Modélisation des inondations à Oued El Harrach
Modélisation des inondations à Oued El Harrach
MEMOIRE DE MASTER
Filière: Hydraulique
Présenté par :
Guellal Ilham
Attou Zaki
Thème
ملخص
قمنا بتقييم مخاطر الفيضانات من خالل محاكاة أحادية األبعاد النتشار الفيضانات، في مشروع نهاية الدراسة هذا
لنمذجةHEC RAS اعتمدنا على استخدام برنامج، للقيام بذلك.املتكررة من مستجمعات املياه في واد الحراش
بعد تصميم نموذج التضاريس الرقمية وإدخال.ومحاكاة السلوك الهيدروليكي للوادي أثناء الفيضانات املتبادلة
قمنا بمحاكاة الفيضانات املختلفة سيناريوهات باختيار التدفق، البيانات والظروف الهيدروليكية عند الحدود
ً وأظهرت املحاكاة أن الشكل الحالي للوادي لن يكون، الدائم أحادي البعد
قادرا على دعم الفيضانات املتكررة بشكل
. طبيعي
Résumé
Abstract
1
Introduction générale
Remercîments
Pour commencer nous remercions ALLAH, le tout puissant pour son
aide, sa miséricorde et pour le courage qu’il nous a attribué afin de
pouvoir réaliser Ce présent travail de fin d’étude Nous adressons
aussi nos remercîments a notre Encadreur HADDAD ALI qui s’est
donné à fond, qui était disponible et qui était fidele à tous les rendez-
vous pour l’élaboration de ce mémoire. Son aide, ses conseils, nous
ont facilité notre tache Nous saurons, par le présent travail, à
témoigner notre reconnaissance a l’équipe pédagogique du
département de science de l’eau et environnement, spécifiquement
monsieur BOUZERIA et monsieur KHELFI car vous nous avez aider
et nous encourager malgré vos occupations qui nous ont beaucoup
donné et appris dans ce domaine et au personnel administratif pour
son soutien, son guide et ses directives au cours de notre cursus
universitaire. Par ailleurs, nous remercions les membres du jury qui
auront à écouter, apprécier et juger ce travail.
Nous saisissons cette occasion à remercier, nos familles pour tous les
sacrifices réservés à nos études et leur succès Enfin, un remercîment
chaleureux pour nos amis qui partagent notre joie a chaque réussite.
2
Introduction générale
Dédicace
Je dédie ce modeste travail Spécialement à :
Ma chère mère MadameNemsi.S;
Et mon papa Monsieur Guellal Djilali
Pour leurs Sacrifices, leurs patiences, leurs Aide et leur soutien
Et me voir ainsi arriver à ce Que je suis devenu Aujourd’hui
Aucun hommage ne pourrait être à la hauteur de l'amour Dont ils ne cessent de
me combler.
A mon futur mariSAMI TOUFIQUEpour leurs conseils et leur
support dans les moments difficiles
.
A mes sœur ZAHRA, LOUBNAet AMINA ; a mon grand frères FETHI et
mon amour ADAM
A toute mes amis et mes collègues surtout mon binôme ATTO .Z et ma collègue Meriem et
ma chère amie BENFARES F/Z sa fille Omaima
-GUELLA ILHAM-
3
Introduction générale
Dédicace
Je dédie ce MEMOIRE à :
Aujourd’hui.
A mes sœurs
Samira, Amel, wafya
A ma binôme : GUELLAL ILHAM
4
Introduction générale
5
Introduction générale
II .1 Introduction ............................................................................................... 30
II. 2. Situation géographique............................................................................ 30
II.3 Cadre géologique........................................................................................ 31
II4.Climatologie ................................................................................................. 32
II4.1PRECIPITATIONS ...................................................................................... 32
II. 4.2 TEMPERATURE ...................................................................................... 34
II.4.4 EVAPOTRANSPIRATION (ETP) .............................................................. 35
II.4.5 VITESSE DU VENT ................................................................................... 35
II. 5.Hydrologie ................................................................................................. 35
II6. Végétation ................................................................................................... 36
II 7.Situation topographique ............................................................................ 37
I .8 Conclusion ................................................................................................... 37
Chapitre III : Etude HYDROLOGIQUE ....................................................... 39
III.1.introduction ............................................................................................... 39
III.2 Le bassin versant ...................................................................................... 39
III.2.1 DEFINITIONETDELIMITATIOND'UNBASSINVERSANT ........................... 39
III.2.2 COMPORTEMENT HYDROLOGIQUE ...................................................... 40
III.3 Caractéristiques morphologiques du bassin versant ............................ 40
III 3.1 LA SURFACE .......................................................................................... 40
III.3.2LE PERIMETRE ...................................................................................... 41
III3.3 INDICE DE COMPACITE DE GRAVELIUS ................................................ 41
III.3.4 RECTANGLE EQUIVALENT ................................................................... 42
II.3.5 TEMPS DE CONCENTRATION .................................................................. 43
III.3.6 VITESSE MOYENNE DE RUISSELLEMENT .............................................. 46
III. 4 Analyse des données pluviométriques ................................................... 47
III.4.1 PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES .................................................... 47
III.4.1 PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES .................................................... 48
III.4.2 L’ETUDE DES PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES.............................. 48
III.4.3AJUSTEMENT DES PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES ....................... 49
III.4.3.1 Choix de la loi d’ajustement ......................................................... 49
III.4.3.2 Ajustement de la série pluviométrique à la loi de GALTON ....... 49
III.4.3.3 Ajustement de la série pluviométrique à la loi de GUMBEL
(Méthode des moments) ............................................................................... 51
III.4.3.4 Comparaison entre les deux lois d’ajustement ............................ 52
6
Introduction générale
7
Introduction générale
FIGURE IIII.1.FENETRE REPRESENTE LES BARRES D’OUTILS DU LOGICIEL HEC RAS .................................. 60
FIGURE III.2.DEFINITION D'UNE SECTION DE COURS D'EAU DANS HEC-RAS ......................................... 61
FIGURE IIII .3. REPRESENTATION DES LIMITES DANS L’EQUATION D’ENERGIE....................................... 63
FIGURE IIII.4.METHODE DE SUBDIVISIONDUDEBITPARLE MODELE HEC-RAS ........................................ 64
8
Introduction générale
9
Introduction générale
10
Introduction générale
Introduction générale
11
Introduction générale
Introduction générale
Les inondations sont un phénomène naturel qui est souvent dû à de fortes précipitations et
peut résulter d'une augmentation du volume d'eau dans un cours d'eau, comme une rivière ou
un lac, et en conséquence une partie de l'eau dépasse ses limites naturelles.
La formation des crues est pratiquement assez récente, et des tentatives pour comprendre et
gérer les mécanismes d'action dans les plaines inondables sont faites depuis au moins six
mille ans. Les progrès récents dans la modélisation informatique des inondations ont permis
aux ingénieurs de s'éloigner de l'expérimentation et des tests d'une tendance « nœud ou
rupture » pour améliorer la conception des structures d'ingénierie. Divers modèles
mathématiques de crues ont été développés ces dernières années, des modèles D1 (mesure
des niveaux de crue dans un chenal), Les inondations sont par définition une catastrophe
naturelle qui peuvent générer des dégâts matériels et humains comme le cas dans notre pays
"Algérie " (bab el oued, Ghardaïa, Bechar)
Oued Harrach est situé entre la wilaya de Blida et celle d’Alger. Des inondation historiques
ont eu lieu dans la ville d’El Harrach suite au débordement des rives de Oued l’Harrach qui
s’étend sur une distance de plus de 40km.
L’objectif de notre travail sera l'identification des zones inondables en Appliquant le Logiciel
HEC RAS.
12
Chapitre 01
Généralités Sur Les Inondations
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
I.1 Introduction
La plupart des inondations se produisent lorsque le volume d'eau d'une rivière ou d'un cours d'eau
dépasse la capacité du lit ; Selon le cours d’eau, elle peut être : fréquente ou rare ; rapide ou lente ;
plus ou moins abondante et régulière, est un phénomène exceptionnel pouvant survenir à tout
moment.
De nombreux facteurs influent sur le débit d'une rivière, et donc sur les risques d'inondation. Parmi
les plus importants, mentionnons la quantité et le type de précipitations, la nature et l'état du bassin
versant, ainsi que le climat.
On estime que les inondations sont la catastrophe naturelle la plus meurtrière de la planète. Au
cours du XXe siècle, on considère que 3,2 millions de personnes ont perdu la vie à la suite
d'inondations, ce qui représente plus de la moitié des victimes de catastrophes naturelles au cours
de la même période.
I.2Quelques définitions
L'aléa : L'aléa est un phénomène résultant de facteurs ou de processus qui échappent, au
moins en partie, au contrôle humain : inondation, cyclone, glissement de terrain, éruption
volcanique, séisme, tsunami.(1)
Enjeux Ensemble de biens exposés pouvant être affectés par un phénomène naturel.
Risque majeur : Deux critères caractérisent le risque majeur : une faible fréquence :
l'homme et la société peuvent être d'autant plus enclins à l'ignorer que les catastrophes sont
peu fréquentes ; une énorme gravité ; nombreuses victimes, dommages importants aux
biens et à l'environnement.
la vulnérabilité : exprime le niveau d'effet prévisible d'un phénomène naturel (un aléa) sur
des enjeux (les sociétés humaines et leurs activités)
14
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
infrastructures, aux habitations et aux cultures, ainsi qu'à l'environnement naturel. Les mesures de
prévention et d'atténuation des inondations comprennent la construction de digues et de barrages,
l'aménagement du territoire pour éviter les zones à risque et la mise en place d'un système d'alerte
précoce pour permettre une évacuation rapide en cas de besoin
Les inondations par ruissellement rural se produisent lorsque les précipitations tombent sur des
terres agricoles ou des zones rurales et ne peuvent pas être absorbées par le sol. L'eau s'accumule
alors sur la surface du sol et peut causer des inondations dans les zones environnantes, y compris
les routes, les maisons et les bâtiments. Ces inondations peuvent être causées par des pluies
intenses, une fonte rapide de la neige ou une saturation du sol. Les inondations par ruissellement
rural peuvent avoir un impact important sur l'agriculture, l'environnement et la sécurité publique.
15
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
Les inondations par ruissellement urbain sont des inondations qui se produisent lorsque l'eau
de pluie ne peut pas être absorbée par le sol et s'accumule sur les surfaces imperméables
telles que les routes, les trottoirs, les parkings et les toits. Cette eau de ruissellement peut
alors causer des inondations dans les zones urbaines, entraînant des dommages matériels et
des perturbations pour les habitants. Les causes de ces inondations peuvent inclure une
infrastructure de drainage insuffisante ou mal conçue, une urbanisation rapide et une
augmentation du volume d'eau de pluie en raison du changement climatique.
Les inondations par remontée de nappe sont des phénomènes hydrologiques qui se produisent
lorsque la nappe phréatique, qui est la couche d'eau souterraine située sous la surface du sol, atteint
ou dépasse le niveau du sol. Cela peut se produire en raison de fortes précipitations, d'une
augmentation de l'irrigation ou d'une diminution de l'évapotranspiration. Les zones les plus
vulnérables aux inondations par remontée de nappe sont les zones basses et plates où la nappe
phréatique est proche de la surface du sol. Ces inondations peuvent causer des dommages
importants aux bâtiments, aux infrastructures et aux cultures
16
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
L'imperméabilisationdusolparlesaménagements(bâtiments,voiries,parkings,etc.)etparles pratiques
culturales limite l'infiltration des précipitations et accentue le ruissellement.
Cecioccasionnesouventlasaturationetlerefoulementduréseaud'assainissementdeseauxpluviales. Il
en résulte des écoulements plus ou moins importants et souvent rapides dans lesrues.
LesterritoiresfortementurbanisésduNorddudépartementdel’Essonnesontparticulièrementsensibles
à ce dernier type d’inondations.
17
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
I .4.1.La crue :
La crue correspond à l'augmentation de la quantité d'eau qui s'écoule dans la rivière (débit) etpeut
concerner l'ensemble du lit majeur de la rivière. L'importance de l'inondation dépend
detroisparamètres:lahauteurd'eau,lavitesseducourantetladuréedelacrue.
Cesparamètressontconditionnésparlesprécipitations,l'étatdubassinversantetlescaractéristiques du
cours d'eau (profondeur, largeur de la vallée, etc.). Ces
caractéristiquesnaturellespeuventêtreaggravées parlaprésenced'activitéshumaines
I .4.2.L'étiage :
C’est le niveau le plus bas atteint par un cours d'eau ou une rivière pendant une période de
sécheresse ou de faible débit. C'est donc le niveau minimum d'eau dans un cours d'eau, qui peut
varier en fonction des saisons et des conditions climatiques. L'étiage peut avoir des conséquences
sur l'environnement, notamment sur la qualité de l'eau et la survie des espèces aquatique
Figure I. 8. L'étiage
18
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
Le lit mineur : Le lit mineur est constitué par le lit ordinaire du cours d’eau, pour le débit
d’étiage ou pour les crues fréquentes (crues annuelles).
Le lit majeur : Le lit majeur comprend les zones basses situées de part et d’autre du lit
mineur, sur une distance qui va de quelques mètres à plusieurs kilomètres. Sa limite est
celle des crues exceptionnelles.
Le lit moyen : Sous certains climats, notamment méditerranéens, il peut être identifiée un
lit moyen Pour les crues de période de retour de 1 à 10 ans, l’inondation submerge les terres
bordant la rivière et s’étend dans le lit moyen. Il correspond à l’espace fluvial ordinairement
occupé par la ripisylve, sur lequel s’écoulent les crues moyennes.
• le ruissellement : qui correspond à la part de l’eau qui n’a pu s’infiltrer dans le sol. Il dépend de
la nature du sol, de son occupationde surface et de l’intensité de l’épisode pluvieux.
• le temps de concentration : qui est défini par la durée nécessairepour qu’une goutte d’eau
partant du point
• la propagation de l’onde de crue : qui est fonction de la structuredu lit et de la vallée alluviale,
notamment de la pente et des caractéristiques du champ d’inondation.
19
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
I.7 L'influencedesfacteursnaturels
Denombreuxparamètresinfluencentl'apparitiond'unecrue.Toutd'abordlaquantitéetsurtout la
répartition spatiale et temporelle des pluies, par rapport au bassin versant, sontdéterminantes. Il
peut s'agir de pluies répétées et prolongées de régime océanique (cellesaffectant par exemple les
grands bassins de la Loire ou de la Seine) ou d'averses intenses decourte durée, qui
touchentdepetitsbassinsversants.
La nature et l'occupation du sol dictent l'évaporation et la consommation d'eau par les
plantes.L'absorption d'eau par le sol, l'infiltration dans le sous-sol ou le ruissellement
influencentfortement le temps de concentration des eaux. Enfin, la topographie du lit, la pente et
la formedubassinversantjouentégalement.Ainsi,pourunemêmequantitédepluie,unecrueapparaîtra
ou non.
À ces paramètres s'ajoutent des facteurs naturels aggravants, comme la fonte des neiges ou
laformation et la rupture d'embâcles. Les matériaux flottants transportés par le courant peuventen
effet s'accumuler en amont des passages étroits. La rupture éventuelle de ces embâclesprovoque
une onde puissante et destructrice en aval. Concernant la fonte des neiges, il est rareen France
que des crues importantes soient provoquées uniquement par ce phénomène, mêmes'ildemeure
un facteur aggravant.
A. Le débit (Q) d'un cours d'eau en un point donné est le volume d'eau passant en ce
pointpendantuneunitédetemps;il s'exprime en m3/s ou en l/s.
B. Lebassinversant d'unerivièreestsonairegéographiqued'alimentationeneau
C. L'exutoireestlepointleplusenavalduréseauhydrographique,parlequelpassenttoutesleseauxd
e ruissellement drainéesparle bassinversant.
20
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
I.8 L'aléainondation
Quatreparamètresprincipauxsontnécessairespourqualifierl'aléainondation.
- les crues fréquentes: dont la période de retour est comprise entre un et deux ans.
- les crues moyennes: dont la période de retour est comprise entre dix et vingt ans.
- les crues exceptionnelles : dont la période de retour est de l’ordre de cent ans.
- la crue maximale vraisemblable : qui occupe l’intégralité du lit majeur.
Les événements les plus souvent représentés sur la carte d’aléa sont la crue décennale
(Q10) et la crue centennale (Q100). L’aléa de référence servant de base à l’élaboration
des documents réglementaires correspond à l’événement centennal ou au plus fort
événement connu, s’il présente une fréquence supérieure à cent ans.
Ce volume est communément appelé « transport solide ». Il s’agit de matériaux (argiles, limons,
sables, graviers, galets, blocs, etc.) se trouvant dans les cours d’eau, et dont le transport peut
s’effectuer soit par suspension dans l’eau, soit par déplacement sur le fond du lit, du fait des forces
liées au courant.
21
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
Ne comprend pas le transport des flottants (bois morts...). Chacun des trois derniers paramètres a
plus ou moins d’importance selon les caractéristiques morpho dynamiques de la rivière. Par
exemple, l’aléa inondation d’une rivière, dont la pente en long est faible (inférieure à 0,1 %) sera
surtout caractérisé par la hauteur et la durée de submersion. L’aléa inondation d’une rivière
torrentielle sera essentiellement caractérisé par une vitesse du courant élevé et un fort transport
solide
Un phénomène ayant une période de retour de cent ans (phénomène centennal) a une
chancesurcentde seproduireoud'êtredépasséchaqueannée. Celaestvérifiéà condition deconsidérer
une très longue période. Mais elle peut aussi, sur de courtes périodes (quelquesannées, parfois
une seule), se répéter plusieurs fois. Autrement dit, en vingt ans, un individu aunechance surcinq
devivrela crue centennale.
I.9 Lerisqueinondation
I.9.1 L'influencedesfacteursanthropiques
Les facteurs anthropiques constituent des facteurs aggravants et ont un rôle fondamental
danslaformation et l'augmentation des débits des cours d'eau.
22
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
L'urbanisationetl'implantationd'activitésdansleszonesinondables
Elles constituent la première cause d'aggravation du phénomène. En parallèle,
l'augmentationduniveaudevieetledéveloppementdesréseauxd'infrastructuresontaccrudansdesprop
ortionsnotableslavaleurglobaledesbiensetlafragilitédesactivitésexposées(vulnérabilité).
Ladiminutiondeschampsd'expansiondescrues
Consécutive à l'urbanisation et parfois aggravée par l'édification de digues ou de remblais, ellea
pour conséquence une réduction de l'effet naturel d'écrêtement des crues, bénéfique
auxsecteurshabitésenavaldescoursd'eau.
L'aménagementparfoishasardeuxdescoursd'eau :
Beaucoup de rivières ont été modifiées localement sans se soucier des conséquences en amontou
en aval. Ces aménagements (suppression de méandres, endiguement, etc.) peuvent
avoirpourconséquencespréjudiciablesl'accélération de cruesenavaletl'altérationdumilieunaturel.
L'utilisationoul'occupationdessolssurlespentesdesbassinsversants :
Le danger se traduit par le risque d'être emporté ou noyé. Lors des inondations du Sud-est
desdixdernièresannées,plusdutiersdesvictimesétaientdesautomobilistessurprisparlacrue.
L'interruption des communications peut gêner, voire empêcher l'intervention des secours.
Parailleurs, on estime que les dommages indirects (perte d'activité, chômage technique, etc.)
sontsouventplusimportantsquelesdommagesdirectsoccasionnésauxbiensmobiliersetimmobiliers.
I .9.3Lesatteintesàl'environnement
Lesdégâtsaumilieunaturelsontdusàl'érosion,auxdéplacementsdulitordinaire,auxdépôts de
matériaux, etc. Les phénomènes d'érosion, de charriage, de suspension de matériauxet
23
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
I .9 .4 Quelquesprécisions
L‘Algérie est l‘un des pays les plus confrontés aux phénomènes de crues et des inondations qui se
manifestent de façon catastrophiques telles que les inondations de Mars 1973 sur l‘Est Algérien, de
Janvier 1992 sur le centre Algérien, de Janvier 1999 sur l‘Ouest du Sahara Algérienne, d‘Octobre
2000 à Sidi Bel Abbes et de novembre 2001 sur la cote Algéroise (Inondation de Bab El Oued).
Ces événements sont imprévisibles dans le temps et dans l‘espace et ils constituent une
contrainte majeure pour le développement économique et social. (Oufella, 2003).
Les précipitations se caractérisent en Algérie par une très forte irrégularité tant interannuelle que
saisonnière entraînent ainsi des étiages extrêmement sévères des cours d‘eau et des fortes crues et
des inondations engendrant des dégâts humains et matériels considérables. La genèse des crues et
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Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
leurs impacts sur l‘environnement se varient d‘une région à une autre en fonction des conditions
géographiques, climatiques et d‘occupation des sols qui les caractérisent. (Merabet, 2006).
En secteur urbain, des orages intenses peuvent occasionner un très fort ruissellement en dehors
des lits des cours d'eau proprement dit, lorsque l'imperméabilisation des sols et la conception de
l'urbanisation et des réseaux d'assainissement font obstacle à l'écoulement normal des pluies
intenses. Ce fut le cas des inondations de Bâb El Oued du 10 novembre 2001, Des pluies
exceptionnelles et intenses, sur une étendue de 40 km2, de l’ordre de 214 mm pendant 24h, ont
causé 750 morts et 120 personnes disparues et plus de 10000 familles sinistrées. L’Algérie a
connu la plus terrible inondation de son histoire du 10 au 14 novembre 2001. Frappant
principalement Alger, cet événement météorologique extrême a fait 751victimes dont plus de
700 à Alger, et a occasionné des dégâts estimés à 300 millions USD. Le nombre de personnes
déplacées a été de 24 000 et plus de 2 700 habitations ont été sévèrement endommagées. Entre
40 000 et 50 000 personnes ont perdu leurs habitations et près de 109 routes ont été
endommagées. [5]
Des inondations plus isolées ou de grandes envergures ont également marqué le Sud du pays; c’est
ce qui s’est produit dans les régions d’Illizi, Adrar et Tamanrasset en Mars 2005, à Tindouf en
Février 2006, à Béchar en Octobre 2007 et 2008 et à Ghardaïa en Octobre 2008. Des averses
torrentielles et brèves engendrent une concentration des eaux ruisselées dans les lits d’oueds et
torrents, le plus souvent à sec, et peuvent provoquer des débordements particulièrement
destructeurs. A titre d’exemple, il a suffi d’une pluie quotidienne de 79 mm (soit la quantité
enregistrée en deux ans) pour détruire 50 à 60% des infrastructures aux camps des réfugiés
sahraouis à Tindouf entre le 9 et 11 février 2006. D’après l’évaluation de l’agence du Haut-
commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Tindouf, au moins 70% des stocks de la
nourriture des familles ont été ruinés. Le Croissant Rouge Sahraoui (CRS) a lancé un appel à la
communauté internationale pour des dons en tentes, médicaments, nourriture et couvertures.
25
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
deux victimes emportées par les eaux, les infrastructures de base ont été fortement endommagées
(lignes téléphoniques coupées, circulation automobile arrêtée, routes bloquées suite à
l’effondrement de plusieurs dalots et ponts, infiltrations des eaux dans plusieurs habitations). En
moins d’une année, la ville de Bechar a été frappée, encore une fois, 20par l’inondation du 10
Octobre 2008 causant la mort de 8 personnes et des dommages importants. Cette dernière a été la
plus grande depuis 1959.
Avec des inondations dont on prévoit qu’elles seront plus fréquentes à l’avenir, la vallée de l’Oued
El Harrach, en banlieue d’Alger, sera particulièrement exposée. Sans compter que l’urbanisation
qui s’y est développée selon des modes inappropriés contribue pour beaucoup à accentuer la
vulnérabilité de cette zone. Des plans d’aménagement urbain plus pertinents s’imposent donc, où
l’eau excédentaire deviendrait une opportunité plutôt qu’une menace.
Selon les modèles de projection climatique, à horizon 2020, l’Algérie connaîtra une réduction des
précipitations de l’ordre de 5 à 13 %, alors que la température augmentera de quelque 0,6 à 1,1 °C.
Cependant, sur une période de 60 ans (1931-1990), l’analyse des données pluviométriques par la
station d’Alger laisse présager une augmentation relative des précipitations au printemps (+ 16
mm), malgré une baisse générale de la pluviométrie de l’ordre de 10 %, et en été (+ 9 mm). Le
scénario climatique moyen à horizon 2020 confirme ces résultats qui supposent un report de la
saison des pluies au printemps-été au lieu de l’automne-printemps. De même, les inondations
seraient plus fréquentes, surtout durant le printemps et l’automne. Ainsi, à l’avenir, l’événement
naturel, probablement plus fréquent et plus fort, aura-t-il un impact plus grave pouvant causer des
catastrophes, notamment dans la plaine orientale d’Alger et la vallée de l’Oued El Harrach, où les
caractéristiques physiques, climatiques et socio-économiques déterminent un niveau de risque
élevé.
L’historique des inondations prête à croire que des événements meurtriers se seraient succédé à
partir de 1846 liés aux crues de l’Oued El Harrach ou de l’un de ses confluents, Oued Djemaa et
Oued Smar notamment. Les fortes pluies des régions montagneuses augmentent sensiblement le
débit de l’oued dont le cours supérieur subit une forte érosion. Des volumes considérables de
sédiments, graviers et objets solides divers sont alors charriés vers l’aval. Au début de l’hiver 2005,
un phénomène similaire a provoqué l’effondrement du pont de Sidi Moussa qui relie Alger à Blida.
L’étude d’inondabilité de l’Oued El Harrach aurait recensé parmi les facteurs aggravants la
26
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
topographie quasiment plate du terrain et sa faible perméabilité due à la présence d’une nappe peu
profonde (nappe de la Mitidja) provoquant la saturation rapide du sol. Tout cela permet de
confirmer l’exposition de la vallée d’El Harrach aux risques cumulés d’inondation, érosion et
pollution, particulièrement les communes situées à l’embouchure de l’oued.[17]
Elle est basée sur une évaluation des flux (Atlas des zones inondables) et une double approche :
préventive et curative. Préventivement, les collectivités et individus peuvent chercher à restaurer
des zones d'expansion de crue suffisantes. Puisqu'il y a inadéquation entre la quantité d'eau à
évacuer et les capacités hydrauliques, la gestion des inondations vise aussi à
Rétablir ou améliorer des capacités d'écoulement (entretien des berges, élimination des
embâcles, curage…)
Limiter l'imperméabilisation des sols en milieu urbain (infiltration des eaux de toitures et de
ruissellement (après dépollution le cas échéant), création de noues et d'espaces verts
susceptibles de servir de zone tampon). En milieu rural, des pratiques culturales plus
adaptées et une gestion anticipatoire du ruissellement visant à stocker l'eau dès le haut du
bassin versant, et en la freinant et l'infiltrant mieux via un réseau de talus, haies, noues,
prairies et prés inondables et fossés permet de ne pas grossir les inondations en aval.
27
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations
I .12 Conclusion
La crue est une forte augmentation, un accroissement du débit et de la hauteur d'eau en écoulement
d'un fleuve, d'une rivière, d'un cours d'eau
Pour remédier à cette situation, l'amélioration de la prévision et de la prévention des inondations
reste un outil essentiel. Une meilleure information des populations exposées et la diminution de la
vulnérabilité des biens situés dans les zones inondables sont à privilégier. Cependant, si l'État et les
communes ont des responsabilités dans ce domaine, chaque citoyen doit aussi contribuer à se
protéger efficacement et diminuer sa propre vulnérabilité
28
Chapitre 02
Présentations de la zone d’étude
Chapitre II Présentations de la zone d’étude
II .1 Introduction
Dans cette partie nous allons définir les données nécessaires concernant notre région du point
de Vue géographique, topographique, climatique. Géologique,
II. 2. Situation géographique
Il s’agit du bassin de l’oued EL HARRACH, fleuve côtier de l’Algérois situé au sud d’Alger dans
la partie centrale de l’Atlas Blidéen (Fig.1). Il chevauche la wilaya d’Alger au nord et celle de
Blida au sud.
Oued EL HARRACH est l’un des plus grands oueds qui parcourent la plaine de la Mitidja, son
bassin versant couvre une superficie de 1270 Km2 et s’étale du nord au sud sur 51 Km et d’est en
ouest sur 31 Km. Il englobe dans le sens sud –nord trois grands domaines physiques Différents :
l’Atlas Blidéen, la plaine de la Mitidja et le Sahel (ANONYME, 1973).
Ce bassin est largement exposé aux perturbations nord – nord-ouest en provenance de la
Méditerranée pour lesquelles il constitue le premier véritable obstacle vers l’intérieur
(CALVET et DOSSEUR, 1974).).
30
Chapitre II Présentations de la zone d’étude
31
Chapitre II Présentations de la zone d’étude
II4.Climatologie
Le climat de la zone d’étude est de type méditerranéen, ce dernier est caractérisé par la
sécheresse de la saison estivale, des hivers relativement humides et doux.
Nous avons cherché à qualifier les conditions générales régnant dans le bassin de l’oued EL
HARRACH. Ce dernier est soumis à une influence marine au nord, et par une tendance
continentale subdésertique provenant de la proximité du sahel. Le bassin d’EL HARRACH, est la
région de contact de ces diverses influences.
La climatologie de la zone d’étude est caractérisée par les paramètres météorologiques
suivants : précipitations, températures, humidité relative, vent et évapotranspiration
II4.1Précipitations
Les régimes pluviométriques se trouvent sous l’influence de deux groupes de facteurs :
1-Les facteurs géographiques : altitude, latitude, distance à la mer, orientation des
versants.
2-Les facteurs météorologiques : masses d’air (HALIMI, 1980).
De part sa position géographique, l’Atlas Blidéen joue un rôle de barrière naturelle auxvents humides
qui assurent une forte pluviosité permettant l’alimentation de l’oued ELHARRACH et ses affluents.
Précipitation annuelles
Dans la région d’étude, la moyenne calculée des précipitations est de 665,9 mm ce qui la
range dans la fourchette des précipitations (600 à700 mm) indiquées sur la carte
pluviométrique de l’Algérie du nord (Fig. 3). A la lecture des valeurs reportées sur le tableauci –
dessus (Tab. I), il ressort une irrégularité des totaux annuels, ces derniers varient de 1493mm en
1999, considérée comme année pluvieuse, à 280 mm en 2000, cette irrégularité despluies est
l’une des caractéristiques du climat méditerranéen.
Dans le cadre de cette étude, les stations météorologiques les plus proches sont celles deDar el Beida
(O.N.M.) et celle dite « fer à cheval ». Vu le manque de données de la station
« fer à cheval », on s’est limité à celles fournies par la station météorologique de Dar ElBeida, Cette dernière
est située à 24 m d’altitude.Les données pluviométriques sont rapportées dans le tableau ci dessous :
32
Chapitre II Présentations de la zone d’étude
Précipitations mensuelles
La répartition des précipitations moyennes mensuelles (Fig.4) indique deux saisons bien
distinctes, la saison pluvieuse qui s’étale du mois d’octobre au mois de février avec le moisde décembre où
la pluviosité atteint un maximum de 147,7 mm, alors que la saison sèches ‘étale sur le reste de l’année avec
le mois de juillet qui est le plus sec (2,4 mm)
Précipitations saisonnières
33
Chapitre II Présentations de la zone d’étude
La moyenne annuelle des températures est variable d’une année à l’autre (Tab. III). Elle
est de 18,45 °C en 2003 et de 17,4 °C en 1996, la température moyenne pour les 10 annéesétudiées (1995-
2004) est de 17,89 °C. Les températures moyennes varient en fonction de l’altitude et de l’exposition.
Année 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 Moyenne
T min 11.98 11.97 12.56 11.51 12.8 11.8 11.6 11.45 12.6 11.9 12.01
T max 24.21 23.1 24.04 23.82 24 24.38 25 24.5 24.3 24.11 24.14
T moly 18.1 17.54 18.3 17.67 18.4 18.09 18.3 17.98 18.4 18.01 18.08
Températures mensuelles:
Les températures les plus élevées sont enregistrées aux mois de juillet et août (Fig.5) avecrespectivement
(31.44°C et 32.7 °C). Les mois de décembre (7.29°C), janvier (6.06°C) etfévrier (5.39°C) sont les plus frais.
L’amplitude thermique est de 15.13 °C.
34
Chapitre II Présentations de la zone d’étude
Une des caractéristiques thermiques de la région d’étude est l’écart élevé entre les
moyennes des minima (m) du mois le plus froid (février avec 5,39°C) et des maxima (M) dumois le plus
chaud (août avec 32,7 °C)
La figure 7 montre que la période de forte évaporation s’étale du mois de mai au mois
d’août. Au cours de ce dernier mois nous avons enregistré la valeur la plus élevée 141.4 mm.La valeur la
plus faible est enregistrée au mois de février avec 52.2 mm.
II. 5.Hydrologie
Oued El HARRACH draine la région centrale de l’Atlas Mitidjien. Il est par le nombre de
ses affluents, par son débit, par l’étendue de son bassin hydrographique le second oued de
laMitidja (ARAB et ZEBDI, 1983).
Le réseau hydrologique est dense (Fig.6) et constitué de deux sous bassins de superficies
inégales. Le premier est formé de deux sous ensembles drainant des bassins différents
(environ 1/3 pour l’affluent sud- ouest (oued El Magtaa ou oued El Aach) et 2/3 de la
superficie totale pour l’affluent sud-est (la confluence entre Boumaane et oued Lakhra).
L’affluent sud-ouest draine la zone la plus perméable constituée en partie par les schistes de
laChiffa qui ne représentent qu’environ 10% de bassin total mais qui jouent un rôle
nonnégligeable dans le soutien des étiages.
Le reste du sous bassin est surtout constitué par du flysch indifférencié (crétacé
marneux)imperméable avec une altération assez poussée et montrant en surface des décollements,
desgriffes et des glissements en nappes (CALVET et DOSSEUR, 1974).
En plus de ces trois affluents (oued Lakhra, oued Boumaane et oued EL Mektaa)
auxquelss’ajoutent d’autres petits ruisseaux de montagne tels que oued EL Baddour et oued
Timaminequi constituent en s’assemblant oued EL HARRACH. Ce dernier est rejoint dans son
coursinférieur par oued Djemaa, oued Smar, oued Terro et oued EL Karma qui constituent
ledeuxième sous bassin. Ces oueds drainent des eaux chargées de déchets provenant des
unitésindustrielles, des rejets urbains et agricoles.
35
Chapitre II Présentations de la zone d’étude
36
Chapitre II Présentations de la zone d’étude
II 7.Situation topographique
Oued Harrach est une ville située dans la partie nord-est de la wilaya d'Alger, en Algérie. La ville
se trouve à une altitude moyenne de 40 mètres au-dessus du niveau de la mer, et est située près de
l'embouchure de l'Oued Harrach, qui se jette dans la mer Méditerranée.
La topographie de la région d'Oued Harrach est caractérisée par des collines et des montagnes, qui
s'étendent le long de la côte méditerranéenne. Plusieurs sommets montagneux se trouvent à
proximité de la ville, dont le plus élevé est le Mont Bouzaréah, qui culmine à une altitude de 634
mètres.
Le relief dans la région d'Oued Harrach est assez accidenté, avec des pentes raides et des vallées
profondes. Les montagnes sont principalement constituées de roches sédimentaires et volcaniques,
tandis que les plaines sont composées de dépôts alluviaux.
L'Oued Harrach elle-même est un fleuve qui prend sa source dans les montagnes de l'Atlas Tellien,
et traverse la plaine côtière avant de se jeter dans la mer Méditerranée à l'est d'Alger. Le fleuve a un
débit variable, qui dépend de la saison et des précipitations.
I .8 Conclusion
Ces informations et les facteurs (topographie, géologie, climatologie, hydrologie ex obtenus sont riches et
utiles qui nous aident à analyser les résultats et sont utiles dans la prochaine étape de l'étude hydrologique
37
Chapitre 03
Etude Hydrologique
Chapitre III Etude Hydrologique
L’hydrologie peut se définir comme l'étude du cycle de l'eau et l'estimation de ses différents flux.
L'hydrologie au sens large regroupe : • la climatologie, pour la partie aérienne du cycle de l'eau
(précipitations, retour à l'atmosphère, transferts, etc.)
L'hydrologie de surface qui étudie le ruissellement, les phénomènes d'érosion hydrique, les
écoulements fluviaux et les crues traite principalement des problèmes qualitatifs et quantitatifs des
écoulements à la surface des continents. Ces problèmes se résument généralement à des prédictions
(associant une certaine quantité à une date) ou à une prédétermination (associant une certaine
probabilité à la grandeur) de débits ou de volume en un point ou sur une surface
Les problèmes pratiques de l'hydrologie concernent, le plus souvent, une étendue de terrain limitée
au bassin d'un cours d'eau en un point déterminé. Les caractéristiques orographiques, géologiques
et pédologiques de ce bassin jouent un rôle essentiel dans son comportement hydrologique. Le
bassin versant et son exutoire constituent, donc un ensemble d'éléments interdépendants (surface,
forme, relief, réseau hydrographique, couvert végétal, etc.) qu'il convient de préciser dès le début
de toute étude. Ce milieu naturel complexe exige une étude morpho métrique permettant la mesure
des facteurs caractéristiques du bassin et la quantification des paramètres physiques qui
interviennent d'une façon continue dans l'écoulement. Ce chapitre expose les diverses méthodes de
calcul, de mesure et de présentation employées pour décrire les principales caractéristiques
physiques du bassin en question.
III.2.1 Définitionetdélimitationd'unbassinversant
Le bassin versant en un point ou plus précisément dans une section droite d'un cours d'eau est
définicomme la surface topographiquedrainée par ce cours d'eau et ses affluents à l'amont de
laditesection; tous les écoulements prenant naissance à l'intérieur de cette surface doivent
traverser
lasectiondroiteconsidéréepoursuivreleurtrajetversl'aval.End’autrestermes,ils’agitd’undomaine
dans lequel tous les écoulements des eaux convergent vers un même point, exutoirede cebassin.
Ainsi toute goutte d’eau qui tombe dans ce territoire délimité par des frontières naturelles
sedirige vers le cours d’eau ou ses affluents, puis vers l’aval et son exutoire. Cette aire
d’alimentationades limites géographiques,qui netiennentpascomptedeslimites administratives.
C Cette limite sera tracée sur une carte en courbes de niveau en suivant les lignes de crête
bordant lebassin et ne traversera le cours d'eau qu'au droit de l’exutoire .On définit ainsi le
bassinversant topographique ou hydrographique pour les eaux superficielles qui peut parfois
différer dubassinversant réel ou hydrogéologique.
Ce dernier se définit non pas à partir des lignes de crêtes topographiques, mais à partir des lignes
de crêtespiézométriques ouhauteursdu pland’eau dans lesol chaquebassinest séparédeceuxqui
l'environnentparune"lignedepartagedes eaux". [5]
39
Chapitre III Etude Hydrologique
L'analyse du comportement hydrologique d'un bassin versant s'effectue le plus souvent par le biais
de l'étude de la réaction hydrologique du bassin face à une sollicitation (la précipitation). Cette
réaction est mesurée par l'observation de la quantité d'eau qui s'écoule à l'exutoire du système. La
représentation graphique de l'évolution du débit Q en fonction du temps t constitue un hydro
gramme de crue. La réaction du bassin versant peut également être représentée par un
luminogramme qui n'est autre que la représentation de la hauteur d'eau mesurée en fonction du
temps.
III.3 Caractéristiques morphologiques du bassin versant
III 3.1 La surface
La surface topographique est le paramètre le plus important, il permet de contrôler l’intensité de
plusieurs phénomènes hydrologiques (apports, volumes de précipitations ou infiltrations..). La
surface du bassin étudié est estimée a :
Sous Sous
bassins bassins
versent Surface versent Surface
Sbv1 35.18 Sbv12 9.42
Sbv2 22.43 Sbv13 11.39
Sbv3 60.46 Sbv14 3.57
Sbv4 54.67 Sbv15 22.31
Sbv5 47.42 Sbv16 1.50
Sbv6 45.72 Sbv17 25.01
Sbv7 125.88 Sbv18 2.35
Sbv8 84.19 Sbv19 12.09
Sbv9 23.53 Sbv20 79.82
Sbv10 69.41 Sbv21 8.85
Sbv11 67.51
40
Chapitre III Etude Hydrologique
III.3.2Le périmètre
Le périmètre correspond à la limite extérieure du bassin. Chaque bassin réagît d’une façon propre
aux précipitations qu’il reçoit. Le périmètre est estimé à :
41
Chapitre III Etude Hydrologique
On suppose que l’écoulement sur un bassin versant donnée est le même que sur un rectangle de
même superficie, ayant le même indice de Gravelius, la même répartition hypsométrique, la même
distribution des sols et de la végétation et la même densité de drainage. Le rectangle équivalent est
caractérisé par la longueur « Leq » et la largeur « l » définies respectivement par les formules
suivantes (III.2, III.3) :
𝐾𝑔∗√𝑆 1,128 2
𝐿𝑒𝑞 = (1 + √1 − ( ) ) (III.2)
1,128 𝐾𝑔
𝐾𝑔∗√𝑆 1.128 2
𝑙= (1 − √1 − ( ) )(III.3)
1.128 𝐾𝑔
42
Chapitre III Etude Hydrologique
Le temps de concentration Tc est la durée maximale nécessaire à une goutte d’eau, tombée au point
le plus éloigné du bassin versant, d’arriver à l’exutoire.il est composé de trois termes différents :
43
Chapitre III Etude Hydrologique
Th : temps d’humectation : est le temps nécessaire à l’imbibition du sol par l’eau qui tombe
avant qu’elle ne ruisselle.
Tr : temps de ruissellement : est le temps correspondant à la durée d’écoulement de l’eau à
la surface.
Ta : temps d’acheminement : est le temps mis par l’eau pour se déplacer jusqu’à l’exutoire.
4 S 1.5 L
Tc
0.8 H moy H min
Tableau 10. Temps de concentration GIANDOTTI
Sous bassins Sous bassins
versent Giandotti versent Giandotti
Sbv1 Sbv12
2.96 12.8115759
Sbv2 Sbv13
2.67 14.8247644
Sbv3 Sbv14
4.65 11.994328
Sbv4 Sbv15
4.87 13.1887819
Sbv5 Sbv16
3.80 4.73800067
Sbv6 Sbv17
4.32 28.5345177
Sbv7 Sbv18
8.30 7.15558909 CALIFORNIA
Sbv8 Sbv19
6.43 16.2548252 0,386
0.87 L3
Sbv9 Sbv20 Tc
5.50 8.8453101 H H
max min
Sbv10 Sbv21
6.47 9.01211962
Sbv11
12.29
44
Chapitre III Etude Hydrologique
A
Tc 1,1272
i moy
Ventura
45
Chapitre III Etude Hydrologique
46
Chapitre III Etude Hydrologique
H H
S P Kg L Leq Hmin L Pente Tc
max moye Vr
california Ventura gndt
Sbv1 35.18 39.28 1.85 2.01 17.49 315.76 787.9 551.84 8.43 0.056 1.04 28.2 2.96 2.849
Sbv2 22.43 30.5 1.8 1.66 13.48 303.15 786 544.55 9.47 0.051 1.18 23.6 2.67 3.55
Sbv3 60.46 52.12 1.88 2.6 23.28 303.19 670 486.6 12.85 0.029 1.87 51.9 4.65 2.76
Sbv4 54.67 82.03 3.11 1.39 39.33 29.22 527.9 278.54 21.33 0.023 2.98 54.5 4.87 4.38
Sbv5 47.42 71.17 2.89 1.4 33.94 22 693 357.5 18.78 0.036 2.29 41.1 3.8 4.94
Sbv6 45.72 78.89 3.27 1.2 37.96 36.25 590.1 313.2 20.32 0.027 2.71 46.2 4.32 4.7
Sbv7 125.88 115.48 2.88 2.29 55.04 22 435 228.5 33.68 0.012 5.44 114.2 8.3 4.06
Sbv8 84.19 67.56 2.06 2.73 30.81 23.18 399.5 211.34 22.56 0.017 3.55 80.1 6.43 3.51
Sbv9 23.53 40.3 2.33 1.25 18.75 22 160 91 11.45 0.012 2.38 49.8 5.5 2.08
Sbv10 69.41 79.39 2.67 1.85 37.57 9.29 435 222.15 28.1 0.015 4.36 76.3 6.47 4.35
Sbv11 67.51 74.43 2.54 1.93 35.02 14.67 99 56.835 20.64 0.004 5.7 144.9 12.29 1.68
Sbv12 9.42 34.89 3.18 0.56 16.76 18 23 20.5 2.62 0.002 1.55 79.2 12.81 0.2
Sbv13 11.39 28.85 2.39 0.84 13.48 13.3 19 16.15 4.35 0.001 2.66 105.1 14.82 0.29
Sbv14 3.57 16.72 2.48 0.46 7.84 13.6 17 15.3 3.3 0.001 2.35 66.4 11.99 0.28
Sbv15 22.31 60.91 3.61 0.76 29.48 15.78 38.5 27.14 11.11 0.002 4.61 117.7 13.19 0.84
Sbv16 1.5 7.71 1.76 0.44 3.38 13.8 22.5 18.15 2 0.004 0.92 21 4.74 0.42
Sbv17 25.01 41.51 2.32 1.29 19.31 9 13.17 11.085 8.64 0.0005 6.63 256.6 28.53 0.3
Sbv18 2.35 9.69 1.77 0.55 4.26 6.45 10 8.225 1 0.004 0.58 29 7.16 0.14
Sbv19 12.09 26.56 2.14 0.99 12.2 6.15 11.8 8.975 5.3 0.001 3.35 120 16.25 0.33
Sbv20 79.82 68.07 2.13 2.56 31.24 14 146 80 14.5 0.009 3.18 105.6 8.85 1.64
Sbv21 8.85 25.33 2.38 0.75 11.83 0 11 5.5 3.34 0.003 1.52 58.43 9.01 0.37
47
Chapitre III Etude Hydrologique
DOUAR 1972-
21427 L’ANRH 532.5 356 177 48 59.6
MAKLI 2002
Les caractéristiques empiriques de la série de donnée ont été obtenues par le logiciel HYFRAN et
sont représentées dans le tableau suivant :
48
Chapitre III Etude Hydrologique
La représentation des observations sur du papier normale e leurs histogramme sont présentées dans
les figures III.4 et III.5 respectivement :
III.4.3Ajustement des pluies maximales journalières
49
Chapitre III Etude Hydrologique
m−0.5
𝑓(𝑥) = n
Avec :
m : Rang de précipitation.
n : Nombre d’observations(46).
Calculer la variable réduite de GALTON donnée par la formule suivante :
Ln Xi−Ln X̅
𝑢= δ Ln X
Nombre d’observation : n = 46
Paramètre :
Les résultats d’ajustement obtenus par la loi de GALTON sont représentées dans le tableau III.12
suivant :
Tableau 18. Résultats d’ajustement à loi de Galton
Fréquence au
Période Valeurs Ecart- Intervalle de
non
de retour théoriques type confiance
dépassement
T (ans) Q XT (mm) -95%
50
Chapitre III Etude Hydrologique
Nombre de classes : 9
Conclusion : Nous pouvons accepter H0 au niveau de signification de 5%. La figure III.6 illustre
l’ajustement de la série pluviométrique à la loi de GALTON (Log normale)
Nombre d'observations:46
Paramètre :
51
Chapitre III Etude Hydrologique
T = 1/ (1-q)
Les résultats d’ajustement obtenus par la loi de GUMBEL sont représentés dans le tableau
III.13suivant
Test d’homogénéité :
Test d’adéquation du Khi carré.
Hypothèses :
H0 : L’échantillon provient d’une loi Gumbel ;
H1 : L’échantillon ne provient pas d’une loi Gumbel.
Résultats : Résultat de la statistique :
X2 = 2.52
P-value : P= 0.8660
Degrés de liberté : 6
Nombre de classes : 9
Conclusion : Nous pouvons accepter H0 au niveau de signification de 5%. La figure III.7 illustre
l’ajustement de la série pluviométrique à la loi de GUMBEL (Méthode des moments)
52
Chapitre III Etude Hydrologique
53
Chapitre III Etude Hydrologique
III.7.Etude de crue
L’évaluation des crues a toujours été un souci majeur dans le dimensionnement des ouvrages
hydrauliques. De nombreuses méthodes ont été établies afin de parvenir à les estimées
correctement.
III.8. Différentes méthodes d’évaluation des crues
L’existence de tant de méthodes de calcul des crues est due aux changements de conditions et de
problèmes rencontrés lors de l’estimation ainsi que du chargé d’étude. Les techniques utilisées dans
la détermination des crues dépendent essentiellement des données disponibles, plus la disponibilité
est importante plus les problèmes qui se posent sont moindres. Dans ce qui suit un rappel des
différentes méthodes qui ont été établies.
54
Chapitre III Etude Hydrologique
Méthode ancienne basée essentiellement sur l’étude des archives, les enquêtes auprès des
populations et la recherche des traces des crues exceptionnelles atteintes dans le passé. Elle est
utilisée lorsqu’on ne dispose pas d’observations sur le débit maximum enregistré lors d’une crue
exceptionnelle.
Méthodes empiriques :
Des formules empiriques de différents auteurs ont été mises au point afin de répondre aux
conditions et aux problèmes rencontrés. Ces lois établissent les relations ente le débit, la surface du
bassin versant, la pluie et la période de retour.
Courbes enveloppes :
Cette méthode permet de tracer une courbe enveloppe (Francouet Rodier) en reportant les pointes
de crues maximales observées dans une région de caractéristiques homogènes en fonction de la
surface du bassin versant.
Q A
= ( )1-K/10
Q0 A0
K : coefficient dépondant de plusieurs facteurs climatiques et géographiques, compris entre
0<K< 6.
Corresponds à l’analyse des débits afin de déterminer la loi de probabilité à laquelle ils répondent
(GUMBEL, GALTON, PEARSON III,.. etc.).
L’utilisation de la méthode du Gradex basée sur l’hypothèse que durant des pluies fortes, alors que
le sol du bassin s’approche de la saturation, chaque augmentation de la pluie tend à produire une
augmentation du débit. En conséquence sur un graphique de Gumbel, les droites de répartitions des
fréquences des pluies et des débits sont parallèles.
III.9. Application sur le bassin versant
Pour notre étude on utilisera la méthode empirique, par la formule de SOKOLOVSKI
Formule de SOKOLOVSKY:
On a :
0.28 (Pct H 0 ) α F S
Q max,p%
Tc
S : Superficie du bassin [Km²].
Tc : temps de concentration[h].
Pct : pluie fréquentielle de courte durée correspondant au temps de concentration.
H0 : Perte initiale [H0 = 0mm].
Α : Coefficient de ruissellement de la crue pour une période donnée (0.7)
12
F : Coefficient de forme de la crue F
4 3
55
Chapitre III Etude Hydrologique
2 γ
Pour un bassin boisé avec un sol peut perméable
2.5
3 γ
Pour un bassin boisé
4.
56
Chapitre III Etude Hydrologique
III.11. Conclusion
Dans cette partie de notre étude, nous avons calculé les caractéristiques morphologiques des
bassins versants, c'est-à-dire les surfaces, les océans et les pentes. Ce qui nous a permis de calculer
le temps de concentration
D'une autre part on peut noter que l'ajustement le plus adéquat a été trouvé suivant la loi de
"Galton" à travers lequel on a pu tracer les hydrogrammes des crues de différentes fréquences qui
nous permettent de déterminer les crues probables, Nous utiliserons ces données dans le modèle de
la simulation d’inondation HEC RAS.
57
Chapitre 04
Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
IV.1 Introduction
Dans ce chapitre nous avons fait une modélisation hydraulique par l’outil HEC-RAS a été menée pour
simuler la propagation des débits calculés dans les tronçons des cours d’eau traversant le site d’étude,
et en déterminer le niveau d’eau maximal Pour aboutir en fin, à la délimitation des zones Inondables et
la proposition des solutions adéquates pour protéger le centre.
IV.2 Présentation de logiciel HEC-RAS
HEC-RAS, Hydraulique Engineering Centres River Analysais System (Système d'analyse des rivières
du centre d'ingénierie hydrologique) est un logiciel de modélisation hydraulique destiné à simuler
l'écoulement dans les cours d'eau et les canaux. Le modèle utilisé est unidimensionnel, ce qui signifie
qu'il n'existe pas de modélisation directe des variations hydrauliques dues aux changements de forme
de la section transversale, à la présence de coudes ou autres aspects d'un écoulement 2D ou 3D.
Le programme a été élaboré par le ministère américain de la Défense (corps des ingénieurs
de l'armée des États-Unis) dans le but de gérer les rivières, les ports et autres travaux publics
relevant de leur compétence, il a été largement diffusé de par le monde depuis sa publication
en 1995. Développé par Hydrologique Engineering Center (HEC) en Californie, ce système
permet aux ingénieurs en hydraulique d'analyser les débits dans le lit des rivières et de
déterminer les zones inondables. Il intègre de nombreux moyens de saisie de données, de
composants d'analyse hydraulique, de stockage de données, d'édition de rapports sous forme
de tables et de graphiques
La figure ci-dessous représente un schéma général avec les déférente barres d’outils de
logiciel HEC RAS [8]
59
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Géométrie ;
Débits et conditions aux limites ;
Conditions de calcul ;
Résultats.
Un même projet peut contenir plusieurs descriptions géométriques, plusieurs jeux des
débits de déférentes périodes (Q(T=1000ans), Q(T=100ans), Q(T=50ans) ,Q(T=10ans),les conditions de calcul
étant des combinaisons de débits et de géométries.
IV.3.1Géométrieducoursd'eau simulé
Les réseaux de cours d'eau sont organisés en biefs séparés par des connections où
s'opèrent les additions et séparations de débits. Il est possible de simuler des réseaux ramifiés et
maillés. Dans chaque bief, les profils en travers définissant la géométrie sont classasse l on leur
position kilométrique.
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Où:
L:longueurdeladistanceentredeuxsections
Sf:angledefrottementreprésentatifentredeuxsectionsC:coeffic
ientdepented’expansionoudecontraction
La longueur de la distance mesurée entre deux sections L, est calculée comme suit:
𝐿𝑙𝑜𝑏 𝑄̅𝑙𝑜𝑏 + 𝐿𝑐ℎ 𝑄̅𝑐ℎ + 𝐿𝑟𝑜𝑏 𝑄̅𝑟𝑜𝑏
𝐿=
𝑄̅𝑙𝑜𝑏 + 𝑄̅𝑐ℎ +𝑄̅𝑟𝑜𝑏
ou :
: Longueur des distances entre deux sections de calcul indiquées pour l’écoulement
dans la berge gauche, le canal principal ,et la berge droite.
: Moyen arithmétique des débits entre deux sections pour la berge gauche, le
canal principal ,et la berge droite.
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Le flux est calculé dans chaque subdivision sous la forme suivante en fonction de
n(EquationdeManning):
1⁄
𝑄 = 𝐾 ∗ 𝑆𝑓 2
1 2
𝐾= ∗ 𝐴 ∗ 𝑅ℎ ⁄3
𝔶
Où:
K:fluxpourla subdivision
n : coefficient de rugosité de Manning pour une subdivision (n dépend de la nature des
parois)A:surfaced’écoulement pour unesubdivision
R :rayonhydrauliquepourunesubdivision(surface/périmètremouillé)
Le programme cumul tous les débits dans les rives pour obtenir un flux pour la
rivegauche et un autre pour la rive droite. Le débit total d’une section de calcul est obtenu
enadditionnant lesdébitsdestroissubdivisions(gauche, canal, droite). [8]
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
IV.4.3 Evaluationdel’énergiecinétiquemoyenne
Puisque le logiciel HEC-RAS est un programme de calcul unidimensionnel des
profilsde la surface de l’eau, seule une surface d’eau et une énergie moyenne sont calculées
enchaque section. Pour un niveau donné de la surface d’eau, l’énergie moyenne est obtenue
enconsidérant
lesénergiescorrespondantesauxtroispartiesdelasectiondecalcul(rivegauche,canal principal,
rivedroite).[3]
Le schéma suivant montre comment obtenir l’énergie moyenne pour une section
decalcul:
𝐾3 𝑙𝑜𝑏 𝐾3 𝐾3
(𝐴𝑡 )2 [ + 𝐴2 𝑐ℎ + 𝐴2 𝑟𝑜𝑏 ]
𝐴2 𝑙𝑜𝑏 𝑐ℎ 𝑟𝑜𝑏
𝛼=
𝐾 31
Où:
α:coefficient de pondération de la vitesse
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K: flux total(m3/s)
K lob ,K ch. ,K rob: Débit k de la rive gauche, du canal principal et de la rive droite (m3/s)
IV.4.4 Evaluation de la perte hydraulique(de frottement):
La perte de frottement est évaluée dans HEC-RAS comme le produit Sf et L, où Sf est la
pente représentative de frottement pour un tronçon et L est la distance entre deux sections
définies par l’équation n°42. La pente de frottement (pente du gradient d’énergie)en chaque
section est calculée{partir de l’équation de Manning comme suit:
𝑄 2
𝑆𝑓 = ( )
𝐾
Équation de débit moyen entre deux sections de calcul(c’est l'équation de défaut employée parle
programme)
𝑄1 + 𝑄2 2
𝑆̅𝑓 = [ ]
𝐾1 + 𝐾2
∝1 𝑉 21 ∝2 𝑉 2 2
ℎ𝑐𝑒 =𝐶[ − ]
2𝑔 2𝑔
Avec:
C=coefficientd'ExpansionoudeContractiondontcesvaleurssontreprésentéesparletableausuivant:
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Tableau 23. Valeur des coefficients d’expansion et de contraction utilisés par HEC-
RAS
Coefficient de Contraction Coefficient d’Expansion
Aucune pert de
transition calculée 0.0 0.0
Transition 0.1 0.3
progressive
Sections typiques de 0.3 0.5
Pont
Transitions brusques 0.6 0.8
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
La perte totale d'énergie pour une section transversale est définie par:
∝ 𝑉2
𝐻 = 𝑊𝑆 +
2𝑔
Avec:
H=perte totale d'énergie
WS :niveau delà surface de l’eau
∝𝑉 2
: Pertedevitesse
2𝑔
Laprofondeurcritiquedelasurfacedel'eauestatteintelorsquelapertetotaled'énergieest au
minimum.
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Télécharger model numérique de train MNT à l’aide globale mapper (figure IV.6)
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Afin de pouvoir délimiter notre bassin versant nous avons utilise le logiciel Global Mapper qui se base
sur la délimitation de la surface des sous bassin qui contribuent a l’écoulement dans le cours d’eau
principal qu’est Oued el Harrach.
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Figure IIII.8. train de simulation MNT dans ras Mapper (HEC RAS)
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Rapport de la simulation :
La simulation a été réussi dans le programme sans des problèmes.
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TAHAMOULET (31999,29500)
BENTALHA (15000,12999.)
BARAKI (11000,7000)
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Figure IIII.23.BARAKI
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Conclusion General
Conclusiongénéral
Conclusion General :
Notre étude a utilisé le logiciel HEC-RAS pour évaluer les conséquences potentielles d'une
inondation sur oued El Harrach. En utilisant différentes valeurs, nous avons pu simuler les
scénarios de crue et déterminer les zones susceptibles d'être endommagées en cas
d'inondation. Les résultats de notre étude ont confirmé que ces valeurs étaient appropriées, et
qu'une inondation est susceptible de se produire, entraînant des dommages dans certaines
zones.
Après avoir terminé notre étude, nous avons pu identifier les zones à risque le long de oued
El Harrach. Ces zones incluent les zones basses, les zones proches des rives et les zones où le
débit de la rivière est plus élevé. Les habitations, les infrastructures et les terres agricoles
situées dans ces zones sont particulièrement vulnérables aux inondations.
Il est essentiel de prendre des mesures de prévention et de gestion des inondations pour
minimiser les dommages potentiels. Les autorités compétentes devraient envisager la
construction de digues, de canaux de dérivation ou d'autres systèmes de protection pour
réduire les risques d'inondation le long oued El Harrach. De plus, la sensibilisation des
résidents et l'élaboration de plans d'évacuation d'urgence sont également cruciales pour
garantir la sécurité de la population en cas de crue.
En conclusion, notre étude met en évidence la probabilité d'une inondation le long de oued El
Harrach, ainsi que les zones qui seront potentiellement touchées. Il est impératif de prendre
des mesures préventives pour minimiser les dommages et protéger les communautés vivant le
long de la rivière. En mettant en œuvre des mesures de prévention et de gestion des
inondations appropriées, nous pourrons atténuer les risques et assurer la sécurité de la
population.
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Références bibliographique
Références bibliographiques
[1]:ANRH.blida
[2]:HEDDID houda .MERAKI Meriem : contribution a la gestion des risques d'inondation
par application de la méthode diondiabilité mémoire de master 2018.2019
[3]:Global mapper : version 18.0
[4]: ONM : L'office National de la Météorologie
[5]: Madame maou. A cour hydrologie
[6]:Mr. Belkacemi Mahfoud Mr. Benaouf Mokrane : ETUDE D'AMENAGEMENT DE
COURS D'EAU IBOUHATHMANE DANS LA COMMUNE DE BEIAIA EN VUE D'UNE
PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS
[7]:River Analysis System HEC-RAS : Version 6.0: Hydraulic Reference Manual, et
application GUIDE. US Army Corps of Engineers. Mars 2008.
[8]:River Analysis System HEC-RAS : Version 6.0: User's Manuel Hydrology Engineering
Center (HEC). US Army Corps of Engineers.
[9] : consulte le http://www.youtube.com/watch
[10] : consulté le http://video-aol.com/video-detai
[11] :www.wilayadeblida.dz/
[12]:www.googlemap.com
[13]:www.googleEarth.com
[14]:www.prim.net
[15]: www.blidanostalgiepagespers.fr
[16] www.wikipidia.com
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