
05/09/2023.).

La corrélation entre cette enveloppe et le volume qu'elle englobe est couramment désignée sous
le terme de coefficient de forme CF=S/V ou d'indice de compacité d'un édifice. Ce paramètre
est chargé de la caractérisation du rapport de contact entre le bâtiment et son environnement
extérieur. (Bekkouche et al., 2011).

Tableau IV.3 : la compacité de la maison traditionnelle d’EL Oued (Source : auteurs)

Plan Maison Coefficient de forme

 La cour (Haouch) :
4.5mx4.5mx 3m
S = 20,25 m²
CF =S/V = 0,33

 La maison :

99
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

20mx15mx3m
S= 300m²
CF= S/V= 0,33

Le coefficient de forme est égale à 0,33 ce qui signifie que la maison traditionnelle est
compacte. Cela contribue à la réduction des besoins en chauffage et en climatisation, résultant
de principes géométriques visant à optimiser le volume intérieur de la structure en corrélation
avec sa configuration. (Bekkouche et al., 2015)

IV.5.2. L’orientation

Parmi les stratégies passives de l'architecture traditionnelle d'El Oued, on trouve


l'orientation adéquate des bâtiments résidentiels. Cette orientation est déterminée par l'intensité
du soleil à l'est le matin et à l'ouest le soir, favorisant ainsi une orientation nord-sud comme la
plus optimale le long de l'axe est-ouest. Cette disposition vise à éviter la surchauffe en été tout
en profitant de l'ensoleillement en hiver. L'orientation a un impact sur l'angle auquel le soleil
entre par les fenêtres, ce qui peut entraîner une surchauffe en été. Une orientation adéquate du
bâtiment peut améliorer les avantages passifs, réduisant ainsi la nécessité de recourir à des
systèmes de chauffage ou de climatisation mécaniques. (Chro, 2018) Selon Hoottman Il est
nécessaire que l'orientation du bâtiment tienne compte à la fois de l'exposition au soleil et de
l'influence du vent. (Hootman, 2013).

100
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Non optimale

Figure IV.18 : la stratégie passive de l’orientation optimale dans un Optimale


climat désertique (source : auteurs)

IV.5.3. Matériaux et techniques de construction

L'architecture traditionnelle d'El Oued est une architecture durable par excellence grâce
à l'exploitation des matériaux locaux dans la réalisation des bâtiments résidentiels, ainsi qu'à
l'adaptabilité climatique et à l'utilisation des techniques de construction élaborées par les
habitants de la ville (savoir-faire).

L'inertie thermique élevée, également connue sous le nom de masse thermique, se


caractérise par une construction robuste qui présente un important décalage thermique. Cela
permet de réduire le stress thermique et d'assurer le confort thermique en été en diminuant les
écarts de température entre l'intérieur et l'extérieur. De plus, elle permet de minimiser les
apports de chaleur et agit comme un écran protecteur contre le rayonnement solaire, contribuant
ainsi à maintenir une atmosphère agréable à l'intérieur des bâtiments.

IV.5.3.1. Les murs

La pierre lous se caractérise par sa composition riche en silice et en sulfate de chaux.


Elle est utilisée dans la production du plâtre, qui joue un rôle essentiel en tant que liant dans

101
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

diverses applications de construction et de design intérieur. Le processus de fabrication du


plâtre implique la cuisson de blocs de tafza à des températures élevées, généralement atteignant
environ 140°C, ce qui provoque la déshydratation des blocs de tafza pour obtenir la poudre de
plâtre. (Voisin, 2004). Cette poudre de plâtre est ensuite mélangée avec de l'eau pour former
une pâte malléable qui peut être utilisée pour la création de revêtements de plâtre, de moulages,
et d'autres éléments de constructions.

Figure IV.19 : la pierre lous (rose de sable) (source : auteurs)

Le mur de la maison traditionnelle d’El Oued se caractérise par une épaisseur de 40 à


45 cm et est composé de trois (03) couches : a .revêtement gypse de tefza 15 cm, b. la pierre
lous 15 cm et c. gypse de tefza 15 cm, comme illustré dans la figure suivante :

b
a

Figure IV.20 : Coupe 3D des composants d’un mur de la maison traditionnelle


d’El Oued (source : auteurs)

Les murs porteurs, érigés à partir de matériaux locaux tels que la pierre lous (ou pierre
du désert) et le gypse de tefza, présentent une résistance à la chaleur exceptionnelle et assurent
un déphasage thermique considérable, qui dépasse les 8 heures. Pour leur part, ces murs sont
recouverts d'un enduit traditionnel, appliqué manuellement avec les doigts, créant ainsi une
102
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

texture rugueuse caractéristique agrémentée de rainures courbes. Ce revêtement contribue à


créer des zones d'ombre sur les murs extérieurs, offrant ainsi une protection contre l'impact
direct du soleil et améliorant le confort thermique à l'intérieur des habitations.

IV.5.3.2. Coupole et voutes

Les systèmes de toiture composés de dômes et de voûtes présentent l'avantage de


minimiser la surface du toit exposée au soleil. Cette conception en formes courbes offre
également l'avantage de prévenir tout risque de surcharge due à l'accumulation de sable sur la
toiture. Les dômes et les voûtes agissent ainsi comme une protection efficace contre l'irradiation
solaire excessive tout en maintenant la stabilité structurelle des toits dans les environnements
désertiques.

Une voûte ou un dôme est généralement composé de trois couches : a. 2,5 cm de gypse
de tefza, b. 20 cm de lous, et à nouveau c. 2,5 cm de gypse de tefza.

b
a

Figure IV.21 : Coupe 3D d’un dôme de la maison traditionnelle d’El Oued


(source : auteurs)

IV.5.4. Le ratio de la fenêtre (WWR)

Dans un climat désertique, l'ensoleillement prévaut sur la ventilation. C'est pourquoi la


maison traditionnelle d'El Oued est généralement pourvue de petites ouvertures percées au
niveau de ses murs épais, dans le but de fournir l'éclairage naturel nécessaire tout en limitant la
pénétration de la chaleur et des rayons solaires. Le ratio de la fenêtre présente une stratégie

103
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

passive par des dimensions réduites, placées en haut des murs, remplissent deux fonctions
essentielles : préserver l'intimité des espaces intérieurs tout en réduisant l'exposition à la chaleur
et au soleil. Les fenêtres positionnées en hauteur ont pour objectif d'éviter la réflexion des
rayons solaires venant du sol. Une caractéristique importante est que les fenêtres sont
exclusivement présentes sur les murs donnant sur la cour, tandis que les murs extérieurs
demeurent dépourvus d'ouvertures. En outre, le processus naturel de convection thermique est
utilisé à l'intérieur de l'espace : l'air plus chaud et plus léger s'élève et est évacué par les
ouvertures des dômes, créant ainsi un courant d'air dans les pièces ouvertes, contribuant ainsi à
la ventilation et au confort thermique.
En général, le ratio recommandé pour les fenêtres dans les bâtiments résidentiels situés
dans un climat chaud et aride est d'environ 20 à 30 % de la surface totale des murs.

Figure IV.22 : le ratio de la fenêtre dans la maison traditionnelle d’El Oued


(source : auteur)

IV.5.5. La ventilation nocturne

La ventilation naturelle repose sur l'utilisation des forces motrices naturelles pour
assurer la circulation de l'air à l'intérieur d'un bâtiment, sans avoir recours à des composants
mécaniques ou électriques. (Halderaker, 2016). Les systèmes de refroidissement passif sont

104
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

envisagés comme des substituts aux systèmes de ventilation mécanique (Abdallah, 2021). La
chaleur thermique est évacuée vers l'extérieur pendant la nuit, lorsque la température ambiante
(Text) est plus basse que la température intérieure (Tint), ce qui entraîne un refroidissement de
la masse du bâtiment.

De plus, la chaleur thermique est évacuée à travers les surfaces de l'enveloppe vers le
ciel dégagé pendant la nuit, contribuant au refroidissement de la masse du bâtiment. L'effet de
la ventilation nocturne avec une masse thermique exposée peut réduire les charges de
refroidissement, la taille de l'équipement de refroidissement, et la consommation énergétique
globale. (Attia, 2012)

IV.5.6. Masse thermique

L'idée d'utiliser la masse thermique pour réduire les écarts de température diurnes
semble particulièrement appropriée dans les régions chaudes et arides, qui se distinguent par
d'importantes variations de température quotidiennes en été et un grand nombre de journées
ensoleillées en hiver. (Meir et al., 2002).
La maison reçoit des gains de chaleur tout au long de la journée, avec des températures
dépassant les 50°C, mais elle parvient à maintenir un confort thermique intérieur frais grâce à
la masse thermique de son enveloppe et au comportement thermique des matériaux locaux (la
pierre lous). Ces matériaux se caractérisent par une faible valeur U, ce qui se traduit par un
déphasage thermique de 8 heures. La nuit quand les températures sont plus basses, un
refroidissement passif est produit par la ventilation nocturne entre les ouvertures, la cour
(haouch) et la masse thermique.

105
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Figure IV.23 : la masse thermique de la maison traditionnelle d’El Oued


(source : auteur)

Figure IV.24 : la stratégie passive de la ventilation nocturne (effet de cheminée)


dans la maison traditionnelle d’El Oued (source : auteur)

106
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Deuxième partie : Evaluation subjective


enquête par questionnaire

107
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

IV.6. L’objectif de l’enquête

Nous avons élaboré un questionnaire dans le but de recueillir des informations sur
l'expérience et les connaissances des architectes de la wilaya d'El-Oued en matière de
conception de bâtiments résidentiels bioclimatique dans la région de Souf. Ce questionnaire
vise à évaluer la formation académique en architecture, l'expérience pratique sur le terrain, ainsi
que la sensibilité des architectes aux préoccupations environnementales. Nous souhaitons
également recueillir l'opinion des architectes sur le cahier des charges utilisé dans la réalisation
des bâtiments résidentiels, ainsi que leurs approches en matière de conception intégrant les
données climatiques spécifiques à la région du Souf.
Nous sommes particulièrement intéressés par les retours des architectes concernant les
éventuelles confrontations avec les clients, que ce soit des refus ou des modifications des
conceptions proposées. De plus, nous aimerions savoir si les architectes ont déjà été sollicités
pour concevoir des résidences bioclimatiques et quelles stratégies environnementales ils
considèrent comme essentielles pour la conception d'un bâtiment résidentiel bioclimatique dans
la région du Souf. Les réponses fournies nous permettront de mieux comprendre l'approche des
architectes et d'identifier les éventuels défis liés à l'intégration des stratégies bioclimatiques
dans la conception des bâtiments résidentiels.
Pour mener cette étude, nous avons distribué le questionnaire dans 10 bureaux d'études
à El-Oued, chaque questionnaire contenant 20 questions différentes (Annexe D). Afin
d'analyser les réponses de manière approfondie, nous avons choisi d'étudier la dépendance entre
les bureaux d'études, en nous intéressant à la corrélation entre leurs données. Nous utilisons les
copules comme outil pour détecter ces corrélations et trouver les relations entre la formation
des architectes, leur rôle dans la prise de décision et les contraintes auxquelles ils sont
confrontés lors de la phase de conception et de remise de projet. Cette approche nous permettra
d'obtenir une vision plus complète des facteurs influençant la conception de bâtiments
résidentiels climatiquement intégrés dans la région du Souf.

108
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

IV.6.1. Résultat et discussions

Figure IV.25 : le parcours de l’architecte (formation et expertise) (source : auteur)

Les quatre premières questions concernent la durée de l'expérience, la formation


universitaire et la connaissance de l'aspect environnemental de l'architecte. Les résultats sont
presque identiques. La majorité ayant plus de 8 ans d'expérience (90 %). Le lieu de formation
présente 70 % de diplômés de l'université de Biskra et 20 % de l'université de Sétif. La troisième
question concerne la connaissance de l'aspect environnemental du concepteur : 50 % des
réponses indiquent avoir reçu une formation universitaire à ce sujet, tandis que 30 % ont
effectué des recherches indépendantes et 20 % possèdent des connaissances culturelles (savoir-
faire).
En dernier, on a demandé aux architectes s'ils ont de l'expérience dans la conception et
la réalisation des bâtiments résidentiels. 100 % ont répondu positivement.
La cinquième question aborde le rôle des maîtres d'ouvrage lors de la prise de décisions. Toutes
les réponses indiquent qu'ils interviennent dans le budget du projet, la forme et les matériaux
de construction, ainsi que le caractère architectural et culturel (coupole, etc.). Une réponse
supplémentaire a été ajoutée, mentionnant la superficie du projet.

Figure IV.26 : l’avis de


l’architecte sur le cahier des
charges et son rôle dans la
prise des décisions

109
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

La question six vise à recueillir l'avis de l'architecte sur le cahier des charges utilisé dans
le cadre de la réalisation des bâtiments résidentiels. Les réponses à 100 % indiquent que le
cahier des charges présente plusieurs lacunes. Dans la réponse à la septième question, où il est
question des lacunes du cahier des charges, les architectes ont souligné les préoccupations liées
à la superficie et au budget. Ils ont également mentionné que le cahier des charges contient des
lois et des normes standard qui ne sont pas compatibles avec l'architecture de la ville et ne
tiennent pas compte du climat désertique en ce qui concerne l'utilisation des matériaux de
construction et les stratégies passives de l’architecture locale.
La huitième question interroge les architectes sur la prise en compte ou non des
conditions climatiques de la ville d'El Oued lors de la conception des bâtiments résidentiels. Ils
ont tous répondu positivement (100 % oui). Suite à la réponse positive à la huitième question,
on a demandé aux architectes quelles conditions climatiques ils prennent en compte lors de la
conception en tant que données climatiques. La majorité a choisi la chaleur, tandis que 20 %
ont choisi l'ensoleillement et les vents. Cependant, toutes les réponses ont négligé la lumière
naturelle, les vents de sable et l'humidité.
La dixième question se concentre sur la manière dont les données climatiques sont
intégrées dans la conception des bâtiments résidentiels. Nous avons obtenu différentes
réponses, certaines similaires et d'autres différentes, telles que l'orientation des bâtiments, la
forme et l'enveloppe. Cependant, toutes les réponses ont négligé l'utilisation de matériaux de
construction locaux, la conception des ouvertures, les dispositifs de protection solaire (brise-
soleil), etc.

Figure IV.27 : l’importance du confort thermique et données climatiques lors la


conception des bâtiments résidentiels (source : auteurs)

110
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

La onzième question interroge les architectes sur la prise en compte du confort


thermique des occupants lors de la conception des bâtiments résidentiels. 20 % ont répondu
"parfois" et 80 % ont répondu "oui". La douzième question développe la réponse à la onzième
question dans le cas de réponse « oui ». Comment prendre en considération la réalisation du
confort thermique des occupants ? Leurs réponses présentent différentes réactions : 30 % ont
choisi les matériaux de construction, 30 % l'enveloppe et 40 % la forme géométrique.
La treizième question concerne la présence de documents proposés par l'autorité de tutelle pour
orienter la conception environnementale des bâtiments dans la région. Les réponses ont été
divisées en 30 % pour "oui", 30 % pour "parfois" et 40 % pour "non".

Figure IV.28 : l’emploi des stratégies passives lors la conception des bâtiments
résidentiels (source : auteurs)

La quinzième question cette fois-ci cherche à savoir si l'architecte a déjà conçu un


bâtiment résidentiel éco énergétique qui a été refusé ou modifié. Les réponses présentent un
taux de 50 % de "non", 20 % de "oui" et 30 % de "parfois". Ensuite, pour en savoir plus sur le
rôle des clients, nous leur avons demandé s'ils avaient déjà conçu ou envisagé une résidence
bioclimatique auparavant. Les réponses montrent que 20 % des clients ont rejeté l'aspect
bioclimatique, 20 % ont répondu par "non", et les 60 % restants ont répondu
"occasionnellement". Pour obtenir plus de détails, nous avons cherché à savoir quels aspects
intéressent les clients pour la réalisation de bâtiments durables. Leur contribution se manifeste
à travers la fonction et les matériaux de construction.
La dix-neuvième question aborde les stratégies environnementales qui devraient être
mises en œuvre pour concevoir un bâtiment résidentiel écologique dans la région d’El' Oued.
Les réponses montrent des différences dans les choix de chaque architecte. Certains ont choisi
la morphologie et l'enveloppe (30 %), d'autres ont choisi la forme et la végétation (20 %),

111
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

d'autres ont choisi les matériaux de construction (30 %), et d'autres encore ont choisi
l'orientation et les ouvertures.
Pour la dernière question, on a demandé aux architectes de décrire les solutions selon leur
avis, permettant ainsi d'intégrer et d'appliquer légalement les stratégies bioclimatiques dans la
conception initiale des bâtiments résidentiels. Les réponses sont presque similaires, nous les
avons résumées comme suit :
 Entamer la réalisation d'une résidence bioclimatique modèle au sein de chaque projet,
en vue de sa diffusion à l'échelle générale, tout en considérant l'intégration de la main-
d'œuvre artisanale traditionnelle.
 Intégrer des réglementations et des clauses dans le cahier des charges des appels d'offres
publics relatifs aux projets de construction résidentielle, tout en imposant la conformité
au modèle architectural environnemental spécifique au milieu désertique au sein du
système de conception desdits bâtiments résidentiels.

IV.6.2. La méthode d’investigation

IV.6.2.1. Définition de la copule

Une copule est une fonction de distribution cumulative multi-variée avec m marges
uniformes dans l'intervalle [0,1]. Son but est d'exprimer et de modéliser l'interdépendance entre
les variables aléatoires (les architectes). Les copules nous permettent de mesurer la dépendance
entre les variables sans avoir besoin d'estimer les fonctions de distribution cumulative (CDF)
des distributions marginales, grâce au théorème de Sklar (Nelsen 2006). Ce théorème stipule
que toute distribution conjointe multi-variée peut être exprimée en termes de fonctions de
distribution marginales univariées et d'une copule C m-dimensionnelle unique définie sur [0,1]m
avec des distributions marginales uniformes standard (U1,..., Um). Cette copule représente la
structure de dépendance entre les variables. Cette relation est définie dans l'équation (1).

F (X1,…,Xm)=C(F1 (X1 ),…,Fm (Xm))…………………………………………… (1)

IV.6.2.2. Estimation de la copule correspondante :


Tout d'abord, il est nécessaire d'estimer la copule correspondante. Pour ce faire, nous
pouvons utiliser le test goodness of fit (Genest et al., 2007) entre la copule empirique
multivariée et la copule gaussienne théorique multivariée afin de déterminer si elles
appartiennent à la même distribution. Le résultat du test indique une valeur de p = 0,3713, ce

112
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

qui signifie que nous ne pouvons pas rejeter l'hypothèse nulle selon laquelle les données ne
correspondent pas à une copule gaussienne. Cela signifie qu'il est possible de modéliser les
données en utilisant la copule gaussienne.
Les Figures IV.29-31 représentent le graphe des copules (X1, X10), (X2, X10) et (X2, X9)
ou X présente l’architecte, respectivement. On distincte une corrélation positive forte entre
l’architecte X1 et X10, une corrélation positive entre l’architecte X2 et X10 et une corrélation
faible négative entre l’architecte X2 et X9.
Cela nous permettra d'étudier la différence entre chaque architecte et ses réponses
concernant la prise de décision lors de la phase d'esquisse et de conception. Nous avons
sélectionné trois (3) scénarios représentant les faibles, moyennes et fortes corrélations entre les
architectes. Les résultats sont présentés comme suit :

(a) Copule empirique. (b) Copule théorique. (c) La densité de la copule.

Figure IV.29. Le couple de variables (X1, X10), corrélation positive forte entre les architectes
(0.964). (Source : auteur).

113
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

(a) Copule empirique. (b) Copule théorique. (c) La densité de la copule.

Figure IV.30. Le couple de variables (X2, X10), corrélation positive (0.558). (Source :
auteurs)

(a) Copule empirique. (b) Copule théorique. (c) La densité de la copule.

Figure IV.31. Le couple de variables (X2, X9), corrélation faible négative (-0.080).
(Source : auteurs).
La table IV.4 présente la matrice de corrélation entre les variables (les architectes).
L'intervalle [-1,1] reflète la corrélation, allant d’une forte négative à une forte positive, en
fonction des réponses des architectes. Cette relation est expliquée dans la figure IV.32.

114
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

Figure IV.32. Schéma de corrélation.


(Source : auteurs).

On constate que la matrice de corrélation révèle des différences dans la façon dont les
architectes raisonnent. Cela signifie que chaque individu a sa propre manière de prendre des
décisions, et il n'existe pas de guide d'assistance standardisé pour la conception des bâtiments
résidentiels dans la ville d'El Oued.

Tableau IV.4 : La matrice de corrélation. (Source : auteurs)

X1 X2 X3 X4 X5 X6 X7 X8 X9 X10

X1 1 0.467 0.383 0.467 0.721 0.541 0.608 0.721 0.694 0.964

X2 0.466 1 0.339 0.857 0.824 0.793 0.954 0.966 - 0.558


7 0.080
X3 0.383 0.339 1 0.316 0.589 0.273 0.446 0.150 - 0.620
7 0.302
X4 0.467 0.857 0.316 1 0.879 0.650 0.954 0.891 0.461 0.424
X5 0.721 0.824 0.589 0.879 1 0.698 0.953 0.716 0.492 0.707

X6 0.541 0.793 0.273 0.650 0.698 1 0.768 0.638 0.268 0.650


X7 0.608 0.954 0.446 0.954 0.953 0.768 1 0.944 0.334 0.485
X8 0.721 0.966 0.150 0.891 0.716 0.638 0.944 1 0.319 0.566

X9 0.694 -0.08 -0.30 0.461 0.492 0.268 0.334 0.319 1 0.314


X10 0.964 0.558 0.620 0.424 0.707 0.650 0.485 0.566 0.314 1

115
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

L'histogramme de la matrice de corrélation, en considérant la partie triangulaire


inférieure, représente les valeurs de corrélation en fonction de leur fréquence d'occurrence. Les
valeurs de corrélation comprises entre -0.4 et 0.2 présentent une fréquence inférieure à 2, ce qui
indique une corrélation faible et négative. Les valeurs de corrélation entre 0.2 et 0.8, avec une
fréquence de 8 à 12, démontrent une corrélation positive entre les réponses des architectes.
Enfin, les valeurs de corrélation comprises entre 0.8 et 1, avec une fréquence d'environ 10,
traduisent une corrélation positive forte, suggérant une forte similarité dans les réponses des
architectes.

Figure IV.33. Histogramme de la matrice de corrélation triangulaire inférieure.


(Source : auteurs).

Conclusion

Ce chapitre est divisé en trois parties principales. Dans la première partie, nous avons
effectué une analyse climatique de la ville d'El Oued, en examinant les conditions
météorologiques et climatiques qui prévalent dans cette région. Dans la deuxième partie, nous
avons mené une analyse qualitative sur les deux cas d'études : la maison traditionnelle et la
maison contemporaine de la ville d'El Oued. Cette analyse nous a permis de saisir les spécificité
de la maison traditionnelle laquelle était mieux adaptée aux conditions climatiques désertiques

116
Chapitre IV : Identification du contexte et présentation des cas d'étude

grâce à l'utilisation de matériaux locaux tels que le lous et le tefza, ainsi qu'à la distribution des
espaces en fonction des activités sociales et quotidiennes des habitants. En revanche, la maison
contemporaine a négligé les considérations climatiques en utilisant des matériaux standards tels
que le béton, en ayant une abondance de pièces importantes comme la cour (haouch) et en ayant
recours à des systèmes mécaniques. Ensuite, nous avons examiné les stratégies passives de la
maison traditionnelle d'El Oued afin de comprendre son adaptabilité climatique et son
comportement thermique, dans le but de maintenir un environnement intérieur adéquat sans
recourir aux systèmes mécaniques.
La troisième partie de ce chapitre présente une enquête menée auprès des architectes de
la ville d'El Oued. Une série de questions a été distribuée à douze bureaux d'études dans le but
de comprendre le processus de réflexion des architectes lors de la conception des bâtiments
résidentiels dans la ville d'El Oued, ainsi que d'analyser le cahier des charges utilisé pendant la
phase de conception. Nous avons utilisé le logiciel R pour comprendre la corrélation entre les
décisions prises par les architectes lors de la conception des bâtiments résidentiels. Les résultats
de cette enquête montrent à la fois des similitudes et des différences dans les réponses des
architectes, mettant en évidence une diversité dans leurs décisions.
Ces résultats soulignent la nécessité de développer un guide d'assistance standardisé de
conception bioclimatique qui soit inspiré des stratégies passives employées dans l’architecture
vernaculaire et le proposer aux architectes, sous la forme de prescriptions techniques. Ce guide
sera élaboré sous la forme de prescriptions techniques formulées dans le cadre du cahier de
charge visant à assurer une adaptabilité climatique (ambiance thermique agréable) et une
consommation énergétique rationnelle. Ce guide qui devra accompagné les architectes dès la
phase d'esquisse, pourrait jouer un rôle clé dans la réalisation de bâtiments résidentiels assurant
les conditions du confort thermique à faible consommation énergétique tout en réduisant les
émissions de CO2.

117
Conclusion Générale
Conclusion générale

1. Synthèse de la recherche et rappel des principaux résultats

La maîtrise de la consommation énergétique dans le secteur résidentiel vise à améliorer


la qualité de vie tout en réduisant l'impact de l'empreinte carbone sur l'environnement.
Malheureusement, la négligence des spécificités environnementales a entraîné une utilisation
abusive et irrationnelle des ressources énergétiques à l’échelle de la planète. Les régions du sud
de l’Algérie où prédomine un climat désertique, illustrent clairement l’ampleur des problèmes
environnementaux et énergétiques résultant des pratiques et disfonctionnements caractérisant
la production du cadre bâti résidentiel. Depuis l'indépendance, les constructions produites dans
le sud ne répondent plus aux conditions climatiques extrêmement rigoureuses de la saison
estivale et n’arrivent plus à assurer des conditions minimales de confort thermique. En
conséquence, les habitants sont contraints de recourir à des systèmes de chauffage et de
climatisation mécaniques pour maintenir un certain niveau de confort, ce qui entraîne de lourdes
conséquences aussi bien économiques qu’environnementales.

Pour réduire la facture énergétique et garantir un confort climatique optimal, il est


impératif d'intervenir au niveau de la conception architecturale. Cette étude a permis d’explorer
ce sujet relativement à l’architecture résidentielle du sud de l'Algérie, en prenant la ville d’El
Oued comme cas d’étude. En effet, le climat désertique, en particulier dans la ville d'El Oued,
est caractérisé par des températures extrêmement élevées en été, très froides en hiver et une
sécheresse persistante toute l'année. Face à ces conditions climatiques extrêmes, un défi majeur
se pose pour assurer le confort thermique des habitants sans avoir recours à des systèmes
mécaniques énergivores. Dans ce contexte, l'utilisation de stratégies passives inspirées de
l'architecture traditionnelle locale, émerge comme une solution prometteuse pour créer des
espaces de vie confortables tout en réduisant la consommation énergétique. En intégrant les
principes de l'architecture traditionnelle qui ont historiquement permis de s'adapter à un climat
hostile, il est envisageable de concevoir des bâtiments et des espaces intérieurs optimisant
l'utilisation des stratégies passives.
Partant de cette assertion, la présente étude a été effectuée dans le but d’élaborer un
guide de conception bioclimatique destiné aux architectes, et qui serait basé sur les conditions
climatiques, sociales et économiques du contexte local. Cet outil s’inspire des stratégies
passives vernaculaires et se présente comme un ensemble de connaissances et de compétences
spécialement conçu pour les architectes. A travers le développement d’une approche intégrée
au processus conceptuel, cet outil s’adresse aux architectes en leur fournissant les moyens de
l’utiliser dès la phase d'esquisse. Il les accompagne tout au long du processus de conception et
167
Conclusion générale

devrait jouer un rôle clé dans la réalisation de bâtiments résidentiels assurant des conditions de
confort thermique satisfaisantes avec une faible dépendance vis-à-vis des systèmes de
conditionnement d’air et donc une moindre consommation énergétique.
Pour mener à bien cette recherche, un cadre d’analyse a été élaboré. Il s’appuie sur deux
approches : une enquête qualitative et une évaluation quantitative suivi d’une optimisation
paramétrique par simulation. L'approche qualitative vise à identifier et, ensuite, évaluer les
conditions de confort thermique dans des bâtiments résidentiels anciens et contemporains. Elle
porte également sur l’identification des stratégies de refroidissement passif utilisées dans
l'enveloppe des bâtiments traditionnels en réponse aux conditions climatiques désertiques. Cette
approche est essentiellement basée sur un travail de terrain qui a été entrepris dans la ville d'El-
Oued. Elle a donné lieu à des observations et à des notes de terrain, utilisées conjointement avec
une documentation photographique, des relevés et une analyse architecturale. Une analyse
climatique de la ville d'El Oued est effectuée, examinant les conditions météorologiques et
climatiques prévalant dans cette région. Après avoir effectué ce travail préliminaire, il a été
possible de sélectionner deux types de bâtiments résidentiels ayant servis comme cas d’étude.
Ils illustrent respectivement une maison traditionnelle typique de la région du Souf et
une maison contemporaine dans la ville d’El Oued, afin de permettre une comparaison
pertinente entre ces deux cas d’étude. Les maisons traditionnelles du Souf sont réputées pour
leurs caractéristiques de construction spécifiques favorisant une régulation thermique adéquate
et une utilisation efficace de l’énergie. A l’opposé, les maisons contemporaines se distinguent
souvent par des matériaux et des conceptions plus énergivores pouvant influencer négativement
leur comportement thermique et leur consommation énergétique.
Cette analyse a montré que la maison traditionnelle est mieux adaptée aux conditions
climatiques de la ville grâce à l'utilisation de matériaux locaux tels que le lous et le tefza, ainsi
qu'à la distribution des espaces en fonction des activités sociales et quotidiennes des habitants.
En revanche, la maison contemporaine néglige les contraintes climatiques, notamment, le
système constructif adopté au niveau de l’enveloppe est inadapté au contexte local tels que le
confirme l’emploi sans restriction aucune des matériaux standards (béton, ciment, …),
l’absence de certains espaces comme le sabat et la sguifa, les ouvertures en façade, ainsi que le
recours aux systèmes mécaniques de climatisation.

D’autre part, considérant que le but de la présente étude est d’élaborer un guide de
conception bioclimatique destiné aux architectes, une enquête menée auprès des architectes de
la ville d'El Oued a été réalisée. Un formulaire de questions a été distribué à douze bureaux

168
Conclusion générale

d'études dans le but de comprendre le processus de réflexion des architectes lors de la


conception des bâtiments résidentiels dans la ville d'El Oued et la place accordée à la dimension
environnementale, notamment, la prise en compte des contraintes climatiques. Des questions
ont également été posées sur le cahier des charges utilisé pendant la phase de conception. Le
logiciel R a été utilisé pour saisir la corrélation entre les décisions et choix pris par les
architectes lors de la conception des bâtiments résidentiels et ce qui les motive. Les résultats de
cette enquête ont montré à la fois des similitudes et des différences dans les réponses des
architectes, mettant en évidence une diversité d’approches conceptuelles. Finalement, l’enquête
a mis en exergue la nécessité de développer un guide d'assistance standardisé dès la phase
d'esquisse à l’intention des architectes, dans le but de prendre en charge la dimension climatique
et énergétique lors du processus de conception des bâtiments résidentiels.
Afin de pousser plus avant notre appréhension du comportement thermique des
bâtiments traditionnels et contemporains, une approche quantitative rigoureuse a été adoptée
dans le but d'évaluer de manière exacte les conditions de confort thermique générées ainsi que
leurs niveaux d’efficacité énergétique. Cette approche, fondée sur une méthodologie
comparative, s'est appuyée sur des expérimentations minutieuses comprenant une campagne de
mesures in situ soigneusement élaborée en vue de saisir les variations des paramètres
hygrothermiques au sein des bâtiments étudiés. Ces mesures ont été effectuées sur une période
prolongée, couvrant à la fois la saison hivernale et la saison estivale, et ainsi, rendant compte
des fluctuations saisonnières significatives. La sélection de deux bâtiments spécifiques, à savoir
une maison traditionnelle typique de la région du Souf et une maison contemporaine dans la
ville d’El Oued, a été effectuée afin de permettre une comparaison pertinente entre ces deux cas
d’étude.
Une fois les données collectées in situ, une simulation thermique a été réalisée à l'aide
du logiciel DesignBuilder/EnergyPlus. Des modèles virtuels représentant chacun des deux
bâtiments pris comme cas d’étude ont été élaborés, puis une calibration-validation des modèles
a été effectuée. Une fois les modèles validés, les tests de simulation ont porté sur l’évaluation
du comportement thermique de l'enveloppe de chaque bâtiment pris comme cas d’étude tout au
long des périodes hivernale et estivale, en tenant compte des caractéristiques propres à chaque
bâtiment et des conditions environnementales réelles.
Dans cette phase, une attention particulière a été accordée à la variabilité des conditions
de mesure, afin d'assurer une représentation précise des performances thermiques des bâtiments
étudiés. De plus, des études paramétriques ciblées ont été réalisées, permettant d'isoler
l'influence de chaque élément constitutif de l'enveloppe du bâtiment, afin de mieux comprendre

169
Conclusion générale

leur impact sur la performance thermique du bâtiment considéré. De plus, afin d'atteindre des
conditions satisfaisantes de confort thermique dans la maison contemporaine, une évaluation et
une optimisation ont été réalisées sur les différentes stratégies passives de l'architecture
traditionnelle de Souf. Pour vérifier l'efficacité de ces stratégies, une simulation multi-objective
a été réalisée, et les solutions optimales ont été mises en exergue à l'aide du Front de Pareto.
Cette approche a été finalisée par l’élaboration d’un modèle optimal pour la réalisation des
bâtiments à faible consommation énergétique dans le sud de l'Algérie, en prenant en compte les
spécificités climatiques de la région.
Pour rappel, l'objectif ultime de l’étude est de fournir des informations précieuses sur le
comportement thermique et les stratégies des bâtiments traditionnels et contemporains, afin de
guider les décisions de conception et de rénovation vers des solutions à la fois plus économes
en énergie et plus confortables sur le plan thermique. Ces connaissances pourraient contribuer
à l'amélioration des pratiques architecturales et à la promotion de bâtiments durables et
performants sur le plan énergétique.
Ainsi, les tests de simulations et d’optimisations paramétriques effectués ont montré que
l’emploi de certaines stratégies de conception passive telles qu’une bonne orientation, un ratio
d’ouverture approprié, une ventilation naturelle adéquate ainsi que le recourt à des matériaux
avec masse thermique importante et faible coefficient U (bonne isolation), sont capables
d'optimiser le fonctionnement thermique de la maison contemporaine sous les conditions d’un
climat désertique. L'objectif de la solution optimale était de réduire les températures intérieures
pendant la saison de surchauffe et de maintenir la température interne dans une plage acceptable
tout en minimisant la consommation d'énergie.
Ainsi, les résultats de l'étude montrent que l'orientation appropriée des bâtiments dans
un climat chaud et aride joue un rôle crucial. L'orientation nord/sud a permis de réduire la
consommation d'énergie de 17% par rapport à la consommation annuelle. Un ratio d'ouverture
de 28% a permis d'améliorer le confort intérieur et de fournir un éclairage naturel adéquat dans
un bâtiment allongé selon l'axe est/ouest. La stratégie passive de ventilation naturelle joue un
rôle essentiel dans l'efficacité énergétique de bâtiment. Dans un climat chaud et aride, les
problèmes de surchauffe estivale peuvent être minimisés grâce à un système de refroidissement
passif indépendant. Celui-ci nécessite la combinaison judicieuse entre la masse thermique et les
matériaux isolants au niveau de l’enveloppe et simultanément l’exploitation de la ventilation
naturelle nocturne. Celle-ci garantit un refroidissement passif de l’enveloppe du bâtiment
pendant la nuit grâce au système de construction massif à faible coefficient de transmission de
chaleur.

170
Conclusion générale

Ses stratégies réunies ont servi à l’élaboration d’un modèle de référence que les
architectes peuvent utiliser pour réaliser des bâtiments résidentiels assurant un confort
thermique pour les occupants avec une consommation énergétique réduite. Ce modèle de
référence est se présente sous forme d’une grille de recommandations destinées aux architectes
en vue de son application dès la phase d'esquisse pour une conception adaptée aux conditions
d’un climat désertique.
En conclusion, cette étude a ainsi contribué à une meilleure compréhension des relations
complexes entre le climat, le confort thermique et la durabilité des bâtiments. Les résultats et
les recommandations issus de cette recherche offrent aux architectes des moyens pratiques pour
concevoir des bâtiments résidentiels durables, économes en énergie et confortables, tout en
contribuant à la préservation de l'environnement. À mesure que nous continuons à faire face à
des enjeux environnementaux croissants, il est impératif de mettre en œuvre ces connaissances
pour façonner un avenir où les bâtiments joueront un rôle actif dans la conservation des
ressources et la protection de notre planète.

2. Recommandations

Un guide de conception environnementale assistant les architectes pour la réalisation de


bâtiments résidentiels adaptées à leur contexte, et donc, assurant une performance thermique et
énergétique, a été élaboré. L'objectif de ce guide est d'optimiser la performance thermique dans
les bâtiments résidentiels soumis à un climat chaud et aride, tout en réduisant la consommation
d'énergie et les périodes d'inconfort. Les recommandations clés découlant de cette étude sont
les suivantes :
 Orientation adéquate : Il est recommandé de privilégier une orientation nord/sud des
bâtiments. Cela permet de réduire la consommation d'énergie annuelle tout en
maintenant un confort thermique optimal.
 Ratio Fenêtre/Mur (WWR) : Il est conseillé de sélectionner un ratio fenêtre/mur optimal
compris entre 25 % et 30 % pour garantir un éclairage naturel suffisant. Cela atténue la
dépendance vis-à-vis de l’éclairage artificiel et des systèmes mécaniques de chauffage
et de refroidissement, réduisant ainsi la consommation d'énergie.
 Ventilation naturelle : L'intégration d'une ventilation naturelle efficace dans la
conception des bâtiments est fortement recommandée. Cela permet de réduire la
consommation d’énergie ainsi que les heures d'inconfort. La ventilation nocturne s'avère
particulièrement efficace dans les climats chauds et secs en exploitant les écarts de
température jour/nuit.

171
Conclusion générale

 Masse thermique et isolation : Le choix de matériaux de construction massifs avec une


faible conductivité thermique, de préférence locaux, est préconisé. Cela contribue à
maintenir une température intérieure stable et à réduire la consommation d'énergie.
 Construction bioclimatique traditionnelle : La priorité devrait être donnée à la
construction traditionnelle, qui s'est avérée optimale dans les simulations en tant
qu'option dominante. Cette stratégie passive de l'enveloppe massive s'avère efficace
pour les climats chauds et arides.
Ce guide d'assistance vise à fournir aux architectes, concepteurs et décideurs un ensemble de
directives pratiques pour la conception de bâtiments dans des environnements climatiques
similaires. En suivant ces recommandations, il est possible de créer des bâtiments offrant un
confort thermique optimal, une efficacité énergétique accrue, et une satisfaction des occupants,
tout en minimisant l'impact sur l'environnement.

3. Limites et perspectives de recherche

Tout travail de recherche admet des limites et ouvre la voie vers des investigations futures.
Dans notre cas, l’étude s'est principalement concentrée sur l’optimisation de certains paramètres
inhérents à l'enveloppe architecturale, plus précisément, à ses propriétés formelles et matérielles
dans le but de réduire les heures d'inconfort et la consommation d'énergie des bâtiments
résidentiels. Le contexte climatique chaud et aride propre à l’étude étant représenté par la ville
d'El Oued. Cependant, plusieurs limites doivent être mentionnées :
 Limitation au confort thermique : l’étude s'est principalement axée sur le confort
thermique. Il serait judicieux d'explorer d'autres critères, tels que le confort lumineux,
pour une réduction encore plus significative de la consommation énergétique.
 Négligence de l'environnement immédiat : L'impact de l'environnement immédiat sur la
réduction de la consommation énergétique a été largement négligé dans l’étude.
L'environnement extérieur, y compris les bâtiments voisins, peut jouer un rôle essentiel
dans la modération des besoins en chauffage et en climatisation.
 L'importance de la végétation : La végétation possède un potentiel significatif en termes
de protection contre les rayons solaires et de rafraîchissement de l'air pendant les
périodes de surchauffe. Par conséquent, une étude portant sur le type et l'implantation
de la végétation pourrait avoir un impact majeur sur la réduction de la consommation
énergétique.
En ce qui concerne les perspectives de recherche, plusieurs pistes méritent d'être explorées :

172
Conclusion générale

 Étude de l’habitat semi-collectif et du collectif : Une analyse plus détaillée de bâtiments


réalisés en semi-collectifs et collectifs permettrait d'obtenir des résultats plus précis sur
la consommation d'énergie, en vue de la création de cités bioclimatiques, tout en
améliorant le secteur résidentiel dans son ensemble.
 Intégration de systèmes hybrides : Bien que les stratégies passives aient prouvé leur
efficacité pour créer un environnement intérieur confortable, il serait pertinent
d'envisager l'intégration de systèmes hybrides. Ces systèmes pourraient tirer parti des
énergies renouvelables pour étudier le comportement thermique des espaces de vie,
conduisant ainsi à la conception de bâtiments résidentiels à la fois plus confortables et
plus économes en énergie.

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Common questions

Alimenté par l’IA

Passive design strategies enhance thermal comfort by extending comfort zones using solar protections such as awnings and natural ventilation to control air flow and temperature. Massive constructions with high thermal inertia can maintain indoor temperatures by absorbing heat during hot periods and releasing it when cooler .

Environmental certifications influence building design practices by setting higher voluntary environmental standards compared to typical market practices. They drive innovation in design, materials, and techniques, encouraging architects and engineers to exceed basic compliance, thus fostering more sustainable buildings .

Architects face challenges such as client resistance to design changes, balancing climatic data with aesthetic demands, adapting to local cultural preferences, and overcoming the constraints imposed by existing regulations. These challenges can impede the full integration of bioclimatic strategies aimed at reducing energy use and enhancing comfort .

Energy performance certificates play a critical role by providing a quantifiable measure of a building's energy efficiency. These certificates help to identify improvement areas to enhance efficiency, and thus contribute towards achieving global environmental objectives by encouraging adopters to reduce energy consumption and emissions .

Traditional architecture in El Oued uses local materials like the 'stone lous' for their high thermal inertia and low thermal conductivity, creating buildings that maintain comfort by minimizing temperature variations between the interior and exterior environments .

The psychometric chart is used to expand the thermal comfort zones by employing designs that naturally control the building climate. Strategies such as shading systems, natural ventilation, and thermal mass are chosen based on their ability to adjust indoor temperatures, thereby reducing reliance on mechanical systems .

The global rating systems used for assessing the sustainability of buildings include BREEAM in the UK, LEED in the US, CASBEE in Japan, DGNB in Germany, MINERGIE in Switzerland, Green Star in Australia and South Africa, HQE in France, Estidama in the UAE, EDAMA in Jordan and Lebanon, and the ARZ Building Rating System .

The compactness of a building, characterized by a low coefficient of form, reduces the energy needed for heating and cooling. This efficient geometry optimizes the interior volume and retains heat, maintaining thermal comfort while minimizing energy consumption .

Sustainable architecture goes beyond bioclimatic architecture by focusing on the multiple dynamic relationships between a built space and its external environment. It not only aims to reduce energy consumption and promote renewable energy but also seeks a balance between indoor environment and social, natural, and architectural parameters .

A socially sustainable society is characterized by being secure, flourishing, healthy, supportive, and educated. It should also have organizational structures and an innovative capacity that promote equitable distribution of limited resources, ensuring the satisfaction of present and future populations' needs .

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