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Modélisation des inondations à Oued El Harrach

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REPUBLIQUEALGERIENNEDEMOCRATIQUEETPOPULAIRE

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Université Saad Dahleb Blida


Faculté de Technologie
Département de sciences de l’eau et l’environnement

MEMOIRE DE MASTER
Filière: Hydraulique

Spécialité: Ressources hydrauliques

Présenté par :
Guellal Ilham
Attou Zaki

Thème

Gestion du risque d’inondation par la modélisation


numérique de la propagation des crues extrêmes dans
Oued El Harrach

Devant le jury composé de:

Mr. Kara Omar MCB, Univ Blida 1 president


Mme. Bouzouidja Souad MAA, Univ Blida 1 Examinatrice
Mr. Ali Haddad MCA, Univ Blida 1 promoteur

Année Universitaire 2022/2023


Introduction générale

‫ملخص‬
‫ قمنا بتقييم مخاطر الفيضانات من خالل محاكاة أحادية األبعاد النتشار الفيضانات‬، ‫في مشروع نهاية الدراسة هذا‬
‫لنمذجة‬HEC RAS ‫ اعتمدنا على استخدام برنامج‬، ‫ للقيام بذلك‬.‫املتكررة من مستجمعات املياه في واد الحراش‬
‫ بعد تصميم نموذج التضاريس الرقمية وإدخال‬.‫ومحاكاة السلوك الهيدروليكي للوادي أثناء الفيضانات املتبادلة‬
‫ قمنا بمحاكاة الفيضانات املختلفة سيناريوهات باختيار التدفق‬، ‫البيانات والظروف الهيدروليكية عند الحدود‬
ً ‫ وأظهرت املحاكاة أن الشكل الحالي للوادي لن يكون‬، ‫الدائم أحادي البعد‬
‫قادرا على دعم الفيضانات املتكررة بشكل‬
. ‫طبيعي‬
Résumé

Dans ce projet de fin d’étude nous avons procédé à l’évaluation du


risque d’inondation par la simulation monodimensionnelle de la
propagation des crues fréquentielles provenant du bassin versant
d’Oued El Harrach. Pour ce faire nous nous sommes basés sur
l’utilisation du logiciel HEC RAS pour la modélisation et la simulation
du comportement hydraulique de l’oued lors des crues fréquentielles.
Apres conception du modèle numérique du terrain et introduction des
données hydrauliques et conditions aux limites, nous avons simulé les
différents scénarios de crues en optant en premier lieu pour
l’écoulement permanent monodimensionnel. La simulation a montré
que la forme actuelle de l’oued ne pourra pas véhiculer normalement les
crues fréquentielles.

Abstract

In this end-of-study project, we assessed the risk of flooding by one


dimensional of the propagation of frequency floods from the Oued El Harrah
watershed. To do this, we relied on the use of HEC RAS software for the
modeling and simulation of the hydraulic behavior of the wadi during frequency
floods. After designing the digital terrain model and introducing hydraulic data
and boundary conditions, we simulated the different flood scenarios by first
opting for the one-dimensional permanent flow. The simulation showed that the
current shape of the wadi will not be able to normally carry the frequency
floods.

1
Introduction générale

Remercîments
Pour commencer nous remercions ALLAH, le tout puissant pour son
aide, sa miséricorde et pour le courage qu’il nous a attribué afin de
pouvoir réaliser Ce présent travail de fin d’étude Nous adressons
aussi nos remercîments a notre Encadreur HADDAD ALI qui s’est
donné à fond, qui était disponible et qui était fidele à tous les rendez-
vous pour l’élaboration de ce mémoire. Son aide, ses conseils, nous
ont facilité notre tache Nous saurons, par le présent travail, à
témoigner notre reconnaissance a l’équipe pédagogique du
département de science de l’eau et environnement, spécifiquement
monsieur BOUZERIA et monsieur KHELFI car vous nous avez aider
et nous encourager malgré vos occupations qui nous ont beaucoup
donné et appris dans ce domaine et au personnel administratif pour
son soutien, son guide et ses directives au cours de notre cursus
universitaire. Par ailleurs, nous remercions les membres du jury qui
auront à écouter, apprécier et juger ce travail.
Nous saisissons cette occasion à remercier, nos familles pour tous les
sacrifices réservés à nos études et leur succès Enfin, un remercîment
chaleureux pour nos amis qui partagent notre joie a chaque réussite.

2
Introduction générale

Dédicace
Je dédie ce modeste travail Spécialement à :
Ma chère mère MadameNemsi.S;
Et mon papa Monsieur Guellal Djilali
Pour leurs Sacrifices, leurs patiences, leurs Aide et leur soutien
Et me voir ainsi arriver à ce Que je suis devenu Aujourd’hui
Aucun hommage ne pourrait être à la hauteur de l'amour Dont ils ne cessent de
me combler.
A mon futur mariSAMI TOUFIQUEpour leurs conseils et leur
support dans les moments difficiles
.
A mes sœur ZAHRA, LOUBNAet AMINA ; a mon grand frères FETHI et
mon amour ADAM
A toute mes amis et mes collègues surtout mon binôme ATTO .Z et ma collègue Meriem et
ma chère amie BENFARES F/Z sa fille Omaima

-GUELLA ILHAM-

3
Introduction générale

Dédicace
Je dédie ce MEMOIRE à :

Spécialement à mes très chères parents pour leurs


Sacrifices, leur amour, leurs Aide et leur soutien
Et me voir ainsi arriver à ce Que je suis devenu

Aujourd’hui.
A mes sœurs
Samira, Amel, wafya
A ma binôme : GUELLAL ILHAM

A toute mes amis :

Marouan, Housin, Fattah, Salam, Khalid, Kadi.


- ATTOU ZAKI -

4
Introduction générale

Table des matières


Introduction général ......................................................................................... 12
I. Généralités sur les inondations .......................... 14
I.1 Introduction ................................................................................................. 14
I.2 Quelques définitions .................................................................................... 14
I .3 Phénomène inondation ............................................................................... 14
I .3.1 LES TYPES D’INONDATION : ................................................................... 15
I.3.2. LAFORMATION RAPIDE DECRUES TORRENTIELLES ............................... 17
I.3.3 LERUISSELLEMENTPLUVIAL ................................................................... 17
I.4 le débit de la rivière ..................................................................................... 18
I .4.1.LA CRUE : ............................................................................................... 18
I .4.2.L'ETIAGE : .............................................................................................. 18
I.5 Le lit de la rivière ......................................................................................... 18
I.5.1 LE LIT DE LA RIVIERE : ........................................................................... 18
I.5.2LITS DU COURS D’EAU: ............................................................................. 19
I.6 Leprocessus de formationdes crues ........................................................... 19
I.7 L'influencedesfacteursnaturels .................................................................. 20
I.8 L'aléainondation .......................................................................................... 21
I.8.1 LA PERIODE DE RETOUR DE CRUES ......................................................... 21
I.8.2LA HAUTEUR ET LA DUREE DE SUBMERSION ........................................... 21
I.8.3LA VITESSE DU COURANT ......................................................................... 21
.I.8.4 LE VOLUME DE MATIERE TRANSPORTEE ............................................... 21
I.8.5 QUELQUESPRECISIONS ............................................................................ 22
I.9 Lerisqueinondation ..................................................................................... 22
I.9.1 L'INFLUENCEDESFACTEURSANTHROPIQUES .......................................... 22
I.9.2 LESATTEINTES AUX HOMMES, AUXBIENS ET AUX ACTIVITES : .............. 23
I .9.3LESATTEINTESAL'ENVIRONNEMENT ...................................................... 23
I .9 .4 QUELQUESPRECISIONS .......................................................................... 24
I .10 Inondation en Algérie ............................................................................... 24
I .10.1 CATASTROPHE DE BAB EL OUED .............................................. 25
I .10.2 INONDATION DE SUD ALGERIE ........................................................... 25
I .10.3 HISTOIRE INONDATION DE REGION OUED EL HARRACH................... 26
I .11 Stratégies de lutte .................................................................................... 27
I .12 Conclusion ................................................................................................. 28

5
Introduction générale

II .1 Introduction ............................................................................................... 30
II. 2. Situation géographique............................................................................ 30
II.3 Cadre géologique........................................................................................ 31
II4.Climatologie ................................................................................................. 32
II4.1PRECIPITATIONS ...................................................................................... 32
II. 4.2 TEMPERATURE ...................................................................................... 34
II.4.4 EVAPOTRANSPIRATION (ETP) .............................................................. 35
II.4.5 VITESSE DU VENT ................................................................................... 35
II. 5.Hydrologie ................................................................................................. 35
II6. Végétation ................................................................................................... 36
II 7.Situation topographique ............................................................................ 37
I .8 Conclusion ................................................................................................... 37
Chapitre III : Etude HYDROLOGIQUE ....................................................... 39
III.1.introduction ............................................................................................... 39
III.2 Le bassin versant ...................................................................................... 39
III.2.1 DEFINITIONETDELIMITATIOND'UNBASSINVERSANT ........................... 39
III.2.2 COMPORTEMENT HYDROLOGIQUE ...................................................... 40
III.3 Caractéristiques morphologiques du bassin versant ............................ 40
III 3.1 LA SURFACE .......................................................................................... 40
III.3.2LE PERIMETRE ...................................................................................... 41
III3.3 INDICE DE COMPACITE DE GRAVELIUS ................................................ 41
III.3.4 RECTANGLE EQUIVALENT ................................................................... 42
II.3.5 TEMPS DE CONCENTRATION .................................................................. 43
III.3.6 VITESSE MOYENNE DE RUISSELLEMENT .............................................. 46
III. 4 Analyse des données pluviométriques ................................................... 47
III.4.1 PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES .................................................... 47
III.4.1 PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES .................................................... 48
III.4.2 L’ETUDE DES PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES.............................. 48
III.4.3AJUSTEMENT DES PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES ....................... 49
III.4.3.1 Choix de la loi d’ajustement ......................................................... 49
III.4.3.2 Ajustement de la série pluviométrique à la loi de GALTON ....... 49
III.4.3.3 Ajustement de la série pluviométrique à la loi de GUMBEL
(Méthode des moments) ............................................................................... 51
III.4.3.4 Comparaison entre les deux lois d’ajustement ............................ 52

6
Introduction générale

III.5.Pluie de courte durée................................................................................ 53


III.7.Etude de crue ............................................................................................ 54
III.8. Différentes méthodes d’évaluation des crues........................................ 54
III.8.1 METHODES DETERMINISTES ................................................................ 55
III.8.2 METHODES PROBABILISTIQUES .......................................................... 55
III.9. Application sur le bassin versant ........................................................... 55
III.11. Conclusion .............................................................................................. 57
IV.1 Introduction .............................................................................................. 59
IV.2 Présentation de logiciel HEC-RAS ......................................................... 59
IV.3 Fonctionnement De HEC-RAS................................................................ 60
IV.3.1GEOMETRIEDUCOURSD'EAU SIMULE .................................................... 60
IV.3.2 CALCUL DE DEBITS, CONDITIONS AUX LIMITES ET DE CALCUL .......... 61
IV.3.3 VISUALISATION DES RESULTATS ......................................................... 61
IV.3.4 OBJECTIF DU LOGICIEL ........................................................................ 61
IV.4 Théorie de base de calcul du modèle HEC-RAS ................................... 62
IV.4.1 PROFILS DE LA SURFACE DE L’EAU EN ECOULEMENT PERMANENT .... 62
IV.4.2 EQUATION DE BASE ENTRE DEUX SECTIONS ........................................ 62
Conclusion General : ........................................................................................ 85
Références bibliographiques ............................................................................ 86

7
Introduction générale

LISTE DES FIGURES

chapitre 01 généralités sur les inondations

FIGURE I.1. ALEA, ENJEUX, RISQUE MAJEUR, V VULNERABILITE. (2) ................................... 14


FIGURE I.2.PHENOMENE D’INONDATION.(2) ........................................................................ 15
FIGURE I.3. INONDATION LENTE DE PLAIN DEBORDEMENT DE COURS D’EAU. ...................................... 15
FIGURE I.4. LES INONDATIONS PAR RUISSELLEMENT RURAL ............................................. 16
FIGURE I.5. LES INONDATIONS RUISSELLEMENT URBAIN ................................................... 16
FIGURE I.6. LES INONDATIONS PAR REMONTEE DE NAPPE. (5)............................................. 17
FIGURE I.7. EMBACLE SUR UN TORRENT (4) ................................................................................ 17
FIGURE I.8. L'ETIAGE ......................................................................................................... 18
FIGURE I.9.LITS DE COURS D’EAU ....................................................................................... 19
FIGURE I.10. LEBASSINVERSANT. ........................................................................................ 20
FIGURE I.11.LE TRANSPORT SOLIDE. .................................................................................. 22
FIGURE I.12.HYDRO GRAMME DE CRUE ..................................................................................... 24
FIGURE I.13. INONDATION DE GHARDAÏA 1 (WIKIPEDIA) ................................................................ 25
FIGURE I.14. INONDATION DE BECHAR (WIKIPEDIA) ...................................................................... 26

CHAPITRE 02 PRESENTATIONS DE LA ZONE D ETUDE

FIGURE II.1. INONDATION OUED EL HARRACH .................................................................... 27


FIGURE II.2. CARTE DE OUED EL HARRACH .................................................................................. 30
FIGURE II.3. CARTE GEOLOGIQUE DE LA REGION D'ALGER (D'APRES AYME, 1964) ................................. 31
FIGURE II.4.CARTE PLUVIOMETRIQUE POUR L'ALGERIE DU NORD (ANRH, 1993 .................................... 32
FIGURE II.5.PRECIPITATIONS MOYENNES MENSUELLES ENREGISTREES A EL HARRACH POUR LA PERIODE
ALANT DE 1995 A 2004 (O.N.M., 2005). ............................................................................... 33
FIGURE II.6.TEMPERATURES MOYENNES MENSUELLES ENREGISTREES A EL HARRACH POUR UNE PERIODE
ALLANT DE 1995 A 2004 (O.N.M., 2005). ............................................................................. 35
FIGURE II.7.LE RESEAU HYDROLOGIQUE DE OUED EL HARRACH ....................................................... 36

chapitre 03: etude hydrologique

FIGURE III.1.AJUSTEMENT A LA LOI DE GALTON ........................................................................... 51


FIGUREIII. 2.AJUSTEMENT A LA LOI DE GUMBEL .......................................................................... 52
FIGURE III.3.AJUSTEMENT A LA LOI DE GALTON ........................................................................... 53

chapitre 04: modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

FIGURE IIII.1.FENETRE REPRESENTE LES BARRES D’OUTILS DU LOGICIEL HEC RAS .................................. 60
FIGURE III.2.DEFINITION D'UNE SECTION DE COURS D'EAU DANS HEC-RAS ......................................... 61
FIGURE IIII .3. REPRESENTATION DES LIMITES DANS L’EQUATION D’ENERGIE....................................... 63
FIGURE IIII.4.METHODE DE SUBDIVISIONDUDEBITPARLE MODELE HEC-RAS ........................................ 64

8
Introduction générale

FIGURE IIII.5.EXEMPLE DE CALCUL DE L’ENERGIE MOYENNE ............................................................ 65


FIGURE IIII.6.MODEL NUMERIQUE TRAIN DE LA ZONE ETUDE PAR GLOBAL MAPPER.............................. 70
FIGURE IIII.7. DELIMITATION DES SOUS BASSINS .......................................................................... 70
FIGURE IIII.8. TRAIN DE SIMULATION MNT DANS RAS MAPPER (HEC RAS) .......................................... 71
FIGURE IIII.9. MODELE HYDRAULIQUE DE LA SIMULATION LA FIGURE MONTRE UNE PARTIE AMENAGEE DE
L’OUED (VILLE HARRACH) ................................................................................................ 72
FIGURE IIII.10. PARTIE AMENAGEE DE L’OUED (VILLE HARRACH) ...................................................... 72
FIGURE IIII.11. INTRODUCTION DES CONDITION AUX LIMITES AMONT ET AVAL ................................... 73
FIGURE IIII.12.INTRODUCTION DES DEBITS MAX........................................................................... 73
FIGURE IIII.13. RAPPORTS DE LA SIMULATION ............................................................................. 74
FIGURE IIII.14. RESULTAT DE LA SECTION EN TRAVERS 22000........................................................... 75
FIGURE IIII.15. RESULTAT DE LA SECTION EN TRAVERS 4499.99 ........................................................ 75
FIGURE IIII.16. PARTIE AMENAGEE INONDER DE L’OUED (VILLE HARRACH) ......................................... 76
FIGURE IIII.17.PROFILE EN LONG DE L’OUED HARRACH .................................................................. 76
FIGURE IIII.18.LES ZONES INONDEES ......................................................................................... 77
FIGURE IIII.19.MAGTAA LAZRAG .............................................................................................. 77
FIGURE IIII.20. HAMMAM EL OUANE ......................................................................................... 78
FIGURE IIII.21 .TAHAMOULET ................................................................................................. 78
FIGUREIIII. 23. BENTALHA ....................................................................................................... 79
FIGURE IIII.24.BARAKI ........................................................................................................... 79
FIGURE IIII.25.LES 3 CAVES ELHARRACH ..................................................................................... 80
FIGURE IIII.26. PROFILE EN LONG DE L’OUED HARRACH T=100ANS .................................................... 80
FIGURE IIII.27.RESULTA DE LA SECTION EN TRAVERS 20499 ............................................................. 81
FIGURE IIII.28 .SECTION EN TRAVERS 25999 ................................................................................ 81
FIGURE IIII.29. L’ECOULEMENT DE L’EAU DANS LE CANAL ............................................................... 82
FIGURE IIII.30. RESULTA DE LA SECTION EN TRAVERS POUR 6000M3/S .............................................. 82
FIGURE IIII.31. SECTION RECTANGULAIRE POUR DEBIT 8000M3/S ..................................................... 83
FIGURE IIII.32. SECTION RECTANGULAIRE POUR DEBIT 8000M3/S ..................................................... 83

9
Introduction générale

LISTE DES TABLEAUX

TABLEAU 1.PRECIPITATIONS MOYENNES ANNUELLES ENREGISTREES A EL HARRACH POUR UNE PERIODE DE


1995 - 2004 (O.N.M., 2005). ............................................................................................. 33
TABLEAU 2.PRECIPITATIONS SAISONNIERES (INDICE SAISONNIER) CALCULEES A PARTIR DES DONNEES DE
L’O.N.M. 2005 POUR LA PERIODE 1995-2004 ........................................................................ 34
TABLEAU 3.TEMPERATURES MOYENNES ANNUELLES A EL HARRACH POUR UNE PERIODE ALLANT DE 1995 A
2004 (O.N.M., 2005). ...................................................................................................... 34
TABLEAU 4.REPARTITION DES FORETS PAR COMMUNE DE LA REGION D'ETUDE. (NATIONALE EAU ET
ENVIRONNEMENT, 1998) ................................................................................................ 36
TABLEAU 5.LA SURFACE DES SOUS BASSINS VERSANTS .................................................................. 40
TABLEAU 6.LE PERIMETRE DES SOUS BASSINS VERSANTS............................................................... 41
TABLEAU 7. INDICE DE GRAVELIUS DES SOUS BASSINS VERSANTS ..................................................... 42
TABLEAU 8. LA LONGUEUR E EQUIVALENTE ................................................................................ 43
TABLEAU 9.LARGEURS DE RECTANGLE EQUIVALENT ...................................................................... 43
TABLEAU 10. TEMPS DE CONCENTRATION GIANDOTTI ................................................................... 44
TABLEAU 11.TEMPS DE CONCENTRATION VENTURA ..................................................................... 45
TABLEAU 12.TEMPS DE CONCENTRATION ................................................................................... 46
TABLEAU 13. LA VITESSE DE RUISSELLEMENT .............................................................................. 46
TABLEAU 14. RECAPITULATIF DES CARACTERISTIQUES DU BASSIN VERSANT ET DU COURS D’EAU ............. 47
TABLEAU 15. STATION PLUVIOMETRIQUE SOMAA (SOURCE ANRH) .................................................. 47
TABLEAU 16. SERIES DES PLUIES MAXIMALES JOURNALIERES (1972-2019) A LA STATION ........................ 48
TABLEAU 17. CARACTERISTIQUES DE LA SERIE DE DONNEES ............................................................ 49
TABLEAU 18. RESULTATS D’AJUSTEMENT A LOI DE GALTON ........................................................... 50
TABLEAU 19.RESULTATS D’AJUSTEMENT A LOI GUMBEL ................................................................ 52
TABLEAU 20. (PLUIES DE DUREE T(H) ET PERIODE DE RETOUR ANS) ................................................... 54
TABLEAU 21. VALEUR DE Γ EN FONCTION DE BASSIN VERSANT ........................................................ 56
TABLEAU 22.TEMPS DE CONCENTRATION ET LA PLUIE DE COUTE DUREE POUR LES PERIODES DE RETOUR
(10, 100, 1000,10000 ANS) ............................................................................................... 56
TABLEAU 23. VALEUR DES COEFFICIENTS D’EXPANSION ET DE CONTRACTION UTILISES PAR HEC-RAS ........ 67

10
Introduction générale

Introduction générale

11
Introduction générale

Introduction générale

Les inondations sont un phénomène naturel qui est souvent dû à de fortes précipitations et
peut résulter d'une augmentation du volume d'eau dans un cours d'eau, comme une rivière ou
un lac, et en conséquence une partie de l'eau dépasse ses limites naturelles.
La formation des crues est pratiquement assez récente, et des tentatives pour comprendre et
gérer les mécanismes d'action dans les plaines inondables sont faites depuis au moins six
mille ans. Les progrès récents dans la modélisation informatique des inondations ont permis
aux ingénieurs de s'éloigner de l'expérimentation et des tests d'une tendance « nœud ou
rupture » pour améliorer la conception des structures d'ingénierie. Divers modèles
mathématiques de crues ont été développés ces dernières années, des modèles D1 (mesure
des niveaux de crue dans un chenal), Les inondations sont par définition une catastrophe
naturelle qui peuvent générer des dégâts matériels et humains comme le cas dans notre pays
"Algérie " (bab el oued, Ghardaïa, Bechar)
Oued Harrach est situé entre la wilaya de Blida et celle d’Alger. Des inondation historiques
ont eu lieu dans la ville d’El Harrach suite au débordement des rives de Oued l’Harrach qui
s’étend sur une distance de plus de 40km.
L’objectif de notre travail sera l'identification des zones inondables en Appliquant le Logiciel
HEC RAS.

12
Chapitre 01
Généralités Sur Les Inondations
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

I. Généralités sur les inondations

I.1 Introduction
La plupart des inondations se produisent lorsque le volume d'eau d'une rivière ou d'un cours d'eau
dépasse la capacité du lit ; Selon le cours d’eau, elle peut être : fréquente ou rare ; rapide ou lente ;
plus ou moins abondante et régulière, est un phénomène exceptionnel pouvant survenir à tout
moment.
De nombreux facteurs influent sur le débit d'une rivière, et donc sur les risques d'inondation. Parmi
les plus importants, mentionnons la quantité et le type de précipitations, la nature et l'état du bassin
versant, ainsi que le climat.
On estime que les inondations sont la catastrophe naturelle la plus meurtrière de la planète. Au
cours du XXe siècle, on considère que 3,2 millions de personnes ont perdu la vie à la suite
d'inondations, ce qui représente plus de la moitié des victimes de catastrophes naturelles au cours
de la même période.
I.2Quelques définitions
 L'aléa : L'aléa est un phénomène résultant de facteurs ou de processus qui échappent, au
moins en partie, au contrôle humain : inondation, cyclone, glissement de terrain, éruption
volcanique, séisme, tsunami.(1)

 Enjeux Ensemble de biens exposés pouvant être affectés par un phénomène naturel.

 Risque majeur : Deux critères caractérisent le risque majeur : une faible fréquence :
l'homme et la société peuvent être d'autant plus enclins à l'ignorer que les catastrophes sont
peu fréquentes ; une énorme gravité ; nombreuses victimes, dommages importants aux
biens et à l'environnement.

 la vulnérabilité : exprime le niveau d'effet prévisible d'un phénomène naturel (un aléa) sur
des enjeux (les sociétés humaines et leurs activités)

Figure I.1. Aléa, Enjeux, Risque majeur, vvulnérabilité.(2)


I .3 Phénomène inondation
Les inondations sont un phénomène naturel qui se produit lorsque l'eau déborde de son lit normal et
envahit les zones environnantes. Les causes des inondations peuvent être multiples, notamment des
précipitations intenses .... Les inondations peuvent causer des dommages importants aux

14
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

infrastructures, aux habitations et aux cultures, ainsi qu'à l'environnement naturel. Les mesures de
prévention et d'atténuation des inondations comprennent la construction de digues et de barrages,
l'aménagement du territoire pour éviter les zones à risque et la mise en place d'un système d'alerte
précoce pour permettre une évacuation rapide en cas de besoin

Figure I.2.Phénomène d’inondation.(2)


I .3.1 Les types d’inondation :
 Inondation lente de plain débordement de coursd’eau :
L'inondation lente de plaine de débordement de cours d'eau est un phénomène naturel qui se
produit lorsque les cours d'eau débordent de leur lit et inondent les plaines environnantes. Ce type
d'inondation est généralement causé par des précipitations abondantes, une fonte des neiges rapide
ou une combinaison des deux. Les inondations lentes peuvent être dangereuses pour les populations
riveraines, car elles peuvent causer des dommages aux infrastructures, aux cultures et aux
habitations. Les autorités locales doivent donc être vigilantes et mettre en place des mesures
préventives pour minimiser les risques liés à ce type d'inondation(3)

Figure I.3. Inondation lente de plain débordement de cours d’eau.


 les inondations par ruissellement rural

Les inondations par ruissellement rural se produisent lorsque les précipitations tombent sur des
terres agricoles ou des zones rurales et ne peuvent pas être absorbées par le sol. L'eau s'accumule
alors sur la surface du sol et peut causer des inondations dans les zones environnantes, y compris
les routes, les maisons et les bâtiments. Ces inondations peuvent être causées par des pluies
intenses, une fonte rapide de la neige ou une saturation du sol. Les inondations par ruissellement
rural peuvent avoir un impact important sur l'agriculture, l'environnement et la sécurité publique.

15
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

Figure I.4. les inondations par ruissellement rural

 les inondations ruissellement urbain

Les inondations par ruissellement urbain sont des inondations qui se produisent lorsque l'eau
de pluie ne peut pas être absorbée par le sol et s'accumule sur les surfaces imperméables
telles que les routes, les trottoirs, les parkings et les toits. Cette eau de ruissellement peut
alors causer des inondations dans les zones urbaines, entraînant des dommages matériels et
des perturbations pour les habitants. Les causes de ces inondations peuvent inclure une
infrastructure de drainage insuffisante ou mal conçue, une urbanisation rapide et une
augmentation du volume d'eau de pluie en raison du changement climatique.

Figure I. 5. les inondations ruissellement urbain

 les inondations par remontée de nappe:

Les inondations par remontée de nappe sont des phénomènes hydrologiques qui se produisent
lorsque la nappe phréatique, qui est la couche d'eau souterraine située sous la surface du sol, atteint
ou dépasse le niveau du sol. Cela peut se produire en raison de fortes précipitations, d'une
augmentation de l'irrigation ou d'une diminution de l'évapotranspiration. Les zones les plus
vulnérables aux inondations par remontée de nappe sont les zones basses et plates où la nappe
phréatique est proche de la surface du sol. Ces inondations peuvent causer des dommages
importants aux bâtiments, aux infrastructures et aux cultures

16
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

Figure I. 6. les inondations par remontée de nappe. (5)


I.3.2. Laformation rapide decrues torrentielles
Lorsque des précipitations intenses, telles des averses violentes, tombent sur tout un
bassinversant, ou sur une portion de bassin versant, les eaux ruissellent et se concentrent
rapidementdans le cours d'eau, engendrant des crues torrentielles brutales et violentes. Le cours
d'eautransportedegrandesquantitésdesédiments,cequisetraduitparuneforteérosiondulitetundépôtde
smatièrestransportées.Cesdernièrespeuventformerdesbarrages,appelésembâcles,qui,s'ilsviennentà
céder,libèrentuneénergiepouvantaggraverlesdégâts.
Ces types d’inondations sont rares en Essonne, elles peuvent toutefois se produire dans le
casd’orage violent localisés sur des bassins versants d’alimentation de petits ruisseaux
implantéssurdes coteaux présentantdefortespentes.(4)

Figure I. 7. Embâcle sur un torrent (4)


I.3.3 Leruissellementpluvial

L'imperméabilisationdusolparlesaménagements(bâtiments,voiries,parkings,etc.)etparles pratiques
culturales limite l'infiltration des précipitations et accentue le ruissellement.
Cecioccasionnesouventlasaturationetlerefoulementduréseaud'assainissementdeseauxpluviales. Il
en résulte des écoulements plus ou moins importants et souvent rapides dans lesrues.
LesterritoiresfortementurbanisésduNorddudépartementdel’Essonnesontparticulièrementsensibles
à ce dernier type d’inondations.

17
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

I.4 le débit de la rivière

I .4.1.La crue :
La crue correspond à l'augmentation de la quantité d'eau qui s'écoule dans la rivière (débit) etpeut
concerner l'ensemble du lit majeur de la rivière. L'importance de l'inondation dépend
detroisparamètres:lahauteurd'eau,lavitesseducourantetladuréedelacrue.
Cesparamètressontconditionnésparlesprécipitations,l'étatdubassinversantetlescaractéristiques du
cours d'eau (profondeur, largeur de la vallée, etc.). Ces
caractéristiquesnaturellespeuventêtreaggravées parlaprésenced'activitéshumaines

I .4.2.L'étiage :
C’est le niveau le plus bas atteint par un cours d'eau ou une rivière pendant une période de
sécheresse ou de faible débit. C'est donc le niveau minimum d'eau dans un cours d'eau, qui peut
varier en fonction des saisons et des conditions climatiques. L'étiage peut avoir des conséquences
sur l'environnement, notamment sur la qualité de l'eau et la survie des espèces aquatique

Figure I. 8. L'étiage

I.5 Le lit de la rivière

I.5.1 Le lit de la rivière :


Si la zone de fond de la rivière où l'eau s'écoule. C'est l'endroit où les sédiments sont déposés et
transportés par le courant de la rivière. Le lit de la rivière peut varier en fonction des conditions
météorologiques, des changements dans le débit d'eau et des activités humaines telles que
l'extraction de sable et de gravier. Il est important pour l'écosystème fluvial car il fournit un habitat
pour les plantes et les animaux aquatiques

18
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

I.5.2Lits du cours d’eau:

 Le lit mineur : Le lit mineur est constitué par le lit ordinaire du cours d’eau, pour le débit
d’étiage ou pour les crues fréquentes (crues annuelles).

 Le lit majeur : Le lit majeur comprend les zones basses situées de part et d’autre du lit
mineur, sur une distance qui va de quelques mètres à plusieurs kilomètres. Sa limite est
celle des crues exceptionnelles.

 Le lit moyen : Sous certains climats, notamment méditerranéens, il peut être identifiée un
lit moyen Pour les crues de période de retour de 1 à 10 ans, l’inondation submerge les terres
bordant la rivière et s’étend dans le lit moyen. Il correspond à l’espace fluvial ordinairement
occupé par la ripisylve, sur lequel s’écoulent les crues moyennes.

Figure I. 9.lits de cours d’eau

I.6 Leprocessus de formationdes crues

Comprendre ce processus revient à analyser les différents facteursconcourant à la formation et à


l’augmentation temporaire des débitsd’un cours d’eau. En simplifiant, on distingue:

• l’eau mobilisable : constituée de l’eau reçue par le bassin versant.

• le ruissellement : qui correspond à la part de l’eau qui n’a pu s’infiltrer dans le sol. Il dépend de
la nature du sol, de son occupationde surface et de l’intensité de l’épisode pluvieux.

• le temps de concentration : qui est défini par la durée nécessairepour qu’une goutte d’eau
partant du point
• la propagation de l’onde de crue : qui est fonction de la structuredu lit et de la vallée alluviale,
notamment de la pente et des caractéristiques du champ d’inondation.

19
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

I.7 L'influencedesfacteursnaturels

Denombreuxparamètresinfluencentl'apparitiond'unecrue.Toutd'abordlaquantitéetsurtout la
répartition spatiale et temporelle des pluies, par rapport au bassin versant, sontdéterminantes. Il
peut s'agir de pluies répétées et prolongées de régime océanique (cellesaffectant par exemple les
grands bassins de la Loire ou de la Seine) ou d'averses intenses decourte durée, qui
touchentdepetitsbassinsversants.
La nature et l'occupation du sol dictent l'évaporation et la consommation d'eau par les
plantes.L'absorption d'eau par le sol, l'infiltration dans le sous-sol ou le ruissellement
influencentfortement le temps de concentration des eaux. Enfin, la topographie du lit, la pente et
la formedubassinversantjouentégalement.Ainsi,pourunemêmequantitédepluie,unecrueapparaîtra
ou non.
À ces paramètres s'ajoutent des facteurs naturels aggravants, comme la fonte des neiges ou
laformation et la rupture d'embâcles. Les matériaux flottants transportés par le courant peuventen
effet s'accumuler en amont des passages étroits. La rupture éventuelle de ces embâclesprovoque
une onde puissante et destructrice en aval. Concernant la fonte des neiges, il est rareen France
que des crues importantes soient provoquées uniquement par ce phénomène, mêmes'ildemeure
un facteur aggravant.

A. Le débit (Q) d'un cours d'eau en un point donné est le volume d'eau passant en ce
pointpendantuneunitédetemps;il s'exprime en m3/s ou en l/s.

B. Lebassinversant d'unerivièreestsonairegéographiqued'alimentationeneau

C. L'exutoireestlepointleplusenavalduréseauhydrographique,parlequelpassenttoutesleseauxd
e ruissellement drainéesparle bassinversant.

Figure I. 10. Lebassinversant.

20
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

I.8 L'aléainondation

Quatreparamètresprincipauxsontnécessairespourqualifierl'aléainondation.

I.8.1La période de retour de crues


On associe souvent à la notion de crue la notion de période de retour (crue décennale, centennale,
milléniale, etc.) : plus cette période est grande, plus les débits et l’intensité sont importants. On
distingue par ordre croissant :

- les crues fréquentes: dont la période de retour est comprise entre un et deux ans.
- les crues moyennes: dont la période de retour est comprise entre dix et vingt ans.
- les crues exceptionnelles : dont la période de retour est de l’ordre de cent ans.
- la crue maximale vraisemblable : qui occupe l’intégralité du lit majeur.

Les événements les plus souvent représentés sur la carte d’aléa sont la crue décennale
(Q10) et la crue centennale (Q100). L’aléa de référence servant de base à l’élaboration
des documents réglementaires correspond à l’événement centennal ou au plus fort
événement connu, s’il présente une fréquence supérieure à cent ans.

I.8.2La hauteur et la durée de submersion


La hauteur de submersion peut avoir un impact important sur le bâti, notamment lorsqu’elle
dépasse la cote de référence. La structure porteuse de l’habitation peut être endommagée et les sols
et murs gorgés d’eau. Lorsque la durée de submersion est importante (supérieure à 24 h voire 48 h),
des problèmes sanitaires peuvent survenir, l’eau étant souvent sale, contaminée par les égouts ou
parfois le mazout échappé des cuves. Pour l’homme, on considère généralement que des hauteurs
d’eau supérieures à 50 cm sont dangereuses. À titre d’exemple, une voiture commence à flotter à
partir de 30 cm d’eau.

I.8.3La vitesse du courant


La vitesse d’écoulement est conditionnée par la pente du lit et sa rugosité. Elle peut atteindre
plusieurs mètres par seconde. La dangerosité de l’écoulement dépend du couple hauteur / vitesse.
À titre d’exemple, à partir de 0,50 m / s, la vitesse du courant devient dangereuse pour l’homme,
avec un risque d’être emporté par le cours d’eau ou d’être blessé par des objets charriés à vive
allure
.I.8.4 Le volume de matière transportée

Ce volume est communément appelé « transport solide ». Il s’agit de matériaux (argiles, limons,
sables, graviers, galets, blocs, etc.) se trouvant dans les cours d’eau, et dont le transport peut
s’effectuer soit par suspension dans l’eau, soit par déplacement sur le fond du lit, du fait des forces
liées au courant.

21
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

 Le terme de transport solide

Ne comprend pas le transport des flottants (bois morts...). Chacun des trois derniers paramètres a
plus ou moins d’importance selon les caractéristiques morpho dynamiques de la rivière. Par
exemple, l’aléa inondation d’une rivière, dont la pente en long est faible (inférieure à 0,1 %) sera
surtout caractérisé par la hauteur et la durée de submersion. L’aléa inondation d’une rivière
torrentielle sera essentiellement caractérisé par une vitesse du courant élevé et un fort transport
solide

Figure I. 11.Le transport solide.

I.8.5 Quelques précisions

A. Lapériode deretour estl'inverse dela probabilitéd'occurrence duphénomène.

Un phénomène ayant une période de retour de cent ans (phénomène centennal) a une
chancesurcentde seproduireoud'êtredépasséchaqueannée. Celaestvérifiéà condition deconsidérer
une très longue période. Mais elle peut aussi, sur de courtes périodes (quelquesannées, parfois
une seule), se répéter plusieurs fois. Autrement dit, en vingt ans, un individu aunechance surcinq
devivrela crue centennale.

B. Morpho dynamique : ensemble des paramètres morphologiques (tracé du cours d'eau,


penteen long, etc.) et dynamiques (vitesse de montée des eaux, érosion, alluvionnement, etc.)
d'unerivière.
C. Penteen long:pentelongitudinaled'uncoursd'eau.

I.9 Lerisqueinondation

I.9.1 L'influencedesfacteursanthropiques
Les facteurs anthropiques constituent des facteurs aggravants et ont un rôle fondamental
danslaformation et l'augmentation des débits des cours d'eau.

22
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

 L'urbanisationetl'implantationd'activitésdansleszonesinondables
Elles constituent la première cause d'aggravation du phénomène. En parallèle,
l'augmentationduniveaudevieetledéveloppementdesréseauxd'infrastructuresontaccrudansdesprop
ortionsnotableslavaleurglobaledesbiensetlafragilitédesactivitésexposées(vulnérabilité).

 Ladiminutiondeschampsd'expansiondescrues
Consécutive à l'urbanisation et parfois aggravée par l'édification de digues ou de remblais, ellea
pour conséquence une réduction de l'effet naturel d'écrêtement des crues, bénéfique
auxsecteurshabitésenavaldescoursd'eau.

 L'aménagementparfoishasardeuxdescoursd'eau :

Beaucoup de rivières ont été modifiées localement sans se soucier des conséquences en amontou
en aval. Ces aménagements (suppression de méandres, endiguement, etc.) peuvent
avoirpourconséquencespréjudiciablesl'accélération de cruesenavaletl'altérationdumilieunaturel.

 L'utilisationoul'occupationdessolssurlespentesdesbassinsversants :

Toute modification de l'occupation du sol (déboisement, suppression des haies,


pratiquesagricoles, imperméabilisation) empêchant le laminage des crues et la pénétration des
eaux,favorise une augmentation du ruissellement, un écoulement plus rapide et une
concentrationdes eaux.

I.9.2 Lesatteintes aux hommes, auxbiens et aux activités :

La vulnérabilité de la population est provoquée en particulier par sa localisation en


zoneinondable. Sa mise en danger survient surtout lorsque les délais d'alerte et d'évacuation
sonttropcourtsouinexistants,lorsdescruesrapidesoutorrentielles.Cesdernièrescruessontraresdans
notre département.

Le danger se traduit par le risque d'être emporté ou noyé. Lors des inondations du Sud-est
desdixdernièresannées,plusdutiersdesvictimesétaientdesautomobilistessurprisparlacrue.
L'interruption des communications peut gêner, voire empêcher l'intervention des secours.
Parailleurs, on estime que les dommages indirects (perte d'activité, chômage technique, etc.)
sontsouventplusimportantsquelesdommagesdirectsoccasionnésauxbiensmobiliersetimmobiliers.

I .9.3Lesatteintesàl'environnement

Lesdégâtsaumilieunaturelsontdusàl'érosion,auxdéplacementsdulitordinaire,auxdépôts de
matériaux, etc. Les phénomènes d'érosion, de charriage, de suspension de matériauxet

23
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

d'alluvionnement participent à l'évolution du milieu naturel dans ses aspects positifs


commenégatifs.
Pour les zones industrielles situées en zone inondable, un risque de pollution et
d'accidenttechnologiqueest à prendre en compte.

I .9 .4 Quelquesprécisions

A. L'imperméabilisation du bassin versant occasionne une réduction du temps de


concentrationetuneaugmentationdudébitdepointe.
B. Le débit de pointe se définit comme le débit maximal instantané, faisant référence à
unepériode de retour donnée.
C. Le laminage est le retardement et la diminution du volume des eaux à l'aval, grâce à
unstockage temporaire naturel (zone d'expansion des crues) ou artificiel (barrage de
rétention).Lorsque cela n'est pas possible, la végétalisation d'une partie des terrains
(bandes
enherbéesparexemple)permetdefreinerleruissellementetderetenirunepartiedesmatériauxem
portés.

Figure I. 12.hydro gramme de crue

I .10 Inondation en Algérie

L‘Algérie est l‘un des pays les plus confrontés aux phénomènes de crues et des inondations qui se
manifestent de façon catastrophiques telles que les inondations de Mars 1973 sur l‘Est Algérien, de
Janvier 1992 sur le centre Algérien, de Janvier 1999 sur l‘Ouest du Sahara Algérienne, d‘Octobre
2000 à Sidi Bel Abbes et de novembre 2001 sur la cote Algéroise (Inondation de Bab El Oued).
Ces événements sont imprévisibles dans le temps et dans l‘espace et ils constituent une
contrainte majeure pour le développement économique et social. (Oufella, 2003).
Les précipitations se caractérisent en Algérie par une très forte irrégularité tant interannuelle que
saisonnière entraînent ainsi des étiages extrêmement sévères des cours d‘eau et des fortes crues et
des inondations engendrant des dégâts humains et matériels considérables. La genèse des crues et

24
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

leurs impacts sur l‘environnement se varient d‘une région à une autre en fonction des conditions
géographiques, climatiques et d‘occupation des sols qui les caractérisent. (Merabet, 2006).

I .10.1 CATASTROPHE DE BAB EL OUED

En secteur urbain, des orages intenses peuvent occasionner un très fort ruissellement en dehors
des lits des cours d'eau proprement dit, lorsque l'imperméabilisation des sols et la conception de
l'urbanisation et des réseaux d'assainissement font obstacle à l'écoulement normal des pluies
intenses. Ce fut le cas des inondations de Bâb El Oued du 10 novembre 2001, Des pluies
exceptionnelles et intenses, sur une étendue de 40 km2, de l’ordre de 214 mm pendant 24h, ont
causé 750 morts et 120 personnes disparues et plus de 10000 familles sinistrées. L’Algérie a
connu la plus terrible inondation de son histoire du 10 au 14 novembre 2001. Frappant
principalement Alger, cet événement météorologique extrême a fait 751victimes dont plus de
700 à Alger, et a occasionné des dégâts estimés à 300 millions USD. Le nombre de personnes
déplacées a été de 24 000 et plus de 2 700 habitations ont été sévèrement endommagées. Entre
40 000 et 50 000 personnes ont perdu leurs habitations et près de 109 routes ont été
endommagées. [5]

I .10.2 Inondation de sud Algérie

Des inondations plus isolées ou de grandes envergures ont également marqué le Sud du pays; c’est
ce qui s’est produit dans les régions d’Illizi, Adrar et Tamanrasset en Mars 2005, à Tindouf en
Février 2006, à Béchar en Octobre 2007 et 2008 et à Ghardaïa en Octobre 2008. Des averses
torrentielles et brèves engendrent une concentration des eaux ruisselées dans les lits d’oueds et
torrents, le plus souvent à sec, et peuvent provoquer des débordements particulièrement
destructeurs. A titre d’exemple, il a suffi d’une pluie quotidienne de 79 mm (soit la quantité
enregistrée en deux ans) pour détruire 50 à 60% des infrastructures aux camps des réfugiés
sahraouis à Tindouf entre le 9 et 11 février 2006. D’après l’évaluation de l’agence du Haut-
commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) à Tindouf, au moins 70% des stocks de la
nourriture des familles ont été ruinés. Le Croissant Rouge Sahraoui (CRS) a lancé un appel à la
communauté internationale pour des dons en tentes, médicaments, nourriture et couvertures.

Figure I. 13. inondation de Ghardaïa 1 (Wikipédia)


Suite à de très fortes intempéries qui ont duré plus de 3 jours (oueds Manar, Zouzfana et Bechar en
crues), la wilaya de Béchar a subi le 18 Octobre2007 des dommages considérables. En plus des

25
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

deux victimes emportées par les eaux, les infrastructures de base ont été fortement endommagées
(lignes téléphoniques coupées, circulation automobile arrêtée, routes bloquées suite à
l’effondrement de plusieurs dalots et ponts, infiltrations des eaux dans plusieurs habitations). En
moins d’une année, la ville de Bechar a été frappée, encore une fois, 20par l’inondation du 10
Octobre 2008 causant la mort de 8 personnes et des dommages importants. Cette dernière a été la
plus grande depuis 1959.

Figure I. 14. inondation de Béchar (Wikipédia)


I .10.3 Histoire Inondation de région Oued El Harrach

Avec des inondations dont on prévoit qu’elles seront plus fréquentes à l’avenir, la vallée de l’Oued
El Harrach, en banlieue d’Alger, sera particulièrement exposée. Sans compter que l’urbanisation
qui s’y est développée selon des modes inappropriés contribue pour beaucoup à accentuer la
vulnérabilité de cette zone. Des plans d’aménagement urbain plus pertinents s’imposent donc, où
l’eau excédentaire deviendrait une opportunité plutôt qu’une menace.

Selon les modèles de projection climatique, à horizon 2020, l’Algérie connaîtra une réduction des
précipitations de l’ordre de 5 à 13 %, alors que la température augmentera de quelque 0,6 à 1,1 °C.
Cependant, sur une période de 60 ans (1931-1990), l’analyse des données pluviométriques par la
station d’Alger laisse présager une augmentation relative des précipitations au printemps (+ 16
mm), malgré une baisse générale de la pluviométrie de l’ordre de 10 %, et en été (+ 9 mm). Le
scénario climatique moyen à horizon 2020 confirme ces résultats qui supposent un report de la
saison des pluies au printemps-été au lieu de l’automne-printemps. De même, les inondations
seraient plus fréquentes, surtout durant le printemps et l’automne. Ainsi, à l’avenir, l’événement
naturel, probablement plus fréquent et plus fort, aura-t-il un impact plus grave pouvant causer des
catastrophes, notamment dans la plaine orientale d’Alger et la vallée de l’Oued El Harrach, où les
caractéristiques physiques, climatiques et socio-économiques déterminent un niveau de risque
élevé.
L’historique des inondations prête à croire que des événements meurtriers se seraient succédé à
partir de 1846 liés aux crues de l’Oued El Harrach ou de l’un de ses confluents, Oued Djemaa et
Oued Smar notamment. Les fortes pluies des régions montagneuses augmentent sensiblement le
débit de l’oued dont le cours supérieur subit une forte érosion. Des volumes considérables de
sédiments, graviers et objets solides divers sont alors charriés vers l’aval. Au début de l’hiver 2005,
un phénomène similaire a provoqué l’effondrement du pont de Sidi Moussa qui relie Alger à Blida.
L’étude d’inondabilité de l’Oued El Harrach aurait recensé parmi les facteurs aggravants la

26
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

topographie quasiment plate du terrain et sa faible perméabilité due à la présence d’une nappe peu
profonde (nappe de la Mitidja) provoquant la saturation rapide du sol. Tout cela permet de
confirmer l’exposition de la vallée d’El Harrach aux risques cumulés d’inondation, érosion et
pollution, particulièrement les communes situées à l’embouchure de l’oued.[17]

Figure I. 15. Inondation Oued El Harrach

I .11 Stratégies de lutte

Elle est basée sur une évaluation des flux (Atlas des zones inondables) et une double approche :
préventive et curative. Préventivement, les collectivités et individus peuvent chercher à restaurer
des zones d'expansion de crue suffisantes. Puisqu'il y a inadéquation entre la quantité d'eau à
évacuer et les capacités hydrauliques, la gestion des inondations vise aussi à
 Rétablir ou améliorer des capacités d'écoulement (entretien des berges, élimination des
embâcles, curage…)
 Limiter l'imperméabilisation des sols en milieu urbain (infiltration des eaux de toitures et de
ruissellement (après dépollution le cas échéant), création de noues et d'espaces verts
susceptibles de servir de zone tampon). En milieu rural, des pratiques culturales plus
adaptées et une gestion anticipatoire du ruissellement visant à stocker l'eau dès le haut du
bassin versant, et en la freinant et l'infiltrant mieux via un réseau de talus, haies, noues,
prairies et prés inondables et fossés permet de ne pas grossir les inondations en aval.

27
Chapitre I Généralités Sur Les Inondations

I .12 Conclusion
La crue est une forte augmentation, un accroissement du débit et de la hauteur d'eau en écoulement
d'un fleuve, d'une rivière, d'un cours d'eau
Pour remédier à cette situation, l'amélioration de la prévision et de la prévention des inondations
reste un outil essentiel. Une meilleure information des populations exposées et la diminution de la
vulnérabilité des biens situés dans les zones inondables sont à privilégier. Cependant, si l'État et les
communes ont des responsabilités dans ce domaine, chaque citoyen doit aussi contribuer à se
protéger efficacement et diminuer sa propre vulnérabilité

28
Chapitre 02
Présentations de la zone d’étude
Chapitre II Présentations de la zone d’étude

II Présentation de la zone étude

II .1 Introduction
Dans cette partie nous allons définir les données nécessaires concernant notre région du point
de Vue géographique, topographique, climatique. Géologique,
II. 2. Situation géographique
Il s’agit du bassin de l’oued EL HARRACH, fleuve côtier de l’Algérois situé au sud d’Alger dans
la partie centrale de l’Atlas Blidéen (Fig.1). Il chevauche la wilaya d’Alger au nord et celle de
Blida au sud.
Oued EL HARRACH est l’un des plus grands oueds qui parcourent la plaine de la Mitidja, son
bassin versant couvre une superficie de 1270 Km2 et s’étale du nord au sud sur 51 Km et d’est en
ouest sur 31 Km. Il englobe dans le sens sud –nord trois grands domaines physiques Différents :
l’Atlas Blidéen, la plaine de la Mitidja et le Sahel (ANONYME, 1973).
Ce bassin est largement exposé aux perturbations nord – nord-ouest en provenance de la
Méditerranée pour lesquelles il constitue le premier véritable obstacle vers l’intérieur
(CALVET et DOSSEUR, 1974).).

Figure II.1. carte De Oued El Harrach

30
Chapitre II Présentations de la zone d’étude

II.3 Cadre géologique

Sur les pentes de l’Atlas, le trias s’offre en affleurements disséminés de marnesargileuses,


bariolées, auxquelless’associent des amas de gypse impur mêlé de traces desel, quelques
épointements decalcaires liasiques viennent percer la couverture crétacée.Le crétacé moyen est
caractérisé par des marnes schisteuses avec de rares bancs de grès.Le crétacé supérieur est
largement représenté par des marnes schistoïdes où sedisséminent des lentilles calcaires.L’éocène
supérieur offre une alternance de marnes sableuses et de bancs gréseuxd’épaisseur assez réduite.
Le miocène inferieur consiste en une superposition de conglomérats, de grès plus oumoins
grossiers et de marnes argileuses grisâtres.
Le pliocène continental est formé par des dépôts alluvionnaires et lacustres : graviers,
siliceux avec limons rougeâtres, produits de décalcification de la molasse.
Le pliocène développe des marnes jaunes à échinides et des grès passant au faciès de lamolasse.Le
quaternaire constitue une portion importante du bassin de l’oued EL HARRACH ; ilest constitué
par des dépôts de cailloux, de sable et de limons en stratifications entrecroisées.
Les abords immédiats des oueds sont formés par des limons assez fins.
Le versant de l’Atlas, aux pentes escarpées, constitué surtout par des terrains marneux etmarno-
schisteux, favorise le ruissellement. La plaine de la Mitidja vient réguler le cours d’ElHarrach par
la rupture de pente qu’elle entraine et les infiltrations qui se produisent dans lesalluvions
caillouteuses (DIRECTION DU SERVICE DE COLONISATION ET DEL’HYDROLIQUE,
1955

Figure II.2. Carte géologique de la région d'Alger (d'après Aymé, 1964)

31
Chapitre II Présentations de la zone d’étude

II4.Climatologie
Le climat de la zone d’étude est de type méditerranéen, ce dernier est caractérisé par la
sécheresse de la saison estivale, des hivers relativement humides et doux.
Nous avons cherché à qualifier les conditions générales régnant dans le bassin de l’oued EL
HARRACH. Ce dernier est soumis à une influence marine au nord, et par une tendance
continentale subdésertique provenant de la proximité du sahel. Le bassin d’EL HARRACH, est la
région de contact de ces diverses influences.
La climatologie de la zone d’étude est caractérisée par les paramètres météorologiques
suivants : précipitations, températures, humidité relative, vent et évapotranspiration

II4.1Précipitations
Les régimes pluviométriques se trouvent sous l’influence de deux groupes de facteurs :
1-Les facteurs géographiques : altitude, latitude, distance à la mer, orientation des
versants.
2-Les facteurs météorologiques : masses d’air (HALIMI, 1980).
De part sa position géographique, l’Atlas Blidéen joue un rôle de barrière naturelle auxvents humides
qui assurent une forte pluviosité permettant l’alimentation de l’oued ELHARRACH et ses affluents.

 Précipitation annuelles

Dans la région d’étude, la moyenne calculée des précipitations est de 665,9 mm ce qui la
range dans la fourchette des précipitations (600 à700 mm) indiquées sur la carte
pluviométrique de l’Algérie du nord (Fig. 3). A la lecture des valeurs reportées sur le tableauci –
dessus (Tab. I), il ressort une irrégularité des totaux annuels, ces derniers varient de 1493mm en
1999, considérée comme année pluvieuse, à 280 mm en 2000, cette irrégularité despluies est
l’une des caractéristiques du climat méditerranéen.

Figure II.3.Carte pluviométrique pour l'Algérie du Nord (ANRH, 1993)

Dans le cadre de cette étude, les stations météorologiques les plus proches sont celles deDar el Beida
(O.N.M.) et celle dite « fer à cheval ». Vu le manque de données de la station
« fer à cheval », on s’est limité à celles fournies par la station météorologique de Dar ElBeida, Cette dernière
est située à 24 m d’altitude.Les données pluviométriques sont rapportées dans le tableau ci dessous :

32
Chapitre II Présentations de la zone d’étude

Tableau 1.Précipitations moyennes annuelles enregistrées à El Harrach pour


une période de 1995 - 2004 (O.N.M., 2005).
Précipitations J F M A M J Jet A S O N D Total
1995 171 40 107 29 1 24 1 49 18 19 58 39 556
1996 94 232 57 161 36 32 7 4 38 86 27 34 808
1997 38 24 9 95 22 10 9 33 37 45 130 93 545
1998 29 52 37 76 151 1 0 8 22 49 103 82 610
1999 133 86 47 1 2 0 4 19 22 170 202 807 1493
2000 16 6 19 17 53 1 1 1 4 47 74 41 280
2001 126 73 0 34 14 1 0 3 45 39 49 57 441
2002 39 15 34 39 14 0 0 34 12 54 145 102 488
2003 200 133 22 87 20 0 0 28 40 38 58 110 736
2004 90 46 79 56 149 1 2 1 12 44 116 109 705
Moyenne 93.6 71 41.1 59.5 46.2 7 2.4 18 25 59 96.2 147 666

 Précipitations mensuelles

La répartition des précipitations moyennes mensuelles (Fig.4) indique deux saisons bien
distinctes, la saison pluvieuse qui s’étale du mois d’octobre au mois de février avec le moisde décembre où
la pluviosité atteint un maximum de 147,7 mm, alors que la saison sèches ‘étale sur le reste de l’année avec
le mois de juillet qui est le plus sec (2,4 mm)

Figure II.4.Précipitations moyennes mensuelles enregistrées à EL HARRACH


pour la période allant de 1995 à 2004 (O.N.M., 2005).

 Précipitations saisonnières

La connaissance de la répartition pluviométrique saisonnière constitue un élément


important dans l’analyse du climat d’une région. La réduction des douze valeurs mensuelles àquatre valeurs
saisonnières et l’arrangement des initiales des quatre saisons, par ordredécroissant des totaux saisonniers
moyens correspondant, donne le régime saisonnier(PEGUY, 1970).Le régime saisonnier calculé pour la
région d’étude est de type HAPE (Tab. II) dont lesprécipitations sont concentrées du printemps (avril) à
l’automne (novembre), mais surtoutl’hiver avec 46,78 % de la pluviométrie globale annuelle. L’été est la
saison la plus sèche,caractérisée par un minimum de pluviométrie soit 4,11% du total pluviométrique
annuel.

33
Chapitre II Présentations de la zone d’étude

Tableau 2.Précipitations saisonnières (indice saisonnier) calculées à partir des


données de l’O.N.M. 2005 pour la période 1995-2004

Station Total saisonnier Indice


Automne Hiver Printemps Eté Saisonnier
Oued el Harrach 180.3 311.7 146.8 27.4 Hape
% de la
pluviométrie 27.06 46.78 22.03 4.11

II. 4.2 Température


La température représente un facteur limitant de toute première importance car elle
contrôle l’ensemble des phénomènes métaboliques et conditionne de ce fait la répartition de latotalité des
espèces et des communautés d’êtres vivants (RAMADE, 1987).Nous n’analyserons dans ce chapitre que les
données thermiques de l’air. Quant au régimethermique de l’eau, il fera l’objet d’une analyse détaillée au
chapitre II de la deuxième partie.
 Températures annuelles

La moyenne annuelle des températures est variable d’une année à l’autre (Tab. III). Elle
est de 18,45 °C en 2003 et de 17,4 °C en 1996, la température moyenne pour les 10 annéesétudiées (1995-
2004) est de 17,89 °C. Les températures moyennes varient en fonction de l’altitude et de l’exposition.

Tableau 3.Températures moyennes annuelles à EL HARRACH pour une


période allant de 1995 à 2004 (O.N.M., 2005).

Année 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 Moyenne
T min 11.98 11.97 12.56 11.51 12.8 11.8 11.6 11.45 12.6 11.9 12.01
T max 24.21 23.1 24.04 23.82 24 24.38 25 24.5 24.3 24.11 24.14
T moly 18.1 17.54 18.3 17.67 18.4 18.09 18.3 17.98 18.4 18.01 18.08

 Températures mensuelles:

Les températures les plus élevées sont enregistrées aux mois de juillet et août (Fig.5) avecrespectivement
(31.44°C et 32.7 °C). Les mois de décembre (7.29°C), janvier (6.06°C) etfévrier (5.39°C) sont les plus frais.
L’amplitude thermique est de 15.13 °C.

34
Chapitre II Présentations de la zone d’étude

Figure II. 5.Températures moyennes mensuelles enregistrées à EL HARRACH


pour une période allant de 1995 à 2004 (O.N.M., 2005).

Une des caractéristiques thermiques de la région d’étude est l’écart élevé entre les
moyennes des minima (m) du mois le plus froid (février avec 5,39°C) et des maxima (M) dumois le plus
chaud (août avec 32,7 °C)

II.4.4 Evapotranspiration (ETP)

La figure 7 montre que la période de forte évaporation s’étale du mois de mai au mois
d’août. Au cours de ce dernier mois nous avons enregistré la valeur la plus élevée 141.4 mm.La valeur la
plus faible est enregistrée au mois de février avec 52.2 mm.

II.4.5 Vitesse du vent


Les vents sont fréquents, ils sont de direction nord - ouest. Les vents les plus forts
surviennent aux mois d’avril, juin et juillet avec respectivement 24.58, 25.01, et 23.84 m/s etles plus faibles
au mois d’octobre avec 17.14 m/s

II. 5.Hydrologie
Oued El HARRACH draine la région centrale de l’Atlas Mitidjien. Il est par le nombre de
ses affluents, par son débit, par l’étendue de son bassin hydrographique le second oued de
laMitidja (ARAB et ZEBDI, 1983).
Le réseau hydrologique est dense (Fig.6) et constitué de deux sous bassins de superficies
inégales. Le premier est formé de deux sous ensembles drainant des bassins différents
(environ 1/3 pour l’affluent sud- ouest (oued El Magtaa ou oued El Aach) et 2/3 de la
superficie totale pour l’affluent sud-est (la confluence entre Boumaane et oued Lakhra).
L’affluent sud-ouest draine la zone la plus perméable constituée en partie par les schistes de
laChiffa qui ne représentent qu’environ 10% de bassin total mais qui jouent un rôle
nonnégligeable dans le soutien des étiages.
Le reste du sous bassin est surtout constitué par du flysch indifférencié (crétacé
marneux)imperméable avec une altération assez poussée et montrant en surface des décollements,
desgriffes et des glissements en nappes (CALVET et DOSSEUR, 1974).
En plus de ces trois affluents (oued Lakhra, oued Boumaane et oued EL Mektaa)
auxquelss’ajoutent d’autres petits ruisseaux de montagne tels que oued EL Baddour et oued
Timaminequi constituent en s’assemblant oued EL HARRACH. Ce dernier est rejoint dans son
coursinférieur par oued Djemaa, oued Smar, oued Terro et oued EL Karma qui constituent
ledeuxième sous bassin. Ces oueds drainent des eaux chargées de déchets provenant des
unitésindustrielles, des rejets urbains et agricoles.

35
Chapitre II Présentations de la zone d’étude

Figure II. 6.Le réseau hydrologique de Oued El Harrach


II6. Végétation
Les forêts : En raison de l'exploitation intensive, la végétation naturelle de la plaine à presque
complètement disparue. Il n'en reste que quelques vestiges sous forme de petites forêts et de petits
bois isolés. Le couvert forestier ne représente que 0,81 % du total de la wilaya de Blida. Au niveau
d’Oued EL HARRACH à l'amont de Hammam Melouane la végétation est très dense. Le tableau
(V) résume la répartition des forêts dans la région d'étude.

Tableau 4.répartition des forêts par commune de la région d'étude.


(NATIONALE EAU ET ENVIRONNEMENT, 1998)

Communes Sup forestier total Espèces excisant % en espèce


(ha)
Birtouta 159 1 eucalyptus 100
Hammam 10.503 1 chêne liège 02
Melouane 2chêne vert 15
3 eucalyptus 03
4 pins d’alpe 31
5 pistachiers 49
Chebli 123 1 eucalyptus 27
2 pistachiers 73
Oueld chebel 32 1 eucalyptus 100
Tessala el merdja 95 1 eucalyptus 100

36
Chapitre II Présentations de la zone d’étude

II 7.Situation topographique
Oued Harrach est une ville située dans la partie nord-est de la wilaya d'Alger, en Algérie. La ville
se trouve à une altitude moyenne de 40 mètres au-dessus du niveau de la mer, et est située près de
l'embouchure de l'Oued Harrach, qui se jette dans la mer Méditerranée.
La topographie de la région d'Oued Harrach est caractérisée par des collines et des montagnes, qui
s'étendent le long de la côte méditerranéenne. Plusieurs sommets montagneux se trouvent à
proximité de la ville, dont le plus élevé est le Mont Bouzaréah, qui culmine à une altitude de 634
mètres.
Le relief dans la région d'Oued Harrach est assez accidenté, avec des pentes raides et des vallées
profondes. Les montagnes sont principalement constituées de roches sédimentaires et volcaniques,
tandis que les plaines sont composées de dépôts alluviaux.
L'Oued Harrach elle-même est un fleuve qui prend sa source dans les montagnes de l'Atlas Tellien,
et traverse la plaine côtière avant de se jeter dans la mer Méditerranée à l'est d'Alger. Le fleuve a un
débit variable, qui dépend de la saison et des précipitations.

I .8 Conclusion
Ces informations et les facteurs (topographie, géologie, climatologie, hydrologie ex obtenus sont riches et
utiles qui nous aident à analyser les résultats et sont utiles dans la prochaine étape de l'étude hydrologique

37
Chapitre 03
Etude Hydrologique
Chapitre III Etude Hydrologique

Chapitre III : Etude HYDROLOGIQUE


III.1.introduction

L’hydrologie peut se définir comme l'étude du cycle de l'eau et l'estimation de ses différents flux.
L'hydrologie au sens large regroupe : • la climatologie, pour la partie aérienne du cycle de l'eau
(précipitations, retour à l'atmosphère, transferts, etc.)
L'hydrologie de surface qui étudie le ruissellement, les phénomènes d'érosion hydrique, les
écoulements fluviaux et les crues traite principalement des problèmes qualitatifs et quantitatifs des
écoulements à la surface des continents. Ces problèmes se résument généralement à des prédictions
(associant une certaine quantité à une date) ou à une prédétermination (associant une certaine
probabilité à la grandeur) de débits ou de volume en un point ou sur une surface

III.2 Le bassin versant

Les problèmes pratiques de l'hydrologie concernent, le plus souvent, une étendue de terrain limitée
au bassin d'un cours d'eau en un point déterminé. Les caractéristiques orographiques, géologiques
et pédologiques de ce bassin jouent un rôle essentiel dans son comportement hydrologique. Le
bassin versant et son exutoire constituent, donc un ensemble d'éléments interdépendants (surface,
forme, relief, réseau hydrographique, couvert végétal, etc.) qu'il convient de préciser dès le début
de toute étude. Ce milieu naturel complexe exige une étude morpho métrique permettant la mesure
des facteurs caractéristiques du bassin et la quantification des paramètres physiques qui
interviennent d'une façon continue dans l'écoulement. Ce chapitre expose les diverses méthodes de
calcul, de mesure et de présentation employées pour décrire les principales caractéristiques
physiques du bassin en question.

III.2.1 Définitionetdélimitationd'unbassinversant
Le bassin versant en un point ou plus précisément dans une section droite d'un cours d'eau est
définicomme la surface topographiquedrainée par ce cours d'eau et ses affluents à l'amont de
laditesection; tous les écoulements prenant naissance à l'intérieur de cette surface doivent
traverser
lasectiondroiteconsidéréepoursuivreleurtrajetversl'aval.End’autrestermes,ils’agitd’undomaine
dans lequel tous les écoulements des eaux convergent vers un même point, exutoirede cebassin.
Ainsi toute goutte d’eau qui tombe dans ce territoire délimité par des frontières naturelles
sedirige vers le cours d’eau ou ses affluents, puis vers l’aval et son exutoire. Cette aire
d’alimentationades limites géographiques,qui netiennentpascomptedeslimites administratives.
C Cette limite sera tracée sur une carte en courbes de niveau en suivant les lignes de crête
bordant lebassin et ne traversera le cours d'eau qu'au droit de l’exutoire .On définit ainsi le
bassinversant topographique ou hydrographique pour les eaux superficielles qui peut parfois
différer dubassinversant réel ou hydrogéologique.

Ce dernier se définit non pas à partir des lignes de crêtes topographiques, mais à partir des lignes
de crêtespiézométriques ouhauteursdu pland’eau dans lesol chaquebassinest séparédeceuxqui
l'environnentparune"lignedepartagedes eaux". [5]

39
Chapitre III Etude Hydrologique

III.2.2 Comportement hydrologique

L'analyse du comportement hydrologique d'un bassin versant s'effectue le plus souvent par le biais
de l'étude de la réaction hydrologique du bassin face à une sollicitation (la précipitation). Cette
réaction est mesurée par l'observation de la quantité d'eau qui s'écoule à l'exutoire du système. La
représentation graphique de l'évolution du débit Q en fonction du temps t constitue un hydro
gramme de crue. La réaction du bassin versant peut également être représentée par un
luminogramme qui n'est autre que la représentation de la hauteur d'eau mesurée en fonction du
temps.
III.3 Caractéristiques morphologiques du bassin versant
III 3.1 La surface
La surface topographique est le paramètre le plus important, il permet de contrôler l’intensité de
plusieurs phénomènes hydrologiques (apports, volumes de précipitations ou infiltrations..). La
surface du bassin étudié est estimée a :

Tableau 5.la surface des sous bassins versants

Sous Sous
bassins bassins
versent Surface versent Surface
Sbv1 35.18 Sbv12 9.42
Sbv2 22.43 Sbv13 11.39
Sbv3 60.46 Sbv14 3.57
Sbv4 54.67 Sbv15 22.31
Sbv5 47.42 Sbv16 1.50
Sbv6 45.72 Sbv17 25.01
Sbv7 125.88 Sbv18 2.35
Sbv8 84.19 Sbv19 12.09
Sbv9 23.53 Sbv20 79.82
Sbv10 69.41 Sbv21 8.85
Sbv11 67.51

40
Chapitre III Etude Hydrologique

III.3.2Le périmètre
Le périmètre correspond à la limite extérieure du bassin. Chaque bassin réagît d’une façon propre
aux précipitations qu’il reçoit. Le périmètre est estimé à :

Tableau 6.le périmètre des sous bassins versants


Sous Sous
bassins Périmètre bassins Périmètre
versent versent
Sbv1 Sbv12
39.28 34.89
Sbv2 Sbv13
30.50 28.85
Sbv3 Sbv14
52.12 16.72
Sbv4 Sbv15
82.03 60.91
Sbv5 Sbv16
71.17 7.71
Sbv6 Sbv17
78.89 41.51
Sbv7 Sbv18
115.48 9.69
Sbv8 Sbv19
67.56 26.56
Sbv9 Sbv20
40.30 68.07
Sbv10 Sbv21
79.39 25.33
Sbv11
74.43

III3.3 Indice de compacité de Gravelius

L’indice de formeK G , appelé indice de compacité de Gravelius, est un paramètre indicateur de la


forme du bassin versant, il enseigne aussi sur la vitesse de concentration des débits, la puissance
des crues et l’importance de l’activité de l’érosion du sol.
P P
KG   0,28 
2 π S S
Avec :
P : périmètre du bassin versant (km).
S: surface du bassin versant(km2 )

41
Chapitre III Etude Hydrologique

Tableau 7. indice de Gravelius des sous bassins versants


Sous Sous
bassins indice de bassins indice de
versent Gravelius versent Gravelius
Sbv1 Sbv12
1.85 3.18
Sbv2 Sbv13
1.80 2.39
Sbv3 Sbv14
1.88 2.48
Sbv4 Sbv15
3.11 3.61
Sbv5 Sbv16
2.89 1.76
Sbv6 Sbv17
3.27 2.32
Sbv7 Sbv18
2.88 1.77
Sbv8 Sbv19
2.06 2.14
Sbv9 Sbv20
2.33 2.13
Sbv10 Sbv21
2.67 2.38
Sbv11
2.54

III.3.4 Rectangle équivalent

On suppose que l’écoulement sur un bassin versant donnée est le même que sur un rectangle de
même superficie, ayant le même indice de Gravelius, la même répartition hypsométrique, la même
distribution des sols et de la végétation et la même densité de drainage. Le rectangle équivalent est
caractérisé par la longueur « Leq » et la largeur « l » définies respectivement par les formules
suivantes (III.2, III.3) :
𝐾𝑔∗√𝑆 1,128 2
𝐿𝑒𝑞 = (1 + √1 − ( ) ) (III.2)
1,128 𝐾𝑔

𝐾𝑔∗√𝑆 1.128 2
𝑙= (1 − √1 − ( ) )(III.3)
1.128 𝐾𝑔

42
Chapitre III Etude Hydrologique

Tableau 8. la longueur e équivalente


Sous La Sous La
bassins langueur bassins langueur
versent équivalente versent équivalente
Sbv1 17.49 Sbv12 16.76
Sbv2 13.48 Sbv13 13.48
Sbv3 23.28 Sbv14 7.84
Sbv4 39.33 Sbv15 29.48
Sbv5 33.94 Sbv16 3.38
Sbv6 37.96 Sbv17 19.31
Sbv7 55.04 Sbv18 4.26
Sbv8 30.81 Sbv19 12.20
Sbv9 18.75 Sbv20 31.24
Sbv10 37.57 Sbv21 11.83
Sbv11 35.02

Tableau 9.largeurs de rectangle équivalent


Sous La Sous La
bassins langueur bassins langueur
versent équivalente versent équivalente
Sbv1 2.01 Sbv12 0.56
Sbv2 1.66 Sbv13 0.84
Sbv3 2.60 Sbv14 0.46
Sbv4 1.39 Sbv15 0.76
Sbv5 1.40 Sbv16 0.44
Sbv6 1.20 Sbv17 1.29
Sbv7 2.29 Sbv18 0.55
Sbv8 2.73 Sbv19 0.99
Sbv9 1.25 Sbv20 2.56
Sbv10 1.85 Sbv21 0.75
Sbv11 1.93

II.3.5 Temps de concentration

Le temps de concentration Tc est la durée maximale nécessaire à une goutte d’eau, tombée au point
le plus éloigné du bassin versant, d’arriver à l’exutoire.il est composé de trois termes différents :

43
Chapitre III Etude Hydrologique

 Th : temps d’humectation : est le temps nécessaire à l’imbibition du sol par l’eau qui tombe
avant qu’elle ne ruisselle.
 Tr : temps de ruissellement : est le temps correspondant à la durée d’écoulement de l’eau à
la surface.
 Ta : temps d’acheminement : est le temps mis par l’eau pour se déplacer jusqu’à l’exutoire.

Le temps de concentration est égal au maximum de :


𝑇𝑐 = [∑ (𝑇h + 𝑇r + 𝑇a)]
Théoriquement, Tc est la durée comprise entre la fin de la pluie nette et la fin du ruissellement.
Pratiquement, il peut être mesuré sur le terrain ou estimer à l’aide de formules souvent empiriques
établies par plusieurs auteurs.
 GIANDOTTI

4  S  1.5  L
Tc 
0.8  H moy  H min
Tableau 10. Temps de concentration GIANDOTTI
Sous bassins Sous bassins
versent Giandotti versent Giandotti
Sbv1 Sbv12
2.96 12.8115759
Sbv2 Sbv13
2.67 14.8247644
Sbv3 Sbv14
4.65 11.994328
Sbv4 Sbv15
4.87 13.1887819
Sbv5 Sbv16
3.80 4.73800067
Sbv6 Sbv17
4.32 28.5345177
Sbv7 Sbv18
8.30 7.15558909  CALIFORNIA
Sbv8 Sbv19
6.43 16.2548252 0,386
 0.87  L3 
Sbv9 Sbv20 Tc   
5.50 8.8453101 H  H 
 max min 
Sbv10 Sbv21
6.47 9.01211962
Sbv11
12.29

44
Chapitre III Etude Hydrologique

Tableau III 7 Temps de concentration CALIFORNIA

Sous bassins Sous bassins


versent California versent California
Sbv1 Sbv12
1.03887749 1.55326267
Sbv2 Sbv13
1.17851074 2.65617874
Sbv3 Sbv14
1.86590687 2.35473865
Sbv4 Sbv15
2.98046055 4.61432546
Sbv5 Sbv16
2.29339589 0.91747182
Sbv6 Sbv17
2.70563121 6.63383749
Sbv7 Sbv18
5.43994594 0.58112062
Sbv8 Sbv19
3.54532445 3.35023435
Sbv9 Sbv20
2.38099157 3.18402919
Sbv10 Sbv21
4.35949617 1.51766271
Sbv11
5.69716982

A
Tc  1,1272
i moy
 Ventura

Tableau 11.Temps de concentration VENTURA


Sous Sous
bassins Ventura bassins Ventura
versent versent
Sbv1 28.25 Sbv12 79.19
Sbv2 23.64 Sbv13 105.07
Sbv3 51.88 Sbv14 66.38
Sbv4 54.51 Sbv15 117.75
Sbv5 41.07 Sbv16 20.96
Sbv6 46.16 Sbv17 256.57
Sbv7 114.21 Sbv18 28.98
Sbv8 80.08 Sbv19 120.03
Sbv9 49.81 Sbv20 105.55

45
Chapitre III Etude Hydrologique

Sbv10 76.30 Sbv21 58.43


Sbv11 144.89

Tableau 12.temps de concentration


Sous Sous
bassins bassins
versent Giandotti versent Giandotti
Sbv1 2.96 Sbv12 79.19
Sbv2 2.67 Sbv13 12.8115759
Sbv3 4.65 Sbv14 14.8247644
Sbv4 4.87 Sbv15 11.994328
Sbv5 3.80 Sbv16 13.1887819
Sbv6 4.32 Sbv17 4.73800067
Sbv7 8.30 Sbv18 28.5345177
Sbv8 6.43 Sbv19 7.15558909
Sbv9 5.50 Sbv20 16.2548252
Sbv10 6.47 Sbv21 8.8453101
Sbv11 12.29

 A : Surface du bassin versant en [Km2].


 L : longueur du talweg principale en [Km].
 Hmoy, Hmin : respectivement la hauteur moyenne et minimale du B.V en [m].
 LP : Longueurdu coursd’eau principal (km).
 imoy : Pente moyenne du bassin versant.
III.3.6 Vitesse moyenne de ruissellement
Elle est donnée par la formule suivante :
L
VR 
Tc
L : Longueur en [Km]; Tc : temps de concentration (h).
Tableau 13. la vitesse de ruissellement
Sous
bassins La vitesse de Sous bassins La vitesse de
versent ruissellement versent ruissellement
Sbv1 2.84909404 Sbv12 0.20450256
Sbv2 3.550884 Sbv13 0.29342793
Sbv3 2.76354975 Sbv14 0.27513004
Sbv4 4.37600069 Sbv15 0.84253421
Sbv5 4.9392207 Sbv16 0.42211898
Sbv6 4.70268636 Sbv17 0.30279117
Sbv7 4.05864008 Sbv18 0.1397509
Sbv8 3.50948472 Sbv19 0.32605703
Sbv9 2.08007687 Sbv20 1.63928679

46
Chapitre III Etude Hydrologique

Sbv10 4.34551806 Sbv21 0.37061204


Sbv11 1.67990421

Tableau 14. récapitulatif des caractéristiques du bassin versant et du cours


d’eau

H H
S P Kg L Leq Hmin L Pente Tc
max moye Vr
california Ventura gndt
Sbv1 35.18 39.28 1.85 2.01 17.49 315.76 787.9 551.84 8.43 0.056 1.04 28.2 2.96 2.849
Sbv2 22.43 30.5 1.8 1.66 13.48 303.15 786 544.55 9.47 0.051 1.18 23.6 2.67 3.55
Sbv3 60.46 52.12 1.88 2.6 23.28 303.19 670 486.6 12.85 0.029 1.87 51.9 4.65 2.76
Sbv4 54.67 82.03 3.11 1.39 39.33 29.22 527.9 278.54 21.33 0.023 2.98 54.5 4.87 4.38
Sbv5 47.42 71.17 2.89 1.4 33.94 22 693 357.5 18.78 0.036 2.29 41.1 3.8 4.94
Sbv6 45.72 78.89 3.27 1.2 37.96 36.25 590.1 313.2 20.32 0.027 2.71 46.2 4.32 4.7
Sbv7 125.88 115.48 2.88 2.29 55.04 22 435 228.5 33.68 0.012 5.44 114.2 8.3 4.06
Sbv8 84.19 67.56 2.06 2.73 30.81 23.18 399.5 211.34 22.56 0.017 3.55 80.1 6.43 3.51
Sbv9 23.53 40.3 2.33 1.25 18.75 22 160 91 11.45 0.012 2.38 49.8 5.5 2.08
Sbv10 69.41 79.39 2.67 1.85 37.57 9.29 435 222.15 28.1 0.015 4.36 76.3 6.47 4.35
Sbv11 67.51 74.43 2.54 1.93 35.02 14.67 99 56.835 20.64 0.004 5.7 144.9 12.29 1.68
Sbv12 9.42 34.89 3.18 0.56 16.76 18 23 20.5 2.62 0.002 1.55 79.2 12.81 0.2
Sbv13 11.39 28.85 2.39 0.84 13.48 13.3 19 16.15 4.35 0.001 2.66 105.1 14.82 0.29
Sbv14 3.57 16.72 2.48 0.46 7.84 13.6 17 15.3 3.3 0.001 2.35 66.4 11.99 0.28
Sbv15 22.31 60.91 3.61 0.76 29.48 15.78 38.5 27.14 11.11 0.002 4.61 117.7 13.19 0.84
Sbv16 1.5 7.71 1.76 0.44 3.38 13.8 22.5 18.15 2 0.004 0.92 21 4.74 0.42
Sbv17 25.01 41.51 2.32 1.29 19.31 9 13.17 11.085 8.64 0.0005 6.63 256.6 28.53 0.3
Sbv18 2.35 9.69 1.77 0.55 4.26 6.45 10 8.225 1 0.004 0.58 29 7.16 0.14
Sbv19 12.09 26.56 2.14 0.99 12.2 6.15 11.8 8.975 5.3 0.001 3.35 120 16.25 0.33
Sbv20 79.82 68.07 2.13 2.56 31.24 14 146 80 14.5 0.009 3.18 105.6 8.85 1.64
Sbv21 8.85 25.33 2.38 0.75 11.83 0 11 5.5 3.34 0.003 1.52 58.43 9.01 0.37

III. 4 Analyse des données pluviométriques


III.4.1 Pluies maximales journalières
Dans l’étude d’un projet d’aménagement, la première étape est l’analyse des données
pluviométriques disponibles dans la station la plus proche au bassin versant de la zone d’étude,
dans notre cas la station de soumâa, la série pluviométrique doit comporter les précipitations
maximales journalières pour la période la plus longue possible.

Tableau 15. Station pluviométrique Somâa (source ANRH)


Coordonnée
Code Nom Source X Y Z Année N Pmoy (mm)
(Km) (Km) (Km)

47
Chapitre III Etude Hydrologique

DOUAR 1972-
21427 L’ANRH 532.5 356 177 48 59.6
MAKLI 2002

III.4.1 Pluies maximales journalières


Les pluies maximales journalières de rares fréquences sont des pluies génératrices des crues
d'importants débits, contre lesquels il faut protéger l’ouvrage.
III.4.2 l’étude des pluies maximales journalières
L’étude consiste à faire un ajustement pour la série de données des précipitations maximales
journalières.
Tableau 16. Séries des Pluies Maximales Journalières (1972-2019) à la station
année PJ max année PJ max
1972 87 1988 44.8
1973 125 1989 49.8
1974 65.6 1990 49
1975 48.4 1991 90.8
1976 57.8 1992 64.9
1977 48.4 1993 70.7
1978 72.8 1994 64.3
1979 57.8 1995 82.4
1980 81.2 1996 40.8
1981 47.1 1997 59
1982 29.4 1998 46.2
1983 50.1 1999 47.2
1984 76.8 2000 36.8
1985 64.6 2001 24.7
1986 45 2002 59.5
1987 51.7

Dans notre étude on suit les étapes suivantes :


 Classer la série des précipitations par ordre croissant.
 Calcule de la fréquence expérimentale.
 Calcule des caractéristiques empiriques de la série de donnée.
 Ajuster graphiquement la loi choisie.
 Calculer le quantile et son intervalle de confiance.

Les caractéristiques empiriques de la série de donnée ont été obtenues par le logiciel HYFRAN et
sont représentées dans le tableau suivant :

48
Chapitre III Etude Hydrologique

Tableau 17. caractéristiques de la série de données


Caractéristiques Valeurs
Année d’observation 48
Minimum 98.8
Maximum 337
Moyenne 192
Ecart-type 53.2
Médiane 181
Coefficient de variation (Cv) 0.277
Coefficient d’asymétrie (Cs) 0.951
Coefficient d’aplatissement (Ck) 3.76

La représentation des observations sur du papier normale e leurs histogramme sont présentées dans
les figures III.4 et III.5 respectivement :
III.4.3Ajustement des pluies maximales journalières

III.4.3.1 Choix de la loi d’ajustement


Les critères de choix d’une loi sont liés à un ajustement graphique d’abord et ensuite à un test de
dispersion. L’allure des points sur du papier à probabilité permet d’accepter ou de rejeter la loi.
Dans notre étude on applique la loi de GALTON (Loi Log normale) et la loi de GUMBEL (Double
exponentiel) à l’aide le logiciel HYFRAN. Les caractéristiques des échantillons, les tests
d'adéquation des deux lois ainsi que l'homogénéité sont calculés directement à partir de la loi.

III.4.3.2 Ajustement de la série pluviométrique à la loi de GALTON


𝑢
1 1 2
𝐹(𝑥) = ∫ 𝑒 − 2𝑢 𝑑𝑢
√2𝜋 −∞
Ou :
ln 𝑋𝑖− ln 𝑋̅
𝑢 = 𝛿 ln 𝑋 (Variable réduite de gausse)
X̅: La moyenne de l´échantillon
 𝛿i : L´écart-type de l´échantillon
 L’équation de la droite de GALTON est la suivante :

Ln X (p℅) = Ln (X̅) + 𝛿.Ln u (p%)


𝐿𝑛𝑋 = ∑ 411𝐿𝑛𝑋̅i /N
Avant de procéder à l’ajustement il faut suivre les étapes suivantes :
 classer les valeurs des précipitations par ordre croissant avec attribution d’un rang
1.2.3.4.5……n.

49
Chapitre III Etude Hydrologique

 calculer pour chaque valeur de précipitation la fréquence expérimentale par la formule de


HAZEN :

m−0.5
 𝑓(𝑥) = n

Avec :

m : Rang de précipitation.
n : Nombre d’observations(46).
 Calculer la variable réduite de GALTON donnée par la formule suivante :
Ln Xi−Ln X̅
𝑢= δ Ln X

 GALTON (log-Normale) (Maximum des vrais semblances) :

Nombre d’observation : n = 46
 Paramètre :

Mu= 5.22242, Sigma = 0.266661


Quantile : q= F(X) (probabilité au non dépassement)
T= 1 (1-q).

Les résultats d’ajustement obtenus par la loi de GALTON sont représentées dans le tableau III.12
suivant :
Tableau 18. Résultats d’ajustement à loi de Galton
Fréquence au
Période Valeurs Ecart- Intervalle de
non
de retour théoriques type confiance
dépassement
T (ans) Q XT (mm) -95%

1000.0 0.9990 423 40.3 344-502

100.0 0.9900 345 26.3 293-396

50.0 0.9800 321 22.4 277-365

10.0 0.9000 261 13.9 2374-288

Test d’homogénéité : Test d’adéquation du Khi carré


 Hypothèses :

H0 : L'échantillon provient d'une loi Log normale


H1 : L'échantillon ne provient pas d'une loi Log normale
 Résultats :

Résultat de la statistique : X2 = T = 2.52


P-value : p =0.8660
Degrés de liberté : 6

50
Chapitre III Etude Hydrologique

Nombre de classes : 9
Conclusion : Nous pouvons accepter H0 au niveau de signification de 5%. La figure III.6 illustre
l’ajustement de la série pluviométrique à la loi de GALTON (Log normale)

Figure III.1.Ajustement à la loi de GALTON


On observe de la figure III.6 que les données pluviométriques sont proches à la droite théorique de
Galton.

III.4.3.3 Ajustement de la série pluviométrique à la loi de GUMBEL (Méthode des moments)


Le procédé d’ajustement est identique à celui établi pour la loi de GALTON. Seule la
représentation graphique change ou elle est faite sur du papier (Gumbel/Hazen). La loi de
GUMBEL a une fonction de répartition qui s’exprime selon la formule suivante :
F(x)=𝑒 −𝑒 −𝑦
Tel que:
y = a (x – x0)
1/a : La pente de la droite de Gumbel,
y : Variable réduite de GUMBEL,
x : Précipitation maximale journalière (mm),
x0 : Ordonnée à l’origine en (mm).
On peut écrire :
 𝑦 = − ln (− 𝑙𝑛 (𝐹 (𝑥))))
 Gumbel (Méthode des moments) :

Nombre d'observations:46
 Paramètre :

U= 168.113, alpha= 41.4509


 Quantiles

Q = F(X) (probabilité au non-dépassement)

51
Chapitre III Etude Hydrologique

T = 1/ (1-q)
Les résultats d’ajustement obtenus par la loi de GUMBEL sont représentés dans le tableau
III.13suivant

Tableau 19.Résultats d’ajustement à loi Gumbel


Période Fréquence
Valeurs Ecart- Intervalle de
de au non
théoriques type confiance
retour dépassement
T (ans) Q XT (mm) -95%
1000.0 0.9990 454 45.3 366-54.6
100.0 0.9900 359 30.8 298-419
50.0 0.9800 330 26.4 278-382
10.0 0.9000 261 16.4 229-293

Test d’homogénéité :
Test d’adéquation du Khi carré.
Hypothèses :
H0 : L’échantillon provient d’une loi Gumbel ;
H1 : L’échantillon ne provient pas d’une loi Gumbel.
Résultats : Résultat de la statistique :
X2 = 2.52
P-value : P= 0.8660
Degrés de liberté : 6
Nombre de classes : 9
Conclusion : Nous pouvons accepter H0 au niveau de signification de 5%. La figure III.7 illustre
l’ajustement de la série pluviométrique à la loi de GUMBEL (Méthode des moments)

Figure III.2.Ajustement à la loi de GUMBEL


On observe que la série pluviométrique est proche à la droite théorique de Gumel aussi
III.4.3.4 Comparaison entre les deux lois d’ajustement

52
Chapitre III Etude Hydrologique

Figure III.3.Ajustement à la loi de Galton


En se référant aux graphes obtenues, par ces deux lois, celui de GUMBEL et GALTON, nous
avons remarqué que l'ajustement de la loi de GALTON est le meilleur; du moment que la position
des données expérimentales sont plus proches de la droite théorique. Alors on opte pour la loi de
GALTON (Log normale)
III.5.Pluie de courte durée
Le passage des pluies journalières maximales aux pluies de courtes durées est effectué au moyen de
la formule :

𝑃ct = 𝑃max j (𝑡/24) e


Avec :
 t : Durée de l’averse (h)
 e : Exposant climatique, e = 0.34 selon les études régionales de l’ANRH.
Les précipitations pour différentes durées sont représentées dans le tableau III.14 et les courbes des
pluies fréquentielles sont présentées par la figure III.9.

53
Chapitre III Etude Hydrologique

Tableau 20. (Pluies de durée t(h) et période de retour ans)


T
(ans) 1000 100 50 10
t(h) Pt I% Ptc I% Ptc I% Ptc I%
0.3 31.35 125.42 24.57 98.30 22.46 89.82 17.65 70.59
1 50.23 50.23 39.37 39.37 35.98 35.98 28.27 28.27
2 63.58 31.79 49.84 24.92 45.54 22.77 35.79 17.89
3 72.98 24.33 57.20 19.07 52.27 17.42 41.08 13.69
4 80.48 20.12 63.08 15.77 57.64 14.41 45.30 11.32
5 86.82 17.36 68.05 13.61 62.18 12.44 48.87 9.77
6 92.38 15.40 72.40 12.07 66.16 11.03 51.99 8.67
7 97.35 13.91 76.30 10.90 69.72 9.96 54.79 7.83
8 101.87 12.73 79.84 9.98 72.96 9.12 57.34 7.17
9 106.03 11.78 83.11 9.23 75.94 8.44 59.68 6.63
10 109.90 10.99 86.14 8.61 78.71 7.87 61.85 6.19
11 113.52 10.32 88.97 8.09 81.30 7.39 63.89 5.81
12 116.93 9.74 91.64 7.64 83.74 6.98 65.81 5.48
13 120.15 9.24 94.17 7.24 86.05 6.62 67.63 5.20
14 123.22 8.80 96.58 6.90 88.25 6.30 69.35 4.95
15 126.14 8.41 98.87 6.59 90.35 6.02 71.00 4.73
16 128.94 8.06 101.06 6.32 92.35 5.77 72.57 4.54
17 131.63 7.74 103.17 6.07 94.27 5.55 74.08 4.36
18 134.21 7.46 105.19 5.84 96.12 5.34 75.54 4.20
19 136.70 7.19 107.14 5.64 97.91 5.15 76.94 4.05
20 139.10 6.96 109.03 5.45 99.63 4.98 78.29 3.91
21 141.43 6.73 110.85 5.28 101.30 4.82 79.60 3.79
22 143.69 6.53 112.62 5.12 102.91 4.68 80.87 3.68
23 145.87 6.34 114.33 4.97 104.48 4.54 82.10 3.57
24 148.00 6.17 116.00 4.83 106.00 4.42 83.30 3.47

III.7.Etude de crue
L’évaluation des crues a toujours été un souci majeur dans le dimensionnement des ouvrages
hydrauliques. De nombreuses méthodes ont été établies afin de parvenir à les estimées
correctement.
III.8. Différentes méthodes d’évaluation des crues
L’existence de tant de méthodes de calcul des crues est due aux changements de conditions et de
problèmes rencontrés lors de l’estimation ainsi que du chargé d’étude. Les techniques utilisées dans
la détermination des crues dépendent essentiellement des données disponibles, plus la disponibilité
est importante plus les problèmes qui se posent sont moindres. Dans ce qui suit un rappel des
différentes méthodes qui ont été établies.

54
Chapitre III Etude Hydrologique

III.8.1 Méthodes déterministes


 Méthode historique :

Méthode ancienne basée essentiellement sur l’étude des archives, les enquêtes auprès des
populations et la recherche des traces des crues exceptionnelles atteintes dans le passé. Elle est
utilisée lorsqu’on ne dispose pas d’observations sur le débit maximum enregistré lors d’une crue
exceptionnelle.
 Méthodes empiriques :

Des formules empiriques de différents auteurs ont été mises au point afin de répondre aux
conditions et aux problèmes rencontrés. Ces lois établissent les relations ente le débit, la surface du
bassin versant, la pluie et la période de retour.
 Courbes enveloppes :

Cette méthode permet de tracer une courbe enveloppe (Francouet Rodier) en reportant les pointes
de crues maximales observées dans une région de caractéristiques homogènes en fonction de la
surface du bassin versant.
Q A
= ( )1-K/10
Q0 A0
K : coefficient dépondant de plusieurs facteurs climatiques et géographiques, compris entre
0<K< 6.

III.8.2 Méthodes Probabilistiques

Corresponds à l’analyse des débits afin de déterminer la loi de probabilité à laquelle ils répondent
(GUMBEL, GALTON, PEARSON III,.. etc.).
L’utilisation de la méthode du Gradex basée sur l’hypothèse que durant des pluies fortes, alors que
le sol du bassin s’approche de la saturation, chaque augmentation de la pluie tend à produire une
augmentation du débit. En conséquence sur un graphique de Gumbel, les droites de répartitions des
fréquences des pluies et des débits sont parallèles.
III.9. Application sur le bassin versant
Pour notre étude on utilisera la méthode empirique, par la formule de SOKOLOVSKI
 Formule de SOKOLOVSKY:
On a :
0.28  (Pct  H 0 )  α  F  S
Q max,p% 
Tc
S : Superficie du bassin [Km²].
Tc : temps de concentration[h].
Pct : pluie fréquentielle de courte durée correspondant au temps de concentration.
H0 : Perte initiale [H0 = 0mm].
Α : Coefficient de ruissellement de la crue pour une période donnée (0.7)
 12 
F : Coefficient de forme de la crue  F 
 4  3 

55
Chapitre III Etude Hydrologique

Tableau 21. valeur de γ en fonction de bassin versant


Condition Γ
Surface du B.V compris entre 1 et 50 km² γ=2

2 γ
Pour un bassin boisé avec un sol peut perméable
2.5
3 γ
Pour un bassin boisé
4.

On prend γ=2.5 pour tous les bassins


Les résultats obtenus sont résumés dans les tableaux (III.17) et(III.18) suivants :

Tableau 22.temps de concentration et la pluie de coute durée pour les périodes


de retour (10, 100, 1000,10000 ans)
TC Pct mm
SOUS
BASSIN 1000 100 50 10

SBV1 2.959 356.62 279.51 255.41 200.72

SBV2 2.667 227.38 197.72 180.68 141.98

SBV3 4.65 389.99 305.67 279.32 219.50

SBV4 4.874 336.43 263.69 240.95 189.35

SBV5 3.802 374.09 293.20 267.93 210.55

SBV6 4.321 317.36 248.74 227.30 178.62

SBV7 8.298 454.99 356.62 325.87 256.09

SBV8 6.428 392.83 307.90 281.35 221.10

SBV9 5.505 128.24 100.51 91.84 72.18

SBV10 6.467 1149.80 252.33 230.58 181.20

SBV11 12.29 164.80 129.17 118.03 92.76

SBV12 12.81 22.05 17.28 15.79 12.41

SBV13 14.82 23.03 18.05 16.50 12.96

SBV14 11.99 8.94 7.00 6.40 5.03

SBV15 13.19 50.74 39.77 36.34 28.56

SBV16 4.738 9.52 7.46 6.82 5.36

56
Chapitre III Etude Hydrologique

SBV17 28.53 26.28 20.60 18.83 14.79

SBV18 7.156 98.87 7.71 7.04 5.53

SBV19 16.25 22.30 17.48 15.97 12.55

SBV20 8.845 270.68 212.16 193.87 152.35

SBV21 9.012 29.45 23.08 21.09 16.57

III.11. Conclusion

Dans cette partie de notre étude, nous avons calculé les caractéristiques morphologiques des
bassins versants, c'est-à-dire les surfaces, les océans et les pentes. Ce qui nous a permis de calculer
le temps de concentration
D'une autre part on peut noter que l'ajustement le plus adéquat a été trouvé suivant la loi de
"Galton" à travers lequel on a pu tracer les hydrogrammes des crues de différentes fréquences qui
nous permettent de déterminer les crues probables, Nous utiliserons ces données dans le modèle de
la simulation d’inondation HEC RAS.

57
Chapitre 04
Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

IV Chapitre modélisation et simulations par logiciel HEC RAS

IV.1 Introduction
Dans ce chapitre nous avons fait une modélisation hydraulique par l’outil HEC-RAS a été menée pour
simuler la propagation des débits calculés dans les tronçons des cours d’eau traversant le site d’étude,
et en déterminer le niveau d’eau maximal Pour aboutir en fin, à la délimitation des zones Inondables et
la proposition des solutions adéquates pour protéger le centre.
IV.2 Présentation de logiciel HEC-RAS
HEC-RAS, Hydraulique Engineering Centres River Analysais System (Système d'analyse des rivières
du centre d'ingénierie hydrologique) est un logiciel de modélisation hydraulique destiné à simuler
l'écoulement dans les cours d'eau et les canaux. Le modèle utilisé est unidimensionnel, ce qui signifie
qu'il n'existe pas de modélisation directe des variations hydrauliques dues aux changements de forme
de la section transversale, à la présence de coudes ou autres aspects d'un écoulement 2D ou 3D.
Le programme a été élaboré par le ministère américain de la Défense (corps des ingénieurs
de l'armée des États-Unis) dans le but de gérer les rivières, les ports et autres travaux publics
relevant de leur compétence, il a été largement diffusé de par le monde depuis sa publication
en 1995. Développé par Hydrologique Engineering Center (HEC) en Californie, ce système
permet aux ingénieurs en hydraulique d'analyser les débits dans le lit des rivières et de
déterminer les zones inondables. Il intègre de nombreux moyens de saisie de données, de
composants d'analyse hydraulique, de stockage de données, d'édition de rapports sous forme
de tables et de graphiques
La figure ci-dessous représente un schéma général avec les déférente barres d’outils de
logiciel HEC RAS [8]

59
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Figure IIII.1.fenêtre représente les barres d’outils du logiciel HEC RAS


IV.3 Fonctionnement De HEC-RAS
HEC-RAS est capable de modéliser avec une extrême finesse un large éventail de conditions
d'écoulement. Le centre de contrôle, pièce maîtresse d'HEC-RAS permet de gérer et de combine
les différents types de données :

 Géométrie ;
 Débits et conditions aux limites ;
 Conditions de calcul ;
 Résultats.

Un même projet peut contenir plusieurs descriptions géométriques, plusieurs jeux des
débits de déférentes périodes (Q(T=1000ans), Q(T=100ans), Q(T=50ans) ,Q(T=10ans),les conditions de calcul
étant des combinaisons de débits et de géométries.

IV.3.1Géométrieducoursd'eau simulé
Les réseaux de cours d'eau sont organisés en biefs séparés par des connections où
s'opèrent les additions et séparations de débits. Il est possible de simuler des réseaux ramifiés et
maillés. Dans chaque bief, les profils en travers définissant la géométrie sont classasse l on leur
position kilométrique.

Les données relatives à chaque section sont :

60
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

 Le profil en travers, défini par une série de couples distance-altitude ;


 Les coefficients de rugosité et de perte de charge ;
 La distance à la section suivante.
Une série d'options permet de placer des obstacles et des zones d'eau morte. D'autres
éléments, tels que ponts, ponceaux, épis, glace peuvent également être simulé spa HEC-RAS.

Figure IIII.2.définition d'une section de cours d'eau dans HEC-RAS [8]


IV.3.2 calcul de Débits, conditions aux limites et de calcul
Les calculs peuvent être effectués pour plusieurs débits simultanément, soit en régime
torrentiel, soit en régime fluvial, ou pour les deux régimes d'écoulements. Dans ce dernier cas,
HEC-RAS utilise l'équation de quantité de mouvement pour déterminer les changements de
régime torrentiel fluvial, caractérisés par un ressaut. [8]

IV.3.3 Visualisation des Résultats


Tous les résultats obtenus peuvent être consultés sous forme graphique (profil en long,
sections ; courbes ; hauteur ; débit, vue3D) ainsi que sous forme de tableaux ,exportables, via
les procédures standard de copier-coller, vers tout tableur ou traitement de texte

IV.3.4 Objectif du logiciel


L’objectif principal de ce programme est tout à fait simple, il est conçu pour exécuter le
calcul hydraulique unidimensionnel pour tous les réseaux de canaux naturels et artificiels par le
calcul des hauteurs de la surface de l’eau en toute section d’intérêt pour un ensemble de
données d’écoulement en régime permanent et par des hydrogrammes de propagation des crues
pour la simulation de l’écoulement en régime non permanent.
HEC-RAS est un logiciel basé sur le modèle 1D de Saint Venant permanent ou non-

61
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

permanentdecalculdelaligned’eauengraduellementvarié.Ilrésout« l’équation de l’énergie


unidimensionnelle », les pertes étant évaluées par la formule de frottement au fond de
Manning-Strickler et par des formules de contraction/expansion de l’écoulement .Pour les
situations rapidement variées telles que les ressauts hydrauliques, les écoulements à proximité
des ponts, et les confluences de rivière, l’équation de l’énergie est remplacée par l’équation d
quantité de mouvement.[8]

IV.4 Théorie de base de calcul du modèle HEC-RAS

IV.4.1 Profils de la surface de l’eau en écoulement permanent


Comme il a été indiqué précédemment le modèle HEC-RAS est capable d’exécuter des calculs
unidimensionnels de profil de la surface de l’eau pour l’écoulement permanent graduellement varié
dans les canaux naturels ou artificiels. Les profils de la surface de l’eau en régime d’écoulement sous
critique (fluvial), supercritiques, et mixtes peuvent être calculés. Pour faire ces calculs plusieurs
étapes sont incluent:
IV.4.2 Equation de base entre deux sections
Les profils de la surface de l’eau sont calculés entre deux sections comme c’est indiqué
dans la figure suivante en résolvant l’équation d’énergie qui est écrite sous la forme suivante:
∝2 𝑉 2 2 ∝1 𝑉 21
𝑌2 + + 𝑍2 = 𝑌1 + + 𝑍1 + ℎ𝑒
2𝑔 2𝑔
Où: Y: Profondeur de l’eau au niveau des sections Z1, Z2:côte du canal principal
V1, V2: vitesses moyennes (débit total/surface totale d’écoulement)
α1, α2: coefficients de pondération de vitesse égale à 1
g: accélération de la gravité
he: perte totale d’énergie

62
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Figure IIII.3. Représentation des limites dans l’équation d’énergie


La perte totale d’énergie (He)entre deux sections est liée aux pertes de frottement et aux
pertes de contraction ou d’expansion. L’équation de la perte totale d’énergie est calculée par la
formule suivante:
∝ 𝑉 2 2 ∝ 𝑉 21
𝐻𝑒 = 𝐿 ∗ 𝑆𝑓 + 𝐶 [ − ]
2𝑔 2𝑔

Où:
L:longueurdeladistanceentredeuxsections
Sf:angledefrottementreprésentatifentredeuxsectionsC:coeffic
ientdepented’expansionoudecontraction
La longueur de la distance mesurée entre deux sections L, est calculée comme suit:
𝐿𝑙𝑜𝑏 𝑄̅𝑙𝑜𝑏 + 𝐿𝑐ℎ 𝑄̅𝑐ℎ + 𝐿𝑟𝑜𝑏 𝑄̅𝑟𝑜𝑏
𝐿=
𝑄̅𝑙𝑜𝑏 + 𝑄̅𝑐ℎ +𝑄̅𝑟𝑜𝑏
ou :

: Longueur des distances entre deux sections de calcul indiquées pour l’écoulement
dans la berge gauche, le canal principal ,et la berge droite.

: Moyen arithmétique des débits entre deux sections pour la berge gauche, le
canal principal ,et la berge droite.

63
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

IV.4.2 Subdivision d’un esectionentraverspourlecalculdudébit:


La détermination du transport total et du coefficient de vitesse pour une
sectionexigequel’écoulementsoitsubdiviséenunitéspourlesquelleslavitesseestuniformémentdistri
buée.L’approcheutiliséedansHEC-RASestdesubdiviserl’écoulement dans les surfaces des rives
en utilisant les points d’arrêt des valeurs de
larugositéncommebasedelasubdivision(endroitduchangementducoefficientderugositén)
commec’estmontrédanslafigure(V-2).

Le flux est calculé dans chaque subdivision sous la forme suivante en fonction de
n(EquationdeManning):

1⁄
𝑄 = 𝐾 ∗ 𝑆𝑓 2

1 2
𝐾= ∗ 𝐴 ∗ 𝑅ℎ ⁄3
𝔶
Où:

K:fluxpourla subdivision
n : coefficient de rugosité de Manning pour une subdivision (n dépend de la nature des
parois)A:surfaced’écoulement pour unesubdivision
R :rayonhydrauliquepourunesubdivision(surface/périmètremouillé)
Le programme cumul tous les débits dans les rives pour obtenir un flux pour la
rivegauche et un autre pour la rive droite. Le débit total d’une section de calcul est obtenu
enadditionnant lesdébitsdestroissubdivisions(gauche, canal, droite). [8]

Figure IIII. 4.Méthode de subdivisiondudébitparle modèle HEC-RAS

64
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

IV.4.3 Evaluationdel’énergiecinétiquemoyenne
Puisque le logiciel HEC-RAS est un programme de calcul unidimensionnel des
profilsde la surface de l’eau, seule une surface d’eau et une énergie moyenne sont calculées
enchaque section. Pour un niveau donné de la surface d’eau, l’énergie moyenne est obtenue
enconsidérant
lesénergiescorrespondantesauxtroispartiesdelasectiondecalcul(rivegauche,canal principal,
rivedroite).[3]

Le schéma suivant montre comment obtenir l’énergie moyenne pour une section
decalcul:

Figure IIII.5.Exemple de calcul de l’énergie moyenne


V1 : vitesse moyenne de la surface
1V1:vitessemoyennedelasurface2

Pour calculer l’énergie cinétique moyenne il est nécessaire d’obtenir le coefficient de


pondération α de la vitesse qui est calculé en se basant sur le flux dans les trois éléments
d’écoulement : la rive gauche, le canal principal, la rive droite. Il peut également être écrit enter
mes de transport et de surface comme c’est indiqué dans l’équation suivante:

𝐾3 𝑙𝑜𝑏 𝐾3 𝐾3
(𝐴𝑡 )2 [ + 𝐴2 𝑐ℎ + 𝐴2 𝑟𝑜𝑏 ]
𝐴2 𝑙𝑜𝑏 𝑐ℎ 𝑟𝑜𝑏
𝛼=
𝐾 31

Où:
α:coefficient de pondération de la vitesse

65
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

At: surface totale d’écoulement de la section totale de calcul(m²)


Alob, Ach, Arob: Surface d’écoulement de la rive gauche de canal principal et de la rive droite
respectivement (m²).

K: flux total(m3/s)
K lob ,K ch. ,K rob: Débit k de la rive gauche, du canal principal et de la rive droite (m3/s)
IV.4.4 Evaluation de la perte hydraulique(de frottement):
La perte de frottement est évaluée dans HEC-RAS comme le produit Sf et L, où Sf est la
pente représentative de frottement pour un tronçon et L est la distance entre deux sections
définies par l’équation n°42. La pente de frottement (pente du gradient d’énergie)en chaque
section est calculée{partir de l’équation de Manning comme suit:

𝑄 2
𝑆𝑓 = ( )
𝐾

Équation de débit moyen entre deux sections de calcul(c’est l'équation de défaut employée parle
programme)

𝑄1 + 𝑄2 2
𝑆̅𝑓 = [ ]
𝐾1 + 𝐾2

IV.4.5 Evaluation des pertes de contraction et d’expansion


Lespertesdecontractionetd'expansiondansHEC-RASsontévaluéesparl'équationsuivante :

∝1 𝑉 21 ∝2 𝑉 2 2
ℎ𝑐𝑒 =𝐶[ − ]
2𝑔 2𝑔

Avec:
C=coefficientd'ExpansionoudeContractiondontcesvaleurssontreprésentéesparletableausuivant:

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Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Tableau 23. Valeur des coefficients d’expansion et de contraction utilisés par HEC-
RAS
Coefficient de Contraction Coefficient d’Expansion
Aucune pert de
transition calculée 0.0 0.0
Transition 0.1 0.3
progressive
Sections typiques de 0.3 0.5
Pont
Transitions brusques 0.6 0.8

Lorsque le changement de la section transversal de la rivière est petit, et le régime


d’écoulement est fluvial, les coefficients de contraction et d'expansion prennent les valeurs de
0.1 et 0.3 respectivement. Par contre, Lorsque le changement effectif de la section transversal
est brusque comme celui des ponts les coefficients de contraction et d'expansion prennent
souvent les valeurs de0.3et0.5.

67
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

IV.4.6 Calcul du profil de la surface d’eau


La hauteur inconnue de la surface de l’eau en une section donnée est déterminée
parunesolutionitérativedeséquations41-42:
1
𝑊𝑆2 = 𝑊𝑆1 + (∝ 𝑉 2 −∝2 𝑉 2 2 ) + ℎ
2𝑔 1 1

WS: niveau (profil) de la surface de l’eau(m)


IV.4.7 Détermination de la profondeur critique
Laprofondeurcritiquepourunesectiontransversaleseradéterminéesil'unedesconditionssuivantese
stsatisfaisante:

- Le régime d'écoulement torrentiel a été spécifié.


- Le contrôle de nombre de Froude pour un profil sous-critique (Fluvial) indique
quelaprofondeurcritiquedoitêtredéterminéepourvérifierlerégimed'écoulementliéàl'altitudeé
quilibrée.
- Le programme n'a pas pu équilibrer l'équation d'énergie en dessous de la tolérance
spécifique avant d'atteindre le nombre maximum d'itérations.

La perte totale d'énergie pour une section transversale est définie par:

∝ 𝑉2
𝐻 = 𝑊𝑆 +
2𝑔

Avec:
H=perte totale d'énergie
WS :niveau delà surface de l’eau

∝𝑉 2
: Pertedevitesse
2𝑔

Laprofondeurcritiquedelasurfacedel'eauestatteintelorsquelapertetotaled'énergieest au
minimum.

68
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

IV.4.7 Cas du régime d’écoulement non permanent


Les lois physiques qui régissent l’écoulement d’eau dans un canal sont : le
principedelaconservationdelamasseetleprincipedelaconservationdelaquantitédemouvement.Cesl
oissontexpriméesmathématiquementsousformed’équationsdifférentiellespartielles,quisontdésig
néci-aprèssouslenomdeséquationsdecontinuitéetdelaquantitédemouvement.

IV.5 Equation de continuité


Considérons le volume élémentaire représenté sur la figure suivante, la distance x est
mesurée le long du canal. Au point médian du volume, l’écoulement et toute la surface
d’écoulement sont dénotés Q(x ,t) et AT . La surface totale d’écoulement est la somme de la
surface active du canal et de la zone de stockage.
𝜕𝐴𝑇 𝜕𝒬
+ − 𝑞1 = 0
𝜕𝑡 𝜕𝑥
Avecq1:est l’apport latéral par unité de longueur

IV.6 MATERIELS AND METHODES


IV.6.1 Etude hydrologique
Afin de répondre aux objectifs de l’étude, nous avons procédé tout d’abord, à une étude hydrologique
basée sur le traitement statistique des données pluviométriques, et le calcul le temps de concentration et
les débits fréquentielle pour différentes période de retour par la formule empiriques SOKOLOVSKI .
IV.6.2 Etude hydraulique :
Afin d’élaborer un modèle hydraulique qui simule la propagation de l’onde de crue le long des
tronçons étudiés, Nous avons adopté méthodologie basée sur le couplage entre Globale Mapper et HEC
–RAS L’ensemble de ces outils constitue un dispositif informatique intégré et cohérent permettant de :

 Télécharger model numérique de train MNT à l’aide globale mapper (figure IV.6)

69
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Figure IIII.6.model numérique train de la zone étude par global mapper


 délimitation du bassin versant

Afin de pouvoir délimiter notre bassin versant nous avons utilise le logiciel Global Mapper qui se base
sur la délimitation de la surface des sous bassin qui contribuent a l’écoulement dans le cours d’eau
principal qu’est Oued el Harrach.

Figure IIII.7. Délimitation des sous bassins

70
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

 exporter le MNT dans HEC-RAS avec outil ras mapper

Figure IIII.8. train de simulation MNT dans ras Mapper (HEC RAS)

71
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

 crée les sections en travers dans notre canal pour monodimensionnelle

Figure IIII.9. modèle hydraulique de la simulation La figure montre une partie


aménagée de l’oued (ville Harrach)

Figure IIII.10. Partie aménagée de l’oued (ville Harrach)

72
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Introduction des conditions aux limites


Les conditions aux limites sont indispensables pour la résolution des équations qui régissent
l’écoulement par hypothèse nous considérons que l’écoulement est normal dans les deux section amont
et aval de notre domaine d’étude donc la pente hydraulique est égale a la pente géométrique du cours
d’eau

Figure IIII.11. Introduction des condition aux limites amont et aval


Introduction des données hydraulique
Apres finalisation de la partie conception du modelé numérique du terrain nous sommes passes a
l’introduction des données hydraulique relatives aux crues fréquentielles de période de retour 100 et
1000ans a savoir les débits max générés par chaque sous bassin.
Flow change location profile names and flow rates
River Reach Rs T100 T1000
1 oued oued harrach 40816 782.9 947
2 oued oued harrach 21011.2 1031.64 1291.34
3 oued oued harrach 18344.3 1324.84 1665.43
4 oued oued harrach 15685 1605.81 2023.9
5 oued oued harrach 13.195.8 1969.43 2487.83
6 oued oued harrach 9818.06 2199.05 2780.82
7 oued oued harrach 4213.39 2335.93 3044.49
8 oued oued harrach 3627 3087.58 3939.33

Figure IIII.12.Introduction des débits max

73
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Rapport de la simulation :
La simulation a été réussi dans le programme sans des problèmes.

Figure IIII.13. Rapports de la simulation


Crue fréquentielle T=1000 :
Résultats et discussion :
*un débordement de l’écoulement de l’eau
*l’eaudépasse les limites d’oued et la hauteur (Figure 13)
*nous avons remarqué que les petites surfacesaménagées au niveau de la capitale (Alger) ne supportent
pas l’écoulement de l’eau (Figure 15)

74
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Figure IIII.14. Résultat de la section en travers 22000

Figure IIII.15. Résultat de la section en travers 4499.99

75
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Figure IIII.16. Partie aménagée inonder de l’oued (ville Harrach)


*Les résultats de calcul de la ligne d’eau est représenté sur le profile suivant (Figure 16à

Figure IIII.17.Profile en long de l’oued Harrach


Les resulta final :
 Apres la simulation que nous avons réalisée nous avons découvert que les zones (Figure 17) a
été endommagée par l’inondation les résultats de notre étude indiquent clairement que les
zones (Figure 17) a été touchée par les crues.
 Résultats de la simulation dans les zones qui ont été inondées par la crue (Figure 18, 19, 20,
21, 22,23)

76
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

LES ZONES INONDEES LES SECTIONS

MAGTAA LAZRAG ( 39000,38499)

HAMMAM MELOUANE (35000,34000)

TAHAMOULET (31999,29500)
BENTALHA (15000,12999.)

BARAKI (11000,7000)

LES 3 CAVES (EL HARRACH) (5999,3999)


Figure IIII.18.les zones inondees
 De la section 39000 à la section 38499 : on constate le débordement de lit de l’oued et on
enregistre une largeur max de la station mouillée au niveau de la station 39000 dépassant les
170m et une hauteur de remplissage de plus de 8m

Figure IIII.19.MAGTAA LAZRAG

77
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

 De la section 39000 à la section 38499 : on constate le débordement de lit de l’oued


et on enregistre une largeur max de la station mouillée au niveau de la station 39000
dépassant les 170m et une hauteur de remplissage de plus de 8m

 De la section 35000 à la section 34000 : on constate le débordement de lit de l’oued


et on enregistre une largeur max de la station mouillée au niveau de la station
dépassant les 106m et une hauteur de remplissage de plus de7m

Figure. IIII. 20 HAIMMAM EL OUANE


 De la section 31999 à la section 29500 : on constate le débordement de lit de l’oued
et on enregistre une largeur max de la station mouillée au niveau de la station 0
dépassant les 205m et une hauteur de remplissage de plus de 4m

Figure IIII. 21 .TAHAMOULET

78
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

 De la section 15000 à la section 12999 : on constate le débordement de lit de l’oued


et on enregistre une largeur max de la station mouillée au niveau de la station 0
dépassant les 445m et une hauteur de remplissage de plus de5m

Figure IIII.22. BENTALHA

 De la section 11000 à la section 7000 : on constate le débordement de lit de l’oued


et on enregistre une largeur max de la station mouillée au niveau de la station 39000
dépassant les 454.4m et une hauteur de remplissage de plus de 10m

Figure IIII.23.BARAKI

79
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

 De la section 5999 à la section 3999 : on constate le débordement de lit de l’oued et


on enregistre une largeur max de la station mouillée au niveau de la station 0
dépassant les 604m et une hauteur de remplissage de plus de 14m

Figure IIII.24.les 3 caves ELHARRACH


Crue fréquentielle T=100 :
Le résultat de calcul de la ligne d’eau est représenté sur le profile suivants :

Figure IIII.25. profile en long de l’oued Harrach T=100ans

80
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

De la section 20499 : on constate le débordement de lit de l’oued et on enregistre une largeur


max de la station mouillée au niveau de la station 20499 dépassant les 126.35m et une
hauteur de remplissage de plus de 5m

Figure IIII.26.Résulta de la section en travers 20499


De la section 25999 : on constate le débordement de lit de l’oued et on enregistre une largeur
max de la station mouillée au niveau de la station 25999 dépassant les 156.7m et une hauteur
de remplissage de plus de6m

Figure IIII. 27 .section en travers 25999

81
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

FigureIIII.28. l’écoulement de l’eau dans le canal


Simulation débits 6000 m3/s et 8000m3/s :
Nous avons fait cette simulation pour connaitre leur alea en cas d’inondation soudaine
Résulta de la simulation :
*Les sections ne supportent pas les débits 6000m3 et 8000m3. (Figure28)(Figure29)

Figure IIII.29. Résulta de la section en travers pour 6000m3/s

82
Chapitre IV Modélisation et simulation par logiciel HEC RAS

Figure IIII.30. section rectangulaire pour débit 8000m3/s

Figure IIII.31.section rectangulaire pour débit 8000m3/s


Résultats :
Notre étude a révélé que les débits de 8000 m3/s et 6000 m3/s sont extrêmement dangereux
pour les villes proches de l'Oued Harrach.
Conclusion
Dans cette étude nous avons essayé calibré le model monodimensionnel et bidimensionnelle
plusieurs fois avec 0.5 second et 0.2 second mais même problème avec les résultat .
la simulation elle a marché mais les résultat de débits son pas logique problème de stabilitéde
model.

83
Conclusion General
Conclusiongénéral

Conclusion General :

Notre étude a utilisé le logiciel HEC-RAS pour évaluer les conséquences potentielles d'une
inondation sur oued El Harrach. En utilisant différentes valeurs, nous avons pu simuler les
scénarios de crue et déterminer les zones susceptibles d'être endommagées en cas
d'inondation. Les résultats de notre étude ont confirmé que ces valeurs étaient appropriées, et
qu'une inondation est susceptible de se produire, entraînant des dommages dans certaines
zones.
Après avoir terminé notre étude, nous avons pu identifier les zones à risque le long de oued
El Harrach. Ces zones incluent les zones basses, les zones proches des rives et les zones où le
débit de la rivière est plus élevé. Les habitations, les infrastructures et les terres agricoles
situées dans ces zones sont particulièrement vulnérables aux inondations.
Il est essentiel de prendre des mesures de prévention et de gestion des inondations pour
minimiser les dommages potentiels. Les autorités compétentes devraient envisager la
construction de digues, de canaux de dérivation ou d'autres systèmes de protection pour
réduire les risques d'inondation le long oued El Harrach. De plus, la sensibilisation des
résidents et l'élaboration de plans d'évacuation d'urgence sont également cruciales pour
garantir la sécurité de la population en cas de crue.
En conclusion, notre étude met en évidence la probabilité d'une inondation le long de oued El
Harrach, ainsi que les zones qui seront potentiellement touchées. Il est impératif de prendre
des mesures préventives pour minimiser les dommages et protéger les communautés vivant le
long de la rivière. En mettant en œuvre des mesures de prévention et de gestion des
inondations appropriées, nous pourrons atténuer les risques et assurer la sécurité de la
population.

85
Références bibliographique

Références bibliographiques

[1]:ANRH.blida
[2]:HEDDID houda .MERAKI Meriem : contribution a la gestion des risques d'inondation
par application de la méthode diondiabilité mémoire de master 2018.2019
[3]:Global mapper : version 18.0
[4]: ONM : L'office National de la Météorologie
[5]: Madame maou. A cour hydrologie
[6]:Mr. Belkacemi Mahfoud Mr. Benaouf Mokrane : ETUDE D'AMENAGEMENT DE
COURS D'EAU IBOUHATHMANE DANS LA COMMUNE DE BEIAIA EN VUE D'UNE
PROTECTION CONTRE LES INONDATIONS
[7]:River Analysis System HEC-RAS : Version 6.0: Hydraulic Reference Manual, et
application GUIDE. US Army Corps of Engineers. Mars 2008.
[8]:River Analysis System HEC-RAS : Version 6.0: User's Manuel Hydrology Engineering
Center (HEC). US Army Corps of Engineers.
[9] : consulte le http://www.youtube.com/watch
[10] : consulté le http://video-aol.com/video-detai
[11] :www.wilayadeblida.dz/
[12]:www.googlemap.com
[13]:www.googleEarth.com
[14]:www.prim.net
[15]: www.blidanostalgiepagespers.fr
[16] www.wikipidia.com

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Vous aimerez peut-être aussi