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Introduction aux Fonctions Holomorphes

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Fonctions Holomorphes

Cours de Licence 3 Grenoble


2me semestre 2012–2013

Chris Peters

Janvier 2013
2
Table des matières

1 Notions de base 5
1.1 Rappels sur la topologie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Rappels sur l’analyse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.3 Fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.4 Exemples de fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.5 Compléments . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9

2 Fonctions analytiques 13
2.1 Sommaire . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.2 Intégrales curvilignes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.3 Formule de Cauchy . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 16
2.4 Applications . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.5 Fonctions harmoniques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 17
2.6 Suites, séries et produits infinis . . . . . . . . . . . . . . . . . 18

3 Singularités 21
3.1 Séries de Laurent . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 21
3.2 Singularités des fonctions holomorphes . . . . . . . . . . . . . 21
3.3 Théorèmes des résidus et applications . . . . . . . . . . . . . 22

4 Fonctions entières et méromorphes 25


4.1 Construction des fonctions avec zéros prescrits. . . . . . . . . 25
4.2 La Fonction Γ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

3
4 TABLE DES MATIÈRES
Chapitre 1

Notions de base

1.1 Rappels sur la topologie


On travaille dans Rn vu comme espace euclidien et on utilise la topologie
euclidienne induite. La distance est notée
v
u n 2
uX
d(x, y) = kx − yk, k(z1 , . . . , zn )k := t zj .
j=1

Les ouverts de Rn sont les réunions de boules ouvertes ce ecntre a ∈ Rn et


de rayon r :
B(a, r) := {x ∈ Rn ; d(x, a) < r} .
Par définition, un ensemble fermé est le complémentaire d’un ensemble ou-
vert.
On rappelle aussi notions supplémentaires suivantes : la notion de connexité
et celle de compacité.

Définition 1.1.1. K ⊂ Rn est compact si chaque recouvrement {Uα }α∈I


de K par des ouverts Uα admet un sous-recouvrement {Uα1 , . . . , Uαk } fini
(αj ∈ I).

Pour tester si K est compact on utilise le critère de Heine-Borel-Lebesque :

Théorème (Heine-Borel-Lebesque). K ⊂ Rn est compacte si et seulement


si K est borné et fermé.

Une autre notion cruciale est la suivante :

Définition 1.1.2. On dit que G ⊂ Rn est connexe par arcs si et seulement


si pour tout x, y ∈ G on peut trouver un chemin continue de x vers y
complètement contenu dans G , i.e. une application continue γ : I = [0, 1] →
G telle que γ(0) = x et γ(1) = y.

5
6 CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE

Remarque. Un ensemble connexe par arcs est connexe. En fait, par définition,
G est connexe si on ne peut pas écrire G comme réunion disjointe d’ensembles
ouvertes non-vides ; si on aurait une telle écriture G = G1 ∪ G2 , on prendrait
x ∈ G1 et y ∈ G2 , et γ un chemin de x vers y. Alors γ −1 G1 et γ −1 G2 seraient
deux ouverts disjoints non-vides de l’intervalle [0, 1] (car γ est continue).
Mais ce n’est pas possible car [0, 1] est connexe.

Exemples 1.1.3. 1. Une boule ouverte ou fermée.


2. Un ensemble étoilé S c.à.d. il existe so ∈ S tel que pour tout s ∈ S le
sement [s0 s] est contenu dans S).

Dans ce qui suit on travaille dans R2 qu’on identifiera avec le plan com-
plexe C. On écrira

z = x + iy, x, y ∈ R partie réelle x et imaginaire y,


z = reiϕ , r > 0, −π < ϕ ≤ π module |z| = r et argument ϕ.

La distance entre z1 et z2 s’identifie avec le module de (z1 − z2 ). Les boules


ouvertes de centre a et de rayon r sont les disques ouvertes B(a, r) =
{z ∈ C; |z − a| < r}.

Définition 1.1.4. Un domaine D ⊂ C est un ouvert de C qui est connexe


par arcs.

1.2 Rappels sur l’analyse


On considère des fonctions f : U → C où U ⊂ C est un ouvert. On écrit

f (z) = f (x + iy) = u(x, y) + iv(x, y).

Rappelons que f est continue au point zo = xo + iyo ∈ U si et seulement si


u(x, y) et v(x, y) sont continues au point (xo , yo ). La fonction f est continue
sur U si et seulement si pour tout ouvert W ⊂ C l’image réciproque f −1 W
est ouvert dans U .
On dit que la fonction z = (x, y) 7→ f (z) = (u(x, y), v(x, y)) est dérivable
au point a si et seulement s’il y a une application linéaire L : R2 → R2 telle
que
f (a + h) = f (a) + L(h) + o(h).
Une fonction complexe r(h) est notée o(h) si et seulement si r(h) = h(h)
telle que limh→0 (h) = 0.
Dans ce cas L est appelé la dérivée de f au point a et noté L = (df )a .
La matrice de L (dans la base canonique de R2 se calcule facilement :
 
ux uy
L= .
vx vy
1.3. FONCTIONS HOLOMORPHES 7

1.3 Fonctions holomorphes


On a vu que pour les fonctions f : U → C (U ⊂ C ouvert) dérivabilité
au point a signifie qu’on a une approximation au premier ordre

f (a + h) = f (a) + L(h) + o(h),

où L : R2 → R2 est une application R-linéaire. Si L en effet provient d’une


application C-linéaire C → C on dit que f est C-dérivable au point a. Puis-
qu’une telle application est la multiplication par un nombre complexe on
a:

Définition 1.3.1. f : U → C comme ci dessus est dite


1. C-dérivable au point a s’il existe un nombre complexe w telle que

f (a + h) − f (a)
f (a + h) = f (a) + w · h + o(h) ⇐⇒ w = lim
h→0 h

d
On écrit w = f 0 (a) où w = f (a), la dérivée (complexe) de f au
dz
point a ;
2. holomorphe au point a si f est C-dérivable dans un voisinage de a.
On dit que f : U → C est holomorphe si f est holomorphe en chaque point
a ∈ U.

On peut facilement reconnaı̂tre si L provient d’une multiplication avec


un nombre complexe w = c + id car la matrice de l’application linéaire
associée est    
c −d ux (a) uy (a)
L= =
d c vx (a) vy (a)
Donc : une fonction dérivable au point a est C-dérivable si et seulement si
les équations de Cauchy-Riemann sont valables :
)
ux = vy
. (1.1)
uy = −vx

Dans ce cas f 0 (a) = ux (a) + ivx (a) = vy (a) − iuy (a).

1.4 Exemples de fonctions holomorphes


Il y a plusieurs façons de construire de nouvelles fonctions holomorphes
à partir de fonctions holomorphes données :
1. Une combinaison (complexe) linéaire des fonctions holomorphes sur
un domaine U est holomorphe sur U ;
8 CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE

2. Si f est holomorphe sur U et f (a) 6= 0, alors 1/f est holomorphe


sur un voisinage ouvert de a dans U ; en particulier, si f est partout
non-nulle sur U , la fonction 1/f est aussi holomorphe ;
3. Composition de deux fonctions holomorphes est holomorphe : si f est
holomorphe au point a et g holomorphe au point b = f (a), alors g ◦f
est holomorphe au point a et
d
(g ◦f )(a) = g 0 (b) · f 0 (a) (multiplication de nombres complexes).
dz
Exemples 1.4.1. 1. Les fonctions rationnelles
P
Q
où P et Q sont des polynômes. Une telle fonction est holomorphe sur
le domaine C − { pôles de Q}.
2. La fonction exponentielle

z
X zk
e := .
k!
k=0

d z
qui est holomorphe sur tout C ; on a dz (e ) = ez .
3. L’inverse z = log(w) est une fonction multiforme : si on fixe la fonction
argument Arg (w) telle que

−π < Arg (w) ≤ π (la branche principale de la fonction argument,

alors
log(w) = log |w| + i Arg (w) + 2πik, k ∈ Z.
Si on veux avoir une fonction continue, il faut se restreindre au domaine
D = C−{ le rayon Arg (w) = π} et il faut fixer k. La fonction continue
sur D qui résulte est appellée la branche

logk (w) := log |w| + i Arg (w) + 2πik

du logarithme. Cette branche est holomorphe car sur D on a


d 1
logk (w) = .
dw w
Plus généralement, on dit qu’une branche d’une fonction multi-
forme f est une fonction continue g sur un sous-domaine de f telle
que g(z) ⊂ {valeurs de f en z}. Cela peut dépendre du sous-domaine.
Par exemple : pour la fonction argument, si on enlève du plan complexe
un rayon Arg (w) = θ on obtient un domaine Dθ sur lequel on pourrait
1.5. COMPLÉMENTS 9

définir des nouvelles branches de la fonction argument, disons argθ,k


(k ∈ Z) telle que

θ + k < argθ,k < θ + k + 2π

et la branche
logθ,k (w) = log |w| + i argθ,k (w)
sera holomorphe sur Dθ . Si θ et k varient, les branches varient.
4. Les fonctions log z
z 1/n = e n

sont holomorphes sur chaque domaine où la branche de log est holo-
morphe.
5. Pour a ∈ C − {0}, la fonction

az := ez log(a)

est holomorphe sur tout C pour n’importe quelle branche de log (mais
la fonction dépend de la branche). La dérivée est
d z
a = (log a) · az .
dz

1.5 Compléments
Théorème 1.5.1 (Théorème des fonctions inverses). Soit f : U → C ho-
lomorphe, a ∈ U tel que f 0 (a) 6= 0 et f 0 continue dans un voisinage de a.
Alors sur un voisinage V de a f |V : V → f (V ) = W ⊂ C est une bijection,
W est ouvert et f −1 : W → V est holomorphe.
Remarque. On verra (Corollaire 2.1.3) que l’hypothèse que f 0 soit continue
est superflue. Voir aussi Cor. 3.3.6.

Applications conformes
Rappel : pour un ouvert U ⊂ Rn , une application f : U → Rn est
conforme si c’est une application qui conserve les angles (orientées). Si f est
linéaire (et U = Rn ), c’est une application de la forme x 7→ T (x) = rR(x)
ou R est une rotation et r > 0. Une fonction f dérivable est conforme si
et seulement si df (a) est conforme pour tout a ∈ U . Pour n = 2 la matrice
d’une application linéaire et conforme est
 
r cos(α) −r sin(α)
.
r sin(α) r cos(α)

Une telle matrice est la matrice de l’application linéaire de C donnée par la


multiplication par le nombre complexe reiα . En fait, on a :
10 CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE

Lemme 1.5.2. Une fonction holomorphe f : U → C en a ∈ U telle que


g 0 (a) 6= 0 est conforme dans un voisinage de a. Réciproquement, une fonc-
tion f conforme et dérivable telle que df (a) 6= 0 pour tout a ∈ U est holo-
morphe en U .

La sphère de Riemann
La sphère de Rieman Ĉ = C ∪ {∞} s’ identifie avec la sphère S 2 en
tant qu’espace topologique : on identifie R3 avec des coordonnées (x, y, z)
avec C × R avec les coordonnées (t := x + iy, z). La sphère est identifiée avec
la spère de centre (0, − 21 ) de rayon 1 (passant par (0, 0)) :
 
2 1 2 1
S = (w, z) ∈ C × R; |w| + (z + ) =
2 4
et la projection centrale de C × R − (0, 0) sur le plan C × {−1} induit
π : S − (0, 0) → C, (w, z) 7→ (−w/z, −1)
qui est un homéomorphisme et on étend π par π(0, 0) = ∞ et on demande

que cela devient un homéomorphisme π : S −→ Ĉ.
Il y a une coordonnée préférée autour de ∞ : si w est la coordonnée
valable dans C, la coordonnée z = 1/w est valable sur la voisinage
{w ∈ C; w 6= 0} ∪ {∞}
de ∞ ∈ Ĉ et z = 0 au point ∞.
On utilise cela pour définir la holomorphicité des fonctions f : V → C
dans un voisinage de ∞ : on regarde V ⊂ C avec coordonnée z et z 7→ f (z)
est holomorphe sur V si f est holomorphe en tant que fonction de z. C’est
compatible avec la notion antérieure exprimée en termes de la coordonnée
w = 1/z.
On
 peutaussi étudier les homographies du sphère de Riemann : pour
a b
A= ∈ GL(2; C) on définit
c d
(a
aw + b si c 6= 0,
hA : Ĉ → Ĉ, w 7→ v = , ∞ 7→ c
cw + d ∞ si c = 0.

Alors hA est holomorphe sauf au point w = −d/c. On rend l’application


continue sur tout Ĉ en posant hA (−d/c) = ∞. L’application hA , ainsi
étendue, est holomorphe vue comme fonction
{voisinage de w = −d/c} → {voisinage de ∞} (avec coordonnée z = 1/v),
cw + d
car dans ce choix de coordonnées hA (w) = , holomorphe en w dans
aw + b
le voisinage C − {−b/a} de −d/c.
1.5. COMPLÉMENTS 11

Lemme 1.5.3. On a les propriétés suivantes


1. Pour λ ∈ C∗ , hλA = hA .
2. On a hI2 = id.
3. hAB = hA ◦hB .

Par conséquent, hA est inversible avec inverse hA−1 . En particulier, hA


est une application biholomorphe du sphère de Riemann en elle-même.
12 CHAPITRE 1. NOTIONS DE BASE
Chapitre 2

Fonctions analytiques

2.1 Sommaire
Définition 2.1.1. Soit G ⊂ C. Une fonction f : G → C est analytique
si f est développable en série entière autour tout a ∈ G. Donc on a une
représentation
X∞
f (z) = an (z − a)n (2.1)
n=0

comme série de Taylor convergente sur un disque D(a, r) ⊂ G.

Rappels
(1) Une série entière (2.1) est convergente sur une disque D(a, R), sa
disque de convergence, R sa rayon de convergence où

R = sup {r ∈ R; ∃zo ∈ C, |zo | = r t.q. (2.1) converge pour z = zo }

On a
1 p
R= p R = ∞ si lim sup |an | = 0 .
lim sup |an | n→∞
n→∞

La série converge normalement dans D(a, r) si r < R et donc elle est C-


dérivable dans son disque de convergence. En fait on dérive f terme par
terme :

X
f 0 (z) = nan (z − a)n−1
n=1

et par récurrence on trouve :

f (n) (a)
an = .
n!

13
14 CHAPITRE 2. FONCTIONS ANALYTIQUES

(2) On a une principe d’identité : deux fonctions f, g analytiques dans


D(a, r) sont égales dès que leurs valeurs sont les mêmes sur une suite de
points différents convergente vers un point dans le disque.

Conséquences
On déduit de (1) qu’une fonction analytique est holomorphe. Le but
principal de ce chapitre est de montre la réciproque :

Théorème 2.1.2. Une fonction holomorphe est analytique.

Corollaire 2.1.3. Une fonction holomorphe est C-dérivable à tout ordre et


en particulier tout ses dérivées sont continues.

On déduit de (2) :

Théorème 2.1.4 (Principe d’Identité). Soit D un domaine. Deux fonctions


analytiques f, g : D → C sont égales si elles prennent les mêmes valeurs en
un ensemble A ⊂ D ayant un point d’accumulation dans D.

2.2 Intégrales curvilignes


Dans ce paragraphe D ⊂ C est un domaine, f : D → C continue, et
γ : I = [a, b] → D un chemin, qui est C 1 par morceaux :

γ|[ak , ak+1 ] ∈ C 1 (I, D).


a = a0 < a1 < · · · < aN = b,
R
Définition 2.2.1. L’intégrale curviligne γ f dz est définie comme suit :

Z N Z ak+1
X dγ(t)
f dz := f (γ(t)) dt.
γ ak dt
i=1

Exemples 2.2.2. (1) Soit γ(t) = e2πit , 0 ≤ t ≤ 1 (cercle orienté de rayon


1 et centre l’origine). Alors
Z
dz
= 2πi.
γ z

(2) Supposons que f (z) = F 0 (z) pour une fonction F holomorphe sur D.
Alors, pour tout chemin γ : [a, b] → D on a
Z
f (z)dz = F (γ(b)) − F (γ(a)).
γ

En particulier on trouve 0 pour des lacets (chemins fermés).


2.2. INTÉGRALES CURVILIGNES 15

Remarque. La valeur d’une intégrale curviligne ne dépend pas de la pa-


ramétrisation de γ dans le sens suivant : si τ : J → I est dérivable et stric-
tement croissante, on dit que γ : I → D et γ ◦τ : J → D sont équivalentes.
Deux chemins γ, γ 0 équivalentes on même image et même orientation. On a
Z Z
f (z)dz = f (z)dz.
γ γ0

Il y a quelques opérations de base sur les chemins :


1. On peut renverser l’orientation : si γ : [a, b] → D est un chemin de p
vers q, le chemin −γ est le chemin de q vers p donné par
−γ(t) = γ(a + b − t).
2. Si γ1 : I1 = [a, b] → D, γ2 : I2 = [b, c] → D sont des chemins compo-
sables (c.à.d. γ1 (b) = γ2 (b), leur composé est défini par
(
γ1 (t) si a ≤ t ≤ b
γ1 + γ2 (t) =
γ2 (t) si b ≤ t ≤ c.
On peut modifier cette définition si les chemins sont définies à partir
d’autres intervalles ; par exemple si I1 = I2 = [0, 1] il faut modifier
cette definition comme suit :
(
γ1 (2t) si 0 ≤ t ≤ 12
γ1 + γ2 (t) =
γ2 (2t − 1) si 21 ≤ t ≤ 1.
L’effet sur les intégrales curvilignes est décrit dans la proposition suivante :
R R
Proposition 2.2.3. 1. −γ f dz = − γ f dz ;
R R R
2. γ1 +γ2 f dz = γ1 f dz + γ2 f dz.
Pour faire des estimations, on a besoin de la notion de longueur de γ :
Z Z bp

longueur de γ := dt = x2 (γ(t)) + y 2 (γ(t))dt.
γ dt a

ce qui entre dans l’inégalité


Z
f |γ continue =⇒ f dz ≤ max |f | · longueur de γ. (2.2)
γ γ

On utilise (2.2) pour montrer :


Proposition 2.2.4. Soit D un R domaine étoilé avec centre a et f : D →
C continue. On suppose que ∂4 f dz = 0 pour tout triangle (orienté) 4
contenu dans D. Alors la fonction
Z
F (z) = f dz, γ(t) = a + t(z − a),
γ

est holomorphe en D avec dérivée f . On dit : F est une primitive de f .


16 CHAPITRE 2. FONCTIONS ANALYTIQUES

2.3 Formule de Cauchy


Dans ce paragraphe on suppose que f : D → C est holomorphe et que
f 0 est continue. Cette hypothèse complémentaire rend possible d’utiliser le
théorème de Stokes-Green :
Théorème (Stokes-Green). Soient u, v : D → R deux fonctions C 1 . Pour
un ensemble compacte B ⊂ D dont le bord ∂B est l’image d’un lacet C 1 par
morceaux on a Z Z
udx + vdy = (vx − uy )dxdy.
∂B B
Cela, combiné avec les équations de Cauchy-Riemann (1.1) montre :
Proposition 2.3.1. Soit D ⊂ C un domaine et f : D → C holomorphe
telle que f 0 est continue. On suppose que B ⊂ D est un ensemble compacte
tel que le bord est l’image d’un lacet γ qui est C 1 par morceaux. Alors
Z
f dz = 0.
γ

Corollaire 2.3.2. Sous ces hypothèses, si de plus D est étoilé, f a une


primitive qui est holomorphe.
Remarque 2.3.3. L’hypothèse que f 0 continue n’est pas nécessaire. On peut
montrer :
R
Soit f : D → C holomorphe, 4 ⊂ D un triangle orienté, alors ∂4 f dz = 0.
On admet la preuve classique (qui remonte à Goursat) qui n’utilise pas la
continuité de f 0 .
Théorème 2.3.4 (Formule de Cauchy). Soit f : D → C holomorphe. Soit
D(a, r) ⊂ D et γ son bord orienté : γ(t) = a+r(cos(2πt)+i sin(2πt)). Alors,
pour tout z ∈ D(a, r) on a :
Z
1 f (ζ)
f (z) = dζ.
2πi γ ζ − z

Corollaire 2.3.5. Dans la même situation, on a

f k) (z)
Z
1 f (ζ)
= dζ.
k! 2πi γ (ζ − z)k+1

On déduit :
Théorème 2.3.6. Soit f : D → C holomorphe. Alors f est analytique.
Corollaire 2.3.7. Une fonction holomorphe admet localement une primi-
tive.
Corollaire 2.3.8R(Morera). Une fonction f : D → C est holomorphe ⇐⇒
f est continue et ∂4 f dz = 0 pour tout triangle 4 contenu dans D.
2.4. APPLICATIONS 17

2.4 Applications
Théorème 2.4.1 (Inégalité de Cauchy). Soit f : D(a, r) → C analytique,
ρ < r et M := kf k|z−a|=ρ . Alors

|f (k) (a)| M
≤ k.
k! ρ

Corollaire 2.4.2 (Liouville). Une fonction bornée et holomorphe sur C est


constante.

Théorème 2.4.3 (Propriété de la moyenne). Soit D un domaine et


f : D → C holomorphe. Alors f (a) est la valeur moyenne de f sur un
cercle S(a, r) de centre a contenue dans D :
Z 2π
1
f (a) = f (a + reiθ )dθ.
2πi θ=0

Corollaire 2.4.4 (Principe du maximum (1)). Soit D un domaine et


f : D → C analytique et a ∈ D telle que |f | admet un maximum relatif
en a. Alors f est constante.

Corollaire 2.4.5 (Principe du maximum (2)). Soit D un domaine borné,


f : D → C analytique et continue sur D̄. Alors
1. |f (z)| ≤ max∂D |f | = M .
2. Si |f (a)| = M pour a ∈ D, alors f est constante.

2.5 Fonctions harmoniques


Définition 2.5.1. Soit D ⊂ C un domaine. Une fonction u : D → R est
harmonique si u ∈ C 2 (D) et si

∂2 ∂2
∆u = 0, ∆ := +
∂x2 ∂y 2
Exemple 2.5.2. Soit f = u + iv : D → C holomorphe (donc u, v sont les
parties réeles et imaginaires de f ). Alors u et v sont harmoniques. On dit
que les fonctions u et v sont conjuguées.

Théorème 2.5.3. Soit u ∈ C 2 (D) harmonique et a ∈ G. Alors il existe


r > 0, B(a, r) ⊂ D, et une fonction holomorphe f : B(a, r) → C telle que
u = partie réelle de f .

Théorème 2.5.4 (Principe du maximum). Soit D un domaine. Si u ∈


C 2 (D) est harmonique et si u a un maximum locale en a ∈ D, alors u est
constante.
18 CHAPITRE 2. FONCTIONS ANALYTIQUES

2.6 Suites, séries et produits infinis


Théorème 2.6.1 (Weierstraß). Soit D un domaine et fn : D → C, n =
1, 2 . . . une suite de fonctions holomorphes. On suppose que fn −→ f uni-
n→∞
formément sur tout compacte K ⊂ D. Alors f est holomorphe et pour les
k-ièmes dérivées on a convergence fn(k) −→ f (k) , uniformément sur K.
n→∞

Théorème 2.6.2. Soit D ⊂ C un domaine et fn : D → C, X n = 1, 2 . . . une


suite de fonctions holomorphes. On suppose que la série fn converge
n
X compacte K ⊂ D vers sa somme s. Alors s est
uniformément sur tout
holomorphe et s0 = fn0 , uniformément sur K.
n

On s’intéresse aussi aux produits infinis.

Définition 2.6.3. (1) On dit que l’expression



Y
(1 + an ), an ∈ C
n=1

converge si an = −1 pour un nombre fini d’indices, disons n ≤ m , et que


N
Y
lim (1 + an )
N →∞
n=m+1

converge.
(2) Soient fν : D → C, n = 1, 2, . . . des fonctions sur un domaine D ⊂ C.
On dit que
Y∞
(1 + fν (z))
ν=1

converge uniformément sur un compacte K ⊂ D si on a convergence en


tout point z ∈ K (en particulier, fν (z) = −1 pour un nombre fini d’indices,
disons ν ≤ m), et que
Yn
lim (1 + fν (z))
n→∞
ν=m+1

converge uniformément sur K.

On a le critère suivant :
P∞
Q∞ Si ν=1 |fν (z)| converge uniformément sur le disque
Proposition 2.6.4.
fermé D̄, alors ν=1 (1 + fν (z)) converge uniformément sur D̄.

Si on suppose de plus que les fν sont des fonctions holomorphes, on a :


2.6. SUITES, SÉRIES ET PRODUITS INFINIS 19

Théorème 2.6.5. Soit D ⊂ C un domaine. On suppose que fν : D → C,


ν = 1, 2, . . . sont holomorphes et que ∞
P
|f
ν=1 ν (z)| converge uniformément
sur tout compacte K ⊂ D, alors
(1) p(z) = ∞
Q
ν=1 (1 + fν (z)) est holomorphe dans D et
(2) p(a) = 0 si et seulement si 1 + fν (a) = 0 pour ν ∈ I(a), un ensemble
fini (donc |I| est la multiplicité du zéro de p en a.)

Exemple 2.6.6.

Y  z n
(1 − )
n
ν=1

converge dans C vers une fonction holomorphe avec des zéros simples aux
points z = nµn , n ∈ N∗ où µn est une n-ième racine de unité.
20 CHAPITRE 2. FONCTIONS ANALYTIQUES
Chapitre 3

Singularités

3.1 Séries de Laurent


Soient r1 , ρ1 , r2 , ρ2 ∈ R telles que 0 ≤ r1 < ρ1 < ρ2 < r2 et r ∈]r1 , r2 [.
On pose
A = A(a; r1 , r2 ) := {z ∈ C; r1 < |z − a| < r2 } .
Théorème 3.1.1 (Laurent). Soit f : A → C holomorphe. Alors sur A on
a une développement de Laurent :
−1
X ∞
X
f (z) = an (z − a)n + an (z − a)n .
n=−∞ n=0
| {z } | {z }
f− (z) f+ (z)

Ce développement converge uniformément sur D(a; ρ1 , ρ2 ).


Soit γr le cercle |z−a| = r orienté dans le sens positif (γr (t) = a+re2πit ).
On a Z
1 f (z)dz
an = (3.1)
2πi γr (z − a)n+1
et donc l’expansion de Laurent est unique.
Définition 3.1.2. Le coefficient a−1 dans (3.1) s’appelle Résidu de f au
point a :
Z
Résa f = 2πi f (z)dz.
γr

3.2 Singularités des fonctions holomorphes


Si f est holomorphe dans D(a, r) − {a} on dit que f a une singularité
isolée en z = a. Par le Thm. 3.1.1 on peut distinguer 3 cas suivant le
développement de Laurent :

21
22 CHAPITRE 3. SINGULARITÉS

1. a−n = 0 pour tout n ≥ n0 ≥ 1. On dit que f a en a une pôle d’ordre


n0 et f− est la partie polaire de f .
2. f = f+ , i.e. a−n = 0 pour tout n ≥ 0. On dit que f en a une singu-
larité apparente.
3. a−nk 6= 0 pour une suite nk →
− ∞ : f a une singularité essentielle
en a.
On dit que ∞ ∈ Ĉ est une singularité isolée de f si 0 est une singularité
isolée de la fonction f (1/w).

Exemples 3.2.1. 1. La fonction z k a une pôle d’ordre k en ∞ ;


1
2. la fonction zk
a une pôle d’ordre k en 0 et un zéro d’ordre k en ∞ ;
3. La fonction ez a une singularité essentielle en z = ∞, la fonction e1/z
a une singularité apparente en ∞.

Proposition 3.2.2. 1. (Riemann) f a une singularité apparente en a ⇐⇒


limz→a f (z) ∈ C existe ⇐⇒ f est bornée dans un voisinage de a ;
2. f a un pôle en a ⇐⇒ limz→a |f (z)| = ∞ ⇐⇒ limz→a f (z) = ∞ ∈
Ĉ ;
3. (Casorati-Weierstraß) f a une singularité essentielle en a ⇐⇒ pour
tout w ∈ C il existe une suite zn → a telle que f (zn ) → w.

Proposition 3.2.3. Une fonction rationnelle n’a qu’un nombre fini de sin-
gularités dans Ĉ ; ce sont tous des pôles ou des singularités apparentes.
Réciproquement, une fonction est rationnelle, dès qu’elle est holomorphe
à tout point de Ĉ, sauf peut-être dans un nombre fini de points où elle a des
pôles.

3.3 Théorèmes des résidus et applications


Soit D ⊂ C un domaine, D0 ⊂ D sous-ensemble compacte avec bord ∂D0
l’image d’un lacet γ avec orientation positive et C 1 par morceaux. Soient
a1 , . . . , an points dans l’intérieur de D0 . On suppose que

f : D − {a1 , . . . , an } → C

est holomorphe. Alors

Z n
X
f = 2πi résai f.
γ i=1
3.3. THÉORÈMES DES RÉSIDUS ET APPLICATIONS 23

Application : intégrales réelles


Proposition 3.3.1. Soient a1 , . . . , an des points dans le demi-plan H =
Im(z) > 0. Soit D un domaine contenant H et la droite réelle. On sup-
pose que f est holomorphe dans D sauf peut-être aux points a1 , . . . , an . On
suppose qu’il y a M > 0 et α > 1 telles que
M
|f (z)| ≤ , |z|  0,
|z|α

Alors  
Z ∞ n
X
f (x)dx = 2πi  résaj f  .
−∞ j=1

Exemple 3.3.2. On a

1 √
Z
dx
= π 2.
−∞ x4 + 1 2

Proposition 3.3.3. Mêmes hypothèse que dans la Prop. 3.3.1. On suppose


qu’il y a M > 0 telle que
M
|f (z)| ≤ , |z|  0,
|z|

Alors pour tout α > 0, on a :


 
Z ∞ Xn
I := eiαx f (x)dx = 2πi  résaj [eiαz · f ] .
−∞ j=1

Si f est à valeurs réelles sur R, alors


Z ∞
Im I = cos(αx)f (x)dx
−∞
Z ∞
Re I = sin(αx)f (x)dx.
−∞

Application : Principe de l’argument, Rouché


Hypothèse 3.3.4. D ⊂ C un domaine, D0 ⊂ D sous-ensemble compacte tel
que le bord ∂D0 est l’image d’un (simple) lacet γ avec orientation positive
et C 1 par morceaux. Soient a1 , . . . , an , b1 , . . . , bm points dans l’intérieur de
D0 . On suppose que f : D → C est holomorphe sauf peut-être aux points
a1 , . . . , an . On suppose que f a des pôles d’ordres `j aux points aj , j =
1, . . . , n et des zéros d’ordre kj aux points bj , j = 1, . . . , m.
24 CHAPITRE 3. SINGULARITÉS

Sous cet hypothèse on a :

f0
Z
1 X X
dz = kj − `j .
2πi γ f
j j

Si γ est un lacet, alors t 7→ f (γ(t)) n’est pas forcément un lacet simple autour
de 0 : le nombre effectif de retournements autour de 0 peut être n’importe
quel entier. On peut définir la fonction argument continûment le long d’un
lacet γ et on pose

∆γ (arg(z)) = changement de l’argument le long de γ = arg(γ(1))−arg(γ(0).

On trouve :  
X X
∆γ (arg(f (z)) = 2π  kj − `j . .
j j

On utilise cette formule pour prouver :

Proposition 3.3.5 (Rouché). Soit D ⊂ C un domaine et f, g comme dans


l’hypothèse 3.3.4. On suppose que

|f (γ(t)) − g(γ(t))| < |f (γ(t))|, t ∈ I,

alors
#zéros(f ) − #pôles(f ) = #zéros(g) − #pôles(g).

Corollaire 3.3.6. Soit f : D → C holomorphe et bijective, alors f 0 (z) 6= 0


pour tout z ∈ D, f (D) est ouvert, et f −1 : f (D) → D est holomorphe.
Chapitre 4

Fonctions entières et
méromorphes

4.1 Construction des fonctions avec zéros pres-


crits.
Définition 4.1.1. Une fonction entière. est une fonction holomorphe sur
tout C. Une fonction f est méromorphe sur C si pour tout a ∈ C la
fonction f est holomorphe en a ou bien elle a un pôle en a.
Exemple 4.1.2. 1. Tout fonction entière est méromorphe, par exemple la
fonction ez .
2. Les fonctions rationnelles sont méromorphes
Remarque. Soit f méromorphe. Alors les pôles de f ne s’accumulent que
peut-être en ∞. Il n’y a qu’un nombre au plus dénombrable de pôles.
Théorème 4.1.3. Une fonction entière sans zéros est de la forme ef (z) ,
f (z) entière.
Corollaire 4.1.4. Soient G, G0 deux fonctions entières avec les mêmes
zéros (comptés avec multiplicités). Alors G = eh(z) G0 avec h(z) entière.
Théorème 4.1.5 (Théorème de Weierstraß). Soit {zν ; ν = 0 . . . , ∞} un en-
semble dénombrable de points complexes sans points d’accumulation, et soit
{aν }ν∈N une suite d’entiers (> 0). Alors il existe une fonction entière G0
ayant des zéros en zν avec des multiplicités aν . Tout autre fonction G avec
ces propriétés est de la forme G = eh G0 avec h une fonction entière.
L’existence de G0 dans l’énoncé du théorème de Weierstraß est une
conséquence de la proposition suivante. L’unicité suit du Corollaire 4.1.4.
Proposition 4.1.6. On pose
1 1
Pk (u) = u + u2 + · · · uk .
2 k

25
26 CHAPITRE 4. FONCTIONS ENTIÈRES ET MÉROMORPHES

Soient z0 ∈ C, , z1 , z2 , . . . ∈ C∗ , a0 , a1 , · · · ∈ N∗ telles que limν→∞ |zν | = ∞.


Alors on peut trouver des entiers k1 , k2 , . . . , telles que
∞   aν
a0
Y z Pkν ( zz )
G0 := z 1− e ν

ν=1

est une fonction entière avec les zéros au points zν avec multiplicité d’ordre
aν , ν = 0, 1, . . . .
La preuve de cette Proposition utilise le Thm. 2.6.5.
Exemples 4.1.7. Supposons que dans l’énoncé de la Prop. 4.1.6 un ait
X 1
< ∞, et aν = 1, pour ν = 0, 1, . . . .
ν
|zν |2
Alors, on peut prendre kν = 1 et donc
∞  
Y z z
G0 (z) = 1− e zν .

ν=0

(1) Par exemple, on a


∞ 
z2
Y 
sin(z) = z · 1− 2 2 .
n π
ν=1

(2) La fonction
∞ 
Y z  −z
G(z) = 1+ e n (4.1)
n
n=1

est entière avec des zéros simples au points z = −1, −2, −3, . . . ..

4.2 La Fonction Γ
Définition 4.2.1. On introduit la fonction Gamma avec pôles simples au
points z = 0, −1, −2, −3, . . . . (utilisant (4.1))
G(1)z
Γ(z) := .
zG(z)
Lemme 4.2.2. On a
" n #
X1
− log(G(1)) = γ = lim − log n ,
n→∞ ν
ν=1

le constante d’Euler. Donc


e−γz
Γ(z) = Q∞ z
 −z .
z· n=1 1 + n e
n
4.2. LA FONCTION Γ 27

Proposition 4.2.3. 1. On a (équation fonctionnelle)

Γ(z + 1) = z Γ(z), z 6= 0, −1, −2, · · · .

2.
π
Γ(z) · Γ(1 − z) = .
sin(πz)

3. Γ(z) n’a aucun zéro.


4. Pour Re (z) > 0 on a (Gauß) :
Z ∞
Γ(z) = tz−1 e−t dt,
0

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