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UNIVERSITÉ CADI AYYAD Filière : Études Françaises

FACULTÉ DES LETTRES ET DES Module : 8/ S2 /Grammaire2


SCIENCES HUMAINES
Année universitaire : 2021-2022
MARRAKECH Professeur : Lahcen KADDOURI

Objectifs du module
❖ Conduire l’étudiant à maîtriser et à s’approprier le bon usage des normes élémentaires
du français standard, par l’acquisition du métalangage approprié, par la fréquence des
exemples et des corpus attestés dans la grande littérature française.
❖ Viser à la formulation spontanée des règles adéquates qui président à la bonne formation
grammaticale des phrases, et ce à travers les exercices qui accompagnent
systématiquement les cours théoriques.

Description du contenu du module

Le contenu de ce cours est conçu dans la continuité de Grammaire 1 du S1 ; l’accent sera


mis principalement sur la catégorie du verbe, catégorie capitale, qui constitue le noyau
prédicatif de la phrase verbale en langue française. Cette catégorie sera abordée sous différents
aspects : morphologique, syntaxique et sémantique. L’intérêt dans une première partie portera
principalement sur le volet morphologique qui concerne les modes et temps morphologiques ;
cela permettra à l’étudiant de maîtriser les règles morphologiques qui régissent la conjugaison
et la flexion verbale.
Différents exemples seront présentés à l’étudiant, afin qu’il puisse tester ses aptitudes à
conjuguer, à manipuler les modes, à construire des phrases, à choisir les verbes adéquats pour
le sens recherché, à les associer les uns aux autres en vue d’élaborer des phrases complexes…
Il sera également question dans ce cours, à la suite de la formation en S1, de motiver
l’étudiant à travailler sur des textes, et non sur des verbes isolés, et à réfléchir sur les possibilités
de substitution ou de paraphrase partant de textes littéraires choisis.
Dans le même sens, il sera demandé à l’étudiant de réfléchir sur sa pratique personnelle
des temps verbaux à l’intérieur de phrases puis de textes, et de le sensibiliser aux valeurs
temporelles, aspectuelles et modales de ces formes temporelles.
Introduction générale
I. Le verbe : approche morphologique
1- Radical et terminaison
2- Auxiliaires : être et avoir
3- Forme pronominale
4- Choix de l'auxiliaire : formes simples/fromes composées / formes surcomposées
5- Verbes modaux et semi-auxiliaires
6- Verbes défectifs
7- Modes personnels et modes non personnels
7-1- Modes personnels : mode de l’indicatif ,mode du conditionnel , mode du
Subjonctif mode de l’impératif
7-2- Modes non personnels : infinitif et participe
II. Le verbe : Approche syntaxique
1- Les verbes intransitifs :
2- Les verbes transitifs :
3- Les verbes à la fois transitifs et intransitifs ;
4- Les constructions factitives
III. Le verbe pris dans sa relation au sujet et au complément : problèmes de diathèse
1. Diathèse active
2. Diathèse passive
3. Diathèse moyenne
4. Diathèse réfléchie
5. Diathèse réciproque
IV. De la phrase au texte :
Des exercices d’application variés sur des textes littéraires choisis illustreront la nécessité
d’appréhender le verbe non pas seulement en tant que forme, mais également en tant que
relation ; le choix du mode ou de la forme temporelle, par exemple, ou encore de la construction
(transitive/ intransitive…), est dicté par différents paramètres qui se situent à des niveaux
différents (morphosyntaxique, sémantique et référentiel). La sémantique du texte littéraire est
ainsi tributaire de ce choix et de la visée qui le sous-tend.
Introduction

Etymologiquement, le terme grammaire dérive du mot latin grammatica et du mot grec


grammatikê qui désignent l’art d’écrire et de lire les lettres. Ce qui indique que le terme
grammaire n’est apparu qu’après l’écriture des langues.

En consultant les dictionnaires de langue (Robert et Larousse), nous constatons que les
principales significations du terme grammaire sont :

- Ensemble des règles à suivre pour parler et écrire correctement une langue (règle, faute
de grammaire : un paysan qui commet des fautes de grammaire) ;
- Science qui a pour objet la connaissance systématique des règles qui gouvernent le
fonctionnement d’une langue : étudier la grammaire du français. Spécialement, la
partie de cette science qui étudie la morphologie et la syntaxe ;
- Livre qui contient les règles d’une langue (grammaire scolaire) ;
- Par analogie, ensemble des règles d’un art, d’une science (grammaire de la peinture).
George MOUNIN avance qu’ « On admet en général que le mot grammaire recouvre
pour chaque état de langue : un ensemble de structures linguistiques propres, une description
de ces structures et un ensemble de règles prescriptives »1. Cette définition considère alors la
grammaire comme la description du système de la langue en analysant les règles qui le régit.
Elle insiste sur le caractère normatif et prescriptif de ces règles en imposant le bon usage d’une
langue. Ceci s’effectue par l’exclusion de toutes les productions langagières qui ne répondent
pas aux règles conventionnelles du système linguistique. En bref, la grammaire est comme une
grille à la lumière de laquelle on juge les énoncés d’une langue.
De ce qui précède, nous pouvons avancer que la grammaire est une description complète
d’un état d’une langue. Cette description implique la connaissance des principes d’organisation
des unités de la langue, notamment par l’étude des règles conventionnelles qui régissent son
système. L’objectif est de bien parler et écrire la langue en respectant ses règles pour parvenir
à une communication plus large et plus sûre.
Les parties fondamentales de la grammaire sont :
- Le lexique : il s’agit de l’étude des mots et des rapports qu’ils entretiennent entre eux ;
- La syntaxe qui s’intéresse aux règles qui régissent l’arrangement des mots et la
construction des propositions ;

1
-George MOUNIN, Dictionnaire de la linguistique, Quadrige/PUF, Paris, 2000, p. 157
- La morphologie dont l’objet est l’étude des différentes formes que peuvent prendre les
mots (singulier / pluriel, masculin / féminin, temps des verbes, etc.) ;
- La phonétique et la phonologie : étude des phonèmes d’une langue et leurs manières de
réalisation ;
- La sémantique qui s’intéresse principalement à la signification des énoncés ;
- L’orthographe qui aborde l’utilisation spécifique d’un alphabet dans l’écriture d’une
langue.
Nous soulignons que cette répartition n’est que méthodique dans la mesure où il y a
toujours des interpénétrations entre les différentes parties de la grammaire. Par exemple, on ne
peut pas étudier la forme d’un mot sans faire appel aux rapports aux autres mots dans la phrase,
c’est-à-dire à la syntaxe. De même, on ne peut pas étudier la sémantique des mots sans prendre
en considération les fonctions des mots dans la phrase, c’est-à-dire faire usage de la syntaxe.
Il ne faut confondre la linguistique et la grammaire traditionnelle qui était une pratique
scolaire héritées des grammaires grecques et latines. La première, que certains chercheurs
appellent la grammaire descriptive, est une science empirique qui décrit les faits de langue sans
porter sur eux aucun jugement de valeur. En outre, elle appréhende la langue sous la diversité
de ses fonctionnements sans privilégier aucune langue particulière. Quant à la deuxième, elle
est normative puisqu’elle juge les énoncés selon le respect des règles grammaticales. En plus,
elle s’intéresse aux langues particulières (grammaire française, grammaire allemande, etc.) tout
en privilégiant l’écrit, notamment l’écrit littéraire. Quand les linguistes utilisent le terme
grammaire, c’est pour indiquer la construction des grammaires. Pour eux, ce terme est un
modèle de langue.
Qu’est-ce qu’un verbe ?
Le verbe est un mot qui exprime une action (procès) faite ou subie ou un état. Il est le
noyau syntaxique et sémantique de la proposition puisqu’il est le pivot autour duquel elle
s’organise.
1- Morphologiquement, le verbe est un mot variable. En français, le verbe est la classe
grammaticale qui présente le nombre de formes le plus important. L’ensemble des formes
verbales s’appelle la conjugaison
On associe au radical verbal des désinences (terminaisons) pour indiquer les catégories
morphologiques suivantes :
❖ La personne : le verbe tient la catégorie de la personne de son sujet (première,
deuxième, troisième personne).
❖ Le nombre : à l’instar de la catégorie de la personne, le nombre du verbe est
déterminé par son sujet : à sujet au singulier correspond un verbe au singulier, et à
sujet au pluriel correspond un verbe au pluriel. Soulignons que la personne et le
nombre sont liés dans la flexion verbale. Par exemple, dans la forme verbale
marchons la désinence -ons indique en même temps la première personne et le
pluriel.
❖ Le mode et le temps : le mode indique la manière dont l’action est exprimée, et le
temps permet de situer un fait par rapport à un repère temporel (le moment de
l’énonciation ou une autre action). Le mode et le temps sont exprimés par la variation
des désinences qui s’accompagne parfois par le changement du radical verbal.
Exemple : - Il marche, il a marché, il marchera.
- Il va, il est allé, il ira.
Dans ces deux exemples, le mode est l’indicatif puisque les faits sont réels et les
temps sont respectivement le présent, le passé et le futur.
❖ L’aspect : l’aspect est une catégorie morphologique associée au verbe. Il se définit
comme le temps du procès du point de vue de son déroulement interne. Autrement
dit, l’aspect se détermine indépendamment de tout repère temporel par rapport
auquel on le situe (la détermination du procès par rapport à un repère temporel
relève de la catégorie du temps). Dans l’aspect, le procès est affecté par le temps
qui s’écoule depuis sa réalisation indépendamment de tout effet extérieur.
Les principaux aspects affectés par le verbe sont :
Les principaux aspects affectés par le verbe sont :
Aspects perfectifs/imperfectifs : les verbes perfectifs ont en eux-mêmes une
limitation (naître, mourir) et les verbes imperfectifs renvoient aux procès qui
peuvent se prolonger sans limitation sauf s’ils sont interrompus par des
circonstances extérieures (exister, vivre) qui ne sont pas inscrits dans le signifié
même de ces verbes.
Aspect accompli / inaccompli : dans l’aspect accompli, on considère le procès
comme achevé et comme en cours du déroulement dans l’aspect non accompli. En
français, l’aspect non accompli est marqué par les formes simples et l’aspect
accompli par les formes composées (Il a travaillé : aspect accompli ; il travaille :
aspect non accompli).
Aspect limitatif / non limitatif : dans l’aspect limitatif, le procès a une durée bien
déterminée (il a voyagé pendant l’été / il voyagea pendant l’été). Cependant, dans
l’aspect non limitatif, le procès n’a ni le début ni la fin (Il habite à Marrakech).
❖ La voix : la catégorie morphologique de la voix sert à signaler l’attitude du sujet à
l’égard du procès. Il peut être agent du verbe actif (Il a dessiné un tableau), patient
du verbe passif (Le tableau a été dessiné par le peintre), à la fois agent et patient du
verbe pronominal (L’enfant se lave).
2- Syntaxiquement, le verbe est l’élément central de la proposition. Il est le pivot autour duquel
s’organise la phrase. Le verbe est le noyau du groupe verbal, qu’il peut constituer à lui seul.
Rappelons que le GV est le prédicat de la proposition.
Soit la proposition suivante : ‘‘Le professeur explique le cours aux étudiants’’.
C’est le verbe explique qui permet d’établir les relations entre les éléments de cette
proposition. C’est par l’intermédiaire de ce verbe que ces éléments entrent en relation les
uns avec les autres. Ce qui indique que ce verbe assure la cohésion des éléments de cette
proposition. Si on supprime le verbe explique, on obtient un ensemble de syntagmes (le
professeur, le cours, aux étudiants) dépourvus de relations réciproques. Chacun de ces
syntagmes a un signifié (le professeur, le cours, aux étudiants), mais l’ensemble qu’il
constitue n’a de signifié que si on introduit le verbe explique. Ce qui explique le caractère
central du verbe dans la proposition.
3- Sémantiquement, le verbe se définit comme la catégorie grammaticale qui décrit le procès
(l’action) fait ou subi ou un état. Cependant, il n’est pas la seule classe des mots qui indique
l’action ou l’état. Les noms et les adjectifs peuvent également exprimer les mêmes notions
(ramassage : action de ramasser ; joie : état d’une personne joyeuse ; actif : qui agit ; ivre :
qui est en état d’ivresse). Le verbe se caractérise surtout par la désignation des phénomènes
dynamiques inscrits dans le temps. Les noms dénotent principalement ce qui est statique et
immuable.

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