Tutorial - Climatisation
Tutorial - Climatisation
Check-list du projet
Choix de la configuration du réseau
Choix de la régulation
Paramètres de dimensionnement
Critères acoustiques
Check-list du projet
Le débit hygiénique minimum a-t-il été préréglé à la valeur vraiment minimale (correspondant à l'occupatio
plausible) ? Si l'occupation est variable, le registre d'admission d'air neuf sera-t-il commandé en fonction de
Le système permet-il de valoriser l'air neuf extérieur "gratuit" si la température est adéquate (free-cooling)
La sélection des bouches permettra-t-elle une bonne distribution de l'air, sans inconfort même à basse temp
valoriser l'air frais extérieur au maximum sans devoir le préchauffer ?
Le choix du système de chauffage est-il le plus adéquat ? Si une résistance électrique est prévue, une étude
probable a-t-elle été faite ? Un délestage en période de pointe est-il prévu ? Un mode de fonctionnement en
d'apport d'air neuf) est-il prévu par la régulation lors de la relance du matin ?
La régulation prévoit-elle une "zone neutre" suffisante ?
L'humidification pourra-t-elle être stoppée pour une température extérieure donnée ?
La qualité acoustique du projet est-elle suffisante ?
Suite à l'existence d'un besoin élevé d'air neuf hygiénique dans les locaux, la décision de choisir un système "tout air" a ét
Les besoins des locaux ayant été jugés assez constants dans le temps, le choix d'un système à débit d'air variable, pourta
a été écarté.
Il reste à choisir parmi les systèmes à débit d'air constant : c'est l'objet du propos ci-dessous.
Système monogaine
unizone
basse pression
haute pression (avec boîtes de détente)
multizones
basse pression
haute pression (avec boîtes de détente)
(En cliquant sur les hyperliens, il y a un accès aux détails technologiques des systèmes)
Si une seule zone est à traiter, ce choix ne se pose pas : la régulation du caisson de traitement d'air permet
aux variations de la demande. C'est ce que l'on fera pour une salle de conférences, pour une salle d'opérati
pour un grand hall, ...
Par contre, si plusieurs zones sont à traiter, le système doit pouvoir s'adapter à des besoins différents : loca
façades différentes, salles de réunion différemment utilisées,...
Comment, à partir d'un même caisson de traitement d'air, produire des températures différentes ? C'est là q
entre 2 systèmes :
Mais comment gérer les besoins variables en été ? Le local exposé au soleil souhaitera un air plus froid que
Nord. On risque donc de refroidir l'air en centrale et de le réchauffer à l'entrée des locaux au Nord...
On constate ici que la centralisation du traitement génère un manque de souplesse total. On préférera se d
installation "tout air" à débit d'air variable, soit vers une solution "air-eau".
Deux réseaux parallèles : un réseau d'air chaud et un réseau d'air froid. Une sonde de température ambiant
réglage d'une boîte de mélange. Ce système est contraignant à plusieurs niveaux : financièrement (investis
énergétiquement (risque de "détruire" de l'énergie à l'exploitation) et spatialement (encombrement dans le
On ne l'installe plus aujourd'hui. On tente plutôt de le démanteler dans les anciens bâtiments où il est instal
Conclusions :
Il nous semble que le système "tout air - à débit constant" ne peut raisonnablement s'appliquer aujourd'hui
traitement d'une seule zone, c'est-à-dire un ou plusieurs locaux homogènes, commandés par une seule son
commune.
En présence de locaux à chauffage très intermittent (comme des salles de réunion, de spectacles,...), une v
système de chauffage complémentaire par radiateurs permet d’assurer un chauffage de base entre 12 et 15
non occupation, et une mise en confort très rapide dès l’arrivée des personnes (ou par horloge).
Ce système est économique et supprime la surchauffe des locaux en période de forte occupation grâce aux
ventilation et de rafraîchissement, et à la faible charge des parois.
En régime "basse pression", la vitesse de déplacement de l'air varie entre 2 m/s (au droit des bouches) et 7
la conduite principale).
Bien entendu, sur le plan énergétique, c'est toujours la vitesse la plus lente qui est la meilleure puisque la p
la consommation) des ventilateurs grandit avec le carré de la vitesse de l'air.
Mais qui dit "vitesse lente", dit "large section" et donc encombrement des conduits ...
Au prix où est le m³ de bâtiment, certains promoteurs n'hésitent pas longtemps et choisissent une grande v
10 m/s, et allant parfois jusqu'à 20 m/s. Mais un air pulsé à haute vitesse circule à haute pression. Il doit dè
"détendu" à l'entrée du local. C'est le rôle de la boîte de détente.
Exemple :
Chiffrons la différence de consommation entre les réseaux Basse et Haute pression. En moyenne, le réseau
sera dimensionné sur une perte de charge globale supérieure de 1 000 Pa par rapport au réseau Basse pres
extraction). Le supplément de puissance du ventilateur est alors de :
Soit un supplément minimum de 1 300 Watts pour un débit de 1 m³/s transporté, où 0,36 W par m³/h transp
Imaginons un groupe de 10 000 m³/h. La consommation supplémentaire annuelle (sur base de 4 BEF/kWh, p
sera de :
Suppl. consommation = (10 000 x 0,36 x 24 x 365 / 1 000 [Wh/kWh]) x 4 [BEF/kWh] = 126 144 B
Si l'installation ne tourne qu'aux heures de bureau (50 h/semaine), le supplément est ramené à 37 500 BEF
Pour l'utilisateur du bâtiment, il y a sûrement une manière plus efficace de dépenser cet argent...
Remarque : à titre d'information, les cliniques St Luc de Bruxelles traitent près de 300 000 m³/h... Le débit d
dont il est question ici représentent donc l'équivalent du services des urgences...
Si le régime Haute Pression est malgré tout choisi, il est clair qu'il ne faudrait jamais dépasser les 15 m/s, po
consommation et aussi le bruit produit dans les boîtes de détente.
Le coût du traitement d'air d'une installation "tout air neuf" est hors de prix.
Sans conteste, le système le plus efficace pour diminuer les coûts d'exploitation consiste à recycler partielle
Des registres motorisés modulent les débits d'air recyclé et d'air rejeté. Le débit d'air neuf ne peut cependa
descendre sous le débit minimal d'air neuf hygiénique en période d'occupation.
dans cette technique, il est possible de moduler le débit d'air neuf en fonction de la présence effective des occupants du
exemple, une sonde CO2 placée dans le conduit d'air extrait peut moduler l'ouverture du registre d'air neuf. D'où une fam
parmi les systèmes de recupération d'énergie, le recyclage partiel de l'air extrait permet de valoriser auss
sensible que l'énergie latente (chaleur et humidité).
la technique permet de valoriser l'air frais extérieur durant une bonne partie de l'année : la demande de refroidissement
souvent lieu lorsque l'air extérieur est plus froid que l'ambiance, il sera possible d'en profiter par un débit d'air neuf plus é
les 100 % du débit. Et si l'air neuf est trop froid, la température sera relevée par le mélange avec de l'air chaud extrait de
Si le recyclage n'est pas possible pour des raisons hygiéniques (notamment suite au mélange d'air venant de différents loc
récupérateur de chaleur sur l'air extrait, on pourra récupérer plus de 50 % de l'énergie extraite des locaux.
Mais la modulation du débit d'air neuf en fonction de la présence effective des occupants est impossible...
Choix de la régulation
La régulation de l'humidité
Pour la plupart des installations, le contrôle précis de l'humidité ne se justifie pas : il suffit de s'assurer que
l'ambiance est comprise entre 40 et 60 %, plage du "gand confort". c'est le cas des salles de conférences, d
gymnastique, dans les restaurants, les centres commerciaux, ... Il n'y a que dans des cas particuliers comm
d'opération ou les laboratoires que le contrôle strict de l'humidité se justifie.
Autrement dit,
La sonde de température de l'ambiance envoie son signal au régulateur de température qui le compare à la
consigne. Imaginons que ce soit l'été et qu'il fasse trop froid dans l'ambiance. Suite à l'écart détecté, la van
fermée progressivement.
Si la température d'ambiance continue à baisser, et descend en dessous de la zone neutre, c'est la vanne d
ouverte progressivement.
Si la zone contient plusieurs locaux, il arrive souvent que la sonde soit placée dans la reprise d'air afin de m
moyenne des locaux traités.
Remarque : la vanne de froid peut donc s'ouvrir soit pour déshumidifier l'ambiance, soit pour la refroidir. Le
d'humidité devra être informé de la demande du régulateur de température et il prendra la demande la plus
agir sur la vanne.
Lorsqu'il fait très chaud dehors (T° > 25°C), l'air neuf doit être réduit au minimum hygiénique pour limiter le
refroidissement.
Lorsqu'il fait froid dehors(T° < 16°C) et que le système de chauffage est enclenché, l'air neuf doit égalemen
minimum hygiénique.
Mais entre les deux, l'air extérieur frais peut être valorisé pour limiter l'utilisation de la batterie froide ( = fr
C'est donc le régulateur de température qui va organiser l'ouverture du registre d'air neuf, en comparant la
l'air repris et de l'air neuf. On réalise parfois la comparaison des enthalpies (= des énergies), ce qui est plus
sont les niveaux d'énergie contenue dans l'air qui sont comparés : température + humidité de l'air.
Il importe d'adapter à tout moment le débit d'air neuf adéquat. On peut parler d'une véritable gestion de l'air neuf.
Si le système dispose d'un recyclage de l'air extrait, nous avons cité ci-dessus la possibilité de commander
registre d'air neuf en fonction de la présence effective des occupants : sonde de présence, sonde CO2, sond
d'air, ... Le poste "chauffage de l'air neuf" étant le premier poste en terme de consommation de l'installation
économies substantielles possibles.
Egalement, il est possible de stopper totalement l'arrivée d'air neuf en période de relance du bâtiment (ava
occupants). Cette technique permet de diminuer la puissance installée des chaudières.
Remarque : le registre d'air neuf peut donc s'ouvrir soit pour apporter l'air neuf minimal, soit pour refroidir l
régulateur de qualité d'air devra être informé de la demande du régulateur de température et il prendra la d
exigeante pour agir sur le servo-moteur du registre d'air neuf.
Imaginons une salle de conférences de plusieurs centaines de personnes. La température extérieure est de
apports de chaleur importants donnés par les occupants, on aimerait pouvoir pulser un maximum de cet air
"gratuit".
Mais il faut que les bouches de soufflage soient prévues pour mélanger rapidement l'air frais avec l'air ambi
des bouches à haute induction.
A défaut, les occupants risquent d'être incommodés par la coulée d'air froid. Il faudra alors préchauffer l'air
température minimale réglée par l'exploitant.
De là, une sonde de limite basse de température de soufflage, informant le régulateur de température, qui
vanne de la batterie de chaud ou de froid.
Dans le cas d'un humidificateur à vapeur, il y a toujours un risque de souffler du brouillard : saturation de l'a
détérioration rapide des conduites s'en suivrait. Il est donc impératif de placer une limite haute d'humidité d
pulsion.
Un thermostat antigel est placé en aval de la batterie de chauffe mais le plus prêt possible de celle-ci pour ê
son rayonnement.
A l'arrêt de l'installation, la vanne de la batterie de chauffe et le registre d'air neuf doivent se fermer et les v
doivent s'arrêter.
Deux pressostats différentiels contrôlent le fonctionnement des ventilateurs. S'ils ne sont pas satisfaits, le r
est fermé et l'alarme est enclenchée.
Un pressostat différentiel contrôle l'encrassement du filtre sur l'air neuf et enclenche une alarme en cas d'e
Si l'ensemble des contraintes sont résumées dans un seul schéma, on aura ceci :
Mais cette présentation correspond à la logique analogique, où les différents régulateurs sont imbriqués. Si
est vu par un régulateur numérique, il traitera toutes les données (= INPUT) dans un seul programme de tra
un programme d'ordinateur) et il fournira en sortie toutes les commandes (= OUTPUT) pour les différents m
Mieux, un bus de communication va parcourir le bâtiment, collecter les INPUT et alimenter les OUTPUT :
A noter que tous les branchements ne sont pas représentés, notamment parce que les commandes de sécu
locales.
Si le choix de l'humidificateur s'est porté sur un système "laveur d'air", des difficultés de régulation sont pos
particulièrement en mi-saison.
Pour éviter ces dysfonctionnements énergivores en mi-saison (en hiver, le système fonctionne très bien), il
très simple : imposer l'arrêt de l'humidification de l'air au dessus d'une température extérieure de 5°C (si m
recyclage partiel)... à 8°C (si traitement en "tout air neuf"). Le réglage définitif de cette valeur peut se faire
l'exploitant.
Prédimensionnement
Les parois sont à double enveloppe en tôle d'acier galvanisé ou peint. Un isolant acoustique et thermique
d'épaisseur minimale est fixé entre les deux tôles.
Puissance :
Le dimensionnement est réalisé en régime d'été (demande de froid maximale), ce qui entraîne des sections
élevées.
Dans le dimensionnement des batteries, il faudra intégrer également la puissance produite par le ventilateu
pertes thermiques des conduits.
Encombrement :
Pour une surface climatisée de 500 m², prévoir une surface de 20 m² en local technique ou en terrasse.
Pour une surface climatisée de 2 000 m², prévoir une surface de 50 m² en local technique ou en terrasse. Pr
un groupe de production d’eau glacée à placer :
le groupe de reprise d'air (= GE = Groupe d'Extraction) est dimensionné entre 150 et 300 PA, ce qui entra
de 250 à 500 W au moteur, pour 1 m³/s.
le groupe de pulsion d'air (= GP = Groupe de Pulsion) est dimensionné entre 450 et 600 PA, ce qui entraîn
de 750 à 1 000 W au moteur, pour 1 m³/s.
le groupe de pulsion d'air (= GP = Groupe de Pulsion) est dimensionné entre 1 200 et 2 400 PA, ce qui en
puissance de 1 600 à 3 000 W au moteur, pour 1 m³/s.
Il est généralement utile d'équiper les ventilateurs d'un moteur à deux vitesses afin de réduire la puissance
situation d'occupation réduite.
Critères acoustiques
Le niveau sonore généralement souhaité dans les bureaux (NR 35 ou 40 dB(A) environ) suppose une étude acoustique sé
l'installation, surtout si le régime Haute Pression est adopté.
Si nécessaire, le caisson est posé sur un socle antivibratoire. Des manchettes souples sont prévues entre le
gaines afin de minimiser la transmission des vibrations du ventilateur vers les locaux.
Tout particulièrement, les boîtes de mélange des systèmes "dual duct" seront sources de bruit et demander
spécifique.
Dans les réseaux à Haute Pression, les boîtes de détente seront insonorisées
Choix du débit d'air variable : la climatisation VAV
Check-list du projet
Le choix d'un système VAV parmi l'ensemble des systèmes "tout air" a été fait.
Le bâtiment à traiter requiert des débits d'air neufs importants. Puisque cet air est de toute façon nécessaire, o
l'utiliser comme vecteur de la chaleur ou de l'air froid nécessaire aux locaux (
climatisation "tout air"). Et puisque les locaux présenteront des occupations et des charges thermiques variable
d'économiser la consommation des ventilateurs en pulsant un débit variable selon les besoins (
climatisation VAV).
Puisque la température de pulsion de l'air au départ d'un groupe de préparation sera uniforme pour l'ensemble
traitée, le bâtiment sera découpé en zones homogènes pour lesquelles on souhaite avoir une modulation du dé
Par exemple, la façade Nord, la façade Sud et l'ensemble des locaux intérieurs peuvent constituer 3 zones avec
distinct et une température de départ distincte (une zone intérieure demande toujours du refroidissement alors
Nord demande majoritairement du chauffage).
La taille de l'installation impose parfois le découpage également : les débits d'air sont couramment de 6 (jusqu
renouvellements du volume des locaux par heure ! L'encombrement impose parfois un découpage en zones dis
Mais le dimensionnement de la centrale profite lui au contraire de l'effet de foisonnement entre locaux dont les
différents : si façade Est et façade Ouest sont sur une même centrale, il ne faudra jamais cumuler les 2 puissan
soleil ne peut être des 2 côtés simultanément.
Exemple :
Un regroupement des salles de réunion sur un même groupe de préparation permet de valoriser les a
VAV. Chaque salle se greffera sur le réseau via une bouche de pulsion commandée par détecteur de présence.
du groupe travaillera à vitesse variable pour maintenir une pression constante dans le réseau. Le groupe de pr
dimensionné avec un facteur de simultanéité (défini de commun accord avec le Maître d'Ouvrage) pour tenir co
que toutes les salles ne seront pas occupées en même temps.
La régulation du débit peut être on/off en fonction qu'il y ait présence ou non, ou modulée en fonction du contr
température du local, ce qui est énergétiquement préférable. Une sonde CO2 sur la reprise permettra d'adapte
d'air neuf aux besoins.
Une modulation du débit par local ou groupes de locaux
A l'intérieur d'une zone, chaque local peut avoir sa bouche modulante et donc un débit modulé en fonction des
régulation est alors très souple,... mais l'installation est chère !
A noter l'inconvénient de ce type d'installation à air (par rapport au système air-eau) : le manque de souplesse
modification future du réseau (démontage des faux plafonds). On a dès lors intérêt à prévoir de nombreuses bo
d'anticiper un découpage différent des locaux dans le futur (ajout d'une cloison).
A débit égal, doubler la vitesse de l’air dans les gaines permet de diminuer par deux la section nécessaire. Le b
cherchera donc parfois à augmenter la vitesse pour réduire l'encombrement des conduits.
Mais les frottements de l’air sur les parois des gainages sont proportionnels au carré de la vitesse. Et donc le v
vaincre des pertes de charges beaucoup plus élevées, variant de 500 à 1 500 Pa.
Aussi, pour des raisons d’économie d’énergie, on a tout intérêt à limiter les vitesses et donc en tout cas à ne pa
une perte de charge de 1 000 PA pour le dimensionnement du réseau.
De plus, à ces hautes pressions, des précautions sérieuses sont à prendre en matière acoustique, notamment a
appareils terminaux (amortisseur de bruit).
A noter que si autrefois les bouches à débit variable exigeaient une pression minimale élevée pour un bon fonc
critère n'est pratiquement plus d'application aujourd'hui.
Il est théoriquement possible de prévoir un système VAV à deux conduits : une centrale prépare simultanémen
et de l'air chaud, les deux fluides étant distribués en parallèle et mélangés dans une boîte de détente à l'entrée
zone.
Il s'agit ici de la "Rolls" de la climatisation, pouvant répondre avec souplesse à des besoins variables et opposé
Dans la version "usine", un premier clapet motorisé fait passer soit l'air chaud, soit l'air froid. Un second mod
débit.
Dans la "full options", la boîte de réglage est équipée de deux volets de réglage progressif. Une zone neutre
plages d'ouverture des conduits d'air chaud et d'air froid.
En principe, il n'existe aucun mélange possible entre chaud et froid au niveau du diffuseur, même si les deux c
cohabitent toute l'année dans les gaines techniques...
Le coût d'investissement est vraiment très important. On cite parfois comme application les grands navires de
pour le confort des passagers, on souhaite leur fournir une souplesse totale de régulation, même lorsque le bat
bord et que la face ensoleillée change ainsi brutalement... !
Aujourd'hui, pour atteindre un tel objectif de confort, on choisira plutôt une installation de ventilos-convecteurs
une installation à fluide réfrigérant variable, très souples également lorsque les besoins fluctuent fortement.
Seule application éventuelle : la réhabilitation d'un système classique à deux conduits à débit constant en syst
variable.
On ne pulse que de l'air froid en été (entre 12 et 18°C) et de l'air chaud en hiver (entre 25 et 40°C). L'air est pr
centrale et chaque local régule le débit d'air juste nécessaire en fonction de la température souhaitée, avec un
minimum ajusté :
Le plus simple est d'avoir une consigne fixe pour chaque saison et le passage d'une consigne à l'autre est réalisé par un therm
il y a basculement pour une température extérieure de + 15°C, par exemple. Mais cette régulation peut être affinée.
Le système est très économique (surtout à l'exploitation), notamment parce qu'on ne fait jamais du chaud et d
simultanément. Mais il ne convient que pour les locaux dont les charges thermiques sont homogènes. Il sera pa
impossible de refroidir un local intérieur et de réchauffer simultanément un local périphérique traité par le mêm
Cette variante s'applique aux bâtiments qui comportent des zones dont les besoins sont différents. On pense to
particulièrement aux grands immeubles de bureaux dont les zones centrales ont en permanence des besoins d
la chaleur (charge stable) et dont les zones périphériques (locaux en façades) ont des besoins de chauffage en
grands froids (charge variable).
L'idée est alors de prévoir un circuit d'air froid pour tous les locaux, à débit variable, complété par des batteries
pour les locaux périphériques
En fait, il s'agit d'un "vrai" VAV pour la zone interne (alimentée en froid toute l'année), et d'un VAV complété d'
de température pour les locaux périphériques. On comprend qu'une telle installation soit très souple à l'usage
1. Soit l'apport de chaleur est réalisé par des corps de chauffe traditionnels (radiateurs, convecteu
Généralement, ces corps de chauffe sont placés en périphérie du bâtiment, le long des façades, pour vaincre le
par les parois. Le système VAV refroidit le coeur du bâtiment en hiver, refroidit tout le bâtiment en été et assur
hygiénique toute l'année. On sera attentif à ne pas "casser de l'énergie" par un fonctionnement simultané du fr
chaud dans les mêmes locaux. Ainsi, une plage neutre doit être réservée entre chauffage et refroidissement (p
vannes thermostatiques de radiateurs sont réglées sur 21°C et l'ouverture du débit d'air froid ne commence qu
dessous de 23°C, la boîte VAV fonctionne sur son débit minimum préréglé.
C'est la solution sans doute la plus économique à l'investissement et à l'exploitation. Problème : bloquer les va
thermostatiques sur 21°C n'est pas toujours bien accepté par l'occupant...
A défaut d'un recyclage de l'air (pour des raisons hygiéniques ou parce que les conduits ne sont pas situés l'un
l'autre, un récupérateur de chaleur peut être prévu entre conduits d'extraction et de pulsion.
2. Soit les batteries de chauffe sont placées en série sur la boîte VAV
Par exemple, si la sonde d'ambiance détecte une température inférieure à 21°C, la vanne de chaud est ouverte
débit d'air est réduit au seuil minimal préréglé. Lorsque la température intérieure approche de 23°, la vanne ch
progressivement. Lorsque la température dépasse 23°, la vanne chaud est fermée et le débit d'air frais augme
progressivement jusqu'à atteindre le débit maximal pour la charge maximale et maintenir 24°C dans l'ambianc
l'insertion d'une zone neutre entre chaud et froid sera énergétiquement préférable.
On perçoit le défaut de ce système : le chauffage est assuré sous un débit d'air minimal... La puissance de chau
être très élevée ! et l'on risque d'augmenter en permanence le débit d'air minimum préréglé uniquement pour
chauffage.
En pratique, la batterie de chauffe est souvent intégrée dans la boîte de détente. Elle est alimentée en eau cha
remplacée par une résistance électrique (dont la consommation doit être soigneusement étudiée vu le coût du
électrique).
Une gestion de ces résistances électriques est utile :
Pour un bon fonctionnement de la boîte VAV, une gestion de la pression du réseau en amont est nécessaire.
A noter que la présence de batteries de chauffe va augmenter les pertes de charges à vaincre par le ventilateu
(admettons...) comme été (là, c'est plus dommage puisque cette batterie est à l'arrêt !). Mais on parle ici d'une
charge de 40 PA au débit max, soit 10 PA au débit moitié, ce qui reste faible à comparer au 1 500 PA de l'ensem
réseau.
A nouveau, à défaut d'un recyclage de l'air, un récupérateur de chaleur peut être prévu entre conduits d'extrac
pulsion.
La régulation est complétée par l'enclenchement du ventilateur d'air recyclé lorsque le chauffage est enclenché
Chaque batterie chaude voit son débit modulé en fonction du thermostat d'ambiance de la zone qu'elle aliment
Il s'agit d'une solution qui présente plusieurs avantages par rapport à la solution "série" :
Le débit de pulsion d'air chaud est tout à fait indépendant de l'installation. Par rapport à la solution précéden
fonctionnement en "circuit fermé" permet d'augmenter la puissance de chauffe puisque le débit d'air est plus
En période de relance (avant l'arrivée des occupants), le chauffage peut fonctionner en circuit fermé, sans ap
extérieur.
En été, il n'y a pas de perte de charges supplémentaires générées par le passage de l'air dans la batterie de
Mais cette solution est très chère et sophistiquée. On peut penser alors à une solution plus simple :
Mais c'est alors une installation "air-eau" avec ventilo-convecteurs ou MTA (Module de Traitement d'Air) !
Une installation VAV est particulièrement bien adaptée pour une utilisation optimale des énergies gratuite
cooling :
En hiver, de l'air frais extérieur peut alimenter les zones à rafraîchir sans nécessiter l'enclenchement des gro
frigorifiques.
En été, une ventilation nocturne peut décharger le bâtiment de la chaleur accumulée en journée.
Si la zone centrale demande du froid alors que la zone périphérique souhaite de la chaleur, on utilisera de l'air
"gratuit" en centrale, préparé pour les besoins de la zone intérieure (à 16°C par exemple), et cet air sera ensui
dans les zones périphériques.
En aucun cas, il ne faudrait créer du froid par une machine frigorifique et simultanément alimenter les batteries de chauffe par
chauffage. C'est d'ailleurs une solution interdite par la réglementation thermique française. A la limite on pourrait imaginer de r
chaleur du condenseur de la machine frigorifique. Mais un tel système serait inadapté ici.
En hiver, on souhaite profiter de l'air extérieur pour alimenter le réseau d'air froid mais 65 % du temps, l'air ex
inférieur à 14°C et doit donc être réchauffé avant d'être pulsé dans les locaux. Il serait dommage, alors que l'on
économiser le groupe frigorifique, de tout reperdre en chauffage...
Un recyclage partiel de l'air extrait est ici tout indiqué. Ainsi, l'air extrait des locaux (à 24°) sera mélangé à l'air
pour obtenir la température juste souhaitée, sans surcoût énergétique. Par exemple :
Remarques :
Dans tous les cas, l'analyse système/zone est très importante pour adapter les groupes aux besoins de chaque
les locaux", c'est ici la première démarche URE.
Si le recyclage n'est pas souhaité pour des raisons hygiéniques, il est possible de placer un récupérateur de chaleur sur l'air e
transférera la chaleur sans autoriser de contact entre l'air vicié et l'air neuf.
Choix de la régulation
La régulation d'une installation "à débit d'air variable" se décompose en de multiples régulations imbriquées. A
local :
La régulation de la température intérieure, requiert la régulation du débit d'air, qui requiert la régulation de l
le conduit d'air pulsé, qui entraîne la régulation de la pression dans le conduit d'air repris, ceci sous-entendan
du débit des ventilateurs.
requiert la régulation du débit d'air,
Si le chauffage est apporté par une batterie terminale, une régulation simple "à une sortie" consiste à moduler
fonction d'une seule courbe de température :
Par contre, si le chauffage est apporté par l'air, on adopte une régulation "à deux sorties". Elle est basée sur le
ci-dessous.
En hiver, une augmentation de la température dans le local va entraîner une diminution du débit d'air chaud pu
contraire, une augmentation de température intérieure va entraîner une augmentation du débit d'air froid puls
Il est donc nécessaire d'inverser le sens d'action du régulateur en fonction de la saison. Ce changement peut ê
un thermostat extérieur, par exemple réglé sur 15°C. De plus, une zone neutre sera ménagée par décalage de
consigne hiver et été.
Cette commutation ne s'appliquera pas dans les locaux soumis uniquement à des apports de chaleur (zones ce
immeubles climatisés).
Si les besoins des locaux sont liés aux conditions climatiques, la température de l'air pulsé peut aussi être adap
fonction de la température extérieure, via une loi de correspondance donnée (sorte de "courbe de chauffe", éte
Enfin, pour mieux tenir compte des besoins réels (présence des personnes, des équipements,...), la consigne p
être compensée en fonction de l'évolution de la température intérieure. Lorsque l'écart entre la température e
mesurée dans le local et la consigne croît, la température de soufflage est augmentée en hiver et diminuée en
difficulté consiste à trouver le local "témoin"... Problème qui peut être résolu si une GTC est installée sur le bât
cas, les informations de tous les régulateurs locaux sont envoyées par le bus de communication vers la central
l'exigence la plus forte.
A noter que, pas plus que dans les autres systèmes de climatisation de bureaux, l'humidité des locaux ne peut
local par local. Seul un réglage global de l'hygrométrie est possible dans le caisson de traitement central, sur b
mesure de l'humidité dans la gaine de reprise commune. Cette valeur moyenne est généralement suffisante vu
sensibilité du corps humain à l'humidité ambiante.
La régulation locale du débit d'air pulsé
On peut adapter le débit par réglage d'un clapet : un servomoteur commande la position d'un clapet en fonctio
température dans le local. Ce clapet est généralement doté d'un système d'auto-réglage en fonction de la pres
maintenir le débit souhaité malgré les variations de la pression du réseau). Il est inséré dans une boîte de déte
d'absorbants acoustiques pour réduire le niveau de bruit. L'air est ensuite réparti vers le local via des diffuseur
Il est également possible de faire varier le débit en agissant directement au niveau des diffuseurs. Le clapet es
intégré dans le diffuseur. C'est la gaine de pulsion qui joue le rôle de plenum de distribution. Ici aussi, des abso
acoustiques sont intégrés dans les parois.
Les diffuseurs utilisés sont spécifiques aux installations à débit d'air variable. En effet, le confort doit être assuré quel que soit
Curieusement, le risque d'inconfort apparaît lors des faibles débits : l'air à faible vitesse ne se mélange pas bien à l'air ambian
induction) et "tombe" sur les occupants. Dans ce but, l'air est diffusé tangentiellement au plafond pour bénéficier d'un effet Coa
deux directions.
Malheureusement, la pression n'est pas tout à fait stable dans le réseau, et à une position donnée du clapet ne
pas toujours une même valeur de la vitesse de l'air dans la bouche. Aussi, selon les fabricants, divers systèmes
complémentaires sont utilisés pour s'assurer de l'adéquation du débit aux besoins.
Imaginons que le régulateur de température détecte une température ambiante supérieure à la consigne. Il en
régulateur de débit un signal qui devient sa consigne. Le débit est ajusté. Mais peu de temps après, les vannes
voisins se ferment. La pression monte dans le circuit et le débit a tendance à augmenter. On pourrait attendre
local, via l'évolution de la température. Mais on préfère réaliser une mesure directe du débit et corriger la cons
régulateur de débit. Certains constructeurs insèrent alors dans le conduit un capteur de pression dynamique. P
est proportionnelle au carré de la vitesse, la vitesse réelle du fluide sera connue. Un actionneur pourra modifie
siège du clapet et la consigne de débit sera ajustée.
En résumé, la température influence la position d'ouverture du clapet. Et la mesure effective du débit déplace
réglage globalement.
Lorsque plusieurs clapets se ferment, la pression monte dans le réseau. Les clapets encore ouverts sont pertur
régulation et de plus, ont tendance à augmenter leur niveau de bruit lors du passage de l'air.
Une régulation de la pression du réseau sera organisée. Un capteur de pression sera placé dans la gaine (idéal
moitié et les deux tiers du réseau) et une régulation du ventilateur sera organisée en vue de pulser le débit jus
et de maintenir une pression constante dans le réseau. Idéalement, via un variateur de vitesse sur le moteur d
Si une Gestion Technique Centralisée est prévue dans la bâtiment, ou simplement un système de centralisation
informations issues des boîtes de réglage, les possibilités actuelles de régulation permettent de se libérer de ce
du maintien de la pression en un endroit donné de la gaine. En effet, on mesure à présent le débit réel pulsé au
chaque bouche, et cette information permet de commander le ventilateur de telle sorte que le débit de la bouc
défavorisée soit tout juste atteint.
Si le débit d'air pulsé évolue, il faudrait que le débit d'air repris évolue conjointement. Idéalement, il faudrait ag
sur le débit des bouches de reprise, puis globalement sur le débit du ventilateur de reprise.
Soit la sonde de débit d'air pulsé envoie son information vers le régulateur du clapet de reprise,
Soit enfin, on ajoute un capteur de pression dans le local pour réguler directement la surpression ou la dépre
dans le local.
Cette dernière solution sera d'application lorsque l'on souhaitera maintenir volontairement la surpression ou
d'un local (salle d'opération, salle blanche,...)
Mais un tel système est impayable ! Il n'est pas vraiment nécessaire d'identifier pulsion et extraction dans chaq
s'accorde généralement à dire qu'une gestion de l'air par zone ou par étage (au niveau de la trémie d'extractio
suffisante pour éviter un transfert d'air parasite entre étages. On travaillera donc au niveau de la pression dans
d'air repris.
Soit les commandes des ventilateurs de pulsion et de reprise sont synchronisées (le variateur de vitesse agit su
moteurs simultanément). Mais ce système impose que les ventilateurs aient des caractéristiques aérauliques s
les deux réseaux sont différents. Des écarts de débit apparaissent et les locaux risquent de ne plus être mainte
surpression...
Soit ce sont les pressions des deux réseaux qui sont comparées et le ventilateur de reprise est régulé de façon
permanence une différence de pression donnée.
Soit enfin, ce sont les débits qui sont comparés entre pulsion et reprise et la régulation se fait en fonction d'un
différentiel constant.
A noter que dans les installations qui sont supervisées par une régulation numérique, le bus de communication
la position ou le débit réel de chaque boîte de détente. Le régulateur central somme alors ces débits pour défin
des groupes de pulsion et d'extraction.
Plusieurs modes de réglage permettent d'adapter le débit des ventilateurs (de pulsion et/ou d'extraction) en fo
grandeur de référence :
étranglement,
by-pass,
aubage mobile de prérotation à l'aspiration,
variation de la vitesse du moteur,
variation de l'angle de calage des aubes (pour les ventilateurs hélicoïdes).
Tous ces modes de réglage n'entraînent pas la même économie électrique. Le by-pass (l'équivalent de la soupa
différentielle utilisée en chauffage) peut même conduire à une augmentation de la consommation.
Il ressort de la comparaison des différents types de réglage que la solution énergétiquement la plus intéressan
variation de la vitesse du ventilateur, soit par paliers grâce à des moteurs à plusieurs vitesses, soit de façon co
moyen d'un convertisseur de fréquence.
Cependant, lorsque les plages de réglage souhaitées sont assez réduites, les solutions de l'étranglement (plage
maximum de 100 à 85 %) ou des aubages de prérotation (réglage de 100 à 70 %, uniquement pour les ventilat
centrifuges à aubes recourbées vers l'arrière et les ventilateurs hélicoïdes) sont des solutions satisfaisantes.
Cette dernière solution, de moins en moins utilisée, peut cependant devenir plus intéressante que la variation d
ventilateur, pour les ventilateurs de très grosse puissance (40 .. 50 kW). en effet, un convertisseur de fréquenc
une telle puissance est très coûteux.
Pour les ventilateurs hélicoïdes, la modification automatique de l'angle de calage des aubes conduit à une dimi
consommation électrique presque équivalente à la variation de vitesse.
Il importe d'adapter à tout moment le débit d'air neuf adéquat. On peut parler d'une véritable gestion de l'air n
Le débit sera maximal lorsqu'il est préférable d'utiliser de l'air extérieur "gratuit" que de traiter l'air intérieur.
Le débit sera maximal si l'on souhaite refroidir le bâtiment durant la nuit par de l'air frais extérieur (free cooli
Dans une installation VAV, quelles que soient les exigences thermiques, les besoins en air hygiénique doivent ê
Dans les installations avec "air recyclé", le registre d'air neuf devra en permanence être adapté : si le débit d'a
les locaux est faible, la part de l'air neuf sera importante (jusqu'à 100 %). Au contraire, un grand débit pulsé en
faible proportion d'air neuf.
Ce qui corse la régulation, c'est que les ventilateurs travaillent toujours dans des conditions différentes : ainsi,
100 % d'air neuf est souvent demandé lorsque les ventilateurs tournent à très basse vitesse...
La position des registres n'est pas significative du débit réel. Aussi, une sonde de vitesse d'air sera placée dans
d'air neuf et agira sur les registres d'air neuf et de reprise pour maintenir le minimum hygiénique par mesure d
si du free-cooling est organisé pour refroidir les locaux, il sera prioritaire et l'apport d'air extérieur sera maxima
Une régulation basée sur une sonde de qualité d'air, disposée dans la gaine d'air repris, permet également de f
gestion du débit d'air neuf.
On trouvera plus de détails dans la régulation du taux d'air neuf d'une installation VAV.
Paramètres de dimensionnement
Une diminution des dimensions de la centrale de traitement d'air par rapport au système à débit c
Avec un système à débit d'air constant, chaque local est dimensionné avec un débit d'air permettant de répo
charge frigorifique extrême; dans le caisson de traitement d'air central, on devra traiter (en permanence !) le
débits maximaux de toutes les locaux.
Par contre, avec le système VAV, on va tenir compte du fait que le soleil tourne autour du bâtiment et que la
maximale de la façade Ouest survient lorsque la façade Est est à faible demande; la centrale de préparation
dimensionnée sur base du cumul instantané possible entre toutes les locaux,... ce qui est déjà nettement plu
De même, si ce sont des bureaux, des locaux de réunion, ... dont on peut prévoir qu'ils ne seront pas tous oc
permanence, on peut tabler sur un certain foisonnement de la puissance totale de l'installation.
Il en résulte une économie du coût d'investissement de la centrale, par rapport à un système à débit constant.
faut-il que la taille de la centrale ne soit pas trop importante (n'oublions pas que l'on travaille avec des débits h
correspondants à 6...8 renouvellements horaires !), que la localisation de la centrale, que les distances par rap
trémies verticales, ... permettent un tel regroupement. Peut-être devra-t-on répartir les locaux par zones et per
regroupement ? Peut-être est-ce la régulation qui va imposer le découpage par zones distinctes ?
On constate ici toute l'importance qu'il faut attacher à définir correctement avec le Maître d'Ouvrage la configu
zones homogènes et le coefficient de simultanéité d'occupation des locaux de chaque zone.
Il importe de sélectionner le matériel de telle sorte que le registre ait une bonne autorité sur le débit d'air
On sera attentif à la bonne distribution de l'air dans les locaux en fonction des différents régimes de débits
possible de demander au fabricant de la bouche prévue un profil de distribution d'air dans le local aux différent
Actuellement, la régulation par vitesse variable sur des moteurs asynchrones des ventilateurs ne pose plus
Il faut être attentif au débit de limite basse admissible par l'appareil. On sait que le débit minimum est ajust
C'est ce qui entraîne, par exemple, un débit minimum égal à 30 % du débit nominal dimensionné pour l'été. Or
minimum doit être le plus faible possible pour limiter la consommation de l'installation. On veillera donc tout pa
à ne pas surdimensionner les besoins en chauffage des locaux. Idéalement, on intégrera, avec l'accord du Maît
l'idée que les apports internes vont participer au chauffage des locaux et que donc l'installation peut être dimin
Lors de la relance du matin de l'installation, l'arrivée d'air neuf sera stoppée et le bâtiment montera en tempér
recyclage de l'air intérieur.
A noter que pour la climatisation des zones internes, on dimensionne le débit minimum pour éliminer de toute
d'éclairage, puisque l'on sait qu'elle sera toujours présente.
Enfin, on sera attentif au fait que ce n'est pas forcément le bilan d'été qui entraînera les puissances frigorifique
Le Sud pourrait être plus pénalisant à certains moments de la mi-saison.
Critères acoustiques
Il faut savoir que le respect des critères acoustiques est traité (par le bureau d'études) après le dimensionneme
réseaux.
Attention dès lors à ne pas imposer un niveau acoustique trop faible dans les locaux (parfois non justifié, suite
de bruits provenant des autres équipements ou des occupants par exemple), car le concepteur va avoir pour ré
d'augmenter l'importance du silencieux à la sortie du groupe de préparation. Or le silencieux crée des pertes d
supplémentaires et la consommation du ventilateur en sera augmentée toute sa vie durant !
Par contre, c'est la boîte de détente (à l'entrée de laquelle est placée le clapet de réglage) qui doit être suffisam
celle-ci jouant le rôle de plénum de détente acoustique.
La surface sur laquelle repose le groupe de traitement d'air doit être suffisamment rigide pour éviter la mise en
d'éléments de la structure du bâtiment.
Il est conseillé de placer le groupe de traitement d'air sur une dalle flottante placée sur des plots antivibratiles, surtout si le gro
dessus de locaux sensibles que ce soit en toiture ou en local technique.
Afin d'éviter la transmission de vibrations à la structure du bâtiment, on raccorde les caissons du groupe et les
des manchettes souples.
On constate que la prise d'air peut être aussi bruyante que la pulsion. On placera dès lors un silencieux dans la
d'air neuf et sur la gaine de pulsion d'air. De même, en toiture, il faut toujours éloigner les groupes de traiteme
grilles de rejet d'air vicié, car le bruit du groupe de traitement d'air pourrait se transmettre, vers les locaux occ
gaine de rejet d'air.
Système tout air, à débit variable (VAV)
Principe de fonctionnement
Différentes variantes technologiques
Avantages
Inconvénients
Coût
Domaine d'application
Principe de fonctionnement
Pourquoi une variation du débit ?
Situons-nous en été. Comment répondre aux variations de charge d'un local ? Que se passe-t-il lorsque le solei
perce enfin l'épaisse couche nuageuse et fait monter la température ?
Un système de conditionnement d'air "classique" délivre un air plus froid (de 20°, l'air passe à 16°C, par
exemple). Le débit d'air pulsé reste le même, mais la température diminue. On parle alors de "système à débit
d'air constant".
Une alternative consiste à garder la température constante tout l'été (16°C par exemple) mais à augmenter le
débit d'air pulsé. On parle de "système à Débit d'Air Variable". DAV disent les Français, VAV disent les
anglophones (que l'on traduit en Volume d'Air Variable).
Dans un système "tout air-VAV", le débit d'air varie donc entre le minimum hygiénique pour les occupants et le
maximum nécessaire pour reprendre toutes les charges du local (soleil, bureautique, personnes,...).
En pratique, le débit varie entre 30 et 100 % du débit nominal. La variation de débit est faite en agissant :
Si les bouches se ferment, la pression de gaine va augmente. Toute la distribution de l'air en sera perturbée. D
lors, on modulera la vitesse des ventilateurs pour maintenir une pression de gaine constante. Et par la même
occasion, la consommation des ventilateurs en sera diminuée (voir aussi "la gestion de la ventilation à la
demande").
- monogaine
- avec chauffage par radiateurs indépendants
- avec chauffage par batterie terminale
- double gaine (une d'air froid et une d'air chaud)
Lorsque l'on sait que le coût du transport de l'air représente de 20 à 40 % du coût d'exploitation, le débit d'air
variable se justifie certainement.
Encore faut-il que la réduction du débit d'air dans les locaux entraîne effectivement la réduction de la
consommation du(es) ventilateur(s) ! Ainsi, certains systèmes créent un by-pass dans le faux plafond : lorsque
le débit pulsé diminue, l'air non utilisé est renvoyé en centrale...
Une installation VAV est particulièrement bien placée pour une utilisation optimale des énergies gratuites :
En hiver, de l'air frais extérieur peut alimenter les zones à rafraîchir sans nécessiter l'enclenchement des
groupes frigorifiques.
En été, une ventilation nocturne peut décharger le bâtiment de la chaleur accumulée en journée.
Remarque : pour diminuer les sections de gaine, il est possible de distribuer l'air sous haute pression, à des
vitesses variant entre 5 et 15 m/s.
On ne pulse que de l'air froid en été (entre 12 et 18°C) et de l'air chaud en hiver (entre 25 et 40°C). L'air est
préparé en centrale et chaque local régule le débit d'air juste nécessaire en fonction de la température
souhaitée, avec un débit minimum ajusté au débit d'air hygiénique.
Le plus simple est d'avoir une consigne fixe pour chaque saison et le passage d'une consigne à l'autre est réali
par un thermostat extérieur : il y a basculement pour une température extérieure de +15°C, par exemple.
1° soit l'apport de chaleur est réalisé par des corps de chauffe traditionnels (radiateurs, convecteurs).
Généralement, ces corps de chauffe sont placés en périphérie du bâtiment, le long des façades, pour vaincre le
déperditions par les parois. Le système VAV assure la ventilation hygiénique toute l'année, refroidit le coeur du
bâtiment en hiver et refroidit tout le bâtiment en été.
2° soit les batteries de chauffe sont placées en série sur la gaine d'air.
Une régulation spécifique est nécessaire :
Par exemple, si la sonde d'ambiance détecte une température inférieure à 21°C, la vanne de chaud est ouverte
100 % et le débit d'air est réduit au seuil minimal hygiénique. Lorsque la température intérieure approche de
23°, la vanne chaud se ferme progressivement. Lorsque la température dépasse 23°, la vanne chaud est fermé
et le débit d'air frais augmente progressivement jusqu'à atteindre le débit maximal à 24°C. Ici encore, l'insertio
d'une zone neutre entre chaud et froid sera énergétiquement préférable.
En pratique, la batterie de chauffe est souvent intégrée dans la boîte de détente. Elle est alimentée en eau
chaude, ou remplacée par une résistance électrique.
La régulation est complétée par l'enclenchement du ventilateur d'air recyclé lorsque le chauffage est enclenché
Chaque batterie chaude voit son débit modulé en fonction du thermostat d'ambiance de la zone qu'elle aliment
Avantages
Lors de la conception, un grand avantage du système à débit d'air variable est de pouvoir diminuer les
dimensions de la centrale de traitement.
Avec un système à débit d'air constant, chaque zone sera dimensionnée avec un débit d'air permettant de
répondre à la charge frigorifique extrême; dans le caisson de traitement d'air central, on devra traiter (en
permanence !) le total des débits maximaux de toutes les zones !
Par contre, avec le système VAV, on va tenir compte du fait que le soleil tourne autour du bâtiment et que la
charge maximale de la zone Ouest survient lorsque la zone Est est à faible demande; la centrale de préparation
sera dimensionnée sur base du cumul instantané possible entre toutes les zones,... ce qui est déjà nettement
plus raisonnable !
Il en résulte une économie du coût d'investissement (par rapport à un système à débit constant de même
puissance).
L'avantage énergétique suit directement : pourquoi pulser en permanence le débit maximal dans chaque zone
Tout particulièrement en mi-saison, pourquoi pulser un maximum d'air à une température "neutre" (20°C) alors
les besoins sont nuls (la température ambiante est dans la zone neutre) ? La force du VAV est de réduire la
vitesse du ventilateur à ce moment et de ne pulser que le débit d'air hygiénique. La consommation du
ventilateur (proportionnelle au cube du débit d'air pulsé) est fortement réduite.
Il en résulte une économie du coût d'exploitation (par rapport à un système à débit constant de même
puissance). Le chiffre de 20 % d'économie thermique et électrique (ventilateur) est couramment cité, entre un
VAV simple (sans réchauffage terminal) et un système unizone à débit constant.
L'avantage acoustique lui est lié encore : la grande vitesse (et donc les niveaux sonores les plus élevés) est
réservée aux charges extrêmes. Ce qui est particulièrement apprécié par les occupants.
Par rapport aux installations de type "air-eau" (ventilo-convecteurs,...), le VAV permet également de réaliser du
free-cooling des bâtiments en hiver et en mi-saison : l'air extérieur vient directement refroidir le bâtiment, sans
participation du groupe frigorifique.
Inconvénients
Le réglage d'un débit d'air est moins aisé que le réglage d'une température. Il semble que sur le terrain la mise
au point d'une installation VAV donne parfois quelques cheveux blancs ! Tout particulièrement, le réglage des
registres d'air neuf paraît délicat.
Le coût d'installation reste élevé, au moins par rapport à une installation de ventilos-convecteurs.
L'encombrement n'est pas négligeable, comme pour toutes les installations "tout air". Les gaines dans chaque
zone sont dimensionnées pour transporter le débit maximum, correspondant à la charge extrême de l'été...
L'air extérieur gratuit de l'hiver doit être préchauffé dès que sa température devient inférieure à la températur
de pulsion. Et ce chauffage finit par coûter fort cher. Un recyclage de l'air extrait permet de supprimer ce budg
mais n'est pas toujours souhaité pour des raisons hygiéniques. Un récupérateur de chaleur lui est préféré, mais
suppose d'en faire l'investissement.
Coût
Avec un prix compris entre 5 500 et 8 500 BEF/m², l'installation VAV est plutôt plus chère qu'une installation pa
ventilos-convecteurs. Elle devrait être moins chère qu'une installation à débit constant suite à la taille plus
réduite du caisson de préparation en centrale, mais le coût de la régulation en est nettement plus élevé.
Domaine d'application
Le VAV est un système de climatisation "tout air". Cela veut dire que les gaines sont dimensionnées pour pouvo
refroidir tout le bâtiment avec de l'air. Un tel système est encombrant et coûteux. Il ne justifie que lorsqu'une
alimentation en air hygiénique importante est nécessaire, donc une présence nombreuse d'occupants.
Si de plus cette présence est variable dans le temps, si les charges thermiques sont variables, il sera opportun
de pouvoir moduler le débit : c'est l'objet du VAV.
Le VAV simple (sans réchauffage terminal) peut répondre à des besoins de zones très variables,... mais pas
opposées !
On rencontre tout particulièrement le VAV dans les grands bureaux paysagers, ou dans les larges plateformes
avec locaux de réunion, salles de conférences au centre du bâtiment : un apport d'air neuf est nécessaire en
permanence. De plus, le refroidissement du centre du bâtiment est nécessaire toute l'année. Du free-cooling e
alors possible et permet d'éviter d'enclencher les groupes frigorifiques en hiver, voire en mi-saison. Les coûts
d'exploitation en seront fortement réduits.
A la limite, c'est le concepteur qui devra organiser la fonction des locaux pour créer des zones thermiquement
homogènes.
Les installations VAV "à bypass" (l'air non utilisé est renvoyé en centrale) sont à rejeter puisque le traitement d
l'air reste total. On peut juste l'admettre dans le cas d'une grande zone à débit d'air constant (une grande usine
à côté de laquelle sont situés quelques locaux (les bureaux à coté de l'usine). Dans ce cas, un VAV à bypass su
l'alimentation des bureaux est compréhensible.
La régulation d'un débit d'air variable dans un conduit
Aubage de prérotation sur l'ouïe d'aspiration
Principe
Emplacement des capteurs de pression
Principe
Le principe de base est de moduler le débit d'air en fonction des besoins.
On peut adapter le débit par réglage de clapets : un servomoteur commande la position d'un clapet en
fonction des besoins du local. Ce clapet est inséré dans une boîte de détente tapissée d'absorbants
acoustiques pour réduire le niveau de bruit. L'air est ensuite réparti vers le local via des diffuseurs.
Il est également possible de faire varier le débit en agissant directement au niveau des diffuseurs. Le clapet
est cette fois intégré dans le diffuseur. C'est la gaine de pulsion qui joue le rôle de plenum de distribution. Ici
aussi, des absorbants acoustiques sont intégrés dans les parois des diffuseurs.
Malheureusement, la pression n'est pas tout à fait stable dans le réseau, et à une position donnée du clapet
ne correspond pas toujours une même valeur de la vitesse de l'air dans la bouche. Aussi, selon les fabricants,
divers systèmes complémentaires sont utilisés pour s'assurer de l'adéquation du débit aux besoins. Voici deux
exemples :
Des soufflets, sensibles à la pression existante dans la conduite, seront automatiquement "gonflés" ou
"déprimés" pour stabiliser le débit.
Un capteur de pression dynamique sera inséré; puisque celle-ci est proportionnelle au carré de la vitesse, la
vitesse réelle du fluide sera connue. Un actionneur pourra modifier la position du siège du clapet et la
consigne de débit sera ajustée.
Lorsque plusieurs clapets se ferment, la pression monte dans le réseau. Les clapets encore ouverts sont
perturbés dans leur régulation et de plus, ont tendance à augmenter leur niveau de bruit lors du passage de
l'air.
Un capteur de pression sera dès lors placé sur la gaine et une régulation du ventilateur sera organisée en vue
de pulser le débit juste nécessaire et de maintenir une pression constante dans le réseau.
Si le débit d'air pulsé évolue, il faut que le débit d'air repris évolue conjointement. Il faudra agir localement sur
le débit des bouches de reprise, puis globalement sur le débit du ventilateur de reprise.
soit le régulateur de température ambiante envoie le même signal au clapet de reprise qu'au clapet de
pulsion,
soit la sonde de débit d'air pulsé envoie son information vers le régulateur du clapet de reprise,
soit enfin, on ajoute un capteur de pression dans le local pour réguler directement la surpression ou la
dépression existante dans le local.
Cette dernière solution sera d'application lorsque l'on souhaitera maintenir volontairement la surpression ou la
dépression d'un local (salle d'opération, salle blanche,...)
soit les commandes des ventilateurs de pulsion et de reprise sont synchronisées (le variateur de vitesse agit
sur les deux moteurs simultanément). Mais ce système impose que les ventilateurs aient des caractéristiques
aérauliques semblables. Or, les deux réseaux sont différents. Des écarts de débit apparaissent et les locaux
risquent de ne plus être maintenus en surpression...
soit ce sont les pressions des deux réseaux qui sont comparés et le ventilateur de reprise est régulé de façon
à maintenir en permanence une différence de pression donnée.
soit enfin, ce sont les débits qui sont comparés entre pulsion et reprise et la régulation se fait en fonction d'un
débit différentiel constant.
Dans les installations qui supervisées par une GTC (Gestion Technique Centralisée), le bus de communication
peut signaler la position ou le débit réel de chaque boîte de détente. Le régulateur central somme alors ces
débits pour définir le débit total des groupes de pulsion et d'extraction.
La pression évolue dans la gaine : elle est maximale à la sortie du ventilateur et diminue au fur et à mesure
que l'air avance dans le conduit, suite aux pertes de charges (pertes de frottement le long des parois).
Mais en plus, imaginons que plusieurs clapets se ferment : le niveau de pression va globalement remonter
dans le conduit (cela peut s'interpréter en disant "puisque l'air ne sait plus sortir, la pression monte" ou
"puisque le débit diminue, les pertes de charge diminuent").
Choisir un emplacement pour le capteur, c'est définir à quel endroit on va imposer le niveau de consigne.
Examinons les possibilités en ayant à l'esprit que plus la pression est faible, plus la consommation du
ventilateur et le bruit généré seront faibles.
La pression en bout de gaine est maintenue en permanence. Si des clapets se ferment, la pression augmente
en bout de gaine, le capteur le détecte et commande une diminution de pression au ventilateur.
La pression sera minimale en tout point du réseau. La consommation d'énergie sera minimale. Mais cette
situation est instable : si un clapet s'ouvre à proximité du capteur, la pression chute et la réaction du
ventilateur, arrivant avec retard (temps mort de l'ensemble de la gaine), sera disproportionnée. L'ensemble se
met "à pomper"...
²²
Solution 2 : le capteur est placé à l'entrée du conduit
Cette fois la pression en sortie du ventilateur est constante quel que soit le débit. C'est une situation stable...
mais l'objectif d'économie n'est pas atteint. De plus, la pression montant avec la fermeture des clapets, le
niveau sonore est trop élevé;
Solution 3 : le conduit est placé entre la moitié et les deux tiers du réseau
C'est un compromis généralement rencontré, quitte à ce que le metteur au point de l'installation l'adapte en
fonction de son expérience.
Solution 4 : placer deux sondes de pression
Cette solution, plus chère, est d'application lorsque le réseau est fort étendu. En fait, le premier capteur, placé
en sortie du ventilateur (après la zone de turbulence), règle effectivement la pression.
Mais le défaut de montée de pression du réseau lorsque les clapets se ferment est éliminé par l'information
donnée par la sonde d'extrémité de réseau. La consigne de pression en sortie de ventilateur va être diminuée
afin de satisfaire "tout juste" la demande de fin de réseau.
Dans le cas d'un long réseau ramifié, c'est le respect de la demande minimale de chacune des sondes
d'extrémité qui sera prise en compte pour définir la consigne en sortie de ventilateur.
Choix des ventilos-convecteurs
Choix du type de ventilo-convecteur
Choix de l'emplacement
Choix de la performance énergétique des échangeurs
Choix en fonction des critères d'exploitation
Choix du régime d'eau glacée
Choix de la régulation locale des ventilos-convecteurs
Choix de l'apport d'air neuf associé
Choix de la régulation des productions de chaleur et de froid
Choix de la régulation globale par GTC
Paramètres de dimensionnement
Check-list qualité
Remarque : nous avons écarté ici la solution "3 tubes" (1 départ chaud, 1 départ froid et 1 retour commun) qui
autrefois, mais qui ne l'est plus aujourd'hui puisque le mélange entre l'eau chaude et l'eau froide est aujourd'hu
comme inacceptable.
On choisira des ventilos "à 2 tubes réversibles" lorsque les besoins du bâtiment sont très homogènes et
imagine soit chauffer tout le bâtiment, soit refroidir tous les locaux. Souvent, une décomposition en un minimu
distinctes sera nécessaire.
La solution 2 tubes réversibles est estimée autour des 4 300 à 5 500 BEF/m² HTVA, selon l'ampleur du projet.
On sera très attentif à n'accepter une solution ventilos "à 2 tubes - 2 fils" qu'après une étude détaillée des coût
d'exploitation. En effet, le chauffage électrique est ici du chauffage direct, payé au prix de jour !
L'économie d'investissement initiale sera maigre par rapport aux surcoûts d'exploitation durant la durée de vie
l'installation... C'est parfois la solution choisie par les promoteurs : le prix de revient du bâtiment est moindre. Q
l'exploitation, cela ne les concerne plus ...!
Il est vrai que dans certains bâtiments très bien isolés, les besoins de chauffage deviennent très limités et que
légère remise en température au matin suffit. Cette solution demande alors une régulation avec délesteur de c
éviter que tous les appareils n'enclenchent en même temps et ne provoque une pointe 1/4 horaire importante)
programmation qui permette une relance encore en fin de période tarifaire de nuit.
On étudiera également des alternatives aux ventilos 2 tubes - 2 fils :
La climatisation à fluide réfrigérant variable, qui grâce au fonctionnement en pompe à chaleur en hiver valorise nettement mie
électrique utilisé.
La solution ventilos à "2 tubes réversibles + 2 fils", qui limite l'apport électrique à son véritable statut : l'appoin
quelques locaux demandeurs (voir ci-dessous).
A noter que ce type de ventilo est parfois intégré dans une installation vendue en "kit", afin de réduire les coûts de main d'oeu
On parle alors de système "Hydrosplit". Le montage comprend :
*par exemple, chez un fabricant, la boucle primaire peut présenter 50 m. de dénivellation verticale et 100 m. d'éloignement.
**par exemple, chez un fabricant, il peut y avoir jusqu'à 9 modules de distribution secondaire, auxquels on peut raccorder 8 v
soit un total de 72 ventilos dans le bâtiment.
L'objectif commercial est de faire baisser les prix par la standardisation du produit, et d'ouvrir le marché de la c
aux chauffagistes qui n'ont plus qu'à assembler le mécano !
Si les besoins thermique sont jugés variables d'un local à l'autre (par ex. refroidissement d'un local de
chauffage du bureau voisin), on optera pour la solution ventilos "à 4 tubes", plus souple mais plus chère.
La solution 4 tubes se situe entre 5 000 BEF/m² et 7 500 BEF/m², pour une installation complète. Il est clair que
évoluent de pair, l'augmentation de prix étant liée au dédoublement des échangeurs, des équipements de régu
vannes,...
Pour donner un ordre de grandeur, un ventilo-convecteur de qualité, de 1,6 kW de puissance frigorifique, évolu
40 000 BEF pièce, régulation incluse.
L'encombrement est également plus important (ventilos plus volumineux et gaines techniques plus larges).
Durant toute une partie de l'année, il faudra maintenir en fonctionnement les deux réseaux chaud et froid. Or l
énergétiques de ces réseaux de distribution ne sont pas négligeables... Il est alors intéressant d'investir dans u
globale qui coupera l'alimentation d'un réseau lorsqu'aucune unité terminale n'est en demande.
Il s'agit d'un compromis pour profiter à la fois du faible coût des installations à 2 tubes, et ne pas devoir payer l
chauffage électrique direct.
Si en mi-saison des besoins différents apparaissent au sein d'une même zone, il sera possible d'alimenter en ea
majorité des locaux (où agit la masse laborieuse), tout en donnant un petit coup de chaud via la résistance élec
bureau du directeur (dont l'activité est faible, c'est bien connu...!).
Dès que le climat extérieur est inférieur à une température donnée (8°C, par exemple), l'ensemble du bâtimen
en eau chaude.
Les coûts d'exploitation sont dès lors plus limités que dans la version "2 tubes - 2 fils".
Il serait utile de consulter une société de maintenance pour connaître leur appréciation en fonctionnement de c
rapport au système "2 tubes".
Synthèse
En nous inspirant d'une publication du COSTIC, on peut reprendre ci-dessous les critères de choix entre les gra
de ventilo :
Bâtiment
isolation
Mal isolé
Bien isolé
A noter que cette synthèse est française, pays dont les saisons sont plus marquées que chez nous. Il semble qu
pays plus tempéré, une installation "deux tubes" soit difficile à exploiter : le passage du chaud au froid doit se
souvent, entraînant des coûts énergétiques importants pour la modification de la température de tout le réseau
L'emplacement de l'unité intérieure conditionne fortement le confort des occupants. La difficulté est renforcée
le confort doit être assuré autant en mode "chauffage" qu'en mode "refroidissement". Les mouvements de l'air
locaux sont conditionnés par la disposition des bouches de soufflage et de reprise par rapport à l'emplacement
Le dimensionnement doit alors faire apparaître que la zone d'occupation du local n'est pas perturbée par le jet
En pratique, la vitesse résiduelle du jet d'air dans la zone d'occupation devrait se situer entre 0,15 et 0,2 m/s. S
0,25 m/s, il y aura inconfort des occupants.
Disposition en allège
L'emplacement traditionnel est en allège. La stratification de la température de l'air est limitée et le rayonnem
vitrage en hiver est diminué.
Cette disposition impose qu'en mode "refroidissement", personne ne se trouve à proximité immédiate de la bo
soufflage.
On rencontre deux cas de figure : soit le ventilo-convecteur est placé "complet" avec son habillage, soit il est "n
dans un caisson en allège. La première solution apporte beaucoup de garanties de qualité car le fabricant a tes
et peut en garantir les performances. Mais l'architecte préfère de loin la deuxième formule, pour l'esthétique g
et pour la possibilité de dissimuler câbles et tuyauteries dans l'allège ! Les problèmes qui se posent alors sont l
entre le ventilo et la grille du caisson : des remous modifient les jets d'air et créent un inconfort acoustique. Il e
important soit de remonter le ventilo pour qu'il affleure la grille, soit de prévoir un manchon de raccord entre v
De même, on évitera les tablettes, rideaux, ... qui peuvent entraver une diffusion correcte de l'air.
La disposition en allège est celle qui donne le plus de souplesse aux occupants pour modifier le régime de vites
de leur souhait (généralement, commutateur à 3 vitesses), ce qui est généralement économe à l'usage.
Paradoxalement, c'est lorsque soufflage et reprise sont proches l'un de l'autre que le brassage de l'air du local
Mais cette distribution horizontale de l'air peut poser beaucoup de difficultés, surtout si l'on souhaite faire varie
Le choix de la grille sera déterminant. On adopte généralement des grilles linéaires ou des grilles à rouleaux do
recherche l'effet Coanda le long du plafond. Mais à faible vitesse, la veine d'air risque de se décoller du plafond
retomber un air trop froid sur les occupants.
En faux plafond, il est sans doute préférable d'imposer une vitesse constante. Ce qui n'est acoustiquement et
énergétiquement pas optimal.
De plus, permettre à l'occupant de modifier la vitesse de distribution de l'air sous-entend de reporter la comma
paroi du local, ce qui est coûteux à l'investissement.
A noter enfin que lorsque le ventilo est placé en faux plafond, on a souvent tendance à insérer l'apport d'air ne
plénum constitué par ce faux plafond. Le ventilo aspire un mélange d'air du local et d'air neuf. Or l'air neuf dev
en permanence, il faudra toujours maintenir une vitesse minimale au ventilo.
C'est un appareil dont le raccordement est prévu via des gaines de distribution vers différentes grilles de pulsio
améliore le confort (meilleure diffusion de l'air, diminution du bruit, ...).
Mais les pertes de charges sont plus élevées et la consommation électrique du ventilateur augmente, tout part
les gaines de distribution d'air sont longues et terminées par des bouches linéaires.
Ce n'est pas idéal au niveau confort thermique. En mode "froid" et à basse vitesse, le jet risque de tomber et d
une sensation d'inconfort désagréable. Ce risque est renforcé si la température de la boucle d'eau glacée est c
basse lors du dimensionnement (régime 7° - 12°C, par exemple, plutôt que 12° - 17°C).
On peut diminuer cet effet, lors du dimensionnement de l'équipement, en calculant le ventilo sur base de la vitesse moyenne e
à valoriser à ce moment l'effet Coanda.
Pour l'organisation de la maintenance, il peut être plus aisé de disposer toutes les unités terminales dans un lo
et de les relier chacune à son local par une gaine spécifique.
On parle alors de Module de traitement d'air plutôt que de ventilo-convecteur, mais le principe de fonctionnement est identique
Un module de traitement d'air traite un local
Les condensats (extraits de l'air ambiant au niveau de l'échangeur en mode "froid") doivent être évacués. En fo
l'emplacement de l'appareil, ceci pourra s'effectuer par écoulement naturel ou au moyen d'une pompe de relev
mesure du possible, il faut essayer de ne pas sacrifier le confort pour faciliter l'évacuation.
A priori, l'évacuation pour un appareil en plafond dispose de plus de pente qu'en allège, mais la présence de po
perpendiculaires au chemin probable d'évacuation peut rendre les choses plus difficiles...
Il ne faut pas non plus oublier que le ventilo doit s'intégrer dans l'esthétique générale du local et que sa facilité
déterminera en partie son coût d'entretien et le coût du service après-vente.
Il est certain que les appareils en allège sont de ce point de vue nettement préférables à ceux en faux plafond.
On sera attentif à ce que les appareils en faux plafond disposent d'une ouverture prévue par le dessous.
La disposition dans le faux plafond du couloir permet une maintenance sans perturbation des occupants, ce qui est un facteur
recherché. C'est ce qui a amené certains constructeurs à proposer des "modules de traitement d'air" regroupé dans la zone ce
du bâtiment : tous les modules d'un étage sont placés les uns à côté des autres dans le local technique de l'étage. Les interve
se faire sans aucune perturbation des occupants.
Coupe à l'intérieur du module de traitement d'air
En aval, ils sont alimentés en air neuf prétraité, en eau glacée et éventuellement en eau chaude.
En amont, ces caissons sont prolongés par des gaines pour alimenter les diffuseurs d'air dans les locaux (ces d
assurent aussi bien la pulsion que la reprise).
Le principe de fonctionnement est donc fort proche de celui des ventilo-convecteurs. Mais en plus, il apporte un
totale s'adaptant très bien aux bâtiments modulaires dont on voudrait pouvoir modifier les cloisons ultérieurem
Le coût d'installation fort élevé entraîne le besoin d'une évaluation de la rentabilité de ce système sur le long t
Synthèse
Avantages
Le by-pass factor est diminué, c'est à dire que beaucoup d'air rentrera en contact direct avec les ailettes, ce qu
condensation de l'humidité contenue dans l'air. Là encore, la consommation du ventilo sera inutilement augme
Si la condensation augmente, les poussières adhèrent aux parois et l'échangeur s'encrasse plus rapidement.
Enfin, les fines ailettes seront très sensibles aux chocs et la pose et la maintenance en seront moins aisées.
Si la surface de l'échange est diminuée, le fabricant augmentera la vitesse de passage de l'air et donc la conso
ventilateur, une fois de plus ...
Quel indicateur de performance indiquer dans un cahier des charges, sans restreindre le marché au point de st
concurrence ?
Nous ne le savons pas... Un bon critère pourrait être le rapport entre la puissance électrique absorbée et la pui
frigorifique développée. Mais les fabricants indiquent souvent la puissance "installée", ce qui ne correspond pa
la puissance réelle moyenne "absorbée". Il vaut mieux privilégier un moteur robuste, plus gros, mais fonctionna
de son régime nominal plutôt qu'un petit moteur "poussé", fonctionnant toujours à haut régime ...
Si par expérience un de nos lecteurs a introduit dans son cahier des charges un critère de performance, nous s
d'en être informés.
Il nous semble que c'est probablement en exigeant une haute performance acoustique que l'on peut obtenir un
garantie d'une qualité globale du ventilo.
Remarque : si le projet est très important (1 000 ventilos, par exemple), il est alors utile de vérifier les performances annoncée
constructeur auprès du laboratoire de Thermodynamique de l'ULg, par exemple.
A l'accessibilité des différents organes pour la maintenance (accès aux filtres, accès aux organes de réglage, fa
démontage des panneaux d'allège, facilité de nettoyage des batteries et des bacs de condensats,...)
Au souhait de pouvoir intervenir hors de la présence des occupants (p.ex., localisation en couloir)
Aux qualités des parties mobiles : suspension du moteur, résistance à l'échauffement, ...
A la tenue aux vibrations : usure du supportage, tenue des raccordements hydrauliques, étanchéité des flexible
En effet, si la température de la boucle d'eau glacée est inférieure à la température de rosée de l'ambiance et
l'air se condensera inutilement.
Il est donc utile de dimensionner les ventilos sur base d'un régime : départ 12°C - retour 17°C.
Dimensionner les installations avec un régime 7°C - 12°C va permettre de sélectionner des échangeurs plus pe
plus élevé par rapport à l'ambiance), donc moins chers à l'investissement, mais nettement plus coûteux à l'usa
En fait, lorsque le bureau d'études dimensionne au régime 7°C - 12°C, il voit dans le catalogue du fabricant la p
latente captée par rapport au sensible. Comme il doit dimensionner l'appareil capable de reprendre les charges
local, il va implicitement sélectionner un équipement plus puissant.
De plus, suite à la condensation sur les ailettes, les poussières adhèrent aux parois et l'échangeur s'encrasse p
Au régime 7° - 12°C, la température moyenne de l'évaporateur est plus basse qu'au régime 12° - 17°C. Le compresseur a plu
travailler et le COP de l'installation en est légèrement dégradé. En moyenne, on considère que le COP diminue de 3 % par de
d'abaissement de la température d'évaporation.
Si la machine frigorifique alimente à la fois le réseau d'eau glacée et la batterie froide du caisson de traitement d'air (généralem
7 - 12), l'impact est plus faible mais l'intérêt de travailler à haut régime de température reste et l'on organisera la mise en série
batteries.
Car il est alors possible de récupérer la chaleur captée par l'eau glacée pour préchauffer l'air neuf hygiénique.
+ 4 % d'investissement initial,
- 28 % de puissance frigorifique nominale dans les locaux.
Dans les locaux informatiques, par exemple, on n'arrive pas toujours à travailler avec des ventilos alimentés à
température (12°C - 17°C). La puissance frigorifique délivrée n'est pas toujours suffisante.
Dans ce cas, il est plus intéressant de créer un réseau spécifique pour l'eau du local informatique. On peut y tra
température plus basse puisque l'air ne contient pas d'humidité (donc pas de consommation par le latent).
De plus, un tel réseau indépendant est souvent adéquat parce que le travail y est réalisé 24h/24 et alimenté su
qui implique une gestion autonome.
Généralement, les besoins d'apport d'air neuf sont faibles, la ventilation se fait par transfert d'air venant des co
extraction dans le local.
Possibilité de free-chilling
Les ventilos-convecteurs alimentés par de l'eau froide à "haute température" (régime 12°C - 17°C) pourront va
particulièrement la technique de free-chilling qui consiste à by-passer le groupe frigorifique et à refroidir direct
17 à 12°C par l'air extérieur.
Puisque cette possibilité existe dès que la température extérieure est inférieure à 10°C, cette technique sera p
intéressante si des besoins de refroidissement des locaux existent en période d'hiver.
C'est l'analyse des besoins du bâtiment en fonction de la température extérieure qui devra le dire.
soit la vitesse du ventilateur est constante et le régulateur module la température de l'eau en fonction des bes
l'ambiance au moyen d'une vanne à trois voies,
soit la température de l'eau est constante et le régulateur module la vitesse du ventilateur en fonction des bes
l'ambiance.
La première solution est très confortable, d'autant que la vitesse du ventilateur est fixée par l'occupant (réglag
3 positions), occupant qui choisit ainsi le niveau de bruit qu'il souhaite. Bien sûr, si les besoins sont élevés et q
ventilateur est faible, la consigne ne sera pas atteinte...
La deuxième solution est moins chère mais nettement moins confortable, surtout si le ventilateur fonctionne en
faut au minimum un appareil à trois vitesses ou, mieux, un ventilateur à vitesse variable.
Dans les deux cas, on prévoira un plage neutre suffisamment large (minimum 2°C) : par exemple, une plage ne
et 24°C. La température intérieure du local va "flotter" entre ces deux valeurs, sans consommation énergétiqu
Il est préférable que la sonde de température soit placée dans l'ambiance : si elle était placée dans la reprise d
laisser le ventilateur en 1ère vitesse même lorsque la température ambiante est en plage neutre...!
Remarque : une technique URE consiste à placer un contact de feuillure sur les châssis de telle sorte que le fon
du ventilo-convecteur soit interrompu lors de l'ouverture des fenêtres.
Dans les circuits avec vannes à trois voies, le débit hydraulique total de l'installation est constant.
Par contre, dans les installations avec vannes deux voies, lorsque celles-ci se ferment, la pompe risque de souff
solutions sont possibles :
Soit une vanne à décharge (encore appelée vanne à soupape différentielle) est placée en parallèle sur le résea
distribution. La pompe est protégée, elle travaille à débit constant, mais sa consommation est constante égalem
qu'on aurait pu économiser de l'énergie électrique !
Soit la pompe travaille à vitesse variable, en maintenant une pression constante dans le réseau. Ceci est nette
économique mais suppose une protection des installations de production lorsque le débit d'irrigation devient fa
pass pour la chaudière et un ballon tampon pour la machine frigorifique.
Les ventilo-convecteurs agissent sur la température du local. L'apport d'air neuf hygiénique, imposé par la régl
wallonne pour garantir une qualité d'air suffisante, est fourni de façon indépendante, par une installation en sim
flux.
Remarquons que dans les immeubles nouveaux (et donc isolés), l'apport d'air neuf devient une part essentielle
consommation énergétique (tant en chaud qu'en froid) en regard des déperditions.
Un réseau "double flux" est le seul moyen de contrôler au plus juste les apports d'air et donc de contrôler cette
consommation. La ventilation simple flux, quant à elle, reste en partie influencée par les conditions atmosphéri
C'est une solution peu onéreuse car elle ne demande aucun réseau d'air. Elle n'entraîne aucun conflit entre app
par le ventilo et apport thermique par l'air neuf (voir ci-après).
Mais :
elle demande une protection vis à vis du risque de gel,
elle réalise un pont thermique et acoustique avec l'extérieur,
le débit d'air neuf sera fonction de la pression du vent sur la façade, ce qui réduit son utilisation aux bâtiments
la filtration de l'air neuf est très grossière et insuffisante dans les milieux urbains pollués (filtre gravimétrique),
si l'on veut respecter les critères de confort en plein hiver, elle impose d'intégrer une humidification de l'air dan
qui est possible (systèmes ultrasoniques) mais implique un réseau d'eau et peut être, à terme, des problèmes
Le ventilo-convecteur combiné à la gaine de pulsion d'air, soit en faux plafond, soit en allège
Lorsque le ventilo est placé en faux plafond, on a souvent tendance a insérer l'apport d'air neuf dans le plénum
ce faux plafond. Le ventilo aspire un mélange d'air du local et d'air neuf.
Un tel système demande la présence d'un organe autorégulant à l'entrée de chaque ventilo pour ne pas pertur
lorsque des ventilos voisins se mettent à l'arrêt.
On peut également se demander ce que devient l'apport d'air neuf dans le local lorsqu'il n'y a pas de demande
de froid, c'est-à-dire lorsque le ventilateur du ventilo est mis à l'arrêt. En effet, le ventilateur principal n'a, en p
dimensionné pour vaincre la résistance des batteries du ventilo.
Pour garantir un apport d'air neuf permanent, le ventilateur du ventilo doit fonctionner en permanence, avec un
d'environ 60 W.
Une telle configuration sous-entend un préchauffage central de l'air en hiver, puisqu'il est impensable, notamm
raisons de condensation, de faire circuler de l'air à - 10°C au travers du bâtiment.
Dans le cas d'un ventilo-convecteur placé en allège, la tuyauterie d'air neuf est intégrée dans le faux-plafond d
inférieur, ce qui diminue les coûts d'investissements.
On retrouve une telle intégration dans les MTA, Modules de Traitement d'Air.
Lorsque le système de pulsion d'air neuf n'est pas intégré à la climatisation, il est conseillé de prétraiter l'air ne
risque de créer de l'inconfort (courants d'air) et le risque d'obturation des bouches d'amenée d'air par les occup
Tout l'enjeu consiste à combiner le contrôle de la température des locaux et le contrôle de la température de l'
hygiénique de manière à :
ne pas créer de courants d'air (on considère souvent qu'une température de 16°C minimum est nécessaire);
ne pas "casser l'énergie", c'est-à-dire ne pas chauffer l'air neuf et refroidir simultanément le local avec le venti
ou inversement.
A priori, on pourrait penser que la température de pulsion de l'air neuf doit être "neutre" dans le bilan thermiqu
ne pas interférer avec la régulation des ventilos. On rencontre ainsi souvent une pulsion proche des 21°C toute
Effectivement, au niveau du bilan thermique du local le bilan est neutre, puisqu'il n'apporte ni chaud, ni froid.
En réalité, ce choix implique souvent qu'en mi-saison de l'énergie soit "cassée". en effet, dans les immeubles de bureaux isolé
température extérieure de 12 à 14°C, il y a beaucoup de chances que le bâtiment soit en régime "refroidissement". on va dès
neuf de 14 à 21°C, et simultanément évacuer l'énergie excédentaire du local avec le ventilo-convecteur. Cela représente une
énergétique importante comme le montre l'étude d'un bâtiment type. Il aurait mieux valu pulser directement cet air à 14°C dan
Mais 14°C est une température de pulsion qui risque d'être trop faible et de créer de l'inconfort pour les occupa
Remarquons que dans la pratique, le basculement comprend un hystérésis de manière à stabiliser le fonctionn
équipements au changement de saison. Par exemple, l'installation passe du chaud au froid à 14°, et du froid au
Toute la difficulté consiste pour le gestionnaire du bâtiment à définir le plus précisément possible la températu
de basculement entre le régime "été" et le régime "hiver". En effet si celle-ci est trop élevée (par exemple, 18°
de "casse d'énergie" subsiste puisque l'on chauffe l'air de ventilation pour le refroidir ensuite avec les ventilo-c
Le problème est compliqué par le fait que tous les locaux ne sont pas soumis aux mêmes conditions d'équilibre
Pour réduire ce risque, on peut dès lors imaginer de maintenir une température de pulsion minimum durant tou
Choisissons une température de pulsion minimale de 16°C dans les locaux : si la température extérieure est in
valeur, on préchauffe l'air et on le prérefroidit dans le cas contraire.
C'est une stratégie de régulation que l'on peut d'office utiliser dans les locaux que l'on refroidit toute l'année co
intérieures d'un bâtiment (zones nullement influencées par les conditions atmosphériques).
Mais cette solution risque de créer de l'inconfort si les bouches de distribution ne sont pas prévues à haute indu
Remarque : jusqu'à présent, on a toujours parlé en terme de température d'air neuf dans le local. Etant donné
s'échauffe d'environ 1°C lors de son passage dans les conduits, on peut dire que fixer une consigne de tempéra
sur l'air neuf équivaut à maintenir une température de 15°C à la sortie du groupe de traitement d'air.
Reste une difficulté : dans le local inoccupé dont l'occupant a arrêté le ventilo en quittant le local, c'est le dé
ventilation qui va assurer la température de base durant son absence. Et au retour de l'occupant, le local sera
ne paraît cependant pas remettre en question le principe d'une pulsion à 16°C car l'occupant a le loisir de reme
en température très rapidement dès son retour grâce à l'absence d'inertie du ventilo-convecteur (transfert rapi
à la possibilité de positionner le ventilo en grande vitesse. Et si l'occupant n'apprécie pas la petite période d'inc
résulte, il y a beaucoup de chances qu'il ne soit pas du genre à arrêter son ventilo en quittant le local !
De plus, en période de relance, avant l'arrivée des occupants, la régulation centrale peut faire fonctionner le bâ
circuit fermé, sans apport d'air neuf.
Conclusions :
Il n'y a pas de solution idéale à ce problème. Il faut chercher une réponse pour un bâtiment donné. Nous
intéressés par les réglages qui seraient adoptés par nos lecteurs afin d'accroître notre expérience dans ce dom
Il est clair que de prévoir des bouches à haute induction est une garantie de pouvoir pulser l'air à basse température sans crée
d'air, et donc de ne pas détruire de l'énergie.
L'impact énergétique est énorme. Dans un bâtiment-type de bureau, nous avons simulé par ordinateur 2 situations :
Une pulsion d'air neuf à une température permanente de 21°C en hiver et de 16°C lorsque la température exté
16°C : référence 100
Qui ne serait pas tenté de diminuer de 10 % la consommation d'un bâtiment rien qu'en réglant la c
l'air neuf ?
Un compromis peut consister à pulser suivant une consigne qui suit une relation linéaire entre les deux points
- 10°C extérieur, pulsion à 23°C et par + 30°C extérieur, pulsion à 16°C.
Cette solution génère une économie de 2 % par rapport à la référence 100 du bâtiment-type.
En tous cas, ne pas adopter une pulsion constante de 21°C toute l'année ! nous ne l'avons pas chiff
surconsommation en été doit être très importante.
Déshumidification de l'air neuf
A partir de la mi-saison, le traitement de l'air neuf a non seulement pour but de maintenir une température de confort mais aus
taux d'humidité relative intérieure dans les limites de confort (max : HR 65 %).
Il est donc souvent nécessaire de déshumidifier l'air. Deux solutions sont possibles :
soit une partie de cette déshumidification se fait au niveau d'une batterie froide de prétraitement de l'air,
soit, l'air neuf n'est pas prétraité et la déshumidification se fait entièrement au niveau du ventilo-convecteur.
Dans ce deuxième cas, le taux d'humidité final est n'est absolument pas maîtrisé. En effet, la déshumidification
ventilo-convecteur est un phénomène parasite difficilement contrôlable (ce que l'on cherche, c'est maîtriser la
l'air ambiant). On risque ainsi de déshumidifier exagérément l'air, provoquant une consommation énergétique
problème s'accentue lorsque, pour limiter la taille des ventilo-convecteurs, on les fait fonctionner avec une tem
plus basse (régime 7° - 12° au lieu de 12° - 17°).
Par contre, lorsque l'air neuf est prérefroidi en centrale au moyen d'une batterie froide, les risques de "sur"-dés
sont moindres. En effet, lors de la sélection la batterie de prérefroidissement, on peut faire jouer les paramètre
l'écartement des ailettes, le nombre de rang, le nombre des circuits,... pour obtenir à la sortie du groupe de tra
les conditions d'humidité voulues.
Ainsi, en imposant une température de 16°C en sortie de caisson de traitement d'air, même dans la situation la
(Text de 30°C et HRext de 50 %), on a la garantie de rester dans les limites de confort. Et ce, tout en limitant la
déshumidification pour les conditions extérieures moins critiques.
1. Refroidissement et déshumidification
2. Réchauffage par ventilateur et conduit
3. Réchauffage et humidification dans l'ambiance
En hiver, sans humidification de l'air neuf, l'humidité intérieure flirte rapidement avec les limites de confort thermique.
L'humidification de l'air neuf est un poste particulièrement énergivore. Il est dès lors peut-être utile de se demander si une hum
toujours nécessaire, sachant qu'elle n'est pratiquement possible qu'en association avec un système de ventilation double flux.
Ce n'est d'ailleurs que si la pulsion de l'air est mécanique que le RGPT impose le respect d'une humidité ambiante minimum d
cas d'une ventilation simple flux, le RGPT dit simplement qui si c'est possible technologiquement, un dispositif d'humidification
d'atteindre une humidité de 40 % doit être mis en oeuvre.
Prenons un exemple :
Soit une température extérieure de 0°C et une humidité relative de 85 % (conditions couramment rencontrées chez nous) :
Si cet air est introduit dans un local chauffé à 20°C, on peut lire sur le diagramme de l'air humide que son hum
chutera à 23 %, ce qui est trop sec pour garantir le confort thermique. Si on y rajoute l'humidité produite par un
savoir environ 50 gr d'eau par heure, l'humidité relative montera jusqu'à 33 %, soit à la limite des conditions de
Si le local est une chambre d'hôpital chauffée à 24°C, on n'atteindra plus en final qu'une humidité relative d'en
qui est insuffisant.
Une humidification de l'air apparaît donc nécessaire pour garantir le confort durant les périodes les plus critiques de l'année (e
donné que les périodes durant lesquelles il existe un risque de voir chuter l'humidité intérieure en-dessous du seuil de confort
généralement courtes, il est recommander d'asservir le fonctionnement de l'humidificateur à la température extérieure. Sous n
peut par exemple souvent l'arrêter lorsque la température extérieure dépasse 5°C.
Deux situations vont se présenter : si le bâtiment est homogène dans ces besoins, un seul réseau sera prévu e
l'alimenter en eau chaude en hiver et en eau glacée en été. C'est évidemment une solution très bon marché, m
également la moins souple. Par exemple, la façade Sud est alimentée de la même manière que la façade Nord.
Si on souhaite alimenter différemment chacune des façades, voir même alimenter séparément la salle de réun
décomposer le bâtiment en différentes zones, et faire fonctionner simultanément le réseau d'eau chaude et le
glacée. Chaque zone utilisera le réseau qui lui convient en fonction des besoins du local.
C'est donc le bureau d'études qui va définir en accord avec l'architecte du degré de souplesse désiré pour les u
coût de l'installation est directement lié à cette souplesse de fonctionnement.
Un compromis est alors souvent trouvé en réalisant une zone par façade (puisque c'est très souvent le soleil qu
l'élément déterminant) + une zone centrale pour les bâtiments à larges plateaux (zone qui doit être refroidie p
toute l'année).
Une solution partielle peut être trouvée par l'adjonction de résistances électriques d'appoint sur certains appar
local est "en discordance par rapport aux autres locaux de sa zone", on peut l'alimenter en chauffage électriqu
refroidissant les autres locaux par la boucle d'eau glacée. Mais le prix du kWh électrique étant nettement plus
kWh thermique, cette solution doit être réservée à quelques locaux. Si le problème est général, on passera à so
l'adaptation possible dans certains cas de la température de départ de la boucle d'eau glacée,
la régulation de la température de départ de la boucle d'eau chaude,
un basculement froid/chaud ("change over") avec un battement suffisamment large pour éviter un phénomène
eau chaude/eau glacée et des pertes d'énergie par mélange eau chaude - eau froide...
Il est également possible d'installer une machine frigorifique réversible : lors du changement été/hiver, le sens de circulation d
frigorigène s'inverse, et une pompe à chaleur air-eau est créée. Un appoint de chaleur sera nécessaire pour vaincre la pointe
rentabilité d'une telle opération doit être étudiée. L'investissement est limité puisque c'est la même machine frigorifique qui dev
chaleur. Toute la difficulté réside dans l'estimation de la performance saisonnière de la PAC et si cette valeur permet de comp
plus important de l'énergie électrique. Si une source froide est possible (lac, rivière, forage, ...), cette opération est fort intéress
La production d'eau glacée est réalisée par la machine frigorifique. On prévoit généralement une distribution à
constant du type aller 6° - retour 11°, mais il y a là un potentiel d'énergie à récupérer : dans certains cas l'on p
ce régime de température et travailler à température plus élevée. La consommation du compresseur en sera d
d'autant !
A cet équipement frigorifique peut être adjoint un bac à glace, permettant de stocker du froid la nuit au moment où l'électricité
pour l'utiliser le jour par la fonte de la glace (ce n'est pas une économie d'énergie mais plutôt une économie financière résultan
de la pointe quart-horaire).
La production de chaleur se fait, par exemple, par la chaudière du bâtiment. La température de l'eau chaude d
alors modulée en fonction de la température extérieure, via la courbe de chauffe du régulateur.
Lorsque l'occupation du bâtiment permet d'imaginer que des besoins de chaleur et de froid pourront coexister,
de chaleur peut alors être assurée par une machine frigorifique dont on récupère la chaleur au condenseur. A
chaleur captée dans les locaux à refoidir est récupérée dans les locaux à réchauffer ! L'installation est alors par
économe puisque seule la consommation des compresseurs est à fournir. Une chaudière d'appoint reste néces
vaincre la pointe hivernale. C'est une possibilité à étudier lorsque les bâtiments sont constitués de larges plate
penser qu'il faudra refroidir le coeur pour chauffer les bureaux périphériques.
Un schéma reprend l'ensemble de ces possibilités de productions combinées en version 4 tubes.
Gestion locale : uniquement laissé à l'initiative de l'occupant, donc pas de certitude de l'arrêt du ventilo en p
d'inoccupation, ni de respect des consignes. Cela peut fonctionner toute la nuit...
Gestion locale + gestion centrale : cette fois, l'occupant peut faire varier la température de 1 ou 2 degrés a
consigne fixée centralement. Par exemple, en centrale, on peut imposer une conduite économique de 20° (cha
(froid). La garantie d'une plage neutre est assurée. De plus, la programmation horaire est possible centralemen
Gestion locale + gestion centrale + contrôle de présence : un détecteur de présence perfectionne la ges
locaux à utilisation intermittente.
Il existe actuellement des systèmes de centralisation pour unités terminales accessibles financièrement, sortes
minimum, avec une incidence non négligeable sur la consommation énergétique.
Il est utile de prévoir une technique de délestage pour éviter le fonctionnement simultané des résistances élec
installations 2 tubes - 2 fils !
Un fonctionnement séquentiel est possible puisque le bâtiment constitue en lui-même un réservoir tampon et q
des températures intérieures ne sera que peu affectée par les coupures provoquées par le délesteur.
La programmation devrait également permettre de profiter au mieux des tarifs de nuit, en réalisant les relance
avant 7h00 (heure variable régionalement suivant les distributeurs).
Paramètres de dimensionnement
Lorsqu'ils sont disposés en allège, les ventilos-convecteurs sont généralement répartis le long des façades en r
modularité de la structure.
Ils couvrent les besoins thermiques de locaux d'une profondeur maximum de 6 m. Leur puissance frigorifique v
18 kW et leur puissance calorifique de 2 à 20 kW, environ.
Les appareils posés au sol seront généralement définis par la hauteur d'allège. A titre indicatif, pour un local de
2,5 m, la taille du ventilo-convecteur sera de 93 x 56 x 23 (h x l x p) en cm.
Des valeurs exagérées au niveau des charges internes et externes entraînent le surdimensionnement de toute
d'où le choix de travailler avec de l'eau glacée au régime 7° - 12° au lieu de 12° - 17°, d'où les consommations
supplémentaires liées à la chaleur latente, d'où une puissance de la machine frigorifique trop élevée, etc...
Il est important de partir sur une évaluation la plus juste possible des besoins, dès le départ.
Dimensionner l'échangeur "froid" sur base d'un réseau d'eau froide à "haute température"
A partir de la température du réseau d'eau glacée, on sélectionne les éléments de la batterie (pas d'ailettes, no
rangs, couplage série-parallèle des tuyaux, ...) afin d'obtenir la puissance demandée.
Si le réseau est choisi au régime d'eau glacée 6° - 11°C, le fournisseur indique dans son catalogue combien d'é
sera utilisée pour condenser la vapeur d'eau de l'ambiance, souvent inutilement (surtout si une déshumidificat
en centrale). Le catalogue permet d'ailleurs de constater combien cette part de la puissance utilisée en chaleu
élevée.
Il est de loin préférable de travailler avec un réseau d'eau froide à 12° - 17°, même si, à l'investissement, le ve
cher et plus encombrant :
Bien sûr, si les besoins du local sont élevés, il peut être nécessaire de passer à un régime d'eau glacée. Mais d
faut pas oublier de prendre en compte la puissance latente car la condensation se fera de toute façon et la puis
en sera diminuée d'autant.
exigeant : NR 30
courant : NR 35
bruyant : NR 40 et plus
Le niveau sonore est fonction de la qualité constructive (dimensionnement des échangeurs) et de la vitesse du
faut prendre en compte également que le niveau de bruit augmente généralement avec l'âge de l'appareil...
Il est recommandé, par exemple, de sélectionner le ventilo sur base de la vitesse moyenne du ventilateur (mêm
coûtera un supplément à l'investissement...), et de ne devoir solliciter la grande vitesse que dans des condition
exceptionnelles. Dans ce cas, il faut malgré tout vérifier la distribution de l'air.
De même, il est important de choisir des moteurs de qualité, du type fermé par exemple.
Il faut respecter des débits requis par les fournisseurs pour éviter tout sifflement (par exemple, une fente est g
prévue pour délivrer 80 à 100 m³/h par mètre courant).
Les ventilos fonctionnent en recyclage intégral de l'air de la pièce. Les débits d'air brassé vont de 150 à 2 000
Il faut prendre conscience de la difficulté d'assurer un confort thermique correct, un déplacement d'air froid pro
facilement une impression de courants d'air (surtout à la nuque et aux pieds). Pour ne pas dépasser une vitess
l'air confortable dans la zone d'occupation, dans la pratique on limite le débit d'air du climatiseur à ...8... volum
heure.
Si l'air hygiénique est introduit directement dans le ventilo, son débit nominal devra en tenir compte.
Lorsque les ventilo-convecteurs sont utilisés en faux plafond, on utilisera de préférence des grilles de distributi
tourbillon". Attention alors au choix du ventilateur puisque la pression disponible en sortie doit atteindre les 50
Lorsque les ventilo-convecteurs sont encastrés dans une armoire, le choix de la grille de diffusion doit être soig
étudié, en étroite concertation avec le fabricant. Il importe surtout que l'air pulsé soit canalisé vers la grille du m
façon étanche. A défaut, une partie de l'air sera court-circuité vers la grille de reprise, à l'intérieur du meuble. C
puissance du ventilo et perturbe sa régulation.
Si le ventilo est habillé d'usine, on choisira au minimum des bouches de pulsion orientables.
Si le ventilo doit être encastré dans une armoire, prévoir un accès pour le nettoyage des filtres.
Le ventilo-convecteur est souvent choisi dans les bâtiments à conception modulaire. Faut-il pour autant placer
module, afin d'être sûr que chaque local futur aura un équipement adapté à ses besoins thermiques ?
Pas forcément, les puissances risquent d'ailleurs d'être trop faibles. Rien n'empêche d'installer initialement un
deux modules et, moyennant les réservations nécessaires sur les collecteurs hydrauliques, de pouvoir ultérieur
un échangeur supplémentaire si la puissance frigorifique augmente (idéalement, on prévoira un montage hydra
boucle de Tichelman pour ne pas déséquilibrer l'installation lors du piquage). En cas de déplacement de cloison
déplacement des équipements est également possible.
L'évacuation des condensats n'est pas toujours aisée. Il est utile de vérifier :
Comment l'installateur choisi propose de la réaliser et si elle est comprise dans sa remise de prix ?
Si le raccordement de l'évacuation dans une décharge commune se réalise bien via un siphon pour éviter la pro
odeurs.
La surface de l'échangeur de chaleur est très souvent excédentaire pour les faibles besoins de chaleur des loca
d'aujourd'hui.
S'il était alimenté à la température classique de 90°C, des "trains de chaleur" en résulteraient. On préfère l'alim
une température de 40 à 50°C max. Cela permet également d'avoir un débit d'alimentation suffisant pour que
puissent travailler efficacement.
De plus, cela permet d'installer et de valoriser efficacement une chaudière à condensation, grâce aux retours à
température.
Il n'y a pas de départ par façade (la régulation est faite en fonction de la température intérieure), mais bien un
zones fonctionnelles.
Dimensionner la centrale de traitement de l'air neuf sur base d'un "contrôle" et non d'une "régulat
Un tel principe de régulation de la déshumidification consiste à obliger l'air extérieur à être refroidi à 15°C en sortie de batterie
vers 16,5°C à l'entrée du local, où il se réchauffera et s'humidifiera dans l'ambiance. En quelque sorte, on assure une déshum
minimale de l'air à l'entrée, tout en laissant dériver l'humidité de l'ambiance en fonction des apports d'eau réels.
Quelles que soient les caractéristiques de l'air extérieur, un passage par ces 15°C entraînera une ambiance fin
la zone de confort.
Ce type de régulation sera nettement moins énergivore et moins sophistiquée qu'une régulation fixe à HR 50 %
justifie que pour des cas particuliers, type salle d'opération.
De plus, elle n'entraîne aucune postchauffe de l'air neuf (pas de "destruction d'énergie").
Réglementation
Il existe une norme qui traite des ventilo-convecteurs :
La norme donne la définition et la classification des ventilo-convecteurs, les spécifications des éléments constit
exigences de sécurité, les caractéristiques à fournir, et les conditions de vérification de ces caractéristiques.
Check-list qualité
En matière de confort
- risque de
court-circuit
de l'air pulsé
et repris
- difficulté de
respecter le
confort à
vitesse réduite
- difficulté
d’évacuation
des
condensats
(nécessité
d’une pente)
- difficulté de
respecter le
confort à
vitesse réduite
- risque de
court-circuit si
vitesse de
soufflage trop
faible
-
encombremen
t au sol
- difficulté
d’évacuation
des
condensats
(nécessité
d’une pente)
Choix des plafonds-froids
Choix de la technologie de plafonds
Choix de l'apport d'air neuf
Contrôle du risque de condensation
Choix du système de chauffage associé
Choix du réseau d'eau glacée associé
Choix de la régulation
Choix du montage
Paramètres de dimensionnement
Réception des installations
Il existe différentes technologies de plafonds froids. On peut distinguer plusieurs critères de choix :
L'inertie du plafond
Si la plupart des plafonds froids sont peu inertes, puisque constitués de tuyauteries fixées sur un faux plafond p
faux plafonds en plaque de plâtre sont légèrement plus inertes.
La dalle froide ou dalle active joue par contre fortement sur l'inertie du plafond :
Le principe consiste à faire circuler dans la dalle de plafond, un serpentin dans lequel transite l'eau froide.
C'est un système peu coûteux à l'investissement (car directement inclus lors de la construction de la dalle).
Une isolation doit être prévue au dessus de la dalle pour éviter de développer une puissance frigorifique vers
dessus du plafond, entraînant inconfort et diminution de puissance vers le bas.
On ne peut plus avoir un faux plafond en dessous pour ne pas limiter le transfert thermique.
La puissance frigorifique est faible (60 W/m²).
Avantages : il est possible de réaliser un stockage nocturne de frigories dans la dalle ! Cette technique présen
avantages du système de stockage frigorifique dans des bâches d'eau glacée (production de frigories au prix d
diminution de la puissance frigorifique installée, ...)
Inconvénients : l'inertie du système rend la régulation très difficile... Y aura-t-il du soleil demain ? Faut-il enc
refroidissement cette nuit ? De plus, la décharge du froid est indépendante des besoins réels. La température a
local varie dans la journée en fonction des charges du local... On imagine un tel système lorsque les besoins so
une charge interne permanente mais non par des apports solaires.
Il existe des faux plafonds à ailettes clipsables, atteignant une puissance de 80 à 90 W/m² actif.
Mais on améliore les choses par des tubes intégrés à un profilé aluminium. Ces systèmes, bien qu'un peu plus c
permettent une excellente conduction du froid, si bien que la différence de température entre l'eau et la surfac
est seulement de l'ordre de 1°C. Des puissances de 100 à 130 W/m² actif sont atteintes, pour un écart de 10° e
température moyenne de l'eau (16°C) et la température de l'ambiance (26°C), c'est-à-dire, dans des conditions
Mais l'échange par rayonnement est rapidement limité. Aussi, afin de favoriser l'effet convectif, des ailettes ser
les tuyauteries. L'idée consiste à créer un effet d'écoulement d'air, de "cheminée froide" le long de ces ailettes
deux tiers de la puissance est communiquée par convection. La puissance frigorifique est maximale (130 W/m²
autant que le faux plafond reste à claire-voie, ce qui n'est pas toujours accepté par l'architecte.
De plus, la hauteur du faux plafond devient fort importante. On envisagera plutôt ce système dans un hall de g
Le choix de la tuyauterie
Les fabricants proposent différents supports pour l'eau : cuivre, acier, polypropylène, aluminium,...
Un seul présente des propriétés particulières : des nattes capillaires (de l'ordre de 2,5 mm de diamètre intérieu
de synthèse.
On rencontre ce système :
Incorporé dans des modules de faux plafonds : la natte est déposée sur un bac/panneau métallique perforé, r
d'une couche d'isolant, puis superposé d'une 2ème plaque métallique qui comprime le tout de telle sorte que
entre la natte et le panneau soit favorisé.
Fixé sur les parois du local (plafond en plaque de plâtre, murs,...), puis recouvert d'un enduit de type crépi ou
revêtement de finition classique. C'est alors l'ensemble de la paroi qui devient rayonnante. C'est une techniq
bien à la rénovation d'anciens locaux. Tout particulièrement, elle peut s'intégrer à une voûte plafonnée où "l'
rien voir" !
Ce système présente une très faible inertie (contenance en eau de l'ordre de 40 gr/m² seulement) et permet do
régulation aisée de la température ambiante.
Le risque de voir les tubes capillaires se boucher est réel, aussi il est généralement recommandé d'utiliser de l'
raccorder les nattes à des tuyauteries non corrodables et de prévoir un échangeur inox entre le réseau de plafo
lié au groupe frigorifique.
La présence d'un tel échangeur génère, non pas une perte d'énergie, mais bien un delta T° supplémentaire. La
devra être de 1 ou 2°C plus froide à l'entrée de l'échangeur par rapport à celle utile qui passe dans le plafond.
plus particulièrement la technique de free-chilling c'est-à-dire, le refroidissement "gratuit" de l'eau par l'air exté
d'être efficace en dessous de 13°C, l'air extérieur ne sera utile qu'en dessous de 12 ou 11°C.
La présence d'un échangeur est également requise parce que le réseau des capillaires ne peut pas tenir sous u
fort élevée (limité généralement à 4 bars). L'échangeur permet de déconnecter la pression primaire (le réseau
de l'ensemble du bâtiment) de la pression secondaire (le réseau des nattes). On place généralement un échang
4 étages.
Il est souvent demandé au faux plafond de réaliser une absorption acoustique des bruits du local, surtout en bu
paysagers. Dans ce but, les faux plafonds sont perforés et un absorbeur acoustique est placé : soit un feutre co
supérieure du faux plafond, soit un matelas de laine minérale posé sur le faux plafond.
Si une lame d'air est conservée entre le panneau et le matelas isolant, une circulation de l'air est possible et do
convectif avec les tuyaux froids est amélioré.
On sera très attentif à ce que des barrières verticales soient prévues à la verticale des cloisons afin de limiter l
d'un local à l'autre par le faux plafond.
A noter que la perforation des panneaux est parfois utilisée pour transformer le faux plafond en plénum de répartition de l'air n
système n'est pas le plus performant au niveau de la puissance atteinte (voir dimensionnement).
La facilité du montage
Si certains systèmes sont assemblés sur place (serpentins clipsés, par exemple), d'autres sont montés en usine
modules "tout faits". On peut imaginer que cette deuxième solution est plus fiable.
La planéité d'ensemble est un élément très important car notre œil est très sensible au moindre défaut, tout pa
dans les bureaux paysagers.
Le critère esthétique
Certains plafonds sont de type à lamelle, d'autres sont modulaires (généralement de largeur 600 mm.), ce qui
architectural.
La facilité de la maintenance
Chaque constructeur rivalise d'astuce pour pouvoir accéder le plus facilement possible à l'espace situé au dess
plafond (modification d'un câblage, ...).
C'est en dé-clipsant les tuyauteries pour les uns, c'est en faisant pivoter une fixation par charnière pour les aut
entre le réseau d'eau froide et le module de faux plafond est réalisé par des flexibles.
Le montage des modules est facilité, mais le prix d'achat est augmenté.
La hauteur minimale nécessaire est fonction de l'ensemble des équipements à placer dans le faux plafond. Au
fonction thermique est présente, la hauteur minimale requise est de 55 mm.
Remarques :
2. Un plafond froid ne s'achète pas sur "catalogue" et une installation ne peut se concevoir sans qu'un In
n'intègre tous les besoins et exigences du Maître de l'Ouvrage et de l'Architecte.
L'Entrepreneur réalisant un tel système doit en prendre la responsabilité globale tant au point de vue installatio
plafond) que performance (confort).
3. Pourrait-on avoir un "plancher froid" ? C'est une solution peu confortable (froid aux pieds, chaud à la tê
éviter cet inconfort, on limite de tels systèmes à une puissance de 30 W/m². Exemple d'application : un show-ro
voitures. L'immense avantage est de pouvoir faire du chauffage par le sol en hiver !
Les plafonds froids sont des systèmes agissant sur la température du local indépendamment de l'apport de l'air neuf de ventila
la réglementation wallonne pour garantir une qualité de l'air suffisante).
Celui-ci ne pourra ici se faire qu'au moyen d'une ventilation double flux. En effet, lors du fonctionnement des plafonds, l'air neu
refroidi en centrale, et ce pour deux raisons :
1. La puissance frigorifique des plafonds froids n'est souvent pas suffisante pour reprendre toute la charge fri
local. Un air prérefroidi doit souvent lui venir en aide.
2. Pour éviter toute condensation sur le plafond, l'humidité relative dans le local doit être maintenue par la ba
prérefroidissemment à une valeur de 52 .. 57 % HR, en fonction de la température du plafond.
L'enjeu est de contrôler la température des locaux et la température de l'air neuf hygiénique de manière à :
ne pas créer de courants d'air (pour cela, on considère souvent qu'une température de pulsion minimum de 1
nécessaire);
ne pas "casser l'énergie", c'est-à-dire, à ne pas préchauffer l'air neuf et refroidir simultanément le local avec
Il est clair que de prévoir des par bouches toriques (à haute induction) est une garantie de pouvoir pulser l'air à très basse te
créer de courants d'air, et donc de ne pas détruire de l'énergie.
Ce type de bouche est par ailleurs favorable à l'émission du plafond. Des essais réalisés au Laboratoire de Thermodynamiq
auraient montré qu'une augmentation de l'ordre de 30 % de la puissance frigorifique est réalisé avec ce type de bouches. C
atteint même les 50 % s'il s'agit d'un plafond chauffant.
Idéalement, il faudrait arriver à ne pas devoir postchauffer l'air neuf après déshumidification. Plus de détails techniques sont d
régulation de la déshumidification de l'air neuf avec plafonds froids.
Contrôle du risque de condensation
Le risque de condensation est plus limité qu'il n'y paraît, notamment suite à la déshumidification de l'air neuf e
formation d'une véritable goutte d'eau (capable de dégâts) semble difficile à créer lors des essais de laboratoir
Reste des risques exeptionnels tels que la fête pour le départ de Louis à la pension, la cafetière qui bout en per
limitation de la température de départ de l'eau pour les réseaux intégrés dans la dalle de plafond (généralem
contrôle de l'humidité relative à proximité du plafond et coupure de la circulation d'eau, pour les réseaux en
prise en considération des conditions extérieures pour anticiper les fluctuations d'humidité à l'intérieur du loc
Dans un bâtiment avec fenêtres ouvrantes, l'alimentation du plafond en eau devrait pouvoir être interrompue p
de feuillure. A défaut, une information efficace des occupants et du personnel d'exploitation sera impératif.
Schémas de principe :
La régulation de l'alimentation en eau des panneaux vise classiquement au maintien de la température de con
aussi au contrôle de l'absence de condensation sur les tuyauteries. Voici le schéma, version "luxe":
Sur base de la mesure de la température de l'air ambiant et de son humidité relative, le régulateur détermine l
rosée de l'ambiance et limite la température de l'eau à un niveau de 1 à 1,5°C supérieur à ce point de rosée, p
une vanne trois voies.
Un schéma plus simple assure cette protection par un détecteur de condensation placé à la surface du tube d'e
l'humidité relative de l'air à la surface du tube approche de la condensation, un contact est actionné; une vann
est fermée et la pompe à vitesse variable module sa vitesse de rotation.
Cette pompe peut également être mise à l'arrêt,
On sait que le débit d'air pulsé est très faible (généralement entre 1 et 2 renouvellement horaire) puisqu'il corr
débit d'air neuf hygiénique, parfois gonflé pour couvrir les besoins de déshumidification de l'air en été. Et la tem
l'air ne peut dépasser 35 à 40°C.
Cet apport ne permet de couvrir que peu de déperditions. Cette solution n'est donc possible que si le bâtiment
départ et/ou que le client accepte de prendre en compte les apports internes comme source de chauffage. Exp
si l'on respecte la norme du calcul des déperditions (NBN 62-003), on ne peut compter que sur le système de c
vaincre les déperditions dans le cas le plus critique. Or, en pratique, les occupants, la bureautique, l'éclairage,
de la chaleur de façon non négligeable et les installations seront souvent surdimensionnées. Si le Maître de l'O
l'accepte, il peut donc autoriser le bureau d'études à tenir compte d'apports internes minimaux et diminuer d'a
puissance de son installation. Ceci est d'autant plus exact que l'on travaille dans un bâtiment à utilisation perm
Si des coupures prolongées sont possibles (WE, période entre Noël et Nouvel An), la puissance maximale doit t
la relance et un calcul plus fin doit avoir lieu. On peut alors imaginer que l'air neuf soit recyclé lors de la relanc
puissance totale de l'installation soit consacrée à la remise en température du bâtiment. Mais cette solution n'a
une extraction classique de l'air neuf par les sanitaires... puisque l'air assure la fonction de chauffage et doit êt
L'apport de chaleur par le réseau de tuyauteries du faux plafond est possible mais semble inconfortable.
Le schéma ci-dessous montre l'installation 2 tubes réversibles (réseau chaud/froid, dans/sous le plafond) et propose de la cou
ventilation/refroidissement par déplacement, technique complémentaire très efficace pour les occupants. Elle propose aussi la
d'insertion des tubes dans la structure du bâtiment (augmentation de l'inertie).
Soit un chauffage par le plafond limité aux panneaux situés le long des façades
Compromis plus confortable, surtout si les occupants sont éloignés des façades, mais limité en puissance. En to
apporte ainsi une ceinture de chaleur au bâtiment là où les déperditions ont lieu. Les vitrages doivent être séle
très basse émissivité.
Si le bâtiment est de construction plus traditionnelle, faiblement isolé, un réseau de radiateurs sera prévu en c
plafonds froids. C'est une solution généralement appliquée en rénovation puisque l'on peut récupérer l'installat
quitte à renouveler les corps de chauffe.
On utilisera soit un réseau spécifique aux plafonds disposant d'un groupe frigorifique propre, soit le réseau glob
Le premier cas présente l'avantage de pouvoir travailler à plus haute température au niveau de l'évaporateur e
d'améliorer la performance du groupe frigorifique.
Les plafonds réalisés par des nappes capillaires requièrent une alimentation en eau déminéralisée. Un circuit
avec son propre échangeur à plaque en acier inoxydable, sera réalisé sur la boucle d'eau glacée du bâtiment
Plutôt que de placer classiquement la soupape de décharge en bout de réseau, on envisagera utilement une po
variable. Pourquoi pousser de l'eau qui reviendra sans effet utile ?
Possibilité de free-chilling
Les plafonds froids sont alimentés par de l'eau froide à "haute température" : régime 15°C - 17°C. Cette propriété valorise tout
la technique de free-chilling qui consiste à by-passer le groupe frigorifique et à refroidir directement l'eau de 17 à 15°C par l'air
Puisque cette possibilité existe dès que la température extérieure est inférieure à 13°C, cette technique sera p
intéressante si des besoins de refroidissement des locaux existent en période froide.
C'est l'analyse des besoins du bâtiment en fonction de la température extérieure qui devra le dire.
Les installations qui peuvent bénéficier d'une source froide naturelle (nappe phréatique, rivière, lac,...) profitero
de refroidissement en boucle ouverte. Un échangeur, spécialement traité pour résister à la corrosion et au colm
permettra le refroidissement à la source froide. Pour fournir l'appoint en plein été, le système est épaulé par un
frigorifique (placé en parallèle et dont le condenseur est raccordé à cette même source froide).
Le filtrage et traitement des eaux devra faire l'objet d'une attention soutenue.
Choix de la régulation
Le circuit des panneaux est alimenté au régime aller - retour de 15°C - 17°C, généralement. La consigne de T°
pourrait être augmentée en hiver, ce qui permettrait une récupération de chaleur pour préchauffer l'air neuf. Il
possible de réguler la température de départ en fonction de la température extérieure, ou mieux, si présence d
numérique, de la rendre variable en fonction de l'ouverture des vannes.
Chaque local dispose d'une vanne 2 - voies modulant le débit d'eau. Un thermostat agit sur cette vanne mais p
plusieurs vannes en parallèle, si les conditions thermiques sont jugées similaires.
Avec le même matériel, le schéma ci-dessous signale que le régulateur peut également gérer le chauffage stat
la commande de l'éclairage et la réponse d'un contact de fenêtre.
Mais cette solution est luxueuse; une simple vanne thermostatique peut être adaptée à l'entrée du corps de ch
réglée sur 21°C tandis que le plafond froid est modulé sur 26°C (ce qui correspond à un confort équivalent à 24
ainsi tout risque de destruction de l'énergie.
Si une solution par radiateur électrique est choisie, un verrouillage en fonction de la température extérieure se
prévu. Par exemple : enclenchement seulement si la T°ext est < à + 5°C.
Choix du montage
On sera attentif à la présence de poutres qui pourrait gêner la mise en place des tuyauteries. On préfèrera une
les poutres sont perpendiculaires au couloir.
Lorsque plusieurs panneaux sont mis en parallèle, on peut prévoir une disposition similaire à la mise en parallè
(montage bitubes) :
Comme dans les raccordements bitubes, on peut améliorer l'équilibrage de l'installation par un montage en Tic
Chaque circuit présente alors une perte de charge similaire et donc un débit d'alimentation similaire. Mais si le
charge des panneaux sont fort élevées, le montage en Tickelman ne se justifie pas.
Comment est géré la présence d'air ? On considère que les serpentins sont horizontaux et que l'eau pouss
présent. Ce sont les tuyaux de raccordement (ou tuyauteries-mères), toujours placés au dessus du serpentin qu
éventées, généralement sur le retour.
Un détail à insérer au cahier des charges : on exigera des bouchons sur les tuyauteries à l'arrivée sur cha
bouchons ne seront retirés qu'au moment du raccordement. A défaut, le serpentin étant plus bas que les tuyau
des crasses iront s'y loger...
Paramètres du dimensionnement
La nécessité de limiter les apports solaires
La limitation des plafonds est liée à leur puissance frigorifique : de l'ordre de 90 W/m² de plafond actif, soit 72 W
surface au sol si on considère que 20 % du plafond ne sera pas actif, suite à la présence des luminaires, des an
Si ce système doit vaincre des apports internes importants (bureautique : 25 W/m², éclairage : 12 à 15 W/m², o
7 W/m²), la réserve diponible pour les apports solaires n'est que de 25 à 28 W/m² au sol.
Classiquement, on dimensionne le réseau au régime 15° - 17°C. Mais si les besoins thermiques sont faibles, il est possible d'a
situation idéale d'une distribution d'eau au régime 17° - 19°C. Cela permet de limiter la consommation liée à la déshumidificati
de supprimer toute post-chauffe de l'air neuf.
On retrouve souvent un réseau de plafonds froids à 15° et un réseau d'eau glacée à 7°, notamment pour alime
froide du groupe de traitement d'air. Idéalement, si la taille de l'installation le permet, on installera deux machi
frigorifiques. Celle qui alimentera le réseau à 15° pourra bénéficier du COP nettement plus performant (en prin
de 3% de la consommation par degré d'augmentation de la température à l'évaporateur).
Les fabricants dimensionnant toujours avec des petits échangeurs (évaporateur, condenseur) pour diminuer les coûts, il est ut
valeur de COP minimale à respecter.
Lors du dimensionnement, cela "coince" parfois au niveau du local d'angle suite à l'ensoleillement sur 2 façades. Des poutres
parfois proposées en supplément du plafond, pour augmenter l'effet frigorifique (le fait que ces équipements travaillent à mêm
température d'eau est un avantage). Mais les risques d'inconfort par "coulée d'air froid" sont importants avec cette technique e
d'étudier soigneusement leur disposition dans le local.
Un projet global
Le plafond froid ne peut être considéré comme un élément indépendant parcouru par de l'eau froide. C'est un s
qui intègre des exigences techniques et esthétiques :
le plafond froid : finition, forme, matériaux, puissance intrinsèque garantie,
l'architecture : aspect, planéité, sécurité au feu, performances acoustiques,...
les équipements à incorporer : luminaires, détecteurs, bouches,...
la pulsion d'air neuf : débit réglementaire ou sur-évalué pour répondre aux besoins de froid, refroidissement,
déshumidification, confort (vitesse résiduelle)...
l'eau froide : débit et niveau de température, pression statique admissible, disposition des tuyauteries, produ
la régulation : contrôle individuel de la température ambiante, contrôle des températures d'air et d'eau en fo
température extérieure, contrôle de l'humidité, asservissement à l'ouverture des fenêtres,...
la récupération d'énergie : capteur d'énergies "gratuites" venant des espaces de travail, récupération d'énerg
des circuits plafonds froids dans l'ensemble du circuit de production de froid,...
Une collaboration entre Ingénieur Conseil et Architecte s'impose dès le début du projet, en y associant le Maître
il influencera les premières réflexions :
de la température ambiante,
de la température des parois environnantes,
de la température de l'eau,
du type de plafond,
de la façon dont l'air est distribué dans la salle.
Quelle est la fidélité sur les chiffres de puissance avancés ? On peut penser que le fabricant qui annonce 130 W
une ambiance très chaude (pour augmenter le delta T°) et une circulation de l'air favorable le long des pannea
l'apport d'air neuf !
Il faudra donc vérifier si la puissance intrinsèque du plafond a bien été contrôlée en laboratoire suivant la procé
dans la norme DIN 4715 (avril 1993). En réalité, on sera toujours supérieur à cette puissance car une fenêtre e
par exemple à une température de 30°C environ, ce qui est supérieur aux conditions d'essai de la norme. A no
procédures existent également.
Il est conseillé de réaliser un essai en "vraie grandeur" pour vérifier les performances du système (sur site ou e
d'essais), mais le budget nécessaire de +/- 500 000 BEF suppose un projet de grande envergure pour être "ren
On sera également attentif au fait que la puissance annoncée est une puissance délivrée par m² de panneau in
n'est pas forcément égal à la surface au sol des locaux. Il faudra retirer la surface des luminaires, des détecteu
bouches, des zones de coin non couvertes, ... pour arriver à la surface utile rafraîchie.
La figure ci-dessous montre l'évolution de la puissance intrinsèque pour un type donné de plafonds :
Exemple :
La sensibilité est forte puisque si la température ambiante monte de 1°C, la puissance frigorifique monte à 85
Et inversément, si la température ambiante souhaitée est de 24°C, la puissance disponible descend à 63 W/m²
en pratique, les 26°C sont très bien supportés par les occupants suite au rayonnement froid. Ce serait plutôt 24
génèrerait de l'inconfort par excès de refroidissement.
Il est clair que si le local nécessite des puissances frigorifiques importantes et fort variables dans le temps, le v
convecteur convient mieux.
Il semble que les apports en eau par les occupants proposées dans la méthode "Carrier" soient fort élevées et correspondent
fournisseur de matériel frigorifique, soucieux de vaincre les situations les plus critiques. Dans "Le Recknagel", on trouve des v
d’eau plus modérées. L'"ASHRAE" est également légèrement plus faible que "Carrier".
De plus, les valeurs "Carrier" sont valables pour une climatisation par convection. Les occupants augmentent l'
évaporation lorsque la température de l'air augmente, pour compenser la perte d'échange par convection.
Dans le cas d'une climatisation avec un plafond froid, une partie de l'échange se fait par rayonnement et cette
fonction de la température ambiante et il semble donc que les occupants produisent moins de vapeur.
Le débat reste ouvert et nécessite une confirmation par mesures officielles en laboratoire. Mais ces valeurs von
l'évaluation du débit d'air neuf (ci-dessous) et donc la consommation finale de l'installation.
Le niveau de déshumidification à atteindre est directement fonction de la température minimale d'entrée de l'eau dans les plaf
il faudrait pouvoir travailler avec de l'eau à 17° d'entrée, 19° de sortie. Pour plus d'information à ce sujet, on consultera la régu
déshumidification.
Plus classiquement, on se limite à refroidir l'air extérieur jusque 13°C en sortie de batterie froide, l'air est postc
15°C et pulsé à 16°C dans les locaux (1° est donné par le ventilateur).
Pour déshumidifier davantage, on peut augmenter le débit d'air neuf pulsé qui peut atteindre les 2 renouvellem
Mais cette solution est plus énergivore dans la mesure où elle entraîne des coûts de transport de l'air plus élev
réchauffage d'une quantité d'air neuf plus élevée durant tout l'hiver et la mi-saison.
Il faut d'ailleurs se soucier du réflexe de l'installateur qui, étant inquiet "de ne pas y arriver" en été (= de ne pa
puissance frigorifique suffisante avec les plafonds), va "pousser" le débit d'air afin qu'il puisse donner un petit e
refroidissant complémentaire.
Pour le Maître d'Ouvrage, c'est une consommation permanente supplémentaire non négligeable liée au traitem
neuf, pour un risque limité à quelques journées par an, lors d'un été fortement ensoleillé.
A noter qu'il est possible d'augmenter plus astucieusement la puissance frigorifique du plafond en valorisant l'effet convectif de
est de faire en sorte que de l'air en mouvement vienne lècher le plafond en augmentant ainsi l'effet frigorifique. Mais il ne faut
neuf directement le long du plafond. En effet, cet air est déjà froid (16°C) et il ne captera pas l'énergie du plafond (16°C). Au c
supprimera le contact entre une partie du plafond et l'air chaud du local. Par contre, si l'air neuf est distribué par bouches toriq
verticalement, en plusieurs points du plafond, il va générer un brassage de l'air du local par induction et celui-ci va entrer en co
plafond. Des essais menés à l'ULg ont permis ainsi d'augmenter jusqu'à 30 % la puissance frigorifique du plafond.
La tentation serait d'augmenter le débit d'air neuf durant la nuit pour provoquer un refroidissement "gratuit" pa
(free-cooling). Or doubler la vitesse du ventilateur, c'est augmenter la puissance par 8 !
La distribution est basée sur des tuyauteries-mères (généralement disposées au plafond du couloir) qui alimen
serpentins des différents locaux.
On souhaite souvent diminuer au maximum le delta de T° entre aller et retour, afin d'avoir le plafond le plus fro
la puissance maximum. Mais cela entraîne une augmentation du débit et donc du diamètre de la tuyauterie. La
maximum des circuits sera déduite d'une volonté de limiter à DN 80 ou DN 100 le diamètre des conduites-mère
de dilatation des réseaux.
Il faudra prévoir la gestion de la pression différentielle du réseau, suite à la fermeture des vannes 2 voies.
Il faut éviter de générer des coulées d'air froid. Et le fait que ce soit ici des débits d'air hygiénique (donc débits
rend pas forcément les choses plus faciles car les hauteurs sont faibles... On cherchera des bouches qui réalise
inductions dans l'air ambiant, comme les bouches linéaires à rouleaux.
La pose est généralement délicate car tout défaut dans la planéité d'un faux plafond est directement visible, su
lumière est rasante. Les réceptions d'installation donnent généralement lieu à des discussions tendues entre a
installateur !
Une fois le plafond fermé, tout est caché et il est très difficile de pouvoir dire quel est le fonctionnement réel du
Imaginons la plainte d'un occupant futur : est-ce lui qui est de mauvaise foi ... ou le débit d'eau qui est réelleme
Il est tout à fait possible qu'une vanne d'isolement soit par erreur fermée (sic !), qu'un thermostat soit défectue
flexible soit croqué, ...
les contrôles et essais hydrauliques systématiques (positions des tuyaux, points d'éventage, essais de pressi
la vérification de la bonne circulation d'eau dans les réseaux et l'irrigation correcte de chaque élément de pla
Idéalement, il faudra procéder à une thermographie infrarouge du plafond lors de la réception de l'installation.
cette mesure a fortement baissé grâce à l'amortissement des caméras et se justifie amplement par rapport aux
l'on peut avoir tout au long de la vie de l'équipement. De plus, ce type de contrôle se fait beaucoup plus facilem
bâtiment est inoccupé.
Il suppose une bonne préparation avant le passage des agents contrôleurs (notamment en mettant la pleine pu
l'installation en route, quitte à chauffer parallèlement le bâtiment par le système de chauffage).
Après la mise au point finale et les vérifications de la performance finale (température ambiante, vitesses résid
confort,... ), l'information de l'exploitant et de l'occupant seront nécessaires afin d'utiliser ce système au mieux
possibilités. Il est utile d'expliquer le principe d'apport de froid pour éviter le risque d'un excès de froid. La tem
n'est pas le seul critère. Un thermostat classique peut être réglé sur 25 ou 26°C car le plafond froid entraîne un
confort de 24°C. On rencontre d'ailleurs des installations où les thermostats ne sont pas gradués...!
Source : Conférence de Mr P.A. Delattre - Tracrebel Development Engineering - journée ATIC du 25.09.98
Les plafonds rayonnants froids
Domaine d'application
Fonctionnement
Technologies
Systèmes réversibles
Installation
Régulation
Avantages
Inconvénients
Coût
Domaine d'application
Les plafonds rayonnants froids font partie des équipements de refroidissement des locaux.
Généralement, de l'eau froide à + 15°C circule au dessus du faux plafond (par ex, serpentins d'eau fixés
au dessus de la plaque métallique du faux plafond). Les occupants recevront une composante de
rayonnement froid (en réalité, ils émettront de la chaleur vers ce plafond), et l'air du local sera lui aussi
refroidi.
Ces systèmes ont beaucoup de qualités (absence de bruit et de courants d'air, encombrement nul, faible
consommation énergétique,... ) mais aussi un gros défaut : une puissance frigorifique limitée ! (60 à
120 W/m²). Le rapport "puissance frigorifique/prix" ne ferait pas le bonheur de Test-achats !
C'est une technique nouvelle qui vient des pays nordiques : l'été, les chaleurs de Copenhague ne
ressemblent pas vraiment à celles de Marseille !
Ce produit étant à la mode, la Belgique voit son parc de plafonds rafraîchissants s'agrandir d'année en
année, principalement dans les bureaux mais aussi dans le secteur des commerces. Il faut dire qu'il répond
bien aux besoins de nos régions, besoins limités en refroidissemement, ceci pour autant que les apports
solaires soient maîtrisés (faible surface vitrée ou protections solaires efficaces).
Cette technique s'adapte à la construction nouvelle (pour des bâtiments conçus de façon à limiter les
apports solaires et les apports de chaleur internes), mais aussi en rénovation grâce au fait de ne pas devoir
percer des parois pour le passage de gainages d'air volumineux et de pouvoir réutiliser l'installation de
chauffage existante.
Cette technique de rafraîchissement est également appréciée dans l'hôtellerie pour son silence !
Fonctionnement
Apport de froid
Les plafonds froids rayonnants sont des émetteurs statiques à paroi sèche. Les échanges de chaleur se
font de deux façons différentes :
Echange par convection avec l'air ambiant: un minimum de 40 % de la puissance totale émise.
Echange par rayonnement avec les parois, meubles, personnes,... : un maximum de 60 % de la puissance.
Apport de chaleur
L'appoint de chaleur en hiver reste un problème même si, en construction nouvelle, le bâtiment étant bien
isolé, la demande de chaleur en hiver est limitée. Il est envisageable d'apporter cette chaleur :
soit en alimentant en eau chaude les plafonds situés près des façades (près des baies vitrées),
soit via un circuit de radiateurs complémentaires,
soit grâce à des batteries terminales de réchauffe alimentées en eau chaude et placée en façade,
soit grâce à des batteries électriques placées placées sur le conduit d'air de chaque bureau. Mais il faut un
débit d'air minimum pour limiter les températures de pulsion.
Technologies
Il existe plusieurs technologies différentes :
La dalle froide ou dalle active :
Le principe consiste à faire circuler dans la dalle de plafond, un serpentin dans lequel transite l'eau
froide.
C'est un système peu coûteux à l'investissement (car directement inclus lors de la construction de la dalle).
Avantages : il est possible de réaliser un stockage nocturne de frigories dans la dalle ! cette technique
présente dès lors les avantages du système de stockage frigorifique dans des bâches d'eau glacée
(production de frigories au prix du kWh de nuit, diminution de la puissance frigorifique installée, ...)
Inconvénients : l'inertie du système rend la régulation très difficile... Y aura-t-il du soleil demain ? Faut
enclencher le refroidissement cette nuit ? De plus, la décharge du froid est indépendante des besoins
réels. La température ambiante du local varie dans la journée en fonction des charges du local...
La circulation d'eau se fait dans des tuyaux (cuivre, acier, polypropylène, aluminium,...) sur lesquels sont
clipsés des plaques (métalliques, plafonnage,...) formant ainsi un faux plafond. Ces plaques peuvent être
perforées, afin d'en faire un plénum de pulsion de l'air neuf.
Dans une variante (chaque constructeur ayant développé son propre produit !), des tubes plats sont sertis
sur des plaques métalliques.
La puissance frigorifique de ces plafonds atteint 100 W/m2. Son inertie est très faible et donc la régulation
de la température ambiante sera aisée.
Un inconvénient : c'est le serpentin qui la fonction portante du plafond, ce qui n'est pas l'idéal, à terme (on
peut imaginer qu'un montage fait d'usine est plus fiable). Le faux- plafond se présente alors sous forme de
lamelles juxtaposées.
Les faux plafonds à tube intégré dans un profilé aluminium :
Ici, l'essentiel consiste à faire communiquer au mieux le froid entre le tube et l'entièreté du plafond
métallique ! Un tube intégré à un profilé aluminium permet une excellente conduction du froid (en réalité,
de la chaleur), si bien que la différence de température entre l'eau et la surface métallique est seulement
de l'ordre de 1°C. Des puissances de 100 à 130 W/m2 actif sont atteintes.
Attention : de telles puissances sont atteintes pour un écart de 10° entre la température moyenne de l'eau
(16°C) et la température de l'ambiance (26°C), càd dans des conditions extrêmes.
Le matelas de laine minérale disposé au dessus ou dans les panneaux de plafond permet une limitation
des pertes vers le haut et un traitement acoustique du local (par absorption).
Si une lame d'air est conservée entre le panneau et le matelas isolant, une circulation de l'air est possible
et donc l'échange convectif avec les tuyaux froids est amélioré.
Afin de favoriser l'effet convectif, des ailettes sont serties sur les tuyauteries. L'idée consiste à créer un
effet d'écoulement d'air, de cheminée froide le long de ces ailettes. Cette fois, deux tiers de la puissance
est communiquée par convection. La puissance frigorifique est maximale (130 W/m2 et plus) pour autant
que le faux plafond reste à claire-voie.
Des nattes capillaires (à imaginer avec des diamètres du type spaghetti ! ... de l'ordre de 2,5 mm de
diamètre intérieur) en matériau de synthèse sont parcourues par l'eau glacée.
Il s'agit généralement de polypropylène (obtenu par polymérisation du propylène, C3H6)
On rencontre ce système :
Incorporé dans des modules de faux plafonds : la natte est déposée sur un bac/panneau métallique
perforé, recouverte d'une couche d'isolant, puis superposé d'une 2ème plaque métallique qui comprime le
tout de telle sorte que le contact entre la natte et le panneau soit favorisé. Une fixation par charnière
permet un accès aisé à l'espace technique situé au-dessus de chaque module. Le plastique n'est pas rigide
et les contacts sont donc partiels mais ceci est compensé par la totalité de la surface qui entre en jeu
(multiplicité des tubes).
Fixé sur les parois du local (plafond en plaque de plâtre, murs,...), puis recouvert d'un enduit de type crépi
ou d'un revêtement de finition classique. C'est alors l'ensemble de la paroi qui devient rayonnante. C'est
une technique qui se prête bien à la rénovation d'anciens locaux.
Ce système présente une très faible inertie (contenance en eau de l'ordre de 40 gr/m² seulement) et
permet donc une régulation aisée de la température ambiante.
Le risque de voir les tubes capillaires se boucher est réel, aussi il est généralement recommandé d'utiliser
de l'eau déminéralisée.
Remarques :
Il est indispensable que les deux fonctions soient totalement maîtrisées et proposées avec des matériaux
de qualité.
2° Un plafond froid ne s'achète pas sur "catalogue" et une installation ne peut se concevoir sans qu'un
Ingénieur Conseil n'intègre tous les besoins et exigences du Maître de l'Ouvrage et de l'Architecte.
L'Entrepreneur réalisant un tel système doit en prendre la responsabilité globale tant au point de vue
installation (faux plafond) que performance (confort).
Un plafond froid peut fonctionner en mode chauffage en période hivernale, mais avec un certain inconfort.
Le réseau de tuyauteries sera alimenté soit en "2 tubes réversibles" (pas moyen, dans ce cas, de faire
simultanément du chaud et du froid), soit en 4 tubes, système offrant plus de souplesse.
Le schéma ci-dessous montre l'installation 2 tubes (réseau chaud/froid, dans/sous le plafond) et propose de la coupler
avec une ventilation/refroidissement par déplacement, technique complémentaire très efficace pour les occupants. Elle
propose aussi la formule d'insertion des tubes dans la structure du bâtiment (augmentation de l'inertie).
Installation
Pose :
La pose est généralement délicate car tout défaut dans la planéité d'un faux plafond est directement
visible, surtout si la lumière est rasante. Les réceptions d'installation donnent généralement lieu à des
discussions tendues entre architecte et installateur !
Risques de condensation :
Il ne doit pas y avoir de condensation sur le plafond froid ! Sous peine d'avoir de l'eau sur les papiers de la
secrétaire !
Ce procédé est donc à proscrire dans tous les milieux présentant un taux d'humidité élevé (cuisines,
sanitaires avec douches, buanderies, ...)
La température de l'eau doit être limitée (généralement un régime 15° - 17°), l'air neuf sera particulièrement sec et
diverses mesures de régulation seront prises.
De l'air neuf hygiénique sera pulsé, de façon distincte au refroidissement des faux plafonds.
Une pulsion de l'air neuf à basse température permet de réduire la puissance frigorifique à vaincre par
le plafond.
La déshumidification de cet air neuf en centrale contribue à l'assèchement de l'air des locaux et diminue
les risques de condensation.
Une pulsion de l'air neuf au ras du plafond (avec recherche de l'effet Coanda) n'augmente pas l'effet
convectif et donc pas la puissance frigorifique.
Par contre, une pulsion en partie basse des locaux, associée à une reprise en partie haute, présente les
avantages de confort et d'efficacité énergétique du système de ventilation par déplacement.
Espace nécessaire
La hauteur minimale nécessaire est fonction de l'ensemble des équipements à placer dans le faux
plafond. Au cas où seule la fonction thermique est présente, la hauteur minimale requise est de 55 mm.
On utilisera soit un groupe d'eau glacée spécifique, soit un réseau du circuit principal.
Les plafonds réalisés par des nappes capillaires, qui requièrent une alimentation en eau déminéralisée. Un
circuit spécifique, avec son propre échangeur à plaque en acier inoxydable, sera réalisé sur la boucle d'eau
glacée du bâtiment.
Les installations qui peuvent bénéficier d'une source froide naturelle (nappe phréatique, rivière, lac,...), qui
profiteront d'une eau de refroidissement en boucle ouverte. Un échangeur, spécialement traité pour
résister à la corrosion et au colmatage, permettra le refroidissement à la source froide. Pour fournir
l'appoint en plein été, le système est épaulé par un groupe frigorifique (placé en parallèle et dont le
condenseur est raccordé à cette même source froide).
Régulation
Le circuit des panneaux est alimenté au régime aller - retour de 15°C - 17°C, généralement.
Contrôle de la condensation :
limitation de la température de départ de l'eau pour les réseaux intégrés dans la dalle de plafond,
contrôle de l'humidité relative à proximité du plafond et coupure de la circulation de eau, pour les réseaux
en faux plafonds,
contrôle des conditions extérieures pour anticiper les fluctuations d'humidité à l'intérieur du local.
Dans un bâtiment avec fenêtres ouvrantes, l'alimentation du plafond en eau doit pouvoir être interrompue
par un contact de feuillure.
Schéma de principe :
Sur base de la mesure de la température de l'air ambiant et de son humidité relative, le régulateur
détermine le point de rosée de l'ambiance et limite la température de l'eau à un niveau de 1 à 1,5°C
supérieur à ce point de rosée, par action sur une vanne trois voies.
Cette protection peut également être assurée par un détecteur de condensation placé à la surface du tube
d'entrée: si l'humidité relative de l'air à la surface du tube approche de la condensation, un contact est
actionné; la vanne est fermée et, éventuellement, la pompe est arrêtée.
Montage :
Lorsque plusieurs panneaux doivent être mis en parallèle, on peut prévoir une disposition similaire à la
mise en parallèle de radiateurs :
Comme dans les raccordements bitubes, on peut améliorer l'équilibrage de l'installation par un montage en
Tickelman :
Chaque circuit présente alors une perte de charge similaire et donc un débit d'alimentation similaire.
5. Vanne motorisée électro-thermique modulant le débit suite au signal chrono-proportionnel reçu du régulateur.
Avec le même matériel, le schéma ci-dessous signale que le régulateur peut également gérer le chauffage
statique en hiver, la commande de l'éclairage et la réponse d'un contact de fenêtre.
Avantages
Le confort est meilleur que dans les systèmes traditionnels (par ventilo-convecteurs par exemple).
1. Parce que l'apport de froid par rayonnement est plus stable (inerte) et mieux réparti spatialement que
l'apport de froid par air,
2. parce qu'il conserve "la tête au frais",
3. parce que le confort est renforcé par l'absence de courant d'air froid, puisque le débit d'air est limité au
débit hygiénique,
4. parce ces mouvements d'air limités entraînent peu de déplacement de poussières dans les locaux.
La séparation entre la fonction ventilation des locaux (air neuf hygiénique) et l'apport thermique (apport de
froid) est un gage de bonne régulation.
L'air neuf ne sera pas recyclé, évitant ainsi les risques de contamination liés au recyclage de l'air ("sick
buildig syndrom").
L'absence de bruit est un confort non négligeable (fonctionnement statique, faible débit d'air neuf pulsé).
La préparation d'eau glacée à une température "élevée" de 15°C environ permet la sélection d'une
machine frigorifique avec un excellent coefficient d'efficacité frigorifique (ou "COP frigorifique"). cette
propriété est perdue si la même machine frigorifique est utilisée pour préparer l'air neuf déshumidifié ...
Cette température élevée permet d'imaginer, durant une bonne partie de l'année, un refroidissement
direct de l'eau glacée dans les tours de refroidissement en toiture, en by-passant ainsi la machine
frigorifique. Cette technique est généralement appelée "free-chilling". La consommation liée au froid se
résume à l'alimentation des pompes de circulation ! La présence d'une source d'eau froide naturelle peut
également être mise à profit (rivière, lac, ...)
Le transport du froid vers les locaux par de l'eau glacée (pompe) est environ dix fois moins énergétique
que le transport par de l'air froid (ventilateurs des systèmes "tout air").
Le confort apporté par le rayonnement froid au dessus des occupants permet une augmentation de 2°C de
la consigne de température ambiante des systèmes traditionnels (température max = 26°C ou 27°C, au
lieu des 24 ou 25°C habituels pour des ventilos ou des poutres froides, par exemple). Il s'en suit une
réduction de la puissance frigorifique nécessaire.
Les coûts d'exploitation énergétiques sont plus faibles que dans le cas des systèmes traditionnels (ventilo-convecteurs
par exemple). Une étude de cas réalisée par Tractebel Development Engineering précise ce facteur. On épargne la
consommation des ventilateurs des ventilo-convecteurs, mais on augmente un peu la consommation des pompes de
distribution de l'eau puisque qu'un delta T° aller-retour de 2 à 3 K est réalisé contre 5 à 6 K pour les ventilos.
Une économie supplémentaire provient du fait qu'une part de la consommation des ventilos-convecteurs
est donnée en chaleur latente sur l'air (la température de la boucle d'eau glacée est inférieure à la
température de rosée de l'ambiance et l'humidité de l'air se condense, parfois inutilement). ce fait ne se
produit pas avec les plafonds, ... sauf si c'est l'air neuf qui est fortement déshumidifié...
La régulation est en partie auto-adaptative : une augmentation des charges du local provoque une
augmentation de sa température et donc une augmentation de la puissance de refroidissement.
L'entretien semble réduit.
Le système requiert une hauteur de faux plafond inférieure à celle d'un système tout air.
Le traitement des zones internes par ce système est moins encombrant que par la climatisation en VAV ou
par ventilo-convecteurs.
Inconvénients
La puissance frigorifique reste très limitée par rapport aux systèmes traditionnels. On dit parfois que c'est
un système placé pour vaincre les apports internes (bureautique, éclairage, occupants). Ceci sous-entend
que les apports solaires des vitrages soient limités :
Le coût d'installation est fort élevé, surtout en rapport à la puissance frigorifique fournie.
Ce coût est notamment lié à la régulation assez sophistiquée, notamment pour éviter tout risque de
condensation.
La tenue dans le temps (problèmes hydrauliques, manque de performance dans les circuits mal
éventés, ...) de ce type de produit reste une grande inconnue, vu le peu de recul que nous avons sur ce
type d'installation. Ce risque peut être limité par un suivi de réalisation très rigoureux.
Coût
Les coûts d'investissement d'un système "plafonds froids" sont aujourd'hui encore plus élevés que ceux
des autres sytèmes HVAC du type air/eau.
Les coûts d'investissement d'installations HVAC complètes avec plafonds froids, qui étaient il y a
quelques années de l'ordre de 10 000 BEF/m², peuvent aujourd'hui être réalisées pour moins de
6 000 BEF/m².
Ces coûts doivent aussi être évalués globalement, en tenant compte des réductions possibles de coûts
d'investissement dans d'autres domaines de la construction du bâtiment :
faux plafond,
simplification de l'allège et suppression du cache-convecteur,
non installation éventuelle d'un corps de chauffe statique,
augmentation de l'espace locatif utilisable,
Compte tenu de ces éléments, la solution "plafond froid" se rapproche de sa concurrente traditionnelle,
l'installation de ventilo-convecteurs.
Les coûts plus élevés seront à considérer en fonction de la destination du bâtiment et des coûts d'exploitation plus
faibles : voir à ce sujet l'étude de cas comparative réalisée par le bureau d'études de Tractebel.
Source : Conférence de Mr P.A. Delattre - Tracrebel Development Engineering - journée ATIC du 25.09.98