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Situation énergétique au Maroc 2019-2020

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Année universitaire : 2019 – 2020

Projet de fin d’étude :

Situation énergétique
au Maroc

Elaboré par: Encadré par:

ü SABIR CHARAF ü Pr. M. L BOUHSSA

ü SABAI ABDERRAZAK

Soutenu le samedi 26 Septembre 2020, devant le jury compose de :

ü Examinateur : Pr. M. Benjelloun


ü Examinateur : Pr. Z. Azrak

ü Encadrant: Pr. M.L Bouhssa


DEDICACE
A mes chers parents, pour tous leurs sacrifices, leur amour, leur tendresse, leur soutien et
leurs prières tout au long de mes études.

1
REMERCIEMENT
La réalisation de ce rapport, revient ou soutient de plusieurs personnes qui par leurs
conseils leurs directives ont contribué à ce que cette étude soit de la qualité que j’ai espère
atteindre.

Nous tenons particulièrement à remercier M. Bouhssa, le PROFESSEUR qui nous a


encadré pendant la période de projet.

2
Sommaire

Introduction ..................................................................................................................... 6

1 Sources renouvelables.............................................................................................. 7

1.1 Energie solaire photovoltaïque et thermique. .................................................... 7

1.2 Énergie éolienne : .......................................................................................... 11

1.3 Énergie hydraulique. ...................................................................................... 13

1.4 Énergie marémotrice ...................................................................................... 14

1.5 Energie biomasse ........................................................................................... 16

1.6 Énergie géothermique .................................................................................... 18

2 Sources non renouvelables ..................................................................................... 19

2.1 Énergie fossile ............................................................................................... 19

2.2 Nucléaire : ..................................................................................................... 20

1 Atome.................................................................................................................... 21

2 Énergie nucléaire : ................................................................................................. 21

2.1 Histoire de l'énergie nucléaire ........................................................................ 21

2.2 Définition et catégories : ................................................................................ 22

2.3 Fission nucléaire ............................................................................................ 23

2.3.1 Fission spontanée et induite ........................................................................ 23

2.3.2 Réactions de fission nucléaire en chaîne et la masse : ................................. 25

2.4 La fusion nucléaire ......................................................................................... 26

2.4.1 Les réactions de fusion nucléaire : .............................................................. 27

2.4.2 Les exigences techniques pour la fusion nucléaire : .................................... 28

3 Combustible nucléaire ........................................................................................... 29

3.1 Tritium........................................................................................................... 30

3
3.2 Plutonium ...................................................................................................... 32

3.3 Uranium ......................................................................................................... 35

3.3.1 Isotopes naturels......................................................................................... 36

3.3.2 Uranium enrichi ......................................................................................... 39

3.3.3 Les méthodes d’enrichissement .................................................................. 40

4 La technologie nucléaire ........................................................................................ 43

4.1 Production d'électricité ................................................................................... 44

4.1.1 Centrale nucléaire ...................................................................................... 44

[Link] Les différentes filières de réacteurs ...................................................... 44


[Link] Réacteur à eau sous pression (rep) ....................................................... 46

[Link].1 Le circuit primaire ........................................................................ 47

[Link].2 Circuit secondaire ......................................................................... 53

4.2 Les avantagé et inconvénients ........................................................................ 55

1 La situation d’énergie renouvelable au Maroc ........................................................ 59

1.1 Projet solaire au Maroc .................................................................................. 59

1.2 Projet éolien au Maroc ................................................................................... 60

1.3 Hydroélectricité au Maroc .............................................................................. 62

1.4 L’énergie solaire et éolienne émettent-elles des gaz à effet de serre ? ............. 62

1.5 Énergie nette appelée au Maroc : 2019 ........................................................... 65

2 La situation d’énergie nucléaire au Maroc.............................................................. 65

2.1 La place d’énergie nucléaire ........................................................................... 65

2.2 Le projet de nucléaire au Maroc ..................................................................... 66

2.3 La sécurité nucléaire au Maroc................................................................ 67

2.4 Central nucléaire Maamoura .......................................................................... 69

Conclusion .................................................................................................................... 71

4
5
Introduction

La question des ressources énergétiques, de leur exploitation et de la consommation


d’énergie dépasse largement les frontières nationales pour être maintenant planétaire.

Un commerce énergétique international de plus en plus actif permet la mutualisation


mondiale des ressources, compensant ainsi les disparités géographiques. La production d’énergie
d’un pays donné peut assurer une partie de ses propres besoins mais rarement leur totalité. A
l’inverse une production d’énergie excédentaire constitue une richesse exportable.

L’électricité est la forme d’énergie la plus utilisée dans quasiment tous les secteurs de
l’économie mondiale. Au fil des années, elle a aussi permis à l’Homme d’améliorer ses conditions
de vie si bien qu’elle est devenue indispensable, chaque année et la production d’électricité à
grande échelle est ainsi devenue indispensable. Cela explique d’ailleurs la construction de
plusieurs centrales électriques dans le pays. Ces centrales exploitent plusieurs sources d’énergie
pour générer de l’électricité.

6
Chapitre1 : Energie

L'énergie est la capacité de la matière à produire du travail sous forme de mouvement, de


lumière et de chaleur. C'est une quantité physique scalaire et peut prendre de nombreuses formes.

C'est une mesure unique du mouvement et de l'interaction de diverses formes de matière,


et une mesure de la transformation de la matière d'une forme à une autre.

Il existe également deux sources d’énergie. En ce sens, on peut distinguer

-De sources renouvelables

-Sources non renouvelables

1 Sources renouvelables

L'énergie renouvelable est une énergie considérée comme inépuisable ou susceptible d'être
régénérée au même rythme que la consommation

L'énergie nucléaire n'est pas considérée comme une source d'énergie renouvelable car le
combustible à l'uranium utilisé n'est pas limité. La consommation de combustible nucléaire est
supérieure à la production d'uranium naturel.

La classification des énergies renouvelables dépend des ressources naturelles utilisées.


Parmi eux, nous nous concentrons sur :

-Énergie solaire photovoltaïque et thermique.


-Énergie éolienne.
-Énergie hydraulique.
-Énergie marémotrice.
-Biomasse énergie
-Énergie géothermique
1.1 Énergie solaire photovoltaïque et thermique.
L'énergie solaire est l'énergie contenue dans le rayonnement solaire. Cette énergie
renouvelable est produite par la réaction de fusion nucléaire au soleil. Le rayonnement est
transmis à la terre par rayonnement électromagnétique, puis il peut être utilisé,

7
Nous distinguons deux méthodes d'utilisation de l'énergie solaire : l'énergie solaire
thermique et l'énergie solaire photovoltaïque.

• L’énergie solaire thermique :

L'énergie solaire thermique est une autre forme d'utilisation très courante et économique.
Son fonctionnement est basé sur l'utilisation des rayons solaires pour chauffer l'eau grâce à des
panneaux solaires thermiques.

• Principe de fonctionnement

Les capteurs solaires augmentent la température du fluide en augmentant l'énergie interne


du fluide. De cette manière, il est facile de transférer l'énergie thermique générée et de l'utiliser là
où c'est nécessaire. L'utilisation courante de cette énergie est d'obtenir de l'eau chaude sanitaire. Il
est également utilisé pour chauffer l'eau afin de fournir un système de chauffage pour la maison.

D'un autre côté, il existe de grandes centrales solaires thermiques qui utilisent cette
technologie pour produire de la vapeur. Cette vapeur est utilisée pour alimenter des turbines à
vapeur et produire de l'électricité.

• Centrale solaire thermodynamique

C'est une centrale électrique qui utilise des miroirs pour concentrer les rayons du soleil afin
de chauffer le liquide de refroidissement, qui produit généralement de l'électricité. En stockant ce
fluide dans un récipient, ce type de dispositif peut prolonger la durée de fonctionnement du
dispositif à quelques heures après le coucher du soleil. Selon la forme du miroir (plat ou courbe)
et la position du fluide caloporteur (ponctuel ou linéaire), le type de centrale électrique sera
différent.

• L'énergie solaire photovoltaïque :

8
Le terme "photovoltaïque" peut désigner un phénomène physique (l'effet photovoltaïque
découvert par Alexandre Edmond Becquerel en 1839) ou des technologies associées. L'énergie
solaire photovoltaïque est de l'énergie électrique générée en utilisant des cellules photovoltaïques
pour convertir une partie du rayonnement solaire. Schématiquement, les photons de lumière
incidente permettent de déplacer des électrons dans certaines circonstances, générant ainsi un
courant électrique.

Les cellules photovoltaïques sont constituées de matériaux semi-conducteurs


principalement constitués de silicium. Ces matériaux émettent des électrons lorsqu'ils sont exposés
à la lumière. Ils sont évacués du matériau et circulent en circuit fermé, générant ainsi de l'électricité

• Principe de fonctionnement d'une cellule photovoltaïque

Les cellules photovoltaïques utilisent l'effet photoélectrique pour générer un courant


continu en absorbant le rayonnement solaire. Cet effet permet aux cellules de convertir directement
l'énergie lumineuse des photons en énergie électrique à travers le matériau semi-conducteur
porteur de charge.

Les cellules photovoltaïques sont composées de deux types de matériaux semi-


conducteurs, l'un avec des électrons en excès et l'autre avec des électrons déficients. Ces deux
parties sont appelées "dopage" de type n et de type p. Le dopage des cristaux de silicium comprend
l'ajout d'autres atomes pour augmenter la conductivité du matériau.

Les atomes de silicium ont 4 électrons périphériques. Une couche des cellules est dopée
avec des atomes de phosphore, qui ont cinq électrons (un de plus que le silicium). Nous appelons
le dopage de type n négatif en raison d'un excès d'électrons (chargés négativement). L'autre couche
est dopée avec des atomes de bore avec 3 électrons (un de moins que le silicium). En raison des
défauts électroniques générés de cette manière, nous appelons le dopage de type p positif. Lorsque
le premier est en contact avec le second, les électrons en excès dans le matériau n diffusent dans
le matériau p.

9
En passant sur la cellule photovoltaïque, le photon arrache les électrons des deux couches
d'atomes de silicium n et p. Ensuite, les électrons libérés se déplacent dans toutes les directions.
Après avoir quitté la couche p, les électrons reviendront vers la couche n à travers un circuit.
Ce déplacement d'électrons n'est rien d'autre que de l'électricité.

Les types de la cellule photovoltaïque

• Le solaire photovoltaïque non concentré

Les technologies à base de silicium constituent plus de 90% du marché photovoltaïque


mondial.
-Les cellules monocristallines
-Les cellules polycristallines
-Le solaire photovoltaïque concentré
-Les constituants organiques (polymères)
-Les constituants organiques (polymères)

Il existe un autre type d'énergie solaire

• Énergie solaire passive

Les systèmes passifs peuvent utiliser le rayonnement solaire sans utiliser aucun équipement
ou équipement intermédiaire. Cette technologie est réalisée grâce à l'emplacement, la conception
et l'orientation corrects du bâtiment.

10
L'objectif est d'utiliser correctement les propriétés des matériaux et de leurs éléments
architecturaux :

• Isolations,
• Type de couvertures
• Protections, etc.

En appliquant des normes de construction bioclimatiques, le besoin de climatisation et


d'éclairage dans les bâtiments peut être réduit.

L'énergie solaire passive est la méthode la plus ancienne d'utilisation du rayonnement


solaire. C'est la méthode que les cultures anciennes ont utilisée dans l'histoire de l'énergie solaire.

1.2 Énergie éolienne :


L'énergie éolienne est l'énergie du vent, dont la force motrice (énergie cinétique) est
utilisée pour déplacer des voiliers et autres véhicules, ou convertie en énergie éolienne par des
équipements de production d'énergie éolienne (tels que des éoliennes ou des moulins à vent).
Diverses énergies disponibles. L'énergie éolienne est une source d'énergie renouvelable.

Les systèmes d'énergie éolienne utilisent l'énergie cinétique contenue dans le vent pour
produire de l'électricité grâce à des turbines appelées éoliennes.

La racine étymologique du terme « éolien » provient du nom du personnage mythologique


Éole, connu en Grèce antique comme le maître des vents.

11
De plus, l'énergie éolienne est une forme indirecte d'énergie solaire (réaction de fusion
nucléaire) : les rayons solaires absorbés dans l'atmosphère provoquent des différences de
température et de pression. En conséquence, la masse d'air commence à se déplacer et à accumuler
de l'énergie cinétique. Il peut être converti et utilisé à des fins multiples

• Au niveau mondial

L'énergie éolienne est une source d'énergie intermittente qui n'est pas produite à la
demande mais en fonction des conditions météorologiques ; par conséquent, les installations
de stockage ou de production doivent être remplacées pendant

Les périodes d'indisponibilité. La production d'énergie éolienne peut être prédite

De manière très précise. Sa part dans la production mondiale d'électricité a atteint 4,4%en
2017 et est estimée à 5,3% d'ici 2019. Les principaux pays producteurs sont la Chine (31% du
total mondial en 2018), les États-Unis (23%) et l'Allemagne (9%).

• Principe de Fonctionnement

L'énergie électrique ou mécanique produite par le ventilateur dépend de trois paramètres :


la forme et la longueur des pales, la vitesse du vent et la température qui affecte finalement la
densité de l'air

L'énergie récupérée par une éolienne est proportionnelle à la surface balayée par le rotor et
au cube de la vitesse du vent.

La puissance maximale récupérable (P) est donnée par la loi de Betz : P = 0,37. S.V3 ; où
0,37 est la constante de l'air sous la pression atmosphérique standard (1013 hPa), S est la zone
balayée et V est la vitesse du vent

12
En pratique, si la pale est deux fois plus grande, l'énergie produite par l'éolienne augmentera
quatre fois ; si la vitesse du vent est doublée, l'énergie produite par le vent augmentera huit fois.
La densité de l'air joue également un rôle : si la température de l'air est réduite de 10 ° C à la même
vitesse du vent, la production d'électricité de l'éolienne augmentera de 3%. La force du vent dépend
principalement de l'intensité du vent et de ses changements. Par conséquent, l'énergie éolienne est
une énergie aléatoire intermittente.

L’ensemble pale/rotor est orienté face au vent par un système de gouvernail.

La plupart des éoliennes démarrent lorsque la vitesse du vent atteint environ 3 m/sé et
s’arrêtent lorsque cette vitesse atteint 25 m/s. Généralement, les éoliennes sont paramétrées afin
d’exploiter au mieux les vents de puissance intermédiaire

Les modes d’exploitation de l’énergie éolienne


-Des éoliennes terrestres dites "on shore" sont installées à terre.
-Les éoliennes dites « offshore » sont installées en offshore.
Il existe également deux types d’installation :
-Industrielles : grands parcs éoliens (ou « parcs éoliens ») connectés au réseau ;
-Domestiques : petite éolienne installée dans une maison privée
Les types d’éoliennes :

-L’éolienne horizontale
-L’éolienne verticale
-L’éolienne offshore

1.3 Énergie hydraulique.


L'énergie hydraulique utilise l'énergie potentielle de l'eau pour effectuer des opérations
mécaniques. Si nous utilisons ce travail pour conduire un générateur, nous obtiendrons de
l'électricité. L'hydroélectricité.

En raison du cycle de l'eau, l'énergie hydraulique est renouvelable. Cycle solaire de l'eau.
Par conséquent, la puissance hydraulique l'est aussi.

13
Le principal avantage de l'hydroélectricité est qu'elle peut être stockée comme énergie
potentielle. Pendant la demande, cette énergie est libérée pour produire de l'électricité

• Principe de fonctionnement

Le principe de fonctionnement de l'hydroélectricité est similaire à l'énergie éolienne : le


mouvement de l'eau fait tourner la turbine, qui produit de l'énergie électrique. Plus l'eau coule vite,
plus l'énergie est produite. En fait, l'énergie produite dépend de la pression et de la quantité d'eau
disponible. La pression elle-même est liée à la différence de hauteur entre la surface du lac et la
position de la turbine.

Cette méthode de production d'électricité est l'une des plus propres et des plus efficaces
(pas de déchets ni de dioxyde de carbone). Il repose sur des ressources puissantes et illimitées,
sans modification : l'eau circule dans la centrale intacte

Il existe essentiellement deux types de centrales hydroélectriques :

- Centrales hydroélectriques à eau courante. Ces plantes captent une partie du flux qui coule
dans une rivière.

- Centrales hydroélectriques au pied du barrage. Ce type d'installation est situé en aval des
réservoirs.

1.4 Énergie marémotrice


L'océan est un énorme capteur solaire à partir duquel l'énergie de diverses sources (vagues,
marées et gradients thermiques) peut être extraite.

L'énergie libérée par l'eau de mer à énergie renouvelable lors des mouvements de marée
montants et descendants (flux et reflux) est utilisée dans la centrale marémotrice pour faire passer
l'eau à travers la turbine.

14
La conversion de l'énergie thermique des océans peut obtenir de l'énergie à partir de la
différence de température entre l'eau de surface et l'eau à une profondeur de 100 m. Lorsqu'il est
utilisé, une différence de 20 ° C est suffisante.

• Principe de fonctionnement

Dans une centrale marémotrice typique, l'eau coule dans de grandes piscines et à travers
une série de tunnels à vitesse accrue. En raison de l'énergie cinétique de l'eau, une turbine à eau
connectée à un générateur peut être utilisée.

À marée basse, l'eau du bassin s'écoule vers le large et fait à nouveau tourné les turbines.

Lorsque le niveau de la mer a commencé à monter et que la marée était suffisamment


élevée, l'eau de mer s'est déversée dans le bassin et la turbine a de nouveau tourné.

Afin d'atteindre la production d'énergie à marée haute et basse, des turbines réversibles
spéciales sont utilisées, c'est-à-dire qu'elles peuvent fonctionner dans les deux sens d'écoulement

• Inconvénients de l'énergie marémotrice

- Le coût d'installation élevé.


- La difficulté de la mise en place (à titre indicatif, la largeur des marées doit être supérieure
à 3 mètres et la topographie favorable à l'installation)
- Discontinuité de la production
- Érosion côtière créée par les centrales électriques qui modifient les courants de marée.
-La tendance à la sédimentation dans le bassin (surtout s'il est placé à l'embouchure des
rivières)
-La perturbation de l'écosystème, en particulier pour la faune

15
1.5 Énergie biomasse
La biomasse désigne l’ensemble des matières organiques pouvant se transformer en
énergie. On entend par matière organique aussi bien les matières d’origine végétale (résidus
alimentaires, bois, feuilles) que celles d’origine animale (cadavres d’animaux, êtres vivants du
sol).

Il existe trois formes de biomasse présentant des caractéristiques physiques très variées :
- les solides (ex : paille, copeaux, bûches)
- les liquides (ex : huiles végétales, bioalcools)
- les gazeux (ex : biogaz)
La biomasse est l'énorme stockage d'énergie produit par le soleil grâce à la photosynthèse.
Il existe sous forme de carbone organique. Sa récupération se fait à travers un processus spécifique,
en fonction du type de composant

• Fonctionnement technique ou scientifique

La valorisation énergétique de la biomasse peut produire de l'énergie utile sous trois


formes, selon le type de biomasse et la technologie utilisée :

- de la chaleur ;
- de l'électricité ;
- une force motrice de déplacement
On distingue trois procédés de valorisation de la biomasse : la voie sèche, la voie humide
et la production de biocarburants.

• La voie sèche

La voie sèche est principalement constituée par la filière thermochimique, qui regroupe les
technologies de la combustion, de la gazéification et de la pyrolyse

La combustion génère généralement de la chaleur grâce à l'oxydation complète du


carburant en présence d'un excès d'air. L'eau chaude ou la vapeur ainsi obtenue est utilisée dans
des procédés industriels ou des réseaux de chauffage urbain. La vapeur peut également être
envoyée vers une turbine ou une machine à vapeur pour générer de l'énergie mécanique ou, surtout,
de l'énergie électrique. Combinaison de chaleur et d'électricité

16
La gazéification de la biomasse solide est réalisée dans un réacteur spécifique, le
gazogène. Elle consiste en une réaction entre le carbone issu de la biomasse et des gaz réactants
(la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone). Le résultat est la transformation complète de la matière
solide, hormis les cendres, en un gaz combustible composé d’hydrogène et d’oxyde de carbone.
Ce gaz, après épuration et filtration, est brûlé dans un moteur à combustion pour la production
d'énergie mécanique ou d'électricité. La cogénération est également possible avec la technique de
gazéification

La pyrolyse est la décomposition du carbone sous l'action de la chaleur. Elle conduit à la


production de solides, de charbon de bois ou de charbon végétal, de liquides, d'huile de pyrolyse
et de gaz combustibles. Une méthode de pyrolyse est en cours de

• La voie humide

Développement pour le traitement des déchets organiques ménagers ou de la biomasse


contaminée.

La principale filière de cette voie est la méthanisation. Il s’agit d’un procédé basé sur la
dégradation par des micro-organismes de la matière organique. Elle s’opère dans un digesteur
chauffé et sans oxygène (réaction en milieu anaérobie). Ce procédé permet de produire :

Le biogaz qui est le produit de la digestion anaérobie des matériaux organiques


Le digeste qui est le produit résidu de la méthanisation, composé de matière organique non
biodégradable
La production de biocarburants :

Les biocarburants sont des carburants liquides ou gazeux créés à partir d’une réaction

- entre l’huile (colza, tournesol) et l’alcool dans le cas du biodiesel ;


- à partir d’un mélange de sucre fermenté et d’essence dans le cas du bioéthanol .
Il existe 3 générations de biocarburants :
1ère génération : biocarburants créés à partir des graines ;

2e génération : biocarburants créés à partir des résidus non alimentaires des cultures
(paille, tiges, bois) ;

3e génération : biocarburants créés à partir d’hydrogène produit par des micro-organismes


ou à partir d’huile produite par des microalgues.

17
Les biocarburants de 2e et 3e génération ont entre autres pour vertu de ne pas
« occuper » un territoire agricole en compétition avec la production d’aliments pour l’homme.
Leur maturité industrielle, tout particulièrement pour la 3e génération, reste à établir.

Ces biocarburants peuvent prendre différentes formes :

-des esters d'huiles végétales produits, par exemple, à partir du colza (biodiesel)

-de l'éthanol, produit à partir de blé et de betterave, incorporable dans le super sans plomb
sous forme d'ETBE (éthyl tertio butyl ether). Cet ETBE favorise l'incorporation d'éthanol dans les
essences (jusqu'à 15% du volume dans le SP95 et le SP98, jusqu'à 22% dans le cas du SP95-E10.

1.6 Énergie géothermique


L'origine grecque de l'énergie géothermique est « géo », qui signifie « terre », et « thermos
» signifie « chaleur ». Par conséquent, l'énergie géothermique absorbe la chaleur des profondeurs
de la terre. C'est une énergie entièrement renouvelable et gratuite, et elle fait partie du moteur du
développement durable.

• Le principe de fonctionnement

Le principe de fonctionnement de la géothermie est caractérisé par l'utilisation de la chaleur


contenue dans la croûte et la surface de la terre. Par conséquent, pour comprendre, il faut distinguer
ses deux principes : la géothermie de surface et la géothermie profonde.

D'une part, le principe de fonctionnement de la chaleur de surface est d'utiliser la récupération de


chaleur en hiver et de refroidir la surface en été. En utilisant l'inertie thermique du sol comme
source d'énergie renouvelable, cette énergie peut être facilement utilisée pour la demande de
chaleur. D'autre part, le principe de fonctionnement de la géothermie profonde est de capter la
chaleur de la croûte terrestre en récupérant l'eau en circulation de la croûte terrestre jusqu'à
plusieurs kilomètres, générant ainsi de la chaleur. Cette eau est capturée sous forme liquide ou
vapeur pour générer de la chaleur et / ou de l'électricité. Afin de répondre aux différents besoins et

18
configurations de maisons nécessitant du chauffage, trois technologies ont été initialement
utilisées : système d'expansion directe sol / sol, technologie mixte sol / eau et système
d'alimentation en eau.

L'énergie géothermique a pour principal avantage que son impact environnemental est
minime et que ses rendements lui permettent de rivaliser avec le pétrole. Mais ses principaux
inconvénients sont qu'elles nécessitent des investissements importants et que les champs
géothermiques sont relativement rares et situés souvent dans des zones défavorables

2 Sources non renouvelables

L'énergie non renouvelable est l'énergie produite à partir de ressources non renouvelables.
Un groupe de ressources qui ne peut pas être restauré lors de son utilisation. Ces ressources
comprennent principalement les combustibles fossiles (charbon, pétrole, gaz naturel), les
combustibles nucléaires et les biocarburants.

Aujourd'hui, les sources d'énergie primaire sont les plus utilisées dans le monde. Il s’agit
principalement du pétrole, du charbon, du gaz naturel et du nucléaire

2.1 Énergie fossile


L'énergie produite par la combustion du charbon, du pétrole ou du gaz naturel est appelée
« énergie fossile ». Ces carburants riches en carbone et en hydrogène sont produits grâce à des
millions d'années de conversion de matière organique enfouie (d'où le nom de « fossiles »). Ce
sont des énergies non renouvelables, car une fois utilisées, elles ne peuvent être reconstruites qu'à
une échelle de temps géologique.

Les hydrocarbures sont des composés dont les molécules sont composées d'atomes de
carbone et d'hydrogène. Ce sont les principaux composants du pétrole brut et du gaz naturel et des
produits pétroliers des raffineries.

19
L'intérêt du pétrole, du gaz naturel et du charbon est qu'ils sont composés de carbone et
d'hydrogène. Pourquoi ? Parce que ces éléments chimiques leur confèrent des valeurs calorifiques
plus ou moins élevées, ce qui leur permet d'être utilisés de nombreuses manières. Le pétrole est
principalement consommé par le secteur des transports (bitume, carburant, etc.), tandis que le
charbon est utilisé pour la production d'électricité. Pour le gaz naturel, il est principalement utilisé
pour générer de la chaleur pour la cuisson et le chauffage et pour produire de l'eau chaude.

Cependant, pour y arriver, ces substances doivent d'abord être traitées. Problème ? Leur
combustion libère des polluants atmosphériques très nocifs pour la santé et l'environnement. En
conséquence, les combustibles fossiles sont l'une des principales causes du réchauffement
climatique.

La combustion dans des centrales thermiques :

Dans les centrales thermiques, la combustion de combustibles fossiles se produit pour


produire de l'électricité. Quel est le processus de conversion ?

Dans les centrales électriques, le combustible (gaz naturel, charbon, mazout) est brûlé dans
une chaudière, et cette étape est appelée combustion. La chaudière est équipée d'un tuyau d'eau
froide et le tuyau de combustion chauffe jusqu'à ce que l'eau se transforme en vapeur. Cette
dernière est ensuite envoyée à la turbine : la vapeur d'eau fera tourner la turbine, la turbine
entraînera l'alternateur, et l'alternateur lui-même produira du courant alternatif.

Il existe plusieurs types de centrales thermiques :


- Les centrales à cycle ouvert qui sont très flexibles, pouvant être arrêtées ou démarrées
en quelques minutes seulement par les techniciens. Elles sont destinées à produire de l’énergie en
cas de baisse de régime de centrales utilisant d’autres sources d’énergie.
- Les centrales à cycle combiné (TGV : Turbine Gaz Vapeur) qui permettent de produire
davantage d’électricité avec une même quantité de combustible (souvent du gaz). Dans ce cas, les
turbines sont entraînées d’abord par la chaleur dégagée lors de la combustion, puis par la vapeur
récupérée

2.2 Nucléaire :
L'utilisation de la technologie nucléaire qui repose sur la fission semble être une matière
radioactive ou un combustible nucléaire. L'uranium est le combustible de fission nucléaire le plus
utilisé. Il existe en concentrations relativement faibles et a été développé dans 19 pays. L'uranium
est utilisé comme combustible pour l'énergie dans les réacteurs nucléaires et la chaleur produite
sert à alimenter les turbines. L'énergie nucléaire fournit environ 6% de l'énergie mondiale et 13%
à 14% de l'électricité mondiale. On va voir les détails dans le chapitre suivant.

20
Chapitre 2 : Énergie nucléaire et la technologie nucléaire

1 Atome

Les atomes sont les plus parties d'objets simples et peuvent se lier chimiquement les uns
aux autres. Les atomes sont les composants de base de toutes les substances solides, liquides et
gazeuses. Les propriétés physiques et chimiques de ces substances dépendent des atomes qui les
constituent et de l'agencement tridimensionnel de ces atomes.

Contrairement à leur étymologie, les atomes ne sont pas indivisibles, mais ils sont eux-
mêmes composés de particules subatomiques. L'atome comprend un noyau atomique, où la masse
concentrée du noyau est supérieure à 99,9%, et les électrons sont répartis autour du noyau, formant
un nuage qui est 10 000 à 100 000 fois plus grand que le noyau lui-même. Un atome
approximativement sphérique est presque complètement vide. Le noyau est constitué de protons
chargés positivement et de neutrons électriquement neutres ;

L'hydrogène est une exception car les noyaux atomiques de ses isotopes d'hydrogène
(appelés) ne contiennent pas de neutrons. Les protons et les neutrons, également appelés nucléons,
sont liés ensemble dans le noyau par des liaisons nucléaires, ce qui est une manifestation d'une
forte interaction. Les électrons occupent des orbitales atomiques qui interagissent avec les noyaux
atomiques par le biais de forces électromagnétiques. Le nuage d'électrons est stratifié en niveaux
d'énergie quantifiés autour du noyau, qui définissent la couche électronique et les sous-couches.
Les nucléons sont également distribués dans la couche nucléaire, bien que selon le modèle de
gouttelettes, une méthode d'approximation assez pratique popularisera la structure nucléaire.

2 Énergie nucléaire :

2.1 Histoire de l'énergie nucléaire


Pour expliquer l'histoire de l'énergie nucléaire, on peut distinguer trois étapes principales :

-Mener des recherches scientifiques sur la physique et la chimie des éléments.


-Le développement des bombes nucléaires pendant la Seconde Guerre mondiale.
-Utiliser l'énergie nucléaire dans le secteur civil.
Ces études scientifiques couvrent toute la période depuis le philosophe grec qui a défini
l'atome pour la première fois jusqu'au développement de la première bombe atomique. Dans le
processus, différents scientifiques ont découvert l'existence d'électrons, de neutrons et de protons,
et les propriétés d'un atome étant plus radioactif qu'un autre.

21
Pendant la Seconde Guerre mondiale, avec les encouragements d'Albert Einstein, les États-
Unis ont traîné leur première bombe nucléaire. Ce sera la première fois que la technologie nucléaire
est utilisée en dehors du cadre de l'étude.

Plus tard, voyant le danger des armes nucléaires, ils ont commencé à établir des traités pour
réglementer leur utilisation et encourager l'utilisation de l'énergie nucléaire dans le secteur civil.
À ce stade, les premières centrales nucléaires produisant de l'électricité ont commencé à apparaître

2.2 Définition et catégories :


L'énergie nucléaire est l'énergie de liaison des composants nucléaires atomiques. Malgré
la répulsion électrique entre les nucléons, le noyau est une collection très solidement connectée de
protons, des neutrons chargés positivement et non chargés. Le noyau est très compact (10-12 mm),
100 000 fois plus petit que l'atome lui-même.

Parmi les atomes lourds, le noyau contient de nombreux protons s'excluant mutuellement.
Certains de ces noyaux (tels que l'uranium ou le thorium) peuvent devenir instables et se rompre,
libérant une certaine énergie de liaison. C'est la fission des atomes.

Au contraire, dans les atomes très légers, deux noyaux peuvent fusionner pour former un
atome plus lourd mais plus stable, libérant ainsi une énergie considérable. Il s'agit par exemple de
la fusion de noyaux d'hydrogène en noyaux d'hélium.

Sur Terre, la radioactivité naturelle du magma chauffé est à la base de l'énergie


géothermique et du volcanisme. Dans l'univers, la fusion est omniprésente au cœur des étoiles,
notamment au soleil. Ces deux formes d'énergie naturelle se rencontrent dans l'atmosphère
terrestre et maintiennent des conditions propices à la vie dans une atmosphère très mince.
L'application initiale de l'énergie nucléaire était à des fins militaires, qu'il s'agisse de la fission
(Hiroshima-1945) ou de la fusion (bombe à hydrogène-1952).

En 1950, les États-Unis ont commencé à contrôler la fission de la production civile


d'électricité. La fusion contrôlée est encore au stade de laboratoire de recherche. L'énergie
nucléaire a également donné naissance à d'autres applications humaines majeures, en particulier
en médecine, en radiothérapie et en imagerie médicale et dans l'espace de propulsion par satellite.

• Le principe de l’énergie de liaison

En utilisant une technologie de pointe, la masse du noyau atomique, c'est-à-dire la masse


d'un proton isolé ou d'un neutron isolé, peut être mesurée. La masse d'un noyau atomique est
inférieure à la somme de la masse de chaque nucléon (proton et neutron). Qu'est devenue la masse
manquante ? Ce défaut de masse correspond à une énergie latente que la célèbre formule
d’Einstein, E = mc2, nous permet de calculer. Cette quantité d’énergie sert de ciment pour tenir

22
ensemble les constituants du noyau : on l’appelle pour cette raison l’énergie de liaison.
Elle correspond à l’énergie qu’il faut fournir au noyau pour le dissocier en nucléons isolés.

Les noyaux des atomes de masses moyennes (fer, nickel) sont les plus fortement liés donc
plus stables que les noyaux lourds (uranium) ou légers (hydrogène).

Les réactions nucléaires libératrices d’énergie, Elles sont de deux types. (Fission et fusion)
nucléaire.

2.3 Fission nucléaire


La fission nucléaire est le phénomène de division d'un noyau atomique lourd (c'est-à-dire
composé d'un grand nombre de noyaux, tels que l'uranium, plutonium, etc.) en deux ou plusieurs
nucléides plus légers. Cette réaction nucléaire s'accompagne de l'émission de neutrons
(généralement deux ou trois) et d'une libération d'énergie très importante (chaque atome craqué ≈
200 MeV, elle est donc beaucoup plus importante que la réaction chimique). Chaque atome ou
molécule réagit eV). L'émission de neutrons peut provoquer une réaction en chaîne, phénomène
utilisé dans les centrales nucléaires pour produire de l'électricité et dans les bombes atomiques.

Il existe deux types de fission : la fission spontanée et la fission induite. La fission des
neutrons est une fission induite, qui peut être soit une fission thermique (où les particules induites
sont des neutrons thermiques ou lents) ou une fission rapide (où les particules induites sont des
neutrons rapides). Les noyaux qui peuvent être brisés sont appelés "fissiles" (s'ils peuvent être
fissionnés par des neutrons rapides ou lents) ou "fissiles" (s'ils peuvent être fissionnés rapidement).

La découverte de la fission de l'uranium 235 peut être décrite par un modèle de gouttelettes.
Le noyau est composé de nucléons : protons et neutrons. En plus de leurs masses respectives, ces
noyaux fournissent également une énergie de liaison aux noyaux atomiques donnés par la formule
de Weizker. Plus l'énergie de liaison est élevée, plus le noyau est stable.

Donc d'après le modèle de la goutte liquide, la fission est possible si la variation de masse
%/$ '(
entre deux noyaux "/$𝑌 issus du noyau %"𝑋 est positive ou nulle. Cette condition est vraie si )
*+, ,
'(
ce qui correspond à la région du zirconium. Au-delà du rapport )
*-. , le noyau est instable et
fissionne spontanément.

Actuellement, la fission induite par des projectiles de faible énergie (0 à 2 MeV) a été
observée pour quelques actinides, l'uranium 233, 235 et 238 et le plutonium 239 et 241.

2.3.1 Fission spontanée et induite

• Fission spontanée :

23
Le phénomène de fission spontanée a été découvert en 1940 par G.N. Flerov et K.A.
Petrzak dédiés au noyau d'uranium 238.

Nous parlons de fission nucléaire spontanée, lorsque le noyau se divise en plusieurs


fragments sans absorption préalable de petits corps (particules subatomiques). Cette fission n'est
applicable qu'aux noyaux extrêmement lourds, car l'énergie de liaison de chaque nucléon est plus
petite que celle des noyaux lourds moyens nouvellement formés.

L'uranium 235 (mais en faible proportion), 240 et 244, notamment 254 sont par exemple
des noyaux de fission spontanée.

• Fission induite :

Lorsqu'un noyau lourd capture une autre particule (généralement un neutron), une fission
induite se produit et le noyau ainsi composé se décompose ensuite en plusieurs fragments.

Cette réaction-là plus célèbre est la réaction de l'uranium 235 en absorbant les neutrons. Le
type est:

X et Y sont deux noyaux de poids moyen, généralement des noyaux radioactifs: ils sont
appelés produits de fission.

24
Par conséquent, la fission induite du noyau d'uranium 235 produira deux produits de fission
de deux et de baryum, accompagnés de trois neutrons:

2.3.2 Réactions de fission nucléaire en chaîne et la masse :


• Réactions de fission nucléaire en chaîne

La réaction en chaîne est un processus par lequel les neutrons libérés lors de la première
fission nucléaire produisent une fission supplémentaire dans au moins un noyau supplémentaire.
Ce noyau éclate et libère plus de neutrons, faisant ainsi répéter le processus.

Ces réactions en chaîne peuvent être contrôlées ou incontrôlées. La réaction contrôlée sera
une réaction nucléaire générée dans un réacteur nucléaire d'une centrale nucléaire, dont le but est
de générer de l'énergie électrique de manière constante et équilibrée. Pour les armes nucléaires
dont le but est de générer immédiatement une grande quantité d'énergie, une réaction nucléaire
incontrôlée se produira.

Si dans chaque réaction de fission nucléaire causée par des neutrons, deux neutrons
supplémentaires sont libérés, le nombre de fission doublera à chaque génération. Dans ce cas, sur
10 générations, il y a 1024 fission, sur 80 générations, environ 6 x 10 23 fissions.

• La masse critique :

Il ne suffit pas que le facteur de multiplication des neutrons soit plus grand que 1 pour que
la réaction en chaîne s'entretienne : d'une part, les neutrons sont instables et peuvent se désintégrer,
mais ceci joue peu, car leur temps de vie moyen est de près d'un quart d'heure, mais surtout, ils
peuvent sortir du milieu où l'on essaie de faire une réaction en chaîne. Il faut qu'ils aient une
collision avant de sortir, sinon ils ne participent plus à la réaction en chaîne. L’épaisseur moyenne
du milieu fissile doit donc être assez grande pour assurer une probabilité suffisante pour les
neutrons de rencontrer un noyau fissile. Ceci amène à la notion de masse critique de l'élément
fissile, qui est une masse en dessous de laquelle on ne peut plus garder suffisamment de neutrons,

25
quelle que soit la forme de la charge fissile, pour maintenir la réaction. Ceci explique pourquoi
l'on ne peut pas avoir de mini-réacteurs nucléaires.

Calcul théorique : la masse critique dépend de la géométrie (sphère pleine, sphère creuse,
cylindre plein, cylindre creux) et de la densité. Pour une sphère pleine homogène, elle varie comme
l’inverse du carré de la densité : l’implosion permet d’économiser beaucoup de matière fissile en
augmentant fortement la densité, ce que suggèrent en octobre 1943 Teller et Von Neumann

Plus précisément M = m3n3/2/(fσ3ρ2) où m est la masse du noyau, n le nombre de


diffusions par fission, ρ la densité, σa section efficace de capture et f un fudge factor dépendant de
la géométrie

Ces méthodes permettent d’évaluer la masse critique pour une sphère homogène de densité
normale à 52 kg pour l’uranium 235 (diamètre 17 cm) et à 10 kg pour le plutonium 239 (diamètre
10 cm). Pour de l’uranium enrichi à 15% d’U235, la masse critique dépasse les 600 kg.

Une masse de matériau fissile est qualifiée de critique quand elle devient capable
d'entretenir une réaction en chaîne, compte tenu de sa taille, de sa forme, de la pureté et de la
composition isotopique du matériau.

Une mesure numérique du caractère critique est le coefficient multiplicateur de neutron

K = f - L, où f est le nombre de neutrons relâchés en moyenne par chaque fission d'atome


et l’est le nombre moyen de neutrons perdus, soit parce qu'ils s'échappent du système ou parce
qu'ils sont capturés par d'autres atomes sans produire de fission. Quand k = 1, la masse est dite
critique, quand k < 1 la masse est sub-critique, et pour k > 1 la masse est dite super-critique

2.4 La fusion nucléaire


La fusion nucléaire est une réaction nucléaire dans laquelle deux noyaux atomiques légers
(généralement l'hydrogène et ses isotopes (deutérium et tri)) se combinent pour former un noyau
plus lourd. Habituellement, cette liaison s'accompagne de l'émission de certaines particules (dans
le cas des deutons, des neutrons sont émis). Cette réaction de fusion nucléaire libère ou absorbe
une grande quantité d'énergie et l'énergie cinétique des particules émises sous forme de rayons
gamma. Beaucoup d'énergie met le matériau à l'état plasma.

La fusion nucléaire émet d'énormes quantités d'énergie par unité de masse à partir de
l'attraction entre les noyaux en raison de fortes interactions (voir l'énergie de liaison nucléaire). La
masse du produit de la réaction de fusion est inférieure à la somme des masses des noyaux de
fusion Selon la formule d'Einstein E = m c2, la différence est convertie en énergie cinétique (puis
en chaleur).

26
Les réactions de fusion nucléaire peuvent libérer ou absorber de l'énergie. Si la masse du
noyau à fusionner est inférieure à celle du fer, l'énergie est libérée. Inversement, si le noyau à
fusionner est plus lourd que le fer, la réaction nucléaire absorbe de l'énergie.

La fusion nucléaire est utilisée dans les bombes H et, de façon plus anecdotique, dans les
générateurs de neutrons. Elle pourrait être utilisée pour la production d'électricité, pour laquelle
elle présente deux intérêts majeurs :

-la disponibilité de son « combustible » :


-le deutérium, présent à l'état naturel en quantités importantes dans les océans,
-le tritium (pour la réaction de fusion « deutérium + tritium »), qui peut être produit par
bombardement neutronique du lithium 6. Les réserves mondiales en minerai de lithium suffiraient
théoriquement à garantir plus d'un million d'années de fonctionnement ;
-son caractère essentiellement « propre » : les produits de la fusion eux-mêmes
(principalement de l’hélium 4) ne sont pas radioactifs. Les déchets potentiels se limitent, lorsque
la réaction utilisée émet des neutrons rapides, aux matériaux environnants, qui peuvent capturer
ces neutrons et devenir à leur tour des isotopes radioactifs.

Ne confondez pas la fusion nucléaire avec le cœur du réacteur, qui fait référence à la fusion
du cœur du réacteur d'une centrale nucléaire en raison d'une surchauffe causée par un mauvais
refroidissement. Dans l'accident nucléaire de Fukushima,

2.4.1 Les réactions de fusion nucléaire :


Les éléments atomiques couramment utilisés dans les réactions de fusion nucléaire sont les
atomes d'hydrogène et leurs isotopes : le deutérium (D) et le tritium (T). Les principales réactions
de fusion comprennent :

D + T à 4He + n + 17.6 MeV

27
Avec la fusion d’un noyau de deutérium avec le tritium-noyau, nous avons obtenu un noyau
d'hélium composé de deux neutrons et de deux protons, libérant un neutron et 17,6 MeV d'énergie.

D + D à 3He + n + 3,2 MeV

Grâce à la fusion de deux noyaux de deutérium, nous avons obtenu un noyau d'hélium
composé de deux protons et d'un neutron, libérant un neutron et 3,2 MeV d'énergie

D + D à T + p + 4,03 MeV

Grâce à la fusion de deux deutons, nous avons obtenu un noyau, un proton et une énergie
de 4,03 MeV

Pour que ces réactions se produisent, l'énergie cinétique requise pour que les noyaux se
rapprochent des noyaux à fusionner est requise. Par conséquent, la force de répulsion
électrostatique est surmontée. Pour ce faire, vous devez chauffer le gaz à une température très
élevée car cela devrait se produire au cœur de l'étoile.

Les conditions d'un réacteur de fusion nucléaire sont de limiter le plasma à une température
et une densité suffisamment élevées et de maintenir le temps requis pour permettre à une réaction
de fusion nucléaire suffisante de se produire, empêchant ainsi les particules de s'échapper, obtenant
ainsi un avantage net. Énergie de. Ce gain d'énergie dépend de l'énergie nécessaire pour chauffer
et confiner le plasma, qui est inférieure à l'énergie libérée par la réaction de fusion nucléaire. En
principe, chaque milligramme de deutérium-tritium peut être obtenu à 335 MJ.

2.4.2 Les exigences techniques pour la fusion nucléaire :


Pour réaliser des réactions de fusion nucléaire, il faut répondre aux exigences suivantes :

- Obtenir une température très élevée pour séparer l'électron du noyau et qu'il s'approche
d'un autre battant des forces de répulsion électrostatiques. La masse gazeuse composée pour
les électrons libres et les atomes fortement ionisé et appelé plasma
- C'est nécessaire le confinement pour maintenir le plasma à une température élevée
pendant un temps minimum.
- Avoir une densité du plasma suffisante parce que les noyaux soient proches les uns des
autres et puissent générer des réactions de fusion nucléaire.
Le combustible nucléaire utilisé pour les réactions de fusion nucléaire :

Pour les réactions de fusion nucléaire, des noyaux légers sont nécessaires. Essentiellement,
le deutérium et le tri sont deux isotopes de l'hydrogène

28
Le deutérium est un isotope stable de l'hydrogène, composé de protons et de neutrons. Son
abondance dans l'eau est l'un des 6 500 atomes d'hydrogène. Cela signifie que dans l'eau de mer,
la concentration de deutérium par mètre cube d'eau est de 34 grammes. Le contenu énergétique du
deutérium est si grand que l'énergie disponible à partir du deutérium dans un litre d'eau de mer est
équivalente à l'énergie disponible à partir de 250 litres de pétrole

Par conséquent, étant donné que les trois quarts de la planète sont recouverts d'eau, la fusion
nucléaire est considérée comme une source d'énergie inépuisable.

L'autre élément utilisé dans la fusion nucléaire, le tritium, est l'isotope stable ou radioactif
de l'atome d'hydrogène. Il est composé d'un proton et deux neutrons et se désintègre par émission
bêta avec une relative vitesse. Bien que le tritium est rare dans la nature, on peut le généré par des
réactions de capture de neutrons avec des isotopes de lithium. Le lithium est un matériau abondant
dans la croûte de la Terre et en eau de mer.

3 Combustible nucléaire

Le combustible nucléaire est le matériau utilisé pour produire de l'énergie nucléaire. C'est
un matériau qui peut se briser ou fondre, selon que son utilisation est la fission nucléaire ou la
fusion nucléaire.

Le combustible nucléaire le plus connu est l'uranium car c'est l'uranium le plus couramment
utilisé dans les réacteurs à fission nucléaire. Actuellement, tous les réacteurs nucléaires utilisés
pour produire de l'électricité en production sont basés sur la fission. D'autre part, le niveau est
également utilisé comme combustible nucléaire

Tritium et le deutérium sont des isotopes légers utilisés dans le processus de fusion
nucléaire.

À l'heure actuelle, la technologie de fusion nucléaire n'est pas suffisamment parfaite pour
être utilisée dans les centrales nucléaires, bien que des recherches sur les réacteurs de fusion
nucléaire (projet ITER) soient en cours en France

Le combustible nucléaire le plus connu dans la nature :

• Uranium
• Plutonium
• Tritium

29
3.1 Tritium
Tritium est un isotope radioactif de l'hydrogène dont le noyau est constitué d'un proton
et de deux neutrons. L'application la plus importante de tritium est de l'utiliser comme combustible
nucléaire pour obtenir de l'énergie par fusion nucléaire.

Le tritium est généré dans l'atmosphère à raison d'un atome pour 10^17 d'hydrogène et se
forme en continu dans l'atmosphère supérieure lors de réactions nucléaires induites par les rayons
cosmiques. Cet isotope peut être obtenu industriellement par bombardement au lithium avec des
neutrons à basse énergie

La demi-vie de tritium est de 12,4 ans et l'énergie émise est très faible. Le rayonnement β
(0,018 MeV) n'a pas du tout de rayonnement γ, donc il n'y a pratiquement pas de radio toxicité. En
termes de propriétés chimiques, tritium est une exception à la règle générale : la règle générale est
que les radio-isotopes des éléments présentent des qualités très différentes, de sorte que leurs
isotopes radioactifs se comportent de la même manière que leurs formes non radioactives.
Comparé à l'hydrogène. Cependant, lorsqu'elle est incorporée dans des molécules lourdes, cette
différence devient insignifiante, elle a donc été largement utilisée pour marquer les molécules. Il
peut être utilisé comme traceur, notamment lors du remplacement de l'hydrogène instable.

• Utilisations du tritium

Le tritium peut être utilisé dans différentes applications avec différents objectifs :
- Éclairage auto-alimenté
- Armes nucléaires
- Fusion nucléaire contrôlée
- Chimie analytique
- Source d’alimentation

30
• Éclairage auto-alimenté :

Les particules bêta libérées par la désintégration radioactive d'une petite quantité de tritium
provoquent l'émission de lumière par une substance chimique appelée phosphore. Ce type de radio
luminescence est utilisé dans les dispositifs d'éclairage autonomes appelés "bêta lights" pour
pistolets, montres, signaux de sortie, projecteurs de cartes, boussoles de navigation, couteaux et
bien d'autres appareils.

• Armes nucléaires :

Tritium est une partie importante des armes nucléaires. Il est utilisé pour améliorer
l'efficacité et les performances des bombes à fission nucléaires, et pour augmenter le stade de
fission des bombes à hydrogène dans le processus dit de suralimentation et des initiateurs
neutroniques externes de ces armes.

• Fusion nucléaire contrôlée :

Le tritium est un combustible important pour la fusion nucléaire contrôlée dans la


conception des réacteurs de confinement magnétique et de fusion inertielle. Le réacteur
expérimental de fusion du réacteur expérimental thermonucléaire international et de l'installation
nationale d'allumage (NIF) utilisera du deutérium-combustible. La réaction de réaction au
deutérium est avantageuse car elle a la plus grande section efficace de fusion et réalise la plus
grande section transversale avec la plus faible énergie de tous les combustibles de fusion potentiels.

• Chimie analytique :

Tritium est parfois utilisé comme marqueur radioactif. L'avantage est que presque tous les
produits chimiques organiques contiennent de l'hydrogène, il est donc facile de trouver l'endroit
où mettre du tri dans la molécule à l'étude. Il a l'inconvénient de produire un signal relativement
faible

• Source d’alimentation

Il convient de mentionner que le tritium est utilisé comme source d'énergie électrique.
Tritium peut être utilisé dans les dispositifs béta voltaïques pour créer des batteries atomiques
capables de générer de l'électricité.

• Risque de radiation de tritium

Le tritium est un isotope de l'hydrogène, ce qui permet de se combiner facilement avec des
radicaux hydroxyles pour former des atomes l’eau traitée (HTO) et de carbone.

La demi-vie de tritium est de (12,32 ± 0,02) ans. Dans la réaction de décomposition de, 18,59
keV d'énergie sont libérés, dont 5,7 keV tombent sur les électrons (particules bêta) en moyenne, et

31
le reste sur les électrons antineutrino en moyenne. Les particules bêta formées ne sont dispersées
que dans 6,0 mm d'air et ne peuvent même pas surmonter la couche supérieure de la peau humaine.

En raison de la faible énergie de décomposition de, même les barrières les plus simples, telles
que les vêtements ou les gants chirurgicaux en caoutchouc, peuvent facilement bloquer les électrons
émis. Cependant, lorsqu'il est inhalé, absorbé par les aliments et absorbé par la peau, cet isotope
peut entraîner des risques de rayonnement. Le fait de boire de l'eau potable contaminée au tritium
ne conduit pas à une accumulation à long terme de tri dans l'organisme car sa demi-vie est de 7 à 14
jours.

3.2 Plutonium
Il s'agit d'un élément chimique, généralement d'origine artificielle, utilisé comme combustible
nucléaire dans la fabrication d'armes nucléaires.

Il est considéré comme le deuxième élément après l'uranium

Le symbole de cet élément chimique est Pu et le numéro atomique est 94. Cet élément
appartient à la série d'éléments actinides. A 16 isotopes, et ils sont tous radioactifs. L'élément est un
métal argenté avec 5 structures cristallines différentes.

Chimiquement, le plutonium c'est un matériau très actif. Il peut former des composés avec
tous les éléments non métalliques à l'exception des gaz rares. Le métal se dissout dans l'acide et
réagit avec l'eau, bien que modérément par rapport à l'acide.

Bien que des traces puissent être trouvées dans la nature, tous les isotopes sont d'origine
artificielle

Mais l'isotope plus utilisé pour produire l'énergie nucléaire est le plutonium 239.

• Historique du plutonium :

32
Le plutonium est un élément extrêmement rare dans la nature. Il est presque exclusivement
produit par l'Homme. Le 238Pu a été le premier de ses isotopes produit en 1940, aux États-Unis par
Glensn T. Seaborg, Edwin M. McMillan, J. W. Kennedy et A. C. Wahl, par bombardement d'une
cible d'uranium 238 par des noyaux de deutérium accélérés dans un cyclotron.

Depuis, le plutonium est essentiellement produit au cœur des centrales nucléaires. En effet,
une partie des neutrons émis lors de la fission transforment les noyaux d'uranium 238 (qui
composent le combustible nucléaire) en plutonium.

• Plutonium 239

Le plutonium fut préparé pour la première fois à Berkeley en 1940 par l’équipe de Glen T.
Seaborg (Prix Nobel de Chimie 1951) en bombardant à l’aide d’un cyclotron une cible d’uranium
avec du deutérium.

L'irradiation de l'uranium 238 dans le réacteur nucléaire produit en génère plutonium 239
par capture de neutrons. Premièrement, l'atome d'uranium-238 capture un neutron et le transforme
instantanément en uranium-239. Comparés aux neutrons, les neutrons rapides sont plus faciles à
capturer que les neutrons thermiques, mais les deux conditions existent.

+
.n + $5, $54
4$U → 4$U

L'uranium 239 formé est fortement instable. Il se transforme rapidement (avec une demi-vie
de 23,5 minutes) en neptunium par radioactivité β-

$54 $54
4$U → 45𝑁𝑝 + 𝑒 9 + 𝑣̅ e

Le neptunium 239 est également instable, et subit à son tour une décroissance β- (avec une
demi-vie de 2,36 jours) qui le transforme en plutonium 239 relativement stable (demi-vie de 24 000
ans).

$54 $54
45𝑁𝑝 → 4>𝑃𝑢 + 𝑒 9 + 𝑣̅ e

Soumis à un flux neutronique en réacteur, le plutonium 239 peut également capturer un


neutron sans subir de fission. Quand le combustible subit des périodes d'irradiation de plus en plus
longues, les isotopes supérieurs s'accumulent de cette manière, en raison de l'absorption de neutrons

33
par le plutonium 239 et ses produits. Il se forme ainsi des isotopes 240Pu, 241Pu, 242Pu, jusqu'au
243Pu instable qui se désintègre en américium 243.

• Utilisations du plutonium

Le plutonium est fissile. La fission d'un kilo de 239Pu peut entraîner une explosion d'une
puissance 21 kT de TNT (88 000 GJ). Il peut donc servir à la fabrication d'armes nucléaires. C'est
d'ailleurs du plutonium qui a servi de cœur au tout premier essai d'explosion atomique de l'histoire
et à la bombe atomique qui a été larguée sur Nagasaki

Le plutonium a également des usages civils. Après avoir été extrait des combustibles
nucléaires usés, le plutonium, mélangé à de l'uranium appauvri, peut servir de combustible dans les
centrales nucléaires. Il est également utilisé comme source de chaleur dans des générateurs
thermoélectriques à radio-isotopes qui servent à alimenter des engins spatiaux

La fission d’un gramme de 239Pu libère autant d’énergie que la combustion de près de deux
tonnes de pétrole, une caractéristique qui a conduit à son utilisation dans les secteurs électronucléaire
et militaire. Lorsqu’il est produit dans les réacteurs civils, il est considéré comme déchet par certains
pays et comme matière valorisable par d’autres, dont la France. Il est alors mélangé avec de
l’uranium appauvri (issu de l’étape initiale d’enrichissement en 235U) pour former du combustible
MOX (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium

• Danger pour la santé

Le plutonium est radioactif et toxique. Mais, bien que parfois dans les médias, il ait été décrit
comme la substance la plus toxique connue de l'homme, il existe des substances qui sont beaucoup
plus. Le rayon d'occurrence naturelle est environ 200 fois plus radiotoxique, et certaines toxines
organiques telles que la toxine botulinique sont des milliards de fois plus toxiques.

Le principal type de rayonnement émis (rayonnement alpha) ne traverse pas le papier, c'est-
à-dire qu'une fine couche de matériau peut bloquer le rayonnement. Il ne peut pas traverser la peau.

Ce qui rend plutonium vraiment dangereux, c'est sa radiotoxicité. Le rayonnement ingéré ou


inhalé (rayonnement alpha) peut provoquer un cancer du poumon ou d'autres types de cancer, selon
l'endroit où il se dépose dans le corps. S'ils sont ingérés ou inhalés, ils peuvent causer de grandes
quantités d'empoisonnement aux radiations et entraîner la mort.

Ce matériau a longtemps été utilisé pour fabriquer des armes nucléaires et explosives. Lors
du test atmosphérique de la bombe atomique, une grande quantité de matières radioactives a été
libérée puis est tombée et s'est déposée sur le sol.

34
Les êtres humains ne sont pas susceptibles d'être exposés au plutonium, mais il survient
parfois à la suite de fuites accidentelles lors de l'utilisation, du transport ou du dépôt.

En respirant, le plutonium peut rester dans les poumons ou se déplacer vers les os ou d'autres
organes. Il reste généralement longtemps dans le corps et expose continuellement les tissus du corps
aux radiations. Après quelques années, cela pourrait entraîner le développement d'un cancer.

Le plutonium peut affecter la capacité de résistance aux maladies et sa radioactivité peut


provoquer une défaillance de la reproduction.

3.3 Uranium
L'uranium est le combustible nucléaire le plus utilisé dans les réactions de fission nucléaire.
C'est un élément naturel que l'on retrouve dans la nature. Dans tous les cas, pour utiliser l'uranium
dans un réacteur nucléaire, il doit être traité.

L’uranium est l'élément chimique de numéro atomique 92, de symbole U. Il fait partie de
la famille des actinides.

Il existe 26 isotopes d’uranium connus avec des nombres de masse allant de 217 à 242. Il a
également 7 isomères nucléaires. L'uranium est un élément radioactif naturel, il n'a donc pas
d'isotopes stables, mais il existe en effet deux isotopes d'origine (uranium 238 et uranium 235),
qui ont une longue demi-vie et existent en quantités considérables dans la croûte terrestre. Terre et
son produit de désintégration uranium 234.

L'uranium est un élément naturel assez commun : il est plus abondant que l'argent ou l'or
et se trouve partout dans l'écorce terrestre surtout dans les terrains granitiques ou sédimentaires à
des teneurs moyennes d'environ 3 g/tonne. Ainsi, le sous-sol d'un jardin de 400m2 peut contenir,
sur une profondeur de 10 m environ, 24 kg d'uranium. On trouve de l'uranium en quantité
importante dans les profondeurs de la Terre où il est, avec le thorium et le potassium, un élément
déterminant de la géothermie de notre planète, donc de son volcanisme et de sa sismicité. Enfin,
l'eau de mer contient environ 3 mg d'uranium par m3, ce qui représente à l'échelle mondiale environ
4,5 milliards de tonnes d'uranium dissout dans les océans.

35
3.3.1 Isotopes naturels
L'uranium 234U (Abondance : 99,2739 à 99,2752 %) a une demi-vie de 245 500 ans, ce
qui n'est qu'une petite partie de l'uranium naturel. C'est un descendant de l'uranium-238,
historiquement connu sous le nom d'uranium II.
L'uranium 235U (Abondance : 0,7198 à 0,7202%) possède une demi-vie de 7,038 × 108
années. Il sert dans les réacteurs nucléaires, pour produire de l'énergie par fission. Il constitue 0,711
% de l'uranium naturel. Il était historiquement appelé actino-uranium
L'uranium 238U (Abondance : 0,0050 à 0,0059%) est le plus commun des isotopes de
l'uranium et le plus stable, avec une demi-vie de 4,4688 milliards d'années. Il était historiquement
appelé Uranium I.
Quand on le bombarde avec un neutron, il se transforme, au bout de plusieurs étapes, en
plutonium 239.

• Table des isotopes du l’Uranium

36
37
38
3.3.2 Uranium enrichi
L'uranium enrichi est de l'uranium qui a été techniquement traité pour augmenter le rapport
de l'isotope de l'uranium 235. Par conséquent, l'uranium naturel est divisé en uranium enrichi et en
uranium appauvri.

L'uranium naturel contient trois isotopes de l’uranium : l'uranium 238 (99,2745%),


l'uranium 235 (0,72%) et l'uranium 234 (0,0055%). Contrairement à l'uranium 235 rare, l'isotope
de l'uranium 238 est un isotope relativement stable et ne peut pas subir de réactions nucléaires en
chaîne indépendantes. Actuellement, l'uranium 235 est la principale matière fissile utilisée dans la
réaction en chaîne des réacteurs nucléaires et la technologie des armes nucléaires. Cependant, pour
de nombreuses applications, la proportion d'isotope de l'uranium 235 dans l'uranium naturel est
faible et la préparation du combustible nucléaire comprend généralement une étape
d'enrichissement de l'uranium.

• Enrichissement de l'uranium

L'uranium est un métal relativement courant. Dans la croûte terrestre, sa teneur est 50 fois
celle du mercure et 1 000 fois celle de l'or. Comme la plupart des métaux, il n'y a pas de forme
pure d'uranium dans la nature.

Il se combine avec d'autres éléments chimiques de la roche pour former deux principaux
types de minerai d'uranium (y compris l'uranium): l'amphibole de brai (U3O8) et le minerai
d'uranium (UO2). Ils sont extraits dans des mines à ciel ouvert ou des sites miniers souterrains.

La teneur en uranium du minerai étant généralement faible, nous la concentrons d'abord


sur le site minier pour éviter d'augmenter les coûts de transport. Pour ce faire, la roche est
concassée, pressée en une poudre fine, puis dissoute dans une solution d'acide sulfurique chaude.

La solution liquide est ensuite précipitée, filtrée, lavée et séchée. On obtient une pâte jaune,
qui contient environ 75% d'oxyde d'uranium (U3O8), appelée "yellow cake". Mais ce concentré
ne peut pas être utilisé comme dans un réacteur nucléaire. Il doit d'abord éliminer ses impuretés
(purification), puis convertir l'oxyde d'uranium presque pur en hexafluorure d'uranium (UF6) pour
faciliter les étapes d'enrichissement ultérieures.

L'enrichissement de l'uranium a pour but d'augmenter la teneur du minerai brut en isotope


235. Lorsqu'il est enrichi à environ 4 % en uranium 235, le matériau radioactif peut être utilisé
comme combustible dans une centrale nucléaire. A 90 %, il peut servir à fabriquer une bombe
atomique.

39
3.3.3 Les méthodes d’enrichissement
Il existe plusieurs méthodes d'enrichissement. Tout cela est basé sur la faible différence de
masse entre l'uranium 235 et 238, à l'exception de la séparation laser, qui profite de la différence
des spectres électromagnétiques. Tous ces éléments nécessitent également la mobilité des atomes
individuels, de sorte que l'uranium sous forme de vapeur, l'hexafluorure d'uranium gazeux UF6 ou
même liquide est utilisé pour la diffusion thermique.

Actuellement, la diffusion de gaz et les procédés centrifuges dominent le marché et la


transition vers la deuxième étape consomme moins d'énergie. La diffusion thermique et la
séparation électromagnétique appartiennent au passé, tandis que les procédés de séparation
chimique ou laser sont encore à l'étude.

• Diffusion thermique

La diffusion thermique utilise le transfert de chaleur à travers une fine couche de liquide
ou de gaz pour réaliser la séparation isotopique. Cette méthode est basée sur le fait que les
molécules de gaz avec des atomes de 235U légèrement plus légers ont tendance à se diffuser vers
des surfaces plus chaudes, tandis que des molécules de 238U relativement plus lourdes ont
tendance à se diffuser vers des Surface froide.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, ce procédé a été utilisé à l'usine S-50 à Oak Ridge
(Tennessee, USA) comme première étape du processus d'enrichissement avant la séparation
isotopique électromagnétique. Le procédé a depuis été abandonné au profit de la diffusion de gaz.

• La diffusion de gaz

Avant son enrichissement par ce procédé, le tétra fluorure d’uranium, obtenu après
extraction du minerai et raffinage, est transformé en hexafluorure d’uranium (UF6) qui a la
propriété d’être gazeux à partir de 56°C.

La diffusion gazeuse consiste à faire passer l’UF6 à travers des membranes poreuses
percées de minuscules trous. Comme l’isotope 235 est plus léger, ses molécules passent à travers
la membrane plus rapidement. La concentration du gaz en isotope 235 augmente donc au fur et à
mesure des passages à travers les différentes membranes. Mais l’opération doit être répétée 1400
fois pour obtenir la concentration souhaitée. Cette technique est la plus ancienne mais elle est
extrêmement énergivore. Elle est donc de moins en moins utilisée.

• L'ultracentrifugation

40
Le processus implique l'utilisation de centrifugeuses à rotation rapide. Il
a été constaté que la molécule la plus lourde (238UF6) était projetée à la
périphérie, tandis que la molécule la plus légère (235UF6) migrait vers le milieu
de la centrifugeuse. De plus, la partie inférieure de la centrifugeuse est chauffée,
ce qui crée un mouvement de convection, la colonne centrale s'élève et enrichit
l'uranium 235 en hauteur, tandis que l'uranium 238 migre vers le bas.

Comme pour la diffusion gazeuse, ce traitement doit être effectué


plusieurs fois pour obtenir une concentration suffisante. Ainsi, les centrifugeuses
sont installées en cascade, et le gaz circule d'un flux à l'autre tout en augmentant
progressivement son contenu.

La centrifugeuse Zippe est l'ancêtre de la centrifugeuse standard. Cette


technologie est utilisée au Pakistan.

• Enrichissement par flux laminaire

La séparation et l'enrichissement des flux utilisent la force centrifuge générée dans le gaz,
qui se déplace le long d'un trajet courbe à grande vitesse et à petit
rayon. Le principe de séparation (gradient de pression dû à la
différence de masse moléculaire) est le même que celui de
l'ultracentrifugation, l'avantage de cet équipement est qu'il élimine les
pièces mécaniques en mouvement. L'effet peut être amélioré en
diffusant de l'hexafluorure d'uranium dans l'hydrogène ou l'hélium, ce
qui peut augmenter le débit sans ralentir la diffusion d'UF6 dans le
flux gazeux. Ce procédé a été développé en Afrique du Sud et une
usine pilote a été établie au Brésil. Cependant, en raison de sa forte
consommation d'énergie, il n'a pas été utilisé à l'échelle industrielle.

Séparation chimique

Procédé Chemex: Un processus chimique qui implique des échanges répétés entre la phase
aqueuse de l'uranium trivalent et la phase organique de l'uranium tétravalent. L'enrichissement est
basé sur l'idée suivante: la vitesse de réaction chimique des deux isotopes n'est pas strictement la
même et l'U-235 a tendance à se concentrer sous forme d'U4 +. La solution est préparée en utilisant
de l'uranium naturel au lieu de l'UF6.

La technologie développée en France n'a pas encore atteint la maturité suffisante pour
l'industrialisation.

41
Séparation électromagnétique :

Dans le procédé de séparation électromagnétique (en


anglais electromagnetic isotope séparation process - EMIS),
l'uranium métallique est vaporisé, puis ionisé. Les cations
ainsi produits sont accélérés, puis déviés par un champ
magnétique. La différence de masse entre les isotopes 235 et
238 crée une différence dans le rapport de la charge électrique
sur la masse. Le flux d'ions est accéléré par un champ
électrique et dévié par un champ magnétique. La différence
sur le rapport e/m conduit à une déviation différentielle qui
permet d'enrichir l'uranium.

L'uranium enrichi de la deuxième bombe atomique (Little Boy), lors du Projet Manhattan,
a été obtenu par séparation électromagnétique, en utilisant un spectromètre de masse de taille
industrielle, le calutron. Cette méthode, assez inefficace, a été largement abandonnée depuis

Séparation par laser

Si elle est approuvée, l'usine pilote sera la première tentative à grande échelle d'utiliser des
photons pour séparer les isotopes de l'uranium 235 désirables des isotopes U-238 plus abondants
mais non fissiles trouvés dans l'uranium naturel. Les experts estiment généralement qu'une
installation laser serait à la fois plus petite et nécessiterait beaucoup moins d'énergie que les usines
d'enrichissement existantes. Ces caractéristiques sont excellentes du point de vue de l'amélioration
de l'économie des centrales nucléaires, mais elles constituent également un casse-tête majeur pour
l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et d'autres groupes de surveillance nucléaire
qui tentent de repérer des usines d'enrichissement clandestines, en grande partie à partir d'images
satellitaires.

Développement de la séparation isotopique par laser à vapeur atomique (AVLIS et SILVA


français) a commencé dans les années 1970. En 1985, le gouvernement américain l'a soutenu
comme la nouvelle technologie pour remplacer ses usines de diffusion gazeuse alors qu'elles
arrivaient à la fin de leur vie économique au début du 21e siècle. Cependant, après quelque 2
milliards de dollars en R&D, il a été abandonné aux USA au profit de SILEX, un procédé
moléculaire. Les travaux français sur SILVA ont cessé après un programme de 4 ans jusqu'en 2003
pour prouver la faisabilité scientifique et technique du procédé. Quelque 200 kg d'uranium enrichi
à 2,5% y ont été produits. Les procédés à vapeur atomique fonctionnent sur le principe de la photo-
ionisation, selon laquelle un laser puissant est utilisé pour ioniser des atomes particuliers présents
dans une vapeur d'uranium métal. (Un électron peut être éjecté d'un atome par la lumière d'une
certaine fréquence. Les techniques laser pour l'uranium utilisent des fréquences qui sont accordées
pour ioniser un atome U-235 mais pas un atome U-238.) Les ions U-235 chargés positivement sont

42
ensuite attirés vers une plaque chargée négativement et collectés. Les techniques lasers atomiques
peuvent également séparer les isotopes du plutonium. La plupart des processus moléculaires qui
ont fait l'objet de recherches fonctionnent sur un principe de photodissociation de l'UF 6 en UF 5
+ solide, en utilisant un rayonnement laser accordé comme ci-dessus pour rompre la liaison
moléculaire qui maintient l'un des six atomes de fluor à un atome d'U-235. Cela permet alors à
l'UF 5 ionisé d'être séparé des molécules d’UF 6 non affectées contenant des atomes d'U-238,
réalisant ainsi une séparation des isotopes.

CRISLA est un autre procédé de séparation isotopique par laser moléculaire qui en est aux
premiers stades de développement. En cela, un gaz est irradié avec un laser à une longueur d'onde
particulière qui n'exciterait que l'isotope U-235. L'ensemble du gaz est soumis à des températures
basses suffisantes pour provoquer une condensation sur une surface froide ou une coagulation dans
le gaz non ionisé. Les molécules excitées dans le gaz ne sont pas aussi susceptibles de se condenser
que les molécules non excitées. Par conséquent, lors de la condensation sur paroi froide, le gaz
extrait du système est enrichi en isotope U-235 qui a été excité par laser. NeuTrek, la société de
développement, vise à construire une usine pilote aux États-Unis.

4 La technologie nucléaire

L'utilisation principale de l'énergie nucléaire est la production d'énergie électrique,


Cependant, il existe de nombreuses autres applications dans lesquelles la technologie nucléaire est
utilisée directement ou indirectement.

43
En travaillant avec différents isotopes du même élément, vous pouvez utiliser la
technologie nucléaire pour d'autres applications dans différents domaines:

4.1 Production d'électricité


Après la Seconde Guerre mondiale, le principal objectif de l'énergie nucléaire était de
produire de l'électricité. Dans ce cas, l'électricité est produite dans les centrales nucléaires.

4.1.1 Centrale nucléaire


Une centrale nucléaire a pour objectif de transformer l'énergie interne des atomes d'uranium
en énergie électrique. Ce processus est effectué en suivant certaines étapes:

Dans un réacteur nucléaire, des noyaux (d’uranium ou plutonium) remplacent le


combustible fossile (charbon, pétrole) utilisé dans les centrales thermiques. Lorsqu’un neutron
vient heurter un noyau d’uranium ou de plutonium, celui-ci se casse en libérant d’autres neutrons
et de l'énergie sous forme de chaleur. Les neutrons libérés vont percuter d’autres noyaux d’uranium
et ainsi de suite : la réaction s’auto-entretient, on parle alors de réaction en chaîne.

La chaleur dégagée durant la réaction en chaîne est utilisée pour produire de la vapeur
d'eau. De la même manière que dans les centrales thermiques, c’est cette vapeur qui entraîne une
turbine et son alternateur pour produire l’électricité.

[Link] Les différentes filières de réacteurs


Les réacteurs nucléaires peuvent être classés selon différentes normes. L'un des critères est
pourquoi ils sont utilisés. À cet égard, nous distinguons les types de réacteurs nucléaires utilisés à
des fins civiles, militaires ou de recherche.

Les réacteurs nucléaires civils utilisent l'énergie nucléaire pour produire de l'électricité; les
réacteurs militaires fabriquent des matériaux qui peuvent être utilisés pour les armes nucléaires,
telles que les bombes atomiques; les réacteurs de recherche nucléaires, utilisés pour le
développement d'armes ou la production d'énergie, le développement, les expériences de physique
nucléaire et la technologie de production de radio-isotopes médicaux et de recherche. Certains
réacteurs ont un double objectif car ils sont utilisés pour produire de l'énergie civile et des
équipements militaires

Les réacteurs de recherche utilisent des neutrons produits lors de réactions de fission
nucléaire pour produire des isotopes radioactifs, qui seront utilisés dans d'autres applications de
l'énergie nucléaire, telles que la médecine nucléaire ou la recherche sur les matériaux.

Classification des types de réacteurs nucléaires par caractéristiques techniques

Selon le combustible nucléaire utilisé, il existe des réacteurs nucléaires qui utilisent de
l'uranium naturel et des réacteurs nucléaires qui utilisent de l'uranium enrichi. La proportion

44
d'uranium contenue dans le combustible nucléaire d'uranium naturel est la même que celle trouvée
dans la nature, alors que cette proportion dans le combustible d'uranium enrichi est augmentée
artificiellement. D'autres réacteurs utilisent des oxydes mixtes d'uranium et de plutonium.

En fonction de la vitesse des neutrons, c'est-à-dire de leur énergie cinétique, produite dans
les réactions nucléaires de fission: on distingue les réacteurs rapides et les réacteurs thermiques.

Sel le modérateur utilisé, il peut s'agir de réacteur nucléaire à eau lourde, d'eau légère ou
de graphite.

Dépend du matériau utilisé comme liquide de refroidissement: les matériaux les plus
courants sont le gaz (hélium ou dioxyde de carbone) ou l'eau (légère ou lourde). Parfois, ces
matériaux agissent également comme modérateurs de neutrons. Vous pouvez également utiliser
de la vapeur d'eau, du sel fondu, de l'air ou du métal liquide comme liquide de refroidissement.

Les réacteurs nucléaires peuvent également être distingués par le type de réaction nucléaire.
L'énergie nucléaire peut être obtenue de deux manières: par des réactions de fission nucléaire ou
par des réactions de fusion nucléaire. Dans tous les cas, tous les réacteurs nucléaires actuellement
en production sont des réacteurs à fission nucléaire. Le réacteur de fusion nucléaire est en phase
de développement. A cet égard, le projet international de réacteur expérimental thermonucléaire
en tant que réacteur de fusion nucléaire français a pour objectif la recherche et le développement
de cette technologie d'énergie nucléaire.

Les nomes de réacteur nucléaire les plus connus

- RÉACTEUR À EAU SOUS PRESSION (REP)


- RÉACTEUR À EAU BOUILLANTE (BWR)
- RÉACTEUR D'URANIUM NATUREL, DE GAZ ET DE GRAPHITE (GCR)
- RÉACTEUR À GAZ AVANCÉ (AGR)
- RÉACTEUR À HAUTE TEMPÉRATURE REFROIDI AU GAZ (HTGCR)
- RÉACTEUR NUCLÉAIRE À EAU LOURDE (HWR)
- RÉACTEUR SURGÉNÉRATEUR RAPIDE (FBR)

45
Tableau : Les filières de réacteurs en 2000.

[Link] Réacteur à eau sous pression (rep)


Le réacteur à eau sous pression (connu sous son acronyme anglais PWR) est le réacteur
nucléaire le plus utilisé au monde après le réacteur à eau bouillante (BWR). Ce réacteur a été
développé principalement aux États-Unis, en Allemagne, en France et au Japon.

Le combustible nucléaire utilisé est de l'uranium enrichi en oxyde.


Le modérateur et le liquide de refroidissement utilisés peuvent être de l'eau ou du graphite.
Trois circuits indépendants :

La production d'électricité dans les centrales nucléaires s'effectue grâce à trois circuits d'eau
totalement indépendants les uns par rapport aux autres.

46
[Link].1 Le circuit primaire
Dans le réacteur, la fission des atomes d'uranium produit une grande quantité de
chaleur.

Cette chaleur fait augmenter la température de l'eau qui circule autour du réacteur, à
320 °C. L'eau est maintenue sous pression pour l'empêcher de bouillir. Ce circuit fermé et
appelé circuit primaire

47
• Enceinte de confinement :

L'enceinte de confinement est une structure en acier et / ou en béton armé servant à


isoler les réacteurs nucléaires civils ou militaires, à l'intérieur du réacteur nucléaire se trouvent
des cuves et des noyaux de réacteurs nucléaires, à savoir des générateurs nucléaires. Vapeur et
compresseur. Il a deux fonctions principales :

• Protéger le réacteur des agressions extérieures,


• Protéger le public et l'environnement des matières radioactives, sinon en cas d'accident,
des matières radioactives peuvent être émises dans l'air ou l'eau du circuit primaire.

Pour cette raison, l'enceinte doit être étanche et capable de résister aux chocs, à la
température et à la pression en cas d'accident (y compris un accident majeur (fusion du cœur
du réacteur)). La conception de l'enceinte dépend du type de réacteur considéré, mais par
exemple un REP de 900 MW dispose d'un réservoir d'eau de 20 cm d'épaisseur puis d'une
chambre à paroi cylindrique de 90 cm d'épaisseur (80 cm pour le dôme). L'enveloppe extérieure
est la troisième et dernière barrière de sécurité du réacteur. Le premier est la gaine de
combustible et la seconde est la boucle principale allant de la cuve du réacteur au générateur
de vapeur et le compresseur passant par la canalisation 2. La centrale électrique de Tchernobyl
a maintenant un quatrième mur, appelé l'arc.

• Confinement par type de réacteur nucléaire

La forme générale de l'enceinte dépend des forces physiques susceptibles de la mettre en


péril. Dans le cas des réacteurs où le risque principal est celui
d'une pression excessive de l'intérieur vers l'extérieur,
générée par un dégagement de vapeur d'eau, la forme de
l'enceinte tendra vers la sphéricité (figure de gauche sur
l'illustration). Dans le cas où c'est la pression au sol, due au
poids du bâtiment lui-même, qui est la force dominante et
donc le risque principal d'instabilité structurelle, l'enceinte de
confinement sera cylindrique.

Les enceintes de confinement récentes sont conçues sur une base cylindrique et une partie
supérieure en forme de dôme ou de demi-sphère, afin de répartir les forces au mieux quelle que
soit la situation : surpression de vapeur, explosion accidentelle ou d'origine criminelle,
tremblement de terre, impact d'avion, etc.

• Cœur d’un Réacteur nucléaire

Un réacteur nucléaire est un appareil qui peut déclencher, contrôler et maintenir la réaction
nucléaire en chaîne (généralement la fission nucléaire) qui se produit au centre de l'appareil.

48
La composition du réacteur nucléaire est constituée du combustible nucléaire, du
réfrigérant, des éléments de contrôle, des matériaux de structure et, dans le cas d'un réacteur
nucléaire, du modérateur nucléaire.

Pour construire un réacteur nucléaire, il est nécessaire de disposer de suffisamment de


combustible nucléaire, appelé masse critique. Avoir une masse critique suffisante signifie avoir
suffisamment de matière fissile dans des conditions optimales pour maintenir une réaction en
chaîne de fission nucléaire.

La disposition de l'absorbeur de neutrons et de la barre de commande peut contrôler la


réaction en chaîne, et peut également contrôler l'arrêt et le démarrage du réacteur nucléaire.

49
• Barres de combustible nucléaire

Après enrichissement, l'hexafluorure d'uranium est transformé en oxyde d'uranium sous


forme de poudre noire. Il est comprimé et fritté
(brûlé dans un four) pour former un petit
cylindre: la proportion d'isotope fissile U-235
est comprise entre 3% et 5%, selon les pays.
Le combustible est empilé sous forme
d'environ 272 petites pastilles (h = 1,35 cm) et
fixé dans une gaine en alliage de zirconium
appelée barre (z = 3,75 m), pressurisée avec de
l'hélium gazeux. 264 crayons combustibles
sont agencés sous forme d’assemblages, dans
lesquels la résistance mécanique des pastilles
est assurée par la grille. Selon le modèle PWR, 120 à 250 assemblages sont chargés dans la cuve
du réacteur.

• Modérateur nucléaire

Le modérateur fait partie intégrante du réacteur nucléaire. Il est situé au cœur du réacteur.
La fonction du réducteur est de réduire la vitesse des neutrons dans la réaction de fission nucléaire.

50
Lors de la réaction de fission nucléaire, les neutrons entrent en collision avec les atomes de
fission (uranium 235 ou plutonium) présents dans le combustible nucléaire, provoquant la fission.
Chaque réaction de fission libère un ou deux neutrons à grande vitesse.

Le but du maintien de la réaction en chaîne de fission est de faire atteindre ces neutrons à
d'autres atomes de fission, mais à une telle vitesse, c'est très difficile. L’objectif de modérateur est
de réduire la vitesse et ainsi d’obtenir de meilleures performances du réacteur.

Les neutrons gestionnaires perdent de la vitesse est le modérateur de neutrons. Réacteurs


nucléaires REP dans l'eau utilisée comme liquide de refroidissement, agit également en tant que
matériau modérateur de neutrons. Étant donné que la masse des noyaux d'hydrogène trouvée dans
une molécule d'eau est semblable (en fait, il est un peu plus élevé) à la masse d'un neutron, les
neutrons ralentissent car ils entrent en collision avec des molécules d'eau.

• Barre de contrôle (nucléaire)

Les faisceaux de barres de commande constituent un moyen rapide de contrôler la réaction


en chaîne de fission nucléaire. Ils permettent des
changements rapides de puissance du réacteur et son arrêt
éventuel en cas d'urgence. Les barres de commande sont
constituées de matériaux absorbant les neutrons (carbure de
bore ou alliages d'argent, indium et cadmium, entre autres) et
ont généralement les mêmes dimensions que les éléments
combustibles. La réactivité du noyau augmente ou diminue
en augmentant ou en abaissant les barres de commande, c'est-
à-dire en modifiant la présence de matériau absorbant les
neutrons contenus dans le noyau.

Pour qu'un réacteur nucléaire fonctionne pendant un certain temps, il doit avoir un excès
de réactivité, qui est maximal avec le combustible neuf et diminue avec la durée de vie du réactif
jusqu'à son annulation. En ce moment, le combustible nucléaire est rechargé.

En fonctionnement normal, les barres de commande d'un réacteur nucléaire sont totalement
ou partiellement extraites du cœur. La conception des centrales nucléaires est telle qu'en cas de
défaillance d'un système de sûreté ou d'un système de contrôle du réacteur, on agit toujours dans
le sens d'une sécurité maximale en introduisant complètement toutes les barres de commande dans
le cœur du réacteur. Cette action amène le réacteur nucléaire à un arrêt sûr en quelques secondes.

• Réfrigérant

Le réfrigérant dans un réacteur nucléaire est une substance liquide ou gazeuse qui traverse
le cœur du réacteur et évacue la chaleur de la réaction de fission nucléaire

51
Afin de refroidir le réacteur à eau sous pression (réacteur de type REP), de l'eau ordinaire
est utilisée. Dans le domaine du génie nucléaire, on parle d'eau légère. L'eau peut atteindre une
température de 315 ° C. En raison de la pression élevée du fonctionnement du circuit principal,
l'eau reste essentiellement en phase liquide (bien qu'il y ait une ébullition nucléée dans la zone
centrale).

Dans l'eau du circuit primaire du réacteur, la pression est d'environ 16MPa. Les réacteurs
à neutrons thermiques utilisent de l'eau (normale et Lourde), de la vapeur d'eau, des liquides
organiques, du dioxyde de carbone comme réfrigérant. Dans les réacteurs nucléaires rapides:
métaux liquides (principalement le sodium) ainsi que les gaz (vapeur d'eau, hélium, par exemple).
Souvent, le liquide sert de liquide de refroidissement, qui est également un modérateur

• Le réflecteur

Dans une réaction nucléaire en chaîne, un certain nombre de neutrons ont tendance à
s'échapper de la région où ils se produisent. Cette fuite de neutrons peut être minimisée avec
l'existence d'un réflecteur qui les redirige dans la région de réaction. De cette façon, l'efficacité du
réacteur nucléaire est augmentée. Le réflecteur qui entoure le noyau doit avoir une section efficace
de capture faible afin de ne pas réduire le nombre de neutrons et d'en refléter autant que possible.

Le choix du matériau du réflecteur dépend du type de réacteur nucléaire. Si nous avons un


réacteur thermique, le réflecteur peut être le modérateur nucléaire, mais si nous avons un réacteur
nucléaire rapide, le matériau du réflecteur doit avoir une grande masse atomique pour que les
neutrons se reflètent dans le noyau avec leur vitesse initiale (dispersion inélastique).

Un réflecteur fait d’un matériau léger comme le graphite ou le béryllium servirait aussi de
modérateur en réduisant l’énergie cinétique des neutrons, alors que des matériaux lourds comme
le plomb ou un eutectique plomb-bismuth aurait moins d’effets sur la vitesse des neutrons.

• Pression : 155 bar


• Température en entrée de cuve du réacteur : 292,2 °C ; enthalpie = 1 296,1 kJ/kg
• Température en sortie de cuve du réacteur : 328,2 °C ; enthalpie = 1 506,4 kJ/kg
• Température moyenne de l'eau dans le cœur : 310,2 °C

• Pompe d’un circuit primaire

Les pompes primaires assurent la circulation de l'eau dans le circuit primaire et donc le
refroidissement du cœur. Les réacteurs à eau sous pression de 900 MW sont équipés de trois
pompes primaires ; les réacteurs à eau sous pression de 1300 MW sont équipés de quatre pompes
primaires. Sur chaque circuit primaire sont installés deux dispositifs de détections d'incendie
indépendants, comportant chacun plusieurs capteurs.

• Pressuriser

52
Dans un réacteur nucléaire, réservoir qui permet de maintenir à la valeur désirée la pression
d'un circuit primaire, tout en permettant la dilatation ou la contraction de l'eau liquide lors de
variations de température du circuit

• Le générateur de vapeur

Le générateur de vapeur: un échangeur de chaleur. La vapeur qui alimente la turbine est


produite en chauffant de l'eau.
Dans une centrale nucléaire, la chaudière conventionnelle est remplacée par un générateur de
vapeur.

C'est un échangeur de chaleur où deux circuits d'eau circulent: l'eau chaude à très haute
pression du circuit primaire qui sort du réacteur, circule dans des milliers de tubes - en "U inversé"-
conducteurs de chaleur. La chaleur de l'eau du circuit primaire est transférée à l'eau du circuit
secondaire qui est en contact avec la surface externe des tubes en U.

Les réacteurs à eau sous pression de 900 MW comportent 3 générateurs de vapeur, les
réacteurs de 1 300 MW comportent 4 GV.

[Link].2 Circuit secondaire


Le circuit primaire communique avec un deuxième circuit fermé appelé circuit secondaire
à travers le générateur de vapeur. Dans ce générateur de vapeur, l'eau chaude du circuit primaire
chauffe l'eau du circuit secondaire qui se transforme en vapeur. La pression de cette vapeur fait
tourner la turbine, qui à son tour entraîne l'alternateur. En raison de l'énergie fournie par la

53
turbine, l'alternateur génère du courant alternatif. La vapeur repasse à l’état liquide dans le
condenseur ; cette eau est ensuite renvoyée vers les générateurs de vapeur pour un nouveau cycle.

Le transformateur augmentera la tension du courant généré par l'alternateur, afin qu'il


puisse être facilement transmis dans les lignes à très haute tension.

• Turbine à vapeur

Une turbine à vapeur est une machine qui utilise l'énergie thermique de la vapeur sous
pression pour la convertir en énergie mécanique utile par conversion thermodynamique de
l'expansion. Plus précisément, la turbine à vapeur convertit l'énergie interne de la vapeur en énergie
cinétique de rotation.

La turbine à vapeur, grâce au rendement thermique le plus élevé et au meilleur rapport


puissance / poids, a complètement remplacé le moteur à vapeur, qui était un moteur alternatif
inventé par Thomas Newcomen puis considérablement amélioré par James Watt.

D'un point de vue thermodynamique, l'efficacité maximale est obtenue lorsque la dilatation
de vapeur est un processus idéal (transformation réversible) dans laquelle la pression de vapeur
diminue, devenant un travail mécanique en un nombre infini d'étapes. La machine alternative de
Watt était à un étage et des améliorations ont été apportées dans la plupart des deux ou trois étages
(double et triple expansion). En revanche, les turbines à vapeur modernes atteignent un rendement
thermique élevé grâce à la présence d'un plus grand nombre d'étages en série.

Les turbines à vapeur sont coûteuses et nécessitent des processus de fabrication avancés et
des matériaux de haute qualité. De plus, ils ont un rendement élevé lorsqu'ils fonctionnent à des
vitesses de plusieurs milliers de tours. Par conséquent, si la charge tourne à des vitesses inférieures,
une boîte de vitesses est nécessaire. Toutefois, si la puissance installée est élevée, les coûts

54
d'investissement élevés sont compensés par le fait que la turbine à vapeur consomme moins de
carburant, nécessite moins de maintenance et est plus petite comparée à un autre moteur thermique
à puissance égale.

• Générateur électrique

Le générateur électrique est un élément essentiel des centrales nucléaires. La fonction du


générateur électrique est de convertir en énergie l'énergie mécanique provenant de celle provenant
d'une turbine à vapeur. Le fonctionnement du générateur est similaire au fonctionnement d'un
moteur électrique fonctionnant en sens inverse. Cette conversion est réalisée par un champ
magnétique sur des conducteurs électriques disposés en bobines sur la plaque métallique. Comme
l'a découvert le physicien Michael Faraday, s'il y a un mouvement relatif mécanique entre un
conducteur et un champ magnétique, une force électromotrice sera générée. Le moteur électrique
est inversement converti en énergie mécanique. Par conséquent, les moteurs électriques et les
générateurs présentent de nombreuses similitudes. De nombreux moteurs électriques peuvent être
entraînés mécaniquement pour produire de l'électricité, et les générateurs manuels sont
généralement rendus acceptables.

• Le condenseur

Le condenseur est un échangeur thermique assurant la condensation de la vapeur sortant de


la turbine par échange avec l’eau du circuit de refroidissement

• Circuit de refroidissement

À la sortie de la turbine, la vapeur du circuit secondaire est à nouveau transformée en eau


grâce à un condenseur dans lequel circule de l'eau froide en provenance de la mer ou d'un fleuve.
Ce troisième circuit est appelé circuit de refroidissement.

En bord de rivière, l'eau de ce 3e circuit peut alors être refroidie au contact de l'air circulant
dans de grandes tours, appelées aéroréfrigérants.

L’aéroréfrigérant est une tour creuse en son centre dans laquelle se crée, naturellement, un
courant d’air entrant en partie basse et sortant en partie haute. Au passage, ce courant d’air prélève
la chaleur contenue dans l’eau du circuit de refroidissement et la disperse dans l’atmosphère sous
forme de nuage de vapeur d’eau. Pour remplacer ce volume de vapeur d’eau dispersé dans
l’atmosphère, un prélèvement équivalent est réalisé depuis le fleuve. L’opération est reproduite en
permanence.

4.2 Les avantagé et inconvénients


• Les avantages

1-Ne génère pas d'émission de gaz :

55
Les centrales nucléaires permettent produire de l'électricité sans émettre de gaz à effet
de serre. En ce sens, il ne contribue pas au réchauffement climatique car ils sont une alternative
aux combustibles fossiles.
La nucléaire est une énergie renouvelable que n'affecte pas au changement climatique.
La fumée sortant des cheminées est de la vapeur d'eau.
2-Vous obtenez beaucoup d'énergie avec peu de carburant :
Avec peu de carburant, de grandes quantités d'énergie sont obtenues. Cela implique
deux avantages:
-Économie de matière première.
-Économies dans le transport, l'extraction et la manutention de l'uranium.
Le coût de l'uranium représente 20% du coût de l'énergie produite.
3-Faible coût de fonctionnement :
Les centrales nucléaires sont moins chères à exploiter que leurs rivales au charbon ou
au gaz naturel. Il a été estimé que même en tenant compte des coûts cela coûte:
• Entre 33 et 50% d'une centrale au charbon.
• Entre 20 et 25% d'une centrale à cycle combiné gaz.
La quantité d'énergie produite est également plus élevée que la plupart des autres
formes.
4-La production d'électricité est continue. Une centrale nucléaire génère de l'énergie
électrique pendant pratiquement 90% des heures de l'année. Autrement dit, cela ne dépend pas
des aspects naturels comme est le cas de l'énergie solaire.
Cette continuité favorise la planification électrique. Au niveau des coûts, il est
également planifiable. L'uranium ne subit pas la volatilité des prix que subissent les autres
combustibles.
5-L'énergie nucléaire ne produit presque pas de radiations : L'utilisation du nucléaire au
point de
Vue civil n'entraîne pas d'augmentation sensible de la radioactivité environnante.
Comme le graphique (voir ci-contre) l'indique, la radioactivité émise par l'utilisation de
l'énergie nucléaire ne représente que 0,1% du taux de radiation totale. Ce qui ne représente rien
par rapport au 87% venant des sources naturelles.

56
• Les inconvénients

1- Gestion des déchets radioactifs : Un inconvénient majeur est la gestion des déchets
nucléaires. Les déchets nucléaires mettent de nombreuses années à perdre leur radioactivité et leur
danger. Des solutions de confinement existent, mais ne peuvent pas disparaître.

2-Installations avec une date d'expiration : La durée de construction d'une centrale


nucléaire est de 10 ans, et sa durée de fonctionnement n'est que de 30 à 40 ans.

3- dépendance externe : Il génère une dépendance vis-à-vis de l'extérieur. Peu de pays ont
des mines d'uranium. En outre, tous les pays ne disposent pas de la technologie nucléaire. Par
conséquent, ils doivent contracter les deux choses à l'étranger.

4-Les accidents nucléaires ont de graves conséquences : Les systèmes de sûreté des
centrales nucléaires sont très élevés. Cependant, la composante humaine a toujours un certain
impact. Face à un événement imprévu, les décisions prises ne sont pas toujours les meilleures.
Nous avons deux bons exemples à Tchernobyl et à Fukushima.

• La catastrophe nucléaire de Tchernobyl 5 (26 avril 1986).

C’est un accident nucléaire classé au niveau 7, le plus élevé, sur l'échelle internationale des
événements nucléaires (INES) qui a eu lieu le 26 avril 1986 dans la centrale Lénine, située à
l'époque en RSS d'Ukraine en URSS.

L'accident a été provoqué par l'augmentation incontrôlée de la puissance du réacteur no 4


conduisant à la fusion du cœur. Cela a entraîné une explosion et la libération d'importantes
quantités d’éléments radioactifs dans l’atmosphère, provoquant une très large contamination de
l'environnement, et de nombreux décès et maladies survenus immédiatement ou à long terme du
fait des irradiations ou contaminations.

Les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl, controversées, sont importantes aussi


bien au plan sanitaire, écologique, économique que politique. Plus de 200 000 personnes ont été
définitivement évacuées.

Le rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) établi en 2005 recense


près de 30 morts par syndrome d'irradiation aiguë directement attribuables à l'accident et estime
que 5 % des décès de liquidateurs seraient liés à la catastrophe. Dans les populations locales, 4 000
cancers de la thyroïde ont été diagnostiqués entre la catastrophe et 2002, dont la grande majorité
est attribuée à la catastrophe.

• L'accident de Fukushima (11 mars 2011 au Japon).

57
C'est l'accident le plus grave depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl c'est un accident
de refroidissement. Il n'y a pas eu d'explosion atomique. Les réacteurs se sont arrêtés
automatiquement lors du séisme de magnitude 9 dans la région du Thou qui a déclenché un tsunami
sur tout le littoral et avec eux les fissions nucléaires. Mais les désintégrations radioactives
continuent de dégager de la chaleur. Il est impératif de refroidir. Or la vague du tsunami a
endommagé et inondé les circuits de refroidissement et installations de secours, conduisant à une
perte totale des alimentations électriques et des moyens de refroidissement principaux durant de
longues heures.

Selon des chiffres de la police nationale japonaise, la catastrophe a causé la mort de 15 884
personnes (9 537 pour la seule préfecture de Miyagi) et blessé plus de 6 100 autres.

Plus inquiétant, la préfecture de Fukushima a annoncé en février que les cas confirmés ou
suspectés de cancers de la thyroïde chez 254 000 enfants contrôlés atteignaient le chiffre de 75.

58
Chapitre 3 : La situation d’énergie renouvelable et nucléaire
au Maroc

1 La situation d’énergie renouvelable au Maroc

Le Maroc mène une stratégie ambitieuse dans le secteur énergétique s’engageant dans des
projets visant le développement de ce secteur d’une valeur de 40 milliards de dollars à l’horizon
2030, dont 30 milliards consacrés aux énergies renouvelables. La transition énergétique au Maroc
a commencé à porter ses fruits, et la part de l’éolien et du solaire dans la puissance électrique
installée, qui n’était que de 2% début 2009, a atteint 13% en 2016 Après cela de 42% à l'horizon
2020. Et 52 % en 2030. Le Maroc accorde un grand intérêt à la formation dans le domaine des
énergies renouvelables,

D’ici 2030, le Maroc s'est fixé un programme de réduction des émissions de gaz à effet de
serre. Cette stratégie se décline dans les différentes filières des énergies renouvelables : éolienne,
solaire et hydroélectrique.

En tant que. Le potentiel solaire du Maroc est exceptionnel, avec des valeurs d'irradiation
annuelle supérieures à 2 200 kWh/m2 dans les régions méridionales, en particulier au Sahara
occidental

1.1 Projet solaire au Maroc


L'Agence internationale de l'énergie estime la part de la production marocaine d'électricité
solaire photovoltaïque à 0,6 % de la production totale d'électricité du pays fin 2019 (moyenne
mondiale : 3 % ; moyenne européenne : 4,9 %) ; cette estimation est basée sur la puissance installée
au 31/12/2019, donc supérieure à la production réelle de l'année ; cet indicateur de pénétration du
solaire place le pays au 2e rang en Afrique, loin derrière l'Afrique du Sud (2,6 %). Le Maroc a
installé 200 MW en 2019.

En 2018, la puissance installée des installations solaires du Maroc atteignait 711 MW ;


elles ont produit 2,8 % de l'électricité du pays.

59
Les caractéristiques énergétiques des projets

projet solaire Localisation Date de mise Technologie utilisée CO2 évité Puissance Productible
en service TCO2 /an installée annuel
prévue (MW) (GWh)
projet de Noor atlas Boudnib, Bouanane, Outat Prévue en Solaire photovoltaïque 204090 200 320
El Haj, Enjil, Ain Bni 2020
Mathar, Tata, Bouizakarne,
et Tan Tan
projet de noor boujdour Boujdour, Région prévue pour Solaire photovoltaïque 23855 20 40
Lâayoune Sakia El Hamra. fin 2018 avec système de
tracking
projet de noor laayoune Lâayoune, Région prévue pour Solaire photovoltaïque 104300 80 150
Lâayoune Sakia El Hamra fin 2018 avec système de
tracking
projet de noor midelt Midelt, Région Daraa- prévue pour Solaire Hybride CSP 700000 Environ 800 -
phase Tafilalt 2021 (parabolique ou tour MW pour
avec stockage) et PV les deux
centrales
solaires
hybrides
projet de noor Ouarzazate Ouarzazate, Région Daraa Projet mis en Capteur Solaire à 280000 160 618
I Tafilalt service en Concentration (CSP)
2016 parabolique, avec une
capacité de stockage de
3 heures

projet de noor Ouarzazate Ouarzazate, Région Daraa prévue pour CSP avec capacité de 300000 200 600
II Tafilalat fin 2018 stockage thermique de
plus de 7 heures
projet de noor Ouarzazate Ouarzazate, Région Daraa Prévue pour CSP Tour, avec capacité 222000 150 500
III Tafilalt fin 2018 de stockage thermique
de plus de 7 heures
projet de noor Ouarzazate Ouarzazate, Région Daraa prévue pour Solaire photovoltaïque 86 539 70 120
IV Tafilalt fin 2018 avec un système de
tracking
projet de noor tafilalet Zagora, Erfoud et Missour. Prévue en Solaire photovoltaïque 102045 120 220
2019
centrale solaire province Tanger-Asilah Prévue en Solaire photovoltaïque 40000 30 67
photovoltaïque 2021

1.2 Projet éolien au Maroc


Le Maroc bénéficie d'un gisement éolien important avec des régions dépassant 10 mètres
par seconde (10 m / s) de vitesse annuelle moyenne du vent. La mise en évidence de ce gisement
a été réalisée par le Centre de Développement des Énergies Renouvelables (CDER) avec l'aide de
la coopération allemande (GTZ) qui a permis l'installation de plusieurs mâts de mesure des
différents sites et lei données sur des périodes d'au moins une année.

60
En 2018, le parc éolien marocain atteint une puissance de 1 220 MW, soit 11,2 % de la
puissance totale du parc électrique marocain ; il a produit 11,3 % de l'électricité du pays.

Les caractéristiques énergétiques des projets

Projet éolien Localisation Co2 évité Date de mise Puissance unitaire Nombre Puissance Productible
Tco2/an en service d'aérogénérateur d’aérogénérateurs installée annuel
(Mw) (Mw) (Gwh/an)
parc éolien Commune de Tleta 140000 2000 600 83 50 200
abdelkhalek Torres Taghramt région de
Tétouan
projet de parc éolien Aftissat 700000 2019 3 67 200 1000
aftissat 101.87 a 200
Mw
extension du parc Laâyoune 270000 2017 1.67 61 101.87 378
eolien akhfennir
parc eolien akhfennir Laâyoune 270000 2014 1.67 61 101.87 378
101.87 mw
parc eolien amogdoul Essouiria 156000 2007 850 71 60 210
60 mw
projet de parc eolien Laâyoune 230750 2019 - - 100 325
boujdour
parc eolien de jbel 30km de Tanger 336000 2018 3 40 120 378
khalladi
projet de parc eolien Midelt 280000 2020 - - 180 560
de midelt
parc eolien de tanger I -Dhar Saadane 3800000 2011 850 165 140 510
-Bni mjamel
projet de parc eolien Tanger 280000 2020 - - 100 362
de tanger II
parc eolien de tarfaya Région de Tah 790000 2014 - - 1084 300

projet de parc eolien 12 km de Taza 300000 2020 - - 150 540


de taza

parc eolien foum el Laâyoune 140 000 2014 2.3 22 50.6 200
oued
parc eolien haouma Tanger 140 000 2014 - 22 50.6 200
projet de parc eolien Essaouira 460000 2019 - - 2000 600
jbel lahdid
projet de parc eolien Tétouan - 2020/2025 - - 100 MW -
koudiat baida extensible à
(repowring) 100 mw 200 MW
et extension à 200 mw
projet du parc eolien Safi 33600 2020 - - 18 55
oualidia i de 18 mw
projet du parc eolien Safi 33600 2019 - - 18 55
oualidia ii

61
projet de parc eolien commune de ouelad - 2021 - - 200 798
safi de 200 mw haddou, province de
(region de marrakech safi
- safi)
projet de parc eolien Laâyoune 710 000 2020 - - 300 1000
tiskrad
projet de parc eolien Aftissat Au sud de 700000 2022 3 67 200 1000
aftissat II Boujdour

1.3 Hydroélectricité au Maroc


La production hydroélectrique du Maroc a atteint 2,17 TWh en 2018, au 17e rang en
Afrique avec 1,6 % de la production africaine, loin derrière le Mozambique : 14,4 TWh, la Zambie
: 13,65 TWh et l'Égypte : 13,1 TWh.

La puissance installée des centrales hydroélectriques marocaines totalisait 1 770 MW fin


2018, soit 4,9 % du total africain 26 % de cette puissance est constituée de centrales de pompage-
turbinage : 464 MW (14 % du total africain).

Et. Le Maroc s'est donné l'objectif d'atteindre 2 000 MW en 2031.

1.4 L’énergie solaire et éolienne émettent-elles des gaz à effet de serre ?

Les énergies renouvelables interviennent, afin de produire de l'électricité et du chauffage


plus propres. Toutefois, il est possible de se questionner sur leur réel impact sur l'environnement.
L'énergie solaire et éolienne sont-elles à créatrices de gaz à effet de serre ? Nous allons le voir.

• Impact de l'énergie solaire

Les panneaux photovoltaïques peuvent être installés sur le toit des maisons ou dans les
parcs photovoltaïques, de sorte que l'énergie solaire permet de produire de l'électricité. Le
rayonnement solaire est capté par les cellules puis converti en tension. Puis redistribuez-le au
réseau de la maison.

L'avantage des panneaux solaires ? Dans les régions les plus ensoleillées, les particuliers
qui en disposent sont en mesure de se fournir en électricité de manière autonome. Le surplus pourra
alors être revendu à un fournisseur d'électricité. Toutefois, ces panneaux rejettent eux aussi des
gaz à effet de serre

-La production de panneaux solaires: Si l'équipement ne produit pas de dioxyde de carbone


ou d'autres gaz à effet de serre pendant le fonctionnement, l'étape de production elle-même sera
plus polluée. En effet, le silicium est utilisé dans la conception des panneaux solaires, cette
substance va libérer une grande quantité de dioxyde de carbone, augmentant ainsi

62
considérablement son impact sur l'environnement. D'autre part, même si de nombreux efforts ont
été faits pour limiter leur utilisation et les remplacer par des produits plus écologiques, ces
dispositifs contiennent également du plomb ou du brome. Selon une étude de l'Agence
internationale de l'énergie, il faut 1 à 5 ans à cet équipement pour générer une énergie équivalente
à sa production.

Pour autant, ils ne sont pas aussi polluants qu’on le laisse croire. En premier lieu, nous
savons tous que l’énergie solaire est une alternative durable aux énergies fossiles. En effet, au vu
des émissions de gaz à effet de serre (GES) générées tout au long de son cycle de vie, l’énergie
solaire émet 96% moins d’émissions de GES que le charbon et 93% de moins que le gaz.

-Le recyclage des panneaux solaires : 85% des composants d'un panneau peuvent être
recyclés, ce qui permet de limiter significativement son impact environnemental. On estime que
les panneaux disposent d'une durée de vie entre 20 et 30 ans.

L'énergie solaire est donc à l'origine de la production de gaz à effet de serre, notamment
lors de la période de fabrication des panneaux photovoltaïque. Toutefois, il est nécessaire de
préciser que des recherches sont en cours, dans le but d'optimiser la fabrication de ces équipements
et de limiter leur impact environnemental. Mais qu'en est-il de l'énergie éolienne ?

• Impact de l'énergie éolienne

Une éolienne se compose d'un mât et de pales qui, lorsqu'elles sont soumises au vent,
entraînent un générateur électrique capable de produire de l'électricité. Elles peuvent être installées
dans le jardin des particuliers (à condition de choisir un endroit venteux afin d'assurer une bonne
productivité), dans des parcs éoliens mais également en pleine mer.

Les éoliennes ne sont pas à l'origine d'émissions de gaz à effet de serre mais, comme pour
les panneaux solaires, leur production peut créer des rejets de CO2. Toutefois, elles possèdent
d'autres impacts sur l'environnement.

-Un réchauffement de la température du sol : une étude menée au États-Unis a montré


que la température au sol avait tendance à augmenter, là où étaient implantées les éoliennes. Cette
augmentation, entre 0,54 et 1,5 degré, s'explique par le brassage de l'air qu'engendrent ces
équipements. L'air chaud parvient alors à la surface du sol et participe au réchauffement local.
Toutefois, cela n'a rien à voir avec le réchauffement climatique et n'impacte en aucun cas l'effet de
serre. En effet, les éoliennes ne produisent pas de chaleur, elles brassent simplement l'air, dont l'air
chaud.

-Autres impacts environnementaux : on estime que l'installation de parcs éoliens


contribue à la mortalité de diverses espèces d'oiseaux et de chauve-souris. Néanmoins, des
dispositifs permettant d'éloigner ces animaux sont mis en place, avec la pose de radars par exemple.

63
De plus, la biodiversité au pied d'une éolienne peut également être mise à mal. Aussi, des solutions
sont envisagées, par exemple la création de couloirs, afin de permettre le passage des animaux.
D'autre part, la pollution sonore engendrée par ces équipements n'est pas à négliger. En effet, ces
appareils génèrent des infrasons et des basses fréquences

-Quelle durée de vie pour une éolienne : cet appareil, comme le panneau photovoltaïque,
ne dispose pas d'une durée de vie illimitée. On estime que celle de l'éolienne est d'environ 20 ans.
Lorsqu'une telle machine est démantelée, il est possible de recycler 98% de ses composants, qui
sont le zinc, le béton, le plastique et le fer, entre autres. Le seul matériau qu'il n'est pas possible de
recycler est la fibre de verre

• Comparatif et bilan carbone des différents moyens de produire de l’électricité

Les facteurs d’émission et les contenus CO2 de l’électricité peuvent être définis de
différentes manières, suivant les émissions auxquelles on s’intéresse et les périmètres pris en
compte : à la production ou à la consommation, à l’échelle d’un producteur ou d’un pays.

Le « facteur d’émission du kWh produit par une filière donnée » est défini comme les
émissions de CO2/kWh d’électricité produit en sortie des équipements rattachés à cette filière
(charbon, hydraulique, nucléaire, éolienne...). Sous réserve de l’incertitude introduite par la
production combinée de chaleur et d’électricité, les émissions directes sont des grandeurs
mesurables et vérifiables. En revanche, le complément correspondant à l’approche ACV donne
souvent lieu à débat

64
1.5 Énergie nette appelée au Maroc : 2019

type de l’électricité production (en GWh)

Eolien 4699.10
Solaire 1581.50
Thermique 32213.80
Hydraulique 1653.80
Importations 525.80
Exportations 14543.40
Tiers Nationaux 200.10

• Consommation auxiliaires et compensateurs consommation interne : -40.70 GWh


• Énergie absorbée par le pompage : -527.30 GWh

2 La situation d’énergie nucléaire au Maroc

• Uranium au Maroc

Le Maroc dispose de réserves de phosphates estimées à 50 Gt (milliards de tonnes), soit 72


% des réserves mondiales. Ces gisements marocains contiennent environ 6,9 MtU (millions de
tonnes d'uranium contenu). Ils pourraient produire environ 1 000 tU/an comme sous-produits du
phosphate. Cette ressource d'uranium était utilisée jusqu'aux années 1990 aux États-Unis, puis a
été abandonnée pour cause de compétitivité insuffisante, mais la remontée des prix du marché
mondial de l'uranium la remet à l'ordre du jour.

2.1 La place d’énergie nucléaire


Les experts de l’AIEA sont en mission au Maroc durant pour évaluer la capacité du
royaume à développer le nucléaire civil, notamment pour le dessalement. Un projet en ce sens au
milieu des années 2000 n’a jamais vu le jour en raison de son coût. Mais le cadre juridique et
technique se met peu à peu en place. Et Rabat qui exploite déjà un réacteur de recherche évoque
une perspective de 2030.

• Utilisation des techniques nucléaires au Maroc

Au Maroc, les techniques nucléaires sont utilisées principalement dans les secteurs
suivants :

-La Santé, à travers le radiodiagnostic, la médecine nucléaire et la radiothérapie ;

65
-L’industrie, à travers la radiographie gamma, les jauges et les radiotraceurs ;
-L’enseignement et la recherche scientifique et technique ;
-L’agriculture, à travers notamment l'irradiateur de l'Institut National de la Recherche
Agronomique à Tanger (INRA), l'utilisation de la Technique de l'Insecte Stérile (TIS) par l'ONSSA
etc.
-L’eau à travers des programmes d'investigation et des études sur les ressources en eaux
-l'énergie, un secteur pour lequel la stratégie nationale accorde un intérêt particulier aux
énergies renouvelables, l'efficacité énergétique et l'exploration de toutes les sources notamment
l'électronucléaire à long terme et dont le développement nécessite la veille en matière de
technologie nucléaire, la contribution au développement des capacités nucléaires nationales
nécessaires à l'introduction d'un programme électronucléaire ainsi que la conduite de travaux de
recherche sur les matériaux utilisés dans l'énergie solaire.

2.2 Le projet de nucléaire au Maroc

Le Centre d’études nucléaires de la Maâmora, ouvert en 2003 dans la forêt de Maâmora


(communes de Salé et Kénitra), à 35 km de Rabat, dispose d'un réacteur nucléaire de recherche
mis en exploitation en 2009.26 ; ce réacteur de type TRIGA d’une puissance de 2 mégawatts a été
fourni par l'américain General Atomics.

En 2006, le directeur de l'ONE, Younes Maa maar, expliquait que le Maroc avait « besoin
du nucléaire pour diversifier ses sources d'approvisionnement et satisfaire la croissance de sa
consommation d'énergie », mais le ministre de l'énergie marocain, Mohammed Boutaleb, déclarait
ensuite que Rabat n'avait pas l'intention de se doter d'une centrale nucléaire. En mars 2007, une
délégation du groupe russe Atomstroyexport venait proposer à Rabat un réacteur de type VVER-
1000, beaucoup moins coûteux que les réacteurs français ou américains ; le site de la future
centrale, lui, semblait acquis : Sidi Boulbra, entre Safi et Essaouira, sur la côte Atlantique.

Le Maroc a signé en 2010 avec la France un accord sur le développement de l'énergie


nucléaire. Le gouvernement comptait en 2014 lancer des appels d'offre en vue de la réalisation de
sa première centrale nucléaire à usage d'électricité prévue entre 2022 et 2024.

Le 3 septembre 2015, le gouvernement a approuvé un projet de décret portant sur la


création de l'agence de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques.

En octobre 2015, un groupe d'experts de l'Agence internationale de l'énergie atomique


(AIEA) est venu au Maroc pour procéder à une évaluation globale des capacités nationales
nécessaires à un programme électronucléaire ; un communiqué du ministère de l'Énergie, des
Mines, de l'Eau et de l'Environnement a précisé que cette mission intervient conformément à la

66
stratégie énergétique nationale qui considère l'électronucléaire comme une option alternative à
long terme31. En février 2016, le rapport de cette mission a jugé conforme aux standards
internationaux le cadre législatif nucléaire marocain ; les travaux de cette mission ont été menés
en partenariat avec les membres du Comité de réflexion sur l'électronucléaire et le dessalement de
l'eau de mer (CRED), instauré en 2009 par le ministère de l'Énergie, des mines, de l'eau et de
l'environnement.

En mai 2016, le ministre de l’énergie et des mines, Abdelkader Amara a démenti


l’information selon laquelle les travaux de construction de la première centrale nucléaire
marocaine avaient commencé à Sidi Boulbra ; cependant, les autorités ont bien entamé une
réflexion sur l’inclusion du nucléaire dans le mix énergétique du Maroc à moyen ou long terme.
Grâce à ses réserves de phosphates, les plus importantes au monde, le royaume pourrait tirer sur
place de la roche de l'uranium afin de sécuriser son approvisionnement ; le gouvernement garde le
nucléaire civil comme une option possible de son mix énergétique d’ici 2030.

Même si le Maroc ne dispose pas de centrales nucléaires, il existe plusieurs associations de


spécialistes de la physique des réacteurs parmi lesquelles le Groupement Marocain de Technologie
des Réacteurs (GMTR). Créée en 1999, cette association a comme principal objectif de contribuer
à assurer une veille technologique efficace en matière d’énergie nucléaire dans notre pays. Pour
atteindre cet objectif, le GMTR entreprend un certain nombre d’actions, notamment : assurer la
coordination entre les différents groupes de recherche, organisation de rencontres scientifiques et
techniques dans le domaine de la physique et technologie des réacteurs et la mise en place d’un
programme de référence pour un Master de physique et technologies des réacteurs à l’échelle
nationale avec la participation des différents groupes de recherche universitaires associés au
GMTR et avec la collaboration du CNESTEN. « Nous organisons tous les deux ans une Journée
nationale de la physique des réacteurs. Tous les quatre ans, nous organisons également une
conférence scientifique internationale qui s’appelle PHYTRA, et qui bénéficie du soutien de
plusieurs associations nucléaires mondiales, en particulier l’American Nuclear Society. Après 4
éditions organisées au Maroc, la 5ème édition aurait dû avoir lieu cet été en Chine après une
invitation d’un professeur chinois qui avait participé à notre conférence en 2018. À cause de la
pandémie, nous sommes obligés de la reporter au mois de mai prochain », confie Pr Erradi
Houssine, président du GMTR.

2.3 La sécurité nucléaire au Maroc


Il convient de distinguer explicitement la sécurité nucléaire de la sûreté nucléaire :

• La sûreté nucléaire (nuclear safety) désigne l’obtention de conditions


d’exploitation correctes, prévention des accidents ou atténuation de leurs
conséquences, avec pour résultat la protection des travailleurs, du public et de
l’environnement contre des risques radiologiques indus.

67
• La radioprotection (ou protection radiologique) désigne la protection des
personnes contre les effets d’une exposition à des rayonnements ionisants et les
moyens d’assurer cette protection.
• La sécurité nucléaire (nuclear Security) désigne les mesures visant à empêcher et
à détecter un vol, un sabotage, un accès non autorisé, un transfert illégal ou tout
autres actes malveillants mettant en jeu des matières nucléaires et autres matières
radioactives ou les installations associées, et à intervenir en pareil cas.

19 octobre 2015, Démarre à Rabat une mission des experts de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA). Était Prévue une semaine, du 19 au 26 octobre, cette mission a pour
objectif une évaluation globale des capacités nationales nucléaires nécessaires à un programme
électronucléaire. La stratégie énergétique du pays considère l’électronucléaire comme une option
alternative à long terme (à partir de l’année 2030) dans la transition énergétique.

Le Comité de réflexion sur l’électronucléaire et le dessalement de l’eau de mer par la voie


nucléaire (CRED), mis en place en 2009, a été réactivé à cet effet. Composé de représentants des
départements de l’Énergie, de l’eau et de l’environnement, du Centre national de l’énergie, des
sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), de l’Office national de l’électricité et de l’eau
potable (ONEE), du Centre national de radioprotection relevant du ministère de la Santé,
d’Universités et de l’Association des ingénieurs en génie atomique du Maroc (AIGAM), le CRED
est chargé d’évaluer les infrastructures nucléaires nationales nécessaires pour entreprendre un
programme électronucléaire en conformité avec les standards internationaux. Il a déjà établi une
étude d’auto-évaluation des capacités nationales nucléaires. Ce travail a abouti à l’identification
de plusieurs éléments à même de booster le développement du secteur, dont la mise en place d’un
cadre législatif nucléaire, la réalisation d’une étude de faisabilité technico-économique et de choix
du site pour une éventuelle centrale nucléaire, notamment.

Ainsi, 2015 a particulièrement marqué l'entrée en vigueur de la loi n ° 142-12 sur la sûreté
et la sécurité nucléaires et radiologiques et la mise en place de l'Agence marocaine de sûreté
nucléaire et radiologique et de sécurité nucléaire. Le Maroc entend activer la structure de cette
agence indépendante à court terme et débuter ses missions actuelles assurées par les secteurs de
l'énergie et de la santé. Ces mesures comprennent, entre autres, l'octroi de permis et le contrôle des
activités nucléaires et radiologiques.

Le gouvernement compte ainsi sur l’appui de l’AIEA, dont le Maroc est un État membre,
dans tous ses chantiers pour la mise en place de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité
nucléaires et radiologiques, notamment en termes de formation et d’expertise, et ce, afin de lui
permettre de s’acquitter de sa mission conformément aux standards internationaux.

Comme sous la politique de coopération internationale portée et encouragée par le Roi


Mohammed VI, AMSSNuR, pour la deuxième année consécutive, contribue activement, au sein

68
de la délégation nationale, aux travaux de la 63ème Conférence Générale de l’Agence
Internationale de l’Energie Atomique ‘AIEA’, qui à Vienne, Autriche, du 16 au 20 septembre
2019.

Il a participé à la conférence marocaine, Monsieur Azzedine Ferhane, Ambassadeur de Sa


Majesté le Roi,

Il se composait d’une vingtaine de responsables représentant les départements et


organismes publics, dont, notamment, le secrétaire général du ministère de l’Energie, des Mines
et du Développement durable, M. Mohamed Ghazali,

A travers sa contribution à cette rencontre internationale de haut niveau, il a laquelle


participent plus de 3000 personnes représentant 168 Etats Membres ainsi qu’une vingtaine
d’organisations internationales, hébergement AMSSNuR, pour le partage de l’expérience
nationale dans les domaines de la sûreté et de la sécurité nucléaires et radiologiques.

Comme cela a été marquée par la signature d’un accord de coopération liant AMSSNuR à
son homologue canadienne. Cet accord prévoit la mise en place d’un programme d’échange
d’expertise et de formation au profit du personnel de l’Agence.

2.4 Central nucléaire Maamoura


Le Centre de recherche nucléaire Maâmora - ou Centre national de l'énergie, des sciences
et technologies nucléaires (CNESTEN) - est situé dans la forêt de Maâmora (commune de Salé et
Kénitra), à 35 kilomètres de Rabat, au Maroc. Le site a été officiellement inauguré en 2003, couvre
une superficie de 25 hectares, compte environ 200 employés et est protégé par des mesures de
sécurité étendues.

Le projet de réacteur nucléaire de recherche a été lancé dans le cadre d'un accord conclu
entre le Maroc et les États-Unis en 1980. Le réacteur nucléaire de recherche, dont la mise en service
est prévue fin 2005 ou 2006, sera mis en service en 2009. La puissance du réacteur TRIGA est de
2 mégawatts et elle est fournie par la General Atomic Energy Corporation des États-Unis. Il est
utilisé dans les applications scientifiques, de formation et de diagnostic médical.
Le CENM est constitué de plusieurs bâtiments:

• Bâtiment Réacteur

La puissance du réacteur de recherche est de 2 MW, et ses principales fonctions sont:


La production de radio-isotopes utilisés en médecine nucléaire, en particulier l'iode 131.
Utilisant le flux neutronique pour analyser des échantillons provenant de sources
géologiques, biologiques, minières ou autres, cette méthode est basée sur l'analyse d'activation
neutronique.

69
En plaçant l'échantillon sous l'influence du rayonnement neutronique, les atomes de
l'échantillon absorbent les neutrons et commencent à émettre un rayonnement, et en mesurant ces
radiations on peut remonter aux constituants de base de l’échantillon.

Cela donne des détails très importants, en particulier pour la cartographie géologique ou
minière, qui peuvent être utilisés pour les oligo-éléments dans l'industrie alimentaire,
pharmaceutique et criminologique.

Mener une formation sur la technologie des réacteurs, c'est-à-dire les phénomènes
physiques de base qui se produisent à l'intérieur du réacteur, que ce soit pour les réacteurs de
recherche ou pour la production d'électricité.

• Bâtiment dédié aux applications des techniques nucléaires dans le domaine de


l’industrie

Ce bâtiment est dédié aux applications des techniques nucléaires dans le domaine de
l’industrie qui dispose des outils de diagnostic et de contrôle des matières premières dans les
installations industrielles et qui permet d’optimiser les processus industriels d’une manière
générale.

Le bâtiment et en même temps un centre de formation et de certification en contrôle non


destructif (CND).

Dans ce bâtiment, sont formés et certifiés les opérateurs qui travaillent avec cette technique
souvent utilisée et reconnue notamment dans la radiographie industrielle, le contrôle par rayon X,
le contrôle par ressuage, magnétoscopie et autres.

Ces formations sont d’une durée de deux jours à une semaine et concernent annuellement
entre soixante à quatre-vingts opérateurs.

• Bâtiment Applications aux Sciences de la Terre et l’Environnement

Dans ce bâtiment, le Centre a mis en place des outils qui permettent de mesurer la
radioactivité naturelle et de l’utiliser dans l’étude de certains phénomènes naturels. Par exemple,
l’évaluation des nappes phréatiques et leur rechargement, le bilan le cycle de l’eau à travers
l’évaporation, la tombée de pluie et de neige puis après l’infiltration dans les sols et ensuite le
rechargement des nappes phréatiques.

Le Centre a noué des partenariats à long terme avec les agences de bassins hydrauliques et
la direction générale de l’hydraulique qui dépend du département de secrétariat d’État chargé de
l’eau.

70
Le centre travaille, aussi, sur la mesure de la radioactivité pour des fins d’études de
l’érosion des sols, la désertification et la lutte contre l’envasement des barrages.

Une autre unité travaille sur la pollution.

Le CNESTEN a mis en place des moyens pour évaluer la pollution par les métaux lourds
dans tous les compartiments de l’environnement notamment dans l’air, l’eau, les sols et autres.

• Bâtiment des techniques nucléaires dans le secteur de la santé

Dans un bâtiment dédié à l'application de la technologie nucléaire au secteur de la santé, le


CNESTEN a mis en place une méthode de production pour la production de radios
pharmaceutiques utilisant principalement l'iode 131 (élément radioactif utilisé en médecine
nucléaire pour le diagnostic de médecine nucléaire). Cancer et son traitement) et technétium 99m.

• Bâtiment dédié à la gestion des déchets radioactifs

Deux bâtiments dédiés à la gestion des déchets radioactifs qui figure parmi les missions
confiées par les pouvoirs publics au CNESTEN.

Le Centre assure la collecte et le traitement et l’entreposage de ces déchets, cela permet


aussi la sécurisation des sources radioactives usées et qui étaient auparavant utilisées au milieu
industriel tel que le cobalt 60, utilisé pour mesurer la densité dans l’industrie du ciment, raffinerie,
papier, bâtiment et autre.

D’autres sources radioactives sont concernées comme l’iridium 192 ou le Césium 137
qu’on peut trouver par exemple dans le contrôle des fissures et des ouvrages hydrauliques et pour
le contrôle au niveau des bâtiments et au niveau des transports ferroviaires et autre.

Conclusion

Le Maroc possède désormais un noyau fondamental pour la recherche nucléaire, au centre


duquel se trouve un réacteur de recherche. La législature marocaine a ajouté en 2005 la dernière
pièce à son cadre juridique nucléaire, concernant la responsabilité en cas d’accident (AIEA, 2013).
En outre, la puissante administration marocaine du secteur des phosphates, au travers de l’Office
chérifien des phosphates (OCP), a signé avec le géant parapublic français Areva un accord de
récupération d’uranium du processus de production de phosphate. Dans le même temps,
l’exploration uranifère a repris, conduite cette fois par des intérêts étrangers privés, plus
particulièrement dans la haute vallée de la Moulouya, par Toro Energy, la société minière
australienne.

71
Avec son réacteur de recherche de 2 MW en exploitation, avec un groupe de plus de deux
cents scientifiques, ingénieurs, techniciens et étudiants travaillant autour de ce réacteur et reliant
le CNESTEN et son réacteur à un réseau d’universités, d’industries et d’hôpitaux du pays et de
toute l’Afrique, le royaume semble prêt à générer de l’énergie nucléaire. Après tout, le Maroc s’est
publiquement engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, comme en témoigne sa
sélection pour accueillir, après la conférence de Paris COP 21, la COP 22 des Nations unies, qui
s’est tenue à Marrakech en novembre 2016. En réalité, même l’AIEA est de retour. Après avoir
réalisé un Examen intégré de l’infrastructure nucléaire (INIR) en octobre 2015, son équipe a conclu
que « le Maroc a développé une base considérable de connaissances et d’expériences dans les
activités nucléaires en vue de prendre une décision éclairée sur l’introduction de l’énergie nucléaire
».

L’énergie nucléaire se profile-t-elle à l’horizon ? Plusieurs raisons appellent à la prudence


avant de faire une telle prédiction. Pour augmenter ses approvisionnements en énergie, la première
opportunité du Maroc ne viendra pas de la technologie nucléaire, mais de la prospection
d’hydrocarbures, qui a été récemment libéralisée et qui suscite d’importants intérêts étrangers et
nationaux (Meaney, 2017). La planification énergétique actuelle du Maroc, dans le cadre du plan
national des énergies renouvelables, suscite également un développement considérable des
énergies renouvelables. La géographie du pays présente plusieurs sites parfaitement adaptés à
l’installation de centrales éoliennes et hydroélectriques, sans parler des différents sites des
centrales solaires thermodynamiques Noor près de Ouarzazate, dont la première est entrée en
service en février 2016. Enfin, l’énergie nucléaire elle-même est remise en question dans le monde
entier. Comme les accidents de Three Mile Island et de Tchernobyl avaient freiné l’industrie
nucléaire dans les années 1980, l’accident de Fukushima au Japon a aujourd’hui un effet paralysant
pour l’ensemble de l’industrie

Une conception large de « l’histoire nucléaire » suggère que le Maroc peut considérer son
réacteur Triga comme un investissement justifiable, même si aucune centrale nucléaire ne se
matérialise. Les tendances de consommation d’électricité au Maroc n’apparaissent pas favorables
à l’énergie nucléaire, étant donné qu’à ce stade les centrales nucléaires ont été construites presque
uniquement dans des pays à forte consommation d’électricité par habitant, ce qui n’est pas le cas
du Maroc. En outre, la population marocaine étant plutôt rurale et dispersée géographiquement,
les unités modulaires de production d’énergie renouvelable pourraient être mieux adaptées que les
centrales nucléaires centralisées. Par ailleurs, le réacteur Triga s’est déjà avéré utile du point de
vue de la communauté nucléaire marocaine et des nombreux réseaux de recherche et de
développement dans lesquels elle s’intègre. D’une part, les réseaux nationaux sont enrichis et,
d’autre part, le centre de recherche du CNESTEN à Maâmora est devenu un centre international
de formation sur le traitement des matériaux radioactifs. C’est précisément ce rôle de maillon fort
du réseau international du nucléaire que le Maroc cherche à jouer depuis des années.

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