Année universitaire :
2022-2023
Benkhali Ghita
Bouz Kawter
Prof El Kissi
Chkerdel Hiba
Choukhantri Imane
La mécanique des structures est une science
propre à l'ingénieur, qui alimente sa culture et son
savoir-faire, en les liant à leurs sources théoriques
et expérimentales pour lui fournir l'élan
nécessaire à toute innovation. Au cœur du sujet se
trouve l'idée d'étudier les édifices ou les machines
comme des agencements cohérents d'éléments,
pouvant ainsi distinguer l'analyse de l'ensemble
de celle de ses parties prises en détail. La
première classe d'objets à avoir fourni matière
pour une telle distinction est celle des poutres,
dont le nom générique se caractérise dans les
applications en beaucoup d'autres, comme bielle,
poteau, aubage, aile, ..., dont l'énumération serait,
ici, trop longue.
Cette grande diversification a soulevé autant de questions
pratiques et génère un nombre important de théories,
tributaires parfois d'approches différentes au problème de la
mécanique des poutres.
1. TP1 : Appareil d’étude du
flambement et fléchissement de
poutres
2. TP2 : Système en treillis
3. TP3 : Poutres continues et
hyperstatiques.
4. TP4 : Etude de poutres
continues et hyperstatiques.
TP 1 : Appareil d’étude du
flambement et
fléchissement de poutres
1. Introduction :
Dans le domaine de la résistance des matériaux,
le flambage est la tendance qu'a une poutre sollicitée en
compression longitudinale à fléchir, et donc à se déformer
dans une direction perpendiculaire à la force appliquée.
Le flambage se produit d'autant plus facilement que la
poutre est longue et de faible section. La tendance au
flambage dépend aussi du type d'attache de la poutre. Même
si le terme poutre est employé ici, certaines hypothèses de
la théorie des poutres (hypothèse des petits déplacements)
doivent être abandonnées pour que le modèle fournisse un
résultat crédible. Nous devons accepter une théorie du second
ordre car les déplacements ne sont pas infinitésimaux.
2. Objectifs :
Cet appareil permet d’apprendre les paramètres les plus
importants qui influencent le flambement des poutres, tels
que :
Les conditions aux limites (selon si les extrémités sont
encastrées ou articulées)
L’excentricité du chargement
Le matériau et les dimensions de la poutre
3. Description du matériel :
4. Les matériaux utilisés :
Le comparateur numérique : pour la mesure du
fléchissement de la poutre (en flexion). Il se monte sur
un support pour les expériences de flambement et les
expériences de flexion.
Poids et supports du poids
Poutres en : - Acier
- Laiton
- Aluminium
Expérience 3 : Forme de flambement
d'une Colonne
1. Objectifs :
Prouver la théorie sur la forme sinusoïdale des colonnes
soumises à un flambement, pour chaque condition aux
extrémités (encastrées).
2. Procédure :
1.On marque avec le crayon le milieu de la colonne, et on
mesure son épaisseur et sa largeur.
2. On connecte et on allume l'afficheur de charge. On tapote
sur l’extrémité de la cellule de charge pour retirer les effets
du frottement, puis on remet l'afficheur à zéro.
3. On tourne le bouton moleté situé du côté du système de
mis en charge afin de constituer un espace de 5 à 10 mm
derrière son mandrin.
4. On positionne la colonne dans chaque mandrin pour
respecter la condition aux extrémités qu’on a choisi
(encastré-articulé, articulé-articulé, articulé-encastré)
5. On monte le comparateur numérique sur son support de
façon à ce que sa touche soit au contact de notre marque de
crayon (le milieu de la colonne)
6.On ajuste le support du comparateur numérique, de
manière à ce que sa touche puisse s’allonger d’au moins 10
mm lorsque la colonne flambe.
7. On applique une légère force sur la colonne à l’aide du
volant manuel.
8. On met à zéro le comparateur numérique.
9. On déplace le comparateur le long de la poutre avec une
distance de 25 mm, à droite et à gauche.
Matériau de la Conditions de
colonne :Aluminium fixation :biarticulé
Longueur de la Charge :159N
colonne : 750mm
Dimensions de la
colonne :13*13*750
Position de la flèche Lecture de Lecture de la Flèche
(Pas de 25 mm) la flèche flèche réelle
(Référence) (Chargée) (chargée-
référence)
0 (Point au centre) 0 -6 -6
+25 mm 0.06 -6.34 -6.4
+55 mm 0.12 -6.09 -6.21
+75 mm 0.21 -5.79 -6
+100 mm 0.26 -5.51 -5.77
Droite +125 mm 0.4 -5.11 -5.51
(Positif) +150 mm 0.65 -4.37 -5.02
+175 mm 0.85 -3.97 -4.82
+200 mm 1.04 -3.29 -4.33
+225 mm 1.45 -2.55 -4
+250 mm 1.4 -1.93 -3.33
+275 mm 1.54 -1.11 -2.65
-25 mm 0.11 -6.02 -6.13
-50 mm 0.22 -5.86 -6.08
-75 mm 0.08 -5.46 -5.54
-100 mm 0.47 -5.33 -5.8
Gauche -125 mm 0.54 -4.98 -5.52
(Négatif) -150 mm 1.02 -4.75 -5.77
-175 mm 1.14 -3.92 -5.06
-200 mm 1.22 -3.15 -4.37
-225 mm 1.42 -2.57 -3.99
-250 mm 1.61 -1.97 -3.58
-275 mm 1.93 -0.91 -2.84
Courbe de la flèche en fonction de la position :
Flèche
0
-400 -300 -200 -100 0 100 200 300 400
-1
-2
-3
-4
-5
-6
-7
Matériau de la Conditions
colonne :Aluminium de fixation :
Longueur de la bi-encastré
colonne :750mm Charge :
Dimensions de la 804 N
colonne :13*13*750
Position de la flèche Lecture de la Lecture de Flèche
(Pas de 25 mm) flèche la flèche réelle
(Référence) (Chargée) (chargée-
référence)
0 (Point au centre) 0 -6 -6
+25 mm -0.07 -6.22 -6.15
+55 mm 0.24 -5.9 -6.14
+75 mm -0.03 -5.31 -5.28
+100 mm 0.03 -5.07 -5.1
Droite +125 mm 0.09 -4.36 -4.45
(Positif) +150 mm 0.2 -3.88 -4.08
+175 mm 0.23 -3.08 -3.31
+200 mm 0.29 -2.46 -2.75
+225 mm 0.36 -1.37 -1.73
+250 mm 0.43 -1.13 -1.56
+275 mm 0.52 -0.57 -1.09
-25 mm 0.07 5.88 5.81
-50 mm 0.02 6.15 6.13
-75 mm 0.17 6.26 6.09
-100 mm 0.24 6.45 6.21
Gauche -125 mm 0.32 6.61 6.29
(Négatif) -150 mm 0.45 6.94 6.49
-175 mm 0.5 6.88 6.38
-200 mm 0.66 6.95 6.29
-225 mm 0.86 7.2 6.34
-250 mm 1.02 7.15 6.13
-275 mm 1.05 7.23 6.18
Courbe de la flèche en fonction de la position :
Flèche
8
0
-400 -300 -200 -100 0 100 200 300 400
-2
-4
-6
-8
Matériau de la Conditions de
colonne :Aluminium fixation :articulé-
Longueur de la encastré
colonne :750mm Charge :360N
Dimensions de la
colonne :13*13*750
Position de la flèche Lecture de Lecture de la Flèche
(Pas de 25 mm) la flèche flèche réelle
(Référence) (Chargée) (chargée-
référence)
0 (Point au centre) 0 6 6
+25 mm 0.41 -5.65 -6.06
+55 mm 0.47 -5.01 -5.48
+75 mm -0.1 -4.31 -4.21
+100 mm 0.43 -3.68 -4.11
Droite +125 mm 0.4 -3.42 -3.82
(Positif) +150 mm 0.61 -2.81 -3.42
+175 mm 0.74 -2.19 -2.93
+200 mm 0.94 -1.78 -2.72
+225 mm 0.85 -1.08 -1.93
+250 mm 0.78 -0.64 -1.42
+275 mm 0.97 -0.13 -1.1
-25 mm 0.11 -5.94 -6.05
-50 mm 0.25 -6.42 -6.67
-75 mm 0.21 -6.20 -6.41
-100 mm 0.61 -6.32 -6.93
Gauche -125 mm 0.58 -6.08 -6.66
(Négatif) -150 mm 0.89 -5.14 -6.03
-175 mm 1.12 -4.33 -5.45
-200 mm 1.19 -3.24 -4.43
-225 mm 1.31 -2.29 -3.6
-250 mm 1.37 -0.49 -1.86
-275 mm 1.75 0.96 -0.79
Courbe de la flèche en fonction de la position :
Flèche
0
-400 -300 -200 -100 0 100 200 300 400
-1
-2
-3
-4
-5
-6
-7
-8
Commentaire :
Il s’avère de ce qui précède que les courbes
représentatifs (avec les conditions aux extrémités biarticulés,
bi-encastrés et articulé-encastré) ont une forme presque
sinusoïdale, cela à cause des erreurs expérimentales et à la
mauvaise fixation des colonnes.
TP 2 : Système en Treillis
1. Introduction :
Les systèmes treillis, réticulés ou triangulées sont des
systèmes de barres droites, rigides et de masse négligeable
articulées entre elles à leurs extrémités de façon à former
une structure portante stable, plane ou spatial. On appelle
barres, les pièces du système et nœuds leurs points
d'assemblage.
2. Matériels utilisés :
Interface HDA200 et câbles HST42 :
Capteurs déformations :
3. Objectif :
L’objectif de cette expérience est de comparer les forces dans
les membres d’un treillis aux valeurs théoriques obtenues en
appliquant la méthode des sections à un modèle
mathématique articulé.
Partie 1 : Forces dans toutes les barres
L0L1 (F3)
U0U1 (F1) U0L1 (F2) U1L1 (F4) U1L2 (F5)
Ch- Défor Défor Défor Défor Déforma-
(N) Charge Charge Charge (N)
arg ma- ma- ma- ma- tion (µɛ)
-es tion tion tion tion
(µɛ) (µɛ) (µɛ) (µɛ)
0 0 0 -1,25 -2 0 0 0 0 0 0
20 -9,37 -15 -8,75 -14 -9,37 -15 0 0 1,25 2
40 -10 -16 -8,75 -14 -8,75 -14 0 0 1,875 3
60 -9,37 -15 -8,1 -13 -8,75 -14 -0,625 -1 1,875 3
80 -8,75 -14 -8,1 -13 -8,75 -14 -0,625 -1 1,875 3
100 -9,37 -15 -8,1 -13 -8,75 -14 -1,875 -3 1,25 2
La suite :
U1L2 (F6) L1L2 (F7) U2L2 (F8) U2L3 (F9) L2L3 (F10)
Ch- Défor Défor Défor Défor Déforma-
(N) Charge Charge Charge (N)
ar- ma- ma- ma- ma- tion (µɛ)
(N) (N) (N)
ges tion tion tion tion
(µɛ) (µɛ) (µɛ) (µɛ)
0 0 0 0 0 -0,625 -1 0 0 -0,625 -1
20 -0,625 -1 1,875 3 6,25 10 6,875 11 6,25 10
40 -0,625 -1 1,875 3 6,25 10 7,5 12 6,25 10
60 -0,625 -1 1,875 3 6,25 10 7,5 12 5,625 9
80 -1,25 -2 2,5 4 6,875 11 7,5 12 6,25 10
100 -1,875 -3 2,5 4 6,875 11 8,125 13 6,25 10
Etude isostatique de problème :
ℎ + p = 10 + 4 = 14
൜
2n = 2 × 7 = 14
h : nombre de barres
p : nombre d’inconnues dans les équations
n : nombre de nœuds
h+p=2n
D’où le système est isostatique.
Les équations à l’équilibre s’écrivent comme suit :
Fxy = ሬԦ
ሬሬሬሬሬሬԦ 0
൞
MB = ሬԦ
ሬሬሬሬሬሬԦ 0
ሬAԦ + B
ሬԦ + ሬԦC = ሬԦ
0
ቊ
ሬሬሬሬሬԦ
BA × A + 3BL ሬሬሬሬԦ × N = 0
A x + Bx = 0
ቊ
A y + By + N = 0
Ax = −Bx
ቊ
Ay + By = −N
L’angle d’inclinaison α est :
24
α = Arct ቀ18ቁ = 53,13=0.9272ra
Alors on fait la méthode des sections pour trouver les efforts
dans chaque barre. On commence l’étude à partir de la partie
droite :
La section 1 à droite :
-N1 cos α – N2 = 0
N1sin α + N = 0
Donc :
N1=-N/sin α (U2L3)
N2=-N1cos α (L2L3)
La section 2 :
-N4 – N2 = 0
N – N3 = 0
Donc :
N3 = N (U2L2)
N4 = -N2 (U1U2)
La section 3 :
-N4 – N6 – N5 cos α = 0
N5 sin𝑎 + N =0
Donc :
N5 = -N/sin α (U1L2)
N6 = -N4 – N5 cos α (L1L2)
La section 4 :
-N8 – N6 = 0
N7 + N =0
Donc :
N7 = -N (U1L1)
N8 = -N6 (U0U1)
La section 5 :
N8 + N9 + N10cos α +Ax+Bx= 0
Ay + By – N10 sin α =0
Donc:
N9 = -N8 – N10 cos𝑎 (L0L1)
N10 = -N/sin α (U0L1)
Selon l’ordre imposé par l’exercice :
N9=-N/sin α (U2L3)
N10=-N9cos α (L2L3)
N6 = N (U2L2)
N5 = -N10 (U1U2)
N6 = -N/sin α (U1L2)
N7 = -N5 – N6 cos α (L1L2)
N4 = -N (U1L1)
N1 = -N7 (U0U1)
N3 = -N1 – N2 cos𝑎 (L0L1)
N2 = -N/sin α (U0L1)
Partie expérimentale :
Le dispositif expérimental est composé de plusieurs
constituants comme suit :
La largeur nominale des barres du treillis :
L=25mm
La profondeur nominale des barres du treillis :
P=10mm
La section nominale des barres du treillis :
A = L. P= 25.10 = 250mm2
L’expression de F :
F
σ=
൞ A
σ
E=
ε
Donc :
F = ε. A. E
On complète la colonne « charge » dans le tableau 3 en
utilisant la formule suivante :
F = ε. A. E
Avec :
A = 250mm2
ቊ
E = 2500N/mm2
Il faut faire attention au sens des Ni pour déduire les valeurs
théoriques des charges.
Voilà le tableau résumant les valeurs des forces appliquées
sur les différentes barres en fonctions des forces appliquées.
Les graphes
TP3 : Poutres continues et
hyperstatiques :
1. Introduction :
Les poutres continues sont des systèmes hyperstatiques
puisqu’elles présentent des liaisons surabondantes (toutes les
liaisons en plus de ce que doit comporter une poutre
isostatique). Dans le cas d’une poutre sans encastrements, le
nombre de liaisons surabondantes, donc le degré
d’hyperstatique, est égal au nombre d’appuis intermédiaires.
Comparativement à une série de poutres biarticulées dont le
nombre est égal à celui des travées d’une poutre continue,
cette dernière est plus économique car les moments
fléchissant qui la sollicitent sont plus faibles. La comparaison
est encore plus nettement à l’avantage de la poutre continue
par rapport à une poutre isostatique unique de même
longueur.
2. Objectifs :
Vérifier la théorie sur les poutres pour les réactions, les
fléchissements et les pentes de poutres en appuis simples, de
poutres cantilevers, ainsi que pour des poutres continues à deux
travées.
3. Partie théorique :
PFS :
𝐴𝑦 + 𝐵𝑦 − 𝐹 = 0
𝐹
൝ 𝐿 → 𝐴𝑦 = 𝐵𝑦 =
𝐿. 𝐵𝑦 − 2 . 𝐹 = 0 2
𝐿
Pour : 0 < x <
2
′′ 𝐹 1 𝐹 𝑥3
𝐸𝐼𝑦 = 2 . 𝑥 → 𝐴𝑦 = 𝐸𝐼 ቀ2 . + 𝐶1 . 𝑥 + 𝐶2 ቁ
6
𝐿²
→ 𝐶1 = 𝑒𝑡 𝐶2 = 0
8
𝐹𝐿3
D’où : 𝑦𝑐 = avec ∶
48𝐸𝐼
𝑏ℎ3
𝐼= 𝑏 = 5𝑚𝑚 et ℎ = 25𝑚𝑚 ainsi E = 205GPa
12
4. Partie pratique :
Partie 1 : Réactions et flexion au centre
d'une poutre sur appuis simples avec charge
variable :
Procédure :
Placez la poutre en acier de 25 x 5 x1 200 mm tel qu'illustré ci-
dessus avec une distance entre appuis de 1 000mm.
Fixez la poutre fermement au niveau des supports en
serrant avec la clé hexagonale les vis des mors.
Placez l'étrier avec un support de poids à mi-distance
entre les appuis.
Mettez en place le comparateur numérique de façon
que sa touche soit en contact avec la partie supérieure
de l’étrier.
Allumez les comparateurs numériques et faites leur
remise à zéro. Faite la mise à zéro l'interface HDA200.
Appuyez deux ou trois fois sur le centre de l'éprouvette
afin d’éliminer tous les frottements parasites et refaite la
mise à zéro des comparateurs et de l’interface.
Notez les valeurs mesurées des comparateurs
numériques ainsi que celles des cellules de forces dans la
première ligne du tableau ci-dessous correspondant à
une charge nulle
Augmentez la charge par incréments de 5 N jusqu’à un
une charge maximale de 30N en plaçant des masses
fendues sur le support de poids. Pour chaque charge,
notez les valeurs du comparateur central et des cellules
de force. Après chaque ajout de masse, vous pouvez
éliminer tout frottement en tapotant légèrement sur le
châssis de montage
Recommencez cette procédure pour des portées de
800mm et 600mm. Eteignez les comparateurs à la fin
des mesures
Les résultats mesurés :
Charge Réaction du support, N Flexion au centre, mm
Appliquée Gauche Droite Somme des Mesurée Théorique
(N) réactions
0 4,9 4,9 9,8 0
-2.85
5 2,2 2,2 4,4 0.078
-0.56
10 -0,2 -0,3 -0,5 0.156
1.42
15 -2,8 -2,7 -5,5 0.234
3.38
20 -5,8 -5,1 -10,9 0.312
5.38
25 -7,8 -7,8 -15,6 0.39
7.31
30 -10 -9,6 -19,6 0.468
8.67
Tableau 1 : Réactions aux appuis et flexion au centre pour une portée
de 1 000 mm
Charge Réaction du support, N Flexion au centre, mm
Appliquée Gauche Droite Somme des Mesurée Théorique
(N) réactions
0 4,2 4,3 8,5 0
-4.25
5 2,8 1,8 4,6 0.062
-3.28
10 0,3 -0,7 -0,4 0.125
-2.31
15 -2 -3,3 -5,3 0.19
-1.35
20 -4,4 -4,1 -8,5 0.25
-0.39
25 -6,8 -8,7 -15,5 0.312
0.58
30 -9,3 -11,8 -21,1 0.375
1.6
Tableau 2 : Réactions aux appuis et flexion au centre pour une portée
de 800 mm
Charge Réaction du support, N Flexion au centre, mm
Appliquée Gauche Droite Somme des Mesurée Théorique
(N) réactions
0 5,1 5 10,1 -0.03 0
5 2,4 2,3 4,7 0.41 0.05
10 0,1 0,4 0,5 0.83 0.093
15 -2,5 -2,4 -4,9 1.26 0.140
20 -5 -5 -10 1.7 0.187
25 -7,6 -7,4 -15 2.12 0.234
30 -10,1 -9,8 -19,9 0.280
2.52
Tableau 3 : Réactions aux appuis et flexion au centre pour une portée
de 600 mm
Partie 2 : réactions et flexion pour une
charge excentrée sur une poutre sur appuis
simples :
Procédure :
Placez la poutre en acier de 25 x 5 x1 200 mm tel
qu'illustré ci-dessus avec une distance entre appuis de 1
000mm.
Fixez la poutre fermement au niveau des supports en
serrant avec la clé hexagonale les vis des mors.
Placez l'étrier avec un support de poids à mi-distance
entre les appuis.
Mettez en place le comparateur numérique de façon
que sa touche soit en contact avec la partie supérieure
de l’étrier.
Allumez les comparateurs numériques et faites leur
remise à zéro. Faite la mise à zéro l'interface HDA200.
Appuyez deux ou trois fois sur le centre de l'éprouvette
afin d’éliminer tous les frottements parasites et refaite la
mise à zéro des comparateurs et de l’interface.
Notez les valeurs mesurées des comparateurs
numériques ainsi que celles des cellules de forces dans la
première ligne du tableau ci-dessous correspondant à
une charge nulle
Augmentez la charge par incréments de 10 N jusqu’à un
une charge maximale de 40N en plaçant des masses
fendues sur le support de poids. Pour chaque charge,
notez les valeurs du comparateur central et des cellules
de force.
Après chaque ajout de masse, vous pouvez éliminer tout
frottement en tapotant légèrement sur le châssis de
montage
Recommencez cette procédure pour une charge placée à
250 mm du support de gauche.
Eteignez les comparateurs à la fin des mesures
Charge Réaction du support, N Flexion au centre,
Appliquée mm
(N) Gauche Droite Somme des Mesurée Théorique
réactions
0 0
4,3 6,4 10,7 2.72
10 0.05
2,2 2,6 4,8 5.75
20 0.10
-8,9 -0,8 -9,7 9.01
30 0.15
-15,1 -4,2 -19,3 11.34
40 0.20
-22,3 -7 -29,3 12.54
Tableau 4 : Réactions et flexion avec charge excentrée à 330mm du
support de gauche
Charge Réaction du support, N Flexion au centre,
Appliquée mm
(N) Gauche Droite Somme des Mesurée Théorique
réactions
0 0
4,1 6,3 10,4 -0.02
10 0.04
-3,3 4,2 0,9 2.11
20 0.08
-10,9 2,2 -8,7 4.3
30 0.12
-18 -1 -19 6.36
40 0.16
-26 -3,1 -29,1 5.38
Tableau 5 : Réactions et flexion avec charge excentrée à 250mm du
support de gauche
Partie 3 : charge répartie sur une poutre sur
appuis simples:
Placer la poutre en acier de 25 5 1200 mm tel qu’illustré
ci-dessus avec une distance entre appuis de 800mm et
un porte-à-faux d’environ 300mm à droite
Fixez la poutre fermement au niveau des supports en
serrant avec la clé hexagonale les vis mors
Mettez en place un étrier (sans support de poids) à mi-
distance entre les appuis, puis installez un comparateur
numérique de façon que sa touche soit en contact avec
la partie supérieure de l’étrier
Mettez en place un second étrier (sans support de poids)
sur la partie en porte-à-faux à 200 mm de l’appui de
droite, puis installez un second comparateur numérique
de façon que sa touche soit en contact avec la partie
supérieure de l’étrier.
Allumez les comparateurs numériques et faites leur
remise à zéro. Faite la mise à zéro l'interface HDA200.
Appuyez deux ou trois fois sur le centre de l'éprouvette
afin d’éliminer tous les frottements parasites et refaite la
mise à zéro des comparateurs et de l’interface.
Notez les valeurs mesurées des comparateurs
numériques ainsi que celles des cellules de forces dans la
première ligne du tableau ci-dessous correspondant à
une charge nulle
Prenez huit masses de 2N et les placez tous les 100 mm
entre les appuis en positionnant fente vers le bas, la
première et la dernière des masses étant positionnée à
50 mm des appuis. Vous avez ainsi appliqué une charge
répartie de 2N/100mm. Après l’ajout des masses, vous
pouvez éliminer tout frottement parasite en tapotant
légèrement sur le châssis de montage
Notez les valeurs mesurées par les deux comparateurs
numériques
Recommencez cette procédure pour une charge répartie
de 5N/mm en plaçant des masses de 5N à la place des
masses de 2N
Eteignez les comparateurs à la fin des mesures
A mi-distance Sur le porte-à-faux
Charge
(N/mm)
Flexion (mm) Théorique Flexion (mm) Rotation (rad)
(mm)
0 0 0 0 0
0.02 1.94 - 0.8 -1.5 0.62
Tableau 6 : Charge répartie sur une poutre sur appuis simples
TP4 : Etude de poutres
continues et hyperstatiques :
1. Introduction :
Ce manuel nous informe sur le module de TecQuipment
d’étude de poutres continues et hyperstatiques STR13 pour sa
mise en place et son utilisation. Notamment, il démontre de
façon claire les principes sur les poutres. Ainsi, ce manuel est
considéré comme un support pratique pour nos études,
puisqu’il permet de vérifier l’équilibre statique, les propriétés
des poutres, la flexion de poutres. Ils peuvent aussi approfondir
en étudiant des cas de poutres continues, hyperstatiques, des
cantilevers et ceci pour différents types d’appuis.
2. Description:
Figure 1 : Module d’étude des poutres continues et
hyperstatiques
Sur la figure 1, on observe une présentation du module d’étude de
poutres continues et hyperstatiques. Ce module se compose d’un
panneau support avec un comparateur numérique amovible afin de
mesurer la flexion de la poutre en tout point. Ainsi qu’on à l’extrémité
de la poutre, on a un système pour la mesure du moment
d’encastrement. Les trois supports avec cellule de charge intégrée
permettent la mesure des réactions verticales de la poutre aux appuis,
deux d’eux ont un appui flexible, puisque la hauteur du couteau est
variable en fonction de la charge. Alors que, le troisième support
possède soit un appui fixe à couteau, soit un mors permettant de
simuler un encastrement de la poutre.
Figure 2 : Module d’étude des poutres continues et hyperstatiques
placé sur le châssis STR1 et connecté à l’afficheur numérique STR1a
3. Objectifs :
Vérifier l’équilibre statique, les propriétés des poutres, la
flexion des poutres.
Etudier les cas de poutres continues et hyperstatiques.
4. Expérience 1a: Réactions pour une
poutre sur appuis simples :
Lors de cette expérience, on doit vérifier l’équation basique
d’équilibre d’une poutre sur deux appuis simples
𝑹𝑨 + 𝑹𝑩 = 𝑾 et le principe des moments afin de déterminer
les réactions aux appuis. Avec :
W : Charge appliquée sur la poutre en N
𝑹𝑨 : Réaction à l’appui A en N
𝑹𝑩 : Réaction à l’appui B en N
Figure 3 : Poutre sur appuis simples
Pour cette expérience, nous avez besoin du matériel suivant :
Figure 4 : Montage expérimental
Le panneau arrière du module installé sur le châssis
STR1.
Les deux supports avec cellule de charge permettant un
appui souple ou rigide et leurs vis de fixation.
L’afficheur numérique des forces STR1A.
La poutre épaisse dite ‘rigide’, la poutre mince dite
‘flexible’.
Un jeu de poids avec les crochets et les supports à
couteau.
On passe maintenant à réaliser le montage de la figure 4. On
prend les deux supports à cellule de charge dont l’appui est
réglable, on place le premier à la position 550 mm de l’échelle
inscrite sur le panneau support du module, et le second en
sens inverse à la position 150 mm de l’échelle. Ensuite, on fixe
les deux supports avec les vis moletées et les écrous
amovibles placés dans la rainure du châssis. Puis, on place la
poutre rigide sur les deux couteaux des supports avec la
même distance dépassant des deux extrémités et on règle les
couteaux à leur course maximum.
Après avoir raccorder le support de gauche à l’entrée 1 de
l’afficheur numérique STR1A et celui de droite à l’entrée 2,
avec la poutre en position, on fait le zéro pour les deux
cellules de charge avec les boutons placés en face avant des
deux supports. On fait glisser maintenant le couteau sur la
poutre à 40 mm de l’appui gauche tout en appliquant une
masse de 490g, et puisque le crochet de poids du support à
couteau possède une masse d’environ 10g, ce qui fait une
masse totale de 500g. On note les valeurs de chaque cellule
de charge dans le tableau 1, tout en déplaçant la charge à une
distance de 80 mm de l’appui gauche et on note les valeurs à
fur et à mesure. On refait les mêmes mesures en continuant
de déplacer la charge sur la poutre par incrément de 40 mm
pour compléter le tableau. Et on obtient :
Distance A (mm) Charge W 𝑹𝑨 (N) 𝑹𝑩 (N) 𝑹𝑨 + 𝑹𝑩
(N) (𝐍)
40 4.9 4.87 0.59 4.28
90 4.9 3.18 1.55 4.73
120 4.9 2.62 1.61 4.23
160 4.9 2.39 1.83 4.22
200 4.9 2.34 2.05 4.39
240 4.9 2.27 2.22 4.49
280 4.9 1.81 2.71 4.52
320 4.9 1.9 2.75 4.65
360 4.9 1.73 3.16 4.89
Tableau 1 : Résultats pour l’expérience 1
Maintenant, en utilisant les principes de l’équilibre statique et
des moments, on détermine les valeurs théoriques des
réactions aux appuis RA et RB. Tout en notant les valeurs dans
le tableau 2.
En utilisant le PFS, on obtient :
/𝑦Ԧ: 𝑹𝑨 + 𝑹𝑩 − 𝑾=0
/𝑧Ԧ: 𝑳 . 𝑹𝑩 − 𝑨 . 𝑾=0
𝑨
Alors : 𝑹𝑩 = 𝑳 𝑾
𝑨 𝑨
D’ou : 𝑹𝑨 = 𝑾 − 𝑹𝑩 = 𝑾 − 𝑳 𝑾 = 𝑾(𝟏 − 𝑳 )
Distance A (mm) Charge W 𝑹𝑨 (N) 𝑹𝑩 (N) 𝑹𝑨 + 𝑹𝑩
(N) (𝐍)
40 4.9 4.41 0.49 4.9
90 4.9 3.79 1.1025 4.8925
120 4.9 3.43 1.47 4.9
160 4.9 2.49 1.96 4.45
200 4.9 2.45 2.45 4.9
240 4.9 1.96 2.94 4.9
280 4.9 1.47 3.43 4.9
320 4.9 0.98 3.92 4.9
360 4.9 0.49 4.41 4.9
Tableau 2 : Résultats théoriques
La courbe de la réaction aux appuis RA en fonction
de la position de la charge sur la poutre :
RA (N)
6
0
40 90 120 160 200 240 280 320 360
A(mm)
La courbe de la réaction aux appuis RB en fonction
de la position de la charge sur la poutre :
RB (N)
3.5
2.5
1.5
0.5
0
40 90 120 160 200 240 280 320 360
A(mm)
La courbe de la réaction aux appuis RA en fonction
de la position de la charge sur la poutre et la
courbe des valeurs théoriques dans le même
graphique :
RA (N)
10
9
8
7
6
5 RA theorique
4 RA pratique
3
2
1
0
40 90 120 160 200 240 280 320 360
A(mm)
La courbe de la réaction aux appuis RB en fonction
de la position de la charge sur la poutre et la
courbe des valeurs théoriques dans le même
graphique :
RB (N)
5
4.5
4
3.5
3
2.5
RB pratique
2
1.5 RB theorique
1
0.5
0
40 90 120 160 200 240 280 320 360
A(mm)
Commentaire sur les graphiques :
D’après les résultats, on constate que les valeurs
théoriques sont proches de celle mesurées par
l’expérience. Ainsi qu’on peut estimer que les
courbes des valeurs théoriques sont un peu près
linéaires tout comme les courbes des valeurs
mesurées.
5. Expérience 1b : Flexion d’une poutre sur
appuis simples :
Lors de cette expérience, on doit vous allez établir la relation
entre la charge et la flexion d’une poutre et entre la longueur
de la poutre et sa flexion.
Figure 4 : Poutre en flexion sur appuis simples
Figure 5 : - Montage pour l’expérience 1b
Pour cette expérience, nous allons tout d’abord mesurer la
section de la poutre mince dite ‘flexible’, puis calculer son
moment d’inertie. On garde en place les éléments de
l’expérience 1a, mais nous allons déconnecter les supports
des cellules de charge et retirer l’afficheur numérique STR1a.
Déplaçons ensuite les appuis de façon à ce que la distance
entre les couteaux des deux appuis soit égale à 300 mm. On
place la poutre mince sur les deux couteaux tout en la
centrant. On va faire glisser le comparateur numérique de
façon à le positionner au centre de la poutre, à 150 mm de
chacun des appuis et le bloquer dans cette position à l’arrière.
On place après un support à couteau au centre de la poutre et
une masse de 100g sur ce support. On note les valeurs de la
flexion de la poutre mesurées par le comparateur dans le
tableau ci-dessous, tout en augmentant la masse par
incrément de 100g.
Masse (g) Charge (N) Flèche mesurée
(mm)
0 0 0
100 0.98 0.55
200 1.96 1.14
300 2.94 1.73
400 3.92 2.31
500 4.9 2.9
Maintenant, on retirer la charge et augmente la portée de la
poutre en la passant à 400 mm. On recentrer le comparateur
numérique et refaire le zéro. Puis, on applique une masse de
400g au centre de la poutre et on note la valeur de la flèche
dans le tableau suivant. Après, on retire la masse et réduit la
portée à 350 mm. Ainsi de suite, jusqu’à diminuer la portée
par incrément de 50 mm jusqu’à 200 mm.
Portée entre appui L 𝑳𝟑 Flèche mesurée
(mm)
400 64 x 106 5.8
350 42,875 x 106 2.98
300 27 x 106 1.62
250 15,625 x 106 0.39
200 8x 106 -0.06
La courbe représentative de la charge en fonction
du cube de la portée :
W(N)
6
5
4
3
2
1
0
64 42.875 27 16.625 8
L^3(nm^3)
Trouvons maintenant les valeurs théoriques de la flèche
mesurée, représentées dans le tableau suivant.
𝑾 𝑳𝟑
On a: ∆= 𝟒𝟖 𝑬 𝑰
Ainsi que : 𝐸𝑎𝑙𝑢𝑚𝑖𝑛𝑖𝑢𝑚 = 69 𝐺𝑃𝑎
Charge (N) 𝑳𝟑 (𝒎𝒎) Flèche théorique
0.98 64 x 106 1.578
1.96 42,875 x 106 1.9972
2.94 27 x 106 2.082
3.92 15,625 x 106 2.2411
4.9 8x 106 2.7863
Tableau : Résultats théoriques
La courbe représentative de la charge en fonction
du cube de la portée superposée avec le graphe
des valeurs théoriques :
6
3 flèche mesurée (mm)
flèche th (mm)
2
0
0.55 1.14 1.73 2.31 2.9
Commentaire sur les graphiques :
D’après les résultats obtenus, on remarque que les
valeurs théoriques sont proches de celle mesurées par
l’expérience. Ainsi qu’on constate que la courbe de
charge en fonction du cube de la portée et celle de la
charge en fonction des flèches mesurées et calculées
sont linéaires.
Pour conclure, notre séance du TP nous a été bien
bénéfique, on a compris la notion de la torsion et
flexion, flambement et ainsi que le système de treillis,
nous avons pu s’impliquer avec le matériel, et nous a
rapprochés de ce qu’on a étudié théoriquement et
nous a permis d’élargir nos connaissances en vue de
pratique sur la flexion et le flambage , ainsi à la fin du
TP on a pu réaliser les objectifs posés au début et
mieux concrétiser les choses abstraites c’est-à-dire tout
ce qui est théorie.