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Le Redressement Triphase

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INSTITUT SUPERIEUR PEDAGOGIQUE

ET TECHNIQUE (ISPT)
Département de L’électronique
B.P. 1946
LIKASI

TRAVAIL PRATIQUE SUR LE REDRESSEMENT TRIPHASE (NON


CONTOLE) SUR UNE CHARGE RL ET SES APPLICATIONS DANS
LE DOMAINE DE LA TRACTION ELECTRIQUE

Réalisé par :NDALA MUTAZA Caleb


LOMBANYA MUKUMBI
MUKENGE MUKUMBI

Promotion : Bac 2 Electronique


Dirigé par : - CT GASTON

Année Académique
2023-2024
LE REDRESSEMENT TRIPHASE (NON CONTOLE) SUR UNE CHARGE RL ET
SES APPLICATIONS DANS LE DOMAINE DE LA TRACTION ELECTRIQUE

1. Introduction
Le redressement triphasé non contrôlé est une technique fondamentale en
électronique de puissance, principalement utilisée pour convertir l'énergie électrique
alternative triphasée en courant continu pulsé. Il est très courant dans de
nombreuses applications industrielles, notamment dans le domaine de la traction
électrique. Cette méthode de redressement présente des caractéristiques
spécifiques en termes de calcul des grandeurs électriques et d'applications
industrielles. Explorons les détails théoriques, les calculs mathématiques et les
applications de ce processus. Contrairement aux alimentations à faible puissance
qui utilisent le plus souvent des réseaux monophasés, les alimentations de
puissance utilisent généralement des réseaux triphasés. De plus, comme les
transformateurs à point milieu sont des appareils coûteux et fragiles, ceux-ci ne sont
utilisés que pour des alimentations monophasées de faible puissance. Ainsi peut-on
conclure : en électronique de puissance, le montage le plus utilisé est le pont de
Graëtz alimenté en triphasé.
Bien que les autres montages soient peu utilisés, il est intéressant d’en faire une
étude sommaire car ils permettent de mieux comprendre le pont de Graëtz en
triphasé.
Signalons enfin que, si l’usage d’un transformateur n’est pas nécessaire avec un
pont de Graëtz, il est utile d’une part pour adopter la tension du secteur à la valeur
souhaitée pour l’alimentation en courant continu, d’autre part pour assurer une
meilleure séparation du secteur alternatif et du réseau continu.
Pour classer les différents montages auxquels on a affaire, il est pratique d’utiliser la
notation « P » pour désigner les montages parallèles de diodes et la notation « PD »
pour les montages parallèles double (ou montage en pont de graëtz). Cette
indication, suivie du nombre q de phases caractérise le montage redresseur.

2. Etude théorique et mathématique


La figure suivante donne le schéma électrique des montages P3 et PD3. Ces deux
montages sont les plus communément utilisés pour le redressement de tensions
triphasées.
Figure N°23: Redresseurs triphasés. (a) P3. (b) PD3. (b)

2.1 Principe de l'étude d'un montage


L'étude d'un montage doit servir, pour le concepteur, à déterminer les
caractéristiques de chaque élément constitutif (transformateur, diodes,
thyristors,...).Elle doit également permettre de calculer et définir les protections
contre des échauffements dus à des surtensions ou sur courants (dus à des courts-
circuits) éventuels.
On procède en général en deux étapes :
• Etude des tensions (de l'entrée vers la sortie). En partant des tensions
alternatives à l'entrée, on calcule la tension redressée à vide et la tension maximale
aux bornes des semi-conducteurs. Pour cette étude on suppose négligeables les
impédances de la source et des éléments du montage, ce qui est réaliste compte
tenu des faibles chutes de tension qu'elles occasionnent.
• Etude des courants (de la sortie vers l'entrée). A partir du courant débité
supposé continu, on calcule la valeur du courant dans les semi-conducteurs ainsi
que dans les enroulements secondaires et primaires du transformateur. Les chutes
de tension dues aux impédances citées précédemment sont négligées.
On n’étudiera dans ce chapitre que l’allure des tensions obtenues au moyen de
montages redresseurs triphasés. Les diodes sont supposées parfaites et le courant à
la sortie du montage redresseur continu (charge fortement inductive). On supposera
également négligeable l'inductance ramenée au secondaire du transformateur.
2.2 montage redressement non contrôle (non commande)

Figure N°3 Redresseur triphasé P3 toutes diodes


Le transformateur en couplage étoile- étoile sera considéré comme dépourvu de
fuites magnétiques et de résistances. Le pont de diodes (couplage P3) sera lui
aussi considéré comme parfait et la charge est constituée d’une résistance R et
d’une inductance L de forte valeur que l’on assimile à un générateur de courant
IC. Le réseau de tensions secondaires du transformateur sera noté de la façon
suivante :
V1 = Vm sin(α)
V2 = Vm sin (α-2π/3)
V3 = Vm sin (α-4π/3)

2.2.1 Analyse du fonctionnement


Dans ce montage la diode en conduction est celle dont l’anode est reliée à la plus
positive des tensions du générateur, les autres sont bloquées. Donc, nous avons à
partir de = qu’on appelle l’angle d’amorçage 6 naturel.

Les intervalles de conduction sont les suivants

Diode en Diodes Tension Tension Courant


conduction bloquées de sortie aux i1
Intervalle
uC bornes de
D1
[π/6 ;5π/6] D1 D2 et D3 v1 0 IC
[5π/6 ;3π/2] D2 D1 et D3 v2 v1 – v2 0
[3π/2 ;13π/6] D3 D1 et D2 v3 v1 – v3 0
[13π/6 ;17π/6] D1 D2 et D3 v1 0 IC
2.3.2 Formes d’ondes des différentes grandeurs

Figure N°3: Formes d’ondes des différentes grandeurs d’un redresseur P3 toutes
diodes.

2.3 Etude des tensions


La tension redressée UC est périodique de période T/3.
2.3.1 Valeur moyenne de la tension de sortie Uc
5𝜋
3
UCmoy =2𝜋 ∫ 𝑉1(𝛼)𝑑𝛼 avec V(α) = Vm sin(α)
𝜋
6

5𝜋 5𝜋
3 6 3𝑉𝑚 3𝑉𝑚 √3 √3
UCmoy =2𝜋 ∫ 𝜋 𝑉𝑚 sin(𝛼) 𝑑𝛼 = [− cos 𝛼]𝜋6 = [2 + ]
2𝜋 2𝜋 2
6 6

3√3𝑉𝑚
UCmoy = = 0,827Vm
2𝜋

3√6
On a Vm = V√2 donc UCmoy = 𝑉
2𝜋
2.3.2 Valeur efficace de la tension de sortie Uc
5𝜋 5𝜋
2
3 6 3 𝑉𝑚2 6 1 − cos 2𝛼
𝑈𝑐𝑒𝑓𝑓 = ∫ [𝑉𝑚 sin(𝛼)]2 𝑑𝛼 = ∫ ( ) 𝑑𝛼
2𝜋 𝜋 2𝜋 𝜋 2
6 6
5𝜋 5𝜋 𝜋
2
3 𝑉𝑚 sin 2𝛼 6 2
3 𝑉𝑚 5𝜋 𝜋 sin( )−sin( ) 1 3 2𝜋
2
= [𝛼 − ]𝜋 ≫ 𝑈𝑐𝑒𝑓𝑓 = (6 −6− 3 3
) = 𝑉𝑚2 (2 + 4𝜋 𝑠𝑖𝑛 )
4𝜋 2 4𝜋 2 3
6

1 3 2𝜋
𝑈𝑐𝑒𝑓𝑓 = 𝑉𝑚 √(2 + 4𝜋 𝑠𝑖𝑛 ) = 0.84𝑉𝑚
3

Facteur de forme kF.


𝑉𝑐𝑒𝑓𝑓 0,84𝑉𝑚
On a kF = = = 1.0157
𝑉𝑐 0,827𝑉𝑚

Remarque:
► Pour un système monophasé et un redressement simple alternance, le
facteur de forme est égal à π/2= 1,57.
► Dans ce cas, la tension maximale à laquelle se trouve soumise l’une quelconque
des diodes est donnée par le maximum des tensions composées sur les différents
intervalles considérés, on obtient :
𝑉𝐷𝑚𝑎𝑥 = -V√6

3. Redressement non commandé PD3 (diodes)


Le montage de loin le plus utilisé est le montage en pont, ou parallèle double PD3 dit aussi
montage en pont de Graëtz triphasé. Ce montage peut être considéré comme résultant de
l’association convenablement menée d’un montage à anodes communes et d’un montage à
cathodes communes.

Figure N°4
Le transformateur en couplage étoile- étoile sera considéré comme dépourvu de fuites
magnétiques et de résistances. Le pont de diodes (couplage PD3) sera lui aussi considéré
comme parfait et la charge est constituée d’une résistance R et d’une inductance L de forte
valeur que l’on assimile à un générateur de courant IC.
Le réseau de tensions secondaires du transformateur sera noté de la
façon suivante : V1 = Vm sin (α)
2𝜋
V2 = Vm sin (𝛼 - )
3

4𝜋
V3 = Vm sin (𝛼 - )
3

3.1. Analyse du fonctionnement


La tension de sortie uC est alors donnée par : uC(α) = V+(α) – V-(α)
Cette relation permet de prédéterminer ce que doit être la forme de la tension de sortie
𝜋 𝜋
uC(α). Ainsi, dans l’intervalle [ 6 , 2 ] , la tension V+(α) = v1(α) et V-(α) = v2(α) donc uC(α) =
u12(α) sur cette intervalle.
En opérant par intervalles successifs, il est alors possible d’établir le tableau suivant :

Diodes en Tension de Tension aux Courant Courant


Intervalle conductions sortie uC bornes de D1 iD1 i1
𝜋 𝜋
[ ; ] D1 et D4 v1- v2 = u12 0 IC IC
6 2
𝜋 5𝜋
[ ; ] D1 et D6 v1- v3 = u13 0 IC IC
2 6
5𝜋 7𝜋
[ ; ] D3 et D6 v2- v3 = u23 v1 – v2 0 0
6 6
7𝜋 3𝜋
[ ; ] D3 et D2 v2- v1 = u21 v1 – v2 0 -IC
6 2
3𝜋 11𝜋
[ ; ] D5 et D2 v3- v1 = u31 v1 – v3 0 -IC
2 6
11𝜋 13𝜋
[ ; ] D5 et D4 v3- v2 = u32 v1 – v3 0 0
6 6

3.2 Valeur moyenne de la tension de sortie uC

La relation uC(α) = V+(α) – V-(α) permet aussi de calculer la valeur moyenne de la tension uC :
1 𝑇 1 𝑇 1 𝑇
On a 𝑈𝑐𝑚𝑜𝑦 =𝑇 ∫0 𝑈𝑐 (α)𝑑𝛼 = 𝑇 ∫0 𝑉 + (α)𝑑𝛼 - 𝑇 ∫0 𝑉 − (α)𝑑𝛼

1 𝑇 3√3𝑉𝑚 1 𝑇 3√3𝑉𝑚
Avec 𝑇 ∫0 𝑉 + (α)𝑑𝛼 = et ∫ 𝑉 − (α)𝑑𝛼 = −
2𝜋 𝑇 0 2𝜋

3√3𝑉𝑚 3√3𝑉𝑚
Donc 𝑈𝑐𝑚𝑜𝑦 = − (− )
2𝜋 2𝜋

3√3𝑉𝑚
𝑈𝑐𝑚𝑜𝑦 = 𝜋
3.3 Formes d’ondes des différentes grandeurs

𝜋 𝜋 5𝜋 7𝜋 2𝜋 11𝜋 13𝜋
𝜋 2𝜋 3𝜋 4𝜋
6 2 6 6 3 6 6

Figure N°5: Formes d’ondes des différentes grandeurs d’un redresseur PD3 toutes
diodes
4. Etude des courants

4.1 Courants dans les diodes (exemple : diode D1) : iD1max = IC

iD1max = IC
𝜋 5𝜋
1 6 𝐼𝑐 6 Ic
iD1max = ∫ 𝐼𝑐 𝑑𝛼 =
𝜋 [𝛼] 𝜋 ≫ iD1max =
2𝜋 2𝜋 3
6 6
5𝜋 5𝜋
1 1
≫ IDleff = √
2𝜋
∫ i2l 𝑑𝛼 = √
𝜋
6
2𝜋
∫ i2l 𝑑𝛼
𝜋
6

6 6
Ic
IDleff =
√3

4.2 Courant et facteur de puissance secondaire

► Courant secondaire efficace I1eff :

5π 5π
2 1 2
Ileff = √ ∫ π
6
i2l dα = √ ∫ Ic2 dα = I𝑐 √
π
6
2π π 3
6 6

2
Ileff = I𝑐 √
3

► Puissance de la charge
3√3V𝑚
Pc = Ucmoy . Ic = Ic
𝜋

► Puissance apparente secondaire

𝑉𝑚 2 3
S = 3V I1 = 3 . Ic √ = V I = √3Vm Ic
√2 3 √3 m c

► Facteur de puissance
3√3V𝑚
Pc Ic
𝜋
fs = = = 0,955
𝑆 √3Vm Ic

Interprétation

● On a donc, pour le montage en pont comme pour ce qui précède: VD,inv,max = - V 6


● Pour une même contrainte sur les composants, tant du point de vue des tensions que des
courants, on convertit le double de la puissance entre le montage simple et le montage en
pont. On a donc une amélioration sensible des performances du convertisseur.
Le facteur de puissance est nettement amélioré par rapport au montage simple
alternance (0,675).
5. Avantages et inconvénients

5.1 Avantages
- Simplicité : Le redressement triphasé non contrôlé est plus simple que les techniques de
redressement contrôlé.
- Coût : Il peut être moins coûteux en raison de la réduction du matériel de commande
associé au redressement contrôlé.

5.2 Inconvénients
- Distorsion harmonique : Ce type de redressement peut introduire des distorsions
harmoniques significatives dans le courant et la tension.
- Manque de contrôle : Contrairement au redressement contrôlé, il offre peu ou pas de
contrôle sur la tension de sortie.

6. Applications industrielles

Le redressement triphasé non contrôlé est utilisé dans divers domaines industriels, y compris
:
- Traction électrique : Dans les trains et les systèmes de transport ferroviaire.
- Alimentation industrielle : Pour convertir l'énergie électrique triphasée en courant continu
pour les moteurs et les systèmes de commande.
- Applications de soudage : Dans certaines architectures de soudage par résistance et par
point.

Bibliographie

- Rashid, M. H. 2017. Power Electronics Handbook: Devices, Circuits, and Applications.


Elsevier.
- Mohan, N., Undeland, T. M., Robbins, W. P. 2002. Power electronics: converters,
applications, and design. Wiley.
- Bose, B. K. 2015. Power electronics and motor drives: advances and trends. Academic
Press.
-
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