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Cours Économie

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Introduction à l’économie

1. Définition de l’économie « L’économie » c’est quoi ? Et quels sont ses


champs d’application ?

En réalité, il n’existe pas de définition de l’économie qui fasse consensus et, en tant
qu’objet d’étude, il s’agit d’une question particulièrement complexe.

Historiquement, l’économie (oïkonomia) a d’abord été caractérisée comme « l’art de


gouvernement domestique » (oikos : la maison et nomos : les règles), la politique
s’occupant, quant à elle, de la gestion de la cité.

Par la suite et jusqu’à aujourd’hui, l’économie s’est intéressée à la production, à la


répartition, à la consommation des richesses, et ce, dans un contexte général de rareté.

Trois conceptions de l’économie – non exclusives les unes par rapport aux autres – sont
ainsi communément admises.

A. L’économie est une science de la richesse

Dans ce cadre d’analyse, l’enrichissement est considéré comme l’objectif fondamental


des sociétés : « L’économie est la science des richesses » Adam Smith, Recherche sur la
nature et les causes de la richesse des nations 1776.

« L’économie politique enseigne comment se forment, se distribuent et se consomment


les richesses qui satisfont aux besoins des sociétés ». Jean-Baptiste Say, Traité
d’économie politique, 1803.

La richesse dont il est question ici n’est pas nécessairement matérielle ou monétaire. En
effet, dans cette optique, tout ce qui contribue à satisfaire un besoin est qualifié de
richesse.

Conception de l’économie Caractérisation

L’économie est un domaine dont


L’économie est une science de la richesse le but est d’étudier la richesse:
– Comment est-elle produite?
– Comment elle évolue?
– Comment est-elle répartie entre
les agents économiques (ménages,
entreprises, etc.)?

B. L’économie est une science de l’échange marchand

Un bien ou un service est, en soi, dépourvu de valeur, celle-ci résultant de sa capacité à


satisfaire un besoin, de l’utilité qu’il procure.

En cela, c’est au travers de l’échange que la valeur d’un bien ou d’un service se manifeste.
Ainsi, lorsqu’un agent (A) s’accorde avec l’agent (B) autour d’un prix en vue de réaliser
une transaction, ils effectuent un échange, c’est-à-dire une opération économique.

Dans cette approche, la valeur des biens et des services procède donc des échanges
marchands entre les agents économiques (ménages, entreprises, administrations
publiques).

C. L’économie est une science des choix efficaces

Dans ce cadre d’analyse, les comportements humains sont considérés comme une
conséquence de la relation entre des fins et des moyens. Autrement dit, l’économie étudie
les manières dont les individus ou les sociétés mobilisent de façon optimale leurs
ressources (qui par hypothèse sont limitées) afin de satisfaire au mieux leurs besoins.

L’analyse économique, ou science économique, part du constat que les besoins des
hommes sont illimités alors que les ressources disponibles sont rares (limitées). Ce constat
impose donc aux systèmes économiques, comme aux agents économiques qui les
composent (ménages, entreprises, administrations publiques), de faire des choix (des
arbitrages) dans l’allocation des ressources dont ils disposent (étudier plus longtemps ou
travailler? acheter maintenant ou plus tard? épargner ou consommer?…).

L’approche économique standard considère ainsi que, dans son processus décisionnel,
l’agent économique intègre la valeur négative des options qu’il n’a pas choisie pour
procéder à ses arbitrages (on appelle cela le coût d’opportunité).
Sous ce rapport, un agent économique rationnel opte donc pour une option dès lors que la
valeur de celle-ci est supérieure à celle(s) qu’il n’a pas choisie(s).

Conception de l’économie Caractérisation

L’économie est une science de l’échange C’est au travers l’échange que la valeur
marchand d’un bien ou d’un service se manifeste.
Ce faisant, l’économie est une discipline
qui, fondamentalement, s’intéresse
à l’échange marchand.

L’économie est une science des choix L’économie étudie les manières dont
efficace les individus ou les sociétés mobilisent
de façon optimale leurs ressources
(qui par hypothèse sont limitées), afin
de satisfaire au mieux leurs besoins.
L’économie vise ainsi à s’intéresser
aux processus d’optimisation à partir
desquels les agents économiques allouent
leurs ressources en vue de satisfaire
des besoins.

D. La distinction entre économie positive et économie normative

Les économistes distinguent couramment deux manières de pratiquer leur discipline, d’un
point de vue positif ou normatif.

L’économie positive a pour objectif de fournir des explications objectives et scientifiques


au fonctionnement de l’économie tandis que l’économie normative vise à produire des
prescriptions fondées sur des jugements de valeurs.

Exemples: Propos relevant de l’économie positive: sur la base d’études économétriques


(ex: calcul d’élasticité), il semble qu’une augmentation de la TVA de 1 pt aura pour effet
de réduire la consommation de 0.2 %.
Propos relevant de l’économie normative: L’État doit augmenter les impôts des plus
riches afin de réduire les inégalités.

Cette distinction entre économie positive et normative renvoie au rôle joué par les
économistes dans la société.

En effet, sous le prisme de l’économie positive, l’économiste se contentera davantage


d’observer les phénomènes économiques pour mieux les comprendre et les appréhender
(finalité cognitive). À l’inverse, sous l’angle normatif, l’économiste aura plus tendance à
formuler des recommandations d’action pouvant intégrer une dimension éthique (pour
aller vers « ce qui devrait être »).

E. La différence entre la macro-économie et la micro-économie

À l’instar de nombreuses sciences sociales, on trouve en économie la distinction entre,


d’un côté, un cadre d’analyse global (holisme) et, de l’autre, une conception de la
discipline appréhendée à une échelle plus individuelle (individualisme méthodologique).

Ainsi, ce qu’on appelle la macro-économie s’intéresse à l’économie dans sa globalité, et


ce, à partir des grands agrégats économiques tels que le PIB, le taux d’inflation ou encore
le taux de chômage.

La micro-économie, quant à elle, étudie les logiques d’action individuelles des agents
économiques (ménages, entreprises, administrations publiques). Elle tend à comprendre,
par exemple, de quelle manière les ménages et les entreprises prennent leurs décisions,
notamment, dans un contexte d’interactions (c’est-à-dire en tenant compte des décisions
des autres agents économiques).

La distinction entre économie positive et économie normative

Économie positive Économie normative

Fournir des explications objectives L’objectif central est de produire


et scientifiques au fonctionnement des prescriptions fondées
de l’économie. sur des jugements de valeurs.
Il s’agit donc, pour l’économiste Le rôle de l’économiste consiste
de davantage d’observer les phénomènes ici à formuler des recommandations
d’action pour améliorer les politiques
économiques pour mieux les comprendre publiques menées et ainsi atteindre
et les appréhender (finalité cognitive). des objectifs ayant une dimension
idéologique ou axiologique (ex:
proposition de mesures non efficace
au plan strictement économique mais juste
socialement)

La différence entre la macro-économie et la micro-économie

La macro-économie La micro-économie

L’économie est considérée dans L’économie est considérée à une échelle


sa globalité à partir des grands agrégats individuelle et vise, notamment,
économiques tels que le PIB, le taux à identifier et comprendre les mécanismes
d’inflation ou encore le taux de chômage. décisionnels des agents économiques
(ménages, entreprises, administrations
publiques) dans un contexte d’interactions.

F. Le conjoncturel et le structurel

En économie, la prise en compte du temps est une variable importante et, dans ce domaine. Ainsi,
le conjoncturel renvoie à une temporalité de court terme tandis que, le structurel, désigne plutôt un
phénomène économique s’inscrivant dans le long terme.

À titre d’exemple :

• Des mesures économiques (ex : baisse de la TVA) sont prises afin de stimuler consommation =>
action économique conjoncturelle

• Des mesures visant à investir dans l’éducation afin d’accroître le potentiel de croissance de
l’économie => action économique structurelle.

Cette dualité entre la logique conjoncturelle et structurelle est très utile pour articuler et
hiérarchiser de façon cohérente des éléments d’analyse.
2. Les courants de la pensée économique

L'histoire de la pensée économique examine les grandes théories économiques de manière


rétrospective. La réflexion économique apparaît chez les philosophes grecs (Aristote,
Platon), qui étudient l'économie domestique et la gestion de la cité. Au Moyen Âge, c'est
la morale chrétienne qui inspire la pensée économique (Saint Augustin, Saint Thomas
d'Aquin). Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, les mercantilistes, qui préconisent l'abondance
de métaux précieux, l'intervention de l'État et le développement de la population, rendent
la réflexion économique autonome, mais ne constituent pas encore un courant économique
structuré. Au milieu du XVIIIe siècle, les Physiocrates, avec François Quesnay, donnent
une analyse économique globale sous forme de circuit et peuvent être considérés comme
des précurseurs. À partir de la fin du XVIIIe siècle, de véritables analyses théoriques se
développent, avec des économistes dont les idées se rapprochent suffisamment pour
pouvoir être considérés comme appartenant à des « écoles de pensées ».

A- Les précurseurs / les préclassiques :


a- Le mercantilisme :
Il recouvre un ensemble de doctrines et de pratiques politiques et économiques.
Il explique que la puissance de l'État résulte de l'enrichissement de la nation, qui est obtenu
par le développement de l'industrie et du commerce, par un excédent commercial et une
accumulation de métaux précieux.
b- La physiocratie et l’émergence du libéralisme :
Elle menée par François Quesnay, qui construit un tableau économique qui décrit le revenu
dépensé pour assurer la circulation de la richesse produite.
Les enseignements du tableau sont multiples :
- En premier, il faut stabiliser le prix du blé à niveau satisfaisant.
- Le deuxième enseignement est nécessaire d'élargir le marché de blé afin qu'il puisse
absorber les surplus de production des années de bonne récolte, pour alimenter le pays les
années de mauvaise récolte.
- Le troisième est la dépense doit être maîtrisée et l'impôt ne doit être payé par les
propriétaires fonciers.
B- Le courant libéral :
a- Les classiques

Ils sont considérés comme les véritables fondateurs de l’économie politique. Ils font tous
l’apologie de l’individualisme et du laisser faire.
• Adam SMITH (1723 – 1790)
Il développe la fameuse théorie selon laquelle chaque individu est guidé par une « main
invisible » qui le pousse à agir selon son intérêt particulier et à contribuer à l’intérêt général.
«Donnez-moi ce dont j’ai besoin et vous aurez de moi ce dont vous avez besoin vous-même »
Il explique aussi comment le mécanisme des prix adapte automatiquement l’offre à la demande.
Offre qui augmente => Baisse des prix => Baisse de la Production
Demande qui augmente => Hausse des prix => Hausse de la Production
• Jean Baptiste SAY (1767 – 1832)
Il met l’accent sur le rôle fondamental des chefs d’entreprise et il présente la loi des débouchés
: « les produits s’échangent contre des produits ou encore l’offre crée sa propre demande »
Pour lui il ne peut y avoir de crise de surproduction si les échanges sont libres car le mécanisme
des prix permet aux entrepreneurs de savoir ce qui est désiré et donc ce qu’il faut produire.
• David RICARDO (1772 – 1823)
Il a essayé de comprendre les échanges internationaux et il en a conclu l’intérêt de la
spécialisation de chaque pays.
« Le libre échange enrichit un pays en donnant à chacun les richesses d’autrui »
• MALTHUS
Il a réfléchi sur la relation entre population et développement économique.
Il a observé que les richesses progressaient selon une progression arithmétique alors que la
population progressait selon une progression géométrique. Ceci est une vision pessimiste de la
société.

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