Appel à contribution pour la Revue Les Grands Auteurs Gabonais n°3
« MAURICE OKOUMBA NKOGHE.
A L’EPREUVE DE LA NOTORIETE »
Naguère mise en minorité à cause de sa faiblesse qualitative et quantitative, la littérature gabonaise est
depuis l’aperture du XXIème siècle, sortie de son isolement. Ceci grâce notamment au dynamisme des
nouveaux agents culturels qui participent pleinement à densifier ces contours. En effet, Les écrivains
gabonais proposent désormais des imaginaires susceptibles d’interpeller les différents spécialistes des
littératures africaines et francophones. Un intérêt qui s’actualise à travers la consécration des écrivains
gabonais au niveau continental. On en veut pour preuve, l’attribution du grand prix littéraire d’Afrique
noire à Bessora et Jean Divassa Nyama en 2007 et 2008. L’espace littéraire gabonais est devenu un cadre
de questionnements sur les problématiques contemporaines. L’un des auteurs qui représente cette vitalité
poétique par sa dimension protéiforme est sans nul doute Maurice Okoumba Nkoghé. Après Jean Divassa
Nyama et Bessora qui ont constitué les matrices des deux premiers numéros de la revue Les grands auteurs
gabonais, Maurice Okoumba Nkoghé, l’écrivain gabonais le plus prolifique est l’objet de ce troisième
numéro.
Né avant les indépendances, précisément en 1954 à Alélé, dans la province du Haut-Ogooué, Maurice
Okoumba Nkoghé se distingue déjà par la qualité de son parcours scolaire et universitaire. Après son
séjour à l’Université du Gabon, il passe six ans d’étude en France (Lyon) où il obtient un doctorat en
Lettres modernes. De retour au pays natal, ce spécialiste d’Antoine de Saint-Exupéry intègre l’Université
Omar Bongo en qualité d’enseignant de littérature française avant d’être nommé, des années plus tard,
chef de département de Lettres modernes. Intellectuel remarqué pour ses compétences, le natif d’Alélé a
connu une carrière extra-universitaire dense. Il a été entre autres, Conseiller Technique du Ministre de la
culture (1986), Secrétaire de la Commission Nationale pour le Centre International de Civilisation Bantou
(CICIBA), Conseiller chargé des affaires culturelles à la présidence de la République et Directeur de
Cabinet adjoint du Premier Ministre. En dépit de ses responsabilités administratives et universitaires,
Maurice Okoumba Nkoghé se révèle véritablement au grand public grâce à sa passion pour l’écriture.
Fils d’un instituteur et écrivain, c’est en tant que poète que le jeune auteur entre dans l’univers littéraire en
1979 par la publication de Paroles vives et écorchées aux Editions Arcam. Sa passion pour l’écriture va
s’affirmer plus tard dans le genre romanesque par plusieurs publications qui font de lui, l’un des auteurs les
plus en vue de la littérature gabonaise. Depuis les années 1980, on lui reconnait la publication de près
d’une vingtaine de textes dont les plus décryptés sont les romans Siana ; La Mouche et la Glu ; La Courbe du
soleil ; Le chemin de la mémoire ; Le signe de la Source ; Elo, la fille du soleil, Le rêve de Nyenzi, etc. Maurice
Okoumba Nkoghé a su se faire une place singulière dans l’univers littéraire gabonais grâce à la pluralité de
ses textes, la transversalité de son écriture et des consécrations nationales. Paradoxalement, ses textes, aux
thématiques difficilement dissociables de son environnement social, historique et écologique semblent
pâtir sur le plan international, d’un manque de visibilité. Questionner l’esthétique de Maurice Okoumba
Nkoghé permettrait de mettre en relief toute la profondeur discursive de l’écrivain gabonais le plus ancien
en activité. L’objectif est double. Il s’agit d’une part, de faire connaître Maurice Okoumba Nkoghé auprès
d’un public plus large et d’autre part, d’examiner les modalités esthétiques de sa création littéraire.
Sans être exhaustif, les axes suivants peuvent servir de canevas de réflexion.
- Maurice Okoumba Nkoghé par Okoumba Nkoghé
- La question du pouvoir
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- Le discours social
- Quête identitaire
- Problématique du double
- Intertextualité/Intermédialité
- Femme et écriture
- Les questions de réception
- Okoumba Nkoghé conteur
- Les questions écologiques
- La figure du père
- L’héritage d’Okoumba Nkoghé
- Ecriture et Histoire
- Etc.
NORMES DE REDACTION
Volume de la contribution : 10 à 14 pages justifiées, police Times New Roman, corps 12, interligne 1,15
en format A4 ;
Marges : 2.5 cm de chaque côté en version
Titre de l’article : en minuscule, corps 14 en gras centré, complet et précis
Nom de l’auteur ou des auteurs suivi des affiliations institutionnelles et des adresses e-mail :
corps 12 en gras alignés à droite
Résumé et abstract : 100 à 300 mots avec 5 mots-clés (majuscule à la première lettre du début de chaque
mot), corps 10, interligne simple
Titres : alignés à gauche, en gras non italique et numérotés en chiffres arabes : 1., 1.2., 1.3.; 2., 2.1. ; 2.2. ;
Citations pas en italique : Les courtes citations figureront dans le texte entre guillemets (jusqu’à 3 lignes)
; les longues (à partir de 4 lignes) formeront un paragraphe de 2 cm de retrait côté gauche et 1 cm côté
droit (taille 10, interligne 1,15) séparées du texte par un espace de 6 points avant et après ;
Références bibliographiques aux normes CAMES : entre parenthèses dans le texte ou à la suite des
citations sous la forme minuscule : auteur, date : page (s) : (Okoumba Nkoghé, 1984 : 10 ).
Bibliographie finale livre : nom, première lettre du prénom (année), titre, ville, éditeur : OKOUMBA
NKOGHE, M. (2008), Elo, la fille du soleil, Paris, L’Harmattan.
Article : nom, première lettre du prénom (année), titre de l’article, titre de la revue, numéro, pagination :
FRYCER, J. (1979), « Le narrateur à la première personne dans le roman français d’aujourd’hui », Etudes
romanes de Brno, vol. 10, pp. 63-72. / PAGEAUX, D.-H. (1989), « De l’imagerie culturelle à l’imaginaire »,
Brunel, P. et Chevrel, Y. (dir), Précis de littérature comparée, Paris, PUF, pp. 133-161.
MODALITES DE SOUMISSION DES PROPOSITIONS
Les propositions de contribution, en français, doivent être envoyées à l’adresse suivante :
[email protected]CALENDRIER
Date limite de soumission de l’article : 20 octobre 2020.
Retour des articles aux contributeurs après évaluation : 20 novembre 2020.
Délai de corrections : 30 novembre 2020.
Date de la parution du numéro : 15 janvier 2021.
DROITS DE PUBLICATION : Après avis du comité scientifique, chaque contributeur versera
les frais de lecture et d’insertion qui s’élèvent à 50 000 FCFA.
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DIRECTEUR DE PUBLICATION
Frédéric MAMBENGA YLAGOU, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
REDACTEUR EN CHEF
Didier TABA ODOUNGA, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
CONSEIL SCIENTIFIQUE
André BANHOUMAN KAMATE, Maître de Conférences, Université Félix Houphouët-Boigny
Noël Bertrand BOUNDZANGA, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Babou DIENE, Maître de Conférences, Université Gaston Berger
Robert FOTSING MAGOUA, Maître de Conférences, Université de Dschang
Frédéric MAMBENGA YLAGOU, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Charles Edgar MOMBO, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Clément MOUPOUMBOU, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Hemery Hervais SIMA EYI, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Didier TABA ODOUNGA, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Léa ZAME AVEZO’O, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
COMITE DE LECTURE ET DE REDACTION
Noël Bertrand BOUNDZANGA, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Achille MAVOUNGOU, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Charles Edgar MOMBO, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Hemery Hervais SIMA EYI, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
Didier TABA ODOUNGA, Maître de Conférences, Université Omar Bongo
COORDINATION DU NUMERO
Didier TABA ODOUNGA, [email protected]