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Ibrahim ,: Magda Coll. Espaces Littéraires, 2013, 68 P. - ISBN 978-2-343-01574-3

Cours de dialogue de Camara Nangala

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2023 22:04

Études littéraires africaines

IBRAHIM (Magda), « Prière d’un petit enfant nègre » de Guy


Tirolien. Un manifeste de la Négritude. Paris : L’Harmattan,
coll. Espaces Littéraires, 2013, 68 p. – ISBN 978-2-343-01574-3
Thérèse De Raedt

Numéro 37, 2014

URI : [Link]
DOI : [Link]

Aller au sommaire du numéro

Éditeur(s)
Association pour l'Étude des Littératures africaines (APELA)

ISSN
0769-4563 (imprimé)
2270-0374 (numérique)

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Citer ce compte rendu


De Raedt, T. (2014). Compte rendu de [IBRAHIM (Magda), « Prière d’un petit
enfant nègre » de Guy Tirolien. Un manifeste de la Négritude. Paris :
L’Harmattan, coll. Espaces Littéraires, 2013, 68 p. – ISBN 978-2-343-01574-3].
Études littéraires africaines, (37), 209–211. [Link]

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Montréal. Il a pour mission la promotion et la valorisation de la recherche.
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Comptes rendus (209

Dans l’ensemble, donc, les auteurs expriment une certaine


réserve à l’égard de ces festivals censément créés pour impulser un
nouveau souffle à la vie culturelle et sociale de leur pays, et mon-
trent que ces événements masquent le plus souvent une tactique
politique des gouvernements hôtes qui s’en servent pour asseoir leur
prestige, davantage qu’ils ne contribuent à la vitalité artistique de
leurs pays respectifs.
À en croire Sonali Pahwa, le festival du Caire semble faire excep-
tion dans ce panorama peu reluisant, mais il se trouve qu’elle est la
seule, parmi les auteurs du dossier, à avoir fréquenté ce festival en
tant que spectatrice venue de l’extérieur. Elle s’attarde d’ailleurs
davantage sur les spectacles et parle moins de l’organisation du festi-
val, contrairement aux autres auteurs, hommes et femmes de terrain
qui ont de ces festivals une expérience et/ou une connaissance qui
vont bien au-delà du déroulement de l’événement. Il est en effet
significatif que la plupart d’entre eux vivent sur le continent, le plus
souvent dans le pays où s’est déroulé le festival dont ils nous entre-
tiennent. Le revers de cette proximité, c’est que leur implication
dans l’événement empêche certains d’entre eux d’adopter un point
de vue véritablement critique sur le sujet, à l’instar de Patrick-Jude
Oteh dont l’article sur le Jos Festival au Nigeria, qu’il a dirigé,
s’apparente plus à un rapport d’activités adressé à des bailleurs de
fonds ou des journalistes, qu’à une étude critique.
Enfin, il faut mentionner le précieux travail de James Gibbs,
directeur de la publication, qui agrémente plusieurs de ces articles
de contributions d’ordre bibliographique fort utiles au chercheur,
d’interviews et de critiques de spectacle dont celui du dramaturge
ghanéen Efo Kodjo Mawugbe, Prison Graduates, dont le texte est
reproduit à la fin du volume.
 Maëline LE LAY

IBRAHIM (MAGDA), « PRIÈRE D’UN PETIT ENFANT NÈGRE » DE GUY


TIROLIEN. UN MANIFESTE DE LA NÉGRITUDE. PARIS : L’HARMATTAN,
COLL. ESPACES LITTÉRAIRES, 2013, 68 P. – ISBN 978-2-343-01574-3.

En introduction, Magda Ibrahim explique qu’en « parcourant le


manuel de textes littéraires Le Français par les textes de J. Beaugrand
et de M. Courault […] en quête de textes à enseigner à [s]es étu-
diants universitaires[,] un poème de Guy Tirolien (1917-1988),
écrivain français d’origine antillaise, a[vait] attiré [s]on attention »
(p. 9). Elle dit avoir été « intriguée qu’un enfant prie Dieu pour ne
210)

pas aller à l’école » et que « la forme littéraire lui avait d’ailleurs


plu » (Ibid.). L’analyse du poème qui suit confirme que ce profes-
seur à la Faculté des Lettres de l’Université de Tanta en Égypte,
spécialiste de Roger Vailland, est une novice dans les littératures
appartenant au mouvement de la négritude. Elle semble découvrir
ce poème, pourtant si connu.
Ce petit recueil reproduit d’abord le poème « Prière d’un petit
enfant nègre » dans sa version parue dans le recueil de G. Tirolien,
Balles d’or (Présence africaine, 1961). Toutefois, la retranscription
n’en reprend ni la typographie ni la ponctuation. M. Ibrahim omet
aussi d’indiquer que cette version est légèrement différente de celle
qui avait été publiée dans la fameuse Anthologie de la nouvelle poésie
nègre et malgache de langue française de Léopold Sédar Senghor (PUF,
1948), et qui est plus fréquemment citée. Ainsi les vers 10-11 de la
version de 1948 : « Je veux aller pieds nus par les rouges sentiers /
Que cuisent les flammes de midi » sont devenus en 1961 : « Je veux
aller pieds nus par les sentiers brûlés qui longent vers midi les mares
assoiffées », tandis que les vers 15-17 : « Et que l’Usine sur l’océan
des cannes / Comme un bateau ancré » deviennent : « et que l’usine
ancrée sur l’océan des cannes ».
Son approche analytique s’organise fort simplement autour de
deux thématiques : « Les référents identitaires satisfaisants » (p. 13-
24) et « Les référents identitaires non satisfaisants » (p. 25-34).
Étonnamment, l’auteure, qui dit se référer « à des études
d’anthropologues, de philosophes et d’écrivains nègres ou pro-
nègres » (p. 11), utilise le terme « nègre » sans s’interroger sur ses
connotations passées et actuelles.
Une biographie succincte de G. Tirolien aurait permis de lui
rendre sa place dans son combat pour la négritude. Il est pourtant
bon de rappeler qu’il a écrit son poème en 1943, à l’âge de 26 ans,
un an après sa libération du stalag où il avait été fait prisonnier aux
côtés de Senghor, et un an avant qu’il aille en Afrique en tant
qu’administrateur de la France d’Outre-Mer. M. Ibrahim reste éga-
lement silencieuse sur le rôle que joua G. Tirolien dans la création
de Présence africaine.
Les références étayant l’analyse du poème proviennent du
domaine de la littérature d’Afrique tant anglophone que franco-
phone. Par exemple, quand M. Ibrahim examine le vers 8, plutôt
que de faire appel à des ouvrages sur l’éducation aux Antilles, elle se
réfère à deux témoignages (ceux de Jomo Kenyatta et d’Ian
Q. Orchardson) qui attestent le rôle du père dans l’éducation au
Kenya (p. 17). L’auteure ne dit pas que « les histoires de Zamba et
Comptes rendus (211

de compère Lapin » (vers 40-41) font référence aux récits que l’on
retrouve, sous diverses formes, dans une grande partie de la dias-
pora africaine aux États-Unis (surtout en Louisiane) et dans les
Caraïbes, formes qui ont en commun de traiter d’un lapin (ou d’un
lièvre). Faut-il aussi rappeler que Senghor avait écrit, avec
Abdoulaye Sadji, La Belle Histoire de Leuk-le-Lièvre en 1953 pour aider
les enfants à apprendre la langue française ?
En appendice se trouvent deux traductions en arabe standard du
poème. L’une est due au Marocain Arabi Laghwati et l’autre est de
M. Ibrahim elle-même. À quelques variations près, elles sont iden-
tiques.
Étant très général, ce modeste ouvrage donnera quelques pistes
de réflexion à ceux qui veulent s’initier à ce petit chef-d’œuvre de la
littérature francophone.
 Thérèse DE RAEDT

KODJO-GRANDVAUX (SÉVERINE), PHILOSOPHIES AFRICAINES. PARIS :


PRÉSENCE AFRICAINE, COLL. LA PHILOSOPHIE EN TOUTES LETTRES,
2013, 301 P. – ISBN 978-2-7087-0843-3.

Ce premier ouvrage de la collection dirigée par Souleymane


Bachir Diagne, philosophe sénégalais et professeur à la Columbia
University de New York, offre un panorama éclairant sur les Philo-
sophies africaines. Séverine Kodjo-Grandvaux est docteur en philoso-
phie et rédactrice en chef adjointe de la revue Jeune Afrique ; sa thèse,
soutenue en 2006, s’intitulait Constructions et déconstructions de l’idée
de philosophie africaine. Ce livre est le fruit d’une réflexion qui se
poursuit et s’enrichit et qui, jusqu’à présent, est demeurée exclue
des universités françaises. À l’heure de la mondialisation et des nou-
velles technologies et de la communication, autant de facteurs invi-
tant les êtres humains au partage des connaissances et créant des
espaces de dialogue, cette étude exemplaire présente les divers
courants qui ont caractérisé les philosophies africaines des cinquante
dernières années. En outre, S. Kodjo-Grandvaux examine les fac-
teurs qui ont contribué au dialogue entre les différentes aires socio-
culturelles africaines, asiatiques, européennes et américaines.
C’est au cours de la première décennie du XXIe siècle que les
philosophies africaines se sont imposées dans les universités des
États-Unis. Dotées d’une ouverture qui fait défaut aux institutions
universitaires françaises, les universités nord-américaines embau-
chent des philosophes africains formés en Afrique et en Europe pour

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