Guide Touristique
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Stéphanie Pryen
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Guide touristique
Enjeux interculturels d’un métier de rencontres
Stéphanie Pryen
Université de Lille III, CLERSÉ/IFRÉSI-CNRS, GRACC
RÉSUMÉ
À partir d’un travail d’observation participante, lors d’une formation en France destinée à une vingtaine de guides touristiques
étrangers, nous interrogeons ici leurs manières de rendre compte de leur métier et de ce qu’il leur apporte. Ces guides disent
combien la rencontre interculturelle peut contribuer à relativiser les différences pour envisager un monde commun. Ce
travail permet ainsi de déconstruire en partie l’image prégnante du tourisme prédateur, sans voiler pour autant le caractère
construit de l’« authenticité ».
Mots-clés : Tourisme culturel et ethnique. Rencontre interculturelle. Altérité. Guides touristiques.
Stéphanie Pryen
Centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques
Université de Lille III
Groupe de recherche sur les actions et les croyances collectives
Institut fédératif de recherches sur les économies et les sociétés industrielles/CNRS
2, rue des Canonniers
59800 Lille
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• Dans la vie du groupe de guides étrangers Mali : quatre jeunes hommes interviewés parmi les
Cet article se fonde sur un travail de recherche portant neuf présents : Moïse, 26 ans, cuisinier puis guide durant
sur les guides de randonnée étrangers, accompagnant six années, depuis un an gère les circuits. Apileme, une
par la marche des groupes français dans la découverte trentaine d’années, animateur de développement local
d’un paysage, d’une culture, et d’une expérimentation pour le TO. Amono, 29 ans, guide depuis quatre ans.
identitaire spécifique. J’ai pu participer durant dix jours Niamanou, 24 ans, guide depuis 2004.
à une formation organisée dans un petit village pyré- Maroc : Hassan, berbère, 27 ans, muletier, puis cuisi-
néen, Arrens-Marsous, par un tour-opérateur 2 (TO) nier, avant d’être guide. Mohamed, berbère, 32 ans,
pour une vingtaine de guides travaillant avec lui dans guide depuis quatre ans.
différents pays (Algérie, Guinée Conakry, Mali, Maroc, Mauritanie : tous les Mauritaniens présents dans les
Mauritanie, Mongolie, Népal). Présente à toutes les Pyrénées travaillent pour la Somasert, Société maurita-
activités de formation (théoriques, échanges d’expérien- nienne de service et de tourisme. Trois hommes inter-
ces, secourisme) ou de convivialité (vie collective en viewés parmi les neuf présents : Mahmoud, 32 ans,
gîte, soirées et repas « ethniques » préparés par les gui- guide depuis 1998, chef de produit depuis peu. Moha-
des), l’observation participante aux différentes dimen- med Hassan, 40 ans, guide depuis 1998. Moïchine, une
sions de la vie du groupe a pu ainsi compléter les quinze trentaine d’années, guide depuis 1999.
entretiens réalisés durant des moments laissés libres. Mongolie : Meg, femme de 30 ans (la seule parmi les
Quelques atouts ont sans doute joué en ma faveur : guides), responsable d’agence depuis deux ans, guide à
ne pas avoir partie liée avec le TO ; avoir été touriste au partir de l’âge de 20 ans.
Maroc, au Ladakh (proche du Népal) et au Mali (« Tu Népal : Krishna, homme de 35 ans, guide depuis douze
sais bien, comment c’est, à Yendouma, tu es venue, tu ans. Pradip, homme de 28 ans, guide depuis dix ans.
connais ») ; être une femme dans un milieu quasi exclu- Nous déroulerons notre analyse du matériau ainsi
sivement masculin. J’ai été chargée, pour des raisons de recueilli en quatre temps 3, cherchant tout d’abord à saisir
commodité, de conduire l’un des minicars de neuf pla- comment les guides rencontrés sont entrés dans le
ces, ce qui n’a pas été sans me procurer un statut spé- métier. Nous nous arrêterons ensuite sur leur rapport
cifique : la sociologue-touriste à ses heures guidait les au territoire. Le troisième temps nous permettra de
professionnels du tourisme ; une femme conduisait huit décliner quelques-unes des dimensions de leur rôle,
pour enfin interroger les apports de ce métier de leur
hommes ; une locale blanche emmenait huit étrangers point de vue.
aux tenues traditionnelles dans les villages et les mon-
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développement touristique, premiers guides de leur pays. C’est en effectuant ce détour que Mahmoud a pu
pays (comme en Mauritanie ou en Mongolie), au apprendre à aimer son paysage quotidien, qu’il n’avait
contact des chameliers ou des cuisiniers connaissant le même jamais eu l’idée de « regarder ». Le goût ne serait
terrain. donc pas nécessairement le dégoût du goût des autres
Selon les pays, les contextes d’emploi et les disposi- [Bourdieu, 1979] ; il pourrait se construire et s’éprou-
tions légales diffèrent. En Mauritanie, les compétences ver comme une découverte même tardive par l’appren-
linguistiques semblent privilégiées dans un pays arabi- tissage au contact d’autrui, l’autre permettant de sortir
sant, ce qui peut expliquer en partie que tous les guides de soi, permettant de déconstruire le regard ordinaire
mauritaniens interviewés soient diplômés (niveau maî- et quotidien ; permettant semble-t-il de véritables
trise). Au Mali, des liens privilégiés ont été construits transformations identitaires. « Mais maintenant, on voit la
avec un village particulier, Yendouma. Cela a sans doute dune d’un autre œil. C’est juste un exemple, mais mainte-
des conséquences sur les relations avec les villages envi- nant on prend goût quoi. Même nous qui étions toujours
ronnants du fait des réseaux d’emploi ainsi créés, passés à côté sans faire attention, on apprécie les paysages, on
excluant donc d’autres réseaux des territoires voisins, prend des fois des photos [rires] ; ça n’avait jamais été le cas.
même si les effets du tourisme sont censés rejaillir sur J’apprécie mon village, l’oasis. Je l’apprécie beaucoup mainte-
toute la population locale. Il faut souligner que de nant. […] il faut voir ça avec les touristes, avec quelqu’un
manière générale les situations sociales de ces guides, si qui n’a pas les mêmes notions, pour pouvoir l’admirer
elles sont sans doute parmi les plus privilégiées du fait différemment. »
d’une certaine fidélisation à un TO, restent précaires, Marcel Mauss nous a appris combien les rapports au
saisonnières et soumises aux aléas, sans assurances socia- corps ne sont pas « naturels ». Alors que la marche
les. La maladie et l’accident peuvent bouleverser de apparaît pour le touriste comme consubstantielle aux
manière cruciale les trajectoires, et pèsent sur leur rap- paysages traversés et naturellement pratiquée par les
port à l’avenir. habitants du pays, elle a pourtant été un obstacle en
début de carrière pour certains des guides rencontrés.
Et s’ils finissent par apprendre, la marche peut toutefois
■ Relation enchantée rester pour eux quelque chose de difficile, et de peu
au territoire coconstruite plaisant (sensation assez fortement perçue chez les
Mauritaniens). D’autres, comme les deux Népalais, ont
appris à prendre grand plaisir à cette manière d’aborder
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1. Un temps de formation au
secourisme, par les sapeurs-
pompiers d’Arrens-Marsous,
dans leurs locaux (photo de
l’auteur).
de leur région, en l’incitant à poursuivre ses études, pour marché élargi d’échanges de biens et dans des échanges
lui ouvrir un éventail plus large d’opportunités. de solidarité plus étendus. Tous soulignent que c’est
Autre point éducatif que nous avons entendu de l’emploi local qu’il s’agit de développer, pour éviter
manière récurrente : les guides veulent travailler à éviter l’exode qu’eux-mêmes (les Dogons surtout ; les Népalais
que les habitants (surtout les enfants) ne prennent l’habi- également) n’auraient pas aimé vivre (ou ont vécu à un
tude de « quémander » et s’inscrivent ainsi dans une logi- moment donné de leur histoire, comme Apileme). Et
que de passivité. Cela se joue à la jonction de l’éducation tous soulignent que le tourisme doit être encadré pour faire
du touriste et de l’éducation des jeunes enfants. Aux profiter les populations locales de ses bénéfices : dans
touristes, il s’agit de leur permettre de faire le don qui l’idéal, bien sûr, il faut que le tourisme profite à tous.
sans doute les aide à justifier leur présence au cœur des Le métier de guide permet en outre des apprentissages
villages ; mais en cadrant ce don (donner aux écoles, inattendus. Les touristes ont parfois des attentes en fonc-
aux dispensaires ; aux actions de développement local). tion de ce qu’ils imaginent être les traditions locales :
Les touristes doivent être éduqués à respecter les tradi- dans le désert, les veillées s’organiseraient par exemple
tions locales ; c’est le rôle du guide que de les rappeler à autour des conteurs. Les guides mauritaniens ont
l’ordre si nécessaire. Jean-Didier Urbain [2005] faisait le répondu à ces attentes, réinventant ainsi la tradition.
constat d’un certain mouvement d’alphabétisation du Certains se sont alors formés aux contes, alors même
touriste : ce dernier serait en demande de recommanda- que cette pratique leur était étrangère (en en faisant
tions, d’informations relatives aux territoires traversés et parfois une dimension de leur métier, certains sont invi-
aux cultures rencontrées. Sans doute que ce processus tés aujourd’hui à faire des « tournées » dans des festivals
d’alphabétisation est plus clairement à l’œuvre dans ces en France). Ce faisant, ils participent avec les touristes
niches économiques d’un tourisme encore marginal à la coconstruction de l’authenticité 5. D’autres guides,
prônant des valeurs et des pratiques d’équité et de déve- selon le même processus, se sont formés à la calligraphie.
loppement durable (participation à des projets de Des compétences, plus gestionnaires, peuvent être
développement ; passage dans des campements commu- acquises au cours de l’exercice du métier, conduisant
nautaires ; accent mis sur l’emploi local ; fiches techniques alors parfois à des évolutions de carrière (chef de produit
insistant sur le respect de la culture d’accueil et sur le respect touristique, gestion d’une agence, organisation de trans-
de l’environnement). Les guides, de leur côté, cherchent ports). La relation aux touristes, à qui il faut commenter
à développer cette éthique dans leur métier, indépendam- le voyage, permet également d’apprendre et d’améliorer
ment voire contre leur employeur : Hassan comme Cellou l’expression française.
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plus loin », selon la jolie expression de Hassan, et, tou- Meg détaille avec précision en quoi c’est l’activité
jours selon lui, « de faire éloigner ma connaissance ». Il per- elle-même qui conduit au décentrement – ce qui fait à
met de s’ouvrir à d’autres manières de penser, à d’autres la fois l’intérêt, mais aussi la difficulté du métier : « Ça
manières de faire. Le « territoire » de pensée et d’action permet aux gens qui exercent le métier de guide de revoir sa
du guide est selon lui plus étendu que le territoire associé culture. D’apprendre, de prendre, je sais pas comment dire,
aux métiers traditionnels : « Je serais agriculteur, première- d’apprendre la capacité de voir sa culture différemment.
ment, peut-être que je peux pas contacter les clients, je peux C’est pas toujours évident de pouvoir expliquer sa culture,
pas contacter les Français, qu’ils me racontent ce qui se passe parce que pour toi c’est quelque chose qui existait depuis tou-
sur la France ou ce qui se passe sur les pays européens. Donc jours, faut que tu saches expliquer. […] Donc quelque part,
peut-être je peux pas émettre l’idée de partir du Maroc vers un c’est une relecture, de ta vie, de ton histoire, de ton
autre pays. Donc ça c’est… je peux pas le mettre dans ma pays. Donc c’est un métier très difficile. »
tête, avec les moyens que j’ai, je peux pas penser loin. Donc Sans doute peut-on rapprocher cette conscience fine
voilà, y’a un territoire. Chaque métier a un territoire. de ce mouvement qui s’opère de ce que Northrop Frye,
Voilà, maintenant je travaille comme guide, j’aimerais bien cité par T. Todorov, nomme la transvaluation : « ce retour
voyager. » vers soi informé par le contact avec l’autre » [Todorov, 1986 :
19]. Il s’agit de l’importation des autres, plutôt que de
l’exportation de soi, et cela semble être ce que nous
• Une relecture de sa propre culture disent les guides. Sans doute ceux-ci participent-ils à ce
L’activité de guide permet d’ouvrir ses horizons, et que ce processus s’opère pour les touristes à qui ils pré-
pour certains de relire sa propre culture. Le jeune Dogon sentent leur propre culture, leur permettant, par le
conclut l’entretien sur ce que lui apporte le tourisme : voyage et la traduction, de tourner vers soi un regard
« Oui oui ! apprendre, ça a été très intéressant pour moi ! dans critique, n’impliquant pas la glorification de l’autre [id. :
le sens où tout ce qui a été validé par ma société, ou la société 21] mais un mouvement d’aller et retour entre soi et
malienne, c’était l’idéal. Après j’ai vu que non. Donc notre l’autre. T. Todorov se situe certes au niveau de ce qui
société fonctionne avec ses coutumes, avec ses mœurs. Donc y’a pourrait constituer un projet philosophique, ou politi-
des choses qui sont à prendre, et d’autres à laisser, dans notre que. Pour autant, même si c’est un idéal décalé des
coutume. Donc au profit de ce que l’autre nous enseigne. Donc pratiques, les guides témoignent de ce que le tourisme
tout ça, c’est des leçons que j’ai pu tirer du tourisme » culturel peut sans doute ouvrir comme pistes sur ce
(Niamanou). chemin.
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3. Le groupe rassemblé
devant l’espace muséogra-
phique, pour une photo qui
paraîtra dans la presse locale
(document de l’auteur).
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réponse au tourisme de masse, qui marquerait la fin du soi et les autres, et donc à l’intérieur de soi-même […] » [id. :
dialogue et le gel artificiel d’une ethnicité marchandisée, 129]. La frontière n’est pas seulement une séparation
réifiée, muséifiée [MacCannell, 1986 : 181-184]. Cette mais un lieu de passage dont le franchissement appelle
activité produisant une rencontre spécifique n’échappe la constitution d’un monde « à proprement parler inouï »
pas toujours au « piège de l’exotisme qui fige le différent dans [id. : 133, in Gotman, 2001 : 241]. Sans doute les inter-
l’étrange » [Anne Gotman citant les propos du critique actions concrètes produisent-elles moins nettement et
littéraire Kobayashi Hideo, 2001 : 143], qui réduit et moins heureusement ce monde « inouï », car les ajuste-
évacue l’altérité en la réduisant à un stéréotype. ments sont souvent complexes, les compromis instables
Mais la rencontre touristique ne peut pas se lire uni- et précaires avec les touristes, les difficultés (pourtant
quement avec une telle grille unidimensionnelle ; le routinières) sans cesse renouvelées pour chaque nouveau
guide nous dit aussi vivre une expérience identitaire plus groupe ; les résistances, les impasses, ou simplement la
complexe, et sans doute contribue-t-il à la faire vivre à fatigue, viennent brouiller les enjeux ; les cadres de la
son double, le touriste. Ces apprentissages identitaires
ne conduisent pas nécessairement au repli sur soi, mais rencontre organisée y sont plus ou moins favorables (rap-
peuvent intégrer l’acceptation de l’altérité, pour un ports inégalitaires creusés entre pays riches et pays pau-
retour réflexif et critique sur soi. « Le bon commerce avec vres, formes d’emploi plus ou moins précaires et
autrui, selon Ohji et Xifaras, est donc une capacité à se laisser instables, type d’organisation touristique et modalités de
questionner, altérer, déranger, voire déloger » [Gotman, 2001 : la visite…). Ces interrogations sur les cadres et les formes
241]. Les auteurs de l’ouvrage Éprouver l’universel [Ohji devraient sans doute être au cœur des réflexions des
et Xifaras, 1999] sont cités par Anne Gotman pour envi- politiques pour penser et accompagner le développe-
sager les conditions d’une véritable rencontre qui soit plus ment de cette activité. Quoi qu’il en soit, les guides ont
qu’un échange stéréotypant ; on retrouve sans doute témoigné que la rencontre touristique pouvait être une
quelque chose de l’idée de transvaluation : « Non pas rame- entrée féconde pour questionner le rapport à l’altérité
ner à soi, inclure, mais se partager soi-même, se scinder…, autrement que sur le mode de la séparation, de l’hosti-
“bouger” dit Kobayashi ; modifier le tracé des frontières entre lité, ou/et de la prédation. ■
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Paris, Payot. ble » : 206-224.
ABSTRACT
Tourist guide : an inter-cultural and ethnic relationships profession
Based on active observation during a training course organized in France for some twenty foreign tourist guides, this article
questions their ways of living and reporting their profession and what it brings them. These guides bring testimony of how intercultural
relationships can give access to relativism and to the experience of a common world. This work allows a partial deconstruction of
the strong idea of predatory tourism, without hiding the planned features of authenticity.
Keywords : Cultural and ethnic tourism. Inter-cultural relationships. Tourist guides.
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