Modélisation dynamique d'un véhicule auto
Modélisation dynamique d'un véhicule auto
I. Introduction
Le véhicule routier proprement dit est un système mécanique très complexe qui présente des
caractéristiques fortement non linéaires. Des organes de liaison entre la masse suspendue du véhicule et
les essieux, tels que les ressorts ou les amortisseurs, sont à l’origine de ces non linéarités. Son
comportement dynamique est en fait une réponse à des excitations de différentes natures (figure 1) parmi
lesquelles nous pouvons citer les commandes de l’Entité en Charge de la Conduite (ECC), les effets de
l’aérodynamique, des perturbations, l’interaction pneumatique/chaussée et les manœuvres du conducteur
qui se traduisent par des actions d’accélération, de freinage ou de braquage des roues. Les efforts générés
par ces actions se manifestent autour des trois axes orthogonaux 𝐺𝐺𝑥𝑥 , 𝐺𝐺𝑦𝑦 , 𝐺𝐺𝑧𝑧 (figure 2) du repère du
véhicule. Ainsi en fonction de la direction de ces efforts, des déplacements du véhicule sont possibles le
long de ces axes. Les moments de ces efforts produisent respectivement autour de ces axes les
mouvements de roulis, tangage et lacet. A ces actions peuvent aussi correspondre des mouvements de
débattement des suspensions.
Dans ce chapitre, nous présentons quelques éléments nécessaires à la modélisation d’un véhicule
automobile. Nous commençons tout d’abord par montrer les différents mouvements ainsi que les
principaux éléments qui la constitue. Ensuite, un véhicule complet est modélisé sous certaines hypothèses
simplificatrices. Le modèle non linéaire d’un demi-véhicule automobile pour l’étude du comportement
latéral est présenté.
Le véhicule automobile représenté sur la figure 2 est un système complexe possédant six degrés de
liberté constitués par un ensemble de rotations et de translations de la caisse qui est considérée comme
une masse suspendue. Le système d’axes par rapport auquel sont définis les différents mouvements du
véhicule est le repère orthonormé direct 𝑅𝑅(𝐺𝐺, 𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧) de la figure .2. L’origine de ce repère est pris au
centre de gravité du véhicule. La translation sur l’axe 𝐺𝐺𝑥𝑥 caractérise le déplacement longitudinal 𝑥𝑥 du
véhicule et le déplacement latéral 𝑦𝑦 se fait selon l’axe 𝐺𝐺𝑦𝑦 . La translation sur l’axe 𝐺𝐺𝑧𝑧 permet le
mouvement vertical 𝑧𝑧 de la caisse du véhicule par l’intermédiaire de ses suspensions. Par ailleurs, les
mouvements de rotations de la caisse par rapport aux trois axes sont :
• le roulis (∅) qui est du à des oscillations autour de l’axe 𝐺𝐺𝑥𝑥 , phénomène en particulier ressenti
lorsque le véhicule se déplace dans un virage.
• le tangage (𝜃𝜃) qui est produit par des mouvements angulaires autour de l’axe 𝐺𝐺𝑦𝑦 , phénomène qui
intervient lors des phases d’accélération et de freinage.
• le lacet (ψ) qui est le mouvement de rotation autour de l’axe 𝐺𝐺𝑧𝑧 .
Les hypothèses simplificatrices sont de nature variées et interviennent entre autres au niveau des
moments d’inertie du véhicule. Du fait de la symétrie du véhicule par rapport à un plan vertical-
longitudinal, les moments d’inertie croisés �𝐼𝐼𝑥𝑥𝑥𝑥 , 𝐼𝐼𝑦𝑦𝑦𝑦 � sont relativement faibles comparés aux valeurs des
moments dans les directions 𝑦𝑦 et 𝑧𝑧.
III. Les différents éléments du véhicule
Le véhicule est une structure mécanique composée de plusieurs éléments. Chaque dispositif à une
fonction bien précise qu’il est nécessaire de bien comprendre pour la modélisation. Le moteur et les
transmissions assurent la production des efforts de traction ainsi que leur transmission aux roues. Les
trains roulants, la suspension et la direction concourent à guider le véhicule, à transmettre les forces
motrices et de freinage tout en assurant le confort des passagers. Le châssis est destiné à accueillir les
trains roulants. Il permet de supporter et de transmettre la production des efforts de freinage. Dans cette
partie nous décrirons le châssis ainsi que l’ensemble des éléments intervenant dans les deux modes
longitudinal et latéral et ceux caractérisant la suspension.
• Le châssis
Le châssis (ou la caisse) est le corps principal du véhicule. C’est la structure métallique externe. A la
fin du montage elle contient l’habitacle, le groupe moteur et le système de commande du pilote : pédale,
volant, levier de vitesse. Cet ensemble constitue la masse suspendue.
Les mouvements du châssis par rapport au sol, dans les trois directions, se caractérisent par trois
translations : l’avance suivant l’axe longitudinal𝑥𝑥, le ballant suivant l’axe transversal 𝑦𝑦 et le pompage
suivant l’axe vertical 𝑧𝑧, et trois rotations : le roulis 𝜑𝜑, le tangage 𝜃𝜃et le lacet 𝜓𝜓.
Les paramètres inertiels de la caisse sont généralement représentés par :
– sa masse 𝑀𝑀
– la position de son centre de gravité 𝐺𝐺
– les seconds moments d’inertie par rapport à chaque axe 𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧 ∶ 𝐼𝐼𝑥𝑥 , 𝐼𝐼𝑦𝑦 , 𝐼𝐼𝑧𝑧
– les produits d’inertie : 𝐼𝐼𝑥𝑥𝑥𝑥 , 𝐼𝐼𝑥𝑥𝑥𝑥 , 𝐼𝐼𝑦𝑦𝑦𝑦
Les efforts principaux qui agissent sur la caisse sont les charges verticales, qui se transmettent par
l’intermédiaire de la liaison au sol (pneumatique, trains, suspensions. . . ). Elles sont quasiment égales à la
charge verticale des pneus. Mais les efforts transversaux et longitudinaux venant du contact pneu/sol sont
aussi à considérer. Les efforts aérodynamiques s’appliquent aussi sur la caisse et lorsque la vitesse
longitudinale du véhicule dépasse 90𝑘𝑘𝑘𝑘/ℎ il devient indispensable de les prendre en compte. Ils
proviennent du déplacement relatif du véhicule par rapport à l’atmosphère et sont donc principalement
appliqués dans la direction longitudinale sauf en cas de vent latéral fort. L’influence de la composante
verticale de l’effort aérodynamique est aussi importante pour la stabilité du véhicule roulant à grande
vitesse
La figure ci-dessus présente une schématisation par bloc des organes principaux du contrôle
longitudinal du véhicule. Les sous-systèmes intervenant dans la dynamique longitudinale sont constitués
du groupe motorisation, du système de freinage, du groupe embrayage ou convertisseur de couple, de la
transmission, des roues et du contact pneu/chaussée.
Cette chaine moteur permet ainsi au véhicule d’entamer des phases d’accélération, de freinage, des arrêts
et des redémarrages.
La dynamique latérale du véhicule est régie par quatre sous-ensembles : le volant, la colonne de
direction, les roues directrices et le contact pneu/chaussée comme le montre la figure 4. Ces éléments
permettent au véhicule de se déplacer latéralement par action du conducteur sur le volant, d’évoluer dans
un virage et d’effectuer des changements de voie. Le principe du système directeur est de permettre au
conducteur de diriger les roues avec précision sans trop d’efforts. Ceci est basé sur une commande par
démultiplication et éventuellement assistée. Le rapport de démultiplication est en relation avec le couple
nécessaire pour orienter les roues et le couple désiré à appliquer au volant par le conducteur. Le
mécanisme de crémaillère est le système le plus répandu pour réaliser cette démultiplication (voir la
figure 5).
Etant donné que l’objectif principal de ce chapitre est de développer un model pour les deux
dynamiques, latérale et longitudinale, d’un véhicule automobile, l’étude du mouvement vertical n’est pas
abordée.
Comme le montre la figure 7, nous pouvons distinguer trois repères. Le premier repère qu’il
convient de mettre en place est un repère absolu 𝑅𝑅𝑎𝑎 �𝑂𝑂𝑎𝑎 , 𝑥𝑥𝑎𝑎 , 𝑦𝑦𝑎𝑎, 𝑧𝑧𝑎𝑎 � associé au mouvement du véhicule
par rapport au sol, d’origine 𝑂𝑂𝑎𝑎 qui est la projection du centre d’inertie du châssis sur le sol. Il convient
ensuite d’associer un repère lié au véhicule 𝑅𝑅𝜗𝜗 (𝐺𝐺, 𝑥𝑥, 𝑦𝑦, 𝑧𝑧), orienté de tel façon que l’axe 𝑥𝑥⃗ correspond à
l’axe longitudinal du véhicule.
Il est orienté de l’arrière vers l’avant. L’axe 𝑧𝑧⃗ correspond à l’axe vertical du véhicule, il est orienté
du bas vers le haut. L’axe 𝑦𝑦⃗ correspond à l’axe transversal du véhicule, il est orienté de façon à ce que le
trièdre (𝑥𝑥 ���⃗ , 𝑦𝑦⃗ , 𝑧𝑧⃗) soit direct. L’origine 𝐺𝐺 du repère véhicule est le centre de gravité du véhicule. Le
troisième repère est le repère roue 𝑅𝑅𝑟𝑟 �𝑅𝑅, 𝑥𝑥𝑟𝑟, 𝑦𝑦𝑟𝑟 , 𝑧𝑧𝑟𝑟 �, il y en a quatre, un par roue (𝑖𝑖 = 1 à 4). Chaque
repère lié au pneumatique a pour origine le point de contact sol-roue. L’axe 𝑥𝑥𝑟𝑟𝑟𝑟 est dans le plan de la
roue, 𝑦𝑦𝑟𝑟𝑟𝑟 est perpendiculaire au plan de la roue et 𝑧𝑧𝑟𝑟𝑟𝑟 est normal au plan de la route. Le repère roue est
utilisé pour déterminer les efforts pneumatiques. Par ailleurs, la caisse (masse suspendue) effectue des
mouvements de roulis (𝜑𝜑) et de tangage (𝜃𝜃) par rapport à la masse non suspendue (voir figures 8 et 9).
Un autre repère lié à ce mouvement de la caisse est désigné par 𝑅𝑅𝑐𝑐 �𝑂𝑂𝑐𝑐 , 𝑥𝑥𝑐𝑐 , 𝑦𝑦𝑐𝑐, 𝑧𝑧𝑐𝑐 �. Il est déduit du
repère 𝑅𝑅𝜗𝜗 par deux rotations d’Euler
IV.2 Modèle du châssis
Un modèle assez complexe de la dynamique du châssis d’un véhicule automobile a huit degrés de
liberté peut être considéré. Il englobe les deux dynamiques, latérale et longitudinale. Les degrés de liberté
associés à ce modèle sont : les deux vitesses longitudinale et latérale(𝑢𝑢 , 𝑣𝑣), la vitesse du lacet (𝑟𝑟), la
vitesse du roulis (𝑝𝑝) et les vitesses de rotation des quatre roues �𝑤𝑤𝑓𝑓1 , 𝑤𝑤𝑓𝑓2, 𝑤𝑤𝑟𝑟1 , 𝑤𝑤𝑟𝑟2 �.
Sur le modèle du véhicule de la figure 10, 𝑎𝑎𝑓𝑓 et 𝑎𝑎𝑟𝑟 représentent respectivement la distance entre le
centre de gravité et les deux axes avant et arrière. 2𝑃𝑃𝑓𝑓 et 2𝑃𝑃𝑟𝑟 (𝑓𝑓 pour avant (𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓𝑓) et 𝑟𝑟 pour arrière
(𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟𝑟)) désignent respectivement la distance entre les roues avant et arrières.
où 𝑇𝑇𝑖𝑖 avec 𝑖𝑖 = 𝑓𝑓1 , 𝑓𝑓2 , 𝑟𝑟1 , 𝑟𝑟2 est la différence entre le couple d’accélération 𝑇𝑇𝑇𝑇 et le couple du freinage
𝑇𝑇𝑇𝑇 appliqué sur la roue 𝑖𝑖
𝑇𝑇𝑖𝑖 = 𝑇𝑇𝑑𝑑𝑖𝑖 − 𝑇𝑇𝑏𝑏𝑖𝑖
Ce type de modèle n’est cependant pas simple à utiliser en pratique. Tout d’abord, il est nécessaire
de connaître les couples moteurs et freineurs appliqués à chaque roue.
Ensuite, il nécessite la connaissance de la hauteur du centre de gravité et de la position de l’axe de
roulis. Ceci n’est pas facile dans la mesure où le cas de charge du véhicule est un problème difficile. En
effet, suivant la répartition des masses à l’intérieur du véhicule, toutes les dynamiques seront influencées,
notamment celle du roulis.
Le mouvement latéral du véhicule peut aussi être exprimé en fonction de l’angle de glissement
𝑣𝑣
latéral (𝛽𝛽) en considérant l’approximation 𝛽𝛽 ≈ 𝑢𝑢 . L’équation (9) devient :
2𝐹𝐹 + 2𝐹𝐹𝑦𝑦𝑦𝑦
𝛽𝛽̇ = 𝑦𝑦𝑦𝑦 𝑚𝑚𝑚𝑚 – 𝑟𝑟 (11)
• Equation du mouvement du lacet
𝐼𝐼𝑧𝑧 𝑟𝑟̇ = 2𝑎𝑎𝑓𝑓 𝐹𝐹𝑦𝑦𝑦𝑦 − 2𝑎𝑎𝑟𝑟 𝐹𝐹𝑦𝑦𝑦𝑦 (12)
Ce modèle est l’un des plus utilisés pour l’étude du comportement de la dynamique latérale des
véhicules. Il permet, par exemple, d’´etudier la stabilité du véhicule en virage selon le potentiel
d’adhérence, l’état dans lequel se trouvent le système et la commande de braquage appliquée à la roue.
L’objectif est alors de définir la loi de commande nécessaire à appliquer au véhicule pour rester dans la
zone de stabilité. Avec ce modèle, la stratégie d’assistance consiste à ajouter un couple à celui délivré par
le conducteur grâce à l’intégration d’un moteur à courant continu sur la colonne de direction.
La suspension automobile
1 Introduction
Le modèle le plus simple est le modèle dit quart de véhicule, qui ne prend pas en
compte que le mouvement vertical de la caisse. Lorsqu’on s’intéresse au confort, on
peut ne prendre en compte que le déplacement vertical de la caisse et pas celui de la
roue. Ce modèle appelé modèle quart de véhicule à 1ddl. Si on plus, la tenue de route
est étudiée, il convient de tenir compte aussi du mouvement vertical de la roue. Ce
modèle, appelé modèle quart de véhicule à 2ddl.
Objectif de performance
La suspension d’un véhicule a pour rôle principale d’assurer le confort des passagers
et la tenue de route du véhicule.
3
• Confort
La notion de confort est associe au bien être des passagers dans le véhicule. Or le
corps humain est sensible à l’accélération. En effet, à vitesse constante (accélération
nulle) le corps humain ne ressent aucune force agissant sur lui.
Selon l’accélération à laquelle est soumis le passager, ce dernier peut ressentir des
malaises. Par exemple, lorsque l’accélération varie à une certaine fréquence, des
malaises, dus aux vibrations de certains organes du corps humain, peuvent être
ressentis. Les différents organes ne vibrent pas tous à la même fréquence. De plus,
l’allongement de la durée d’exposition aux vibrations augmente la sensibilité du corps
humain.
• Tenue de route
4
que dissiper de l'énergie dans une plage fréquentielle variant suivant le type
d'actionneur semi-actif utilisé.
• La suspension active: (figure.1.2.c) est constituée seulement par un amortisseur
actif à grande bande passante.
Différents modèles quart de véhicule peuvent être définis, selon le but recherché
(confort seul ou confort et tenue de route) et selon le type (passif, semi-actif, actif) de
suspension. Le modèle le plus simple est le modèle quart de véhicule à 2ddl. Il ne
concerne que le mouvement vertical de la caisse de véhicule et de la roue.
On utilise un modèle de quart de véhicule avec deux degrés de liberté (ddl) comme
illustré à la figure. 1.3. Dans ce cas nous présentons l'hypothèse d'un mouvement
vertical du véhicule.
L'entrée du système est le mouvement vertical de la route sous le pneu. Le modèle est
composé de deux masses distinctes. La masse non-suspendue m u représente la masse
du pneu, de la jante, du porte-moyeu et la moitié des bras de suspension. La masse
suspendue ms représente la masse du châssis supportée par la roue en question. Le
pneu est modélisé par un ressort linéaire de constante K t situé entre la masse non
suspendue et la route. L'amortissement du pneu est considéré comme négligeable. La
5
suspension proprement dite est composée d'un ressort en parallèle avec un amortisseur
linéaire de constantes k s et bc .
Ce modèle est semblable au modèle passif mais inclut un actionneur tel qu'illustré à la
(figure. 1.4). L'actionneur applique une force u entre les masses suspendues et non
suspendues.
6
4 Modélisation quart de véhicule
L’application de la 2ème loi de Newton sur le modèle quart de véhicule représenté dans
la (figure.1.5), donne les équations du mouvement suivantes:
mx = ∑ Fi
m s zs = −f k − f b + u
m u zu = f k + f b − f t − u
f k k s (z s − z u )
=
f b bc ( zs − zu )
=
=f t k t (z u − z r )
−k s ( z s − z u ) − bc ( zs − zu ) + u
m s zs =
m u zu= k s ( z s − z u ) + bc ( zs − zu ) − k t ( z u − z r ) − u
7
d’où
1
zs = −k s ( z s − z u ) − bc ( zs − zu ) + u
ms
1
=zu k s ( z s − z u ) + bc ( zs − zu ) − k t ( z u − z r ) − u
mu
0 0 1 0 0
0 0
0 0 0 1 0
ks ks b bc 1
A = − − c 1 0
, B = , B2 =
ms ms ms ms ms
k (k s + k t ) bc bc kt 1
s − − mu −
mu mu mu mu mu
f k= k s ( z s − z u ) + p s ( z s − z u )
3
f b bc ( zs − zu )
=
8
représentation dans le diagramme (effort/déplacement) est une droite de pente
k s , passant par l'origine.
5 Modèle demi-véhicule
Le modèle demi-véhicule est utilisé pour prendre en compte, en plus des mouvements
verticaux, les mouvements de roulis ou du tangage de la caisse. Ce modèle représente
une vue de côté d'un véhicule.
9
5.1 Modèle linéaire
mx = ∑ Fi
J θ = ∑ M i
m s Z= sf m s z − m s aθ
m s Zsf = Ff + Fr − m s aθ
m s Zsr = Ff + Fr + m s bθ
m uf Zuf =
−Ff − f tf
m ur Zur =−Fr − f tr
F + F
m s Z= f r
J θ =−a ⋅ Ff + b ⋅ Fr
z sf = z − a sin θ ≈ z − aθ
z sr = z + b sin θ ≈ z + bθ
Les formules mathématiques des forces appliquées au masse suspendue sont données
par:
Ff =
−f kf − f bf + u f
Fr =
−f kr − f br + u r
f kr , f br , f tf , f tr ) données par:
f ki k i ( z si − z ui )
=
f bi bi ( zsi − zui ) i = {f , r }
=
10
=f ti k ti ( z ui − z ri )
1
Zuf= k f ( z sf − z uf ) + bf ( zsf − zuf ) − k tf ( z uf − z rf ) − uf
m uf
1
Zur= k r ( z sr − z ur ) + b r ( zsr − zur ) − k tr ( z ur − z rr ) − u ur
m ur
ak f ab bk bb
θ
= ( z sf − z uf ) + f ( zsf − zuf ) − r ( z sr − z ur ) − r ( zsr − zur ) − au f + b r u
J J J J
avec
1 a2 1 ab 1 b2
α
= β
+ ,= − γ
,= +
ms J ms J ms J
Pour obtenir la représentation d’état de ce système on choisit les variables d’état
comme suite:
x = [x 1 x8]
T
x2 x3 x4 x5 x6 x7
( z sf − z uf ) z uf ( z sr − z ur ) z θ
T
= zuf z ur zur
avec:
11
Et en concéderont que z rf et z rr comme des entrées perturbatrices
=( [ω=
ω ω ] [z f r
T
rf z rr ]
T
), uf et u r comme des entrées de commande
(u = [u u ] ) .
f r
T
x1 =−x 3 + x 7 − ax 8
x 2 = x 3
kf k b b ab k 1
x 3 = x 1 − tf x 2 − f x 3 + f x 7 − f x 8 + tf ωf − uf
m uf m uf m uf m uf m uf m uf m uf
x 4 =−x 6 + x 7 − bx 8
x 5 = x 6
kr k b b bb k 1
x 6 = x 4 − tr x 5 − r x 6 + r x 7 + r x 8 + tr ωr − ur
m ur m ur m ur m ur m ur m ur m ur
x 7 =
k b k b (b + br ) x + (abf − bb r ) x + 1 u + 1 u
− f x1 + f x 3 − r x 4 + r x 6 − f 7 8 f r
ms ms ms ms ms ms ms ms
x 8=
ak f
x1 −
abf
x3 −
bk r
x4 +
bb r
x6 +
( abf − bb r )
x7 −
bf a 2 + b r b 2 ( a b
x 8 − uf + ur
)
J J J J J J J J
x =Ax + B 1ω + B 2u (I.19)
12
0 0 −1 0 0 0 1 −a
0 0 1 0 0 0 0 0
kf k tf bf bf abf
− − 0 0 0 −
m uf m uf m uf m uf m uf
0 0 0 0 0 −1 1 b
A =
0 0 0 0 0 1 0 0
kr k br br bb r
0 0 0 − tr −
m ur m ur m ur m ur m ur
k bf kr br (bf + b r ) (abf − bb r )
− f 0 − 0 −
ms ms ms ms ms ms
2
ak f abf bk r bb r (abf − bb r ) (b a + b r b )
2
0 − − 0 − f
J J J J J J
T
k tf
0 0 m uf
0 0 0 0 0
B1 =
k tr
0 0 0 0 0 0 0
mur
T
1 1 a
0 0 − m 0 0 0
ms
−
J
B2 =
uf
1 1 b
0 0 0 0 0 −
m ur ms J
f ( x (t ) ) + g ( x (t ) ) u (t ) + h ( x (t ) ) ω (t )
x (t ) =
Les forces verticales qui s’exercent sur les deux côtés avant et arrière, sont déjà
données. où
f k : Représente l’effort exercé par le ressort sur la masse m s .
f ki= k i ( z si − z ui ) + p si ( z si − z ui )
3
, i = {f , r }
f bi bi ( zsi − zui )
=
13
Zsf = α ( −f kf − f bf + u f ) + β ( −f kr − f br + u r )
Zsr = β ( −f kf − f bf + u f ) + γ ( −f kr − f br + u r )
1
Zuf
= ( f kf + f bf − u f − f tf )
m uf
1
Zur
= ( f kr + f br − u r − f tr )
m ur
=θ
1
J
(a ( f kf + f bf − u f ) + b ( −f kr − f br + u r ) )
z = ( −f kf − f bf + u f ) + ( −f kr − f br + u r )
6.1 Introduction
Ce modèle peut être complété en tenant compte des 3 déplacements (vertical, latéral et
longitudinal) et des 3 rotations (roulis, tangage et lacet) possible pour chaque élément.
De nouvelles entrées sont alors à considérer notamment l’angle du volant, position de
la pédale d’accélération et la pression sur la pédale de frein.
Il existe aussi des modèles plus réalistes des suspensions qui représentent les
différents bras d’attache d’une suspension et l’inclinaison des amortisseurs et des
ressorts qui diffères selon l’avant ou l’arrière du véhicule. De plus, on peut aussi
compléter un modèle par l’ajout de la suspension du moteur et de celle des sièges des
passagers. Cependant ces modèles deviennent rapidement très complexes à utiliser, à
14
cause des non linéarités, des couplages entre les différents mouvements et de la taille
des systèmes étudiés.
Nous considérons dans notre étude un modèle développé par Park et Kim (1998,
1999). Ce modèle complet de véhicule comprend trois mouvements (vertical ( z c ),
• Un châssis rigide.
• Des petits déplacements autour du point d’équilibre.
15
M= TFr +Tu
sq
M u zu = −Fs − Ft − u
−Fkr − Fb , Fs =
avec: Fr = −Fks − Fb
On remplace dans:
M s q = T ( −Fkr − Fb + u )
(I.28)
M u zu = Fks + Fb − Ft − u
Dans le cas linéaire des ressorts et des amortisseur les forces ( Fkr , Fks , Fb , Ft ) sont
données par:
Fkr k sr ( z s − z u =
= ) , Fks k ss ( z s − z u )
Fb bs ( zs − zu =
= ) , Ft k s ( z u − z r )
M=sq
T ( k sr ( z u − z s ) + bs ( zu − zs ) + u )
(I.29)
M u z=
u k ss ( z s − z u ) + bs ( zs − zu ) + k t ( z r − z u ) − u
avec:
suspendue).
suspendue).
Les matrices utilisées dans les équations (I.28) et (I.29) sont les suivantes:
M s = diag m s , J θ , J ϕ , M u = d agi [ m f , m f , m r , m r ]
T T
B s = d agi [bf , bf , b r , b r ] ;
T
k ss = d agi [ k f , k f , k r , k r ] k t = d agi[ k tf , k tf , k tr , k tr ] ;
T T
16
k f + rf / 2 −rf / 2 0 0
1 1 1 1
− r / 2 k + r / 2 0 0
K sr = f f f , T =
−t f tf −t r tr
0 0 k r + rr / 2 −rr / 2
−l f −l f lr l r
0 0 −rr / 2 k r + rr / 2
m s : Masse suspendue.
position de chaque coin de châssis. Le châssis étant supposé rigide, les vecteurs q et
z c − t f sin (θ ) − l f sin (ϕ )
z sf 1 =
z sf 2 =z c + t f sin (θ ) − l f sin (ϕ )
z c − t r sin (θ ) + l r sin (ϕ )
z sr 1 =
z c + t r sin (θ ) + l r sin (ϕ )
z sr 2 =
Pour les petites déplacements des angles (θ , ϕ ) , le système est linéarisée à l’ordre 1:
z sf 1 =z c − t f θ − l f ϕ z sf 1 1 −t f −l f
z =z + t θ − l ϕ z c
sf 2 =z sf 2 1 t f −l f θ
c f f
⇒
= zs
z sr 1 = z c − t r θ + l r ϕ z sr 1 1 −t r lr
z sr 2 = z c + t r θ + l r ϕ ϕ
z sr 2 1 t r lr
17
⇒ z s =T T q (I.31)
M z z = B z z + k z z + k r z r + k u u
avec:
M 03×4 TB sT T −TB s
=Mz s ∈ , B = ;
−B sT
z T
04×3 Mu Bs
Tk T T −Tk sr 03×4 T
K z = sr T , Kr = , Ta = ;
−k ssT k t + k ss k t 4×4
0
Les équations peuvent être mises sous forme de la représentation d’état suivante:
x (t ) =Ax (t ) + B 1ω (t ) + B 2u (t )
T
avec: le vecteur d’état x = z zT
18
La non linéarité du modèle de véhicule complet est due à la non linéarité du ressort et
de l’amortisseur proposée par Ando et Suzuki. Dans le cas non linéaire du ressort les
forces ( Fkr , Fks , Fb , Ft ) sont données par:
(
Fkr = k sr ( z s − z u ) 1 + 0.1( z s − z u )
2
)
Fks = k ss ( z s − z u ) (1 + 0.1( z ))
2
s −zu
Fb bs ( zs − zu )
=
=Ft k s ( z u − z r )
Le modèle proposé par Park et Kim qui représenté dans l’équation est donné par:
M s q = T ( −Fkr − Fb + u )
M u zu = Fks + Fb − Ft − u
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