Les assertions d’audit :
Exhaustivité ;
Existence/Réalité ;
Droits et obligations ;
Evaluation et imputation ;
Rattachement ;
Classification ;
Exactitude ;
L’audit des stocks :
En matière de stocks, chaque entreprise a ses propres spécificités, la
démarche doit donc être adaptée au cas par cas.
1-Quantités :
Premièrement :
L’auditeur se fait communiquer la procédure d’inventaire avant son
intervention.
Il en prend connaissance et prête une attention particulière aux points
suivants :
Arrêt des mouvements de stocks pendant le comptage ;
Existence d’un double comptage et/ou de comptages à l’aveugle (sans
connaître au préalable la quantité théorique) ;
Zones de comptage matérialisées et affectées (afin d’éviter qu’une zone
soit oublié ou comptée 2 fois).
Deuxièmement :
L’auditeur intervient sur site pendant les comptages.
Il apprécie le respect de la procédure.
Il procède à des tests sur des référence déjà inventoriées.
Il fait ses sélections :
À partir d’un listing de stocks valorisés, dont il sélectionne les plus fortes
valeurs ;
À partir de références choisies physiquement sur le site.
Troisièmement :
Il s’assure que le résultat de ses comptages est identique à celui du client.
À l’issue de l’inventaire, l’auditeur récupère un listing de stocks définitif
après inventaire, qui sera utilisé lors de l’audit pour vérifier que les stock
comptabilisés au bilan correspondent bien à ceux qui ont été testés.
Quatrièmement :
Afin d’optimiser son intervention, l’auditeur profite de sa présence sur site
pour récupérer les 5 derniers (N) et les 5 premiers (N +1 bons de réception, afin
de vérifier le Cut-off.
Il recherche également l’existence d’obsolescence apparente (articles
détériorés, sac percés…) dans l’optique des travaux sur la dépréciation.
Avant l’inventaire : Prise de connaissance de la procédure.
Pendant l’inventaire : Contrôle du respect de la procédure / Tests de
comptage / Récupération du listing après inventaire, recomptages
contradictoires éventuels en cas de désaccord avec les comptages de
l’entreprise.
Après l’inventaire : Réconciliation des quantités testées avec les quantités
mentionnées dans le listing de stock définitif.
2-Valorisation :
L’objectif est de s’assurer que la valorisation du stock est conforme aux
règles comptables en vigueur et justifiée économiquement.
Stocks acquis :
Identifier la méthode retenue par l’entreprise, qui est en général le CUMP,
le FIFO.
Identifier les coûts accessoires incorporés à la valorisation (transport, taxes,
etc.)
L’auditeur teste la méthode en combinant :
Une approche de détail : sélectionner un échantillon de référence et
demander la dernière facture d’achat. En cas d’écart significatif, investiguer :
recalcule du CUMP, revue de l’évolution des prix d’achats sur une longue
période…
Une approche globale : avec les fichiers de stocks N et N-1, mesurer l’évolu-
tion du coût unitaire par référence et investiguer les écarts significatifs.
Stocks transformés :
Prendre connaissance de la méthode retenue (coût standard ou valorisa-
tion au réel et s’assurer que les coûts retenus sont incorporables (exclusion des
frais commerciaux et frais financiers notamment).
Sur la base d’un échantillon, tester la méthode retenue.
S’assurer que l’éventuelle sous-activité a fait l’objet d’une analyse (voir page
suivante).
S’il s’agit d’un encours, comprendre comment les étapes de production
réalisées à la clôture ont été évaluées.
3-Dépréciation :
Les stocks sont comptabilisés à l’actif de l’entreprise à leur prix de revient,
mais leur prix de vent peut ne pas être supérieur à cette valeur.
L’actif est alors surévalué et doit faire l’objet d’une provision pour
dépréciation des stocks de manière à présenter une valeur nette comptable
(VNC) égale à sa valeur probable de réalisation.
Une prise de connaissance critique de l’analyse menée par la société
(méthode retenue) ;
Une vérification de la permanence des méthodes ;
Une récupération des fichiers de calcul (format tableur) pour vérifier les
traitements effectués ;
Un rapprochement des mouvements avec la balance générale auditée ;
Un lien avec les travaux réalisés lors de l’inventaire physique (identification
de références abimées ou ancienne) ;
N.B :
Les tests de cohérence et de validité dans l'audit des stocks visent à vérifier
que les informations enregistrées sur les mouvements de stocks (entrées, sorties,
et ajustements) sont exactes, complètes, et reflètent la réalité.
Achats :
Vérifier que les entrées de stocks correspondent aux bons de
commande et aux factures des fournisseurs.
S'assurer que les quantités reçues sont conformes à ce qui est prévu.
Contrôler que les prix unitaires utilisés pour valoriser les stocks sont exacts
et cohérents avec les contrats ou accords commerciaux.
Ventes :
Analyser les sorties de stocks pour s'assurer qu'elles correspondent aux
factures de vente et aux bons de livraison.
Vérifier que les quantités sorties sont correctement enregistrées et que
leur valorisation respecte la méthode choisie (par exemple FIFO ou CMUP).
Ajustements :
Examiner les ajustements effectués sur les stocks (pertes, dépréciations,
destructions, etc.).
Identifier les raisons des ajustements pour s'assurer qu'ils sont justifiés (par
exemple, stock périmé, vol, ou erreur de comptage).
S'assurer que les écritures comptables sont
correctement enregistrées :
Vérifier que chaque mouvement de stock (entrée, sortie, ou ajustement)
a une contrepartie dans les comptes comptables.
Contrôler que les comptes d'actifs (stocks) et de charges (achats, coûts
des ventes, pertes sur stock) reflètent correctement les mouvements
enregistrés.
S'assurer que les données sont enregistrées dans les bons exercices
comptables (principe de la séparation des exercices) Test de Cut-Off.
𝐒𝐈+𝐄𝐧𝐭𝐫é𝐞 𝐞𝐧 𝐯𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫
CMUP = 𝐒𝐈+𝐄𝐧𝐭𝐫é𝐞 𝐞𝐧 𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐢𝐭é
- Les produits finis : Coût de production
- Matières premières : Coût d’achat
- M/dises : Coût d’achat
La méthode FIFO et CMUP sont inscrites dans l’inventaire permanent.
Procédure d’inventaire physique : Elle s’agit de définir les différentes
phases de l’inventaire, notamment la date, les responsable…
L’audit des créances clients :
Les créances clients correspondent aux facturations émises mais non
encore recouvrées par l’entreprise. La contrepartie da le compte de résultat
est le chiffre d’affaires, qui est un des principaux indicateurs financiers de
l’entreprise.
L’objectif est de mettre en œuvre des travaux visant à s’assurer de la réalité
des créances clients comptabilisées à l’actif du bilan de clôture.
Le principal enjeu pour l’auditeur est de valider la réalité des créances
clients.
Le chiffre d’affaires doit être reconnu sur la base d’un fait générateur.
Fait générateur d’une vente de bien : le transfert de propriété.
Fait générateur d’une prestation de service : la réalisation du service.
Etapes :
En premier lieu, l’auditeur doit comprendre le mode de reconnaissance du
chiffre d’affaires, en valider la cohérence par rapport à l’activité de
l’entreprise et la conformité aux règle comptables en vigueur.
Il va ensuite combiner différents outils présentés dans le dossier :
Revue analytique : calcul du délai moyen de règlement (en jours) et
contrôle de sa cohérence avec les délais de la LME et les pratiques de l’entre-
prise, analyse de l’évolution chiffre d’affaires et de l’évolution de la marge
brute, compréhension de la méthode de dépréciation retenue et apprécier sa
pertinence.
Obtention d’une balance auxiliaire clients (détail des soldes par client)
et rapprochement de la balance général auditée ;
Sur la base de cette balance auxiliaire, circularisation des clients ;
Tests de Cut-off.
Balance âgée : document présente la balance client classée par date
d’ancienneté. Il permet d’identifier en lecture directe les créances échues, qui
sont a priori risquées.
Le rapprochement du solde de la balance avec celui de la balance
générale.
Le test de la balance âgée : il sélectionne plusieurs montants au hasard
et récupère la facture afin de s’assurer que l’échéance mentionnée dans la
balance correspond à celle contractualisée avec le client.
La revue des retards de règlement significatifs, appréciés par rapport au
seuil d’investigation.
Fiscalité :
Déduction du résultat comptable : Dividendes produits financiers
bénéficiant d’un abattement de 100%.
Réintégration au résultat comptable : Majorations pour paiement tardif de
la TVA : ce sont des charges non déductibles / Cadeaux publicitaires : non
déductibles car leur valeur unitaire est supérieur à 100 DH / Amendes et
pénalités.
Intégration de la taxe spéciale sur le ciment dans le CGI : Ciment produit
localement ou à l'importation, liquidée sur les quantités vendues ou
consommées (0,15 DHs par kg).
Renforcement du soutien aux collectivités : Le PLF 2025 propose
d'augmenter la part minimale de la TVA allouée aux collectivités territoriales
de 30% à 32%.
Exonération à l’importation, au titre de l’année budgétaire 2025, dans la
limite des contingents spécifiques : Animaux bovins ; génisses et velles
reproductrices ; viandes bovines ; riz cargo ; huiles d'olive vierge et extra
vierge ;
Gains de jeux de hasard : RAS libératoire 30%, les personnes ou organismes
intervenant dans le paiement des gains de jeux de hasard (établissements de
crédit, organismes en ligne, etc.) sont tenus d’opérer la retenue à la source.
Elargissement du champ d’application de l’IS aux sociétés en participation
et aux GIE : Soumise obligatoirement à l’IS si la Société comprend plus de 5
associés ou au moins une personne morale.
Modification du barème de l’IR : 0-40.000 : 0% ; 40.001-60.000 : 10% ;60.001-
80.000 : 20% ;80.001-100.000 : 30% ;100.001-180.000 : 34% ; +180.000 : 37%.
Augmentation des déductions : Montant annuel par personne à charge
500 DHs au lieu de 360 DHs.
Cartographie des risques :
La cartographie des risques est un outil de gestion qui permet d'identifier,
d’évaluer et de prioriser les risques auxquels une organisation peut être
confrontée. Elle représente visuellement les risques, leur probabilité
d'occurrence et leur impact potentiel, afin de faciliter la prise de décision et la
mise en place de mesures de prévention ou de contrôle adaptées.
Risque opérationnel : Risque lié à l’expression interne du besoin / Nombre limité
de fournisseurs consultés / Suivi des commandes encours
Risque financier : Retard de paiement / Risque de change / Insolvabilité client
/ Gestion des créances
Grille d’évaluation des risques :
Evaluation des fréquences/probabilité ;
Evaluation de la gravité/impact ;
Evaluation de la criticité/importance ;
Evaluation du CI/niveau de maîtrise ;