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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE

MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE


SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI DE TIZI-OUZOU
FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES, COMMERCIALES ET
DES SCIENCES DE GESTION
DEPARTEMENT DES SCIENCES DE GESTION

Mémoire de fin de cycle

En vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences Financières et Comptabilité

Spécialité : Finance d’entreprise

Thème

Les travaux de fin d’exercice et les techniques d’élaboration


des états financiers
Cas : Direction de Distribution de l’Electricité et du Gaz
(SONELGAZ) de TIZI OUZOU

Réalisé par : Encadré par :

MECERREM Thanina Mr SAHALI Nourredine

MEHDI Thiziri

Les membres de jury :

Président : Mr ANICHE Arezki, MAA, UMMTO.

Examinatrice : Mme KOUDACHE Lynda, MAA, UMMTO.

Examinateur : Mr AILEM Ahmed, MAA, UMMTO.

Encadreur : Mr SAHALI Nourredine, MCA, UMMTO.

Promotion : 2017/2022
Remerciements

On remercie Dieu le tout puissant de nous avoir donné la santé, la volonté et la patience
d'entamer et de terminer ce mémoire.

Nous tenons à exprimer nos profonds remerciements à notre promoteur Mr SAHALI


Nourredine pour avoir accepté d'encadrer ce travail du début à la fin malgré ses multiples
occupations.

Notre attention se portera aussi particulièrement sur Mme FRIK Hassina notre encadrante
externe qui nous a offert l'opportunité d'effectuer ce stage dans les meilleures conditions et
qui nous a fortement impressionnés par sa grande expérience et sa concrète contribution
au bon déroulement de ce travail.

Nos sentiments de gratitude s'adressent aussi à tous le personnel de la division finance et


comptabilité de la Direction de Distribution SONELGAZ de TIZI OUZOU.

Nous tenons à remercier les membres de jury pour l'intérêt qui ont porté à notre recherche
en acceptant d'examiner notre travail.

Enfin, on adresse nos sincères sentiments de gratitudes et de reconnaissance à toutes les


personnes qui ont participé de près ou de loin à la réalisation de ce travail.
Dédicaces

Tout d’abord je tiens à remercier le bon Dieu de m'avoir appris, protégé, guidé
tout au long de ma vie.

Je dédier ce modeste travail :

A mes chers parents, aucun hommage ne pourrait être à la hauteur de l’amour,


dont ils ne cessent de me combler, Que Dieu leur procure bonne santé et longue
vie.

A mes sœurs, mes oncles et mes tantes qui m’ont toujours soutenu et encouragé
durant ces années d’études.

A ma binôme Thiziri qui m’a accompagné tout au long de cette année pour la
réalisation de ce travail.

A tous mes amis qui m’ont toujours encouragé et à qui je souhaite le plus de
succès.

Thanina
Dédicaces

Grâce à la volonté de Dieu, et beaucoup de patience et de volonté,


Je tiens à dédier ce modeste travail :
A mes chers parents qui ont œuvrés à ma réussite, par leurs soutiens, leurs
encouragements, tous les sacrifices consentis, leurs précieux conseils.
A mes sœurs Karima, Lisa et kahina.

A mon frère khalil qui est pour moi un exemple de persévérance, d’amour et son
soutien à tout moment, de courage et de générosité.

Mes chers amis qui m’ont accompagné dans les moments importants de ma vie.
Ainsi qu’à toute la promotion F.E et à tous ses enseignants.

A ma Binôme Thanina.

A toute personne qui m’a aidé de près ou de loin.

Que le Dieu vous garde.

Thiziri
Liste des abréviations
A : Annuité
AP : Autorisation de Programme
BA : Base Amortissable
BNA : Banque Nationale d’Algérie
BP : Basse pression
BT : Basse tension
CA : Chiffre d’affaires
CCP : Compte courant postal
CIDTA : Code des impôts directe et taxes assimilées
CMUP : Coût moyen unitaire pondéré
CO : Client ordinaire
CRMS : Customer relationship management system
CTC : Comptabilité trésorerie client
CX : Contentieuse
DAP : Dotations aux provisions
DC : Direction Commerciale
DD : Direction de Distribution
DFC : Division Finance Comptabilité
DRH : Division des Ressources Humaines
EBB : Encaissement bureau banque
EBP : Encaissement bureau poste
EBW : Encaissement bureau web
FSM : Facturation sur mémoire
GTC : Gestion trésorerie clientèle
HT : Hors taxe
HTA : Haute tension A (moyenne tension)
HTB : Haute tension B (haute tension)
IAS : International accounting standards
IFRS : International Financial Reporting Standards
JEA : Journal des encaissements affectés
PCX : Précontentieuse
PEPS : Premier entrée, premier sortie
PV : Procès-verbal
RH : Ressources humaines
RRR : Rabais, remises et ristournes
SCF : Système comptable financier
SDC : Société distribution centre
T : Taux d’amortissement
TAP : Taxe sur l’activité
TCA : Taxe sur chiffre d’affaire
TCR : Tableau de compte de résultat
TFT : Tableau de flux de trésorerie
TIAP : Titres immobilisés de l’activité de portefeuille
TP : Titres de participation
TTC : Toute taxe comprise
TVA : Taxe sur la valeur ajoutée
TVCP : Tableau de variation de variation des capitaux propres
VA : Valeur ajoutée
VMP : Valeur mobilières de placement
VNC : Valeur nette comptable
VO : Valeur d’origine
Sommaire
Sommaire
Introduction générale ............................................................................................................... 1

Chapitre I : La démarche des travaux de fin d’exercice


Section 1 : Notions de base sur les travaux de fin d’exercice ................................................... 6
Section 2 : L’inventaire physique des éléments du bilan ....................................................... 13
Section 3 : Les travaux comptables ......................................................................................... 45

Chapitre II : Les étapes finales des travaux de fin d’exercice


Section 1 : Les opérations de régularisation ............................................................................ 69
Section 2 : L’établissement des états financiers ...................................................................... 76
Section 3 : Détermination du résultat de l’exercice et clôture des comptes ............................ 89

Chapitre III : Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution


SONELGAZ de Tizi-Ouzou
Section 1 : Présentation de l’organisme d’accueil .................................................................. 98

Section 2 : Le déroulement des travaux d’inventaire au sein de la Direction de Distribution


SONELGAZ de Tizi-Ouzou .................................................................................................. 114
Section 3 : Les opérations commerciales et les états financiers ............................................ 144
Conclusion générale ............................................................................................................. 159
Références bibliographiques ....................................................................................... …... 162
Liste des tableaux, des figures et des schémas ................................................................... 165
Annexes ................................................................................................................................. 167

Table de matières ................................................................................................................. 180


Introduction générale
Introduction générale

La globalisation des activités des entreprises, le développement des marchés


internationaux et le besoin accru de transparence financière pour établir la confiance des
investisseurs a donné à la comptabilité un rôle de communication internationale de la situation
financière de l’entreprise.

La normalisation comptable internationale implique l’uniformisation des règles


comptables pour l’adoption d’un langage commun afin de présenter une information
financière claire, homogène et facilement compréhensible pour tous les utilisateurs.

La normalisation comptable en Algérie a connu plusieurs passages, le passage du plan


comptable général (1957) au plan comptable national (1975). Puis le passage du référentiel
plan comptable national au nouveau système comptable financier (SCF) qui est inspiré des
normes internationales IAS/IFRS. Durant cette période (1957-1975), l’économie nationale
algérienne était centralisée.1

Actuellement, la comptabilité n’est pas seulement un moyen de preuve ou un système


nécessaire pour calculer l’impôt sur le bénéfice, elle est devenue un outil indispensable au
service de l’information des parties prenantes pour la prise des décisions et la comparaison
des performances des entreprises.

En effet, la comptabilité a été, pendant longtemps, un langage qui permet de


communiquer des informations sur la situation économique des entités. Comme tout langage,
elle reflète l’environnement économique du pays, permet de mesurer la richesse produite par
l’entité mais également d’en contrôler son partage entre les salaries par le biais de la
participation, l’État par les impôts et les actionnaires par les dividendes.

L’article 3 de la loi 7-11 portant système comptable financier définit la comptabilité


comme suit : « la comptabilité financière est un système d’organisation de l’information
financière permettant de saisir, classer, évaluer, enregistrer des données de base chiffrées et
présenter des états reflétant une image fidèle de la situation financière et patrimoniale, de la
performance et de la trésorerie de l’entité, à la fin de l’exercice »2.

La comptabilité est, en fait, un élément essentiel du système d’information des


entreprises, elle assure l’enregistrement chronologique des opérations courantes et la
synthétisation des informations à la suite des différents travaux de fin d’exercice et présente

1
https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01907786
2
Article n°03 de la loi 7-11 portant système comptable financier.

1
Introduction générale

des états reflétant une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat de
l'entité.

Les grands documents qu’elle produit sont en particulier le Bilan et le Compte de


Résultat, et qui offrent rétrospectivement une image synthétique de l’entreprise et de son
environnement.

A chaque fin d’exercice comptable et afin de pouvoir établir les documents de


synthèse, il est indispensable d’effectuer un certain nombre d’opérations. Avant d’enregistrer
la régularisation comptable utile à l’établissement d’une image la plus fidèle possible de
l’entreprise pour un exercice comptable, il faut effectuer des travaux de fin d’exercice qui
s’appellent aussi les travaux d’inventaire. Ils sont nécessaires pour satisfaire aux obligations
légales et règlementaires à la charge des entités soumises à la loi 7-11 du 25 novembre portant
système comptable financier.3

Les travaux de fin d’exercice sont une phase très importante dans l’activité de la
fonction de comptable, ils sont des opérations à enregistrer pour établir un bilan qui présentera
les informations exactes. Il s’agit de dresser périodiquement un inventaire valorisé, complet et
détaillé de tous les biens appartenant à l’entreprise. En règle générale, l’inventaire est réalisé
en fin de chaque exercice comptable. Cependant, cette opération doit également intervenir à
chaque changement de statut juridique de l’entité et même à chaque mutation ou départ du
responsable chargé du matériel à la date de clôture.

Dans notre thème, on s’intéresse plus particulièrement sur le déroulement d’inventaire


physique et comptable mais aussi sur les différentes procédures de régularisation des comptes
et l’élaboration des documents de synthèse au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de TIZI OUZOU.

Et afin de mener à bien ce travail, nous avons posé la problématique suivante :

« Quelles sont les étapes ainsi que les mécanismes de réalisation des travaux de
fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution de l’Electricité et du Gaz
(SONELGAZ) de TIZI OUZOU ? »

Et pour mieux cerner cette question, notre travail tentera de répondre aux questions
secondaires suivantes :

3
Ministère des finances, « Manuel de comptabilité financière, conforme à la loi 11-07 du 25 Novembre 2007
portant système comptable financier », ENAG édition, 2013, P413.

2
Introduction générale

 En quoi consistent les travaux d’inventaire et comment ils s’organisent au sein


de la Direction de Distribution ?
 Quelles sont les procédures à suivre dans le déroulement de l’inventaire physique,
ainsi que les étapes à entreprendre ?
 Quelles sont les opérations de régularisation nécessaires ?

Afin de délimiter le champ de recherche de notre travail, et pour répondre à ces


interrogations, nous avons essayé de proposer un certain nombre d’hypothèses que nous
allons essayer de confirmer ou d’infirmer par la suite, à savoir :

 Les travaux d’inventaire « opérations comptables ou extra comptables » consistent à


corriger ou ajuster les comptes à la fin de l'année, afin de fournir aux dirigeants et aux
partenaires de l'entreprise des informations fiables, tenant compte des comptes
sincères et réguliers grâce au respect de tous les principes comptables.
 L’inventaire physique est une opération indispensable pour l’arrêté des comptes et la
préservation des biens, il permet le recensement et l’évaluation de tous les éléments du
patrimoine et les Directeurs en charge doivent veiller personnellement à la bonne
tenue des procédures d’inventaire ouvert au niveau de leur structure.
 Les entreprises devraient procéder à chaque fin d’exercice comptable, et afin de
pouvoir établir les documents de synthèse, d’effectuer un certain nombre de
régularisations pour l’établissement d’une image la plus fidèle possible de la société.

Nous avons choisi ce thème en raison de son importance dans la détermination du


résultat de l’entreprise, il nous permet aussi de mieux connaitre les travaux de fin d’exercice,
et de savoir la vision du système comptable financier lors des opérations de réajustement et de
régularisation des comptes actifs et passifs ainsi que les produits et les charges que doit
effectuer l’entreprise. Toutes ses procédures ont un objectif d’établir les états financiers qui
reflètent la situation patrimoniale et financière de l’entreprise.

Afin de répondre à notre problématique, qui fera l’objet de notre étude, nous sommes
appuyés sur la démarche méthodologique suivante :

 Une recherche documentaire : Notre recherche est basée sur la consultation des
ouvrages, des articles, des sites internet, et des mémoires.

3
Introduction générale

 Méthode descriptive : Pour décrire le processus des travaux de fin d’exercice à


travers les procédures pratiquées par la Direction de Distribution de l’Electricité et du Gaz
(SONELGAZ) de TIZI OUZOU.

Notre travail est divisé en trois chapitres :

Le premier chapitre : il s’intéresse principalement aux notions de base sur les


travaux de fin d’exercice, leur organisation et l’inventaire physique des différents éléments du
bilan.

Le deuxième chapitre : il est consacré aux opérations de régularisation des comptes


tels que les amortissements, les différentes provisions, et l’ajustement des opérations
d’achat/vente, charges/produits.

Le troisième chapitre : ce chapitre fera l’objet d’une étude de cas au niveau de la


Direction de Distribution de Tizi-Ouzou qui nous permettra de répondre à notre
problématique.

4
Chapitre I
La démarche des travaux de
fin d’exercice
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Introduction

L’opération d’inventaire est un travail déterminant et très important dans l’activité de


l’entité, il permet de faire un état de bien de l’entité et aussi de voir et constaté d’éventuel
anomalie et procéder à leurs régularisations.

A la fin de chaque exercice, les entités sont tenues d’arrêter leurs comptes à l’effet de
préparer leurs états financiers et remplir leurs obligations et réglementaires envers leurs
associés, l’administration fiscale et les autres tiers. Pour le besoin de clôture des comptes,
elles effectuent des travaux d’évaluation, de vérification, de réévaluation, d’estimation, de
révision, d’examen physique, de recensement/comptage, d’analyse, de travaux préparatoires,
… en vue l’établissement, la présentation et la publication de leurs états financiers.

Ces travaux de fin d’exercice ont pour objet de constater les pertes de valeurs et
d’évaluer les éléments du bilan de l’entité et d’ajuster ses comptes avec la réalité physique.

Dans ce chapitre, nous allons essayer de donner des explications sur les travaux de fin
d’exercice, en basant notre travail sur trois sections ; la première est consacrée pour les
notions de base sur les travaux de fin d’exercice et une deuxième qui se focalise précisément
sur les travaux extracomptables, et dans la troisième, les travaux comptables (amortissements
et provisions).

5
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Section 01 : Notions de base sur les travaux de fin d’exercice

Les travaux de fin d’exercice sont une phase très importante dans l’activité de la
fonction de comptable, ce sont des opérations à enregistrer pour établir un bilan qui présentera
les informations exactes. En effet, nous avons consacré cette section, à expliquer les notions
de bases sur les travaux de fin d’exercice, et leurs objectifs afin d’établir les états financiers.

1. Définition de l’inventaire

La loi n° 07-11 du 25 novembre 2007 portant système comptable financier définit


l’inventaire comme étant : « l’ensemble des opérations consistent à relever en nature, en
quantité et en valeur tous les actifs et passifs de l’entité à la date d’inventaire, sur la base de
contrôle physique et de recensement de pièces justificatives et au moins tous les douze mois
(généralement à la clôture de l’exercice). »4

« L’inventaire est un relevé de tous les éléments d’actif et de passif au regard desquels
sont mentionnées la quantité et la valeur de chacun d’eux à la date d’inventaire. Les données
d’inventaire sont regroupées sur le livre d’inventaire et distinguées selon la nature et le mode
d’évaluation des éléments qu’elles représentent. Le livre d’inventaire doit être suffisamment
détaillé pour justifier le contenu de chacun des postes du bilan. Les comptes annuels sont
transcrits chaque année sur le livre d’inventaire, sauf lorsqu’ils doivent être publiés en annexe
au registre du commerce et des sociétés.

Il consiste à recenser et à évaluer tous les éléments de l’actif (immobilisations, stocks,


créances, titres, trésorerie) et du passif (dettes) de l’entité (entreprises, associations…). Tous
les comptes sont contrôlés (révisés). »5

2. Dispositions légales et réglementaires

Diverses sources légales rendent l’inventaire obligatoire :

- Le code de commerce ;
- Le Journal Officiel de la République Algérienne n°74 du 25 novembre 2007 ;
- Le code des impôts directs et taxes assimilées.

4
Loi n° 07-11 du 25 novembre 2007 portant système comptable financier.
5
Décret du 29 novembre 1983, relatif aux obligations comptables des commerçants, article n°6.

6
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Selon le code de commerce dans l’article 9 : « Toute personne physique ou morale,


ayant la qualité de commerçant, doit tenir un livre journal enregistrant jour par jour les
opérations de l’entreprise ou récapitulant au moins mensuellement les résultats de ces
opérations à la condition de conserver, dans ce cas, tous documents permettant de
vérifier ces opérations jour par jour. »6
 Selon le code de commerce dans l’article 10 : « L’entreprise doit également faire
tous les ans un inventaire des éléments actifs et passifs de son entreprise et arrêter tous
ses comptes en vue d’établir son bilan et le compte de ses résultats. Ce bilan et le
compte de résultat sont copiés sur le livre d’inventaire. »7
 Selon le Journal Officiel de la République Algérienne n°74 du 25 novembre 2007
dans l’article 14 : « Les actifs et les passifs des entités soumises à la présente loi
doivent faire l’objet, au moins une fois par an, d’inventaires en quantité et en valeur
sur la base d’examens physiques et de recensements de documents justificatifs. Ces
inventaires doivent refléter la situation réelle de ces actifs et passifs. »8
 Selon le code des impôts directs et taxes assimilées dans l’artic1e 52 : « Le
déclarent est tenu de présenter, à toute réquisition de l’inspecteur, tous documents
comptables, inventaires, copies de lettres, pièces de recettes et de dépenses, de nature à
justifier l’exactitude résultats indiqués dans la déclaration. »9

3. Types de travaux de fin d’exercice

On distingue deux types de travaux de fin d’exercice : travaux extracomptables et


travaux comptables.10

3.1.Travaux extracomptables

Il s’agit de dresser un relevé détaillé d’actif et de passif avec, pour chacun d’eux, la
quantité et la valeur à la date d’inventaire. Ce relevé est essentiel, il sera la justification et le
support de la plupart des écritures d’inventaire. Il est composé, entre autres, des états suivants :

 Etat des immobilisations ;

6
Article n°9, Code de commerce algérien 2007, relatif aux livres de commerce.
7
Article n°10, Code de commerce algérien 2007, relatif aux livres de commerce.
8
Article n°74, Journal Officiel de la République Algérienne, n°74 du 25 novembre 2007.
9
Article n°52, Code des impôts directs et taxes assimilées, 2021.
10
PALUMBO François, « Comptabilité générale, Tome III, Opérations d’inventaire et analyse des documents de
synthèse avec exercices corrigés », PUG édition, Paris, 2008, P.P 8-9.

7
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Etat de stocks ;
 Etat des créances ;
 Etat des disponibilités, espèces ;
 Etat des dettes.

3.2.Travaux comptables

A partir de ces relevés d’inventaire, vont être passées des écritures de régularisations
des valeurs comptables :

 Dotation des amortissements, des dépréciations et des provisions ;

 Constatation des charges à payer et des produits à recevoir ;

 Report des charges et des produits constatés d’avances ;

 Inscription de la valeur des stocks, et constatation de leur variation.

Par ailleurs, le contrôle des comptes et des enregistrements comptables effectués


pendant l’exercice permet de détecter les erreurs qui ont pu être commises des écritures de
correction devront être passées en conséquence.

4. Les objectifs des travaux de fin d’exercice

L’inventaire est un outil obligatoire pour les entreprises à but lucratif, il doit être fait de
façon régulière afin d’établir un bilan fiable de l’entreprise. L’inventaire permet,
principalement de :11

 Assurer le respect des principes d’annualité et d’indépendance des exercices ;


 A régulariser et à ajuster les comptes afin de présenter une image fidèle du patrimoine
de l’entreprise, en tenant compte des comptes sincères et réguliers grâce au respect de
tous les principes comptables ;
 Assurer le respect du calendrier d’arrêt des comptes par l’organe délibérant et
d’intégration, en valeur d’équivalence, des comptes des organismes dans les comptes
de l’Etat ;
 Fixer la valeur du stock présent au sein de l’entreprise ;

11
GRAZEM Abdelghafour, « Travaux de fin d’exercice », Rapport d’expertise comptable, juillet 2009, P3.

8
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Vérifier si aucune marchandise ne manque, en d’autres termes, de constater s’il y a eu


pertes ou vol ;
 Vérifier une éventuelle erreur de gestion ;
 Combler les lacunes et insuffisances de la balance avant inventaire en vue de
compléter les écritures passées au cours de l’exercice ;
 De permettre l’établissement des états financiers.

5. Ordre des travaux de fin d’exercice

Les travaux de fin d’exercices sont effectués dans l’ordre suivant :12

-Inventaire des éléments du bilan

 Inventaire des immobilisations ;


 Inventaire des stocks ;
 Inventaire des créances ;
 Inventaire des dettes.

-Balance avant inventaire « balance provisoire »

C’est un tableau récapitulatif des soldes des comptes du grand livre, qui prend les
soldes de tous les comptes à la date de l’inventaire.

-Les écritures de régularisation

Elles consistent à rectifier les comptes de :

 Amortissements et provisions ;
 Charges et produits.

-Les écritures de regroupement

Elles consistent à regrouper les sous comptes des charges et des produits dans leurs
comptes principaux.

-La balance générale d’inventaire

Appelé aussi « balance de vérification », elle vérifie et contrôle l’exactitude des


écritures comptables de fin d’exercice déjà constatées.

12
ANTRAIGUE Daniel, Cours sur les travaux comptables à la fin de l’exercice, IUT Brive GEA S2-72, P03.

9
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

-Etablissement des états financiers

Ces états sont établis périodiquement pour rendre compte de la situation de l’entreprise
sous divers aspects et notamment de ses résultats, de sa situation financière.

Les travaux de fin d’exercice sont généralement assurés selon la démarche


suivante (voir le schéma n°01) :

Schéma n°01 : Déroulement de l’inventaire

Balance avant inventaire


Vérifier et
évaluer les
éléments de
Inventaire extracomptable l’actif et du
passif
notamment
Régularisations et redressements les stocks
des comptes
Travaux de fin d’exercice

Balance après inventaire

Bilan, TCR, TFT, TVCP, annexes

Ecritures de clôture de l’exercice

Ecritures de réouverture des livres


pour l’exercice suivant

Source : Office de formation professionnelle de promotion du travail, Travaux de fin d’exercice version ES6-
2003, P8.

10
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

6. Le registre d’inventaire

Ce registre est fondé par les articles 33 et 34 du décret N° 87-135 du 02-06-87 et par
l'arrêté du ministère des finances du 21 juillet 87 fixant le modèle type du registre d'inventaire
d'objets mobiliers.13

Les feuillets de ce registre sont cotés et paraphés par le tribunal.

Le registre d'inventaire se présente sous forme suivante :

Tableau n°01: Le registre d'inventaire

N° Date de Désignation Prévenance Valeur Affectation Sortie Observation


D’inscription prise en objet
inventaire

Source : GRAZEM Abdelghafour, « Travaux de fin d’exercice », Rapport d’expertise comptable, juillet 2009,
P8.

7. Les principes comptables

Pour que la comptabilité puisse fournir des informations fiables, la maîtrise et


l’application de ces principes s’avèrent obligatoires à toute personne chargée d’établir les
états financiers. Ces principes sont donnés dans le tableau ci-dessous :

13
GRAZEM Abdelghafour, Opcit, P9.

11
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Tableau n°02: Les principes comptables

Principes Définition Objectif


Permanence des Les méthodes d’évaluation et de Etablir une comparaison entre
méthodes présentation utilisées pour les états financiers de plusieurs
l’établissement des Etats exercices
financiers ne doivent pas
changer d’un exercice à un autre
Continuité Les états financiers sont établis Légitimer la ventilation des
d’exploitation selon l’hypothèse que charges et des produits entre les
l’entreprise est en situation de différents exercices de la vie de
continuité et de poursuivre ses l’entreprise ; Légitimer le
activités dans un avenir principe du coût historique
prévisible
Coût historique Les éléments du patrimoine de Pratique simple fondée sur la
l’entreprise sont comptabilisés réalité
au bilan à leur valeur d’entrée
Prudence Prise en compte d’un degré de Eviter de sur évaluer les actifs et
précaution dans l’exercice des les produits, sous évaluer les
jugements nécessaires pour passifs et les charges -reporter
préparer les estimations dans des sur les exercices futurs les
conditions d’incertitude risques apparus pendant
l’exercice en cours
Spécialisation des Le résultat de chaque exercice Rattacher à chaque exercice les
exercices est indépendant de celui qui le charges et les produits qui le
précède et de celui qui le suit concernent, rien que ceux-là
pour sa détermination
Intangibilité du Le bilan d’ouverture doit Garantir la continuité de
bilan d’ouverture correspondre au bilan de clôture l’information fournie par les
états financiers
Importance Ne doivent être pris en compte Assouplir et simplifier les
significative que les éléments susceptibles procédures comptables
d’influencer le jugement que les Permettre une prise de décisions
destinataires des états financiers
peuvent porter sur le patrimoine,
la situation financière, et le
résultat
Transparence et Présentation claire et loyale de Ne pas induire le lecteur des
non compensation l’information. Aucune états financiers en erreur.
compensation ne doit être Présenter les créances, les dettes,
effectuée ne doit être effectuée si les charges, et les produits tels
elle n’est pas justifiée sans aucune compensation
Source : DIABY Mohammed, « Guide pratique des travaux de fin d’exercice », L’Harmattan, 2014, P.P 9-11.

12
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Section 02 : L’inventaire physique des éléments du bilan

L’inventaire physique (appelé aussi inventaire extra- comptable) est le recensement


matériel (un dénombrement détaillé article par article) des existants. L’inventaire physique
consiste donc à dénombrer, en quantité et en valeur tous les biens et les dettes de l’entreprise.
Il peut porter sur : les différents types d’immobilisations, les stocks, les créances, les dettes, la
banque, la caisse, et les valeurs mobilières des placements.

1. L’inventaire des immobilisations

Les immobilisations occupent une place importante dans la vie économique d’une
entreprise. Il existe 4 types d’immobilisations : les immobilisations corporelles, les
immobilisations incorporelles, les immobilisations en cours, et les immobilisations financières.

L’inventaire physique des immobilisations permet de confirmer les informations


contenues dans le fichier comptable des immobilisations, il servira à détecter les erreurs qui
auraient pu se produire dans les enregistrements, il peut mettre en évidence des biens non
utilisés qui pourraient être soit vendus soit abandonné. Lors de recensement physique, il peut
être examiné l’état réel des biens dont l’appréciation peut nécessiter des traitements sur le
plan comptable.14

Les immobilisations corporelles

L’arrêté du 26 juillet 2008, fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation, le


contenu et la présentation des états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de
fonctionnement des comptes, définit les immobilisations corporelles comme « des actifs qui
sont détenus par une entreprise soit pour être utilisés dans la production ou la fourniture de
biens et de services, soit pour être loués à des tiers, soit à des fins administratives et dont la
durée d’utilisation est censée se prolonger au-delà de la durée d’un exercice ».

1.1.1. Préalable à l’inventaire physique

Le recensement de l’ensemble des immobilisations corporelles de l’entité ne peut


s’exécuter sans un minimum de préalables à avoir, qui sont cités ci-dessous :15

14
TAZDAIT Ali, « Maîtrise du système comptable financier », 1ére édition ACG, Alger, 2009.
15
HAMINI Allal, « Bilan comptable, Travaux de clôture », BERTI éditions, Alger, 2013, P.P 31-33.

13
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

a. Organisation de la structure affectataire

Il faut affecter à l’organisation de l’entité qui confère à chaque (ou un ensemble)


d’immobilisations corporelles une structure chargée de sa gestion.

A titre d’exemple :

 Les équipements de production sont organisés en ateliers et chaque atelier est coiffé
par un responsable chargé de faire tourner les machines qui composent l’atelier ;
 Les chantiers dans les entités de réalisations sont chapeautés en règle générale par des
chefs de chantier, chargés de faire fonctionner les matériels mis à la disposition du
chantier ;
 Les matériels et mobiliers de bureau sont gérés dans leur globalité par les services des
moyens généraux au moyen de fiches particulières collées derrière les portes des
bureaux…

Ainsi, l’organisation de l’entité, met sous double responsabilité les immobilisations


dont elle dispose à savoir :

 La structure gestionnaire ;
 Les utilisateurs.

b. La structure affectataire et gestionnaire

Elle doit tenir de façon régulière un état des immobilisations mises sous sa
responsabilité, en restant en éveil permanent pour noter toute modification affectant ces
immobilisations (entrées, sorties).

Le rôle de la structure affectataire dans la prise d’inventaire de fin d’exercice est


primordial, avec une double responsabilité à savoir :

 Justifier l’existence des immobilisations affectées ;


 S’expliquer sur les écarts éventuels.

Pour responsabiliser les structures gestionnaires des immobilisations, ou tout


affectataire d’une immobilisation, il y a lieu de :
 Affecter par un document interne les immobilisations à la structure gestionnaire ou à
l’affectataire, qui, une fois la reconnaissance faite, doit apposer sa signature sur les
documents faisant la liste des biens mis sous sa responsabilité ;

14
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Associer la structure gestionnaire dans toutes les décisions concernant les mouvements
pouvant affecter son inventaire initial, de sorte que la structure puisse actualiser ses
inventaires et répondre des écarts éventuels.

c. La codification des immobilisations

L’entité doit disposer d’une codification appropriée de ses immobilisations pour en


faciliter la reconnaissance.

Il existe diverses façons de codifie les immobilisations et certainement la meilleure


consiste à s’équiper en système « code-barres » adapté pour chaque catégorie
d’immobilisation.

La codification permet de mettre en face du compte comptable d’imputation, non pas


une marque, ou une spécificité de l’immobilisation mais seulement un code.

Le code jouant le rôle d’un compte de tiers, permet à la fiche comptable de


correspondre au bien physique.

La codification doit au moins refléter :

 La nature ;
 La localisation, affectation (atelier, chantiers, directions) ;
 Le numéro d’ordre.

d. Liste des immobilisations et des structures chargées de leur gestion

Le fichier comptable qui sert de base à la collation, doit être classé par structures
affectataires des biens immobilisés. Ce sera l’occasion de compléter ce fichier par une
codification de localisation ou d’affectation.

e. Fichier comptable des immobilisations

Les fiches comptables des immobilisations (fichier des immobilisations) une fois
éditées doivent être complétées pour faciliter la reconnaissance et la recherche physique des
immobilisations.

En général, le fichier des immobilisations, tenu par la comptabilité, comporte les


données suivantes :

15
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Le compte comptable ;
 La nature du bien ;
 Le nom du fournisseur ;
 Les références de la facture d’acquisition ;
 La date d’acquisition et/ou de mise en service ;
 Les montants TTC et HT ;
 Les frais d’installation ;
 La localisation du bien dans l’entité ;
 Le taux d’amortissement et les dotations pratiquées ;
 Les montants réévalués.

1.1.2. Organisation de la prise d’inventaire

L’opération prise d’inventaire se déroule sous la conduite de deux structures, installées


spécialement pour l’occasion : comité de pilotage, comité de synthèse du recensement et de
traitement des écarts et les équipes de recensement par catégorie d’immobilisation. 16

a. Comité de pilotage : ce comité est composé :


 Du directeur général de la société ;
 Du directeur financier de l’entité ;
 Des chefs des structures utilisatrices des immobilisations.

Ce comité est chargé de :

 Fixer les dates de début et de fin de l’opération ;


 Gérer les objectifs et le calendrier (planning) des opérations d’inventaire ;
 Editer le fichier comptable des immobilisations ;
 Contrôler l’avancement des travaux.

b. Comité de synthèse du recensement et de traitement des écarts : désigné


par le comité de pilotage, ce comité est composé :

 Des responsables des structures utilisatrices des biens à recenser ;


 Des agents de la direction financière ;
 Des agents de recensement.

16
HAMINI Allal, Opcit, P.P 33-34.

16
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Sa mission consiste à :

 Affecter aux équipes de recensement les sites et la catégorie de biens ;


 Collecter les fiches de recensement et traiter leur contenu ;
 Procéder au rapprochement de l’inventaire comptable et physique ;
 Dégager les écarts éventuels ;
 Rechercher l’explication des écarts.

c. Les équipes de recensement par catégorie d’immobilisation : chaque


équipe est composée de deux agents de la société qui connaissent les sites
de l’entité et qui disposent d’une formation leur permettant de renseigner
une fiche de recensement.

Le rôle des agents de recensement consiste à :

 Identifier les sites d’inventaire et repérer tous les équipements à recenser de façon
complète et sans oubli tous les biens à recenser ;
 Relever toutes les indications utiles et références techniques figurant sur le
matériel ;
 Recenser une marque sur le bien inventorié (numéro de la fiche de recensement).

1.1.3. La fiche de recensement

La fiche de recensement est le document qui matérialise la réalisation effective de la


prise d’inventaire. Elle permet de recueillir tous les informations utiles et indispensables à
l’identification du matériel inventorié.

Les informations contenues dans les différentes fiches de recensement constituent la


base des données permettant :

 L’établissement de l’inventaire physique des immobilisations ;


 L’exploitation des inventaires : rapprochement inventaire physique à l’inventaire
comptable.

Pour assurer la plus grande efficacité dans leur traitement et notamment un


rapprochement aisé aves les données comptables, ces fiches doivent être remplies avec le plus

17
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

grand soin. Pour ce faire, les recenseurs doivent être écrire lisiblement, remplir toutes les
cases prévues, ne pas hésiter à recueillir toutes les données figurante sur le matériel.

Figure n°01 : Fiche de recensement des immobilisations corporelles

Fiche de recensement
Fiche de recensement N°…...
N° code…………………. N° compte comptable………………

Localisation
Lieu – Adresse ………………………………………………………………….
Site ………………………………………………………………….
Chantier ………………………………………………………………….

Description détaillé du matériel


Désignation……………………………………………………………………………………
Marque……………………… Type………………………………..
Modèle………………………………. N° de série…………………………
N° matricule…………………………………………………………………………………..
Autres indications…………………………………………………………………………….

Etat du matériel
Bon Moyen Mauvais état

Visa et contrôle
Recensement effectué par………………….. Contrôlé par………………………………
Nom et prénom…………………………….. Nom et prénom……………………………
Date………………………………………… Date………………………………………..
Visa………………………………………… Visa……………………………………….

Source : HAMINI Allal, « Bilan comptable, Travaux de clôture », BERTI éditions, Alger, 2013, P38.

18
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

1.1.4. Rapprochement inventaire physique et inventaire comptable

A la clôture de l’exercice, l’entité est tenue de confronter le contenu de son inventaire


comptable avec les inventaires physiques, pour s’assurer de l’existence physique des biens
comptabilisés. Ce travail de vérification se fait habituellement au moyen de commissions
d’inventaire par le procédé du double comptage (commission A et B, et commission C de
vérification).

La réussite de l’inventaire physique dépend dans une grande mesure de la codification


systématique des biens en possession de l’entité.

Cette opération d’inventaire peut se faire de façon très aisée par le recours à
l’utilisation du système code à barres couplé au traitement informatique.

La confrontation finale du fichier comptable traité et du recensement physique, peut


mettre à jour des écarts positifs (fichier comptable inférieur au recensement physique) ou
négatifs (fichier comptable supérieur au recensement physique) qui devront faire l’objet d’un
procès-verbal de constat d’écart. Ces écarts doivent faire l’objet de recherche et de
justification.17

 Ecarts négatifs
 Reconfirmer l’opération de recensement par les commissions d’inventaire ;
 Reconfirmer les données de la comptabilité par toute information susceptible de
corriger les fichiers comptables ;
 Site oublié par le recensement physique ;
 Ventes aux enchères non comptabilisées ;
 Matériels en location à l’extérieur de l’entité…

Un écart négatif est expurgé du bilan par l’écriture suivante :

281 Amortissements xxx


657 Charges exceptionnelles gestion courante xxx
21x Immobilisations corporelles Xxx

 Ecarts positifs
 Reconfirmer l’opération de recensement par les commissions d’inventaire ;

17
HAMINI Allal, Opcit, P35.

19
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Corriger les données de la comptabilité par toute information de corriger le fichier


comptable :
 Achat non comptabilisé (dossier non parvenu à la comptabilité) ;
 Matériels n’appartenant pas à l’entité et ajouté sur les fichiers lors de
recensement…

Un écart positif est pris en charge comptablement comme suit :

21x Immobilisations corporelles xxx


757 Produits exceptionnels de gestion courante xxx

Les écarts identifiés et corrigés doivent figurer dans un procès-verbal du comité de


pilotage et de suivi et entrainer la correction de l’une des deux références : le fichier
comptable ou le recensement physique.

 Les écarts irréductibles et définitifs

Le comité de pilotage et de suivi, doit constater par un procès-verbal définitif ces


écarts qui seront soumis au conseil d’administration pour délibération.

1.2. Les immobilisations incorporelles

1.2.1. Définition des immobilisations incorporelles

L’arrêté du 26 juillet 2008, fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation, le


contenu et la présentation des états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de
fonctionnement des comptes, définit les immobilisations incorporelles « comme des actifs
identifiables, non monétaires et immatériels, contrôlés et utilises par une entité dans le cadre
de ses activités ordinaires (fonds de commerce, logiciels informatique, licence d’exploitation,
…). »18
La durée d’utilité d’une immobilisation incorporelle est présumée ne pas dépasser 20
ans. Dans le cas d’un amortissement sur une durée plus longue ou d’une absence
d’amortissement des informations spécifiques sont fournies dans l’annexe aux États financiers.
Les immobilisations incorporelles participent à l'exploitation de l'entité et mènent des
avantages économiques futurs qui iront à cette dernière.

18
L’arrêté du 26 juillet 2008, fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation, le contenu et la présentation
des états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de fonctionnement des comptes.

20
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Par contre, il y a des éléments qui participent à l'exploitation de l'entreprise, mais ne


constituent pas des immobilisations incorporelles, ils rentrent dans le cycle d'exploitation
comme charges, ils sont cités comme suit :

 Les frais d’établissements ;


 Les dépenses de publicité et de formation ;
 Les dépenses de délocalisation et de réorganisations.

Les dépenses relatives à un Elément incorporel qui ont été initialement comptabilisées
en charges par l’entreprise dans ses états financiers annuels antérieures (ou ses rapports
financiers antérieures) ne peuvent pas être incorporées dans le cout d’une immobilisation
incorporelle à une date ultérieure.

1.2.2. Classification et sortie des immobilisations incorporelles

Selon le SCF, les comptes des immobilisations incorporelles sont classés comme suit :
 Le compte 203 « frais de développement immobilisables » enregistre à son débit les
frais de développement inscrits à l’actif. Cet enregistrement à l’actif s’effectue en
contrepartie d’un compte 73 « production immobilisée d’actifs incorporels » (après
enregistrement des coûts correspondant à ces actifs dans les comptes de charge par
nature de la même période).
 Le compte 204 « logiciels informatiques et assimilés » est débité :
 Du coût d’acquisition des licences se rapportant à l’utilisation de
logiciels en contrepartie des comptes de tiers ou des comptes financiers ;
 Ou du coût de production des logiciels créés en contrepartie d’un
compte « production immobilisée d’actifs incorporels » (subdivision du
compte 73) (après enregistrement des charges les concernant dans les
comptes par nature).
 Le compte 205 « Concessions et droits similaires, brevets, licences, marques »
enregistre les concessions ou licences acquises dans le but de disposer d’un droit
pendant la durée du contrat : concession d’utilisation de marques, licences
d’exploitation de procédés par exemple.
 Le compte 207 « écart d’acquisition » enregistre les écarts d’acquisition positifs ou
négatifs résultant d’un regroupement d’entreprises dans le cadre d’une acquisition,
d’une fusion ou d’une consolidation. Ce compte peut être débiteur ou créditeur et doit,

21
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

quel que soit son solde, figurer au bilan à l’actif non courant. L’écart d’acquisition est
un actif non identifiable, et par conséquent doit être distingué des immobilisations
incorporelles qui, par définition, sont des actifs identifiables.
 Le compte 208 « Autres immobilisations incorporelles ».

Les profits ou les pertes provenant de la mise hors service ou de la sortie d’une
immobilisation incorporelle sont déterminés par différence entre les produits de sortie nets
estimés et la valeur comptable de l’actif, et sont comptabilisés en produits ou en charges dans
les comptes 65 (subdivision moins-values sur sorties d’actifs immobilisés non financiers) ou
75 (subdivision plus-values sur sorties d’actifs immobilisés non financiers).

Les pertes de valeur constatées à la suite d’un test de dépréciation sur un écart
d’acquisition ne peuvent pas faire l’objet de reprises ultérieures, contrairement aux pertes de
valeur constatées sur les autres actifs.

1.3. Les immobilisations en cours

1.3.1. Définition des immobilisations en cours

Les immobilisations en cours ne sont pas amortissables, ce sont des immobilisations


non encore achevées à la fin de chaque exercice. Ils doivent faire l’objet d’un inventaire en fin
d’exercice, pour confirmer le contenu des comptes comptables.

1.3.2. Types des immobilisations en cours

Trois types d’immobilisations en cours se rencontrent dans les entités :19

 Les immobilisations qui résultent de travaux de plus ou moins longue durée


confiés à des tiers : les immobilisations dont la réalisation est confiée à des tiers et
qui ne sont pas achevées à la fin de l’exercice sont inscrites en immobilisations en
cours, en contrepartie des comptes de tiers concernés (comptes classe 4), sur la base
des factures ou des décomptes de travaux fournis par ces tiers.
 Immobilisations en cours créées par les moyens propres de l’entité : les
immobilisations créées par les moyens propres de l’entité et non achevées à la fin de
l’exercice sont inscrites en immobilisations en cours en contrepartie d’un compte « 73

19
Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars 2009,
P52.

22
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

production immobilisée » pour le cout de production des éléments en cours (après


enregistrement des charges dans les comptes de charges correspondant, comptes classe
6).
 Avances et acomptes versés sur commandes d’immobilisations : les avances et
acomptes versés à des tiers dans le cadre de l’acquisition d’immobilisations sont
portés dans une subdivision du compte 23 « avances et acomptes versés sur
commandes d’immobilisations ». Les entités ont également la faculté de comptabiliser
en cours d’exercice ces avances et acomptes dans une subdivision du compte 40
intitulé « fournisseurs débiteurs : avances et acomptes versés, RRR à obtenir, autres
créances », à condition en fin d’exercice de virer ces avances et acomptes en compte
23 afin qu’ils apparaissent au bilan sous la rubrique immobilisations.

1.3.3. L’inventaire des immobilisations en cours

Leur inventaire s’opère en deux phases :20

 Inventaire physique : il s’agit de comparer le taux d’avancement par rapport au


produit fini. Cette opération nécessite le travail de techniciens connaissant le produit.
Dans les entreprises de réalisation, cet avancement des travaux par rapport au contrat
de base, est déterminé par des architectes.
 Inventaire en valeur : les produits et travaux en cours sont valorisés au cout de
production. L’avancement physique doit être traduit en valeur, rn proportion du cout
final.

1.4. Les immobilisations financières

1.4.1. Définition des immobilisations financières

Une immobilisation financière est tout actif représenté par :

 Une créance dont le règlement doit intervenir dans un délai supérieur à un an ;


 Un titre ou une valeur assimilée que l’entité a décidé de conserver sur plus d’un
exercice.

Les immobilisations financières ou actifs financiers non courants sont représentatifs


d’un droit de créance sur une entité juridique (personne morale ou physique). En d’autres

20
HAMINI Allal, Opcit, P36.

23
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

termes, elles représentent un droit à recevoir de la trésorerie ou équivalent de trésorerie à une


date future. La durée de détention de ces actifs va au-delà de douze mois, ils font partie de la
catégorie des instruments financiers.21

1.4.2. Les types des immobilisations financières

Les différentes catégories d’immobilisations financières, telles qu’énoncées par le


paragraphe 122.1 de l’arrêté du 26 juillet 2008, sont : les titres de participations et créances
rattachées, les titres immobilisés de l’activité de portefeuille (TIAP), les autres titres
immobilisés, les prêts et les créances émis par l’entité.
 Les titres de participations (TP) : sont représentatifs de droits sur le capital d’autres
entités dont la possession est durable, est estimée utile à l’activité de l’entreprise,
notamment par ce qu’elle permet d’exercer une influence sur l’entité dont elle détient
des titres ou d’en avoir le contrôle.
 Les créances rattachées à des participations : les créances de cette nature sont
constituées notamment par :
 Les créances consécutives à des prêts accordés à des entités dans lesquelles le
bailleur de fonds détient une participation ;
 Le montant du capital souscrit et non libéré par les associés ou actionnaires ;
 Les dividendes liés à des participations.

Les titres de participations et les créances rattachées sont enregistrés au débit du


compte 26 « participations et créances rattachés à des participations ».

 Les titres immobilisés de l’activité de portefeuille : permettent à une entité de placer


de la trésorerie dans des actifs, à plus ou moins longue échéance, dans la perspective
d’en tirer une rentabilité satisfaisante sans intervention dans la gestion de l’entité dont
les titres sont détenus. Contrairement aux titres de participation, ce type de placement
n’a aucune incidence ni sur le fonctionnement ni sur la gestion de l’entité qui a émis
les titres.
Les titres immobilisés de l’activité de portefeuille ne sont ni des titres de
participations ni des valeurs mobilières de placement. En effet, les valeurs mobilières de

21
Ministère des finances, « Manuel de comptabilité financière, conforme à la loi 11-07 du 25 novembre 2007
portant SCF », ENAG édition, 2013, P128.

24
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

placement sont des placements d’excédents de trésorerie dans l’unique perspective de


dégager des profits à court terme.

 Prêts et créances : sont des actifs à paiements fixes ou déterminables et qui ne sont
pas des dérivés. Ils sont constitués par :
 Des fonds versés à des tiers qui en auront la pleine disposition pendant un certain
temps convenu par les deux parties, à charge pour eux de les restituer, à l’échéance,
en trésorerie ou en équivalent de trésorerie (par exemple des titres) si telle est la
volonté des parties ;
 Des actifs cédés dont le recouvrement est différé à plus de 12mois.

Il s’agit en l’occurrence de créances détenues sur les clients et autres créances


d’exploitation à plus de douze mois ainsi que les prêts et avances à plus de douze mois,
consentis à des tiers (prêts aux personnels, dépôts et cautionnements versés, intérêts
courus sur prêts et avances...), que l’entité n’a pas l’intention ou la possibilité de les
revendre à court terme.

 Les autres titres immobilisés : le SCF définit ces titres comme représentatifs de parts
de capital (action ou parts) ou de placements à long terme (obligations, titres
participatifs, bons de trésor…), que l’entité a la possibilité, ainsi que l’intention ou
l’obligation de les conserver jusqu’à leur échéance.

Tableau n°03: Tableau récapitulatif relatif au traitement des actifs financiers non
courants (immobilisations financières) en fin d’exercice.

Catégorie Evaluation à la clôture de Comptabilisation des


d’immobilisations l’exercice écarts d’évaluation en fin
financières d’exercice
Titres de participations et Coût amorti Les écarts d’évaluation sont
créances rattachées détenues comptabilisés en compte de
à long terme résultat
-Titres de participations et Evalués à la clôture de Les écarts d’évaluation sont
créances rattachées détenues l’exercice à leur juste valeur comptabilisés en capitaux
dans l’unique perspective de propres.
leur cession ultérieure Lors de la sortie de l’actif,
-TIAP l’écart par rapport à la valeur
d’entrée est porté au compte
de résultat
-Placements à long terme Coût amorti Compte de résultat
-Autres titres immobilisés
Prêts et créances Coût amorti Compte de résultat
-Prêts > 12 mois consentis à

25
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

des tiers
-Créances clients et autres
créances d’exploitation > 12
mois
Autres titres, prêts et Coût amorti Compte de résultat
créances à plus d’un an
Source : Ministère des finances, « Manuel de comptabilité financière, conforme à la loi 11-07 du 25 novembre
2007 portant SCF », ENAG édition, 2013, P434.

 Le coût amorti : correspond au montant auquel l’actif financier a été évalué de sa


comptabilisation initiale, diminué des remboursements en principal, majoré ou
diminué de l’amortissement cumulé de toute différence entre ce montant initial et le
montant à l’échéance et diminué de toute réduction pour perte de valeur ou non
recouvrabilité.
 La juste valeur : est le montant pour lequel un actif pourrait être échangé ou un passif
éteint, entre parties bien informées, consentantes et agissant dans des conditions de
concurrence normales.

2. L’inventaire des stocks

2.1. Définition des stocks

Selon l’arrêté du 26 juillet 2008, fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation,


le contenu et la présentation des états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de
fonctionnement des comptes, les stocks sont des actifs :

 Ils sont détenus pour être vendus dans le cours normal de l’activité
 Ils sont en cours de production pour réaliser une telle vente
 Ils sont sous forme de matières premières ou de fournitures devant être consommées
dans le processus de production ou de prestation de services.

Selon IAS 02, « le coût des stocks doit comprendre tous les coûts d'acquisition, coûts
de transformation et autres coûts encourus pour amener les stocks à l'endroit et dans l'état où
ils se trouvent. De la même manière, le coût des stocks d'une prestation de service comprend
tous les coûts liés directement à la prestation, tels que les matières consommables, la main
d'œuvre, les autres frais de personnel et les autres charges attribuables à ladite prestation. »22

22
IAS 02.

26
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Le coût d'acquisition est composé de :


 Prix d'achat ;
 Droits de douane et autres taxes non récupérables ;
 Frais de transport, de manutention et les autres coûts directs imputables à
l'acquisition des matières ou des marchandises.
 Les coûts de transformation comprennent :
 Les coûts directement liés aux unités produites (main d'œuvre directe par exemple).
 Les charges variables et fixes encourues dans le cadre du processus de fabrication
(matières, premières, main d'œuvre indirecte, amortissement du matériel industriel,
des bâtiments, frais de gestion et d'administration du site de production...).

IAS 02 indique que l'incorporation des charges fixes indirectes doit être basée sur la
capacité normale de production et non pas sur la production réelle, et ce, afin que l'évaluation
des stocks soit relativement indépendante des variations de volume d'activité.

 Le coût des stocks et les autres coûts

Les autres coûts que ceux mentionnés précédemment sont essentiellement encourus
pour amener les stocks à l'endroit et dans l'état où ils se trouvent (frais relatifs à la conception
de produits spécifiques pour certains clients par exemple).

IAS 02 tolère le fait que l'on intègre les coûts d'emprunt dans l'évaluation de certains
stocks, ces coûts d'emprunt peuvent inclure même si leur intégration est relativement rare :23

 Les intérêts sur découverts bancaires et sur emprunts à terme.


 L'amortissement des primes de remboursement et des coûts accessoires relatifs aux
emprunts obligataires
 Les différences de change relatives aux emprunts libellés en monnaie étrangère
dans la mesure où elles sont assimilées à un ajustement des coûts d'intérêt.
 Les coûts exclus de l'évaluation des stocks

IAS 02 délivre une liste non exhaustive des coûts exclus de l'évaluation des stocks :24

 Les frais de commercialisation.

23
IAS 02.
24
IAS 02.

27
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Les frais qui ne contribuent pas à amener les stocks dans le lieu et l'état où ils se
trouvent.
 Les consommations anormales de matières premières, de maintenance et d'autres
éléments de production.
 Les coûts de stockage, à moins que ces coûts soient nécessaires au processus de
production préalablement à une nouvelle étape du dit processus.

2.2. Les méthodes de valorisation des stocks

Le coût des stocks d'éléments considérés comme fongibles doit être déterminé en
utilisant la méthode du Premier Entré, Premier Sorti (PEPS) ou celle du coût moyen unitaire
pondéré (CMUP), selon celle qui permet le meilleur rattachement des charges aux produits et
celle qui permet une meilleure traduction des flux physiques.25

 La méthode du Coût Moyen Unitaire Pondéré (CMUP) : cette méthode conduit à


déterminer le cout des stocks comme étant la moyenne pondérée du cout des éléments
existants en début de période et du cout des éléments achetés ou produits au cours de
la période. Le cout moyen pondéré est normalement calculé à chaque nouvelle entrée.
Il peut être calculé une seule fois en fin d’exercice ou périodiquement en cours
d’année, selon les conditions particulières de l’entreprise mais il est souvent utilisé la
méthode du cout moyen après chaque entrée.
 La méthode du Premier Entré, Premier Sorti (PEPS) : cette méthode conduit à
affecter aux éléments de stocks vendus ou consommés le cout des plus anciens
éléments en stock. Par conséquent, le cout des stocks à la clôture de l’exercice
correspond à celui des plus récents articles achetés ou produits.

L’inventaire des stocks est une opération effectuée au moins une fois tous les douze
mois, généralement à la clôture de chaque exercice, afin de relever en quantité et en valeur
manuellement l’ensemble des éléments constitutif du stock faisant partie du patrimoine de
votre structure. Selon la fréquence et d’un point de vue comptable, on distingue deux types
d’inventaire de stock :

 L’inventaire permanent : est une organisation comptable des stocks qui consiste à
enregistrer les mouvements d’entrée et sortie.

25
Ministère des finances, Opcit, P.P 183-184.

28
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 L’inventaire intermittent : est une organisation comptable des stocks qui consiste à
déterminer, au moins une fois par exercice, des existants chiffrés en quantité et en
valeur.

A partir de la date fixée pour le début des inventaires, les mouvements en entrées et en
sorties doivent être consignés et les fiches de stocks les concernant classées à part.

Avec l’application du SCF, les entités ont maintenues en général, le système


d’inventaire permanent.

Les entités gèrent généralement leurs différents stocks au moyen de logiciel de gestion
des stocks qui facilitent, sécurisent et déterminent avec rigueur les données.

Les stocks sont suivis en quantité et en valeur, et périodiquement les états informatisés
permettent de suivre les mouvements et donnent à tout moment les quantités et les valeurs en
stocks.

2.3. Phase de préparation de l’inventaire physique

Cette phase qui consiste à réunir tous les intervenants dans l’opération d’inventaire
physique est primordiale. Cette réunion de sensibilisation et d’explication aura pour
objectifs :26

- De confirmer les dates de début et de fin de l’opération ;


- De faire connaitre l’organigramme ;
- De décliner les missions de chaque structure ;
- De recueillir les observations et les enrichissements des personnes qui vont intervenir ;
- Informer sur les moyens et facilités mis à la disposition des différents intervenants.

De cette réunion, il sera établi un procès-verbal signé par l’ensemble des présents.

La phase de préparation de l’inventaire physique passe par les étapes suivantes :

 Note d’instruction
Les opérations d’inventaire et les modalités pratiques qui les entourent doivent faire
l’objet d’une note interne, qui synthétise les orientations de la réunion de préparation.

26
HAMINI Allal, Opcit, P.P 53-54.

29
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Fixation des dates de début et de fin de l’opération

La date de début tiendra compte de plusieurs facteurs : importance des stocks, nombre
de magasins, dispersion des lieux.

Pour le comptage physique : la date limite sera le 31 Décembre au plus tard.

La date limite de valorisation de l’inventaire physique et de traitement des écarts devra


tenir compte des délais de clôture des bilans et du formalisme nécessaire au traitement de ces
écarts (conseil d’administration).

 Rangement des produits

Il est de la responsabilité de la structure chargée de la gestion des stocks de tenir les


magasins et les sites de stockage en état de propreté et de clarté des rangements. Avant de
lancer les opérations d’inventaire physique il est recommandé au comité de pilotage de visiter
tous les magasins et les sites à recenser.

Cette visite au plus haut niveau de l’organigramme de l’opération permettra de situer


les responsabilités et de dynamiser la phase de préparation.

 Identification des produits à recenser

Il s’agit d’identifier la dénomination et les références des produits, les fiches de stocks et
de casiers, ainsi que le retrait des fiches de casiers.

o Dénominations et références

Les articles en stocks portent des références et des dénominations que les magasiniers
et les utilisateurs (Maintenance) connaissent et utilisent régulièrement. Un magasin bien tenu
est un magasin ou tous les articles sont identifiés.

o Fiches de stocks et de casiers

Les gestionnaires des stocks doivent s’assurer avant le début du comptage, que toutes
les fiches de stocks et de casiers sont à jour des derniers mouvements.

o Retrait des fiches de casiers

Les articles stockés sur des étagères sont accompagnés de fiches de casier qui portent
au moins, comme information :

30
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 La dénomination ou la référence de l’article ;


 Les mouvements ayant concerné cet article, et le stock disponible à tout mouvement ;
 Il est extrêmement important pour la fiabilité de l’inventaire, de retirer les fiches de
casiers et de les remplacer par les fiches de recensement (en double exemplaires) qui
ne doivent indiquer que les informations suivantes :
 La dénomination ou la référence de l’article ;
 Le magasinier sous le contrôle de sa hiérarchie est tenu de substituer à la fiche de
casier, la fiche de recensement qui ne porte comme indication que la dénomination ou
la référence du bien se trouvant sur l’étagère. Cette fiche de recensement renseignée
comme indiqué est déposée en double exemplaire sur le casier.

L’opération de comptage ne peut démarrer sans que ce travail d’organisation, « du


comptage aveugle » ne soit terminé.

2.4. Les comptes comptables de stocks selon le système comptable financier

Les comptes comptables de stocks selon le SCF sont donnés dans le tableau suivant :
Tableau n°04: Les comptes comptables des stocks

Comptes Intitulés
30 Stocks de marchandises
31 Matières premières et fournitures
32 Autres approvisionnements
321 Matières consommables
322 Fournitures consommables
326 Emballages
33 En cours de production de biens
331 Produits en cours
335 Travaux en cours
34 En cours de production de services
341 Etudes en cours
345 Prestations de service en cours
35 Stocks de produits
351 Produits intermédiaires
355 Produits finis
358 Produits résiduels ou matières de récupération (Déchets-Rebuts)
36 Stocks provenant d’immobilisations
37 Stocks à l’extérieur
Source : Etabli par nous même à partir du système comptable financier.

31
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Chaque catégorie de stock, fait l’objet d’un inventaire physique de fin d’année, selon
des modalités particulières, même si l’objectif est le même, à savoir déterminer les valeurs à
faire figurer au bilan de fin d’exercice.

L’objectif attendu d’une opération d’inventaire est de vérifier les données de la


comptabilité, de les confirmer, ou de les infirmer, tout en mettant en exergue la qualité des
stocks en fin d’année de manière à traiter toute dégradation, toute casse, toute perte de valeur
constatée de visu.

Donc trois objectifs :

 Recenser l’intégralité des quantités de stocks détenus par l’entité ;


 Relever la qualité et l’utilité des stocks ;
 Valorise l’inventaire final.

2.5. Organisation de la démarche d’inventaire des stocks

Trois structures sont à mettre en place pour mener à bien l’opération d’inventaire
physique des stocks : comité de pilotage, comité de suivi et de traitement des écarts, et les
agents recenseurs.27

a. Comité de pilotage : ce comité est composé de :

 Directeur général de la société


 Directeur financier
 Directeur des approvisionnements et de gestion des stocks
 Directeur technique – Directeur du matériel.

Leur mission consiste à :

 Fixer la date de début et de fin de l’opération ;


 Elaborer le planning d’intervention des équipes de recensement ;
 Editer l’inventaire comptable sans faire ressortir les quantités ;
 Editer les fiches de recensement ;
 Contrôler l’avancement des travaux et veiller au respect des délais ;
 Statuer sur les problèmes rencontrés ;

27
HAMINI Allal, Opcit, P.P 51-52.

32
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Désigner les équipes de recensement et leur affectation, les équipes de valorisation


et le comité de suivi et de traitement des écarts.

b. Comité de suivi et de traitement des écarts : ce comité est composé de :

 Président Responsable de la maintenance ou de la production/réalisation ;


 Structure comptabilité finance (comptabilité des stocks) ;
 Structure achats (services achats) ;
 Structure approvisionnement (le responsable le mieux formé et le plus informé) ;
 Structure maintenance.

Leur mission consiste à :

 Affecter les équipes de recensement des magasins et des produits à inventorier ;


 Recueillir les fiches de recensement et s’assurer de leur correct remplissage ;
 Compléter ou faire compléter les fiches mal enregistrées ;
 Procéder à la saisie des fiches de renseignement sur support informatique, selon
l’ordre séquentiel ;
 Apposer une marque sur toute fiche saisie ;
 Classer, après traitement et contrôle les fiches, par magasin ;
 Etablir le listing des produits recensés ;
 Procéder aux rapprochements de l’inventaire comptable avec l’inventaire
physique ;
 Dégager les écarts éventuels ;
 Rechercher et traiter les écarts mis à jour.

c. Les agents recenseurs

Les agents recenseurs sont :


 Désignés par le comité de pilotage, compte tenu de leur aptitude ;
 Assistés au besoin par un technicien de l’entité qui connait les stocks détenus par
l’entité, non seulement en termes de références, mais également en termes d’utilité
de la chose.

Ces agents sont organisés en deux équipes de deux agents pour deux comptage
différents et répartis sur les sites à recenser, selon le programme établi par le comité de
pilotage.

33
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

o Première équipe de comptage :

Sa mission consiste à :

 Compter les produits pour lesquels elle a été désignée ;


 Remplir complètement le premier exemplaire de la fiche de recensement ;
 Viser la fiche d’identification ;
 Réunir toutes des fiches traitées et les remet en fin de journée au comité de
suivi.
o Deuxième équipe de comptage :

Sa mission consiste à :

 Refaire le comptage du même produit ;


 Remplir la deuxième fiche d’identification avec soin ;
 Viser la fiche d’identification ;
 Réunir toutes les fiches et les remet en fin de journée au comité de suivi.

Il y a une troisième équipe qui est instruite par le comité de suivi et de traitement des
écarts, cette équipe n’intervient qu’en cas de différence entre les deux comptages précédents.
Elle compte les références litigieuses et remplit une fiche de recensement qu’elle vise, et
remet au comité de suivi. Sa mission consiste à :

 Identifier les sites à traiter (chantiers, magasins, aires de stockages) ;


 Repérer les produits à recenser ;
 Recenser tous les produits existants (sans exception) ;
 Remplir la fiche de recensement par article de manière soignée ;
 Remettre en fin de journée les fiches de recensement signées au comité de suivi.

34
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Figure n°02 : Fiche de recensement des stocks

Fiche de recensement

Fiche de recensement N°……………..


Entité

Magasin………………………………………………………………………………………….
Désignation du site………………………………………………………………………………
Nom et prénom du recenseur……………………………………………………………………
Fonction…………………………………………………………………………………………
Produit…………………………………………………………………………………………...
Référence ou dénomination……………………………………………………………………
Quantités Unité de mesure

Etat du produit Neuf Usagé Non utilisable Autres


Mettre une croix

Observations

Visa du contrôleur

Source : HAMINI Allal, « Bilan comptable, Travaux de clôture », BERTI éditions, Alger, 2013, P58.

2.6. Rapprochement inventaire physique inventaire comptable


La valorisation des stocks doit être faite par le comité de suivi et traitement des écarts.
Elle comprend dans sa composition les trois structures en relation avec les valeurs des stocks,
à savoir :

 Les services comptables et financiers ;


 Le service achats ;
 Le service approvisionnement.

35
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

L’inventaire physique valorisé est confronté à l’inventaire comptable. Les écarts qui
peuvent apparaitre sont traités et deux cas de figures peuvent se poser :

 Les recherches et vérifications permettent de conclure, documents à l’appui, que les


manques sont dus à des erreurs du système de gestion (bons de sortie ou d’entrés non
établis). Dans ce cas la régularisation aura pour but de mouvementer les stocks et
d’augmenter ou réduire les consommations.
 Les écarts sont irréductibles et toutes les recherches et vérifications tentées n’ont pas
abouties, il y a lieu de présenter un dossier au conseil d’administration pour délibérer
sur la constatation d’un boni ou d’une mali de stock (compte 657 charges
exceptionnels de gestion courante, compte 757 produits exceptionnels de gestion
courante).

Après analyse, les écarts éventuels entre le stock physique (inventaire physique) et le
stock figurant au débit des comptes de stocks, sont régularisés afin de corroborer l’inventaire
physique.

Pour les approvisionnements et marchandises consommés quatre cas peuvent se


présenter :

 Boni d’inventaire : inventaire physique ˃ inventaire comptable

Si l’écart est justifié, l’écart sera comptabilisé en créditant le compte 60… (achats consommés
appropriés)

3x Stocks xxx
60x Achats consommés Xxx

Si l’écart n’est pas justifié, il sera comptabilisé en crédit du compte 757 (produits
exceptionnels sur opération de gestion)

3x Stocks xxx
757 Produits exceptionnels sur opérations de gestion Xxx

 Mali d’inventaire : inventaire physique ˂ inventaire comptable

Si l’écart est justifié, il sera comptabilisé dans les comptes 60… appropriés

36
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

60x Achats consommés xxx


3x Stocks Xxx

Si l’écart n’est pas justifié, il sera comptabilisé au débit du compte 657 (charges
exceptionnelles de gestion courante)

657 Charges exceptionnelles de gestion courante xxx


3x Stocks xxx

Pour les produits finis ou en cours de fabrication quatre cas peuvent se présenter :

 Boni d’inventaire : inventaire physique ˃ inventaire comptable

Si l’écart est justifié, l’écart sera comptabilisé en créditant les comptes 72 (production stockée
ou déstockée appropriés

3x Stocks xxx
72 Production stockée xxx

Si l’écart n’est pas justifié, il sera comptabilisé en crédit du compte 757 (produits
exceptionnelles sur opérations de gestion)

3x Stocks xxx
757 Produits exceptionnelles sur opérations de gestion xxx

 Mali d’inventaire : inventaire physique ˂ inventaire comptable

Si l’écart est justifié, l’écart sera comptabilisé dans le débit des comptes 72 (production
stockée ou déstockée) appropriés.

72 Production stockée ou déstockée xxx


3x Stocks xxx

Si l’écart n’est pas justifié, il sera comptabilisé en débit du compte 657 (charges
exceptionnelles de gestion)

37
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

657 Charges exceptionnelles de gestion courante xxx


3x Stocks xxx

3. L’inventaire des créances clients

Il permet à l’entreprise de vérifier les soldes des comptes de créances et d’établir les
états suivants :28

 L’état des créances totalement irrécouvrables (totalement perdues) ;


 L’état des créances partiellement irrécouvrables ou créances douteuses (créances dont
la perte est probable mais pas certaine). Dans ce cas l’entreprise doit estimer la perte
probable et le recouvrement possible.

Il existe plusieurs types de créances : créances irrécouvrables, créances douteuses, et


créances litigieuses.

 Créances irrécouvrables
Le montant de la créance irrécouvrable ou de la fraction de cette créance non couverte
par une provision antérieurement constituée est déductible seulement des bénéfices de
l’exercice au cours duquel la perte est devenue définitive. Elle est limitée au montant HT, des
lorsque la perte de la créance n’est pas encore certaine mais seulement probable elle peut
constituer une provision pour créance douteuse.29

 Créances douteuses
Si la créance est considérée comme compromise en raison de la mauvaise situation de
débiteur ou d’un désaccord non tranché portant sur le principe ou la quotité de la créance
(créance litigieuse) il peut être constitué une provision sous certaine condition.

La probabilité des pertes ou des charges susceptibles de justifier la constitution de


provisions doit être évalué avec une approximation suffisante. La perte doit être justifiée
client par client et non de manière forfaitaire pour l’ensemble des créances clients.

L’entreprise doit reclasser ses clients en créance douteuses lorsque leur solvabilité est
incertaine. La TVA compris sa sera transférée au débit de compte, le compte 416 (client
douteux) par la contrepartie du compte 411 (clients).

28
TAZDAIT Ali, « Maîtrise du système comptable financier », 1ère édition ACG, 2009, P315.
29
https://www.memocompta.fr/dépréciation des créances

38
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Le montant de la dépréciation égal au montant de la perte probable qui s’exprime


généralement en pourcentage du montant de la créance douteuse. La dépréciation représente
une charge non décaissable, enregistré au débit du compte 681 (Dotations aux amortissements,
provision et pertes de valeur actifs non courants).

 Créances litigieuses

En générale la créance devient litigieuse après que le client a reçu la facture et l’a
contestée. Elle a donc déjà été comptabilisée pour ça totalité.30

Au début de litige, aucune écriture n’est à notre avis à passer

 Si le litige a été résolu avant la clôture de l’exercice, il aura donné lieu en général à
l’émission d’un avoir (soit pour la totalité du la facture avec émission d’une nouvelle
facture, soit pour le montant litigieux) : débit de compte vente concerné par le crédit
du compte client.
 Si le litige a été résolu entre la date de clôture et la date d’arrêté des comptes, la
créance n’a pas à être constatée au bilan comme une créance litigieuse. En effet il est
nécessaire d’enregistrer un avoir à établir pour le montant à régulariser.
 Si le litige n’est pas résolu à la date d’arrêté de comptes : la créance client est virée au
compte « client douteux et litigieux » et peut faire l’objet, selon les situations d’une
provision pour dépréciation.

4. L’inventaire des comptes financiers

4.1. La banque

Dans le cadre de ses travaux d’inventaire, au moins une fois par mois, les entreprises
effectuent des états de rapprochement bancaires, elles vérifient la réciprocité des soldes des
deux comptes :

 Le compte « 512 banque » tenu dans la comptabilité de l’entreprise ;


 Le compte bancaire de l’entreprise tenu par la banque.

L’objectif est d’identifier :31

30
TAZDAIT Ali, Opcit, P320.
31
Ministère des finances, Opcit, P431.

39
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Les opérations comptabilisées chez la banque ou l’établissement financier auprès de


laquelle ou duquel un compte a été ouvert mais non encore enregistrées dans les livres
de l’entité et les comptabiliser afin d’en assurer la symétrie.

 Les opérations qu’elle a comptabilisées dans ses livres mais qui ne sont pas encore
enregistrées chez la banque ou l’établissement financier parce que les bénéficiaires des
chèques ne se seraient pas présentés pour en encaisser les montants. La régularisation
de ce type d’opérations est subordonnée à l’exécution du paiement lui-même
dépendant du bénéficiaire. Par contre, les sommes non inscrites sous bonne date de
valeur au compte de l’entité doivent être suivis de façon particulière.

Tableau n°05: Etat de rapprochement bancaire

Compte banque tenu par l’entreprise Compte de l’entreprise tenu par la banque
Date Libellés Débit Crédit Date Libellés Débit Crédit

Solde Solde
Source : Réalisé par nous même à partir de : TAZDAIT Ali, « Maîtrise du système comptable financier », 1ère
édition ACG, 2009, P 479.

Ces soldes, a une date donnée le plus souvent le dernier jour du mois doivent être
égaux et de sens contraire car ils tiennent compte des mêmes opérations.
Dans la réalité, ils sont très rarement égaux, les divergences résultent de la
comptabilisation sur un seul des deux comptes d’erreurs, d’omissions ou de décalage dans le
temps.
Après rapprochement, l’entreprise doit ajuster son compte banque en enregistrant dans
sa comptabilité les opérations manquantes récapitulées dans le tableau « compte banque au
grand livre ».

 Opérations relatives aux encaissements : Le compte 512 (Banque) est débité du


montant total des opérations portées dans la colonne débit du tableau (compte banque
au grand livre) par le crédit des comptes concernés.

40
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

512 Banque xxx


411 Client xxx
76 Produits financiers xxx
5113 Effets à l’encaissement xxx
5114 Effets à l’escompte xxx

 Opérations relatives aux décaissements : Le compte 512 (banque) est crédité du


montant total des opérations portées dans la colonne crédit du tableau (compte banque
au grand livre) par le débit des comptes concernés.

627 Services bancaires xxx


44566 TVA sur autres biens et services xxx
411 Client xxx
403 Effets à payer xxx
661 Charges d’intérêts xxx
512 Banque xxx

4.2. La caisse

La caisse représente les espèces que l’entreprise possède. La caisse est un compte
d’actif qui mesure les variations des liquidités espèces, en cours d’exercice et leur montant à
la fin d’exercice.

Le contrôle de caisse consiste à vérifier les opérations passées dans le journal de caisse
et à procéder au rapprochement du solde théorique au solde physique se trouvant en caisse.
Sauf erreur ou omission, le solde théorique doit être identique au solde physique.

Le caissier doit théoriquement à la fin de chaque journée effectuer un contrôle de


caisse rapide afin de s’assurer qu’il n’y a pas d’écart entre le solde physique et le solde
théorique. S’il y a des écarts, il doit être capable de les justifier.32

Toute structure, qu’elle soit associative ou à but lucratif doit effectuer au moins une
fois par mois un contrôle de caisse officiel (le jour de la clôture du mois en cours). Ce

32
BENDALI Mazigh et KECHAH Lounis, « Travaux de fin d’exercice, analyse d’inventaire de la SARL RAMDY
AKBOU », Mémoire de fin de cycle en vue de l’obtention de master en sciences de gestion, spécialité
comptabilité et audit, Université ABDREHMAN MIRA de Béjaia, 2018/2019, P.P 26-27.

41
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

contrôle est effectué par un des superviseurs hiérarchiques du caissier. Un document


d’inventaire de caisse doit être alors signé par le caissier et le superviseur hiérarchique.

Après vérification, tout le montant doit être remis au caissier pour sa conservation
dans le coffre-fort.

Parmi les objectifs d’inventaire de caisse on cite :

 Vérifier la concordance entre le solde physique et le solde théorique de la caisse ;


 Eviter les écarts de caisse ;
 Contrôler la qualité de la gestion et du suivi de caisse ;
 Clôturer en fin du mois la comptabilité de la caisse.

4.3. Le compte courant postal (CCP)

Il suffit de consulter le dernier relevé de compte, sachant que l’administration des


postes adresse un relevé pour chaque opération effectuée indiquant l’ancien avoir, le montant
de l’opération et ce nouvel avoir pour cela que le problème de l’état de rapprochement ne se
pose pas.

4.4. Les valeurs mobilières de placement (VMP)

Les valeurs mobilières de placement sont des actifs financiers acquis pour être cédés à
brève échéance avec l’espoir d’un gain en rendement ou en capital. Elle différent des titres
immobilisés et des titres de participation acquis par l’entité avec l’intention de les conserver
durablement. Ces titres font partie de l’actif circulant (c/50).33

Il peut s’agir d’actions, d’obligation ou de toute autre forme de placement disponible


sur le marché financier.

Les subdivisions proposées par ce compte sont les suivantes :

 « 501 Part dans des entreprises liées »


 « 502 Actions propres »
 « 503 Autres actions ou titres conférant un droit de propriété »
 « 506 Obligations, bons du Trésor et bons de caisse à court terme »
 « 508 Autres valeurs mobilières de placement et créances assimilées »

33
THAFIGHOULT Rabah, « Le système comptable financier, La comptabilité financière selon les normes
comptables algériennes », 1ére édition, 2015, P227.

42
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 « 509 Versements restant à effectuer sur valeurs mobilières de placement non


libérées »

Les titres de placement immédiatement négociables à la valeur de marché sont


comptabilisés à la clôture de l’exercice à leur valeur de marché.

La différence entre cette valeur et leur valeur comptable est comptabilisée selon le cas :

 Au débit du compte « 50x valeurs mobilières de placement » en contrepartie d’un


compte « 765 Ecart d’évaluation sur actifs financiers, plus-values » s’il s’agit d’une
plus-value ;
 Au crédit du compte « 50x valeurs mobilières de placement » en contrepartie du
compte « 665 Ecart d’évaluation sur actifs financiers, moins-value », s’il s’agit d’une
moins-value.

A la clôture de l’exercice, les intérêts courus non échus sur les valeurs mobilières de
placement sont portés :

 Au débit du compte « 518 Intérêts courus »


 Par le crédit du compte « 762 Revenus des actifs financiers »

A la clôture de chaque exercice, la valeur actuelle de valeurs mobilières inscrites à


l’actif du bilan est estimée :

 Pour les titres côtés, au cours moyen du dernier mois ;


 Pour les titres non cotés, à leur valeur de négociation.

4.5. L’inventaire des dettes

Il convient d’établir à l’aide de l’échéancier la liste des effets à payer des fournisseurs,
des créditeurs divers, vérifier le relevé correspondant sans oublier les dépenses non facturées
qui doivent être comptabilisés au compte dette concerné. Les dettes vis -à- vis de fournisseurs
de l’entreprise seront vérifier à partir des relevés de factures.

Au moment de l’inventaire, l’entreprise classe les dettes selon leur degré d’exigibilité.

 Les dettes à court terme (délai de jusqu’à 1 an) : une dette à court terme correspond
à une somme d’argent empruntée à court terme, par un agent économique (particuliers,
entreprise, Etat) et qui reste due au créancier préteur, pour une entreprise, les dettes à

43
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

court terme forment les ressources à court terme destinées à financer les emplois à
court terme (élément d’actif a moine d’un an). Elle peut aussi bien correspondre à une
facture à payer qu’a des comptes de fournisseurs.
 Les dettes à moyen, long terme (délai plus d’1 an) : une dette moyen longe terme
est une somme d’argent due par un agent économique a une créance qu’il soit
banquier ou autre investisseur. Une dette a longe terme se matérialisée fréquemment
pour un particulier sous forme du crédit immobilier. Pour les entreprises ou à l’Etat.

L’inventaire des dettes passe par les étapes suivantes :34

 Analyse des soldes de tous les comptes des dettes ;


 Elaboration des balances relatives aux comptes collectifs et établissement des dossiers
des dettes par tiers créditeurs (fournisseurs, créditeurs divers), comprenant :
 Ordre des sources ;
 Copies des factures ou de situation ;
 Copies des bons relatifs aux commandes d’immobilisation ou de marchandises ;
 Etablissement d’un rapprochement entre les comptes des dettes et le contenu des
dossiers, à savoir l’explication et le réajustement des écarts dégagés.

Ces opérations de contrôle permettront de déceler les erreurs et omissions éventuelles,


comme les dépenses non encore facturées par les créanciers, qui doivent être comptabilisées
aux comptes de dettes intéressés qui seront rectifiés.

34
BENSGHIR Abdeslam et CHAHI Magdouda, « Les travaux de fin d’exercice cas : Entreprise Portuaire de Béjaia
(EPB) », Mémoire de fin de cycle en vue d’obtention du diplôme de master en sciences de gestion, option
finance d’entreprise, Université ABDREHMAN MIRA de Béjaia, 2013/2014, P60.

44
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Section 03 : Les travaux comptables

Avec le temps les immobilisations deviendront non utiles, leurs valeurs seront
diminuées par rapport à leurs valeurs d’origine, cette déférence est une perte pour l’entreprise
qu’elle doit supporter. Le principe de prudence impose de comptabiliser toutes dépréciations.

1. Les amortissements

Le cycle d’exploitation de l’entreprise nécessite l’utilisation des immobilisations tels


que : les machines, matériel, construction …etc. Avec le temps deviendront non utiles, leurs
valeurs seront diminuées par apport à les valeurs d’origine, cette différence est une perte pour
l’entreprise qu’elle doit supporter.

Cette consommation de valeurs appelée en terme comptable « amortissement » doit


être constaté dans les comptes de l’entreprise.

Définition d’amortissement

L’amortissement peut être défini selon trois approches différentes en fonction de


l’objectif recherché :35

 Aspect comptable : l’amortissement correspond à la constatation d’un


amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif résultant de l’usage, du
temps, du changement technique, ou de tout autre cause dont les effets sont
jugés irréversibles.

 Aspect économique : l’amortissement consiste à répartir le coût du bien sur sa


durée probable d’utilisation selon un plan d’amortissement.

 Aspect financier : l’amortissement représente une ressource interne, donc un


élément constitutif de l’autofinancement de l’entreprise, destinée à renouveler
les investissements.

Selon l’article 127-7 du Journal Officiel de la République Algérienne n° 19 :


l’amortissement correspond à la consommation des avantages économiques liés à un actif
corporel ou incorporel et est comptabilisé en charge à moins qu’il ne soit incorporé dans la
valeur comptable d’un actif produit par l’entité pour elle-même.

35
GRANDUILLOT Béatrice et Francis, « L’essentiel de la comptabilité financière, Opérations courantes,
Opérations de fin d’exercice, Documents de synthèse », Gualino éditeur, Paris, 2004, P85.

45
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Les principes suivants sont appliqués :36

 Le montant amortissable est réparti de façon systématique sur la durée d’utilité de


l’actif, en tenant compte de la valeur résiduelle probable de cet actif à l’issue de sa
période d’utilité pour l’entité et dans la mesure où cette valeur résiduelle peut être
déterminée de façon fiable.
 La valeur résiduelle est le montant net qu’une entité s’attend à obtenir pour un actif à
la fin de sa durée d’utilité après déduction des coûts de sortie attendus. Cette valeur est
le plus souvent insignifiante, sauf dans le cadre de certaines opérations particulières
telles que par exemple les concessions ou les projets à durée déterminée.

1.2. La nature des immobilisations amortissables et non amortissables

En pratique, les nouvelles définitions relatives à l’amortissement ne changent pas la


nature des immobilisations amortissables. Bien que désormais, les durées d’utilisation doivent
être propres à l’entreprise, nous précisons à titre indicatif les durées d’usage prévues par
l’administration fiscale.37

Tableau n°06: Nature des immobilisations amortissables et non amortissables

Éléments amortissables Éléments non amortissables


Immobilisations incorporelles Immobilisations incorporelles
 Brevets, licences (sur 5 ans)  Fonds de commerce
 Frais de recherche (sur 5 ans)  Droit au bail
 Frais d'établissement (sur 5 ans)  Marques

Immobilisations corporelles Immobilisations corporelles


 Micro-ordinateurs (3 ans)  Terrains
 Matériel de bureau, mobilier (5 à 10 ans)  Œuvres d'art
 Matériel de transport (4 à 5 ans)
 Agencements, aménagements (10 à 20 ans)
 Installations techniques (5 à 10 ans)
 Constructions (20 à 50 ans)

Source : Etabli par nous même à partir de « Séminaire sur les travaux comptables de fin d’exercice » journées de
12 au 14 octobre 2013 à l’hôtel Lynatel, Ouargla, P12.

Remarque : Un bien non amortissable peut devenir amortissable dans le cas, par exemple, de
la décision de la suppression d’une marque à une échéance donnée, son utilisation devenant,

36
Journal Officiel de la République Algérienne n°19, P8.
37
https://www.assistant-juridique.fr/comptabiliser_immobilisation.jsp

46
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

la marque sera amortie sur la durée entre la date de décision et l’échéance, les frais
d’établissement doivent être amortie en cinq ans maximum.

1.3. Le rôle des amortissements

L’amortissement a plusieurs rôles : un rôle économique, un rôle financier, et un rôle fiscal.38


 Le rôle économique : les amortissements qui permettant de constater périodiquement
l’usure et la dépréciation des investissements conduit, en définitive au prélèvement sur
les produits de l’entreprise, des annuités nécessaires au renouvellement de ses
investissements lorsqu’ils seront devenus hors d’usage.

En période de dépréciation monétaire, les amortissements calculés sur la valeur


d’origine des investissements sont insuffisants et ne permettent plus le renouvellement de ces
éléments amortis et hors d’usage, il convient alors de déterminer les annuités
d’amortissements en fonction des valeurs de réévaluation.

 Le rôle financier : la somme dégagée par le calcul de l’amortissement constitue une


ressource interne pour l’entreprise. Elle permet de renouveler l’investissement à la fin
de la date d’utilisation et aussi, de renforcer la capacité de financement de l’entreprise
« cash-flow » source d’autofinancement.

 Le rôle fiscal : l’amortissement constitue des fonds en franchise d’impôt sur le


bénéfice, la fiscalité considère celui-ci comme étant une charge déductible.

Aussi l’amortissement constate la dépréciation des immobilisations de l’actif et


régularise donc le bilan. Son absence conduit à un bilan dont l’actif serait surestimé ou sous-
estimé et le résultat faussé.

1.4. La base et modes d'amortissement

La base d'amortissement est constituée par la valeur brute de l'actif amortissable de


laquelle on retranche l'éventuelle valeur résiduelle qui peut être définie à la fin de la période
d'utilisation. La méthode de calcul d'amortissement en général est comme suit :

Amortissement annuel = la base amortissable × taux d’amortissement

38
AMEZIANE Abdenour et BOULAZIZ Amine, « Les travaux de fin d’exercice comptable, cas de l’inventaire des
stocks de la société ENPC-SISCOPLAST DEM », Mémoire de fin d’étude en vue de l’obtention du diplôme de
Master en Sciences de Gestion, Option : Finance d’entreprise, Université MOULOUD MAMMERI TIZI OUZOU,
2015, P20.

47
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Selon le Journal Officiel de la République Algérienne n°19 : le mode


d’amortissement d’un actif est le reflet de l’évolution de la consommation par l’entité des
avantages économiques de cet actif, mode linéaire, mode dégressif ou mode des unités de
production. Si cette évolution ne peut être déterminée de façon fiable, la méthode linéaire est
adoptée.

 L’amortissement linéaire conduit à une charge constante sur la durée d’utilité de


l’actif ;

 Le mode dégressif conduit à une charge décroissante sur la durée d’utilité de l’actif ;

 Le mode des unités de production donne lieu à une charge basée sur l’utilisation ou la
production prévue de l’actif ;

 Le mode progressif qui conduit à une charge croissante sur la durée d’utilité de l’actif.

Selon l’article 121-8 du Journal Officiel de la République Algérienne n°19 : le


mode d’amortissement, la durée d’utilité et la valeur résiduelle à l’issue de la durée d’utilité
appliqués aux immobilisations corporelles doivent être réexaminés périodiquement en cas de
modification importante du rythme attendu d’avantages économiques découlant de ces actifs,
les prévisions et estimations antérieures sont modifiées pour refléter ce changement de
rythme.

1.4.1. Le mode d’amortissement linéaire « constant »

L’amortissement linéaire est l’amortissement minimum obligatoire, il doit être


constaté même en période déficitaire. Il se calcule sur la valeur d’origine hors taxes
récupérables.39

Le mode linéaire s’applique à toutes les immobilisations amortissables, y compris les


frais d’établissement pour une durée de cinq ans maximum, les règles de calcul de ce mode
sont les suivantes :40

 Base de calcul de l’amortissement : La base de calcul constante égale à la valeur


d’origine (VO) :

39
LEFEBVRE Francis, « Technique comptable, Les opérations d’inventaire, L’analyse comptable », MAXIMA
éditeur, Paris, 1991, P22.
40
GRANDUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P86.

48
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Pour les biens acquis à titre onéreux la valeur d’origine est le coût d’acquisition
hors taxes.

 Pour les biens créés par l’entreprise la valeur d’origine est le coût de production.

 Taux d’amortissement : taux constant déterminé en fonction de la durée d’utilisation


probable évaluée par l’entreprise conformément aux usages :

T% = 100/durée d’utilisation

 Point de départ de l’amortissement : est la date de mise en service de


l’immobilisation.

Un matériel acquis le 20 avril N, mis en service le 25 du même mois donc le point de


départ est le 25 avril N.

 Calcul de l’annuité : dépréciation annuelle du bien calculée en appliquant le taux


d’amortissement à la base amortissable :

Annuité constante = VO ˟ T%

Sauf :

La première annuité dont le montant est réduit prorata temporis pour les biens acquis
en cours d’exercice. Le temps est décompté en jours (360j par an, 30j par mois)

La dernière annuité qui est le complément de la première annuité.

 Durée de l’amortissement : amortissement s’étalant sur la durée d’utilisation du bien,


plus un exercice pour les biens acquis en cours d’exercice.

Exemple :

 Matériel de bureau acquis pour 44000 DA hors taxes, frais d’installation 1000 DA
donc sa valeur d’origine est :
VO = 44000 +1000 = 45000 DA
 Durée d’utilisation du matériel de bureau cinq ans dons le taux d’amortissement est :
T = 100/5 =20%
 Annuité constante

49
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

45000 × 20% = 9000


 Première annuité (nombre de jours du 25 avril au 31 décembre = 245jours) :
(45000 × 20% × 245) /360j = 6125 DA
 Dernière annuité :
9000 – 6125 = 2875 DA

1.4.2. Le mode d’amortissement dégressif « système fiscal »

L’amortissement dégressif n’est pas d’application obligatoire c’est une possibilité


offerte aux entreprises d’amortir certains biens pour un montant plus élevé durant les
premières années de détention, que ne le permet pas le système linéaire. Les amortissements
constituant une charge déductible du bénéfice imposable, le montant de l’impôt se trouve
réduit, ce qui allège la trésorerie de l’entreprise. L’amortissement dégressif a précisément été
mis en place en 1960 dans le but d’incitation à l’investissement dans le domaine industriel.41

Le mode dégressif s’applique à certains biens acquis neufs à caractère industriel et


dont la durée de vie est égale ou supérieure à trois ans. Les règles de calcul de ce mode sont
les suivantes :42

 Base de calcul de l’amortissement : base de calcul dégressive égale :


 A la valeur d’origine pour la première annuité ;
 A la valeur nette comptable (VNC) du bien à la clôture de l’exercice précédent
pour les autres annuités ;
 La valeur nette comptable est obtenue par différence entre la valeur d’origine et les
amortissements cumulés (somme des annuités).
 Taux d’amortissement : le taux dégressif (T%)

T% = taux linéaire × coefficient

Selon le SCF, le coefficient est variable selon la durée d’utilisation du bien :

 3 ou 4 ans est 1,5


 5 ou 6 ans est 2
 + de 6 ans et 2,5

 Point de départ de l’amortissement : est le premier jour du mois d’acquisition.


41
LEFEBVRE Francis, Opcit, P.P 23-24.
42
GRANDUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P87.

50
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Calcul de l’annuité : annuité dégressive


Première annuité : VO × T% ; Autres annuité : VNC × T%
Pour les biens acquis en cours d’exercice, le montant de la première annuité est réduit
prorata temporis. Le temps est décompté en mois, la dernière annuité n’est pas le complément
de la première.

 Durée de l’amortissement : amortissement effectué sur la durée d’utilisation du bien.


Pour que la valeur nette comptable soit nulle à la fin de la dernière année, il faut
appliquer la règle suivante :

Si : taux dégressif < 100/ Nombre d’années restant à courir

Alors : annuité restantes linéaire = VNC / Nombre d’années restant à courir

Exemple :

 Matériel de bureau acquis pour 44000 DA hors taxes, frais d’installation 1000 DA.

VO = 44000 + 1000 = 45000 DA

 Durée d’utilisation du matériel de bureau cinq ans, le taux dégressif est donc :

T = (100/5) × 2 = 40%

 Matériel acquis le 20 avril N, mis en service le 25 du même mois :

Point de départ = 1er avril N.

 Nombre de mois du 1er avril au 31 décembre est 9 mois.

Première annuité : (45000× 35% × 9) /12 = 11812 ,5

Deuxième annuité : (45000 – 11812,5) × 35% = 11615,6

 La durée de l’amortissement est de cinq exercices.

Les deux dernières annuités sont linéaire car : 35% < 100/2 = 50%

 Conditions d’application
Les entreprises qui désirent opter pour le système d'amortissement dégressif doivent
réunir trois (03) conditions :

 Elles doivent être soumises au régime d'imposition d'après le bénéfice réel.

 Elles sont tenues d'en faire mention sur simple lettre à l'administration fiscale et ce,
lors de la production de la déclaration des résultats de l'exercice clos, en spécifiant :

51
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

- La nature des immobilisations soumises à cet amortissement,

- La date de leur acquisition ou création,

- L'option une fois faite est irrévocable pour les immobilisations qu'elle
concerne.

L'amortissement dégressif doit porter sur les biens acquis ou créés, énumérés par
décret exécutif N°92-271 du 6 Juillet 1992 et dont la durée d'utilisation est au moins égale à 3
ans.

Tableau n°07: Comparaison entre l’amortissement linéaire et l’amortissement dégressif

Amortissement linéaire Amortissement dégressif


Cadre juridique Système de droit commun Système réglementé articles
applicable à toutes les 174-2 du code des impôts
immobilisations directs applicable
amortissables uniquement aux biens neufs.
- Biens d’équipement
industriel : machines
- Biens mobiliers et
immobiliers dans l’hôtellerie.
- Immeubles industriels de
construction légère.
Taux Taux linéaire annuel : Taux dégressif fiscal :
𝑡 =100% /Durée 𝑡d: taux linéaire × coefficient
d′utilisation fiscal*
Calcul de l’annuité 𝐴 = 𝐵𝐴 × 𝑡 × 𝑛/360 A = VNC × td × m/12
BA : base amortissable. VNC : valeur nette
Au prorata temporisé, en comptable.
fonction du nombre de jours Au prorata temporisé en mois
d’utilisation « n » (moins de entier « m ».
30 j, années de 360 j). L’amortissement est calculé
L’amortissement est calculé à partir du 1er jour du mois
à partir de la date de mise en d’acquisition et non du mois
service. de mise en service.
Calcul des dernières La dernière annuité doit être Pour obtenir une VNC = 0,
Annuités le complément de la première pratique de l’amortissement
annuité pour obtenir une linéaire à la place du
VNC = 0. dégressif, à partir de l’année
En conséquence, un où le taux linéaire, calculé
amortissement de 5 ans peut sur le nombre d’années
concerner 6 années civiles. restant, devient supérieur au
taux dégressif.
Source : DUMALANEDE Eric, « Comptabilité générale conforme au SCF et aux normes IAS/IFRS », éditions
Berti, Alger, 2009, P.P 164-165.

52
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

1.4.3. L’amortissement progressif

L’amortissement progressif conduit à une charge croissante sur la durée d’utilité de l’actif.43

 Champ d’application

Le système de l'amortissement progressif ne fixe pas de liste quant aux


immobilisations susceptibles d'y ouvrir droit.

Mais ce type d'amortissement offre des possibilités d'autofinancement réduites aux


entreprises durant les premières années de la période d'amortissement.

 Conditions d'application de l'amortissement progressif

L'amortissement progressif est accordé aux entreprises qui ont formulé une demande
d'option jointe à leur déclaration annuelle des résultats. L'option une fois faite devient
irrévocable pour les amortissements qui y ouvrent droit. La demande d'option n'implique pas
d'autorisation de la part de l'administration fiscale.

 Base d’amortissement

Elle correspond au cout d’achats sous déduction de la valeur résiduelle si elle est
significative et mesurable (la même pour la base du mode constant).

 Modalité de calcul d'amortissement progressif

L'amortissement progressif est obtenu en multipliant la base amortissable par une


fraction admettant comme numérateur le nombre correspondant à la durée d'utilisation déjà
courue comme dénominateur n (n+1) /2, n’étant le nombre d'années d'amortissement.

Taux d’amortissement progressif = numéro de l’année / Σ numéros des années

La somme des numéros des années représente une la somme d ’ une suite
arithmétique. On peut la calculer à partir de la formule suivante :

Σ numéros des années = N×(N+1) / 2

N : la dernière année d’utilité

43
TARHILISSIA, Cours de comptabilité financière selon le SCF, Ecole Supérieure de Commerce, Alger, 2017/2018,
P106.

53
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

1.4.4. Le mode des unités de production

Le mode des unités de production donne lieu à une charge basée sur l’utilisation ou la
production prévue de l’actif. C’est-à-dire :

Annuité = Base amortissable x (production de l’exercice / production globale prévue)


Exemple :

En 2014 la société général emballage a acquis une machine de fabrication des


emballages à une capacité globale de production à 20000 unité et ça lui a couté 10 000 DA.
Le récapitulatif de la production de la société des 4 années est comme suit :

- Fin 2014 : 5000 unité. A2014=10 000 x (5000/20000) = 2500 DA

- Fin 2015 : 8000 unité A2015=10 000 x (8000/20000) = 4000 DA

- Fin 2016 : 4000 unité A2016=10 000 x (4000/20000) = 2000 DA

1.5. Le plan d’amortissement

Le plan d’amortissement est la traduction comptable de la répartition de la valeur


amortissable d’un actif selon le rythme de consommation des avantages économiques attendus
en fonction de son utilisation probable »44. Il se présente ainsi :

Tableau n°08: Plan d’amortissement

Exercices Base Amortissement


Amortissable
Annuité Cumul Valeur nette
d’amortissement comptable
N
N+1

Source : GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P87.

Il est possible de modifier le plan d’amortissement, en cas de modifications


importantes dans les conditions d’utilisation du bien.

Exemple 1 :

Une entreprise a acheté le 1/1/2000 un camion au prix de 200 000 DA.

44
LANGLOIS Georges, FRIEDERICH Micheline, « Comptabilité financière, Opération d’inventaire :
amortissement », édition Foucher, Vanves, 2007, P127.

54
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Elle prévoit pour ce camion une durée probable d’utilisation de 5 ans.

Etablissons le plan d’amortissement de cette immobilisation.

Solution :

Taux linéaire = 100 / 5 = 20%

Cela signifie que ce camion va perdre, chaque année, un cinquième de sa valeur.

D’où, A = 200000 / 5 = 40000. Cela signifie également que, à la fin de la durée


d’amortissement, la VNC sera nulle.

Tableau n°09: Plan d’amortissement linéaire

Amortissements
Années Base de calcul Taux Annuité VNC
cumulés
2000 200000 20 % 40000 40000 160000
2001 200000 20 % 40000 80000 120000
2002 200000 20 % 40000 120000 80000
2003 200000 20 % 40000 160000 40000
2004 200000 20 % 40000 200000 0
Source : Etabli par nous même

Exemple 2 :

Une machine a été achetée à 100 000 DA le 1er janvier 2000, Durée d’amortissement 5 ans.

Etablissons son plan d’amortissement.

Taux dégressif = 20 % x 2 = 40 %

Tableau n°10: Plan d’amortissement dégressif

Base Amortissement
Années Taux en % Annuité
d’amortissement cumulé
2000 100000 40 40000 40000
2001 60000 40 24000 64000
2002 36000 40 14400 78400
2003 21600 50 10800 89200
2004 21600 50 10800 100000
Source : Etabli par nous même

Si on applique un taux dégressif pour les deux dernières années, la dernière annuité
sera supérieure à la précédente. Ce qui est contraire au principe de l’amortissement dégressif.

55
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

On remarque en outre, que pour l’année 2003 l’annuité constante = 21600 /2 = 10800,
donc supérieure à l’annuité dégressive (8640). De là, on retient l’annuité constante, calculée
toujours su la même base (21600).

Conclusion : Lorsque, au début d’un exercice :

L’annuité constante > annuité dégressive, on retient l’annuité constante

Avec : annuité constante = VNC / nombre d’années restant à courir

Le même raisonnement peut être fait en considérant les taux d’amortissement. En effet :

Pour l’année 2003 taux constant = 100/ 2 = 50 % > taux dégressif (40 %)

On retient donc le taux constant. Ce qui n’est pas le cas pour 2002 :

Taux constant = 100/ 3 = 33,33 < 40

1.6. Comptabilisation des amortissements

En comptabilité, les entreprises qui clôturent leur exercice doivent enregistrer des
écritures d’inventaire. Lorsqu’elles possèdent à l’actif de leur bilan comptable des
immobilisations amortissables elles vont devoir comptabiliser une écriture comptable de
dotations aux amortissements.

Autrement dit, l’inventaire l’entreprise doit comptabiliser l’annuité correspondant au


plan d’amortissement. L’annuité représente une charge non décaissable enregistrée au débit
du compte « 68x Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur » et un
amoindrissement de la valeur du bien comptabilisé au débit du compte « 28 amortissements
des immobilisations ».

Après avoir calculé le montant de l’amortissement, il convient de le comptabiliser. Les


comptes utilisés dans l’écriture comptable dépendent de la nature de l’immobilisation
(immobilisation corporelle et incorporelles) et de type d’amortissement.45

Voici l’écriture de comptabilisation des dotations aux amortissements des


immobilisations incorporelles :

 On débite le compte 68111 « Dotations aux amortissements des immobilisations


incorporelles ».

45
https://elearn.univ-tlemcen.dz

56
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 On crédite une subdivision du compte 280 « Amortissements des immobilisations


incorporelles ».

Voici l’écriture de comptabilisation des dotations aux amortissements des


immobilisations corporelles :

 On débite le compte 68112 « Dotations aux amortissements des immobilisations


corporelles ».

 On crédite une subdivision du compte 281 « Amortissements des immobilisations


corporelles ».

2. Les provisions

2.1. Définition de la provision

Une provision, est un passif dont l’échéance ou le montant est incertain. Pour la
constituer, elle doit correspondre à une obligation actuelle (juridique ou implicite) et résulter
d’un événement passé. En outre, il doit être probable qu’une sortie de ressources sera
nécessaire pour éteindre cette obligation. Enfin, elle doit pouvoir estimée de façon fiable.46

Un événement, interne ou externe à l’entreprise, peut entraîner la dépréciation d’un


élément de l’actif. Si la conséquence de cet événement ne s’est pas réalisée avant la fin de
l’exercice et si la probabilité d’un dommage pour l’entreprise est suffisante, l’évaluation de
celui-ci devra être constatée par une provision.

On peut citer de nombreux exemples de tels risques :

 Un avis d’expropriation en vue de construire une autoroute peut faire perdre de la


valeur à un terrain appartenant à l’entreprise ;
 Une créance client peut être totalement ou partiellement impayée ;
 La rentabilité actuelle du fonds de commerce peut être menacée par l’installation de la
concurrence dans le même secteur géographique ;
 Des articles en stock peuvent être démodés ou détériorés et leur valeur de revente
devenir inférieure à leur coût d’achat ou leur coût de production ;

46
Ministère des finances, « Manuel de comptabilité, conforme à la loi 11-07 du 25 novembre 2007 portant
système comptable financier », ENAG édition, 2013, P443.

57
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 La valeur actuelle de titre acquis par l’entreprise peut devenir inférieure au prix
d’achat.

2.2. Principe de la comptabilisation

On conserve au bilan la valeur d’entrée (valeur d’origine) du bilan qui risque d’être
déprécié, mais cette valeur est corrigée du montant probable de la dépréciation par l’écriture
suivante :

68x DAP et pertes de valeur… xxx


x9xx Provisions pour dépréciation de .. xxx

L’utilisation d’un compte de la classe 6 permet d’influencer le résultat du montant


probable du risque. Quant au compte x9xx de provisions, il corrige le bilan par sa présence en
actif soustractif.

2.3. Types de provisions

Les provisions ont pour objet de constater une dépréciation ou une charge probable,
donc réversible. Il existe deux catégories de provisions :

 Les provisions pour dépréciation d’actif ;

 Les provisions pour risques et charges.

2.3.1. Les provisions pour dépréciation d’actif

Le respect du principe de prudence oblige l’entreprise à constater lors de chaque


inventaire la dépréciation à caractère non irréversible de certains éléments de l’actif (clients,
titres, stocks, et de certaines immobilisations) afin de présenter une image fidèle de son
patrimoine.

Autrement dit, les provisions pour dépréciation se rapportent à des éléments de l’actif
de l’entreprise, elles constatent une dépréciation ayant une origine autre que l’usure ou le
changement de technicité et dont les effets ne sont pas nécessairement irréversibles.

58
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

2.3.1.1. Provisions pour dépréciation des immobilisations

A la clôture de l’exercice, l’entreprise doit apprécier si les immobilisations ont pu


perdre de la valeur, cette procédure consiste à examiner d’il existe un indice de perte de valeur.

Ces indices de perte de valeur peuvent être internes (obsolescence, dégradation


physique, modification importante dans les conditions d’utilisation, performance inférieure à
celle initialement prévue) ou externes (valeur de marché, changement des taux d’intérêt ou de
rendement).

La détermination de la perte de valeur consiste à mettre en œuvre une comparaison


entre la valeur nette comptable et la valeur recouvrable qui correspond à la plus élevée entre
la juste valeur et la valeur d’utilité.47

Les immobilisations qui ne se déprécient pas avec le temps peuvent faire l’objet de
provisions pour dépréciation lorsqu’elles subissent une dépréciation occasionnelle et non
irréversible. Il s’agit des terrains (sauf carrière, gisement, ...), du fonds commercial et des
marques.

 Constitution de la provision (exercice N)

Lorsque la valeur d’inventaire de l’immobilisation est inférieure à sa valeur d’entrée


dans le patrimoine, l’entreprise doit constituer une provision égale au montant de la différence
entre ces deux valeurs, et suivre son évolution sur les exercices ultérieurs.

Provision = coût d’acquisition de l’immobilisation – valeur d’inventaire

La provision représente une charge non décaissable enregistrée au débit du compte


« 681 Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur actifs non courants » et un
amoindrissement de la valeur des immobilisations porté au crédit du compte « 29 Pertes de
valeur sur immobilisations ».

 Réajustement des provisions (exercice N+1)

 Augmentation de la provision
681 DAP et pertes de valeur actifs non courants xxx
29x Pertes de valeur sur immobilisations xxx
Constitution de la provision

47
TOUAHRI Cherif, Séminaire sur les travaux d’inventaire, Décembre 2016, Alger, P18.

59
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Diminution ou annulation de la provision

29x Pertes de valeur sur immobilisations xxx


781 Reprise d’exploitation sur perte de valeur xxx
et provisions sur actifs non courants
Annulation de la provision

2.3.1.2. Provisions pour dépréciation des stocks

L’entreprise constate à l’inventaire que certains stocks ont une valeur actuelle (valeur
d’inventaire) inférieure à leur valeur comptable. La situation permet de penser qu’un risque
probable de perte est apparu.48

Il est nécessaire de constituer une provision correspondant à la dépréciation du stock à


la clôture de l’exercice. Le calcul de la provision doit s’effectuer élément par élément pour
chaque catégorie de stocks.

Le traitement comptable des provisions nécessaire deux opérations à la clôture de


chaque exercice il y a lieu :

 De constituer une provision pour les stocks de fin d’exercice dépréciés.


 De réintégrer les provisions anciennes relatives aux stocks initiaux dépréciés.
Aucun ajustement n’est donc effectué d’un exercice à l’autre.

 Constitution de la provision relative aux stocks finals

Provision = valeur comptable du stock final – valeur d’inventaire

La provision représente une charge non décaissable enregistrée au débit du compte


« 685 Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur actifs courants » et un
amoindrissement de la valeur des stocks porté aux crédit du compte « 39 Pertes de valeur sur
stocks et en cours ».

 Reprise de l’ancienne provision


Le montant de la reprise est porté au crédit du compte « 785 Reprises d’exploitation
sur pertes de valeur et provisions actifs courants » par le débit du compte « 39 Provisions pour
dépréciation des stocks et encours ».

48
GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P99.

60
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

785 Reprises d’exploitation sur pertes de valeur et provisions xxx


actifs courants xxx
39x Perte de valeur sur stocks et en cours
Reprise de l’ancienne provision

 Annulation de la provision

39x Perte de valeur sur stocks et en cours xxx


785 Reprises d’exploitation sur pertes de valeur et xxx
provisions actifs courants
Annulation de la provision

2.3.1.3. Provisions pour dépréciation des créances clients

L’entreprise constate, lors de l’inventaire, que certaines créances présentent des risques
de non recouvrement ; les créances subissent alors une dépréciation probable. Il est nécessaire
de constituer une provision correspondant au risque de perte et d’en suivre l’évolution sur les
exercices ultérieurs.

a. Provisions pour dépréciation des nouveaux clients douteux

Le traitement des nouveaux clients douteux nécessite deux opérations qui sont
présentées dans le tableau suivant :

Tableau n°11: Le traitement des nouveaux clients douteux

Opérations Analyse et calcul Traduction comptable


Constatation de la Reclassement de la La créance douteuse est
nouvelle créance créance pour son montant transférée au débit du
douteuse toutes taxes comprises. compte 416 « clients
douteux ».
Constitution de la Provision = créance HT × La provision représente
provision % du risque perte une charge non
décaissable enregistrée au
débit du compte 685
« DAP et perte de valeur
sur actifs courants » et un
amoindrissement de la
valeur de la créance porté
au crédit du compte « 491
Pertes de valeur sur
comptes de clients ».
Source : GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P91.

61
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Etat des nouveaux clients douteux à l’inventaire


L’analyse de chaque nouveau client douteux est reportée dans un état récapitulatif, afin
de justifier le montant des provisions :

Tableau n°12: Etat des nouveaux clients douteux à l’inventaire

Nom Montant % provision Montant

HT TVA

Source : GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P92.

b. Provision pour dépréciation des anciens clients

En cas de constatation de la créance douteuse, le traitement comptable se fait comme suit :

416 Clients douteux Xxx


411 Clients xxx

En cas de constitution de la provision, le traitement comptable se fait comme suit :

685 Dotations aux amortissements, provisions et pertes xxx


de valeur actifs courants xxx
491 Pertes de valeur sur comptes de clients

 Etat des créances douteuses à l’inventaire


L’analyse de chaque ancien client douteux est reportée dans un était récapitulatif, afin de
justifier le montant des provisions et de leurs réajustements.

Tableau n°13: Etat des créances douteuses à l’inventaire

Nom Créance Règlement Solde Nouvelle Ancienne Réajustement


initiale effectué créance provision provision
TTC en N HT % Montant + -

Source : GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P93.

62
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Réajustement des provisions

En cas d’augmentation de la provision, le traitement comptable se fait comme suit :


685 Dotations aux amortissements, provisions et pertes de xxx
valeur actifs courants xxx
491 Pertes de valeur sur comptes de clients
Réajustement de la provision

En cas de diminution de la provision, le traitement comptable se fait comme suit :

491 Pertes de valeur sur comptes de clients xxx


785 Reprises d’exploitation sur pertes de valeur et xxx
provisions actifs courants
Réajustement de la provision

 Régularisation de la créance douteuse pour solde

Lorsque le client a effectué au cours de l’exercice un règlement pour solde de tout


compte représentant soit la totalité ou une partie de sa dette, il faut régulariser définitivement
sa situation de la manière suivante :

- Solder la provision devenue sans objet, l’écriture est identique à celle constatant une
diminution de provision
- Constater le cas échéant une perte au débit du compte « 654 Pertes sur créances
irrécouvrables »
- Récupérer la TVA initialement collectée et non payée par le client en virant son
montant au débit du compte « 44571 TVA collectée »
- Solder le compte « 416 client douteux » s’il y a lieu, en portant à son crédit le montant
correspondant à la perte majorée de la TVA récupérée.

2.3.1.4. Provisions pour dépréciation des titres

L’entreprise constate, à l’inventaire, que certains titres ont une valeur actuelle (valeur
d’inventaire) inférieure à leur valeur comptable. La situation permet de penser qu’un risque
probable de perte est apparu.

63
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Il est nécessaire de constituer une provision correspondant à la moins-value latente et


d’en suivre l’évolution sur les exercices ultérieurs.

Les provisions concernent les catégories de titres figurant à l’actif du bilan. La valeur
d’inventaire des titres est déterminée d’après différents critères, selon la nature des titres :

Tableau n°14: La nature des titres

Catégorie des titres Valeur d’inventaire


Titres de participation Valeur d’utilité
Titres immobilisés de l’activité de Valeur de marché
portefeuille (TIAP)
Autres titres immobilisée et VMP non cotés Valeur probable de négociation
Autres titres immobilisées et VMP cotés Cours moyen du dernier mois
Source : GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P95.

 Constitution de la première provision (exercice N)

Le calcul de la provision doit s’effectuer par catégorie de titres de même nature, c’est-à-dire
par titres émis par une même entité et conférant les mêmes droits à ceux qui les détiennent.
Provision = prix d’achat moyen pondéré des titres de même nature – valeur d’inventaire

 Traduction comptable
La provision représente une charge non décaissable enregistrée au débit du compte :
« 686 Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur des éléments financiers »,
et un amoindrissement de la valeur des titres porté au crédit des comptes :

 « 296 Provisions pour dépréciation des participations et créances rattachées à des


participations » ;
 « 297 Pertes de valeur sur autres immobilisations financières » ;
 « 59 Pertes de valeur sur actifs financiers courants ».

 Etat des titres à l’inventaire « N »


L’analyse de chaque titre est reportée dans un état récapitulatif, afin de justifier le
montant des provisions :

64
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Tableau n°15: Etat récapitulatif pour la justification de montant des provisions

Nature des Coût unitaire Nombre Valeur Provision


titres moyen unitaire Unitaires Totales
pondéré d’inventaire
d’acquisition
-Participation
Titres A
Titres B
-Immobilisés
-Valeur
mobilières de
placement
Titres X
Titres Y
Source : GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P96.

 Constitution de la provision : Se référer à l’état récapitulatif des titres de l’inventaire


«N»
 Réajustement des provisions exercice « N+1 »

Lorsque les titres ont fait l’objet de provisions lors de l’inventaire précédent, il est
nécessaire de vérifier, en fin d’exercice, si le risque de perte a évolué ou disparu et d’ajuster
ou d’annuler les provisions en conséquence.

Ajustement = nouvelle provision – ancienne provision

On distingue deux types d’ajustement :

 Si nouvelle provision > ancienne provision


Augmentation du risque de perte (Augmentation de la provision) c’est-à-dire le
montant d’ajustement est porté au débit du compte « 686 Dotations aux amortissements,
provisions et pertes de valeur éléments financiers » par le crédit du compte de provisions pour
dépréciation des titres concernés.

 Si nouvelle provision < ancienne provision


Diminution ou annulation de la provision c’est-à-dire le montant de l’ajustement est
porté au crédit du compte « 786 Reprises financières sur pertes de valeur et provisions » par le
débit du compte de provisions pour dépréciation des titres concernés.

65
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

 Etat des titres à l’inventaire « N+1 »

L’analyse de chaque titre est reportée dans un état récapitulatif, afin de justifier le
montant des provisions et de leurs réajustements :

Tableau n°16: Etat récapitulatif pour la justification de montant des provisions et leurs
réajustements

Nature Coût Nombre Valeur Nouvelle Ancienne Réajustement


des d’acquisition unitaire provision provisions
titres d’inventaire Unitaire Total + -

Source : GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P98.

La comptabilisation se fait comme suit :

 Cas de l’augmentation des provisions


Se référer à l’état récapitulatif des titres de l’inventaire « N+1 »

686 DAP et pertes de valeur éléments financiers Xxx


296 Pertes de valeur sur participations sur titres xxx

 Cas de diminution ou annulation des provisions


Se référer à l’état récapitulatif des titres de l’inventaire « N+1 »

297 Pertes de valeur sur autres titres immobilisés Xxx


590 Pertes de valeur sur actifs financiers courants xxx
786 Reprises financières sur pertes de valeur et xxx
provisions

2.3.2. Les provisions pour risques et charges

Une provision pour risques et charges est un passif dont l’échéance ou le montant ne
sont pas fixés de façon précise. Elle est destinée à couvrir des risques et des charges nettement
précisés quant à leur objet. Autrement dit, les provisions pour risques et charges sont la prise
en compte au titre d’un exercice de la conséquence probable d’un événement en cours à la fin
de cet exercice et qui n’a pu être résolu avant cette date.49

49
Journal Officiel de la République Algérienne n°19, P12.

66
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Les provisions pour risques et charges sont enregistrées au compte « 15 provisions


pour risques et charges » il y a lieu de distinguer :

 Les provisions pour risques : risques inhérents à l’activité de l’entreprise comme


provisions pour litiges, provisions pour garanties données aux clients, provisions pour
licenciements…
 Les provisions pour charges : charges probables différées ou réparties sur plusieurs
exercices comme provisions pour impôt, provisions pour restructuration, provisions
pour charges à répartir sur plusieurs exercices…
La comptabilisation des provisions pour risques et charges se fait comme suit :

 Constitution de la provision (exercice N)


68x DAP et pertes de valeur xxx
15 Provisions pour risques et charges xxx

 Réajustement de la provision (exercice N+1)

Les réajustements sont faits en fin de période, ils prennent en compte l’ancienne et la
nouvelle provision

Ajustement = nouvelle provision – ancienne provision

 Augmentation de la provision

Lorsque les ajustements traduisent une augmentation des provisions, leur comptabilisation
est identique à celle relative à la constitution des provisions.

 Diminution de la provision

15 Provisions pour risques et charges xxx


78 Reprises sur pertes de valeur et provisions xxx

67
Chapitre I La démarche des travaux de fin d’exercice

Conclusion

Toutes les entreprises sont tenues de faire l’inventaire annuel des éléments actifs et
passifs composant leur patrimoine. Ces travaux de fin d’exercice constituent une obligation. A
cette fin, le code de commerce prescrit à tous les ans un inventaire des éléments actifs et
passifs de son entreprise et arrêter tous les comptes du bilan.

Pour bien réaliser ces travaux il faut respecter les principes comptables définis par le
système comptable financier qui doivent être appliquées par une entité de façon permanente
d’un exercice à un autre pour établir et présenter ses états financiers. L’inventaire nécessite
des travaux comptables (analyse, correction et ajustement) et des travaux extracomptables
(inventaire physique)

Ces travaux consistent à recenser et à évaluer tous les éléments du patrimoine de


l’entreprise en effectuant un inventaire physique ou réel et à les regrouper dans le livre
d’inventaire : inventaire des stocks, recensement des immobilisations, état des créances, état
des dettes, état du portefeuille de titres, situation de caisse, contrôle des disponibilités en
banque, … dont le but notamment de donner une image réelle, fidèle et sincère des comptes
concernant l’exercice qui s’achève. Ces travaux consistent aussi à passer les écritures de
régularisation concernent les amortissements et les provisions, qui sont nécessaires à la
détermination d’un résultat propre de l’exercice.

La prise d’inventaire physique passe généralement par trois phases principales : la


préparation de l’opération prise d’inventaire, le recensement, la consolidation des données de
l’inventaire et le traitement des écarts. Chaque phase est très importante pour dégager la
différence entre le fiche de recensement et le fichier comptable. Ces écarts-là, seront ensuite
justifiés et comptabilisés par l’administration.

Ainsi que les directeurs et les comités en charge de dossier doivent accorder toute
l’importance et toute l’attention au suivi des mouvements et au bon déroulement de
l’opération de recensement de fin d’année et veiller personnellement à la bonne tenue des
procédures d’inventaire ouvert au niveau de leur structure.

68
Chapitre II
Les étapes finales des travaux
de fin d’exercice
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Introduction

Après l’inventaire comptable, l’entreprise doit présenter chaque fin d’exercice son
activité à travers ces états financiers : le bilan, le compte de résultat, le tableau de variation
des capitaux propres, le tableau des flux de trésorerie, et les annexes.

Ces états financiers reflètent la situation du patrimoine et l’activité d’une entité par des
données chiffrées et structurées présentées essentiellement sous forme de tableaux et de notes.

Les utilisateurs et destinataires de l’information financière qui sont principalement les


propriétaires, créanciers et investisseurs actuels et futurs des entités, prennent des décisions
majeures basées sur l’interprétation des données et indications contenues dans les états
financiers périodiques.

Une bonne interprétation et compréhension des états financiers implique que ces
derniers soient préparés et présentés de façon à fournir une information pertinente et utile par
la mise en évidence de tous les éléments jugés significatifs à la prise de décision.

Les caractéristiques qualitatives des états financiers définies par l’arrêté du 26 juillet
2008, fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation, le contenu et la présentation des
états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de fonctionnement des comptes,
donnent les directives nécessaires pour présenter l’information financière de façon pertinente
et utile.

A partir de ces états financiers (bilan, compte de résultat), l’entreprise peut calculer le
résultat de l’exercice avec deux méthodes, la première à partir du compte de résultats dite «
produits-charges » et la seconde à partir du compte de bilan dite « actifs-passifs ». Ensuite,
l’entité passe la clôture de l’exercice et la réouverture des comptes pour l’exercice qui suit.

L’objectif de ce chapitre est de présenter les états financiers et la détermination de


résultat, pour cela il est divisé en deux sections, la première est consacrée pour les états
financiers, la deuxième pour la détermination de résultat et la clôture des comptes.

68
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Section 01 : Les opérations de régularisation

Les écritures de régularisation permettent d’actualiser les comptes à la date de


l’inventaire.
La nécessité de procéder aux travaux fin d’exercice après l’étude des stocks et de leurs
variations : des amortissements, des dépréciations, des provisions, il convient maintenant de
se pencher en détail sur l’ajustement des comptes de charges et des produits en fin d’exercice
et d’examiner les conséquences de ces ajustements concernant :
- Régularisation des opérations d’achats et de ventes ;
- Les charges constatées d’avance ;
- Les produits constatés d’avance ;
- Les charges à payer ;
- Les produits à recevoir ;
- Les rabais remis ristourne à accorder ;
- Les rabais remis ristourne à recevoir.

1. Les opérations d’achats et ventes

1.1. Les opérations d’achats

Théoriquement, tout achat effectué par l’unité économique est justifié par une facture
reçue de son fournisseur et également comptabilisée. Tel n’est pas le cas sur le terrain, ce qui
fait que le compte 38 « achat stockés » n’est pas soldé à la fin de l’exercice et deux situations
se présentent :

 Marchandise reçue et la facture non reçue

Dans ce cas, on constate la réception de la marchandise le jour de son arrivée et le 31


décembre on débite le compte 38 « achats stockés » par le crédit du compte 408 « fournisseurs
factures non parvenues ».
38 Achats stockés xxx
4458 TCA à régulariser ou en attente xxx
408 Fournisseurs factures non parvenues xxx
( Pour solde du compte 38)

69
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

 Marchandise non reçue et la facture reçue

Dans ce cas on constate le transfert de propriété en débitent le compte « 38 » et en


créditant le compte 409 « fournisseurs débiteurs avances et acomptes versés » ou les comptes
de trésoreries « 512/53 ». A la fin de l’année on solde le compte « 38 » par le crédit du
compte 37 « stocks à l’extérieur ».

37 Stocks à l’extérieur xxx


38 Achats stockés xxx
(pour solde du compte 38)

Remarque : le compte 38 « achats » ne doit, en aucun cas, figurer sur le bilan de fin d’année.

1.2. Les opérations des ventes

 En cas où la facture est envoyée et le produit n’est pas encore reçu

Dans ce cas on constate le transfert de propriété et la sortie comptable du produit.

72x Variation des stocks xxx


3x Stocks xxx
Constatation de la sortie

 En cas où le produit est livré et la facture n’est pas encore envoyée

A la clôture de l’exercice, le compte 418 « clients produits non encore facturés » est
débité du montant taxes comprises des créances imputables à l’exercice en cours et pour
lesquelles les pièces justificatives n’ont pas encore été établies, par le crédit :

 Du compte 44571 « TVA collectée » ;


 D’un compte concerné de la subdivision du compte 70x « vente de marchandises
et de produits fabriqués, vente de prestations de services et produits annexes » ;
pour le montant du chiffre d’affaire hors taxes.
418 Clients produits non encore facturés xxx
7x Ventes x xxx
44571 TVA collectée xxx
Facture n°…..

70
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

2. Régularisation des charges et produits

Les ajustements des charges et de produits à rattacher à un exercice déterminé toutes


les charges et tous les produits qui le concernent réellement, mais eux seuls, afin de respecter
le principe de l’indépendance des exercices.

Toutefois, les produits et les charges comptabilisés au cours de l’exercice ne


correspondent pas nécessairement à ceux qui lui incombent. En conséquence, il est obligatoire,
à la clôture de l’exercice N, d’effectuer les ajustements suivant :50

 Exclure de l’exercice les charges et les produits qui ont été comptabilisés pendant
l’exercice N, mais qui concernent, en partie ou en totalité, l’exercice suivant (les
charges constatées d’avance et les produits constatés d’avance).
 Inclure dans l’exercice les charges et les produits qui n’ont pas été comptabilisés,
faute d’un document justificatif, alors qu’ils concernent l’exercice considéré (les
charges à payer et les produits à recevoir).

2.1. Régularisation des charges

a. Les charges constatées d’avance : les charges constatées d’avance


neutralisent l’effet des charges qui affectent en tout ou partie l’exercice
comptable suivant (assurances, loyers, abonnements, etc.). Elles sont
généralement calculées sur le montant hors taxes de la dépense, sur une durée de
360 jours et comptabilisées comme suit :

486 Charges constatées d’avances xxx


6x Charges xxx
Régularisation des charges

b. Les charges à payer : il s’agit des charges qui seront enregistrées qu’au cours
de l’exercice suivant par manque de pièce justificatives mais qui sont relatives en
totalité ou en partie à l’exercice qui se termine.

 Comptabilisation
Il faut donc enregistrer à la fin de l’exercice N la charge qui le concerne de manière à
ne pas la faire supporter à l’exercice suivant.

50
GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, « Introduction à la comptabilité », Lextenso éditions, Paris, 2015/2016,
P149.

71
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

6X Charges xxx
4458 TVA à régulariser xxx
408 Fournisseurs factures non parvenues xxx
Exclusion des charges

2.2. Régularisation des produits

a. Les produits constatés d’avance

Les produits constatés d’avance sont des produits comptabilisés avant que les
prestations et fournitures les justifiant aient été effectuées ou fournies.51

Les produits constatés d’avance constituent des passifs. Les revenus perçus ou
comptabilisés en produits par l’entreprise à la date de clôture, au titre de prestations ou
marchandises restant à réaliser ou à livrer après la date de clôture, constituent une obligation
contractuelle de l’entreprise envers le tiers bénéficiaire de la prestation ou la marchandise
restant à délivrer ou à livrer.

Seront notamment enregistrés en produits constatés d’avance :

 Les factures envoyées au client alors que le bien n’a pas été livré ou la prestation de
service exécutée ;
 Les produits perçus, tels que loyers ou intérêts, mais correspondant à l’exercice
suivant.
 La comptabilisation à la clôture de l’exercice N
7xx Compte de produit concerné xxx

487 Produits constatés d’avance xxx

A l’ouverture de l’exercice suivant, le compte 487 est débité par le crédit des comptes
de produits concernés.

b. Les produits à recevoir

Les produits à recevoir sont des produits acquis à l’entreprise et appartenant à


l’exercice dont la clôture est en train de se faire, mais dont le montant, n’a pas encore été
inscrit aux comptes de tiers débiteurs.52

51
HAMINI Allal, Opcit, P72.
52
HAMINI Allal, Opcit, P72.

72
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Il s’agit donc de produits qui appartiennent à l’exercice, mais dont la prise en charge
comptable n’a pas encore été faite. A titre d’exemple, on peut citer les intérêts courus sur des
placements, mais non encore crédités par la banque à la clôture de l’exercice.

Afin de respecter le découpage de la vie de l’entité en exercices et d’affecter au


résultat d’un exercice tous les produits qui lui reviennent et ceux-là seulement, des
régularisations sont effectuées à la clôture de l’exercice pour tenir compte dans le résultat des
produits à recevoir ainsi définis.

Les comptes de produits à recevoir sont désormais rattachés aux comptes de tiers
auxquels ils correspondent.

Sont notamment compris dans les produits à recevoir :

 Les intérêts courus et non échus sur prêts ou débiteurs ;


 Les rabais, remises, ristournes à obtenir ;
 Les loyers à recevoir courus et non échus ;
 Les ventes pour lesquelles les marchandises ont été livrées ou les prestations
effectuées mais la facture non encore établie.
 Traitement comptable
A la clôture de l’exercice, les comptes de produits à recevoir sont débités par le crédit
des comptes de la classe 7 intéressés afin de comprendre dans ces comptes les produits
rattachables à l’exercice mais non encore comptabilisés.

A l’ouverture de l’exercice, les écritures de régularisation enregistrées lors de la


clôture de l’exercice sont contre-passées aux comptes intéressés de la classe 7 et les produits
enregistrés normalement dans les comptes intéressés lors de leur réalisation.

Exemple : marchandise livrée sans la facture53

1ér étape : l’absence de la facture


31/12/N
418 Clients produits non encore facturés xxx
700 Vente de marchandise xxx
44587 TVA sur facture à établir xxx

53
DAVASSE Henri, PARRUITE Michel, SADOU Ahmed, « Manuel de comptabilité », édition Foucher Vanves,
2008, P198.

73
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

2éme étape : à l’envoi de la facture


01/01/N+1
700 Vente de marchandises xxx
44587 TVA sur facture à établir xxx
418 Clients produits non encore facturés xxx

Date de l’envoi de la facture


411 Client xxx
700 Vente de marchandise xxx
44571 TVA collectée xxx

3. Régularisation des réductions commerciales

On distingue 3 types de réductions commerciales : rabais, remises, ristournes.54

 Rabais : réductions pratiquées exceptionnellement sur le prix de vente préalablement


convenu pour tenir compte, par exemple, d’un défaut de qualité ou d’une non-
conformité des objets vendus.
 Remises : réductions pratiquées habituellement sur le prix courant de vente en
considération, par exemple, de l’importance de la vente ou de la profession du client et
généralement calculées par application d’un pourcentage au prix courant de vente.
 Ristournes : réductions de prix calculées sur l’ensemble des opérations faites avec le
même tiers pour une période déterminée (en règle générale l’année).

3.1. Rabais, remises et ristournes à accorder

 Définition de rabais, remises et ristournes à accorder


Lorsque le fournisseur décide d’accorder aux clients des réductions commerciales sur
les ventes de l’année N mais la facture d’avoir ne sera envoyée qu’en N+1.

54
GRANDUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P24.

74
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

La comptabilisation se fait comme suit :


31/12/N
709 Rabais, remises et ristournes accordés xxx
44587 TCA sur factures à établir xxx
4198 RRR à accorder et autres avoirs à établir xxx

3.2. Rabais, remises et ristournes à obtenir

 Définition de rabais, remises et ristournes à obtenir


Le fournisseur décide de nous accorder des réductions commerciales sur achat de
l’année N mais la facture d’avoir ne par viendront qu’en N+1.

La comptabilisation se fait comme suit :


31/12/N
4098 RRR à obtenir et autres avoirs non encore reçus xxx
609 RRR obtenus sur achats xxx
44586 TCA sur factures non parvenues xxx

75
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Section 02 : L’établissement des états financiers

Les opérations d’inventaire permettent l’établissement des comptes annuels : le bilan,


le compte de résultat, annexe en respectant les principes d’image fidèle du patrimoine,
d’indépendance des exercices et de prudence.

1. Définition des états financiers

Selon le Journal Officiel de la République Algérienne n° 19 :

 Dans l’article 210-2 : les états financiers sont l’aboutissement d’un processus de
traitement de nombreuses informations et requièrent des travaux de simplification, de
synthèse de structuration. Ces informations sont collectées, analysées, interprétées,
résumées et structurées au travers d’une agrégation présentée dans les états financiers
sous forme de rubriques et de totaux. L’étendue du principe d’importance significative
détermine l’étendue de cette agrégation, ainsi que l’équilibre entre :

- Les avantages procurés aux utilisateurs par la diffusion d’une information


détaillée.

- Les coûts supportés aussi bien pour élaborer et divulguer cette information
que pour l’utiliser.

 Dans l’article 210-3 : les états financiers sont arrêtés sous la responsabilité des
dirigeants de l’entité. Ils sont émis dans un délai maximum de six mois suivant la date
de clôture de l’exercice. Ils doivent être distingués des autres informations
éventuellement publiées par l’entité.
 Dans l’article 210-1 : les états financiers des entités autres que les petites entités
comprennent :

 Un bilan ;

 Un compte de résultat ;

 Un tableau des flux de trésorerie ;

 Un tableau de variation des capitaux propres ;

 Une annexe précisant les règles et méthodes comptables utilisées et


fournissant des compléments d’informations au bilan et au compte de
résultat.
76
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

2. Les différents états financiers

Les états financiers comprennent un bilan, un compte de résultat, un tableau des flux de
trésorerie, un tableau de variation des capitaux propres, et les annexes.

2.1. Le bilan

Le bilan est un document toujours daté puisqu’il traduit la situation de l’entreprise à un


moment donné. Le bilan doit présenter les cinq catégories suivantes :55

 Les actifs non courants ;


 Les actifs courants ;
 Les capitaux propres ;
 Les dettes non courantes ;
 Les dettes courantes.
• Les actifs non courants (actifs immobilisés)

Ce sont des biens destinés à être utilisés d’une manière continue pour les besoins des
activités de l’entreprise exemple : immobilisations corporelles ou incorporelles,
immobilisations financières, et immobilisations en cours.

• Les actifs courants (actifs circulants)

Ce sont les actifs destinés à être vendus ou consommés durant le cycle d’exploitation
de l’entreprise, ceux détenus à des fins de transaction, ceux destinés à être réalisés dans les
douze mois qui suivent la clôture de l’exercice, et ceux qui font partie de la trésorerie ou des
équivalents de trésorerie.

• Capitaux propres

Ils sont apportés dans l’entreprise individuelle par l’exploitant (dans le cas d’une
entreprise sociétaire, les apports sont effectués par plusieurs personnes : les associés)

• Dettes non courantes


Ce sont les passifs non liés au cycle normal d’exploitation ou dont l’échéance excède
12 mois exemple : dettes financières dépassant 12 mois, l’emprunt et certaines provisions à
long terme.

55
DAVASSE Henri, PARRUITE Michel, SADOU Ahmed, « Manuel de comptabilité », édition Foucher Vanves,
2008, P16.

77
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

 Dettes courantes

Ce sont les dettes que l’entreprise s’attend à éteindre dans le cadre de son cycle
d’exploitation normal ou dont le règlement doit intervenir dans les 12 mois suivant la date de
clôture de son exercice exemple : fournisseurs, personnel, rémunérations dues, organismes
sociaux...etc.

Tableau n°17: Présentation du bilan actif

ACTIF N N
BRUT Amort-Prov
ACTIF IMMOBILISE NON COURANT
Ecart d’acquisition (ou goodwill)
Immobilisations incorporelles
Immobilisations encours
Immobilisations financières
Titres mis en équivalence-entreprises associées
Autres participations et créances rattachées
Autres titres immobilisés
Prêts et autres actifs financiers non courant
TOTAL ACTIF NON COURANT
ACTIF COURANT
Stocks et encours
Créances et emplois assimilés
Clients Autres débiteurs
Impôts
Autres actifs courants
Disponibilités et assimilés
Placements et autres actifs financiers courants
Trésorerie
TOTAL ACTIF COURANT
TOTAL GENERAL ACTIF
Source : Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P28.

Tableau n°18: Présentation du bilan passif

PASSIF N
CAPITAUX PROPRES
Capital émis (ou compte de l’exploitant)
Capital non appelé
Primes et réserves (Réserves consolidées (1))
Ecart de réévaluation
Ecart d’équivalence (1)
Résultat net (Résultat net part du groupe) (1)
Autres capitaux propres - Report à nouveau
Part de la société consolidant (1)

78
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Part des minoritaires


Total I
PASSIFS NON COURANTS
Emprunts et dettes financières
Impôts (différés et provisionnés)
Autres dettes non courantes
Provisions et produits comptabilisés d’avance
TOTAL PASSIFS NON COURANTS II
PASSIF COURANTS
Fournisseurs et comptes rattachés
Impôts
Autres dettes
Trésorerie Passif
TOTAL PASSIFS COURANTS II
TOTAL GENERAL PASSIF
(1) A utiliser uniquement pour la présentation d’états financiers consolidés
Source : Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P29.

2.2. Le compte de résultat

Le compte de résultat récapitule les flux qui font varier le patrimoine de l’entreprise
sur la période. On distingue les produits qui augmentent la richesse de l’entreprise, et les
charges qui la réduisent. Le résultat net traduit la variation de richesse de l’entreprise au cours
d’un exercice.56

Le SCF présente une analyse des charges en utilisant une classification reposant soit
sur la nature des charges, soit sur leur fonction au sein de l’entité, en choisissant la méthode
qui fournit des informations les plus fiables et les plus pertinentes.57

 Analyse par nature des charges (modèle obligatoire) : selon cette méthode de
classification, les charges du compte de résultat sont regroupées selon leur nature (par
exemple, dotations aux amortissements, achats de matières premières, frais des avantages
du personnel, dépenses de publicité), et ne sont pas réaffectées aux différentes fonctions
de l’entité.
 Analyse par fonction des charges (modèle facultatif) : selon cette méthode de
classification, les charges sont regroupées selon leur fonction dans le coût des ventes ou,
par exemple, dans le coût des activités commerciales ou administratives. Cette méthode
précise, une entité présente au moins son coût des ventes séparément des autres charges.

56
BERK Jonathan, DEMARZO Peter, « Finance d’entreprise », éditions françaises, Paris, 2008, P.P 48-49.
57
https://www.cnc.dz

79
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Tableau n°19: Présentation du compte de résultat par nature

Numéro Compte N N-1


70 Ventes et produits annexes
72 Variation stocks produits finis et en cours
73 Production immobilisée
74 Subventions d’exploitation
I-Production de l’exercice
60 Achats consommés
61 et 62 Service extérieur et autre consommation
II-Consommation de l’exercice
III-Valeur ajoutée d’exploitation (I-II)
63 Charge de personnel
64 Impôt et taxe et versement assimilé
IV- Excédent brute d’exploitation
75 Autres produits opérationnels
65 Autres charges opérationnelles
68 Dotation aux amortissements et provisions
78 Reprise sur pertes de valeur et provisions
V-Résultat opérationnel
76 Produits financiers
66 Charges financières
VI-Résultat financier
VII-Résultat ordinaire avant impôt (V)+(VI)
69 Impôt exigible sur résultat ordinaire
69 Impôts différés sur résultat ordinaire
VIII-Résultat net des activités ordinaires
77 Eléments extraordinaires (produits)
67 Eléments extraordinaires (charges)
IX-Résultat extra ordinaire
X-Résultat net de l’exercice
Source : Journal officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P30.

Tableau n°20: Présentation du compte du résultat par fonction

Comptes Note N N-1

Chiffres d’affaires
Coût des ventes
MARGE BRUTE
Autres produits opérationnels
Coûts commerciaux
Charges administratives
Autres charges opérationnelles
RESULTAT OPERATIONNEL
Fournir le détail des charges par nature
(Frais de personnel, dotations aux amortissements)

80
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Produits financiers
Charges financières
RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOT
Impôts exigibles sur les résultats ordinaires
Impôts différés sur résultats ordinaires (variations)
RESULTAT NET DES ACTIVITES ORDINAIRES
Charges extraordinaires
Produits extraordinaires
RESULTAT NET DE L’EXERCICE
Part dans les résultats nets des sociétés mises en équivalence (1)
RESULTAT NET DE L’ENSEMBLE CONSOLIDE (1)
Dont part des minoritaires (1)
Part du groupe (1)
(1) A utiliser uniquement pour la présentation d’états financiers consolidés.
Source : http://www.fichier-pdf.fr/2012/03/16/plan-comptable-normalise-scf-ccir/preview/page/47/

2.3. Le tableau des flux de trésorerie

Le tableau de flux de trésorerie a pour but d’apporter aux utilisateurs des états
financiers une base d’évaluation de la capacité de l’entité à générer de la trésorerie et des
équivalents de trésorerie, ainsi que des informations sur l’utilisation de ces flux de
trésorerie.58

Un tableau des flux de trésorerie présente les entrées et les sorties de disponibilités
intervenues pendant l’exercice selon leur origine :

 Flux générés par les activités opérationnelles (activités qui génèrent des produits et
autres activités non liées à l’investissement et au financement) ;
 Flux générés par les activités d’investissement (d’encaissements sur acquisition et
encaissements sur cession d’actifs à long terme) ;
 Flux générés par les activités de financement (activités ayant pour conséquence de
modifier la taille et la structure des fonds propres ou des emprunts) ;
 Flux de trésorerie provenant des intérêts des dividendes, présentés séparément et
classés de façon permanente d’un exercice à l’autre dans les activités opérationnelles,
d’investissement ou de financement.
Les flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles sont présentés soit par
une méthode directe soit par une méthode indirecte.

58
Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars 2009,
P22.

81
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

 La méthode directe : consiste d’une part à présenter les principales rubriques


d’entrée et de sortie de trésorerie brute (clients, fournisseurs, impôts…) afin de
dégager un flux de trésorerie net, et d’autre part à rapprocher ce flux de trésorerie net
du résultat avant impôt de la période considérée.
 La méthode indirecte : elle consiste à ajuster le résultat net de l’exercice en tenant
compte, premièrement des effets des transactions sans influence sur la trésorerie
(Amortissements, variations clients, stocks, variations fournisseurs…), Deuxièmement
des décalages ou des régularisations (impôts différés…), et enfin des flux de trésorerie
liés aux activités d’investissement ou de financement (plus ou moins-values de
cession…), ces flux étant présentés distinctement.

Tableau n°21: Présentation du tableau de flux de trésorerie selon la méthode directe

Rubriques Note N N-1


Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles
Encaissements reçus des clients
Sommes versées aux fournisseurs et au personnel
Intérêts et autres frais financiers payés
Impôts sur les résultats payés
Flux de trésorerie avant éléments extraordinaires
Flux de trésorerie lié à des éléments extraordinaires (à préciser)
Flux de trésorerie net provenant des activités opérationnelles (A)
Flux de trésorerie provenant des activités d’investissement
Décaissements sur acquisition d’immobilisations corporelles ou
incorporelles
Encaissements sur cessions d’immobilisations corporelles et
incorporelles
Décaissements sur acquisition d’immobilisations financières
Encaissements sur cessions d’immobilisations financières
Intérêts encaissés sur placements financiers
Dividendes et quote-part de résultats reçus
Flux de trésorerie net provenant des activités d’investissement (B)
Flux de trésorerie provenant des activités de financement
Encaissements suite à l’émission d’actions
Dividendes et autres distributions effectuées
Encaissements provenant d’emprunts
Remboursements d’emprunts ou d’autres dettes assimilées
Flux de trésorerie net provenant des activités de financement (C)
Incidences des variations de taux de change sur liquidités et quasi-
liquidités
Variation de trésorerie de la période (A+B+C)

Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de l’exercice


Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture de l’exercice

82
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Variation de trésorerie de la période

Rapprochement avec le résultat comptable

Source : Journal officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P31.

Tableau n°22: Présentation du tableau de flux de trésorerie selon la méthode indirecte

Note N N-1

Flux de trésorerie provenant des activités opérationnelles


Résultat net de l’exercice
Ajustements pour :
- Amortissements et provisions
- Variation des impôts différés
- Variation des stocks
- Variation des clients et autres créances
- Variation des fournisseurs et autres dettes
- Plus ou moins-values de cession, nettes d’impôts
Flux de trésorerie générés par l’activité (A)
Flux de trésorerie provenant des opérations
d’investissement
Décaissements sur acquisition d’immobilisations
Encaissements sur cessions d’immobilisations
Incidence des variations de périmètre de consolidation (1)
Flux de trésorerie liés aux opérations d’investissements (B)
Flux de trésorerie provenant des opérations de financement
Dividendes versés aux actionnaires
Augmentation de capital en numéraire
Emission d’emprunts
Remboursements d’emprunts
Flux de trésorerie liés aux opérations de financement (C)
Variation de trésorerie de la période (A+B+C)
Trésorerie d’ouverture
Trésorerie de clôture
Incidence de variation de cours des devises (1)
Variation de trésorerie
(1) A utiliser uniquement pour la présentation d’états financiers consolidés
Source : Journal officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P32.

83
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

2.4. L’état de variation des capitaux propres

L’état des variations des capitaux propres constitue une analyse des mouvements ayant
affecté chacune des rubriques constituant les capitaux propres de l’entité au cours de
l’exercice. Les variations des capitaux propres d’une entité entre deux dates de clôture
reflètent l’augmentation ou diminution de l’actif net de l’entité au cours de la période.59

Les informations à présenter dans l’état de variation de capitaux propres sont :

 Au résultat net de l’exercice ;


 Aux changements de méthode comptables, corrections d’erreurs directement imputés
aux capitaux propres ;
 Aux produits et charges enregistrés directement dans les capitaux propres ;
 Aux opérations en capital ;
 Aux distributions de résultats et affectations décidées au cours de l’exercice.

Tableau n°23: Présentation de l’état de variation des capitaux propres

Note Capital Prime Ecart Ecart de Réserves


social d’émission d’évaluation réévaluation et
résultat
Solde au 31 décembre N-2
Changement de méthode
comptable
Correction d’erreurs significatives
Réévaluation des immobilisations
Profits ou pertes non comptabilisés
dans le compte de résultat
Dividendes payés
Augmentation de capital
Résultat net de l’exercice
Solde au 31 décembre N-1
Changement de méthode
comptable
Correction d’erreurs significatives
Réévaluation des immobilisations
Profits ou pertes non comptabilisés
dans le compte de résultat
Dividendes payés
Augmentation de capital
Résultat net de l’exercice
Solde au 31 décembre N
Source : Journal officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430, 25 mars 2009, P33.

59
DAVASSE Henri, PARRUITE Michel, SADOU Ahmed, Opcit, P269.

84
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

2.5. L’annexe

L’annexe, est un document de synthèse, faisant partie des états financiers. Elle fournit
les explications nécessaires pour une meilleure compréhension du Bilan et du Compte de
résultat et complète, autant que de besoin, les informations utiles aux lecteurs des comptes.

Les éléments d’information chiffrés de l’annexe sont établis selon les mêmes principes
et dans les mêmes conditions que ceux figurant sur les autres documents constituant les états
financiers. Une inscription dans l’annexe ne peut cependant en aucun cas se substituer à une
inscription dans un des autres documents des états financiers. L’annexe comporte des
informations portant sur les points suivants, dès lors que ces informations présentent un
caractère significatif ou sont utiles pour la compréhension des opérations figurant sur les états
financiers :60

 Règles et méthodes comptables adoptées pour la tenue de la comptabilité et


l’établissement des états financiers ;
 Compléments d’information nécessaires à une bonne compréhension du bilan, du
compte de résultat, du tableau des flux de trésorerie et de l’état de variation des
capitaux propres ;
 Informations concernant les entités associées, filiales ou société mère ainsi que les
transactions ayant éventuellement eu lieu avec ces entités ou leurs dirigeants ;
 Informations à caractère général ou concernant certaines opérations particulières
nécessaires à l’obtention d’une image fidèle.
Deux critères essentiels permettent de déterminer les informations à faire figurer dans
l’annexe :

 Le caractère pertinent de l’information ;


 Son importance relative.
En effet, l’annexe (ou notes annexes) est un document désormais règlementé, qui ne
doit comprendre que les informations significatives, susceptibles d’influencer le jugement que
les destinataires des documents peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le
résultat de l’entreprise.

Voici les modèles de tableaux pouvant figurer dans l’annexe :


60
HATTAB Abdelaziz, CABINET D’AUDIT COMPTABLE D’INGENIERIE FINANCIERE, « Plan comptable normalisé
selon le système comptable financier », CONSTANTINE-ALGERIE, 2010, P57.

85
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Tableau n°24: Evolution des immobilisations et des actifs financiers non courants

Notes Valeur brute Augmentations Diminutions Valeur


à l’ouverture de l’exercice de brute à la
Rubriques et postes
de l’exercice l’exercice clôture de
l’exercice
Goodwill
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Participations
Autres actifs financiers non
courants
Source : Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P37.

Remarque 1 : Chaque rubrique est à développer au moins selon la nomenclature des postes
figurant au bilan.
Remarque 2 : La colonne note permet d'indiquer par un renvoi les informations
complémentaires portées en annexe concernant la rubrique (variations résultant de
regroupement d'entreprises, méthode d’évaluation…).
Remarque 3 : La colonne augmentation est subdivisée si nécessaire en « acquisitions »,
« apports », « créations ».
Remarque 4 : La colonne diminution est subdivisée si nécessaire en « cessions »,
« scissions », « mises hors service ».
Tableau n°25: Tableau des amortissements

Notes Amortissements Augmentations Diminutions Amortissements


Rubriques et postes cumulées en dotations de éléments cumulés en fin
début d’exercice l’exercice sortis d’exercice
Goodwill
Immobilisations
incorporelles
Immobilisations
corporelles
Participations
Autres actifs financiers
non courants
Source : Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P37.

Remarque 1 : Chaque rubrique est à développer au moins selon la nomenclature des postes
figurant au bilan.
Remarque 2 : La colonne note permet d'indiquer par un renvoi les informations
complémentaires portées en annexe concernant la rubrique (dures d’utilité ou taux
d’amortissement utilisé, modification des taux d’amortissements…)

86
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Tableau n°26: Tableau des pertes de valeur sur immobilisations et autres actifs non
courants

Notes Pertes de Augmentations Reprises Pertes de


valeur pertes de sur pertes valeur
Rubriques et postes cumulées en valeur sur de valeur cumulées en
début l’exercice fin
d’exercice d’exercice
Goodwill
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Participations
Autres actifs financiers non
courants
Source : Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P37.

Tableau n°27: Tableau des participations (filiales et entités associées)

Filiales et Notes Capitaux Dont Quote- Résultat Prêts et Dividendes Valeur


entités propres capital part dernier avances encaissés comptable
associées de exercice accordés des titres
capital détenus
détenu
(%)
FILIALES
Entité A
Entité B

ENTITES
ASSOCIES
Entité 1
Entité 2
Source : Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P38.

Tableau n°28 : Tableau des provisions

Note Provisions Dotations Reprises Provisions


Rubriques et postes cumulées en de sur cumulées en
début d’exercice l’exercice l’exercice fin d’exercice
PROVISIONS PASSIFS NON
COURANTS
Provisions pour pensions et
obligations similaires
Provisions pour impôts
Provisions sur litiges
TOTAL

87
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

PROVISIONS PASSIFS
COURANTS
Provisions pour pensions et
obligations similaires
Autres provisions liés au
personnel
Provisions pour impôts
TOTAL
Source : Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P38.

Tableau n°29: Etat des échéances des créances et des dettes à la clôture de l’exercice

Rubriques et Notes A un an au A plus d’un an et 5 A plus de Total


postes plus ans au plus 5 ans
CREANCES
Prêts
Clients
Impôts
Autres débiteurs
TOTAL
DETTES
Emprunts
Autres dettes
Fournisseurs
Impôts
Autres créditeurs
TOTAL
Source : Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430 correspondant au 25 mars
2009, P38.

88
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Section 03 : Détermination du résultat de l’exercice et clôture des comptes

L’entreprise doit faire apparaitre dans ses livres, en fin d’exercice, le bénéfice ou la
perte qui résulte de son activité pour l’exercice qui s’achève.

Une fois le résultat déterminé, l’entreprise procède à la clôture de l’exercice achevé et


à la réouverture du nouvel exercice pour respecter le principe d’indépendance des exercices.

La phase d’élaboration du résultat comptable de l’entreprise est nécessaire afin de déterminer


le résultat imposable. Dans cette présente section, nous verrons la notion de résultat ainsi que
les méthodes et les travaux à suivre afin d’aboutir au résultat de l’exercice.

1. Le résultat comptable

Le résultat est décrit comme suit dans l’article 28 du décret exécutif n°08-156 du 26
mai 2008 portant système comptable financier : « Le résultat net de l’exercice est égal à la
différence entre le total des produits et le total des charges de cet exercice. Il correspond à la
variation des capitaux propres entre le début et la fin de l’exercice, hors opérations affectant
directement le montant des capitaux propres sans affecter les charges ou les produits ». En cas
d’excédent des produits sur les charges, c’est un profit pour l’entreprise, dans le cas contraire
c’est une perte.

Le résultat net de l’exercice peut être calculé par deux méthodes. Ces deux méthodes
sont proposées par le système comptable financier, on nommera la première, la méthode du
bilan et la deuxième la méthode du compte de résultat.

 La méthode du bilan : le résultat comptable par la méthode du bilan est égal à la


différence obtenue entre l’actif et le passif de l’entreprise.
Résultat comptable = ∑ Actifs - ∑ Passifs

Si la différence obtenue est positive, cela veut dire que l’entreprise a réalisé un
bénéfice, est dans le cas contraire, c'est-à-dire, une différence négative, le résultat obtenu est
donc considéré comme une perte.

 La méthode du compte de résultat : le compte de résultats est constitué de produits


et de charges, le calcul du résultat par le biais du TCR se fait par la différence acquise
entre l’ensemble des produits et la totalité des charges.
Résultat net de l’exercice = ∑ Produits - ∑ charges

89
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Le résultat obtenu par la méthode du compte de résultat est traduit comme suit :

- Si, le résultat est négatif, cela veut dire que les charges sont supérieures aux produits,
donc l’entreprise constate un déficit (perte).

- Si, le résultat est positif, cela veut dire que les charges sont inférieures aux produits,
donc l’entreprise constate un bénéfice (profit).

2. Détermination du résultat fiscal

Le résultat doit être déclaré aux services fiscaux dans les 3 mois qui suivent la clôture
de l’exercice. Le résultat fiscal qui sert de base au calcul de l’impôt sur les bénéfices est
déterminé à partir du résultat comptable retraité.

On distingue respectivement deux définitions du résultat fiscal relatif au bilan et au


compte de résultats, ce résultat imposable est défini par le code des impôts directs et taxes
assimilés (CIDTA) comme suit :

« Le bénéfice imposable est le bénéfice net déterminé d‘après le résultat des opérations de
toute nature effectuées par chacun des établissements, unités ou exploitations dépendant d‘une
même entreprise y compris notamment les cessions d‘éléments quelconques de l‘actif soit en
cours soit en fin d‘exploitation. »61

« Le bénéfice net est constitué par la différence entre les valeurs de l‘actif net à la clôture et à
l‘ouverture de la période dont les résultats doivent servir de base à l‘impôt diminué des
suppléments d‘apport et augmenté des prélèvements effectués au cours de cette période par
l‘exploitant ou par les associés. L‘actif net s‘entend de l‘excédent des valeurs d‘actifs sur le
total formé au passif par les créances des tiers, les amortissements et les provisions justifiés.
»62

Résultat fiscal = Résultat comptable + Réintégrations fiscales – Déductions fiscales

Les charges non déductibles à réintégrer ainsi que les produits non imposables sont
énoncés par le code des impôts directs et taxes assimilées et sur les lois des finances
annuelles.

61
Article 140-1 du Code des impôts directs et taxes assimilées, 2021.
62
Article 140-2 du Code des impôts directs et taxes assimilées, 2021.

90
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

 Les réintégrations

Généralement, les principales réintégrations à effectuer sur le résultat comptable concernent


les :63

 Charges des immeubles non affectés à l’exploitation ;


 Quote-part des cadeaux publicitaires ;
 Quote-part du sponsoring et parrainage ;
 Frais de réception non déductibles ;
 Cotisations et dons non déductibles ;
 Impôts et taxes non déductibles ;
 Taxes de la formation professionnelle et d’apprentissage ;
 Taxes sur les véhicules de tourisme des sociétés ;
 Provisions non déductibles ;
 Amortissements non déductibles ;
 Quote-part recherche et développement ;
 Amortissement non déductible crédit-bail ;
 Amendes et pénalités ;
 Frais de siège.

 Les déductions

Il s’agit des :64

 Plus-values sur cession d’éléments d’actifs immobilisés ;


 Produits et plus-values de cession des actions et titres assimilés ainsi que ceux des
actions ou part d’organisme de placement collectif en valeurs mobilières cotées en
bourse ;
 Revenus provenant de la distribution des bénéfices ayant été soumis à l’impôt sur
les bénéfices des sociétés ou expressément exonérés ;
 Amortissements liés aux opérations de crédit-bail (Bailleur) ;
 Loyers hors charges financières (Preneur) ;
 Compléments d’amortissements.

63
Loi de finances complémentaires, article n°27, 2010.
64
Idem.

91
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

3. Regroupement et clôture des comptes de charges et de produits

Les opérations de détermination du résultat, encore appelées écritures de


regroupement, consistent à solder l’ensemble des comptes de gestion (charges et produits) et à
comptabiliser le résultat de l’exercice.65

La clôture des comptes de charges et des comptes de produits en vue de détermination


du résultat de l’exercice consiste à passer les écritures suivantes :

Les comptes de produits, après regroupement des soldes de leurs sous comptes
respectifs, sont débités individuellement pour leurs soldes respectifs à la clôture de l’exercice
par le crédit du compte 12 « compte de résultat ».

Les comptes de charges, après regroupement des soldes de leurs sous comptes
respectifs, sont crédités individuellement pour leurs soldes respectifs à la clôture de l’exercice
par le débit du compte 12 « compte de résultat ».

Le compte 12 « Résultat de l’exercice » enregistre les soldes des comptes de charges et


les soldes des comptes produits de l’exercice, son solde représente :

 Un bénéfice (ou excédent) si les produits sont d’un montant supérieur aux charges
(solde créditeur) ;

 Une perte (ou déficit) dans le cas contraire (solde débiteur).


Avec la création du compte 12 « résultat de l’exercice » pour équilibrer l’écriture de la
clôture des comptes de charges et des comptes de produits, le total des soldes des comptes de
l’actif et celui des comptes de passif sont équilibrés.66

Le compte 12 apparait au passif du bilan avec le signe plus (+) ou moins (-) pour
exprimer un bénéfice ou une perte.

L’écriture de clôture des comptes de bilan consiste à :

 Débiter tous les comptes de bilan dont le solde est créditeur à la clôture de l’exercice ;
 Créditer tous les comptes de bilan dont le solde est débiteur à la clôture de l’exercice,
pour le montant du dernier solde de chacun des comptes.
Cette écriture consacre la clôture des comptes de l’exercice concerné.

65
Ministère des finances, Opcit, P465.
66
Ministère des finances, Opcit, P465.

92
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

4. L’affectation du résultat

Après la clôture des comptes de l'exercice précédent, le résultat de l'entreprise peut


être affecté différemment. Cette affectation est décidée dans le cadre de l'assemblée générale
annuelle appelée à se réunir dans les 6 mois suivant la clôture. La décision intervient après
l'approbation des comptes de l'exercice écoulé.
Une proposition d'affectation du résultat est soumise à l'assemblée votant alors une
résolution selon les règles applicables à une assemblée générale ordinaire.

Les procédures sont différentes selon que la société a réalisé des bénéfices ou subi des pertes.

4.1. Affectation des bénéfices

Les associés ou les actionnaires peuvent affecter les bénéfices de différentes manières.
Leur choix dépend principalement de leurs objectifs. Leur décision peut ainsi être orientée par
la volonté soit :67

- D'assurer l'autofinancement de la société ou d'anticiper les éventuelles pertes futures


via la création de réserves ;
- De se voir verser individuellement une partie de ces bénéfices.

 Les réserves

Une partie des bénéfices peut être laissée à la disposition de l'entreprise en affectant
ces sommes à un ou plusieurs comptes de réserves. Dans le cadre de la répartition des
résultats, il existe deux types de mises en réserves qui s’imposent aux partenaires ou aux
actionnaires :

 Les réserves légales : le code de commerce impose aux sociétés à responsabilité


limitée et aux sociétés par actions d'affecter au moins 5 % du bénéfice de l'exercice
diminué le cas échéant des pertes antérieures. Cette obligation prend fin lorsque
cette réserve atteint 10 % du capital social ;
 Les réserves statutaires : peuvent également prévoir une réserve obligatoire en
plus de la réserve légale.

67
AHSATAL Tileli et ZIDANE Lamia, « Le passage du résultat comptable au résultat fiscal, cas d’une ETB/TCE »,
Mémoire de fin de cycle en vue d’obtention du diplôme de master en finance et comptabilité, Option :
comptabilité, contrôle et audit, Université ABDREHMAN MIRA de Béjaia, 2019/2020, P.P 69-70.

93
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

En pratique, les statuts ne prévoient que rarement une réserve obligatoire mais optent
plutôt pour une formule plus souple octroyant aux associés ou aux actionnaires le pouvoir de
décider eux-mêmes, selon les cas, d'affecter une partie des bénéfices à un ou plusieurs
comptes de réserves facultatives. Ces mesures peuvent être mises en œuvre en vue d'éliminer
toute perte future ou faire l'objet d'une distribution ultérieure en faveur des associés ou des
actionnaires.

 Le report à nouveau : les associés ou actionnaires peuvent également décider de ne


pas affecter directement une partie des bénéfices, mais de reporter la décision
d'affectation à une future assemblée générale (qui peut être la prochaine assemblée
annuelle ou toute assemblée ordinaire)

 La distribution des dividendes


Après avoir affecté certaines sommes aux comptes de réserves, les bénéfices restant
peuvent être distribués sous la forme de revenus versés aux associés ou aux actionnaires et
appelés « dividendes ».

Ceux-ci sont calculés à partir du bénéfice distribuable auquel s'ajoute, le cas échéant,
les sommes ayant été mises antérieurement en réserves en vue de leur distribution.

Le code de commerce prévoit qu'il appartient à l'assemblée générale de déterminer la


part des bénéfices attribuée aux associés. C'est donc à l'assemblée générale qu'il incombe de
fixer le montant des dividendes. Cette distribution ne peut intervenir qu'après l'approbation
des comptes annuels et la constatation de l'existence de sommes distribuables. Les versements
sont soumis à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés si l'associé ou l'actionnaire est
une personne morale soumise à l'IS. Il est à noter que la loi permet la distribution d'acomptes
sur dividendes avant l'approbation des comptes. Ce versement peut avoir lieu avant ou après
la clôture de l'exercice, en une ou plusieurs fois.

4.2. Affectation des pertes

Lorsque le résultat est une perte, plusieurs options d’affectation doivent être envisagées.

 Imputer ces pertes sur les réserves : comme mentionné précédemment, les bénéfices
peuvent être affectés dans des comptes de réserves. En cas de pertes, il est donc
possible d'imputer ces dernières sur les réserves antérieurement constituées, y compris
sur le montant de la réserve légale.

94
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

 Reporter les pertes : tout comme les possibilités qui leur sont offertes en cas de
bénéfices, les associés ou actionnaires peuvent décider d’affecter les pertes de
l’exercice dans un compte pour les reporter. Cette affectation ne permet pas de les
soustraire du bilan. Le compte ainsi créé sera alors soldé en raison d'éventuels
versements des futurs bénéfices effectués par l’entreprise.
 Perte de la moitié du capital : il convient de noter que dans la plupart des sociétés
commerciales, une procédure particulière doit être adoptée lorsque les comptes
sociaux fait apparaître des pertes qui rendent le montant des capitaux propres inférieur
à la moitié du capital social. En particulier, dans les quatre derniers mois suivant la
date d'approbation des comptes, la possibilité de dissolution de la société doit être
négociée avec les partenaires ou actionnaires.

5. Réouverture du nouvel exercice

L’entreprise doit effectuer :68

 La réouverture des comptes de bilan : l’opération consiste à inscrire dans chaque


compte de bilan le solde dégagé à la clôture, du côté de sa nature. Les comptes de
bilan qui ont un solde débiteur sont débités, ceux qui ont un solde créditeur sont
crédités. A la réouverture des comptes de charges et des produits repartent à zéro.
 La contrepassation des écritures de régularisation : les écritures de régularisation
des charges et des produits enregistrés lors de l’inventaire, font l’objet d’une
contrepassation, après la réouverture du journal, ce qui permet de transférer des
charges ou des produits d’un exercice sur l’autre.

68
GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, Opcit, P173.

95
Chapitre II Les étapes finales des travaux de fin d’exercice

Conclusion
Les travaux d’inventaire consistent aussi à dénombrer tous les biens et les dettes de
l’entreprise, passer les écritures de régularisation concernent la régularisation des opérations
d’achats et de ventes, les charges constatées d’avance, les produits constatés d’avance, les
charges à payer, les produits à recevoir, les rabais remises ristournes à accorder, les rabais
remis ristourne à recevoir, ces régularisations que nous venons d’étudier, sont nécessaires à la
détermination d’un résultat propre et fidèle de l’exercice.
Une fois les travaux de fin d’exercice terminés, on peut passer à la clôture des
comptes, et établir ainsi le compte de résultat, le bilan et l’annexe. La clôture des travaux de
fin d’exercice se fait par la détermination du résultat ainsi que l’établissement des états
financiers qui représente l’objectif finale de toute entité, c’est la phase primordiale qui permet
de dégager sa situation patrimoniale et financière nette. Cette dernière ayant pour objet
d’informer l’ensemble des utilisateurs et particuliers de l’entreprise sur son image fidèle d’une
part, et de préparer une situation de base pour l’exercice qui se suivre, et cela afin de mettre
en œuvre tous les moyens matériels et financiers pour la continuité son activité.

Ces travaux ont modifié les soldes de certains comptes et peuvent faire apparaitre de
nouveaux comptes, il est donc nécessaire de recalculer les soldes de certains comptes, et
d'établir une nouvelle balance. Etablissons cette balance en distinguant clairement les comptes
de bilan et les comptes de charges et produits.

96
Chapitre III
Les travaux de fin d’exercice
au sein de la Direction de
Distribution SONELGAZ de
Tizi-Ouzou
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Introduction

Les travaux de fin d’exercice, ou travaux d’inventaire, permettent de présenter le visage


définitif des comptes, en assurant leur conformité avec les principes comptables
fondamentaux, notamment le principe de prudence et le principe d’indépendance des
exercices, ces deux derniers principes dominent tous les travaux d’inventaire, réalisés en fin
d’exercice comptable, pour l’élaboration des états financiers qui sont des éléments essentiels
pour l’information des tiers.

Après avoir présenté dans les deux chapitres précédents des concepts théoriques
concernant les travaux de fin d’exercice, nous essayerons, dans ce qui suit, de faire une
projection de l’étude théorique sur l’entreprise.

A cet effet nous avons bénéficié d’un stage pratique au niveau de la Direction de
Distribution (SONELGAZ) de Tizi-Ouzou.

Dans ce chapitre, nous allons introduire par une présentation de l’organisme d’accueil
SONELGAZ à travers un bref historique et l’exposition de ses missions et ses différentes
structures.

Par la suite, nous allons présenter le déroulement des travaux d’inventaire au sein de
la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou.

Enfin, nous allons conclure par les états financiers (bilan, compte de résultat, et
tableau de flux de trésorerie) et les différentes opérations avant l’établissement de ces états
financiers.

97
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil de SONELGAZ

Nous allons d’abord présenter l’entreprise nationale SONELGAZ qui est la seule
entreprise sur le marché algérien en termes de produit proposé à sa clientèle, ses missions et
ses attributions.

1. Historique de SONELGAZ

SONELGAZ est l’opérateur historique dans le domaine de la fourniture des énergies


électriques et gazières en Algérie. Ses missions principales sont la production, le transport
et la distribution de l’électricité ainsi que le transport et la distribution du gaz par
canalisations. Ses nouveaux statuts lui confèrent la possibilité d’intervenir dans d’autres
segments d’activités présentant un intérêt pour l’entreprise et notamment dans le domaine de
la commercialisation de l’électricité et du gaz à l’étranger.
Depuis la promulgation de la loi sur l’électricité et la distribution du gaz par
canalisations, SONELGAZ s’est restructurée pour s’adapter au nouveau contexte. Elle est,
aujourd’hui, érigée en Groupe industriel composé de 31 filiales et 9 sociétés en participation.
Elle emploie plus de 56 500 travailleurs.

SONELGAZ a toujours joué un rôle prépondérant dans le développement économique


et social du pays. Sa contribution dans la concrétisation de la politique énergétique nationale
est à la mesure des importants programmes de réalisation en matière d’électrification rurale
et de distribution publique gaz, qui ont permis de hisser le taux de couverture en électricité
à près de 98% et le taux de pénétration du gaz à 43%.

Au début du 20eme siècle, 16 sociétés se partageaient les concessions électriques


en Algérie, le groupe Lebon (Compagnie centrale d’éclairage par le Gaz) et la société
algérienne d’éclairage et de force au centre et à l’ouest, la Compagnie Du Bourbonnais à l’est
ainsi que les usines Lévy à Constantine.

Par décret du 16 aout 1947, ces 16 compagnies concessionnaires sont transférées à


l’établissement publique d’Electricité et Gaz d’Algérie. Elles détenaient alors 90% des
propriétés industrielles électriques et gazières du pays.

1962-1969 : Soutenir le développement économique et social de l’Algérie

98
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

La prodigieuse trajectoire de cette grande entreprise nationale reflète celle de la nation


algérienne qui, depuis son accession à l’indépendance en 1962, a su mobiliser ses efforts pour
réorganiser son économie et répondre aux nombreux besoins sociaux d’une population à forte
croissance.

1969 : Création de SONELGAZ

C’est l’ordonnance N°69-59 du 28 juillet 1969 qui dissout l’établissement publique


d’Electricité et Gaz d’Algérie, issu des lois françaises de nationalisation de 1947, et
promulgue les statuts de la Société Nationale de l’Electricité et du Gaz (SONELGAZ).
En 1969 SONELGAZ était déjà une entreprise de taille importante dont le personnel est
de quelque 6000 agents. Elle desservait 700 000 clients.

Dès sa mise en place, l’entreprise a effectué, outre la vente d’énergie, l’installation et


l’entretien d’appareils domestiques fonctionnant à l’électricité ou au gaz.

Elle s’est attachée à promouvoir l’utilisation du gaz naturel et de l’électricité dans les
secteurs industriel, artisanal et domestique.

1977 : Plan National d’Electrification

A partir de 1977, son action s’est concentrée sur le programme d’électrification totale
du pays. Ainsi, elle a largement contribué à la modernisation de l’économie et à
l’amélioration des conditions de vie des citoyens en Algérie.

1983 : Première restructuration : naissance des filiales travaux

SONELGAZ s’est restructurée une première fois et a donné naissance à cinq (5)
entreprises travaux spécialisées ainsi qu’une entreprise de fabrication :
 KAHRIF : Les Travaux d'électrifications.
 KAHRAKIB : Le montage des infrastructures et installations électriques.
 ETTERKIB : Le montage industriel.
 INERGA : Les travaux génie civil.
 KANAGAZ : La réalisation des réseaux gaz.
AMC pour la fabrication des compteurs et des appareils de mesures et de contrôles.

99
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

C’est grâce à ces sociétés que SONELGAZ dispose actuellement d’infrastructures


électriques et gazières répondant aux besoins du développement économique et social du
pays.

1991 : Un nouveau statut pour SONELGAZ

1991, la SONELGAZ s’est transformée en un établissement publique à caractère


industriel et commercial par le décret N°91-475 du 14/12/1991, sous le contrôle d'un organe
appelé le conseil d'orientation et de surveillance.

Le décret exécutif N°95-280 du 17 septembre 1995 confirme la nature de SONELGAZ


en tant qu’Etablissement Publique à caractère Industriel et Commercial placé sous tutelle du
Ministre chargé de l’énergie et des mines et doté de la personnalité morale et une autonomie
financière.

2002 : La transformation en SPA

Suite à la promulgation de la loi N°02/01 du 5 février 2002 relative à l’électricité et la


distribution du gaz par canalisations, SONELGAZ devient Société Algérienne de l’Electricité
et du Gaz, une Société par Action.
Ce statut lui donne la possibilité d’élargir ses activités à d’autres domaines relevant du
secteur de l’énergie et aussi d’intervenir hors des frontières de l’Algérie.

En tant que SPA, elle doit détenir un portefeuille d'actions et d'autres valeurs mobilières
et à la possibilité e prendre des participations dans d’autres sociétés.

Cela annonce l’évolution de 2004 où SONELGAZ devient un Groupe Industriel.

2004-2006 : Le Groupe SONELGAZ : l’expansion

En 2004, SONELGAZ devient une holding de sociétés.


Une partie de ses entités en charge de ses métiers de base sont érigées en filiales
assurant ces activités :
 La SPE : Société Algérienne de Production d’Electricité.
 La GRTE : Société Algérienne de Gestion de Réseaux de Transport de l’Electricité.
 La GRTG : Société Algérienne de Gestion de Réseaux de Transport du Gaz.

100
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

En 2006, cinq (5) autre sociétés sont créées, Il s’agit de l’Opérateur du Système
Electrique, chargé de la conduite du système Production/Transport de l’électricité.
 SDA : Société Algérienne de Distribution de l’Electricité et du Gaz à Alger.
 SDC : Société Algérienne de Distribution de l’Electricité et du Gaz du Centre.
 SDE : Société Algérienne de Distribution de l’Electricité et du Gaz de l’Est.
 SDO : Société Algérienne de Distribution de l’Electricité et du Gaz de l’Ouest.
2007-2009 : Parachèvement de la restructuration : Le renouveau

Réorganiser pour mieux progresser, telle est la démarche poursuivie par le Groupe
SONELGAZ durant ces dernières années, l’enjeu étant la qualité du service rendu à la
clientèle ; un projet muri au sien de l’entreprise, pour aboutir à la finalisation de son
organisation en Groupe Industriel (maison mère/filiales) constitué de trente-trois (33) filiales
et de six (06) sociétés en participation directe.

Cette période reste marquée par la détermination de SONELGAZ à faire plus et mieux,
en mobilisant des financements importants afin de développer et renforcer ses infrastructures
électriques et gazières.

La dynamique d’investissement a concerné tous les métiers et toutes les zones


géographiques, pour assurer un approvisionnement en énergie et assurer un service de qualité
à la clientèle.

2011 : Amendement des statuts de SONELGAZ

Les statuts de SONELGAZ adoptés en 2002, ont été révisés et approuvés par le conseil
des ministres, le lundi 2 mai 2011 et deviennent, de ce fait, en conformité avec le dispositif
de la loi N°02-01 du 5 février 2002 relative à l’électricité et la distribution du gaz par
canalisations.
Désormais, SONELGAZ (SPA) est organisée en "société holding" sans création d'une
personne morale nouvelle et prend la dénomination de SONELGAZ. Par ailleurs, la société
holding SONELGAZ et ses sociétés filiales forment un ensemble dénommé "Groupe
SONELGAZ".
Dans les statuts amendés, SONELGAZ conserve le rôle de détenteur du portefeuille des
actions constituant le capital social de ses filiales.

101
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Les conseils d'administration des filiales, constituent les relais incontournables


permettant à la société holding de suivre et d'orienter le pilotage des filiales.
Aujourd'hui, cette entreprise occupe une place très importante en matière de
production, de transport et de distribution d’énergie électrique et gazière. On peut le
constater dans l’importance de son chiffre d’affaire, nombre de sa clientèle, longueur de son
réseau… etc.

2. Missions et attributions du groupe SONELGAZ

Le groupe SONELGAZ est une entreprise devenue leader dans la production, le


transport et la distribution de l’énergie que ce soit à l'étranger ou en Algérie avec ses 11 097
679 clients en Algérie soit 7 428 843 pour l’électricité et 3 668 836 concernant le gaz.
De par son décret N°026195 du 01/06/2002, elle a pour objectif :
 La production et la commercialisation de l'électricité et du gaz à l'étranger et en
Algérie ;
 Le transport du gaz pour le marché national et international ;
 La distribution et la commercialisation du gaz par canalisation en Algérie ;
 L'étude ainsi que le développement des énergies nouvelles ;
 De devenir une société actionnaire (portefeuille d’action) ;
 De devenir leader dans la prestation et dans l’équipement en matière énergique.

2.1. Réussite de SONELGAZ

 Sa réussite est essentiellement due à ses 72 598 agents qui veillent chaque jour au
bon fonctionnement de l’activité ;
 Son succès s’explique aussi par ses 34 filiales et ses 5 sociétés en participations
puisque ses filiales assurent la production, le transport et la distribution de
l’électricité et gaz ;
 C'est ce qui concrétise le principe de la "décentralisation" dans la gestion des
activités de l’entreprise renforcée par sa coordination, sa diffusion de l'information
et sa prise de décision ;
 Sa place de leader a été aussi obtenue grâce à ses infrastructures lui permettant une
grande capacité d’intervention :

102
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 293 473 kms de réseaux d’électricité et 78549 kms réseaux de gaz ;


 Sa production d’électricité de 54 086 MW ;
 Ses recettes s’estimant à 233 Milliards de Dinars.

2.2. Entreprise innovante

 Elle se caractérise par sa capacité innovante à rechercher et à développer de


nouvelles énergies comme le solaire et l’éolien ;
 C‘est le cas avec le programme national de développement des énergies
renouvelables pour l'année 2011 à 2030 qui vise une production de l’énergie
solaire et éolien de 40 %.

2.3. Entreprise qui forme

SONELGAZ est une entreprise participante à la formation des jeunes par le biais de
plusieurs formations spécialisées dans des instituts externes mais aussi dans son propre
institut de formation qui s’appelle « Institut de formation de l’électricité et du gaz » de Ben
AKENOUN, des écoles de la ville de Blida et de Ain M’LILA qui sont des écoles de
formations techniques afférentes aux métiers de l’électricité et du gaz.

2.4. Entreprise d’action sociale

Elle apporte un soutien dans le mouvement sportif, en promouvant certains sports


comme le football et bien d’autres disciplines, en plus de cela, elle participe aux aides
nécessaires mais c’est une aide supplétive.

Elle contribue aussi à la promotion de la culture Algérienne et permet sa sauvegarde.

2.5. Société de travaux du groupe SONELGAZ

Elle se compose aussi de la compagnie de l'engineering de l'électricité et du gaz


composé de plusieurs filiales spécialisées dans la réalisation des infrastructures énergétiques
comme la réalisation de travaux de montage industriel.

103
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

3. Organigramme et structures de la direction de distribution de Tizi-Ouzou

Avec le temps, l’entreprise s’est dotée de nouvelles structures lui permettant de se


développer et de décentraliser les missions des agents qu’elle emploi.

Cette décentralisation permet aujourd’hui à l’entreprise d’être plus rapide, plus efficace
et permet aux différentes structures de moins sentir la pression.

3.1. Organigramme de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou

Notre étude se déroule dans la Direction régionale de Tizi-Ouzou, son organigramme


est présenté comme suit :

104
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Figure n°03 : Présentation de l’organigramme de la Direction de Distribution de


Tizi-Ouzou

Directeur de le Distribution

Attaché communication Secrétaire de Direction

Ingénieur Sécurité (HSE) Division Techniques Electricité

Division Techniques Gaz Service Juridique

Division Relations Assistant de la Sureté Interne


Commerciales des Etablissements

Division Finance et Division Ressources Humaines


Comptabilité

Cellule Contrôle et Division Etudes d’Exécution


Inspection Travaux Électricité et Gaz

Division Administration et Division Planification


Marché Électricité et Gaz

Service Affaires Générales Division Exploitation des


Systèmes d’Informations
Source : Document interne de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou

105
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

3.2. Le fonctionnement des structures de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou

La Direction de Distribution de Tizi-Ouzou se subdivise sur plusieurs divisions dont


nous situerons les plus importantes.

3.2.1. Les divisions de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou

a. La Division Gestion des Systèmes Informatiques

C'est une division qui a pour rôle de créer la base de données de l'entreprise et de
permettre l'utilisation de plusieurs systèmes tel que :
 Le « Système de Gestion de la Clientèle » qu'on utilise essentiellement dans le
service trésorerie ;
 Le système « HISSAB » pour le service comptable ;
 Le système « NOVA » pour le service ressource humaine.

b. La Division Administrative du Marché

Cette division a pour rôle l’élaboration et le suivi des marchés, l’ouverture et la gestion
des autorisations de programmes pour la réalisation des engagements de l’entreprise, ainsi que
la prise en charge du travail administratif qui en découle tel que le traitement et
ordonnancement des factures fournisseurs.

c. Division Relations Commerciales

C'est une division qui met en relation les acteurs clés de l'entreprises à travers des
documents comptables qui seront contrôlés par la division finance et comptabilité pour la
plupart (banque-entreprise, clients-entreprise). La gestion directe de la clientèle est assurée
par les dix-sept agences commerciales de la direction de distribution dans un objectif de
proximité et une meilleure efficacité et rapidité dans la prise en charge des travaux.

Les dix-sept (17) agences commerciales :


1. TIZI-OUZOU
2. DRAA BEN KHEDDA
3. DRAA EL MIZAN
4. AZAZGA

106
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

5. LARBA-N-IRATHEN
6. AIN EL HAMMAM
7. TIGZIRT
8. BOUZEGUENE
9. OUAGNOUN
10. BOGHNI
11. OUADHIAS
12. BENI DOUALA
13. KRIM BELKACEM
14. MEKLA
15. AZZEFOUN
16. MAATKAS
17. IFARHOUNEN
Cette division et ses agences commerciales utilisent essentiellement le logiciel "SGC"
(système de gestion de la Clientèle), dans la gestion de sa clientèle en termes de créances et
encaissements.

d. La Division Ressource Humaine

Comme son nom l'indique, cette division s'occupe essentiellement de la gestion de la


ressource humaine comme les recrutements, les congés, les promotions et avancements,
l’élaboration de la paie.

Elle s’occupe aussi de l’établissement de tous les documents administratifs nécessaires


tels que les contrats de travail assurent le lien entre l’employeur et les organismes sociaux, en
matière de la sécurité sociale par exemple.

Pour son fonctionnement, elle utilise un système d’information appelé « NOVA ».


Celui-ci est lié directement au système HISSAB, ce qui permet la génération automatique des
écritures comptables.

e. La Division Technique d'Electricité

Anciennement appelée la Division d’Exploitation d’Electricité, cette division a pour


mission d’assurer le bon fonctionnement du réseau électricité de l’entreprise en prenant en

107
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

charge les travaux d’entretiens des réseaux (entretiens programmés ou dans le cadre des
dépannages suite incidents).

Cette division est composée de trois services :


 Le service contrôle exploitation réseaux qui élabore les programmes d'entretiens
des ouvrages et contrôle leur application ;
 Le service en maintenance électricité en procédant à la recherche et à la
localisation des défauts des câbles ;
 Le service télé conduite en installant et en suivant la maintenance des automates de
réseaux.

f. La Division Technique de Gaz

Anciennement appelée la Division Exploitation du Gaz, cette division comme la


Division Technique d’électricité, s'assure du bon fonctionnement et de la bonne exploitation
du gaz (mise en œuvre, installation, sécurité etc.)

Elle est composée de trois services :


 Le service contrôle exploitation réseaux qui élabore les programmes d'entretien des
ouvrages et contrôle leur application ;
 Le service développement des réseaux gaz qui étudie les schémas de restrictions et
de développements des réseaux MP des agglomérations ;
 Le service maintenance gaz qui procède à la recherche et à la localisation des
défauts de canalisations.

g. La Division des Affaires Générales

Cette division a pour missions :


 D’Assurer la gestion des moyens, le matériel ainsi que les infrastructures de la
direction de distribution ;
 Le suivi et la gestion du gardiennage des locaux de la direction de distribution ;
 Le suivi et la gestion de l'entretien ainsi que le nettoyage des locaux de la direction
de distribution.
Cette division s'occupe des achats :
 Elle assiste les structures opérationnelles pour les achats groupés ;

108
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Procéder aux achats des fournitures classiques et spécifiques ;


 Assurer la gestion de l'économat.
Elle s'occupe aussi du parc automobile :
 Assurer les prestations relevant des activités parc automobile.
 Assurer la gestion des carburants, des assurances, des vignettes etc...
 Assurer les prestations diverses avec les partenaires.
Cette division s'occupe des documentations et des archives :
 Purger et classer les archives de la Direction Générale de Distribution (DGD) ;
 Organiser et gérer la bibliothèque de la Direction Régional ;
 Assurer l'approvisionnement de la bibliothèque en documents, revues …

h. La Division Finance et Comptabilité (DFC)

C'est une division crée en 2005, au niveau de la Direction de Distribution, dans le cadre
de la décentralisation des missions de la Direction Générale de la Filiale SADEG dans
l’objectif d’alléger le rôle des structures déjà présentes.

La DFC de la direction de la Distribution de Tizi-Ouzou a pour rôle d'assurer :


 L'enregistrement de tous les mouvements des comptes du bilan ainsi que des
comptes de gestion ;
 Les dépenses engagées par l'entreprise ;
 L’élaboration des budgets et tableaux de bords ;
 L'assistance et le contrôle de la gestion de l'entreprise.
Cette division se divise donc en 4 services :

Figure n°04: Présentation de la Division Finance et Comptabilité

Division finance et comptabilité

Service Financier Service contrôle et Service Budget et


inspection Service Comptable contrôle de
gestion
Source : Document interne de la DD de Tizi-Ouzou

109
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Service comptable
Il permet d’enregistrer les écritures comptables concernant les différentes opérations
comptables de l’entreprise ainsi que les mouvements touchant l'actif et le passif de
l'entreprise, l'élaboration des déclarations fiscales mensuelles et annuelles et sur la
comptabilité générale et analytique.

Il permet aussi d’élaborer et d'adapter des règles et méthodes comptables, interprète les
résultats et permet la mise à jour du patrimoine de l'entreprise.
 Service budgétaire
Il permet d'analyser et de prévoir les couts budgétaires endurés par l'entreprise et trace
un programme de contrôle de gestion d’entreprise, recherche un équilibre financier que ce soit
à court terme ou à long terme
 Service financier
Il permet de prévoir les recettes et dépenses de l'activité économique engagée par
l'entreprise et permet aussi de réunir l'argent afin de répondre aux besoins de l'entreprise
comme le rapprochement financiers et comptables (CCP, BNA), le paiement des salaires, des
factures des artisans et les cotisations.
 Service contrôle et inspection
Chargé de la conformité des transferts des activités et de leur prise en charge dans les
normes réglementaires requises, il agira sur :
 La gestion des travaux ;
 La gestion de la clientèle ;
 La tenue et le rapprochement des comptes ;
 Le respect des procédures ;
 Le contrôle des caisses.

3.3. Assistants du directeur de Distribution

a. Chargé de la communication

Il conçoit et organise les informations qui doivent être publiées en utilisant les supports
appropriés, c'est à dire (les dépliants, les affiches, la presse, les radios locales, les brochures)
en se basant sur la politique choisit par l’entreprise.

110
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Il participe aussi avec la direction générale aux distributions et manifestations


commerciales.

b. Chargé de la sureté interne

Il a pour missions de :
 Suivre de manière permanente tous les aspects de la sureté interne de la direction
de distribution, et tous les établissements rattachés ;
 S’assurer du bon fonctionnement des moyens de sécurisation mise en place ;
 Faire des comptes rendus en temps réel en cas d'événement affectant la Sureté
Interne ;
 L’élaboration du plan de Sureté Interne de la direction de distribution en
collaboration avec les services de sécurité de la wilaya et les autorités locales.

c. Chargé de la sécurité

Il doit :
 Préparer les réunions de Commissions d’Hygiènes et Sécurités pour le compte de
la Direction ;
 Préparer des simulations d'incidents des énergies avec les services techniques
(districts) ;
 Mettre au point le programme annuel d'action.

d. Service des affaires juridiques

C'est un service qui a pour missions :


 Prendre en charge les affaires d'ordre juridique des structures de la direction
régionale ;
 Prendre les mesures permettant d'assurer le recouvrement des créances de toutes
natures ;
 Participer à la rédaction des cahiers de charges et contrats à la commission des
marchés.

111
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

3.4. Différentes tâches du service exploitation

3.4.1. Définition du service exploitation

Son champ d’action est le contrôle et la comptabilisation des opérations d’exploitations


courantes et financières. Il est à noter que la comptabilité de la SONELGAZ peut être divisé
en deux types :
 Une comptabilité intégrée où toutes les écritures comptables sont automatisées. Pour
ce type d’écriture, le travail de la DFC consiste à contrôler seulement la conformité
ex : Le Chiffre d’affaires et la paie ;
 Une comptabilité manuelle ou les écritures sont constatées au niveau de la DFC à l’aide
d’un système de comptabilité nommé « HISSAB ». La comptabilité est constatée au niveau
des DFC/DD sur la base des documents réceptionnés tels que les factures fournisseurs….

3.4.2. Différentes tâches des agents du service exploitation

a. Chef du Service

Dont les missions sont :


 Coordonne et suit les travaux effectués par les agents sous sa coupe ;
 Contrôle de la balance ;
 Calcul et déclaration des chiffres d’affaires et base d’imposition à la TAP et TVA
et de la régularisation annuels ;
 Participe aux travaux comptables de fin d’année (détermination du résultat, clôture
et réouverture des comptes) ;
 Etablit les tableaux de synthèses mensuels et de fin d’année ;
 Suivi des comptes de gestion ;
 Suivi des clôtures des autorisations de programme ;
 Suivi des inventaires de fin d’année.

b. Deux chargés d’étude

Dont les missions sont :

 Mise à jour du fichier auxiliaire par rapport au grand livre ;


 Comptabilisation des amortissements en fin d’année ;

112
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Comptabilisation des ordres d’écritures émanant du fichier central ;


 Contrôle et envoi des propositions de clôture au fichier central ;
 Etablir les déclarations mensuelles des impôts ainsi que les régularisations
annuelles ;
 Assure la gestion des investissements (fichier auxiliaire et fichier central) ;
 Suivi et rapprochement des comptes des impôts ;
 Détermine le chiffre d’affaire annuel imposable ;
 Comptabilisation des avis d’échange interne (émis et reçus) ;
 Traitement et comptabilisation des demandes de chèques et notes de
remboursement des structures de la direction de distribution.

c. Trois comptables principaux

Dont les missions sont :


 Traitement, contrôle, comptabilisation et classement des factures fournisseurs ;
 L’agent doit s’assurer de la conformité du dossier de facturation et procéder à
l’affectation de la charge aux comptes de la société ;
 Vérification et suivi des menus dépenses (états de caisses) ;
 Suivi et comptabilisation de l’inventaire du carburant.

d. Deux comptables principaux

Dont les missions sont :


 Contrôle et comptabilisation des caisses (les encaissements et les comptes
créances) ;
 Validation des synthèses financières (les mouvements financiers).

113
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Section 02 : Le déroulement des travaux d’inventaire au sein de la Direction de


Distribution

Après la présentation de l’organisme d’accueil, cette section est consacrée à présenter


le déroulement des travaux d’inventaire au sein de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou.

1. Inventaire physique du patrimoine de l’entreprise

1.1. Inventaire des immobilisations

La Direction Distribution de Tizi-Ouzou possède des immobilisations corporelles


occupant une part très importante dans son bilan, voir plus de 90% du total de son actif.

Nous constatons que l’actif non courant de l’entreprise est constitué uniquement des
immobilisations corporelles et investissements en cours, car la gestion des immobilisations
incorporelles et financières sont centralisées au niveau de la direction générale du groupe
SONELGAZ.

Les immobilisations au sein de la DD sont divisées en deux fichiers : fichier central et


fichier auxiliaire.

1.1.1. Le fichier central

C’est l’ensemble des immobilisations gérées au niveau de la direction générale,


constitué des terrains et agencements, des bâtiments industriels, administratifs et
commerciaux et des différentes installations complexes relatives aux réseaux électricité et
gaz.

Ce fichier est rassemblé dans un inventaire informatisé qui fait l’objet d’un traitement
annuel, pour le calcul de la charge d’amortissement à constater, et comporte pour chaque
investissement les informations relatives à :

 La nature de l’investissement ;
 Son indentification ;
 Sa codification géographique (unité d’exploitation) ;
 L’année de mise en service ;
 Les références des documents d’acquisition ;

114
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Sa valeur d’acquisition ;
 Les réévaluations éventuelles ;
 Les renseignements nécessaires à la tenue des comptes de comptabilité générale.
En outre, cet inventaire permet également de connaître la valeur des amortissements
pratiqués antérieurement, ainsi que la valeur résiduelle (valeur comptable nette ou VNC).
Annuellement, ce fichier est rapproché avec les éléments physiques sur le terrain et validé par
le gestionnaire pour dégager les écarts positifs et négatifs.

Les comptes du fichier central sont donnés dans le tableau suivant :

Tableau n°30: Les comptes du fichier central

Compte Libelle
Durée de vie
211 Terrains -
212 Agencements et aménagements de terrain 45
21311 Bâtiments industriels 25
21312 Bâtiments administratifs et commerciaux 50
21313 Bâtiments sociaux 50
213200 Voies d'accès 45
213211 Ouvrages de génie civil 45
215200 Equipement des postes HT 25
215201 Transformateurs de puissance de réglage 25
215202 Réseaux HT aériens 25
215203 Réseaux HT souterrains 25
215204 Postes de distributions 25
215206 Réseaux BT aériens 30
215207 Réseaux BT souterrains 30
215209 Contrôles protections et annexes 25
215211 Postes de détente et predétente 20
215214 Canalisation MP (acier) 20
215215 Réseaux MP BP cuivre 20
215216 Canalisations BP acier 20

115
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

215217 Canalisations BP MP plastique 20


215219 Contrôles protections Gaz 20
2152251 Installations annexes fichier central 25
2152261 Installations matériel de transmission fichier central 10
Source : Document interne de la DD

1.1.2. Le fichier auxiliaire

Le fichier auxiliaire renferme les autres immobilisations, de faible valeur unitaire, en


comparaison avec celles du fichier central, gérées par la DD, et constituées de :

 Le mobilier et matériel de bureau ;


 Le matériel informatique ;
 Les installations de climatisation, de système anti-incendie ; …
 L’outillage ;
 Le parc roulant ;
 Les branchements électricité et gaz ;
 Les compteurs électricité et gaz…
Ce fichier est suivi, renseigné et mis à jour par la DFC de la DD, dans le même esprit
que le fichier central. Il fait de même l’objet de mouvement en cas de transfert, cession ou
sortie d’actif, et à chaque fin d’exercice, de calcul d’amortissement linéaire.

Comptablement, ces acquisitions sont inscrites au compte 23xx, puis transférées au


compte 21xx approprié sur la base d’une décision d’affectation. En effet, toute les acquisitions
d’investissement devront faire objet d’une décision d’affectation établie par les services
gestionnaires et transmise au service comptable au même temps que la facture d’achat. Cette
décision comporte les renseignements suivant :

 L’identification du bien : la nature du bien, le numéro de série, la marque, le modèle,


le type et l’immatriculation ;
 Les éléments de valorisation (le montant + TVA) ;
 Les références de la facture d’achat ;
 La nature d’achat (nouvelle acquisition ou remplacement) ;
 L’imputation crédit (AP) ;

116
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 La date d’affectation ;
 La structure d’affectation (le service utilisateur) ;
 Le code à barres (il est affecté un code à barres à chaque immobilisation relevant du
fichier auxiliaire).
Le fichier auxiliaire (l’inventaire) permet principalement :

 De suivre les mouvements d’investissements ;


 De calculer les amortissements en vue de l’établissement du bilan ;
 De servir de base à une éventuelle réévaluation légale.
L’entrée d’un élément au fichier auxiliaire nécessite la présentation de la facture
d’achat ou de réalisation ainsi que la décision d’affectation du bien au service utilisateur.

Comme pour le fichier central, il est aussi rapproché en fin d’année avec les éléments
physiques sur le terrain (comparaison entre le fichier comptable et l’inventaire physique) afin
de dégager des écarts positifs ou négatifs.

Les comptes du fichier auxiliaire sont donnés dans le tableau suivant :

Tableau n°31: Les comptes du fichier auxiliaire

Compte Libelle Durée de vie


2152262 Installations matériel de transmission fichier 10
21821 Matériel informatique fichier central 10
21851 Agencements des bâtiments administratifs et commerciaux 10
215208 Branchements et colonnes montantes 25
215218 Branchements et postes de livraison 25
21530 Petit outillage et appareillage divers 5
215312 Gros outillage fichier auxiliaire 10
21533 Matériel bases de chantier 3
21800 Mobilier de bureau 10
21810 Matériel de bureau 10
218223 Equipement spécifique centre de traitement informatique 3
218224 Autre matériel micro-informatique 4
218321 Mobilier équipement ménager identifiable 10

117
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

21840 Matériel automobile 5


218521 Installation de protection contre 10
218522 Installation de climatisation 10
218524 Autres agencements bâtiments administratifs et 10
218722 Installation de climatisation 10
2188040 Compteurs électricité en service 25
2188041 Compteurs gaz en service 25
218805 Transformateurs de mesure 25
21881 Matériels installations chez les tiers 25
21882 Transformateurs de puissance de rechange 25
2188340 Compteurs électricité 25
2188341 Compteurs gaz 25
2188440 Compteurs électricité 25
2188441 Compteurs gaz 25
Source : Document interne de la DD

1.1.3. L’acquisition des immobilisations

Tout investissement est conditionné par l’ouverture d’une AP, ces investissements
sont comptabilisés d’abord au débit des comptes (23xx) qui seront ensuite transférés à leurs
comptes.

a. Seuil de comptabilisation en immobilisation

Le principe retenu au niveau de l’article 121-4 de l’arrêté d’application du SCF stipule


que : « Les éléments de faible valeur peuvent être considérés comme entièrement consommés
dans l’exercice de leur mise en service et par conséquent ne pas être comptabilisés en
immobilisations ; »

Au niveau de SONELGAZ, le seuil de comptabilisation des éléments d’investissement


mobilier au niveau des comptes d’immobilisation est fixé actuellement à 5000 DA, en dessous
duquel les achats peuvent être considérés comme entièrement consommés, et comptabilisés en
tant que charge de l’exploitation.

118
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

b. La notion de l’autorisation de programme

L’autorisation de programme (AP) est l’autorisation par laquelle la direction générale


donne à une unité le pouvoir d’engager des dépenses pour la réalisation d’un investissement,
et pour laquelle une enveloppe financière est allouée.

Autrement dit, au niveau de la SONELGAZ, toute dépense d’investissement est


conditionnée par l’ouverture d’une autorisation de programme.

L’AP constitue l’élément central de la gestion des crédits. Elle fixe le cadre budgétaire
pour toute opération d’investissement.

Elle permet au plan :

 Des prévisions budgétaires : d’assurer une meilleure allocation de ressources.


 Du contrôle de gestion : de suivre les dépenses effectuées et en assurer le contrôle par
rapport aux prévisions.
 De l’intégration au fichier des immobilisations : de permettre l’amortissement des
ouvrages (reconstituer le cout de l’opération à partir des dépenses par nature
d’investissement)
Une AP est nécessaire pour toute opération dont la réalisation a une incidence sur le
patrimoine de l’entreprise (elle permet d’immobiliser les investissements).

c. La comptabilisation d’une facture d’investissement

Dans la gestion de la SONELGAZ, les biens à inscrire en immobilisation, qu’ils soient


acquis ou produits, sont comptabilisés, en premier lieu, au débit des comptes d’immobilisation
en cours (23xx) sur la base des pièces justificatives permettant de saisir les informations
relatives :

 À la nature du bien acquis


 Aux éléments rattachés à cette acquisition (prix d’achat, frais à rattacher au cout
d’achat, impôts et taxes éventuels et non récupérables, …) ;
 À l’autorisation de programme AP ouverte à cet effet et inscrite au niveau du
programme, information de base pour la comptabilisation de l’acquisition de l’actif à
immobiliser.

119
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

La contrepartie au crédit est déterminée en fonction du type d’acquisition du bien à


immobiliser :

 Fournisseurs d’immobilisations (404xx) dans le cas d’un achat direct auprès d’un tiers.
 Production immobilisée d’actifs corporels ou incorporels (731xx ou 732xx) dans le cas
d’un bien produit par l’entreprise pour elle-même.
Au niveau de SONELGAZ, le seuil de comptabilisation des éléments d’investissement
mobilier au niveau des comptes d’immobilisation est fixé actuellement à 5000,00 DA, en
dessous duquel les achats peuvent être considérés comme entièrement consommés, et
comptabilisés en tant que charge de l’exploitation.

 Comptabilisation des immobilisations achetées


Débit Crédit Libelle de compte Débit Crédit
232xx Immobilisation corporelle en cours xxx
237xx Immobilisations incorporelle en cours xxx
4450xx TVA sur investissement xxx

404xx Fournisseurs d’immobilisations xxx


4041x Retenue de garantie sur fournisseurs xxx
d’immobilisations
4094x(ou Avances et acomptes versés sur xxx
238x) commandes d’immobilisations
(Constatation de la facture)

 Comptabilisation des immobilisations réalisées par l’entreprise


Dans le cas des immobilisations réalisées par l’entreprise, ceux-ci font préalablement
l’objet de comptabilisations au niveau des comptes de charges, par nature, en contrepartie des
comptes de tiers (40xx fournisseurs), le transfert se fera ensuite sur les comptes
d’immobilisation en cours, comme décrit plus haut.

Débit Crédit Libelle de compte Débit Crédit


6xxxx Charge par nature de l’opération xxx
4450xx TVA à récupérer xxx
40xxx Comptes de fournisseurs xxx
(Constatation de la facture)
232xx Immobilisation corporelle en cours xxx
237xx Immobilisations incorporelle en cours xxx
731xx Production immobilisée d’actifs incorporels xxx
732xx Production immobilisée d’actifs corporels xxx
(Inscription de l’immobilisation en cours)

120
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Le processus de comptabilisation des biens à immobiliser est le même (par le biais des
0comptes d’immobilisations en cours), que ceux-ci soient acquis par achat direct ou à l’issue
d’une réalisation qui s’étale dans le temps quelle qu’en soit la durée.

 Comptabilisation des immobilisations acquis à titre gracieux


Débit Crédit Libelle de compte Débit Crédit
204xx Logiciels informatiques et assimilés xxx
208xx Autres immobilisations informatiques xxx
7570x Produit exceptionnel sur opérations de xxx
gestion

(Constatation des immobilisations incorporelles


acquises à titre gracieux)

Débit Crédit Libelle de compte Débit Crédit


211xx Terrains xxx
212xx Agencement et aménagement de terrains xxx
213xx Constructions xxx
215xx Installations techniques xxx
218xx Autres immobilisations corporelles xxx
7570x Produit exceptionnel sur opérations de xxx
gestion

(Constatation des immobilisations corporelles


acquises à titre gracieux)

1.1.4. La clôture de l’AP et les écritures des immobilisations

La clôture du crédit est l’opération qui met fin à toute dépense sur une AP déterminée.
Elle permet d’arrêter la valeur exacte ainsi que les caractéristiques techniques des ouvrages
réalisés.

Elle permet de constater l’accroissement des investissements productifs de l’entreprise


par le transfert des dépenses en comptabilité du compte 23 « travaux en cours » aux comptes
21 « investissement en service » appropriés, tel que le compte 215202 « réseaux HT MT
aériens ».

L’immobilisation permet également de procéder à la comptabilisation des charges


d’amortissements.

121
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

La proposition de clôture est faite par le service gestionnaire (ayant géré les travaux de
réalisation ou d’acquisition de l’investissement) sur un imprimé normalisé.

Elle constitue l’inventaire des immobilisations (réalisé à l’aide de l’AP). Elle doit
comprendre la consistance physique de l’ouvrage, la description et l’identification de chaque
élément ainsi que le coût.

L’approbation de cette proposition de clôture par la structure comptable de la direction


générale DFC-SDC, se traduit par le transfert des dépenses réalisées du compte 23
« investissements en cours » au compte de l’investissement approprié. Cette dernière permet
de comptabiliser les écritures de transfert, directement, vers les comptes de l’investissement
en service pour ce qui concerne la partie relevant du fichier auxiliaire, et comptabiliser dans
un compte d’attente, à savoir le compte « 47107 », les mouvements relevant du fichier central.

Débit Crédit Libelle de compte Débit Crédit


21xx Immobilisations corporelles (pour la partie xxx
fichier auxiliaire)
47107 Ecritures fichier central à régulariser (pour xxx
la partie fichier central)
232x Investissements en cours xxx

(Constatation des écritures de transfert des


immobilisations)

A la réception de l’ordre d’écriture de la DFC-SDC, la DD procède à la prise en


charge des écritures d’immobilisation relatives à la partie fichier central.

Débit Crédit Libelle de compte Débit Crédit


21xx Immobilisations corporelles xxx
47107 Ecritures fichier central à régulariser xxx
(pour la partie fichier central)

(Constatation des écritures de transfert des


immobilisations)

1.1.5. Réalisation de l’inventaire physique des immobilisations

La prise d’inventaire des immobilisations passe par trois phases principales :

 La préparation de l’opération prise d’inventaire ;

122
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Le recensement (comptage) ;
 La consolidation des données de l’inventaire.

a. Préparation de l’inventaire

Les inventaires physiques, quels que soient leurs volumes, peuvent être réalisés
rapidement et d’une façon fiable à condition que les modalités pratiques du déroulement des
opérations sont soigneusement mises au point et préparées à l’avance.

C’est pourquoi l’identification, l’estimation et la transcription fidèle dans les comptes


de ce patrimoine peuvent être réalisées sans difficultés ou risques d’erreurs majeurs.

Cette phase est essentielle et doit déterminer les modalités pratiques de réalisation de
l’opération prise d’inventaire qui comporte les étapes suivantes :

 Réunions d’information et de sensibilisation ;


 Sensibilisation du personnel ;
 Note d’instruction interne ;
 Fixation des dates de début et fin de recensement ;
 Eléments à recenser ;
 Equipes de recensement et supervision.

b. Recensement des biens

L’inventaire des immobilisations doit concerner d’une façon précise et exhaustive tous
les biens du fichier auxiliaire, cette phase succède à la phase préparatoire, à l’issue de
laquelle :

L’impression des étiquettes en codes à barres aura été réalisée

Les consignes de recensement auront été suffisamment comprises par les acteurs de
l’opération

La commission de supervision et de pilotage doit définir les lieux à inventorier. Elle


doit pour cela, s’assurer que tous les éléments du patrimoine sont localisés et seront visés par
l’opération.

123
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Chaque lieu doit être pris à part par une ou plusieurs équipes de recensement en
présence d’un membre du service responsable de ce matériel.

Afin d’éviter les omissions, tout élément qui ne porterait pas d’étiquettes (code à
barre) sera inventorié par le numéro de série, marque, type, …

c. Consolidation des données et validation de l’inventaire

Toutes les fiches d’inventaire sont consolidées dans un seul fichier sous format EXCEL.

Après récupération et consolidation des données de l’inventaire de toutes les


structures, un traitement de ces données relatif au rapprochement des articles inventoriés avec
le fichier du gestionnaire doit être fait pour éviter les omissions.

L’édition de l’état final de l’inventaire physique validé et signé par l’ensemble des
intervenants (équipe de comptage) et par la commission de supervision et de pilotage de
l’inventaire.

L’élaboration du rapport final de l’opération de l’inventaire doit être signé par le


premier responsable des moyens généraux et le transmettre accompagnés des documents y
afférents à la DFC et à la commission de traitement des écarts.

1.1.6. Rapprochement et identification des écarts d’inventaire

Le rapprochement et l’identification des écarts sont définis comme suit :

a. Le rapprochement

Un rapprochement est une action par laquelle on rapproche deux choses pour les
comparer soit par une clé primaire ou bien par d’autres critères.

La phase de rapprochement permet d’identifier de de relever les écarts.

En effet, elle consiste à comparer le fichier comptable et celui de l’inventaire physique.

Cette phase consiste à traiter les écarts d’inventaire afin de les réduire au maximum.

La clé primaire de rapprochement entre les deux fichiers est le code à barre mis sur
chaque article si les biens sont étiquetés et codifiées correctement et la codification spécifique
pour certains biens par exemple :

124
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Le N° de châssis pour les véhicules, lourd et engins.


 Le N° de série pour les transformateurs et les compteurs.
Par ailleurs, le rapprochement peut se fais par d’autres critères :
 Le rapprochement par la désignation du bien et surtout dans le mobilier de bureau
(chaise, table, armoire, …) ;
 La marque du bien (parc informatique) ;
 Le numéro de série du bien (parc informatique, climatisation, matériel de
transmission, transformateur, ...) ;
 Le rapprochement quantitatif : le nombre des articles de la même nature, modèle
inventorié et le nombre des articles acquis dans le fichier auxiliaire en prise en compte
l’état du bien.
Le rapprochement avec ces critères permettra de réduire au maximum les écarts
négatifs et positifs.

Cette démarche concerne uniquement des écarts relatifs aux anciennes acquisitions, dont la
durée est plus de 10ans.

b. Identification des écarts

La commission de traitement des écarts procédera au rapprochement des données du


fichier de l’inventaire avec les données du fichier comptable afin de dégager les écarts
suivants :

 Articles existant dans l’inventaire physique mais n’existe pas dans le fichier comptable
(écarts positifs) ;
 Articles existant dans le fichier comptable mais n’existe pas dans l’inventaire physique
(écarts négatifs).

1.2. Inventaire des stocks

La nature de l’activité de l’entreprise ne nécessite pas la disposition des stocks car le


produit est livré directement aux clients. En d’autre terme, la Direction de Distribution n’est
qu’un intermédiaire entre les sociétés de productions et les clients consommateurs en assurant
la mise en place d’investissement et d’infrastructures afin de mettre à la disposition des clients
les deux produits : Electricité et Gaz.

125
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

1.3. Inventaire des créances

L’inventaire des créances se fait par le rapprochement entre le solde figurant sur le
système commercial (CRMS et GTC), et le système comptable (CTC et HISSAB).

 Système commercial : il contient deux systèmes CRMS et GTC.


CRMS : est un système de gestion des relations clientèles géré par la division des relations
commerciales, qui a pour fonction :
 Le raccordement de la clientèle nouvelle ;
 Gestion de la clientèle ;
 Relevé, facturation, travaux, consommation, recouvrement ;
 Il permet de restituer l’état de créances réglées ou non réglées des clients ;
 Il permet aussi la restitution des états fiscaux (droit de timbre, taxe d’habitation, droit
fixe, taxe sur vente des produits énergétiques, …).
GTC : système de gestion trésorerie clientèle, qui est destiné à la trésorerie client (structure
appartenant au service finance DFC). Il a pour objectif la gestion des flux de trésorerie client :

 Il permet l’encaissement des factures (en espèce, chèque, …) ;


 Prise en charge des encaissements non identifiés ;
 Prise en charge des chèques impayés ;
 Mettre à jour le portefeuille client à l’instant « T » ;
 Emettre la situation des créances par client ;
 Permet de transfert les informations automatiquement à CTC comme il est relié à
CRMC.

 Système comptable : il est composé de deux système, CTC et HISSAB.


CTC : système de comptabilité trésorerie client ; ce système destiné au service comptabilité
DFC, il prend en charge la pré-comptabilisation de tous les mouvements comptables liés à la
gestion des comptes clientèles.

 Pré-comptabilisation des encaissements ;


 Pré-comptabilisation des chèques reçus ;

126
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Pré-comptabilisation des encaissements non identifiés ;


 Il permet la restitution des journaux auxiliaires, de la balance auxiliaire et d’un grand
livre auxiliaires par client.
Ce dernier est relié à CRMS et GTC, et transfert les données vers HISSAB pour
générer les écritures comptables définitives.

HISSAB : est lié à d’autres systèmes, d’où l’existence d’une comptabilisation automatique de
certaines opérations, qui sont :

 Le suivi des immobilisations ;


 L’établissement des ordres de virements des fournisseurs ;
 Prise en charge de la comptabilité analytique.
Ce système permet de faire ressortir les documents suivants :

 Pièce de comptabilisation (fiche d’imputation) ;


 Journal + les journaux auxiliaires ;
 La balance ;
 Le grand livre ;
 Le bilan ;
 Le compte de résultat.

1.3.1. Echéancier de l’opération d’inventaire des comptes clients

Dans le cadre de la clôture de l’exercice N, il est demandé aux directions de


distribution et aux structures centrales des régions de distribution de SONELGAZ (DC, DFC
et juridique) de procéder à l’inventaire de fin d’année de l’exercice N, des comptes liés à la
gestion clientèles.

a. Au niveau des agences commerciales

 L’inventaire doit obligatoirement être engagé au niveau des agences commerciales


après l’arrêt des caisses du 31/12/N.

127
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 L’édition des listings des portefeuilles sera effectuée après l’intégration de tous les
mouvements ainsi que les encaissements externes (EBP, EBB, EBW, et domiciliés
CCP) au niveau de la DD.

b. Au niveau de la direction de distribution

 Division Finances et Comptabilité

 D’intégrer tous les fichiers encaissements externes (EBP, EBB, EBW, et


domiciliés CCP) au plus tard : le 02/01/N+1.
 Procéder au traitement des extraits CCP et BNA au niveau MALIYA système de
rapprochement financier au plus tard le 03/01/N+1.
 Identifier tous les encaissements en instance d’affectation.
 Comptabiliser toutes les caisses (agences et DD) et synthèses financières module
CTC et valider tous les mouvements financiers pour mettre à jour les portefeuilles
y afférents.

 Division Relations Commerciales

 L’inventaire doit être effectué sur la base du listing des portefeuilles arrêtés au
31/12/N et édité via le module recouvrement HTA, HTB, MP, HP, FSM, travaux
et encaissements en attente d’affectations et les encaissements à tort (avoirs et etc.)
sur le CRMC.

1.3.2. Préparation des opérations d’inventaire au niveau de la DD

La phase de préparation des opérations d’inventaire se fait comme suit :


 La mise en place d’une commission de suivi des différences inventaires présidée par le
directeur de la direction de distribution dont la composante est la suivante :

 Le directeur de distribution- président ;


 Le chef de la division relations commerciales- membre ;
 Le chef de la division finance et comptabilité- membre ;
 Le chef de la division gestion informatique- membre ;

128
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
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 Le chef service juridique- secrétariat.

 La mise en place par décision des équipes de réalisation des inventaires segmentées
par type de portefeuille, comportant :

 La liste des agents désignés pour la réalisation des opérations d’inventaire ;


 La liste des agents chargés de superviser les opérations d‘inventaire.

Toutes les opérations sont suivies par le cabinet de commissariat aux comptes qui
supervise l’opération, assiste les structures et valide les résultats par un rapport, dont une
copie doit être transmise aux DFC et DC des régions de distribution dûment signée et
authentifiée par le cachet humide de cet organisme (cabinets).

La réalisation de l’inventaire ne peut être confié aux agents gestionnaires des


portefeuilles, les caissiers ne sont pas concernés par la réalisation d’inventaire.

1.3.3. Déroulement des opérations d’inventaire

Les étapes de l’inventaire sont les suivants :


 L’impression des listings d’inventaire de tous les portefeuilles (BT/BP, FSM, HTA,
MP, HTB, HP) et ce suivant les annexes spécifiques : 1, 2, et 3.
 Comparer les soldes des inventaires consignés sur les différentes annexes à ceux de la
balance comptable et dégager les écarts.
 Ventiler les portefeuilles par agences et par âge sur les annexes : 4, et 5.

L’inventaire des comptes directement suivis par la DFC :


 Les chèques à l’encaissement ;
 Les traites à l’encaissement ;
 Les chèques impayés ;
 Les traites impayées.

1.3.4. Traitement des écarts

Après rapprochement des soldes du système CRMS et système HISSAB, la DD


présente le tableau suivant :

129
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
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Tableau n°32: Etat récapitulatif des inventaires par portefeuille et par type de facture

Etat de la CRMS HISSAB


Portefeuilles facture Solde Comptes Montant Ecart
inventaires comptables
BT/BP CO Fraiches + 1889203881,65 41100411
douteuses 2707904689,49
BT/BP FSM 822632455,32
(-) le total des Fraiches + 3908416,54 20000,00
factures travaux Douteuses
facturées en 2020
et 2021
BT/BP CO PCX 11217339,92
CX 23175509,33 416010 34425849,25 -33199,05
BTBP FSM CX CX 0,00
Fraiches + 2809811446,86 41100421 2874457004,70
douteuses HTA
HTA/MP
Fraiches+ 65913712,17 41100428
douteuses MP
ASC 41100611 22560995,30
HTA/MP
REPRISES 27145016,79 41100621 5837173,78 15000,00
41100618 0,00
HTA CX 8351216,37 416011 8341216,37 10000,00
MP CX 0,00
HTB/HP Fraiches +
douteuses HTB 12201507,68 41100431
22193503,54
Fraiches 10365446,61 41100438
+douteuses HP 20000,00

HTB/HP ASC REPRISE 41100612 0,00


0,00 41100622 0,00
41100628 0,00
HTB CX 0,00 0,00 0,00
416012
HP CX 0,00
Factures 110143704,60 4110050 112639982,06
d’avance
Factures finales 2502277,46 4110058 6000,00

0,00 41100521 0,00


Factures finales 27678312,52 41100522 27678312,52
reprises 42581,59 41100523 42581,59

130
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

2693969,98 41100528 2693969,98


0,00 41100531 0,00
3000072,02 41100532 3000072,02
6529,60 41100533 6529,60
247898,63 41100538 247898,63 0,00
5916102,69 41100571 5916102,69
171828,31 41100572 171828,31
279996,58 4160132 279996,58
297591,96 4160133 297591,96
Factures 2740381,47 41934 8678941,50 -38000,00
d’avoirs
JEA Encaissement 88501293,24 47972002 177170037,38 -60000,00
non identifié
Source : Document interne de la DD de Tizi-Ouzou

Les états des inventaires parviennent à la division finances et comptabilité au plus tard
le jeudi 20 janvier N+1, accompagnées des fichiers correspondants élaborés sous Excel
(support magnétique CD).

En tout état de cause, l’envoi des résultats des inventaires n’exclut pas la poursuite des
recherches pour localiser les différences constatées. Si ces dernières sont localisées,
l’information doit être portée immédiatement à la connaissance de la division finance et
comptabilité DFC.

Les commissions de suivi et de validation des inventaires au niveau des différentes


structures se réunissent au plus tard le 23/01/N+1 pour l’examen des résultats des recherches
des écarts d’inventaires et faire des propositions en cas de résultats infructueux et prendre les
mesures nécessaires. Ces propositions sont consignées sur un procès-verbal.

 La comptabilisation des écarts d’inventaire des créances


Il s’agit d’analyser les soldes des comptes présentant des écarts aux soldes physique
réels et affecter les différences sur des comptes provisoires à régulariser une fois les écarts
sont identifiés et corrigés.

131
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

41100431 Client HT/HP 20000,00


4110050 Clients installations et prestations divers 6000,00
471012 Différence sur portefeuille négative 33000,00
41100421 Client énergie MT/MP 15000
41100411 Client énergie BT/BP 20000,00
41934 Client créditeur travaux 38000,00
416011 Client douteux HTA/MP 10000,00
47972002 Encaissement à affecter divers 60000,00
416010 Client douteux BT/BP 33000,00
471011 Différence sur portefeuille positive 20000,00
471011 Différence sur portefeuille positive 6000,00
471011 Différence sur portefeuille positive 15000,00
471011 Différence sur portefeuille positive 20000 ,00
471011 Différence sur portefeuille positive 38000,00
471011 Différence sur portefeuille positive 10000,00
471011 Différence sur portefeuille positive 60000,00

(Constatation des différences d’inventaire)

1.4.Inventaire de la caisse

Le détail de monnaie sera établi sur la base du dernier journal de caisse arrêté au
31/12/N et consigné sur un procès-verbal de caisse (PV de caisse).
Voici comme exemple un PV de contrôle de l’inventaire physique des espèces et
valeurs détenues par la caisse de l’agence commerciale de DRAA EL MIZAN.

Sachant que :

 Le contrôle a été effectué le 31/12/2020 par le superviseur interne et le caissier ;


 Le dernier journal de caisse a été arrêté le 31/12/2020 et fait ressortir un solde de
4822.,78 DA.

132
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Tableau n°33: Procès-verbal de contrôle des espèces détenus par la caisse de l’agence
commerciale de DRAA EL MIZAN

Nature Nombre Montant


Billets de 2000,00DA 0 0,00
Billets de 1000 ,00DA 0 0,00
Billets de 500,00DA 1 500,00
Billets de 200,00DA 0 0,00
Pièces de 200,00DA 15 3000,00
Billets de 100,00DA 0 0,00
Pièces de 100,00DA 13 1300,00
Pièces de 50,00DA 0 0,00
Pièces de 20,00DA 0 0,00
Pièces de 10, 00DA 2 20,00
Pièces de 5,00DA 0 0,00
Pièces de 2,00DA 1 2.00
Pièces de 1,00DA 1 1.00
Pièces de 0,50DA 0 0,00
Pièces de 0,20DA 0 0,00
Pièces de 0,10DA 0 0,00
Pièces de 0,05DA 0 0,00
Total général 33 4823,00
Source : Document interne à la DD

On constate une différence positive de 0.22 DA (4823 - 4822,78 = 0,22).

L’agence commerciale transfère à la DD une situation de la caisse (voir annexe n°06),


le comptable doit procéder au rapprochement du solde physique (PV de contrôle) et du solde
comptable. Sauf erreur ou omission, le solde théorique doit être identique au solde comptable.

2. Les travaux comptables

2.1. Les amortissements

La méthode d’amortissement utilisée au niveau de la Direction de Distribution de Tizi-


Ouzou est la méthode « linéaire au prorata temporis ».

Pour la durée d’amortissement (ou durée de vie des immobilisations), celle-ci diffère
d’une immobilisation à une autre, et ce, selon la nomenclature prévue pour ce fait.

Au niveau des unités (les Directions de Distribution), la prise en charge des amortissements
dépend de l’appartenance de l’investissement en question au fichier auxiliaire ou central.

133
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

2.1.1. Amortissement du fichier central

Comme il a été déjà cité dans ce qui précède, le calcul d’amortissement pour ce type
d’immobilisations est du ressort de la Direction Centrale.

Cette dernière transmet un ordre d’écritures comptables à l’unité pour la


comptabilisation des charges d’amortissement déjà calculées (voir annexe n°). La méthode
utilisée est la méthode « linéaire au prorata temporis ».

 La comptabilisation des dotations aux amortissements du fichier central

68131 Dot aux amort bâtiments 15826339,33


68132 Dot aux amort Logement personnel 979749,09
68133 Dot aux amort bâtiments sociaux 367846,01
68152 Dot aux amort installations complexes 1390353206,27
68181 Dot aux amort équipements bureau 1262317,86
68185 Dot aux amort agencements et 2303529,65
installations
281311 Amort bâtiments industriels 4655489,73
281312 Amort bâtiments adm et com 11170849,60
2813200 Amort voies d’accès 67851,37
2813211 Amort ouvrages de génie civil 911897,72
2813130 Amort Logement personnel 367846,01
2815200 Amort équipements des postes HT 34090953,19
2815201 Amort transf de puissance de réglage 2759730,44
2815202 Amort réseaux HT aériens 70646796,54
2815203 Amort réseaux HT souterrains 46966505,91
2815204 Amort postes de distribution 155499721,28
2815206 Amort réseaux BT aériens 197697323,91
2815207 Amort réseaux BT souterrains 4046736,17
2815209 Amort contrôle protection et annexes 1812826,03
2815214 Amort canalisation MP 2381376,36
2815215 Amort réseaux MP BP cuivre 364897,21
2815217 Amort canalisation BP MP plastique 859648244,52
28152251 Amort inst annexe fichier central 118310,03
28152261 Amort inst mat de trans fich central 4677577,46

(Constatation des dotations aux


amortissements fichier central)

134
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

2.1.2. Amortissement du fichier auxiliaire

La calcul d’amortissement pour ce type d’immobilisations est du ressort de la


Direction de Distribution de TIZI OUZOU. La méthode utilisée est la méthode « linéaire au
prorata temporis ».

Tableau n°34: Etat récapitulatif des dotations aux amortissements du fichier auxiliaire
de l’exercice 2021
Compte Compte Durée Montant Dot amort 2021 Cumul VNC 2021 Cumul 2020
immob Amort de vie Actif amort 2021
20400 0 3 6158930,28 2052976,76 2052976,76 4105953,52 -
21530 281530 5 297373261,94 24878819,93 231368973,97 66004287,97 206490154,04
21533 281533 3 27807620,63 11666,67 27787174,80 20445,83 27775508,13
21800 281800 10 83427097,76 4490212,02 45436457,21 37990640,55 40946245,19
21810 281810 10 12110583,36 754321,06 9279084,13 2831499,23 8524763,07
21840 281840 5 352783036,53 615000,00 341098036,53 11685000,00 340483036,53
215312 2815312 10 21487697,35 1744982,17 12996567,06 8491130,29 11251584,89
218223 2818223 4 11588407,67 213517,07 11374890,61 213517,06 11161373,54
218224 2818224 3 92146515,18 8356930,14 80637189,82 11509325,36 72280259,68
218321 2818321 10 466479,47 30688,11 260110,34 206369,13 229422,23
218521 2818521 10 5360498,00 341800,83 2908921,15 2451576,85 25671203,32
218522 2818522 10 71534592,48 6128724,37 31377521,21 40157071,27 25248796,84
218524 2818524 10 587844831,92 50514235,95 315623060,98 272221770,94 265108825,02
218722 2818722 10 235044,33 - 235044,33 - 235044,33
2152262 28152262 10 62823969,50 5027242,21 39275909,61 23548059,89 34248667,40
1633148566,40 105161117,30 1151711918,51 481436647,89 1046550801,2
Source : Document interne de la DD

 La comptabilisation des dotations aux amortissements du fichier auxiliaire

68100 Dot aux amort mobilier de bureau 2052976,76


68152 Dot aux amort installations complexes 5027242,21
68153 Dot aux amort matériels et outillages 24878819,93
68153 Dot aux amort matériels et outillages 11666,67
68153 Dot aux amort matériels et outillages 1744982,17
68180 Dot aux amort matériel de bureau et laboratoire 4490212,02
68181 Dot aux amort matériel informatique 754321,06
68182 Dot aux amort autres matériel micro-info 213517,07
68182 Dot aux amort autres matériel micro-info 8356930,14
68185 Dot aux amort agencement installation Bt sociaux 341800,83
68185 Dot aux amort agencement installation Bt sociaux 6128724,37
68185 Dot aux amort agencement installation Bt sociaux 50514235,95

135
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

681541 Dot aux amort matériel automatique 615000,00


681832 Dot aux amort mobilier et équipements ménagers 30688,11
280400 Amort mobilier de bureau 2052976,76
281530 Amort petit outillage 24878819,93
281533 Amort gros mat bases de chantier 11666,67
281800 Amort mobilier de bureau 4490212,02
281810 Amort de bureau et laboratoire 754321,06
281840 Amort matériel automobile 615000,00
2815312 Amort gros outillage fichier auxiliaire 1744982,17
2818223 Amort des matériels micro-info 213517,07
2818224 Amort autre mat micro-info 8356930,14
2818321 Amort mobilier et équipements ménagers 30688,11
2818521 Amort mobilier et équipements ménagers 341800,83
2818522 Amort des installations de climatiseurs 6128724,37
2818524 Amort autres agencements (bat adm) 50514235,95
2815226 Amort mat transm fichier auxiliaire 5027242,21

(Constatation des dotations aux amortissements


fichier auxiliaire)

2.2. Les provisions

En vertu des principes de la prudence et de l’indépendance des périodes comptables,


les provisions doivent être constituées pour que les documents comptables présentent la
situation réelle de l’entreprise, même en cas d’absence de bénéfice.

Les principales provisions constituées au niveau de la SONELGAZ sont :

 Provision pour dépréciation des créances ;


 Provision pour litige ;
 Provisions RH.

2.2.1. Provision pour dépréciation des créances

L’éventualité de la constitution d’une provision pour dépréciation des créances clients


apparaît lorsque le recouvrement d’une créance semble compromis en raison des difficultés
financières graves de l’un des clients de l’entreprise.

Un tableau distinguant les créances douteuses, irrécouvrables et insolvables par


segment de client est établi à la fin de l’exercice. En fonction de ce tableau, le service

136
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

recouvrement de la division des relations commerciales procèdent à l’estimation des


provisions à constater.

Tableau n°35: Tableau de provisions pour dépréciation des créances

Compte Type client Total créances Provisions Balance Provision à


31/12/2021 constater
4911000 Clients 316325809,98 436841067,26 309217026,98 127624040,28
ordinaires
4911001 Etat et coll pub 253013327,93 349407505,55 247327364,95 102080140,60
4911002 Secteur 1259563026,44 1739437122,73 1321256894,14 508180228,59
économique SE
4911004 Clients indiv 31644257,48 43700231,77 30933116,77 12767115,00
Total 1860546421,83 2569385927,30 1818734402,84 750651524,46
La comptabilisation se fait comme suit :

685400 Provisions/Depr. Créances CLTS Privés BT/BP 127624040,28


685401 Provisions/Depr. Créances CLTS ADM BT/BP 102080140,60
685402 Provisions/Depr. Créances CLTS SE HTA/MP 508180228,59
685404 Provisions/Depr. Créances CLTS SE HTB/HP 12767115,00
4911000 Pertes de valeur sur créances client Privé BT/BP 127624040,28
4911001 Pertes de valeur sur créances client ADM BT/BP 102080140,60
4911002 Pertes de valeur sur créances client SE HTA/MP 508180228,59
4911004 Pertes de valeur sur créances client SE HTB/HP 12767115,00

(Constatation des provisions pour dépréciation des


créances clients)

2.2.2. Provision pour litige

Il s’agit des litiges liant l’entreprise aux tiers occasionnés durant son exploitation. Le
montant de la provision à la fin de l’exercice 2021 est de 201411952,13 DA.

31/12/2021
68380 Dotation aux provision sur litige 201411952,13
15800 Provision litige 201411952,13
(Constatation de provision pour litige)

137
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

2.2.3. Provisions RH

Les provisions DH sont comptabilisées automatiquement au niveau de système


HISSAH par l’intégration de fichier numérisés transmis par la structure RH (NOVA) pour les
comptes :
 Compte 15300 « provision de départ à la retraite »
 Compte 15310 « provision indemnité médailles de mérite »
 Compte 42806 « provision performance pour Managers »
Par contre le reste des provisions RH sont comptabilisées manuellement sur HISSAB,
en application de la méthode de réajustement, les provisions concernées par cette
comptabilisation manuelle sont les suivantes :

 Compte 42800 « provision congé annuel »


 Compte 42801 « provision prime d’encouragement »
 Compte 42803 « provision reliquat de congé »
 Compte 42804 « provision pour expertise »
 Compte 42805 « provision promotion et avancement »

a. Provision de départ à la retraite

La comptabilisation de la provision de départ à la retraite en fin d’exercice 2020 au


niveau de la Direction de Distribution se fait comme suit :

31/12/2020
68301 Dotation aux provisions de départ à la retraite 132704092,76
15300 Provision de départ à la retraite 132704092,76
(Constatation de provision de départ à la
retraite)

b. Provision congé annuel exercice 2020 DD Tizi-Ouzou

Tous les salariés ont le droit au congé payé lors qu’ils ont travaillé durant une période
minimum au cours de l’année de référence. La provision pour les congés payés se calcule à
partir du salaire des mois précédents moins les indemnités liées aux activités concernées et les
primes. Le traitement comptable de cette provision se fait comme suit :

138
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Tableau n°36: Tableau de provision congé annuel exercice 2020

428000 43800 SS 42800 43800 SS Montant à Montant à


indemnité de indemnité de indemnité de indemnité de comptabiliser comptabiliser
congé congé congé annuel congé annuel 42800 43800 SS
annuel annuel balance fin balance fin indemnité de indemnité de
balance fin balance fin 2020 (solde à 2020 (solde à congé annuel congé annuel
2020 2020 actualiser)* actualiser)*
48966300,36 14445058,61 29410318,13 8676043,85 -19555982,23 -5769014,76

(*) Les chiffres qui doivent apparaitre sur la balance définitive

Le montant à comptabiliser est négatif (-5769014,76)

42800 Personnel, charges à payer 19555982,23


63130 Congés payés 19555982,23

Le réajustement de la provision se fait comme suit :

43800 Organismes sociaux 5769014,76


63500 CNAS parts patronales 5769014,76

Si le montant à comptabiliser est positif on possède à la contre passation des écritures.

3. Analyse des comptes et reclassement

Il s’agit de régulariser quelques comptes du bilan et les comptes transitoires.

3.1. Les comptes clients et fournisseurs

Il est important de vérifier régulièrement le solde des comptes clients, qui doit être un
solde à position normale à la fin d’exercice c’est-à-dire solde débiteur. Si le solde du compte
est créditeur cela signifié qu’il existe une erreur d’écriture ou une écriture omise. Concernant
le solde des comptes fournisseurs, il doit être créditeur.

3.2. Les comptes transitoires

Les comptes transitoires renferment deux catégories de comptes :

139
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Des comptes transitoires obligatoirement soldés avant la clôture qui nous


permettent de faire transiter l’opération au courant de l’année tels que les comptes
d’attentes, d’achats et de virements internes ;
 Des comptes transitoires qui nous permettent de faire transiter les flux financiers
d'une année à l'autre, donc non soldés avant clôture.

3.2.1. Les comptes transitoires obligatoirement soldés avant la clôture

 Les comptes d’attentes (47)

Un compte d'attente est un procédé de comptabilisation qui est utilisé, à titre


exceptionnel, lorsque des opérations ne peuvent pas être imputées de façon certaine à un
compte déterminé au moment où elles doivent être enregistrées ou qui exigent une
information complémentaire. Toute opération portée au compte d’attente est imputée au
compte définitif dans les délais les plus brefs (voir annexe n°07).

La constatation du compte d’attente se fait comme suit :

xxxxx Comptes de Bilan / Résultat xxx

47xxx Compte transitoire ou d’attente xxx

(Constatation du compte d’attente)

La régularisation du compte d’attente se fait comme suit :

47xxx Compte transitoire ou d’attente xxx

xxxxx Comptes de Bilan / Résultat xxx

(Constatation de la régularisation du compte d’attente)

 Les comptes de Virements internes (58)


Les comptes de virements internes sont des comptes de passage utilisés pour la
comptabilisation d'opérations de transferts internes entre des comptes financiers, ou lors de
prélèvements ou dépôts d'argent dans la caisse.

140
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Il n'est fait usage du compte " Virements internes" que pour des transferts d'un compte
propre vers un autre compte propre de l'entreprise ;

 Au niveau du Groupe SONELGAZ, ce compte est réparti en deux sous


comptes « les virements de fonds » et « les autres virements internes ». Le premier
étant destiné aux transferts de fonds entre le siège de la société et ses unités d’affaires,
tandis que le deuxième est dédié au virement de fonds d’un compte de disponibilité à
un autre compte de disponibilité, tenus tous deux à l’intérieur d’un même centre
comptable.

Pour le compte 581 « virements de fonds » :

 Pour ce qui est de la centralisation des fonds : ce compte reçoit à son crédit les
versements journaliers des unités, il est soldé à la réception des avis d’échange
internes établies par les unités en contrepartie d’un compte de liaison (compte 181).
 Pour ce qui est des mises à disposition de fonds et accréditifs : ce compte enregistre à
son débit, les montants mis à la disposition des unités ainsi que les accréditifs, il est
soldé à la réception des avis d’échange internes établies par les unités en contrepartie
d’un compte de liaison (compte 181).

Pour le compte 588 « Autres virements internes », qui permet la centralisation :


 Des virements de fonds d’un compte de trésorerie (caisse ou banque) à un autre
compte de trésorerie ;

 Et, plus généralement, de toutes opérations devant faire l’objet d’un enregistrement
dans plusieurs journaux auxiliaires.

Ce compte est crédité par le biais du compte de disponibilité qui a reçu un


encaissement, il est débité par le biais du compte de disponibilité qui a subi un décaissement.
Les comptes relatifs aux virements internes sont soldés à la fin de l'exercice (voir annexe
n°08).

 Les comptes d’Achats stockés (38)

Il s’agit de la valeur des biens acquis par la société et qui sont destinés à être revendus
ou à être consommés pour les besoin de la fabrication ou de l’exploitation.

141
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Tout achat de biens à stocker doit passer par ce compte ;

 Au moment de l’achat de stock, ce compte est débité, il est soldé, soit par le compte de
stock dans le cas d’inventaire permanent, soit par le compte d’achats consommés dans
le cas d’inventaire intermittent ;

 Il est important de s'assurer que les comptes d’achats stockés sont soldés à la fin de
l'exercice.

La détermination des montants à porter sur ces comptes dépendent de la nature de


l’opération concernée.

3.2.2. Les autres comptes transitoires

Les comptes transitoires constituent d’une part les charges et les produits qui n’ont pu
être comptabilisées (charges à payer - produits à recevoir) et d’autre part les écritures qui ont
été comptabilisées dans l'exercice courant mais qui concernent le (s) exercice (s) suivant (s)
(charges payées d’avances- produits reçues d’avances).

Ces comptes sont scindés en deux catégories :

 Actifs transitoires (charges payées d’avances- produits à recevoir) ;

 Passifs transitoires (produits reçues d’avances- charges à payer).

 Le compte de liaison entre établissements (181)

Le compte de liaison entre établissements (centres comptables) est un compte de bilan


ouvert au nom de l'établissement. Il fonctionne comme un compte courant, de sorte que toutes
les opérations réalisées entre le siège et l'établissement y soient enregistrées comme s'il
s'agissait d'un tiers.

Au niveau du Groupe SONELGAZ, la terminaison du compte de liaison entre établissements,


est spécifiée :
 18xx3 « Compte de liaison émission manuelle » : ce compte est constaté au niveau
de l’unité cédante ;

142
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 18xx5 « Compte de liaison aucune émission » : ce compte est constaté au niveau


de l’unité cessionnaire ;
 18xx7 « Compte de liaison écritures simultanées » : ce compte est consacré aux
opérations générées par les interfaces.

 Les comptes de cessions inter-unités (89)

Les comptes de cessions inter-unités ont pour objet de séparer les prestations au sein
de la société entre les services rattachés à un centre comptable diffèrent des transactions avec
les tiers, en vue d’une meilleure analyse des résultats par secteur d’activité et par centre
comptable.

143
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Section 03 : Les opérations commerciales et les états financiers

L’objectif de cette section est de montrer comment la DD possède au traitement des


opérations commerciales et l’établissement des états financiers.

1. Les opérations commerciales

En fin d’exercice, l’ensemble des gestionnaires (ordonnateurs) sont rappelés qu’en


vertu du principe de la séparation des exercices « chaque opération comptable doit être
rattachée à l’exercice concerné » ceci implique que les charges concernant l’exercice en cours
doivent lui être rattachées. Pour cela, la DD avant d’établir ces états financiers procède à
l’inventaire des factures à recevoir et des factures à établir.

1.1. Inventaire des factures à recevoir

Le recensement des factures à recevoir fait partie des opérations d’inventaires


comptables. A cet effet, un inventaire est établi par tous les services gestionnaires comportant
les engagements d’investissement effectués sur l’exercice dont les travaux sont terminés et
réceptionnés. En d’autres termes, toutes les factures en cours d’ordonnancement.

 Factures à recevoir d’investissement

Les factures d’investissement au niveau de la DD sont divisées en deux catégories :

 40840 factures à recevoir d’investissement


 40848 factures à recevoir filiales d’investissement

L’entreprise fournisseur a alimenté en gaz QLS MKIRA pour un montant de


4474612,35 DA, mais aucune facture n’a été établie par le fournisseur.

La comptabilisation se fait comme suit :

Mois 13
23210 Branchement 1121300
23210 Branchement 2703155
44556 TVA en instance de régularisation 650157,35
40840 Facture à recevoir d’investissement 4474612,35
(Constatation de la facture à recevoir
d’investissement)

144
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Factures à recevoir filiales d’investissement

La filiale a créé un poste cabine 393 AZROU BOUAR MIZRANA, pour un montant
de 5293286,33 DA, mais aucune facture n’a été établie.

La comptabilisation se fait comme suit :

Mois 13
23210 Branchement 5293286,33
40848501 Facture à recevoir filiale 5293286,33
d’investissement
(Constatation de la facture à recevoir
filiale d’investissement)

Lorsque la facture de l’entreprise fournisseur de l’investissement est réceptionnée, les


écritures de factures à recevoir d’investissement seront régularisées.

 Facture à recevoir d’exploitation

Les factures d’exploitation au niveau de SONELGAZ sont divisées en deux catégories :

 40820 factures à recevoir d’exploitation ;


 40828 factures à recevoir filiales d’exploitation.
Par ailleurs l’établissement de cet inventaire est obligatoire et que toutes les factures
recensées lors de la présentation au paiement doivent portées la mention « Facture déjà
provisionnée ».

D’autre part que la régularisation de ces factures provisionnées doit être effectuée au
plus tard le 30 avril N.

1.2. Inventaire des factures à établir

Les factures à établir au niveau de la DD désignent l’évaluation de l’énergie estimée


dans les compteurs (électricité et gaz).

 Le principe d’évaluation de l’énergie estimée dans les compteurs

La relève et la facturation des clients (BT/BP) s’effectue sur la base d’un calendrier.
Le respect de ce dernier génère pour la plupart de ces clients selon leurs rattachements aux

145
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

groupes, des consommations dans les compteurs et qui ne sont pas prises en charge pendant le
4ème trimestre de chaque année. Cette situation incite à faire une approche pour quantifier
l’énergie consommée par ces clients et qui n’est pas comptabilisée entre la dernière date de
relève et le 31/12 de l’année considérée.

L’estimation de l’énergie dans les compteurs des clients BT/BP passe par les étapes
suivantes :

 Les clients concernés sont ceux relevés du Groupe 01 au Groupe 60 inclus du 4ème
trimestre de l’année considérée ;
 Déterminer en jour et pour chaque groupe, la période située entre la date de la
relève du dernier trimestre et le 31/12 de l’année considérée ;
 Déterminer la consommation moyenne journalière de chaque groupe à partir du
système CRMS de l’année considérée, en se basant sur la consommation
journalière de chaque client ;
 Multiplier la consommation moyenne journalière obtenue pour chaque groupe, par
la période déterminée (en jours) et par le nombre de compteurs concernés ;
 Convertir la quantité physique obtenue en valeur financière en lui appliquant le
prix moyen du dernier trimestre de l’année considérée ;
 Etablir un état récapitulatif en quantité et en valeur.

 Les écritures comptables

L’écriture comptable de l’exercice en cours consiste à passer la variation « méthode


réajustement » entre l’énergie constatée durant l’exercice N-1 et l’exercice N, selon le schéma
comptable suivant :

A la clôture de l’exercice, la DRC transmettra à la DFC/DD un état de l’énergie dans


les compteurs au 31/12/ de l’année considérée pour les clients BT/BP, le comptable procède à
la comptabilisation du chiffre d’affaire comme suit :

146
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Débit Crédit Désignation Débit Crédit


41800 Energie dans les compteurs xxx
70105 Energie dans les compteurs Electricité xxx
70115 Energie dans les compteurs Gaz xxx
44557 TVA(collectée) à régulariser
Cette procédure annule et remplace toutes dispositions antérieurs.

2. Les opérations fiscales

En règle générale, toutes les opérations commerciales soumises à des taxes (TAP,
TVA, …). Au sein de la DD, la première étape des travaux de clôture de l’exercice consiste
dans le calcul de CA afin de déterminer le montant des régularisations annuelles concernant
les taxes TAP et TVA.
Ainsi que la vérification de la prise en charge de toute les taxes de l’exercice et la
comptabilisation des prestations sur certains.
Les différentes taxes supportées par la DD sont les suivants :
 La taxe sur l’activité professionnelle ;
 La taxe sur la valeur ajoutée ;
 D’autres droits et taxes : droits de timbres, droits fixes sur la commission de l’énergie
électrique, taxe sur la vente d’énergie électrique, taxe d’habitation.

2.1. La taxe sur l'activité professionnelle

La taxe sur l'activité professionnelle (TAP) est due à raison :


 Des recettes brutes réalisées par les contribuables qui, ayant en Algérie une installation
professionnelle permanente et exercent une activité dont les profits relèvent de l'impôt
sur le revenu global, dans la catégorie des bénéfices non commerciaux à l'exclusion
des gérants majoritaires des sociétés à responsabilité limitée ;
 Du chiffre d'affaires réalisé en Algérie par les contribuables qui exercent une activité
dont les profits relèvent de l'impôt sur le revenu global, dans la catégorie des bénéfices
industriels et commerciaux, ou de l'impôt sur les bénéfices des sociétés.
Par nature d'activité, en fixant les taux de la TAP comme suit :
 Activités de production : 1% sans bénéfice de la réfaction

147
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Activités de bâtiment, de travaux publics et d'hydrauliques : 2% avec bénéfice d'une


réfaction de 25%.
 Autres activités : 2% sans bénéfice de la réfaction.

Le taux appliqué par la DD est de 2%.


Chaque mois la Direction de Distribution verse un montant de la TAP calculer sur la
base du chiffre d’affaire de l’exercice antérieur.
En fin d’année une régularisation s’impose, ou la DD procède au calcul du chiffre
d’affaire suivant le canevas joint en annexe afin de déterminer le CA imposable et celui
concerner par la réfaction. Cependant, une analyse du CA s’impose qui consiste à vérifier les
montant affectés par le système aux comptes TVA.
Le calcul du CA imposable de l’année N-1 se fait comme suit : CA × 2% (TAP) = Σ TAP
Le calcul de l’acompte mensuel se fait comme suit : Σ TAP (annuelle) / 12
La comptabilisation de la TAP du mois décembre 2021 de la DD se fait comme suit :
31/12/2021

64200 Taxe sur activité professionnelle 21456986,00

447201 TAP 21456986,00


(Régularisation de la TAP)

La régularisation TVA est centralisée au niveau de la Direction de Blida.

2.2. La taxe sur la valeur ajoutée

La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt sur la consommation. Il s’agit d’un
impôt indirect, c’est-à-dire qu’il n’est pas collecté directement par l’état mais par le vendeur
qui le collecte et le reverse à l’état.
Le taux de la TVA : 19%
La DD de Tizi-Ouzou doit transmettre les fichiers de la TVA déductible a la Direction
Centrale, et recenser de toutes les factures d’investissements, exploitation et d’achat payés
durant le mois.

148
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

La comptabilisation se fait comme suit :


20/12/2021
4450xx TVA xxx
512 Banque xxx

Le compte divers 4450xx doit être soldés en fin d’année et centralisé au compte
44509. Concernant la centralisation compte TVA de l’exercice 2021 (voir annexe n°09).

2.3. Autres droits et taxes

Les différents droits et taxes supportés par la DD sont : droits de timbre, taxe sur les
ventes de l’électricité et de gaz, droit fixe sur la consommation de l’énergie électrique et la
taxe d’habitation.
 Droits de timbre : c’est l’encaissement total des frais de timbres lorsque le client
paye en espèce. Ces frais qui seront vue comme une dette envers de l’état puisqu’ils
seront réservée ultérieurement au fisc.
Le montant de droit de timbre égal à 1% du montant de la facture clients TTC le
mentant minimum de droit de timbre est à 5 DA et le max 2500 DA, lorsqu’il dépasse 2500
DA la DD doit verser 2500 DA.
 Taxe sur les ventes de l’électricité et de gaz : le montant de la taxe est de 0,0023
dinars/Thermie pour le gaz naturel haute et moyenne pressions, contre 0,0015
dinars/Thermie précédemment.
 Droit fixe sur la consommation de l’énergie électrique
- 25 DA, lorsque la consommation de courant électrique facturée est supérieure à 70
kwh et inférieure ou égale à 190 kwh.
- 50 DA, lorsque la consommation de courant électrique facturée est supérieure à
190 kwh et inférieure ou égale à 390 kwh.
- 100DA, lorsque la consommation de courant électrique facturée est supérieure à
390 kwh.
La DD verse 98% de ce droit au fisc, les 2% restantes seront intégrer dans le CA.
 Taxe d’habitation : c’est une taxe due pour tous les locaux à usage d’habitation ou
professionnel. Le montant de cette taxe est de :

149
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

- 75 DA (trimestriellement) pour les locaux à usage d’habitation ;


- 300 DA (trimestriellement) pour les locaux à usage commercial ;
- 100DA (mensuellement) pour les locaux à usage industriel.
La DD verse 98% de ce droit au fisc, les 2% restantes seront intégrer dans le CA.
Exemple de l’encaissement de la taxe d’habitation (voir annexe n°10).

3. Les états financiers

Les états financiers constitués au niveau de la DD sont : le bilan, le compte de résultat


et le tableau de flux de trésorerie. Le tableau de variation des capitaux propres et les annexes
sont constitués au niveau de la Direction de Blida.

3.1. Le bilan

Le bilan actif et passif de la DD pour les deux exercices 2020 et 2021 sont présentés
comme suit :

Tableau n°37: Bilan actif de la Direction de Distribution des exercices 2020 et 2021

ACTIF note Brut 2021 Amort 2021 2021 2020


ACTIF NON
COURANT
Ecart d'acquisition
(ou goodwill)
Immobilisations
incorporelles
Frais de
développements
immobilisables
Logiciels 6158930,28 2052976,76 4105953,52 6158930,28
informatiques et
assimilés
Immobilisations
corporelles
Terrains 14737000,40 14737000,40 14737000,40
Agencements et 22632418,86 20007655,10 2624763,76 2969532,38
aménagements de
terrains
Constructions 735001977,15 180351818,60 554650158,55 535738293,96
(Bâtiments et ouvrages
Installations 45939797048,99 18753020957,62 27186776091,37 25282986064,97

150
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

techniques, matériel et
outillage
Autres immobilisations 5104338548,79 2286659817,70 2817678731,09 2723950937,91
corporelles
Immobilisations en 3115525050,92 3115525050,92 4227278119,57
cours
Immobilisations
financières
Titres mises en
équivalence -
entreprises associées
Titres participations et
créances rattachées
Autres titres
immobilisés
Prêts et autres actifs
financiers non courants
Comptes de liaison
TOTAL ACTIF NON 54938190975,39 21242093225,78 33696097749,61 32793818879,47
COURANT
ACTIF COURANT
Stocks et encours 2209932,22 2209932,22 35002708,05
Créances et emplois
assimilés
Clients 6991405069,77 2569385927,31 4422019142,46 4650878477,93
Créances sur sociétés 0,00 0,00 0,00
du groupe et associés
Autres débiteurs 171803380,69 5373668,61 166429712,08 78656525,16
Impôts 165938243,11 165938243,11 310913896,01
Autres actifs courants 0,00 0,00 0,00
Disponibilités et
assimilés
Placements et autres
actifs financiers
courants
Trésorerie 155651830,22 2149102,79 153502727,43 278241375,06
compte transitoire** 0,00 0,00 0,00
TOTAL ACTIF 7487008456,01 2576908698,71 4910099757,30 5353692982,21
COURANT
TOTAL GENERAL 62425199431,40 23819001924,49 38606197506,91 38147511861,68
ACTIF
Source : Document interne de la DD

151
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 Quelques commentaires
- Les immobilisations

Les valeurs d’immobilisations prennent une partie considérable dans l'actif du bilan
sur les deux exercices. Ce qui justifie le caractère industriel de l'entreprise, bien que sa
mission principale est d'assurer la distribution de l'électricité et du gaz (c’est une entreprise
industrielle non pas commerciale), car la distribution de l'électricité et du gaz nécessite la
mise en œuvre de lourds investissements et infrastructures.

- Les stocks

Il y’a lieu de signaler que la nature de l’activité de l’entreprise ne nécessite pas la


disposition des stocks car le produit est livré directement aux clients. En d’autre terme, la
Direction de Distribution n’est qu’un intermédiaire entre les sociétés de productions et les
clients consommateurs en assurant la mise en place d’investissement et d’infrastructures afin
de mettre à la disposition des clients les deux produits : Electricité et Gaz.

Le montant figurant au bilan représente un stock à l’extérieur relatif au carburant (les


bons des carburants) et des petites fournitures, ainsi que de de la pièce de rechange (en 2020).

- Les créances

Le montant des créances en 2020 était important dû à la difficulté de recouvrement de


ces créances, il y’a lieu de mettre en évidence l’impact néfaste que peut engendrer la
conjoncture vécue par le pays en 2020, dû au Covid-19. Le montant en 2021 a diminué.

- Les disponibilités

On constate que les disponibilités ont connu une diminution en 2021, cette diminution
n’est pas due à une bonne ou mauvaise gestion de trésorerie mais aux instances dans la prise
en charge des paiements des dettes fournisseurs ainsi que au lenteur dans l’application du
système de la remonté des fonds pour certaines agences.

En effet, au niveau de la DD la gestion de la trésorerie est centralisée au niveau de la


Direction du groupe et se base sur deux principes : la « remonté des fonds » et « la mise à
disposition des fonds ».

152
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

 La remontée des fonds veut dire que tous les fonds encaissés au niveau de la DD à travers
toutes ses agences, sont virés automatiquement au compte du groupe SONELGAZ.

 La mise à disposition des fonds, veut dire que tous ces fonds encaissés et remontée sont
redistribuée sur toutes les directions suivants leurs besoins exprimés. La demande des
fonds se fait par la division finance et comptabilité suivant les besoins de la DD, à savoir
le paiement des fournisseurs, la prise en charge des frais d’impôts, des charges sociales et
frais du personnel.

Tableau n°38: Bilan passif de la Direction de Distribution des exercices 2020 et 2021

Passif Note 2021 2020


Capitaux propres
Capital non appelé
Primes et réserves (réserves à
consolidées)
Ecarts de réévaluation 497120897,26 497120897,26
Résultat net 0,00 0,00
Autres capitaux propres - Report à 5748450,63 5748450,63
nouveau
Comptes de liaison ** 26421555391,64 27356663959,33
TOTAL CAPITAUX PROPRES 26924424739,53 27859533307,22
PASSIFS NON COURANTS
Autres dettes non courantes
Provisions et produits comptabilisés 6442376453,25 6074470620,19
d’avance
TOTAL PASSIFS NON COURANTS 612396776,29 6233505139,30
PASSIFS COURANTS
Fournisseurs et comptes rattachés 1507975731,49 1284128266,22
Impôt 404496287,51 353970551,93
Dette sur société du groupe et associés 0,00 0,00
Autres dettes 3156903981,09 2415962062,55
Trésorerie passif 0,00 412534,36
Compte transitoire ** 0,00 0,00
TOTAL PASSIFS COURANTS 5069376000,09 4054473415,16
TOTAL GENERAL 38606197506,91 38147511861,68
Source : Document interne de la DD

 Quelques commentaires
- Les capitaux propres

Le montant des capitaux propres en 2021 est important à celui de 2020.

153
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Nous remarquons que son capital social n’apparait pas dans le bilan et les fonds propres
de la Direction sont constitués majoritairement par les Comptes de liaisons (Fonds alloués par
la Direction Centrale à la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou). Pour ce, le bilan actuel de
la DD, tel que présenté, ne nous permet pas d’analyser l’origine des fonds.

- Les dettes à moyen, long terme (Passif non courant)

Il s’agit des emprunts et dettes financières, provisions et produits comptabilisés


d’avance.

Nous constatons que les montant des dettes en 2021 est important par rapport au
montant de l’exercice 2020.

- Les dettes à court terme (Passif courant)

Pour les dettes à court terme, il y a lieu de préciser qu’il s’agit bien des dettes
fournisseurs qui sont non rémunérées (sans intérêt).
Nous constatons que le montant des dettes à court terme de l’exercice 2021 est
important par rapport au montant de l’exercice 2020.

3.2. Le compte de résultat

Les comptes de résultat de la DD pour les deux exercices 2020 et 2021 :

Tableau n°39: Le compte de résultat de la Direction de Distribution des exercices 2020 et


2021

note 2021 2020


Ventes et produits annexes 8529082876,23 8172957260,68
Prestations fournies production énergie et matériel 189540235,35 1121041,11
Subvention d'exploitation 0,00
Prestations reçues production énergie et matériel 5000105425,48 4542189297,63
I - Production de l'exercice 3718517686,10 3631889004,16
Achats consommés 158034913,82 71522464,05
Services extérieures et autres consommations 598988325,93 557824938,39
Prestations fournies services 18364586,00 0,00
Prestations reçues services 1621119750,84 1551924334,37
II - Consommation de l'exercice 2396507576,59 2181271736,81

154
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

III - VALEUR AJOUTEE D'EXPLOITATION (I- 1322010109,51 1450617267,35


II)
Charges de personnel 2060303889,32 1680899606,68
Impôts, taxes et versements assimilés 178750587,49 171961754,29
IV - EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION 917044367,30 402244093,62
Autres produits opérationnels 276936325,82 216754313,89
Autres charges opérationnelles 31803835,21 20451805,09
Dotations aux amortissements, provisions et pertes de 3208776278,95 3274750390,45
valeur
Charges d'amortissement et autres provisions reçues 0,00
Reprise sur pertes de valeur et provisions 6876102,13 243154006,74
Dotations d'amortissement et autres provisions 0,00
fournies
V - RESULTAT OPERATIONNEL 3873812053,51 3237537968,53
Charges financières 21866,46 18,44
VI - RESULTAT FINANCIER 21866,46 18,44
VII - RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS 3873833919,97 3237537986,97
(V+VI)
Impôts exigibles sur résultats ordinaires
Autres impôts sur les résultats
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES 8984070953,53 8633986622,42
ORDINAIRES
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES 12857904873,50 11871524609,39
ORDINAIRES
VIII - RESULTAT NET DES ACTIVITES -3873833919,97 -3237537986,97
ORDINAIRES
Eléments extraordinaires (produits) 0,00 0,00
Charges hors exploitation reçues
Charges hors exploitation fournies 0,00
IX - RESULTAT EXTRAORDINAIRE 0,00 0,00
X - RESULTAT NET DE L'EXERCICE -3873833919,97 -3237537986,97
Source : Document interne de la DD

 Commentaire

D’après l’exploitation du compte de résultat nous constatons que le résultat réalisé par
la DD est négatif sur les deux exercices malgré l’augmentation de la production, ça veut dire
que le montant des charges est supérieur par rapport au montant des produits.

155
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

3.3. Le tableau des flux de trésorerie

Le tableau ci-après illustre les flux de trésorerie des deux exercices 2020 et 2021 de la
Direction de Distribution de Tizi-Ouzou :

Tableau n°40: Le tableau des flux de trésorerie des exercices 2020 et 2021

note 2021 2020


Flux de trésorerie net provenant des activités
opérationnelles
Encaissements reçus des clients 7024339974,48 5970604307,34
Autres encaissements 189001196,26 339844436,57
Sommes versées aux fournisseurs et au personnel 672805300,29 539390 220,58
Autres décaissements 769596433,16 619053573,14
Intérêts et autres frais financiers payés 1816022,38 1498505,46
Autres impôts payés 242035846,00 126261112,91
Flux de trésorerie avant éléments extraordinaires 5527087568,91 5024245331,82
Eléments extraordinaires 0,00 0,00
Flux de trésorerie lié à des éléments extraordinaires 0,00 0,00
Flux de trésorerie net provenant des activités 5527087568,91 5024245331,82
opérationnelles
Flux de trésorerie net provenant des activités
d’investissement
Décaissements sur acquisition d’immobilisations 2649448650,20 3054928758,80
corporelles ou incorporelles
Encaissements sur cessions d’immobilisations corporelles
ou incorporelles
Décaissements sur acquisition d’immobilisations 0,00 0,00
financières
Encaissements sur cessions d’immobilisations financières 0,00 0,00
Subventions d'investissement encaissées
Dividendes et quote-part de résultats reçus
Autres produits financiers encaissés
Flux de trésorerie net provenant des activités -2649448650,20 -3054928758,80
d’investissement
Flux de trésorerie net provenant des activités de
financement
Encaissements suite à l’émission d’actions
Dividendes et autres distributions effectués
Encaissements provenant d’emprunts 0,00 0,00
Remboursements d’emprunts ou d’autres dettes 0,00 0,00
assimilées

156
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Subventions d'exploitation encaissées


Encaissements provenant de la trésorerie Groupe
Remontées des fonds vers la trésorerie Groupe
inter-unité encaissements 5387578308,36 5311968163,49
inter-unité décaissements 12042233973,19 10980258243,76
Flux de trésorerie net provenant des activités de -6654655664,83 -5668290080,27
financement
Ecarts dû à des erreurs de comptabilisation 0,00 0,00
Variation de trésorerie de la période -3777016746,12 -3698973507,25
Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de 278450836,86 1009477179,23
l’exercice
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture de 155651830,22 278450836,86
l’exercice
Variation de trésorerie de la période 122799006,64 731026342,37
Source : Document interne à la DD

 Commentaire

Selon le tableau de flux de trésorerie, le montant de variation de la trésorerie est positif


pour les deux exercices 2020 et 2021, malgré les résultats négatifs dégagés par les flux de
trésorerie liés à l’investissement et au financement.

157
Chapitre III Les travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou

Conclusion

L’étude pratique de ce thème nous a permis de tirer au clair les différentes étapes des
travaux de fin d’exercice au sein de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou et
l’importance des différentes régularisations qui parviennent à redressées et données plus de
crédibilité aux informations comptables figurants sur les documents de synthèse.

Après avoir présenté les travaux de fin d’exercice, la DD constitue ses états
financiers : le bilan, le compte de résultat, et le tableau de flux de trésorerie. Les autres états,
tableau de variation de capitaux propres et les annexes sont gérés par la Direction Générale de
Blida.
Nous avons constaté que le résultat net de l’exercice est négatif pour les deux
exercices 2020 et 2021, à cause de l’importance des charges et des coûts d’achat des énergies
distribuées (électricité et gaz).
En dernier lieu, on constate que la Direction de Distribution SONELGAZ a
globalement respecté les principes comptables pour réaliser un travail fiable et respectable
pour obtenir un résultat qui reflet réellement l’image fidèle et sincère de la situation financière
de l’entreprise.

158
Conclusion générale
Conclusion générale

Ce travail est le résultat de notre stage au sein de la DD de TIZI OUZOU, nous avons
essayé de développer notre recherche sur les travaux d’inventaire, à travers trois chapitres,
nous avons étudié dans le premier chapitre, les travaux d’inventaire d’une manière générale et
un deuxième chapitre consacré pour l’élaboration des états financiers, et le troisième chapitre
récapitulatif et qui mis en pratique les deux premiers, est porté sur la place des travaux
d’inventaire dans la DD de TIZI OUZOU.

A cet égard, nous avons essayé de répondre à une problématique qui fait objet de
savoir comment réaliser ces travaux de fin d’exercice et techniques d’élaboration des états
financiers (bilan, compte de résultat, …). Nous avons donc énuméré toutes les étapes ainsi
que les mécanismes de réalisation de ces travaux au sein de la Direction de Distribution de
Tizi Ouzou.

En effet, l’objectif recherché de ce travail à travers notre démarche est de s’assurer que
les travaux d’inventaire sont effectués convenablement, ainsi qu’essayer d’analyser ces
travaux et de tirer leurs atouts pour une entreprise.

D’après notre analyse nous avons remarquez que la DD a globalement respecté les
principes comptables et les méthodes pour réaliser un bon travail d’inventaire et de présenter
un résultat net et qui reflète réellement une image fidèle et sincère de la situation financière de
la société avec bien sûr quelques erreurs soit des opérations omises ou mal comptabilisée vu
que la multitude des opérations traitées.

L’hypothèse liée à l’application de l’inventaire physique qui est une opération


indispensable pour l’arrêté des comptes et la préservation des biens, ainsi les directeurs en
charge du dossier doivent accorder toute l’importance au suivi des mouvements et au bon
déroulement de l’opération de recensement de fin d’année et veiller personnellement à la
bonne application des procédures d’inventaire ouvert au niveau de leur structure, a également
été confirmée.

Les opérations de régularisation de fin d’année consistent à régulariser les comptes de


l’entreprise tels que les amortissements, les provisions, dépréciations en plus les produits et
les charges constatés d’avance, l’état de rapprochement bancaire et le rattachement des
charges et produits à l’exercice concerné. Donc on confirme la troisième hypothèse car ces
opérations sont nécessaires pour établir les états de synthèse, dont nous avons présenté le
compte de résultat qui expose les différentes charges et produits de l’exercice de l’entreprise.
Ensuite, l’établissement du bilan, compte de résultat et tableau des flux de trésorerie.

159
Conclusion générale

Ces documents sont destinés pour informer les utilisateurs et les parties prenantes et
pour présenter fidèlement la situation financière et patrimoniale de l’entreprise.

Les travaux de fin d’exercice sont donc une nécessité absolue dans la fonction
comptable de l’entreprise qui lui permettra de contrôler et de mieux connaître et savoir ou
sont exactement ses points faibles et aussi faire la lumière sur la situation réelle de l’exercice
et mieux reflétée. Tous ces faits sont en faveur de l’hypothèse qui porte sur la démarche des
régularisations comptables et la clôture des comptes.

A propos de la politique comptable au sein de la DD, elle n’attend pas le 31 décembre


pour réaliser ses travaux de fin d’année, mais chaque fin de mois elle constate les
amortissements mensuels, les provisions et les états de rapprochement bancaire grâce à son
système comptable informatisé qui peut arrêter chaque fin de mois les comptes comptables.

En effet, durant notre stage, nous avons pu observer que ces travaux sont menés de
façon à garantir la fiabilité des informations qui seront reportées sur les documents
comptables. Ces derniers sont d’une importance capitale pour la gestion de la DD, aussi et
afin de garantir et d’assurer l’image fidèle et sincère de l’entreprise. Deux conditions
essentielles doivent être réunies :

- Contrôle continu sur toutes les activités de l’entreprise ;


- La participation de toutes les structures de l’entreprise.

Néanmoins, cette recherche nous a permis de constater que les contrôles requis sont
soigneusement exercés sur les différentes phases menant de la préparation du comptage à la
présentation des états définitifs.

Notre étude présente certaines limites liées notamment aux contraintes relatives à notre
intervention et l’impossibilité d’assister durant la période de la préparation d’inventaire
physique, comptage et le déroulement générale d’inventaire. Modestement, nous avons essayé
de poser toutes les questions afin de recenser des rapports en matière de l’inventaire physique
au sein de la DD.

Enfin, l’objectif recherché de ce travail à travers notre intervention est de s’assurer que
la prise d’inventaire a été effectuée correctement et sincère. Nous souhaitons donc que ce
travail mené à terme soit bénéfique et servira également de bon guide pour ceux qui
l’utiliseront à l’avenir.

160
Conclusion générale

Cette étude peut susciter des prolongements possibles en utilisant plus de données et
en intégrant les autres états financiers. Pour cette raison, nous pouvons considérer la recherche
dans ce domaine ouverte.

161
Références bibliographiques
Références bibliographiques

Ouvrages

 BERK Jonathan, DEMARZO Peter, « Finance d’entreprise », éditions françaises,


Paris, 2008.
 DAVASSE Henri, PARRUITE Michel, SADOU Ahmed, « Manuel de comptabilité »,
édition Foucher Vanves 2008,
 DIABY Mohammed, « Guide pratique des travaux de fin d’exercice », L’Harmattan,
2014.
 DUMALANEDE Eric, « Comptabilité générale conforme au SCF et aux normes
IAS/IFRS », éditions Berti, Alger, 2009.
 GRANDGUILLOT Béatrice et Francis, « Introduction à la comptabilité », Lextenso
éditions, Paris, 2015/2016.
 GRANDUILLOT Béatrice et Francis, « L’essentiel de la comptabilité financière,
Opérations courantes, Opérations de fin d’exercice, Documents de synthèse », Gualino
éditeur, Paris, 2004
 HAMINI Allal, « Bilan comptable, Travaux de clôture », BERTI éditions, Alger,
2013.
 LANGLOIS Georges, FRIEDERICH Micheline, « Comptabilité financière, Opération
d’inventaire : amortissement », édition Foucher, Vanves,2007,
 LEFEBVRE Francis, « Technique comptable, Les opérations d’inventaire, L’analyse
comptable », MAXIMA éditeur, Paris, 1991.
 Ministère des finances, Manuel de comptabilité financière, conforme à la loi 11-07 du
25 Novembre 2007 portant système comptable financier, ENAG édition, 2013.
 PALUMBO François, « Comptabilité générale, Tome III, Opérations d’inventaire et
analyse des documents de synthèse avec exercices corrigés », PUG édition, Paris,
2008.
 TAFIGHOULT Rabah, « Le système comptable financier, La comptabilité financière
selon les normes comptables algériennes », 1ère édition, 2015.
 TAZDAIT Ali, « Maîtrise du système comptable financier », 1ére édition ACG, 2009.

Mémoires
 AHSATAL Tileli et ZIDANE Lamia, « Le passage du résultat comptable au résultat
fiscal, cas d’une ETB/TCE », Mémoire de fin de cycle en vue d’obtention du diplôme
de master en finance et comptabilité, Option : comptabilité, contrôle et audit,
Université ABDREHMAN MIRA de Béjaia, 2019/2020.
 AMEZIANE Abdenour et BOULAZIZ Amine, « Les travaux de fin d’exercice
comptable, cas de l’inventaire des stocks de la société ENPC-SISCOPLAST DEM »,
Mémoire de fin d’étude en vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences de
Gestion, Option : Finance d’entreprise, Université MOULOUD MAMMERI TIZI
OUZOU, 2015.
 BENDALI Mazigh et KECHAH Lounis, « Travaux de fin d’exercice, analyse
d’inventaire de la SARL RAMDY AKBOU », Mémoire de fin de cycle en vue de

162
Références bibliographiques

l’obtention de master en sciences de gestion, spécialité comptabilité et audit,


Université ABDREHMAN MIRA de Béjaia, 2018/2019.
 BENSGHIR Abdeslam et CHAHI Magdouda, « Les travaux de fin d’exercice cas :
Entreprise Portuaire de Béjaia (EPB) », Mémoire de fin de cycle en vue d’obtention du
diplôme de master en sciences de gestion, option finance d’entreprise, Université
ABDREHMAN MIRA de Béjaia, 2013/2014.

Séminaires
 Séminaire sur les travaux comptables de fin d’exercice, journées de 12 au 14 octobre
2013 à l’hôtel Lynatel, Ouargla.
 TOUAHRI Cherif, Séminaire sur les travaux d’inventaire, Décembre 2016, Alger.
Lois et décrets
 Décret du 29 novembre 1983, relatif aux obligations comptables des commerçants.
 Décret exécutif N°92-271 du 6 Juillet 1992.
 L’arrêté du 26 juillet 2008, fixant les règles d’évaluation et de comptabilisation, le
contenu et la présentation des états financiers ainsi que la nomenclature et les règles de
fonctionnement des comptes.
 La loi n° 07-11 du 25 novembre 2007 portant système comptable financier.
 Le code de commerce 2007.
 Le code des impôts directs et taxes assimilées 2021.
 Loi de finances complémentaires 2010.
Journaux officiels
 Journal Officiel de la République Algérienne n°19, 28 Rabie El Aouel 1430
correspondant au 25 mars 2009.
 Journal Officiel de la République Algérienne n°74 du 25 novembre 2007.
Autres documents
 Abdleghafour GRAZEM, « Travaux fin d’exercice », Rapport d’expertise comptable,
juillet 2009.
 ANTRAIGUE Daniel, cours sur les travaux comptables à la fin de l’exercice, IUT
Brive GEA S2-72.
 HATTAB Abdelaziz, CABINET D’AUDIT COMPTABLE D’INGENIERIE
FINANCIERE, « Plan comptable normalisé selon le système comptable financier »,
CONSTANTINE-ALGERIE, 2010.
 International Accounting Standards 02.
 Office de formation professionnelle de promotion du travail, Travaux de fin d’exercice
version ES6-2003.
 TARHILISSIA, Cours de comptabilité financière selon le SCF, Ecole Supérieure de
Commerce, Alger, 2017/2018.

163
Références bibliographiques

Site internet
 https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01907786

 https://www.assistant-juridique.fr/comptabiliser_immobilisation.jsp

 http://www.fichier-pdf.fr/2012/03/16/plan-comptable-normalise-scf
ccir/preview/page/47/
 https://www.memocompta.fr/dépréciation des créances
 https://elearn.univ-tlemcen.dz
 https://www.cnc.dz

164
Liste des tableaux, figures et schémas
Liste des tableaux
Tableau n°01: Le registre d'inventaire ..................................................................................... 11
Tableau n°02: Les principes comptables .................................................................................. 12
Tableau n°03: Tableau récapitulatif relatif au traitement des actifs financiers non courants
(immobilisations financières) en fin d’exercice. ...................................................................... 25
Tableau n°04: Les comptes comptables des stocks .................................................................. 31
Tableau n°05: Etat de rapprochement bancaire........................................................................ 40
Tableau n°06: Nature des immobilisations amortissables et non amortissables ...................... 46
Tableau n°07: Comparaison entre l’amortissement linéaire et l’amortissement dégressif ...... 52
Tableau n°08: Plan d’amortissement........................................................................................ 54
Tableau n°09: Plan d’amortissement linéaire........................................................................... 55
Tableau n°10: Plan d’amortissement dégressif ........................................................................ 55
Tableau n°11: Le traitement des nouveaux clients douteux nécessite deux opérations ........... 61
Tableau n°12: Etat des nouveaux clients douteux à l’inventaire ............................................. 62
Tableau n°13: Etat des créances douteuses à l’inventaire ........................................................ 62
Tableau n°14: La nature des titres ............................................................................................ 64
Tableau n°15: Etat récapitulatif pour la justification de montant des provisions .................... 65
Tableau n°16: Etat récapitulatif pour la justification de montant des provisions et leurs
réajustements ............................................................................................................................ 66
Tableau n°17: Présentation du bilan actif ................................................................................ 78
Tableau n°18: Présentation du bilan passif .............................................................................. 78
Tableau n°19: Présentation du compte de résultat par nature .................................................. 80
Tableau n°20: Présentation du compte du résultat par fonction ............................................... 80
Tableau n°21: Présentation du tableau de flux de trésorerie selon la méthode directe ............ 82
Tableau n°22: Présentation du tableau de flux de trésorerie selon la méthode indirecte ........ 83
Tableau n°23: Présentation de l’état de variation des capitaux propres ................................... 84
Tableau n°24: Evolution des immobilisations et des actifs financiers non courants ............... 86
Tableau n°25: Tableau des amortissements ............................................................................. 86
Tableau n°26: Tableau des pertes de valeur sur immobilisations et autres actifs non courants
.................................................................................................................................................. 87
Tableau n°27: Tableau des participations (filiales et entités associées)................................... 87
Tableau n°28 : Tableau des provisions .................................................................................... 87
Tableau n°29: Etat des échéances des créances et des dettes à la clôture de l’exercice .......... 88
Tableau n°30: Les comptes du fichier central ........................................................................ 115
Tableau n°31: Les comptes du fichier auxiliaire .................................................................... 117
Tableau n°32: Etat récapitulatif des inventaires par portefeuille et par type de facture ........ 130

165
Tableau n°33: Procès-verbal de contrôle des espèces détenus par la caisse de l’agence
commerciale de DRAA EL MIZAN ...................................................................................... 133
Tableau n°34: Etat récapitulatif des dotations aux amortissements du fichier auxiliaire de
l’exercice 2021 ....................................................................................................................... 135
Tableau n°35: Tableau de provisions pour dépréciation des créances ................................... 137
Tableau n°36: Tableau de provision congé annuel exercice 2020 ........................................ 139
Tableau n°37: Bilan actif de la Direction de Distribution des exercices 2020 et 2021 .......... 150
Tableau n°38: Bilan passif de la Direction de Distribution des exercices 2020 et 2021 ....... 153
Tableau n°39: Le compte de résultat de la Direction de Distribution des exercices 2020 et
2021 ........................................................................................................................................ 154
Tableau n°40: Le tableau des flux de trésorerie des exercices 2020 et 2021 ......................... 156

Liste des figures


Figure n°01 : Fiche de recensement des immobilisations corporelles ..................................... 18
Figure n°02 : Fiche de recensement des stocks ........................................................................ 35
Figure n°03 : Présentation de l’organigramme de la Direction de Distribution de ................ 105
Figure n°04: Présentation de la Division Finance et Comptabilité ........................................ 109

Liste des schémas


Schéma n°01 : Déroulement de l’inventaire…………………………………………………10

166
Annexes
Annexe n°01 : Etat récapitulatif portefeuille BT/BP
Annexe n°02 : Etat inventaire portefeuille BT/BP PCX
Annexe n°03 : Etat inventaire portefeuille BT/BP CX
Annexe n°04 : Etat récapitulatif portefeuille BT/BP CO par agence (BT/BP)
Annexe n°05 : Etat récapitulatif du portefeuille BT/BP PCX et CX
Annexe n°06 : Situation de la caisse
Annexe n°07 : Reclassement comptes 47
Annexe n°08 : Reclassement compte 58801
Annexe n°09 : Centralisation compte TVA de l’exercice 2021
Annexe n°10 : Taxe d’habitation du 4ème trimestre 2021
Annexe n°11 : Bilan actif de la Direction de Distribution des exercices 2020 et 2021
Annexe n°12 : Le compte de résultat de la Direction de Distribution des exercices 2020 et
2021
Annexe n°13 : Le tableau des flux de trésorerie des exercices 2020 et 2021

166
Annexe n°01

168
Annexe n°02 et n°03

169
Annexe n°04

170
Annexe n°05

171
172
173
174
175
176
Annexe n° 11

SOCIETE SONELGAZ-Distribution EXERCICE 2021

CENTRE DD TIZI OUZOU DATE 44830.566006944515

BILAN ACTIF Définitif


amort
ACTIF note brut 2021 2021 2020
2021
ACTIF NON COURANT
Ecart d'acquisition (ou goodwill)
Immobilisations incorporelles
Frais de développements immobilisables
Logiciels informatiques et assimilés 6 158 930,28 2 052 976,76 4 105 953,52 6 158 930,28

Immobilisations corporelles
Terrains 14 737 000,40 14 737 000,40 14 737 000,40

Agencements et aménagements de terrains 22 632 418,86 20 007 655,10 2 624 763,76 2 969 532,38

Constructions (Batiments et ouvrages 735 001977,15 180 351818,60 554 650 158,55 535 738 293,96
Installations techniques, matériel et
45 939 797 048,99 18 753 020 957,62 27 186 776 091,37 25 282 986 064,97
outillage
Autres immobilisations corporelles 5 104 338 548,79 2 286 659 817,70 2 817 678 731,09 2 723 950 937,91

Immobilisations en cours 3 115 525 050,92 3 115 525 050,92 4 227 278 119,57

Immobilisations financières
Titres mises en équivalence - entreprises
associées
Titres participations et créances rattachées
Autres titres immobilisés
Prêts et autres actifs financiers non courants
Comptes de liaison
TOTAL ACTIF NON COURANT 54 938 190 975,39 21242 093 225,78 33 696 097 749,61 32 793 818 879,47

ACTIF COURANT
Stocks et encours 2 209 932,22 2 209 932,22 35 002 708,05

Créances et emplois assimilés


Clients 6 991405 069,77 2 569 385 927,31 4 422 019 142,46 4 650 878 477,93
Créances sur sociétés du groupe et
0,00 0,00 0,00
associés
Autres débiteurs 171803 380,69 5 373 668,61 166 429 712,08 78 656 525,16

Impôts 165 938 243,11 165 938 243,11 310 913 896,01

Autres actifs courants 0,00 0,00 0,00

Disponibilités et assimilés
Placements et autres actifs financiers
courants
Trésorerie 155 651830,22 2 149 102,79 153 502 727,43 278 241375,06

compte transitoire** 0,00 0,00 0,00

TOTAL ACTIF COURANT 7 487 008 456,01 2 576 908 698,71 4 910 099 757,30 5 353 692 982,21

TOTAL GENERAL ACTIF 62 425 199 431,40 23 819 001924,49 38 606 197 506,91 38 147 511861,68

177
Annexe n° 12

SOCIETE SONELGAZ-Distribution EXERCICE 2021

CENTRE DD TIZI OUZOU DATE 44830.56832175935

COMPTE DE RESULTAT PAR NATURE Définitif

not 2021 2020


Ventes et produits annexes e 8 529 082 876,23 8 172 957 260,68
Prestations fournies production energie et matériel 189 540 235,35 1 121 041,11
Subvention d'exploitation 0,00
Prestations reçues production energie et matériel - 5 000 105 425,48 - 4 542 189 297,63
I - Production de l'exercice 3 718 517 686,10 3 631 889 004,16
Achats consommés - 158 034 913,82 - 71 522 464,05
Services extérieures et autres consommations - 598 988 325,93 - 557 824 938,39
Prestations fournies services - 18 364 586,00 0,00
Prestations reçues services - 1 621 119 750,84 - 1 551 924 334,37
II - Consommation de l'exercice - 2 396 507 576,59 - 2 181 271 736,81
III - VALEUR AJOUTEE D'EXPLOITATION (I-II) 1 322 010 109,51 1 450 617 267,35
Charges de personnel - 2 060 303 889,32 - 1 680 899 606,68
Impôts, taxes et versements assimilés - 178 750 587,49 - 171 961 754,29
IV - EXCEDENT BRUT D'EXPLOITATION - 917 044 367,30 - 402 244 093,62
Autres produits opérationnels 276 936 325,82 216 754 313,89
Autres charges opérationnelles - 31 803 835,21 - 20 451 805,09
Dotations aux amortissements, provisions et pertes de valeur - 3 208 776 278,95 - 3 274 750 390,45
Charges d'amortissement et autres provisions reçues 0,00
Reprise sur pertes de valeur et provisions 6 876 102,13 243 154 006,74
Dotations d'amortissement et autres provisions fournies 0,00
V - RESULTAT OPERATIONNEL - 3 873 812 053,51 - 3 237 537 968,53
Charges financières - 21 866,46 - 18,44
VI - RESULTAT FINANCIER - 21 866,46 - 18,44
VII - RESULTAT ORDINAIRE AVANT IMPOTS - 3 873 833 919,97 - 3 237 537 986,97
Impôts exigibles sur résultats ordinaires
Autres impôts sur les résultats
TOTAL DES PRODUITS DES ACTIVITES 8 984 070 953,53 8 633 986 622,42
TOTAL DES CHARGES DES ACTIVITES - 12 857 904 873,50 - 11 871 524 609,39
VIII - RESULTAT NET DES ACTIVITES - 3 873 833 919,97 - 3 237 537 986,97
Eléments extraordinaires (produits) 0,00 0,00
Charges hors exploitation reçues
Charges hors exploitation fournies 0,00
IX - RESULTAT EXTRAORDINAIRE 0,00 0,00
X - RESULTAT NET DE L'EXERCICE - 3 873 833 919,97 - 3 237 537 986,97

178
Annexe n° 13

SOCIETE SONELGAZ-Distribution EXERCICE 2021

CENTRE DD TIZI OUZOU DATE 44830.5725925928


TABLEAU DES FLUX DE TRESORERIE (METHODE
Définitif
DIRECTE)
not 2021 2020
Flux de trésorerie net provenant des activités opérationnelles e
Encaissements reçus des clients 7 024 339 974,48 5 970 604 307,34
Autres encaissements 189 001 196,26 339 844 436,57
Sommes versées aux fournisseurs et au personnel 672 805 300,29 539 390 220,58
Autres décaissements 769 596 433,16 619 053 573,14
Intérêts et autres frais financiers payés 1 816 022,38 1 498 505,46
Autres impôts payés 242 035 846,00 126 261 112,91
Flux de trésorerie avant éléments extraordinaires 5 527 087 568,91 5 024 245 331,82
Eléments extraordinaires 0,00 0,00
Flux de trésorerie lié à des éléments extraordinaires 0,00 0,00
Flux de trésorerie net provenant des activités opérationnelles 5 527 087 568,91 5 024 245 331,82
Flux de trésorerie net provenant des activités
d’investissement
Décaissements sur acquisition d’immobilisations corporelles ou 2 649 448 650,20 3 054 928 758,80
incorporelles
Encaissements sur cessions d’immobilisations corporelles ou
incorporelles
Décaissements sur acquisition d’immobilisations financières 0,00 0,00
Encaissements sur cessions d’immobilisations financières 0,00 0,00
Subventions d'investissement encaissées
Dividendes et quote-part de résultats reçus
Autres produits financiers encaissés
Flux de trésorerie net provenant des activités - 2 649 448 650,20 - 3 054 928 758,80
d’investissement
Flux de trésorerie net provenant des activités de financement
Encaissements suite à l’émission d’actions
Dividendes et autres distributions effectués
Encaissements provenant d’emprunts 0,00 0,00
Remboursements d’emprunts ou d’autres dettes assimilées 0,00 0,00
Subventions d'exploitation encaissées
Encaissements provenant de la trésorerie Groupe
Remontées des fonds vers la trésorerie Groupe
inter-unité encaissements 5 387 578 308,36 5 311 968 163,49
inter-unité décaissements 12 042 233 973,19 10 980 258 243,76
Flux de trésorerie net provenant des activités de financement - 6 654 655 664,83 - 5 668 290 080,27
Ecarts dûs à des erreurs de comptabilisation 0,00 0,00

Variation de trésorerie de la période - 3 777 016 746,12 - 3 698 973 507,25


Trésorerie et équivalents de trésorerie à l’ouverture de l’exercice 278 450 836,86 1 009 477 179,23
Trésorerie et équivalents de trésorerie à la clôture de l’exercice 155 651 830,22 278 450 836,86

Variation de trésorerie de la période - 122 799 006,64 - 731 026 342,37

179
Table des matières

Remerciement
Dédicaces
Listes des abréviations
Introduction générale .................................................................................................................. 1
Chapitre I : La démarche des travaux de fin d’exercice
Section 01 : Notions de base sur les travaux de fin d’exercice ................................................. 6
1. Définition de l’inventaire .................................................................................................... 6
2. Dispositions légales et réglementaires ................................................................................ 6
3. Types de travaux de fin d’exercice ..................................................................................... 7
3.1. Travaux extracomptables ............................................................................................. 7
3.2. Travaux comptables ..................................................................................................... 8
4. Les objectifs des travaux de fin d’exercice ......................................................................... 8
5. Ordre des travaux de fin d’exercice .................................................................................... 9
6. Le registre d’inventaire ..................................................................................................... 11
7. Les principes comptables .................................................................................................. 11
Section 02 : L’inventaire physique des éléments du bilan ...................................................... 13
1. L’inventaire des immobilisations ...................................................................................... 13
Les immobilisations corporelles ................................................................................ 13
1.1.1. Préalable à l’inventaire physique ....................................................................... 13
1.1.2. Organisation de la prise d’inventaire ................................................................. 16
1.1.3. La fiche de recensement ..................................................................................... 17
1.1.4. Rapprochement inventaire physique et inventaire comptable ............................ 19
1.2. Les immobilisations incorporelles ............................................................................. 20
1.2.1. Définition des immobilisations incorporelles .................................................... 20
1.2.2. Classification et sortie des immobilisations incorporelles ................................. 21
1.3. Les immobilisations en cours .................................................................................... 22
1.3.1. Définition des immobilisations en cours ............................................................ 22
1.3.2. Types des immobilisations en cours ................................................................... 22
1.3.3. L’inventaire des immobilisations en cours ......................................................... 23
1.4. Les immobilisations financières ................................................................................ 23
1.4.1. Définition des immobilisations financières ........................................................ 23
1.4.2. Les types des immobilisations financières ......................................................... 24
2. L’inventaire des stocks ..................................................................................................... 26

180
2.1. Définition des stocks ................................................................................................. 26
2.2. Les méthodes de valorisation des stocks ................................................................... 28
2.3. Phase de préparation de l’inventaire physique .......................................................... 29
2.4. Les comptes comptables de stocks selon le système comptable financier ................ 31
2.5. Organisation de la démarche d’inventaire des stocks ................................................ 32
2.6. Rapprochement inventaire physique inventaire comptable ....................................... 35
3. L’inventaire des créances clients ...................................................................................... 38
4. L’inventaire des comptes financiers ................................................................................. 39
4.1. La banque .................................................................................................................. 39
4.2. La caisse .................................................................................................................... 41
4.3. Le compte courant postal (CCP) ............................................................................... 42
4.4. Les valeurs mobilières de placement (VMP) ............................................................ 42
4.5. L’inventaire des dettes .................................................................................................. 43
Section 03 : Les travaux comptables ....................................................................................... 45
1. Les amortissements ........................................................................................................... 45
Définition d’amortissement ....................................................................................... 45
1.2. La nature des immobilisations amortissables et non amortissables .............................. 46
1.3. Le rôle des amortissements............................................................................................ 47
1.4. La base et modes d'amortissement................................................................................. 47
1.4.1. Le mode d’amortissement linéaire « constant » ................................................. 48
1.4.2. Le mode d’amortissement dégressif « système fiscal » ......................................... 50
1.4.3. L’amortissement progressif .................................................................................... 53
1.4.4. Le mode des unités de production .......................................................................... 54
1.5. Le plan d’amortissement ............................................................................................... 54
1.6. Comptabilisation des amortissements ........................................................................... 56
2. Les provisions ................................................................................................................... 57
2.1. Définition de la provision .......................................................................................... 57
2.2. Principe de la comptabilisation.................................................................................. 58
2.3. Types de provisions ................................................................................................... 58
2.3.1. Les provisions pour dépréciation d’actif ............................................................ 58
2.3.1.1. Provisions pour dépréciation des immobilisations………………………...59
2.3.1.2. Provisions pour dépréciation des stocks…………………………………...60
2.3.1.3. Provisions pour dépréciation des créances clients………………………....61
2.3.1.4. Provisions pour dépréciation des titres………………………………...…..63

181
2.3.2. Les provisions pour risques et charges ............................................................... 66
Chapitre II : Les étapes finales des travaux de fin d'exercice
Section 01 : Les opérations de régularisation .......................................................................... 69
1. Les opérations d’achats et ventes ......................................................................................... 69
1.1. Les opérations d’achats ................................................................................................. 69
1.2. Les opérations des ventes .............................................................................................. 70
2. Régularisation des charges et produits ................................................................................. 71
2.1. Régularisation des charges ............................................................................................ 71
2.2. Régularisation des produits ........................................................................................... 72
3. Régularisation des réductions commerciales .................................................................... 74
3.1. Rabais, remises et ristournes à accorder .................................................................... 74
3.2. Rabais, remises et ristournes à obtenir ...................................................................... 75
Section 02 : L’établissement des états financiers .................................................................... 76
1. Définition des états financiers ........................................................................................... 76
2. Les différents états financiers ........................................................................................... 77
2.1. Le bilan .......................................................................................................................... 77
2.2. Le compte de résultat ..................................................................................................... 79
2.3. Le tableau des flux de trésorerie .................................................................................... 81
2.4. L’état de variation des capitaux propres ........................................................................ 84
2.5. L’annexe ........................................................................................................................ 85
Section 03 : Détermination du résultat de l’exercice et clôture des comptes .......................... 89
1. Le résultat comptable ........................................................................................................ 89
2. Détermination du résultat fiscal ........................................................................................... 90
3. Regroupement et clôture des comptes de charges et de produits ......................................... 92
4. L’affectation du résultat .................................................................................................... 93
4.1. Affectation des bénéfices ........................................................................................... 93
4.2. Affectation des pertes ................................................................................................ 94
5. Réouverture du nouvel exercice ........................................................................................ 95
Chapitre III : Les travaux de fin d'exercice au sein de la Direction de Distribution
SONELGAZ de Tizi-Ouzou
Section 01 : Présentation de l’organisme d’accueil de SONELGAZ ...................................... 98
1. Historique de SONELGAZ ............................................................................................... 98
2. Missions et attributions du groupe SONELGAZ ............................................................ 102
2.1. Réussite de SONELGAZ ............................................................................................. 102
2.2. Entreprise innovante .................................................................................................... 103

182
2.3. Entreprise qui forme .................................................................................................... 103
2.4. Entreprise d’action sociale........................................................................................... 103
2.5. Société de travaux du groupe SONELGAZ ................................................................ 103
3. Organigramme et structures de la direction de distribution de Tizi-Ouzou.................... 104
3.1. Organigramme de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou ................................... 104
3.2. Le fonctionnement des structures de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou .. 106
3.2.1. Les divisions de la Direction de Distribution de Tizi-Ouzou........................... 106
3.3. Assistants du directeur de Distribution .................................................................... 110
3.4. Différentes tâches du service exploitation ............................................................... 112
3.4.1. Définition du service exploitation .................................................................... 112
3.4.2. Différentes tâches des agents du service exploitation ...................................... 112
Section 02 : Le déroulement des travaux d’inventaire au sein de la Direction de Distribution
................................................................................................................................................ 114
1. Inventaire physique du patrimoine de l’entreprise .......................................................... 114
1.1. Inventaire des immobilisations ................................................................................ 114
1.1.1. Le fichier central .............................................................................................. 114
1.1.2. Le fichier auxiliaire .......................................................................................... 116
1.1.3. L’acquisition des immobilisations ................................................................... 118
1.1.4. La clôture de l’AP et les écritures des immobilisations ................................... 121
1.1.5. Réalisation de l’inventaire physique des immobilisations ............................... 122
1.1.6. Rapprochement et identification des écarts d’inventaire ................................. 124
1.2. Inventaire des stocks ................................................................................................ 125
1.3. Inventaire des créances ............................................................................................ 126
1.3.1. Echéancier de l’opération d’inventaire des comptes clients ............................ 127
1.3.2. Préparation des opérations d’inventaire au niveau de la DD ........................... 128
1.3.3. Déroulement des opérations d’inventaire ......................................................... 129
1.3.4. Traitement des écarts ........................................................................................ 129
1.4. Inventaire de la caisse .............................................................................................. 132
2. Les travaux comptables ................................................................................................... 133
2.1. Les amortissements.................................................................................................. 133
2.1.1. Amortissement du fichier central ......................................................................... 134
2.1.2. Amortissement du fichier auxiliaire ................................................................. 135
2.2. Les provisions .......................................................................................................... 136
2.2.1. Provision pour dépréciation des créances ........................................................ 136
2.2.2. Provision pour litige ......................................................................................... 137

183
2.2.3. Provisions RH .................................................................................................. 138
3. Analyse des comptes et reclassement ............................................................................. 139
3.1. Les comptes clients et fournisseurs ......................................................................... 139
3.2. Les comptes transitoires .......................................................................................... 139
3.2.1. Les comptes transitoires obligatoirement soldés avant la clôture .................... 140
3.2.2. Les autres comptes transitoires ........................................................................ 142
Section 03 : Les opérations commerciales et les états financiers .......................................... 144
1. Les opérations commerciales .......................................................................................... 144
1.1. Inventaire des factures à recevoir ............................................................................ 144
1.2. Inventaire des factures à établir ............................................................................... 145
2. Les opérations fiscales .................................................................................................... 147
2.1. La taxe sur l'activité professionnelle ....................................................................... 147
2.2. La taxe sur la valeur ajoutée .................................................................................... 148
2.3. Autres droits et taxes ............................................................................................... 149
3. Les états financiers .......................................................................................................... 150
3.1. Le bilan .................................................................................................................... 150
3.2. Le compte de résultat .............................................................................................. 154
3.3. Le tableau des flux de trésorerie ............................................................................. 156
Conclusion générale ............................................................................................................... 159
Références bibliographiques………………………………………………………………...162
Liste des tableaux, des figures et des schémas………………………………………………163
Annexes……………………………………………………………………………………...166

184
Résumé
Les travaux de fin d’exercice ou travaux d’inventaire, constituent l’ensemble des
opérations extracomptables et comptables. L’inventaire (extracomptable) physique consiste à
dénombrer et à évaluer les différents éléments de patrimoine de l’entreprise, et l’inventaire
comptable consiste à passer les écritures de régularisation concernant les amortissements, les
provisions, charges et produits comptabilisés d’avance…, et cela afin d’obtenir des états
financiers fidèles et sincères, de déterminer le résultat de l’exercice et clôturer tous les comptes,
ainsi que connaitre la situation réelle de l’entreprise.
Dans ce contexte, nous avons effectué un stage pratique pour étudier les étapes des
travaux d’inventaire au niveau de la Direction de Distribution SONELGAZ de Tizi-Ouzou.

Nous avons conclu que cette entreprise respecte globalement les règles de la tenue
d’un travail d’inventaire en tenant compte des normes comptables en vigueur avec bien sur
quelques opérations mal comptabilisées à cause de nombre énorme des opérations traitées.

Mots clés : travaux de fin d’exercice, inventaire physique, états financiers, travaux
comptables, SONELGAZ.

Summary
Year-end work or inventory work constitutes all non-accounting and accounting
operations. The physical (non-accounting) inventory consists of counting and evaluating the
various elements of the company's assets, and the accounting inventory consists of making
adjustment entries concerning depreciation, provisions, expenses and income recognized in
advance…, and this in order to obtain faithful and sincere financial statements, to determine
the result of the exercise and to close all the accounts, as well as to know the real situation of
the company.
In this context, we carried out a practical internship to study the stages of inventory
work at the level of the SONELGAZ Distribution Department of TIZI OUZOU.
We have concluded that this company generally complies with the rules for keeping
inventory work, taking into account the accounting standards in force, with of course some
operations that are incorrectly recorded because of the enormous number of operations
processed.
Keywords: year-end work, physical inventory, financial statements, accounting work,
SONELGAZ.

185

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