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Traitement de l'air : procédés et polluants

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Procédés de traitement de l’air

Plan du cours
Partie 1 : les composés visés par les procédés
Les polluants de l’air extérieur et des effluents gazeux industriels
Les gaz à effet de serre
Les polluants de l’air intérieur
Les paramètres déterminant le confort de l’air intérieur

Partie 2 : les procédés de dépollution des effluents gazeux


- Implication des propriétés des polluants en termes de procédés de traitement
- Immobilisation par adsorption
- Lavage des polluants solubles par absorption
- Dégradation par procédés physicochimique d’oxydation
- Dégradation par bioprocédés

Partie 3 : Exemple des grands procédés mis en œuvre pour divers types de polluants de l’air extérieur
- Procédés de déNOx et déSOx
- Procédés d’élimination des COV-NM
- ¨Procédés de récupération des COV-NM
- Procédés de filtration/élimination des particules
- Procédés de récupération des métaux lourds

Partie 4 : Procédés et techniques mis en œuvre pour le traitement et le conditionnement de l’air


intérieur
Avant de commencer
Atmosphère – Composition & caractéristique
Avant de commencer
Transport atmosphérique et notion d’inter-tropical convergence
zone (ITCZ)

Passage d'un hemisphere a l'autre difficile car existence de masses ascendante d'air
chaud et humide car zone de convergence tropicale (ITCZ),

 temps de transfert inter-hemispherique de l'ordre de 1 an

Transfert interhémisphérique essentiellement via des ouragans, de deplacements


saisonniers de l'ITCZ ou de ruptures locales de l'ITCZ

Modèle de circulation atmosphérique


 Ascendance à l’équateur
 Subsidence aux pôles
Quelques éléments sur la sensibilisation internationale aux
problématiques de l’environnement et de la pollution de l’air
Qualité de l’air – grandes sources d’émission
anthropiques

Grandes sources de pollution de l’air

• Transport

• Bâtiment-résidentiel

• Industrie manufacturière

• Industrie de production de l’énergie

• Agriculture / élevage intensif


Qualité de l’air – grandes polluant de l’air

Grands polluants atmosphériques Gaz à effet de serre


Gaz acides : SOx, NOx Gaz carbonique : C02

COV-NM, Composés Organiques Volatiles non- Méthane : CH4


méthanique : exp. n-hexane

POP, Polluants Organiques Persistants, Hydrocarbures O3 : ozone troposphérique


Aromatiques Polycyclique (HAP), dioxines, Furanes, PCB,
etc.

Ammoniac : NH3 Les fluorocarbones : CFC, HCFC et HFC

Particules solides (PM ou TSP pout Total Suspended L’oxyde nitreux


Particles

Métaux lourds : Cd, Hg et Pb, etc. (vapeurs ou solides) L’hexafluorure de Soufre SF6
Qualité de l’air – grandes sources d’émission
anthropiques et principaux groupes de polluants
Polluants Acides –SO2
L'anhydride sulfureux (SO2) est un gaz incolore d'une odeur âcre : Tf=198 K & Tvap262 K ,
Solubilité : 9,4g/100g d’eau

Sources :
utilisation de combustibles fossiles riches en soufre (charbon, lignite, coke de pétrole, fioul lourd, fioul
domestique, gazole, etc
Procédés industriels : production de H2SO4, production de pâte à papier, raffinage du pétrole, etc.)

Contributions
activités les plus émettrices : ciment, l’acier, et la
chimie organique et inorganique

Technique de réduction :
- utilisation de combustibles à faible teneur en soufre

- désulfuration des gaz de combustion


Evolutions
- lavages, à l'eau ou à l'eau de mer  H2SO4
- neutralisation à la chaux ou au bicarbonate de
soude  CaSO4 (forme anhydre ou gypse) par
voie sèche (fumées / poudres), semi-humide
(fumées /aérosol liquide) ou humide (bullage
des gaz dans une solution de réactif), selon les
flux de polluants à traiter..
Polluants Acides –les NOx : NO/NO2
Combustion à haute température N2+O2  NO Puis NO  NO2 par oxydation à plus basse
température
Gaz : précurseur : d’ozone troposphérique  effet de serre et de dépôts de nitrates 
eutrophisation
Sources :
combustion de fossiles ou biomasse dans le transport routier, pour la production d’électricité,
le chauffage urbain, l’industrie, le résidentiel et le tertiaire
Procédés industriels : production d'acide nitrique, fabrication d'engrais, traitement de
surfaces

Contributions

Evolutions
Polluants précurseur de O3-troposphérique et de CO2 – le CO

Contributions

Evolutions

Source : combustions incomplètes ; procédés industriels (métallurgique).

Effets : Asphyxiant mortel, maux de tête, vertige, coma, décès = f(concentration, durée
exposition)

Elimination : à la source
Les COV-NM, polluants toxiques, GES &
précurseurs d’ozone troposphérique

L’OMS distingue quatre catégories en fonction de leurs points d’ébullition :

VVOC : Very Volatil Organic Compounds : Pt. Ebullition < 0… 50-100°C

VOC : Volati Organic Compounds : Pt Ebullition 50-100 …240-260°C

SVOC : SemiVolati Organic Compounds : Pt Ebullition 240-260…380-400

POM : Particle Bound Organic Matter : > 380 °C

Pollution intérieur (meubles)  COV

Emissions de cheminées industrielles  COSV, COV, POM

COT : carbone organique total


Les COV-NM, polluants toxiques, GES & précurseurs d’ozone troposphérique

Du point de vue chimique :

HC  hydrocarbures uniquement hydrogène et carbone

HCX  H + C + hétéroatomes : O, N, Cl, F, P, S


Alcool, carbonyl, acide carboxylique, alcool
Amines
Dérivées chlorés, fluorés (Fréons, PCB)

UE Directive du 11 mars 1999 :


Un composé organique concerne tout composé contenant au moins l'élément de carbone et
un ou plusieurs des éléments suivants : hydrogène, halogène, oxygène, soufre, phosphore,
silicium ou azote, à exception des oxydes de carbone et des carbonates et bicarbonates
inorganiques.
- Un composé organique volatil (COV) concerne tout composé organique ayant une pression
de vapeur de 0,01 KPa ou plus à une température de 293,15 K ou ayant une volatilité
correspondante dans les conditions d'utilisation particulières.
Les COV-NM, polluants toxiques, GES & précurseurs d’ozone troposphérique

Contributions

Sources : procédés industriels impliquant des solvants


Evolutions (chimie de base, chimie fine, dégraissage des métaux,
application de peintures, encres, colles, etc.), raffinage
de pétrole, production de boissons et de pain,
installations de combustion industrielles et
équipements de combustion domestiques au bois,
distribution des carburants et usages domestiques de
solvants.

Effets : très variés allant de l’irritation cutanée ou des yeux, les troubles cardiaques, digestifs,
rénaux, ou encore les actions cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques
Polluant toxique : NH3

Contributions Evolutions

Processus de production/émission de NH3

Effets :
Acidification (ammonium), eutrophisation
Génération de polluants secondaires : PM2.5
Réduction :
à la source
Gestion intégrée de l’azote – cycle biogéochimique de l’azote
Référence : Option for Ammonia Mitigation de la Task Force on Reactive Nitrogen Mitigation
Polluants Organiques Persistants : POP
• Composés très peu dégradable : cinétiques de dégradation
biologique, chimique et photolytique lentes

• Bioaccumulables et bio-amplifiables

• Hautement toxiques,

• Extrêmement mobiles (notamment grâvce à la circulation


atmosphérique )  largement distribuées dans
l'environnement .

• Emission intentionnelle :
• pesticides (aldrine, chlordane, chlordécone, lindane,
mirex, pentachlorobenzène, toxaphène, etc.)
• production pour des usages industriels
(décabromodiphényl ether, hexachlorobutadiène,
naphtalènes polychlorés, etc.).

• non-intentionnelle (UPOPs) :
• combustion, notamment incomplète, à l’air libre des
déchets et de la biomasse : exp. dioxines et furanes
• processus industriels (raffinage, synthèse chimiques,
production de métaux, de textiles, de céramiques ou
de briques). Concentration de Benzo-a-pyrène en Europe en 2020
Polluants Organiques Persistants : POP
Quelques exemples : PoP réglementés à l’international (Stockholm-2004)
▪ Hexachlorobutadiène (HCBD) : solvant pour composés
chlorés.

▪ Naphtalènes polychlorés (PCN) : revêtements isolants


pour les fils électriques, conservateurs du bois, additifs
pour le caoutchouc ou le plastique, pour les diélectriques
des condensateurs et dans les lubrifiants.

▪ Pentachlorobenzène (PeCB) : composant dans des


produits à base de PCB comme supports de colorants,
fongicide, retardateur de flamme etc.

▪ Polychlorobiphényles (PCB) : utilisés comme réfrigérants,


lubrifiants dans les transformateurs, les condensateurs et
d'autres équipements électriques (isolant et
ininflammable).

▪ Hexachlorobenzène (HCB) : utilisé comme pesticide pour


protéger les semences d'oignons, de sorgho, de blé etc.
Polluants Organiques Persistants : Quelques exemples de PoP
les Hydrocarbures aromatiques Polycycliques (HAP) réglementés

Par le protocole d’AArhus


benzo(a)-pyrène benzo(b)fluoranthène benzo(k)fluoranthène indéno(1,2,3-cd)pyrène

En France

benzo(g,h,i)- fluoranthène dibenzo(a,h)anthracène benzo(a)anthracène


pérylrène
Polychlorobenzodioxines (Dioxines) et Polychlorobenzofuranes (Furanes)

Contributions
Evolutions

Sources : Effets :
Incinération de déchets ; brûlage de câbles ; S’accumulent dans l’organisme
Combustion de combustibles minéraux solides, de Cancérigènes et perturbateurs endocrinien
carburants et de biomasse ; métallurgie des métaux
ferreux (production d’agglomérés et cokeries) Réduction à la source
Procédés industriels (production de papier, etc.). Dépoussiérage
Adsorption
Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques : HAP
Exemples

naphtalène Anthracène
pyrène coronène
a benzo-pyrène
Contributions
Evolutions

Importants : Ne sont pas formèllement des PoP’s car ils peuvent être métabolisés  pas d’accumulation ou
accumulation limitée

En revanche : effets dur la santé proches des PoP’s : Plusieurs HAP Cancérigènes et/ou mutagènes

Sources anthropiques : combustion de biomasse en résidentiel, de combustibles minéraux solides et de


carburants ; incinération de déchets ; feux ouverts ; cultures ; métallurgie des métaux ferreux.
PolyChloroBiphényls : les PCB
209 composés
Demie-vie : entre 94 jours à 2 700 ans

Contributions
Evolutions

Sources anthropiques : métallurgie des métaux ferreux


Elimination
(aciéries électriques) ; production d’électricité ;
Dégradation thermique à très haute
incinération de déchets ; combustion de biomasse et de
température (> 1000 °C) et vitrification
combustibles minéraux solides ; traitement des déchets

Effets : Cancérigène , perturbateur endocrinien

Utilisation : fluides caloporteurs dans les condensateurs


et les transformateurs électriques mais également
comme fluides hydrauliques lubrifiants, produits
ignifugeants et constituants de peintures, vernis, encre,
Les métaux lourds : Cas du mercure Hg
Quelques définitions
Métal lourd = métal avec densité > [Link]-3
Remarque : définition de métaux lourds par la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à
longue distance (LRTAP)
 8 « métaux lourds » à suivre : Arsenic (As), Cadmium (Cd), Chrome (Cr), Cuivre (Cu), Manganèse (Mn),
Mercure (Hg), Nickel (Ni), Plomb (Pb), Sélénium (Se), Zinc (Zn)
En réalité : Zn n’est pas un ML, As n’est pas un métal mais un métalloide et Se n’est pas un métal

Cas du mercure Hg
Contributions
Evolutions

Effets sur la santé : dépend de la nature composé incorporant l’élément métallique et de


l’état physique. Exp. : Mercure élémentaire et inorganique : affectent le système nerveux
central et les reins. Mortel par inhalation. Le Hg est reprotoxique

Sources de Hg : combustion de minéraux solides et de biomasse ; production de chlore ;


métallurgie des métaux ferreux et non ferreux (production d’acier) ; incinération des
déchets ; crémation ; cimenteries, batteries.
Les métaux lourds : Cas du Cadmium Cd

Contributions
Evolutions

Effets sur la santé


très irritant pour le système respiratoire, classé
cancérigène, mutagène et réprotoxique.
Sources :
la combustion des combustibles minéraux solides, du fioul lourd,de la biomasse,
▪ l’incinération, ordures ménagères et des boues),
▪ la sidérurgie et métallurgie des métaux non ferreux,
▪ la production de minéraux non-métalliques et de matériaux de construction,
▪ la combustion des autres combustibles et d’une partie des huiles moteur, ainsi que l’abrasion des
pneus et freins pour le secteur routier

Réduction : traitement des fumées , dépoussiérage, adsorption


Les métaux lourds : Cas du Plomb Pb

Contributions Evolutions

Effets sur la santé : reprotoxiques (H360FD), nocifs par inhalation et dangereux pour
l’environnement. Le plomb est classé cancérigène possible pour l’homme

Sources anthropiques :
• combustion de carburants, de fioul lourd, de combustibles minéraux solides et de
biomasse
• première et seconde fusion du plomb ;
• fabrication de batteries électriques ;
• Production de verre (cristal) ;
• métallurgie des métaux ferreux et non ferreux ; abrasion des routes et usure des freins
; incinération de déchets ; combustion d’essence plombée dans transport routier
Les Totale Suspended Partuicles (TSP) ou Particulate Matter (PM)

C’est l'ensemble des particules en suspension dans l’air, quelle que soit leur taille

Classement selon la taille quantifiée par le diamètre hydrodynamique DH :

▪ les PM10, DH < 10 μm

▪ les PM2,5, , DH < 2,5 μm,

▪ les PM1,0, ,DH < 1,0 μm,

▪ les particules ultra fines (PUF),


DH < 0,1 μm = 100 nm
Les Totale Suspended Partuicles (TSP) ou Particulate Matter (PM)

Contributions Evolutions

Origines :
▪ origine mécanique : effritement de matière, broyage,
concassage, transport de matériaux pulvérulents, érosion des
sols (érosion éolienne par exemple), etc.  taille comprise
entre quelques microns et quelques centaines de microns.
▪ origine chimique ou thermique. changement d'état de la
Sources anthropiques :
matière, réactions chimiques, évaporation/condensation. Taille
▪ installations de combustion dans le secteur
varie de quelques nanomètres à quelques dixièmes de microns.
résidentiel
▪ origine biologique : pollens, champignons, bactéries.
▪ le trafic routier,
▪ les procédés industriels,
▪ les chantiers et le BTP,
▪ l’exploitation des carrières
▪ les travaux agricoles (labour, moisson,
gestion des résidus).
Les PM10
Nature : Composition chimique
- Mélange de composés chimiques dépend de leur origine et des mécanismes de
- Regroupe les particules grossières (entre 2,5 et 10 formation : elle peut associer
μg/m3) et les particules fines. - carbone suie (émis lors de phénomènes de
- En moyenne : les PM10 sont composées combustion incomplète),
majoritairement (à 70%) de PM2,5. - une fraction minérale (éléments issus de
- Les particules les plus fines sont plutôt associées l’érosion, sables),
aux composés secondaires - des composés inorganiques (sulfates, nitrates,
ammonium, issus de réactions chimiques entre
Effet : gaz précurseurs),
Pénétration système respiratoire ou bien le sang. - des métaux (plomb, zinc, etc.) et
- du
Enjeux sanitaires sont orientés vers la part des particules dites « carbone organique.
fines » comme les PM2,5, PM1,0 ou les particules ultrafines
Effet de serre, forçage négatif pour carbone organique, sulfate,
nitrate mais forçage positif pour composante carbone suie
Evolutions
Contributions
Les PM2.5

- Particules primaires issues de rejets directs dans l’air.


- Particules secondaires issues de recombinaison chimique entre polluants (NOx, NH3,
SO2, COV) dans l’atmosphère.
- Composées essentiellement de matière organique et des espèces secondaires (nitrate et
sulfate d’ammonium…)
- Suspension, stagnation dans l'air plusieurs jours - quelques semaines  Transport sur de
longues distances.
Effets sur la santé :
maladies cardio-vasculaires et respiratoires,
classées en tant que substance cancérigène.
Responsables de 16 500 morts prématurés en France en 2020

Contributions
Evolutions
Les PM1.0

Contributions

Evolutions
Renforcement de l’effet de serre et gaz à effet de serre

Effet Physique fondamental au niveau moléculaire Effet Physique au niveau de l’atmosphère


absorption-émission de photon IR Renvoi vers la surface du globe d’une fraction du rayonnement
IR qu’elle a réfléchi

Quelques exemples de composés responsables


des GES
Le globe perd moins par rayonnement
 Réchauffement du globe
Importance de l’effet de serre pour la vie sur terre
et conséquence du renforcement de l’effet de serre

Sans effet de serre

Avec effet de serre :


Du essentiellement à H2O

Avec renforcement de l’effet de serre :


Du essentiellement à CO2
Contribution de divers composés au renforcement de l’effet de serre

En vert :a la contribution d’un GES en tant


que precurseur d’ozone troposphérique

Polluants : composé ayant un impact directe sur la


faune, la flore, la santé humaine

GES : gaz renforçant l’effet de serre et causant du


Remarque : En principe GES  polluant
réchauffement climatique sans pour étant être
nécessairement polluant

Certains composés peuvent être à la fois : polluants et


GES – les COV par exemple
Effet d’une année d’émission au niveau actuel sur le réchauffement sur 10 ans & sur 100 ans
Gaz carbonique CO2

Contributions Evolutions

Sources anthropiques Effets :


combustion de combustibles dans la GES : 64% du réchauffement climatique
production d’électricité et de chaleur, Acidification de l’atmosphère et des eaux
l’industrie, les transports, le résidentiel- Santé (à forte dose) : malaises, maux de tête
tertiaire et le traitement des déchets. et asphyxies par remplacement de l'oxygène
de l'air)
Réduction :
Décarbonation de l’énergie, du transport et de l’industrie
Captage Stockage et utilisation de CO2 (CCUS)
Problèmes : échelles des émissions
Renouvelables
Evolutions des émissions de CO2 en France
Méthane : CH4
2ème GES = 28xCO2, près de 20% du réchauffement, mais à courte duré de vie (10-12 ans),
précurseur de O3troposphérique
Evolutions
Contributions

Sources anthropiques
agriculture (fermentation entérique des ruminants et déjections animales), brûlage
de biomasse, décharges, transport et distribution de gaz naturel.

Effets : gaz asphyxiant


Protoxyde d’azote : N2O
4ème GES = 265xCO2(100 ans), Néfaste à la couche de O3 stratosphérique

Contributions
Evolutions

Sources anthropiques :
- apports d’engrais azotés minéraux et organiques sur les sols cultivés liés aux phénomènes de
nitrification /dénitrification
- gestion des déjections animales.
- Trafic routier avec les véhicules équipés de pots catalytiques
- procédés industriels (fabrication d'acide adipique, d'acide glyoxylique et d'acide nitrique.

Réduction forte des émissions industrielle


Mise en place de la SCR du N2O
Gaz fluorés
CFC, HCFC, HFC, PFC, SF6 et NF3

3ème GES = 1-2.35x104xCO2, Néfaste à la couche de O3 stratosphérique

Contributions
Evolutions

Source anthropique
réfrigération et climatisation ; fabrication des
mousses d’isolation ; aérosols ; protection
incendie, semi-conducteurs, équipements
électriques, agroalimentaire, résidentiel,
chimie, climatisation automobile, micro-
électronique. etc
Exempole des Hydrogénofluorocarbonés (HFC : CxHyFz)
GES = 1000-4000xCO2, Néfaste à la couche de O3 stratosphérique

Evolutions
Contributions

Sources anthropiques :
réfrigération et climatisation ; fabrication des
mousses ; aérosols ; protection incendie
agroalimentaire, résidentiel, chimie, climatisation
automobile.

Remplacement des CFC et HCFC


Exemple des Perfluorocarbonés (PFC : CxFy)

Contributions

Evolutions

utilisation des PFC en industrie manufacturière lors des étapes de production des
semi-conducteurs. Ils sont produits lors de l'électrolyse de l'aluminium et de la
production de l'acide trifluoroacétique.
Héxafluorure de Soufre : SF6
GES = 23 500 xCO2

Contributions

Evolutions

Source/Usage : production d'électricité, biens d’équipement et matériels de transport


(composés électriques et électroniques). Agent diélectrique et de coupure dans les
équipements électriques, gaz protecteur pour les fonderies de magnésium
Fluorure d’azote : NF3
GES=17200x CO2

Contributions

Evolutions

Usage/source : fabrication de composants électroniques (semi-conducteurs, panneaux


solaires de nouvelle génération, téléviseurs à écran plat, écrans tactiles, processeurs
électroniques).
Temps de résidence dans l’atmosphère

• les CFC sont extrêmement stables  temps de vie de plusieurs dizaines


d'années dans l'atmosphère  impact global et stratosphérique

• mercure : temps de vie de l'ordre de 1-2 ans  impact global et troposphérique

• l'ozone troposphérique  temps de vie de quelques jours  pollution continentale

S02 est oxyde en acide sulfurique H2S04  temps e vie de I'ordre de 2 jours  impact direct
relativement local

• aérosols ont un temps de résidence troposphérique = 10aines de jours

• Polluants organiques persistants  temps de résidence élevé (au moins plusieurs mois) 
une forte capacité a s'accumuler dans des milieux naturels après dépôt.

IV pollution atmosphérique
IV.2. dispersion des polluants
Qualité de l’air intérieur : caractérisation, importance et conséquence

Qualité de l’air intérieur déterminée par :

- Température
- Taux d’humidité
- Polluants présents dans l’air intérieur

Pourquoi c’est important ?


 Un individu moyen passe 80% de son temps dans les bâtiments (France)
 les concentrations de certains polluants sont parfois 10-100 fois plus grandes dans
l’air intérieur que dans l’air extérieur
 La situation a empiré avec la démocratisations des matériaux et équipements
modernes

Deux conséquences observées :


Syndrome des bâtiments malsains (SBS): état d’inconfort ou de maladie d’origine
non identifiée
Building related Illness (BRI) : maladie dont la cause est bien identifiée : Légionellose,
asthme, allergie
Qualité de l’air intérieur : sources et nature des polluants

2 sources :
Air extérieur : introduction par le système de ventilation et les ouvertures.
Génération en intérieur : matériaux, plantes, animaux, occupants
Grande diversité de contaminants
Contaminants Source
Abestos : alumino-silicate à fort rapport Matériaux isolants
d’aspect 20-50 Plafond et plancher
Produits de combustions Foyer ouvert
Chauffage
Tabacs, Bougie, encens
Formaldéhyde bois agglomérés, contreplaqués, peintures à phase solvant, mousses
isolantes urée-formol, fumée de tabac, photocopieurs, détergents,
meubles, tapis, livres et magazines neufs, cosmétiques
Polluants biologiques Acariens, Allergènes (chien, chat), plantes, matériaux humides
Radon Sous-sols (radioactivité naturelle)
nanoaérosols Cuisine, imprimantes, photocopieur, spray, …

Particules ne provenant pas de Poussières, cheveux, peau


combustions
Composés Organiques Volatils (COV) Produits du quotidien, matériaux d’enveloppe
Qualité de l’air intérieur : sources et nature des polluants
Substances Sources Effets
HAUTEMENT
prioritaires
Acétaldéhyde Poêles à bois, cuisson des aliments, Aigu Irritation tractus respiratoire, yeux, peau
colles, panneaux de bois brut, Chronique. Lésion hépatiques) Cancérigènes
panneaux de particules, photochimie possible
Fumée de tabac, Photocopieurs

Formaldéhyde bois agglomérés, contreplaqués, peintures Aigu :Irritation du tractus respiratoire, larmoiement,
à phase solvant, mousses isolantes urée- nausées
formol, fumée de tabac, photocopieurs, Chronique Cancer naso-pharyngé, Soupçon : Leucémie,
détergents, meubles, tapis, livres et tumeur du cerveau
magazines neufs, cosmétiques

Hydrocarbures Fumée de cigarette, Colles, peintures, Aigu : excitation, Narcose, dépression du SNC, coma et
aromatiques Benzène vernis, Feu de bois, combustion d'encens mort
A l’état naturel dans l’air extérieur (feux de Chronique. Syndrome psycho-organique, troubles
forêts), Essence (sans plomb : jusqu’à 1%) sanguins, leucémie myéloïde aiguë cancer du poumon,
Gaz d'échappement etc..

Phtalates Poussière .sensibilisant respiratoire, perturbateurs


Plastifiant pour matières plastiques endocriniens
Dichlorovos : pesticide La préservation des bois Convulsions, foi : augmentation de la taille, anomalies
pohosphorées Le traitement des plantes intérieures histologiques, cancers ? Immunosuppresseur, passage
L’élimination des insectes et des rongeurs transplacentaire Effet sur le développement,
Le traitement des parasites des animaux de perturbateur endocrinien.
compagnie
Désinfectants divers toxicitéLongue persistance environnementale
Le traitement des moquettes Accumulation dans les tissus adipeux
Les pesticides de jardin
Qualité de l’air intérieur : sources et nature des polluants

Substances HAUTEMENT Sources Effets


prioritaires (suite)
Radon Sous-sol (radioactivité naturelle) Cancérogène

Particules Combustion : tabac, cuisson des Aigu : problèmes respiratoires


aliments, gaz d’échappement, appareil A long terme: maladies respiratoires chroniques, nuit
de chauffage… développement des fonctions pulmonaires
Naturel :Pollens, fibres d’amiante, -Cancer broncho-pulmonaire
laine de verre, métaux lourds, spores
de moisissures

Substances TRES Sources Effets


prioritaires
HC aromatiques : Peintures, vernis, colles Aigu : dépression du SNC
toluène Désodorisants d’intérieur Chronique : «Syndrome psycho-organique»toxicité sur
Fumée de tabac d’autres organes possible
Proximité d’une station essence
Feux de forêtsRetrouvé
Tri-chloroétylène Peintures, vernis, colles, encres, Aigu : Syndrome psycho-organique, mortel par fibrillation
moquettes, tapis, calfatage siliconé, ventriculaire
vapeur d'essence, détachants Chronique : Irritation cutanée, atteinte hépatique, rénale,
ménagers, dégraissage des pièces cardiaque, cancérogène probable : poumons, du foie, des
métalliques reins, des testicules, du col de l’utérus,

Tétra-chloroétylène Nettoyage à sec, finissage des textiles Aigu : syndrome psycho-organique


diluants des peintures et vernis Chronique : atteinte hépatique
Cancérogène probable : langue, vessie, oesophage, poumons,
intestins, col de l’utérus, lymphome ?
Qualité de l’air intérieur : sources et nature des polluants

Substances TRES Sources Effets


prioritaires (suite)

NOx Produit de combustion : cuisine, Aigu :Toxique pulmonaire mortel, irritant des muqueuses,
cigarette, flamme. etc. troubles du rythme
Chronique : Emphysème, prédisposition aux infections
respiratoires
CO produit de la combustion incomplète Aigu : convulsions, coma, décès
et du tabac Sub-aigu : Troubles digestifs, violentes céphalées, asthénie
Chronique : palpitations, troubles de la mémoire, asthénie,
syndrome dépressif
Pestcides chlorés : Aldrine, La préservation des bois Convulsions, foi : augmentation de la taille, anomalies
Dieldrine Le traitement des plantes intérieures histologiques, cancers ? Immunosuppresseur, passage
L’élimination des insectes et des transplacentaire Effet sur le développement, perturbateur
rongeurs endocrinien.
Le traitement des parasites des
animaux de compagnie toxicitéLongue persistance environnementale
Désinfectants divers Accumulation dans les tissus adipeux
Le traitement des moquettes
Les pesticides de jardin

Polluants biologiques : Humidité Allergie et asthme


Acariens Allergènes de hat et
chien
Qualité de l’air intérieur : Eléments de confort

Efets
Humidité Humaine (1 à 1,5 L par jour) Développement des moisissures et acariens
Liées aux activités (salle de bain, Diminution de l’efficacité des isolants
cuisine…) Et surtout augmentation des émissions de COV notamment
Infiltrations… de formaldéhyde
Objectifs de la mise en œuvre de procédés de traitement de l’air

- Dépollution : inhiber la production, éliminer, séparer , concentrer/isoler/stocker,


des polluants toxiques pour l’homme ou l’écosystème

- Récupérer un composé valorisable en vue de le recycler

- Limiter l’empreinte carbone d’un procédé d’un système : inhiber la production,


éliminer ou déplacer de 1 ou plusieurs gaz à effet de serre générés par un
procédé/un système

- Offrir des conditions de confort acceptables dans une enceinte, un véhicule, un


bâtiment : traitement et conditionnement de l’air intérieur
Facteurs déterminant le choix de procédés de traitement de l’air

- Nature chimique et propriétés physiques du polluant

- Concentration de l’effluent en polluant

- Nature de l’émetteur : industrie, agriculture, bâtiment

- Débit des effluents : usine, bâtiment, etc.

- Température des effluents : chambre de combustion (1000°C), procédés (200-300 °C)

- Source de la pollution ponctuelle ou diffuse : usines, voitures, bâtiments, agriculture

- Réglementation et objectifs en termes de valeurs limites

- Existence de polluants en mélange  intégration du procédé dans une filière


Implication des propriétés des polluants en termes de procédés de traitement

- la qualité du gaz à traiter (molécules


volatiles, température, matières en
suspension, humidité éventuelle...) ;

– les concentrations de polluants ;

– les débits ;

– les paramètres physiques (pression,


température...) ;

– les paramètres de sécurité (explosivité,


réactivité, corrosi- vité...).
Notion de filières de traitement

Effluent à traiter  mélange complexe de particules-aérosols et de molécules dont les


propriétés physico-chimiques et biologiques sont très différentes
Exp. Fumées contenant poussières, COV, gaz acides

 Nécessité de mettre en place une filière de traitement

 Une filière : une opération principale + plusieurs pré- ou post-traitement

Exemple de filière de traitement


Classification des procédés de traitement d’air
Synoptique
Exemple de filières de traitement de COV avec prétraitement et post-traitement
Pré- et post-traitement vs traitement

Dégradation ou élimination
Transfert- Récuoération
Dégradation ou
élimination
Les Opérations unitaires majeures dans le traitement de l’air

Dépoussiérage/élimination de particules : souvent le premier prétraitement

L’absorption : pour récupérer ou isoler un polluants de la phase gazeuse

L’adsorption : pour récupérer immobiliser le polluant sur une phase solide

La condensation : pour récupérer un polluant à haute température de


liquéfaction ou pour déshumidifier l’effluent en prétraitement

Les perméation membranaire : pour récupérer un produit à haute valeur


ajouté

L’oxydation/combustion : thermique, catalytique & photo-catalytique


pour abattre le polluant souvent l’oxyder en CO2

La biodégradation essentiellement aérobie  boue  CO2

La réduction thermique ou catalytique


d’un polluant oxydant pour le transformer en un composé inerte : N2 par
exemple
Procédés de dépoussiérage ou de filtration de particules solides

Il existe 5 grands types de procédés permettant de dépoussiérer un effluent gazeux


- Sédimentation
Ni N0
- Séparation cyclonique
- Filtration
- Laveur Nc
- electrofiltration

Ces procédés sont caractérisés par leurs courbes d’efficacité qui donne l’efficacité
de séparation en fonction de la taille de la particule:

On définit l’efficacité de pénétration : 𝑃 𝑑𝑝 = 1 − 𝜂 𝑑𝑝

Pour n systèmes de filtration en série : 𝑃 = 𝑃1 𝑃2 … 𝑃𝑛 et 𝜂 = 1 − 𝑃


Procédés de dépoussiérage ou de filtration de particules solides
Domaine de fonctionnement – taille de particules
Procédés de dépoussiérage ou de filtration de particules solides
Avantages-inconvénients
Chambre de décantation
Il s’agit d’une chambre où on laisse décanter les particules par gravité Frottement
poids
Ce type de séparation n’est efficace que pour des particules de taille > 50 mm visqueux
𝒅𝟑𝒑 𝟑𝝅𝒅𝒑 𝝁𝒗𝒕𝒔
En laminaire 𝝆𝒑 g=
𝟔 𝑪𝒆

𝜌𝑝 𝑑𝑝2 𝑔𝐶𝑒
𝑣𝑡𝑠 =
18𝜇
Vitesse de chute terminale
Régime de Stokes
Le mouvement d’une particule est uniforme dans les deux directions
𝑥 − 𝑥0 = 𝑢𝑡 et 𝑦 − 𝑦0 = 𝑣𝑡𝑠 𝑡
𝑣𝑡𝑠 est la vitesse de chute terminale de la particule donnée par la loi de Stokes

Si les particules à la hauteur Hc sont décantés au niveau de la sortie x=L du


𝐻
décanteur alors 𝜂 = 𝑐 H est la hauteur du décanteur
𝐻

Le temps de traversée du décanteur pour les particules qui se


𝐿 𝐻 𝑣
déposent en L est tel que 𝑡 = = 𝑐 𝐻𝑐 = 𝑡𝑠 𝐿
𝑢 𝑣𝑡𝑠 𝑢
𝑣𝑡𝑠 𝐿
Ce qui donne l’efficacité de ce type de décanteur 𝜂=
𝑢𝐻

Sachant que Q=uLW


Remplaçant vTs par sa valeur
Chambre de décantation

En turbulent (faire en TD)

Dans ce cas on fait un bilan matière sur les particules tout au long de la
chambre que m’on peut considérer comme un écoulement piston

On montre que : 𝜌𝑝 𝑑𝑝2 𝑔𝐶𝑒 𝐿𝑊


𝜂 𝑑𝑝 = 1 − 𝑒𝑥𝑝 −
18𝜇 𝑄

Application numérique : pour une chambre de gravité de 1x1 m2, un débit de 1 m3s-1
Estimer l’efficacité de séparation pour des particules de diamètre allant de 10 à 500 mm
ElectroFiltration ou précipitation électrostatique
Principe

Tiges minces polarisées -


 Effet couronne qui génère une décharge
électrique dans les gaz qui charge négativement
les poussières

Contre électrode polarisée +


 Attire les poussières chargées les séparant ainsi
de l’effluent

Symbole
ElectroFiltration ou précipitation électrostatique
Principe
Le mouvement de la particule est décrit de manière similaire au cas de la précipitation
MAIS
On substitue la vitesse terminale hydrodynamique par la vitesse de dérive électrique,
𝑣𝐸 qui dépend du champ électrique est de la charge 𝐸 𝑒𝑡 𝑞

3𝜋𝑑𝑝 𝜇𝑣𝐸
La vitesse de dérive est donnée par : 𝑞𝐸= 𝐶𝑒
Force Force de trainée
électrostatique visqueuse

𝑞𝐸𝐶𝑒
𝑣𝐸 =
3𝜋𝑑𝑝 𝜇
𝑣𝐸 𝐿
Dans le cas d’un écoulement laminaire 𝜂 = 𝑢𝐻

𝑣𝐸 𝐿𝑊
Dans le cas d’un écoulement turbulent : 𝜂 𝑑𝑝 = 1 − 𝑒𝑥𝑝 − 𝑄

Pb : E ? Et q ?
ElectroFiltration ou précipitation électrostatique ou (ESP)
Principe
Champ électrique:
𝜟𝑽 𝜟𝑽
Système d’électrodes planes : 𝑬 = 𝜟𝒙 ; Système d’électrodes tige-cylindre : 𝑬 = 𝑫
𝒓𝑳𝒏
𝒅

Charges :
La charge est assuré par la collection des ions générés dans la décharge couronne.
On charger les particules soit + soit – (charge unipolaire) , soit les deux (charge bipolaire)
selon la nature des ions.
On préfère les charges unipolaire en ESP
On a plusieurs régimes;

- Régime de charge diffusif :


Les ions diffusent autour de la particules, la concentration d’ions au voisinage de la particule
suit la loi de Boltzmann
Nbre de charges
sur la particule

𝑒𝑞 𝑛𝑒 2
P énergie potentielle autour de la particule donnée par : 𝑃 = =
4𝜋𝜖0 𝑟 4𝜋𝜖0 𝑟
ElectroFiltration ou précipitation électrostatique ou (ESP)
Principe
La densité d’ion (nombre d’ions par m2) sur la surface de la particule est :
𝑛𝑒 2
𝑑𝑝 2𝜋𝜖0 𝑑𝑝
𝑁𝑖 𝑟 = = 𝑁𝑖0 𝑒𝑥𝑝 −
2 𝑘𝑇

Loin de la particule
La densité de flux d’ions, nombre d’ions reçu par m2 et s, par la particule est alors :
𝑑𝑝
𝑁𝑖 𝑟 = Où 𝑣 ∗ est la vitesse thermique moyenne
2
𝐽𝑖 = 𝑣∗
4

La vitesse moyenne de chargement (nbre de charges par unité de temps reçu par la particule)
𝑛𝑒 2
𝑑𝑛 𝜋𝑑𝑝2 2𝜋𝜖0 𝑑𝑝 𝑣∗
= 𝐽𝑖 = 𝑁𝑖0 𝑒𝑥𝑝 −
𝑑𝑡 4 𝑘𝑇 4

2𝜋𝜀0 𝑑𝑝 𝑘𝑇 𝑑𝑝 𝑣 ∗ 𝑒 2 𝑁𝑖0
𝑛 𝑡 = 𝑙𝑛 1 + 𝑡
𝑒2 8𝜀0 𝑘𝑇
ElectroFiltration ou précipitation électrostatique ou (ESP)
Principe

2. Régime de charge sous dérive en présence d’un champ


électrique E
Dans ce cas la charge peut être déduite de la relation :
r est la permittivité relative
 Est une constante de temps de charge Elle est fonction de la
mobilité et la densité des ions: 𝐾𝐸
1
=
4𝜋𝜀0

Ze est la mobilité

Typiquement :  = 0.01-0.1

On obtient le nombre de charge max


que peut porter particule=
ElectroFiltration ou précipitation électrostatique ou (ESP)
Comparaison entre charge diffusif et charge par dérive sous champ
Séparation cyclonique

Efficacité de la séparation cyclonique : 𝜼 𝒅𝒑 ?

Si rc est la valeur rayon à partir duquel les particules de diamèrre dp


impactent la paroi de grand rayon du cyclone :
𝒓 −𝒓 𝒓𝒄 −𝒓𝟏
𝜼 𝒅𝒑 = 𝒓𝟐−𝒓𝒄 =
𝟐 𝟏 𝑾
 rc ?
Quand la particule se déplace pendant dt:
Le rayon et l’angle q varient de :
𝑟𝑑𝑟 𝑣 𝑣𝑟
𝑑𝑟 = 𝑣𝑟 𝑑𝑡 et r𝑑𝜃 = 𝑣𝜃 𝑑𝑡 = 𝑟 𝑟𝑑𝑟 = 𝑑𝜃
𝑑𝜃 𝑣𝜃 𝑣𝜃
Les particules qui vont être filtrées sont celles dont le rayon est compris
entre rc et r2. Leur quantité est proportionnelle à r2-rc

𝜃2
𝑣𝑟
𝑟22 − 𝑟𝑐2 = 𝑑𝜃
0 𝑣𝜃
 𝑣𝑟 𝑒𝑡𝑣𝜃 ?
Le mouvement de la particule est gouverné par deux forces :
𝑣𝜃2
La force centrifuge : 𝑚𝑝
𝑟
La force de trainée :8𝜋𝜇𝑑𝑝 𝑣𝑟
Si la particule atteint sa vitesse limite (régime de Stokes)

𝑣𝜃2
𝜌𝑝 𝑑𝑝2 𝑣𝜃2
𝑚𝑝 = 8𝜋𝜇𝑑𝑝 𝑣𝑟  𝑣𝑟 =
𝑟 18𝜇𝑟
Séparation cyclonique
𝑣𝜃 de la particule est supposé égale à la vitesse tangentielle 𝑢𝜃 du fluide
Pour déterminer on utilise des modèles de mécanique des fluides :

1- Modèle de Crawford

Cette relation nécessite la connaissance de q2


 Calibration
 Utilisé pour estimer des ordres de grandeur

2- Modèle semi-empirique de Lapple


t est le temps de résidence de la particule
𝑟2 −𝑟𝑐
On définit une vitesse radiale moyenne par : 𝑣𝑟 = dans le cyclone avant sa récupération
𝑡 Il correspond au temps de déplacement de
rc à r2
On utilise l’expression de vr donnée
précédemment par la loi de Stokes
pour obtenir

L’efficacité du cyclone est déterminée par t


Séparation cyclonique
Valeurs de t : différents types de cyclone et leurs dimensionnements

Le type de cyclone
Les dimensions du cyclone La valeur de t 𝜂 𝑑𝑝
Séparation cyclonique - dimensionnement

𝑐𝑖𝑟𝑐𝑜𝑛𝑓é𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑑𝑢 𝑣𝑜𝑟𝑡𝑒𝑥 × 𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑟é𝑣𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠


𝑡=
𝑣𝑖𝑡𝑒𝑠𝑠𝑒 𝑠𝑢𝑝𝑒𝑟𝑓𝑖𝑐𝑖𝑒𝑙𝑙𝑒
𝐿𝑏 + 0.5𝐿𝑐
𝑛𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑𝑒 𝑟é𝑣𝑜𝑙𝑢𝑡𝑖𝑜𝑛𝑠 =
𝐻
𝐿𝑏 + 0.5𝐿𝑐
2𝜋𝑟 × 2𝜋𝑟𝑁𝑒
𝑡= 𝐻 =
𝑢𝑔 𝑢𝑔

En supposant que la vitesse superficielle et la vitesse


moyenne tangentielle sont égale: 𝑢𝑔 ≈ 𝑣𝜃 ≈ 𝑢𝜃

On préfère utiliser le diamètre de coupure 𝑑50 , 𝜂 𝑑50 = 0.5


Séparation cyclonique – dimensionnement & performances

Autre paramètre caractéristique d’un cyclone : La chute de pression

Courbe d’efficacité typique


Procédé de filtration
Principe et dispositifs
Filtration  Les particules sont séparées de l’effluent gazeux après passage dans un milieu
poreux qui arrêtera les particules et laissera passer le gaz.
Filtre à manche

Filtre à gravier

Domaine d’applications limité


Procédé de filtration

Filtration  Les particules sont séparées de l’effluent gazeux après passage dans un milieu
poreux qui arrêtera les particules et laissera passer le gaz.

La séparation d’une particule par filtration suppose :


- Transport de la particule à la surface du filtre : efficacité htr
- Adhésion de la particule au filtre : efficacité had 1

L’efficacité de filtration h est donnée par : h= had x htr

5 mécanismes permettant de faire adhérer la particule


1- Interception : la particule suit une ligne de courant qui coupe la surface du
médium filtrant

2- Impact inertiel : la particule à cause de non inertie ne suit pas le fluide dans
le contournement des obstacles du filtre et impacte le filtre en y adhérant. La
particule coupe les lignes de courant

3- Diffusion ver les surface interne du milieu poreux (petites particules)

4- attraction électrostatique si les particules et le filtre se chargent (par


frottement)- Très mal connue, difficile à modéliser et souvent négligée

5- sédimentation gravité (grande particule et faible débit)


Efficacité du procédé de filtration
Efficacité dans le cas d’un réseau de fibres modèle

1- Un modèle générique et général de la filtration impossible à faire (trop complexe)


2- Quelques modèles de filtre à composante unique ou de filtre de fibres en réseau décalé

Les efficacités de filtration ont été calculée à partir des écoulements


Réseau de fibres calculés pour ce type de structure
décalées Ces calculs montrent que l’écoulement autour d’une fibre est
caractérisé par la fonction courant, Y, qui s’exprime

2𝑟
𝑟∗ =
𝑑𝑓

𝑉𝑠𝑜𝑙𝑖𝑑𝑒
a est la solidité du filtre, rapport du volume de solide dans le filtre au volume total :𝛼 = 𝑉𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙

𝑌 est un facteur hydrodynamique fonction de a et du nombre de Knudssen Knf


Efficacité du procédé de filtration
Efficacité dans le cas d’un réseau de fibres modèle
Rappel : le nombre de Knudssen est le rapport du libre parcours mouen à la distance
caractéristique. Dans notre cas
Air en conditions standards l0.066 mm

- Dans le cas d’un filtre dont les fibres ont des tailles bien au-dessus du micron
Et où la solidité du filtre est petite (cas pratique) où Knf << 1 et a <<1

et Si Knf << 1

Filtration par impact inertiel pour une fibre unique :

On montre que l’efficacité de s’écrit avec


𝑑𝑝
𝑅=
𝑑𝑓

2𝐶 𝑈
𝜌𝑝 𝑑𝑝
𝑆𝑡𝑘 𝑐 0
Stkm est le nombre de stokes modifié : 𝑆𝑡𝑘𝑚 = =
2𝑌 18𝜇𝑑𝑓 2𝑌
Efficacité du procédé de filtration
Efficacité dans le cas d’un réseau de fibres modèle

Filtration par diffusion pour une fibre unique :


Dans ce cas l’efficacité dépend du nombre de Peclet et de Y. Elle est donnée par :
𝑃𝑒 𝑈0 𝑑𝑓
Pem est le nombre de Peclet modifié : 𝑃𝑒𝑚 = =
2𝑌 𝐷𝑝

Le coefficient de diffusion 𝐷𝑝 est donné


par la relation :

L’équation donnant hD peut se simplifier pour devenir

Filtration par interception pour une fibre unique :

Une équation générale donnant l’efficacité de ce mécanisme s’écrit:

Qui peut se simplifier dans deux cas :


Efficacité du procédé de filtration
Efficacité dans le cas d’un réseau de fibres modèle

Filtration par attraction électrostatique pour une fibre unique

Une relation semi-empirique propose :

Efficacité de filtration totale pour une fibre unique :


Elle est donnée à partir des produits de facteurs de pénétration (p=1-h)
Efficacité du procédé de filtration
Efficacité dans le cas d’un réseau de fibres modèle
Estimation de l’efficacité globale d’un ensemble de fibres
On utilise les efficacités obtenues pour une fibre unique
On effectue un bilan matière sur un volume élémentaire de filtre de longueur totale L

On note df le diamètre et dsf la longueur de fibre dans dx

𝜋𝑑2
𝑓
𝑑𝑠𝑓
La solidité a peut s’exprimer 𝛼 = 4
𝐴𝑐 𝑑𝑥
𝑄
La section droite est donnée par 𝐴𝑐 =
𝑈∞
𝑈∞
La vitesse de filtration vue par la fibre𝑈0 =
1−𝛼
Le bilan sur les particules dans le volume élémentaire 𝐴𝑐 𝑑𝑥 s’écrit :
𝐴𝑐 𝑈∞ 𝑑𝐶𝑁 𝑥 = −𝜂𝑠𝑓 𝐶𝑁 (𝑥)𝑈0 𝑑𝑓 𝑑𝑠𝑓
En remplaçant dsf par son expression en fonction de a on obtient :
4𝛼𝐴𝑐 𝑑𝑥
𝐴𝑐 𝑈∞ 𝑑𝐶𝑁 𝑥 = −𝜂𝑠𝑓 𝐶𝑁 (𝑥)𝑈0 𝑑𝑓
𝜋𝑑𝑓2
𝑑𝐶𝑁 𝑈0 𝜂𝑠𝑙 4𝛼 𝜂𝑠𝑙 4𝛼 𝐶𝑁0 𝜂𝑠𝑙 4𝛼
Soit encore : =− 𝑑𝑥= − 𝑑𝑥 𝐿𝑛
𝐶𝑁𝑖
= 𝐿𝑛 𝑃 = −
1−𝛼
𝐿
𝐶𝑁 𝑈∞ 𝜋𝑑𝑓 1−𝛼 𝜋𝑑𝑓 𝜋𝑑𝑓

𝜂𝑠𝑙 4𝛼
𝜂 𝑑𝑝 = 1 − 𝑒𝑥𝑝 − 𝐿
1 − 𝛼 𝜋𝑑𝑓
Efficacité du procédé de filtration
Efficacité dans le cas d’un réseau de fibres modèle
Efficacité du procédé de filtration
Gateau de filtration et perte de charge
La filtration conduit dans un premier temps à la formation d’une couche de particules au dessus de la
surface du filtre. Cette couche de particule appelée gâteau de filtration - évolue dans le temps
- Contribue à l’opération de filtration
- Augmente la perte de charge
- Conduit à l’arrêt de l’opération pour regénérer le filtre
𝑄 ∆𝑃 𝑘
Le débit à travers un milieu filtrant est donné par la loi de Darcy 𝑈= =
𝐴 𝜇 ∆𝑥
K : perméabilité en m2
Lorsqu’on a coexistence de gâteau et de filtre la loi de Darcy s’écrit : m est la viscosité de l’air

∆𝑥 ∆𝑥
∆𝑃 = 𝜇𝑈0 +
𝑘 𝑓𝑖𝑙𝑡𝑟𝑒
𝑘 𝑔𝑎𝑡

Le filtre est régénéré lorsque la perte de


charge à travers le gâteau devient
importante et couteuse en termes d’énergie
Efficacité du procédé de filtration
Gateau de filtration – régénération du filtre
Dépoussiérage hydraulique humide (wet scrubbing)
Principe et mise en oeuvre
Fonctionne sur le principe de agrégation entre particule solide polluante en phase gazeuse
et gouttelettes liquide introduite en dispersant un effluent liquide dans le gaz à dépolluer
(ou l’inverse)

Intéressant dans le cas de :


- Particules très réactifs (corrosifs) ou qui seraient trop adhérentes à un filtre solide
- Si l’effluent comporte des particules et des gaz acides et/ou solubles dans l’eau. Ils
permettent de récupérer les particules et d’autres polluants gazeux

Ce procédé déplace la pollution d’un effluent gazeux vers un effluent liquide

Tour de lavage (ou


Colonne à bulle Colonne à garnissage Laveur venturi
laveur)
Dépoussiérage hydraulique humide (wet scrubbing)
Principe et mise en oeuvre

La colonne à bulle :
- Faible débit – faible concentration
- Élimine les autres polluants (acides)
- Ne génère pas trop d’effluents liquides

Tour de lavage:
- Traitement de gaz chauds
- Élimination de polluants gazeux (acides)
- Consommation d’énergie élevée
- Génération d’un grande quantité d’effluents liquides

Laveur Venturi
- Facilité de lise en œuvre
- Consommation matière et énergie
Procédé d’adsorption gaz-solide

Le processus d’adsorption est un processus par lequel une molécule en


phase gaz (ou liquide) s’attache à la surface d’un solide
Le solide est appelé : adsorbant
L’entité attachée est appelée : adsorbat
L’adsorption résulte en un transfert de matière gaz  solide
Ce transfert est généralement exothermique est s’accompagne d’un
échauffement

L’opération inverse de l’adsorption est la


désorption : L’adsorbat est libéré de la surface
de l’adsorbant et relargué en phase gazeuse
L’adsorption résulte en un transfert de matière
solide  gaz
Ce transfert est généralement endothermique
est nécessite un apport d’énergie thermique.
Procédé d’adsorption gaz-solide
Définitions :physisorption et chimisorption
La physisorption :
L a liaison entre adsorbat et adsorbant est faible, (Van der Walls).

La molécule en passant de la phase gaz à la phase solide garde sa structure (pas de réaction
chimique).

Le processus est exothermique mais La quantité d’énergie (chaleur) libérée est limité 20
kJ/mol  on peut opérer la désorption par un chauffage limité :

Nécessite des pressions partielles d’adsorbat et des températures proches de la température


de liquéfaction (température d’équilibre vapeur  liquide )

L’adsorption peut se faire sur plusieurs couches atomiques


Procédé d’adsorption gaz-solide
définitions
La chimisorption :

la liaison entre adsorbat et adsorbant est forte est chimique.

La molécule en passant de la phase gaz à la phase solide perd généralement sa structure  il


y a réaction chimique.

La quantité d’énergie (chaleur) libérée lors de l’adsorption peut être très importante.

La désorption nécessite un chauffage important : jusqu’à 400 kJ/mol

En chimisorption l’adsorbat n’est capté que sur une seule couche


Procédé d’adsorption gaz-solide
Définitions – les matériaux adsorbants

Nécessite des matériaux POREUX à grande surface spécifique

Surface spécifique = nombre de m2 par grammes d’adsorbant

- Les charbons actifs (dépollution)

- Les gels de silice

- L’alumine activée à haute température (déshumidifaction)

- Les alumino-silicates, e. g., zéolites (séparation de gaz))


Procédé d’adsorption gaz-solide
Quelques éléments sur les charbons actifs
- Elaboration
obtenus à partir de de charbons ou biomasses par activation :
- thermique à l’air chaud ou encore CO2 (pouvant aller à 1000 1300 K)
- À la vapeur d’eau, a recours aux traitements chimiques pour augmenter les
performances

Structures
couches graphitiques (6 à 7) forment ce qu'on appelle une unité graphitique, le
diamètre moyen de chaque unité étant proche de 10 nm.
L'espace entre ces unités forme le réseau des pores (mésopores et macropores)

Porosité
On a une distribution large des tailles de pores et on distingue :
Les micropores : dpores < 2 nm  adsorption
• Les mésopores : 2 < dpores < 50 nm  transport, contribution faible à
l’adsorption sauf à haute pression (condensation capillaire)
• Les macropores : 50 nm < dpores  transport, contribution faible à
l’adsorption

surface spécifique moyenne de l'ordre de 1200 m2.g-1, (3000 m2.g-1)


Mésopores  100 m2.g-1 ; Macropores < 100 m2.g-1
Procédé d’adsorption gaz-solide
Quelques éléments sur la thermodynamique de l’adsorption

Adsorption = équilibre thermochimique : Ag + -site  Aads-site

L’adsorption a lieu tant qu’il y a des sites disponible s et des molécules en phase gazeuse.

Cela se traduit par l’expression de la vitesse d’adsorption :: 𝑟𝑎𝑑𝑠 = 𝑘𝑎𝑑𝑠 𝐶 𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀


M est la quantité adsorbée, Mmax la quantité maximale pouvant être adsorbée,
C est la concentration en phase gazeuse de l’adsorbat
le facteur 𝑀𝑚𝑎𝑥 − 𝑀 rend compte du nombre de sites disponible

Le processus inverse désorption peut avoir lieu simultanément, la vitesse de désorption


suppose un processus d’adsorption du premier ordre : 𝑟𝑑𝑒𝑠 = 𝑘𝑎𝑑𝑠 𝑀

A l’équilibre 𝑟𝑎𝑑𝑠 = 𝑟𝑑𝑒𝑠 et 𝑀 = 𝑀𝑒𝑞


𝑘𝑎𝑑𝑠
𝐾𝐿 𝐶 𝐾𝐿 =
Ce qui donne la loi d’équilibre reliant C et Meq 𝑀𝑒𝑞 = 𝑀𝑚𝑎𝑥 𝑘𝑑𝑒𝑠
1 + 𝐾𝐿 𝐶

1 1 1 1
= + Isotherme de Langmuir
𝑀𝑒𝑞 𝑀𝑚𝑎𝑥 𝐾𝐿 𝑀𝑚𝑎𝑥 𝐶
Procédé d’adsorption gaz-solide
Quelques éléments sur la thermodynamique de l’adsorption
Quelques valeurs du maximum d’absorption et de la constante d’équilibre
Procédé d’adsorption gaz-solide
Quelques éléments sur la thermodynamique de l’adsorption
Quelques valeurs du maximum d’absorption et de la constante d’équilibre

Isotherme de Langmuir sujet à plusieurs hypothèses :


on adsorbe sur une couche monoatomique
L’adsorption est dynamique et réversible
l’enthalpie d’adsorption est une constante

Certaines de ces hypothèses ne sont pas toujours vérifiées


On utilise alors également
1
l’isotherme empirique de Freundlich :𝑀𝑒𝑞 = 𝐾𝐹 𝐶 𝑛

Ou encore
L’isotherme de Dubinin-Astakhov souvent utilisé pour les CA donne le volume
𝜉 2

de composé adsorbé à l’équilibre : 𝑉𝑒𝑞 = 𝑉0 𝑒 𝐸
𝑉0 est le volume de micropores accessibles
E énergie caractéristique d’adsorption [Link]-1
𝜉 variation de l’énergie potentielle de l’adsorbat pendant l’adsorption (J. mol-1)
Procédé d’adsorption gaz-solide
efficacité d’une colonne d’adsorption – courbe de percée

L’adsorption est souvent conduite à travers un lit fixe poreux d’adsorbant

L’adsorption est souvent un processus très rapide par % au transport


 le lit distingue deux grandes régions :
 (i) Une région saturée d’adsorbat et
 (ii) une e région fraiche où tous les sites sont encore disponible

Entre ces deux régions nous avons une zone inter-faciale de taille d plus ou moins grande où
la quantité adsorbée varie de sa valeur à l’équilibre à 0.

Nous avons donc un front d’adsorption qui avance vers la sortie de la colonne au fur et à
mesure qu’on alimente cette dernière

L’efficacité hL de la colonne définie comme le rapport de la concentration en sortie à la


concentration initiale est reliée à ce temps de percée.
𝑪
𝜼𝑳 = 𝟏 − 𝑳 
𝑪𝟎

On appelle temps de percée tL le temps nécessaire à ce front pour traverser toute la colonne
Procédé d’adsorption gaz-solide
efficacité d’une colonne d’adsorption – courbe de percée
Pour trouver la relation tL(hL) on effectue un bilan matière sur la colonne :

Quantité de gaz entrant dans la colonne = quantité de gaz adsorbée (par unité de temps):

𝑄𝐶0 = 𝑀𝑒𝑞 𝜌𝑏 𝐴𝑉𝑎𝑧



Q est le débit volumique (m3/h) et C0 la concentration massique de polluant en phase gaz (kg/m3)
𝜌𝑏 est la masse volumique du lit et Meq sa capacité d’adsorption à l’équilibre.
A est la section de la colonne et Vaz est la vitesse d’avancée du front

On peut tirer la vitesse d’avancée du front qui est liée au temps de percée et à la longueur de
la colonne 𝑄𝐶0
𝑉𝑎𝑧 =
𝑀𝑒𝑞 𝜌𝑏 𝐴
Procédé d’adsorption gaz-solide
efficacité d’une colonne d’adsorption – courbe de percée

La vitesse d’avancée du front est constante et on peut écrire le temps de percée


?
𝐿−𝛿 𝐿 − 𝛿 𝑀𝑒𝑞 𝑀𝑒𝑞
𝑡𝐿 = = 𝑀𝑒𝑞 𝜌𝑏 𝐴 = 𝜌𝑏 𝐴𝐿 − 𝜌𝑏 𝐴𝛿 = 𝑊 − 𝜌𝑏 𝐴𝜹
𝑉𝑎𝑧 𝑄𝐶0 𝑄𝐶0 𝑄𝐶0

On détermine des expressions de d par divers modèle. On donne l’exemple du modèle de Wheeler

𝑸 𝑨 𝑪𝟎 𝑴𝒆𝒒 𝑸 𝑨 𝑪𝟎
𝜹= 𝑳𝒏 −𝟏 𝒕𝑳 = 𝑾− 𝑳𝒏 −𝟏
𝑲𝑳 𝑪𝑳 𝑸𝑪𝟎 𝑲𝑳 𝑪𝑳

𝑪 𝑴𝒆𝒒 𝑸 𝑨 𝜼𝑳
𝜼𝑳 = 𝟏 − 𝑪𝑳  𝒕𝑳 = 𝑾− 𝑳𝒏
𝟎 𝑸𝑪𝟎 𝑲𝑳 𝟏 − 𝜼𝑳

𝑴𝒆𝒒 𝑸 𝑨 𝜼𝑳
La hauteur de colonne nécessaire est donnée par : 𝐻 = 𝑉𝑎𝑧 𝑡𝑙 = 𝑾− 𝑳𝒏
𝑨𝑪𝟎 𝑲𝑳 𝟏−𝜼𝑳
Procédé d’adsorption gaz-solide
Mise en œuvre – adsorbeur à lit fixe

Les colonnes à lit fixe sont les plus utilisées


On fonctionne par paire : 1 colonne en adsorption et une colonne en régénération

Pendant le cycle 1 :
- La colonne 1 fonctionne en adsorption

- la chaleur libérée lors de l’adsorption réchauffe un fluide


caloporteur

- Le fluide caloporteur réchauffe la 2ème colonne qui fonctionne


en régénération de l’adsorbant

- Le COV qui désorbe du lit de la colonne 2 est amené vers un


condenseur puis un décanteur où il est séparé d’une
éventuelle phase aqueuse avant d’être récupéré.

- L’adsorbant de la colonne 2 est régénéré quand il n’y a lus de


COV en sortie du condenseur

On commence le cycle 2 qui se déroule de manière similaire


Procédé d’adsorption gaz-solide
Mise en œuvre – adsorbeur à lit fixe

Procédé de récupération d’un COV chloré


Absorption
Quelques Définitions
L’absorption est un processus de séparation où le transfert a lieu entre les volumes des deux
phases.
Le transfert a lieu à travers l’interface entre les deux phases.
Nous avons donc un processus qui dépend de l’aire inter-faciale qui assure le contact entre les
deux phases .
Plus l’aire inter-faciale est grande plus l’absorption sera importante

Exp. Colonnes à bulles absorption du gaz dans la phase liquide Adsorption Absorption
 aire interfaciale = surface de toutes les bulle par unité de volume
diphasique liquide+gaz
Modèle de tour
Colonnes à bulles d’absorption

Gaz Liquide
Entreé : G0, y0 Entreé : L1, x1
Sortie : G1, y1 Sortie : L0, x0

G,L : flux molaires


X,y : fractions molaires
Absorption
Dispositifs de mise en oeuvre

Colonne à bulle

Tour de lavage ou laveurs Colonnes à garnissage


Absorption
Dispositifs de mise en oeuvre
• Colonne à pulvérisation • Colonne à plateaux

Mélangeur-décanteurs
Absorption
Fonctionnement d’une tour d’absorption contre-courant
d𝑳𝒙 = 𝒅𝑮𝒚
Le transfert de matière sur une tranche de la colonne s’écrit : Gagné par Perdu
le liquide par le gaz

L’intégration à partir du haut de la colonne donne : 𝑥𝐿 − 𝑥1 𝐿1 = 𝑦𝐺-𝑦1 𝐺1

Si on note 𝐺 et 𝐿 les flux molaires du gaz vecteur (souvent l’air) et du solvant (souvent
l’eau en traitement de l’air ou solvant organique en procédés de synthèse) On a :
𝐺 𝐿
𝐺 = 𝐺 + 𝐺𝑦  𝐺 = 1−𝑦 de même 𝐿 = 1−𝑥

On obtient en exprimant le bilant en fonction de 𝐺:


Appliquée sur toute la hauteur de la colonne nous obtenons :

𝑥 𝑋 − 𝑋1 𝐿 = 𝑌 − 𝑌1 𝐺
On pose : 𝑋 = , les 2 équations
1−𝑥
bilans deviennent : 𝑋0 − 𝑋1 𝐿 = 𝑌0 − 𝑌1 𝐺

En général en connait y0, x1


𝐿 𝑌0 − 𝑌1 On se donne une cible pour y1 (réglementation)
Cette dernière équation s’écrit =
𝐺 𝑋0 − 𝑋1 𝑳
L’équation donne une relation entre et x0
𝑮
Absorption
Fonctionnement d’une tour d’absorptioncontre-courant

La deuxième équation est une relation linéaire entre Y et X


𝐿
Elle donne Y en fonction de X en tout point de la colonne (le 𝑌 = 𝑋 − 𝑋1 + 𝑌1
long de la colonne) On parle de droite de fonctionnement 𝐺

A l’équilibre thermodynamique, la fraction molaire en 𝑃∗ = 𝑦 ∗ 𝑃 = 𝐻𝑥 ∗


phase liquide et la pression partielle en phase gazeuse du où H est la constante d’Henry
composé absorbé sont liés par la loi d’Henry P la pression dans le gaz

Cette loi d’équilibre peut s’exprimer : Droite de


fonctionnement
𝑌∗ 𝑋∗ 𝐻 Force motrice
=
1 + 𝑌∗ 1 + 𝑋∗ 𝑃

Dans la plupart des situations pratiques : Droite d’équilibte


𝑥 ∗ & 𝑦∗ ≪ 1  𝑋∗ & 𝑌∗ ≪ 1

𝑯
𝒀∗ = 𝑿∗ =𝒎
𝑷
Absorption
Fonctionnement d’une tour d’absorption contre-courant

Fonctionnement optimale d’absorption :


Le fonctionnement optimale d’une colonne d’absorption est celui qui conduirait à une
fraction x0 en équilibre, x0= x0*, avec le gaz riche en polluant en bas de colonne.

 C’est la valeur maximale de fraction que l’on peut espèrer en phase liquide

 La droite de fonctionnement correspondante est celle qui rencontrerait la droite


𝑥0∗
d’équilibre en bas de colonne  𝑥0 = 𝑥0∗ ou encore 𝑋0 = 𝑋0∗ avec 𝑋0∗ = 1−𝑥0∗

 La valeur des rapports de flux molaire des vecteurs vapeur et liquide correspondant à
cette situation est donné par
Droites de fonctionnement
𝐿 𝑌0 − 𝑌1
=
𝐺 𝑋0∗ − 𝑋1
𝑚𝑖𝑛
équilibre
Cet optimum définit une valeur minimal pour le Droite
Fonctionnement
débit molaire du liquide optimal
Absorption
Fonctionnement d’une tour d’absorption contre-courant
Hauteur d’une colonne ou tour d’absorption

- L’efficacité de la colonne d’absorption est déterminée par le rapport


entre concentrations de sortie et d’entrée du polluant.
- Celui-ci dépend, entre autre, du temps de séjour dans la colonne et
donc de la hauteur de la colonne

On se propose de trouver la relation entre hauteur de colonne et teneur


de polluant en sortie

On procède par un bilan matière sur le volume élémentaire Adz


on définit l’aire interfaciale spécifique a (m2/m3) qui donne la surface de l’interface
gaz/liquide par m3 de colonne .

L’aire interfaciale dAi dans un volume dV est : dAi=adV.

Donc dans Acdz ce serait aAcdz

Le bilan s’exprime
: 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑙𝑙𝑢𝑎𝑛𝑡 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑢𝑛𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 − 𝑞𝑢𝑎𝑛𝑡𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑝𝑜𝑙𝑙𝑢𝑎𝑛𝑡 𝑠𝑜𝑟𝑡𝑎𝑛𝑡𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑢𝑛𝑖𝑡é 𝑑𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠 =
𝒅 𝑳𝒙 = 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒕𝒊𝒕é 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒇é𝒓é𝒆 𝒑𝒂𝒓 𝒖𝒏𝒊𝒕é 𝒅𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒉𝒂𝒔𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝑨𝒅𝒛
Fonctionnement d’une tour d’absorption contre-courant
Hauteur d’une colonne ou tour d’absorption

Pour estimer la quantité absorbée on utilise le modèle de double-film


- Chaque phase = cœur + Couche limite au niveau de l’interface avec l’autre phase

- Les concentrations dans les cœurs de phase sont constantes

- Les concentrations à l’interface satisfont l’équilibre : 𝑦𝑖 𝑃 = 𝐻𝑥𝑖

- Les CL sont linéaires la densité de flux de transfert entre phases est en mol.m-2.s-1 :

𝑁 = 𝑘𝑥 𝑥𝑖 − 𝑥 = 𝑘𝑦 𝑦 − 𝑦𝑖

La quantité absorbée dans un volume dV est NadV

Le bilan sur la tranche Adz s’exprime alors :


𝑑 𝐿𝑥 = 𝑁𝑑𝐴𝑖 = 𝑘𝑥 𝑥𝑖 − 𝑥 𝑎𝐴𝑐 𝑑𝑧

𝐿 𝑥 𝑘𝑥 𝐾
En utilisant 𝐿 = 1−𝑥 𝑑 = 𝑥𝑖 − 𝑥 𝑎𝐴𝑖 𝑑𝑧= 𝐿𝑥 𝑥 ∗ − 𝑥 𝑎𝐴𝑖 𝑑𝑧
1−𝑥 𝐿
𝐾𝑥 est le coefficient de transfert global
Absorption
Fonctionnement d’une tour d’absorption contre-courant
Hauteur d’une colonne ou tour d’absorption
𝑥0
𝐿 𝑑𝑥
Après quelques développements on trouve la hauteur Z : 𝑍 =
𝐾𝑥 𝑎𝐴𝑐 𝑥1 𝑥∗ − 𝑥 1 − 𝑥

On peut également montrer par un bilan sur la phase gaz que :hauteur Z :
𝑦0
𝐺 𝑑𝑦
𝑍=
𝐾𝑦 𝑎𝐴𝑐 𝑦1 𝑦 − 𝑦∗ 1 − 𝑦

𝑳 𝑮
On définit la hauteur d’unité de transfert : HTUO par 𝐇𝐓𝐔𝑶𝑳 = & 𝐇𝐓𝐔𝑶𝑮 =
𝑲𝒙 𝒂𝑨𝒄 𝑲𝒚 𝒂𝑨𝒄

𝒚𝟎 𝒅𝒚 𝒙𝟎 𝒅𝒙
Et le nombre d’unité de transfert NTU par : 𝐍𝐓𝐔𝑶𝑮 = 𝒚𝟏 𝒚−𝒚∗ 𝟏−𝒚
= 𝐍𝐓𝐔𝑶𝑳 = 𝒙𝟏 𝒙−𝒙∗ 𝟏−𝒙

𝓐 𝓐−𝜼
On montre que (faire le calcul): 𝐍𝐓𝐔𝑶𝑮 = 𝓐−𝟏 𝑳𝒏 𝓐(𝟏−𝜼) 𝓐=
𝑳
: Taux d’absorption
𝒎𝑮
Rappelons que h est l’efficacité désirée

De manière générale, le dimensionnement est toujours exprimé : 𝒁 = 𝑵𝑻𝑼𝑶𝑮 × 𝑯𝑻𝑼𝑶𝑮


Fonctionnement d’une tour d’absorption contre-courant
Vitesse d’engorgement

Si la vitesse du gaz ascendant est trop importante


 Entrainement du liquide qui ne descend plus le long de la colonne
 La perte de charge augmente
 Le liquide n’atteint plus la région riche en polluant
 L’a surface de contact gaz-liquide diminue fortement
 Diminution drastique des performances d’absorption (et de dépollution)

 Le point où le gaz commence à entrainer le liquide s’appelle le point de charge


 Ce point définit la vitesse minimale d’engorgement de la colonne
Absorption avec réaction chimique

On peut intensifier le transfert du gaz vers le liquide grâce à des réactions chimiques dans le
liquide.
Ces réactions déplace l’équilibre d’absorption et intensifient le transfert
𝑩 en phase liquide
Agaz Aliq 𝐴𝑔𝑎𝑧 𝐴𝑙𝑖𝑞 + 𝑩 → 𝐶

Exp . Absorption de gaz acides


En milieu neutre ou acide En milieu basique
AH A- + H+ AH A- + H+ + OH-  A- + H2O

Quand on regarde les interfaces dans le modèle de double film

L’évolution des concentrations dans la phase


𝛿 où il y a réaction n’est plus linéaire.
𝛿′ On ne peut plus écrire :

𝑁 = 𝑘𝑥 𝑥𝑖 − 𝑥 droite bleue
?
𝛿
N=𝑘′𝑥 𝑥𝑖 − 𝑥 avec 𝑘′𝑥 = 𝑘𝑥 𝛿′=𝑘𝑥 𝐸
Absorption avec réaction chimique
Loi de transfert – nombre de Hatta

2. Transfert avec réaction chimique –


modèle du double-film (ce qui nous
intéresse)

Supposons que A est transporté dans la phase I et


qu’il réagit dans la phase II. Les équations de
continuité de A dans les deux phases sont
différentes

d  I dc A 
I
   DA =0 I= gaz
dx  dx 

d  dc II

   DA
II A
  R A =0
II II= liquide
dx  dx 

Supposons que A réagisse selon une réaction du 1er ordre de type A +B  C

AR = kc c
II II II
A B
On suppose que CB est grand et quasi constant
Dégénérescence de l’ordre à un pseudo-premier ordre
Absorption avec réaction chimique
Loi de transfert – nombre de Hatta

On déduit le flux de transfert entre les deux phases :

dc DA ch( d )  II ,* c AIIvol 
N A x =0 =  DA A = d  c A  
dx x =0 d sh( d )  ch( d ) 
dc d  c II ,*

N A x =d =  DA A = KA
II
 A
 c Avol 
II

dx x =d th( d )  chd  
d est nombre adimensionnel appelé nombre de Hatta

kcBII D AII kcBII kcBII  diffusion


Ha = =d = =
K AII DAII
D AII  réaction
d2

N ' A x =0 le flux sans réaction chimique s’écrit : 


N ' A x=0 = K AII cAII ,*  cAIIvol 
Absorption avec réaction chimique
Loi de transfert – nombre de Hatta

3. Résolution des équations de diffusion-réaction


– Phase I : le flux de diffusion est constant

d  I dc A  I c Aint  c A vol
 
I I
I
dcAI
   DA =0 N = D
I I
= cste =  DA = k AI c AI vol  c AI ,*
dI
A A
dx  dx  dx
– Phase II : le flux n’est plus constant car la vitesse de réaction est non nulle.
On a une EDO d’ordre 2 dont la solution est de la forme :

kcBII kcBII
c AII = 1 exp( x)   2 exp(  x) = =
DAII
dK AII
1 et 2 sont données par les conditions aux limites en 0 et d
c AII ( x = 0) = c AII ,* c AII ( x = d ) = c AIIvol

  A sh(  d  x )
II II ,*
c sh ( x ) c
c A ( x) =
II A vol
sh( d ) 111
Absorption avec réaction chimique
Loi de transfert – nombre de Hatta

On déduit le flux de transfert entre les deux phases :

dc DA ch( d )  II ,* c AIIvol 
N A x =0 =  DA A = d  c A  
dx x =0 d sh( d )  ch( d ) 
dcA d  c II ,*

N A x =d =  DA = KA
II
 A
 c Avol 
II

dx x =d th( d )  chd  
d est nombre adimensionnel appelé nombre de Hatta

kcBII D AII kcBII kcBII  diffusion


Ha = =d = =
K AII DAII
D AII  réaction
d2

N ' A x =0 le flux sans réaction chimique s’écrit : 


N ' A x=0 = K AII cAII ,*  cAIIvol  112
Absorption avec réaction chimique
Loi de transfert – nombre de Hatta

4. Définitions : facteur d’accélération


NA
On définit le facteur d’accélération E= x =0
𝑵 = 𝒌𝒙 𝑬 𝒙 𝒊 − 𝒙 = 𝑲𝒙 𝑬 𝒙 ∗ − 𝒙
(en anglais enhancement factor) : N 'A x =0

N AII
On définit également le facteur F= x =d

N AII
x =0

• Si Ha <0.3 E  F 1
le taux de transformation est donné par une loi de transfert en négligeant la réaction. La réaction a
lieu dans le cœur de la phase II.

• Si Ha >> 5 : E = Ha N A x=0 = K II HacAII ,*


113
La réaction a lieu dans la couche limite (réaction rapide). La concentration de A est nulle dans le
cœur de la phase II
Absorption avec réaction chimique
Loi de transfert – nombre de Hatta

• Si 0.3<Ha<5
On reprend l’expression complète du flux pour déterminer E et F

c AIIvol 1 1
1  II ,* 1  N3 c AIIvol
E=
N A x =0
=
Ha c A ch( Ha )
=
Ha ch( Ha ) N 3 = II ,*
N ' A x =0 th ( Ha ) c AIIvol th ( Ha ) 1  N3 cA
1  II ,*
cA

Conclusion :
En présence de réaction chimique on procède de la manière suivante :
1- On calcule le nombre de Hatta
2- On en déduit le facteur d’intensification E
3- On utilise la constante de transfert KxE au lieu de Kx dans le calcul du flux
transféré
4- Le bilan est similaire à celui effectué auparavant (sans réaction)
5- On fait attention à la variation de Ha le long de la colonne au moment de
l’intégration du bilan différentiel
Procédés d’absorption
Mise en œuvre pratique
Procédés d’absorption
Mise en œuvre pratique – surface spécifique de garnissage
Procédés d’absorption
Mise en œuvre pratique - exemple

96.7% d’efficacité
Procédé de Condensation
Principe
Deux types de situations :

1- Récupération de produits polluants à haute valeur


Polluants en forte concentration  produits valorisables
 Typiquement récupération des Composés Organiques Volatiles (COV)

2- Déshumidification pour traitement ultérieur


 Condensation puis extraction de la vapeur présente dans les fumées

Adaptée à des situations où le polluant (des COV) est présent à forte concentration

Principe :

Abaissement de température

Augmentation de la pression
Procédé de Condensation
Condensation à contact avec le réfrigérant
Effluent dépollué N2
Mélange

Source de
froid
LN2(exp)
Recyclage

stockage Condensat COV Effluent à


traiter chargé
de COV

Effluent dépollué

Source de
froid
liquide
Pulvérisation du réfrigérant
Recyclage

Écoulement gravitaire
Éventuellement colonne à garnissage ou à plateau
séparation Pas d’encrassement (solide entrainé dans le liquide
Condensat COV Effluent à
+ traiter chargé
Liquide réfrigérant de COV Problème de liquéfact
Procédé de Condensation
Condensation à contact avec le réfrigérant

N2
Effluent
dépollué
Source de
froid
LN2(exp)

Effluent à
Condensat COV traiter chargé
de COV

Echangeurs : Plaques Tubulaires


Inconvénients :
Formation de givre & cristallisation sur les parois
Entrainement des gouttellettes
Montage en parallèle pour dégivrage
Procédé de Condensation
Condensation avec fluide caloporteur intermédiaire

N2
Réfrigérant Effluent
dépollué
LN2

Condensat COV Effluent à


traiter chargé
de COV

Utilisation avec LN2

Avantage : Uniformisation de la T dans le condenseur


Procédé de Condensation
Condensation régénérateur

Surface mobile solide Mise en contact

alternativement avec le réfrigérant et l’effluent à


traiter

On valorise la masse thermique du régénérateur


Pour emmagasiner puis échanger un nombre
important de calories en contact avec le fluide
chaud
Procédé de Condensation
Situations pratiques
1- mélanges de composés + eau  givrage, corrosion, transfert en phase aqueuse, formation
de pates et colmatage

 On procède à une condensation par étage :


1- étage de refroidissement  10-20 °C

2- étage de condensation classique (mécanique)  -30°C

3- étage cryogénique  -140°C


Procédé de Condensation
Situations pratiques
Quelques éléments sur les marche du procédé et les performances :

1- jusqu’à 2000 Nm3h-1 avec des teneurs de 10 [Link]-3

2- Taux de récupération en condensation classique : 80-90 %

 Opérer en cryogénique => 99%

 Finaliser par un traitement par adsorption

3- Possibilitéde formation de brouilard (entrainement de goutte dans la phase gazeuse)

 Mise au point d’un dévésiculage en aval

4- Nécessité de bien contrôler en débit


- Débit faible  givre et dépôt (cristallisation) problème de colmatage
- Débit important  entrainement de gouttelettes  chuite de l’efficacité

-  régulation par recyclage de l’effluent


Procédés de séparation membrabnaire
Essentiellement pour la séparation/récupération des COV

Qu’est ce qu’une membrane ?

 matériau mince qqs nanomètres - qqs millimètres


permeat
 autorise ou interdit le passage d’une espèce chimique

Symbolique
Effluent
sous l’effet d’une force de transfert
•gradient de pression
•gradient de concentration
•gradient de température rétentat
•gradient de potentiel électrique...)

Inconvénients
Avantages -Pas de produits purs en sortie
Fonctionne à froid -Difficulté d’étagement
-Pas de réactifs chimiques -Sensibilité à la nature des produits traités
-Pas de changement de phases -Pas de températures élevées (T<100-200
-Possibilité de fonctionnement en °C)
continue (pour les gaz) -Difficulté de montée en échelle
-Automatisation aisée -Problème de colmatage
-Faible coût d’entretien
Procédés de séparation membrabnaire
Structures :

Isotrope (uniforme dans l’épaisseur)

Anisotrope-asymétrique avec couche séparatrice (composite).


plus fines => productivité plus élevée.

Nature

organique (acétate de cellulose, polysulfones, polyamides...) les plus courantes

minérale (céramiques, métalliques, verres) croissance forte : supportent des conditions


sévères d’utilisation (pH, température...)
Procédés de séparation membrabnaire
On peut opérer en configuration :
parallèle
Frontale

Procédé continu
Procédé discontinu

Trois mécanismes de séparation :


Exclusion Solubilisation-diffusion
Diffusion préférentielle

𝑀1
Sélectivité ∝ 𝑀2
Procédés de séparation membrabnaire
Eléments de dimensionnement :

On définit la densité de flux de A traversant la membrabne :


𝝅𝑨
𝑵𝑨 = ∆𝒑𝑨
𝑳

𝑁𝐴 est la densité de flux de A : kg.m-2.s-1


𝜋𝐴 est la perméabilité de la membrane pour le composé A : kg.m.s-1.N-1
𝐿 est l’épaisseur de la couche active de la membrane
∆𝑝𝐴 est la différence de pression partielle de A de part et d’autre de la membrane

La capacité de séparation de deux composés gazeux est donnée par :

𝑵𝑨 𝝅𝑨 ∆𝒑𝑨
𝜶= =
𝑵𝑩 𝝅𝑩 ∆𝒑𝑩

On définit le taux de rétention comme :

𝑪𝑨−𝒑
𝑹= 𝟏− × 𝟏𝟎𝟎
𝑪𝑨−𝟎
Procédés de séparation membrabnaire
Exemple de performance d’une séparation COV/N2 de concentration 11.8/88.2.
Sélectivité de 25

On peut avoir de l’azote pur dans le rétentat (purification de l’effluent)


On ne peut pas récupérer du COV pur nous avons toujours au moins 35% de N2
La composition du rétentat est fortement affectée par la configuration d’écoulement. Ce n’est pas le cas deu perméat

Pour un rapport de pression de 15 , On peut isoler 60% de N2 pur dans le rétentat et le permeat contiendra 35% de
COV. La séparation membranaire purifie l’effluent et concentre le COV d’un facteur 3

En termes de performances : co-courant <parallèle ≤contre-courant


Procédés de séparation membrabnaire
Exemple de performance d’une séparation COV/N2 de concentration 11.8/88.2.
Sélectivité de 100

Les résultats ne changent pas de manière significative niveau rétentat par % au cas à sélectivité modérée
On peut en revanche améliorer la concentration de COV au niveau permeat pour des valeurs importante du rapport de
pression
Pour un rapport de pression de 15 , On peut dilluer d’un facteur 5 au niveau du rétentat et concentrer d’un facteur 6
au niveau du permeat dans la configuration //
Si on désire un rétentat pur, on ne gagne pas énormément par % à la sélectivité de 25.
La configuration co-courat n’est pas performante
Procédés de séparation membrabnaire
Mécanisme de solubilisation-diffusion

C’est le mécanisme responsable de la perméation de COV de grande taille

Valable
membranes organiques
diffusion de H2 dans les métaux

La perméabilité dépend de deux facteurs :


1- La solubilité du composé dans le matériau de membranes
2- La diffusion du composé dans le matériau de membranes

Ceci se traduit par la simple relation :

𝝅𝑨 = 𝑺𝑨 𝑫𝑨

La solubilité devient déterminante  on peut faire passer des


molécules de taille plus importante et retenir des molécules
petites
Procédés de séparation membrabnaire
Mise en oeuvre dans la séparation des COV

COV récupérable par technique Technique membranaire seule


membranaire

Couplage avec l’adsorption


Procédés de dégradation des polluants par
oxydation
- Il s’agit de procédés de dégradation  combustion pour la plupart

- Ils conviennent donc à des polluiants oxydables si possible en CO2.

- On trouve essentiellement : les COV, les particules carbonées (suies, noirs de carbone)

- Le type de combustion dépend de la concentration du polluant et de la composition de


l’effluent

- Pour des fortes concentrations : les polluants constituent le combustible permettant leur
propre oxydation (torchage)

- Pour des faibles concentration de polluants : on oxyde les polluants dans la flamme
générée par un autre combustible (du méthane)

- Pour des effluents relativement propre ou contenant uniquement des composés


volatilisables, on peut procéder à une oxydation catalytique
Procédés de dégradation des polluants par oxydation

Oxydation des
COV

Thermique Catalytique

Haute température
(1200°C) Basse températuire
(400°C) en lit catalytique

Le catalyseur permet de réduire l’énergie d’activation diminuant ainsi la température


nécessaire à la combustion (typiquement de 1000°C  300 °C)

La réaction bilan de combustion s’écrit :

L’azote composé ‘inerte’ prend beaucoup de place . Il déterminera en grande partie la taille
des installations
Réactions élémentaires et mécanismes d’oxydation

La réaction bilan est le résultat de toute une série de processus élémentaires

En particulier l’oxydation en CO2 passe par ne étape de production de CO


Exemple de réactions élémentaires
impliquées dans l’oxydation d’un
hydrocarbure

CO très toxique  nécessité d’une oxydation complète

En outre l’oxydation de composés chlorés mène à la production de HCl

𝑦−𝑧 𝑦−𝑧
𝐶𝑥 𝐻𝑦 𝐶𝑙𝑧 + 𝑥 + 𝑂2 → 𝑥𝐶𝑂2 + 𝐻2 0 + 𝑧𝐻𝐶𝐿
4 2

L’oxydation peut conduire à des sous-produits encore plus toxiques


que le COV de départ : Dioxines, furanes, formaldéhyde, etc.
Procédés de dégradation des polluants par oxydation – oxydation thermique
Enthalpie d’oxydation

La combustion est une réaction exothermique en principe autoentretenue par la


chaleur qu’elle génère.

La cinétique de la réaction va dépendre de la température elle-même dépendante de


l’enthalpie de la réaction.

Exp. Combustion de l’urée : - 640 kJ/mol

On peut estimer l’enthalpie de combustion

1- à partir de l’énergie de liaison

2- à partir de l’enthalpie standard de formation à partir de corps simples 2C + 3H2  C2H6

Combustion de HC : DH=– (609 n + 193) kJ/mol


Procédés de dégradation des polluants par oxydation – oxydation thermique
Pouvoirs calorifiques supérieur et inférieur (PCS et PCI)

• Quelques données d’enthalpies de formation


1
𝐻2 + 𝑂2 → 𝐻2 𝑂
2 𝑔𝑎𝑧
1
𝐻2 + 𝑂2 → 𝐻2 𝑂
2 𝑙𝑖𝑞

𝐶 + 𝑂2 → 𝐶𝑂2

2𝐶 + 2𝐻2 → 𝐶2 𝐻4

• Pouvoir calorifique supérieur PCS :


[|enthalpie|+énergie pour refroidir à 25°C]/unité de masse
[|enthalpie|+énergie pour refroidir à 25°C]/unité de volume

•Pouvoir calorifique inférieur PCI :


énergie libérée par la combustion /unité de masse (pas de refroidissement)
Inflammation et combustion de l’effluent : mécanisme et limites
d’inflammation

• Échauffement du polluant gaz, solide ou liquide  émission de vapeurs


liquides  pression de vapeur saturante à la température ambiante, ou bien vaporisation par chauffage;

solides  dégradation thermique par chauffage.

• Inflammation des vapeurs :


-apport de chaleur extérieure (flamme pilote, arc électrique, etc.)
-auto-inflammation (emballement réactionnel)

• Vapeurs+air au voisinage du substrat  formation d’un mélange combustible


 inflammation à une certaine concentration seuil minimale en vapeur, 50-55%
de la stochiométrique, la limite inférieure d’inflammabilité Li .
• Si concentration vapeur augmente  la flamme ne peut plus se propager à
partir d’une concentration limite supérieure d’inflammabilité Ls (2 ou 3 fois
la composition stochiométrique)

Un combustible est caractérisé par l’intervalle d’inflammabilité du mélange (Li –Ls ).


exprimées en pourcentage volumique (%)
Inflammation du polluant : limites et température d’inflammation
Corrélation pour certains composés simples

Li diminue pour une forte enthalpie

Li diminue avec la température

inflammation spontané, par chauffage,


en l’absence de source externe à partir
d’une température d’auto-inflammation
Tai .
Inflammation du polluant : température d’auto-inflamation Tai et
délai d’inflammation
Tai : critère intrinsèque pour caractériser la destructibilité d’un gaz ou d’une vapeur par voie
thermique.
Bien corrélé à la températures nécessaires à la destruction d’un composé à 99,9 %, pendant un
temps de séjour de deux secondes.

 classification des différents composés à traiter dans une échelle de récalcitrance.

Délai d’inflammation de solides :


Pourquoi un délai d’inflamation (exp d’un d’un solide comme le noir de carbone)
1/ l’eau incluse est tout d’abord vaporisée (phase de séchage)
2/ ses matières volatiles constitutives, essentiellement des hydrocarbures gazeux, «
distillent » dès 200-300 oC, en phase gazeuse.
3/ Dans l’hypothèse où l’atmosphère de traitement est oxydante, ces matières volatiles
s’enflamment spontanément en phase gazeuse, après un délai désigné par délai
d’inflammation].
, Cp , λ respectivement la masse volumique du matériau, sa chaleur spécifique, sa
conductivité thermique, le terme φ 0/A étant la densité de flux thermique incident
par unité de surface du matériau (irradiance), et α le coefficient moyen d’absorption
radiatif du matériau
Conditions opératoire assurant l’inflammation et la combustion
Le point de fonctionnement à travers la valeur de la température de combustion
Il y a trois méthodes pour estimer cette température :

1ère méthode : on opère à une température supérieure à la température d’autoinflammation


Typiquement : T+150 °C

Quelques valeurs de températures d’auto-inflammation


Conditions opératoire assurant la combustion en phase gaz

2ème méthode : la valeur de température permettant une dégradation à 99% ou 99,9%


est déterminée à partir de modèles statistiques

T99.9=594 - 12.2W1 + 117W2 + 71.6W3 + 80.2W4 + 0.592W5 - 20.2W6 - 420.3W7 + 87.1W8 -


66.8W9 + 62.8W10 - 75.3W11

T99=577 - 10W1 + 110.2W2 + 67W3 + 72.6W4 + 0.586W5 - 23.4W6 - 430.9W7 + 85.2W8 -


82.2W9 + 65.5W10 - 76.1W11

W1 : nombre de carbone
W2 : indicateur de présence d’un aromatique (0 si pas d’aromatique)
W3 : indicateur de double liaison (0 pas de double liaison)
W4 : nombre d’atomes d’azote
W5: température d’auto-inflammation
W6=nombre d’atome d’oxygène
W7 : nombre d’atomes de soufre
W8: rapport H/C
W9 :indicateur de présence d’allyle (−CH2−HC=CH2)
W10 : indicateur de double liaison C=Cl
W11 : temps de séjour
Conditions opératoire assurant la combustion en phase gaz

3ème méthode à partir de constante cinétique effective

On traite la réaction de transformation comme une réaction du première ordre :

Polluant +O2  produits ,

La vitesse de réaction est donnée par : 𝑟 = 𝑘𝑐𝑝𝑜𝑙𝑙𝑢𝑎𝑛𝑡

𝐸𝑎𝑐𝑡
La constante k est donnée par une loi d’Arrhenius : 𝑘 = 𝐴𝑒𝑥𝑝 − 𝑅𝑇
A est un facteur entropique et E une énergie d’activation
Le facteur entropique est fonction de a fréquence de collision, d’u facteur stérique, selon
 Est la fréquence de collision
S est un facteur stérique
𝜈𝑆𝑥𝑂2 𝑃 𝑥𝑂2 est la fraction molaire de O2 et P la pression totale
𝐴= Le facteur stérique S est fonction de la masse molaire. Ele est
𝑅 16
donné par : 𝑆 = 𝑀 où M est la masse molaire
La fréquence de collision dépend également de la masse
molaire : Elle varie linéairement avec cette masse
Conditions opératoire assurant la combustion en phase gaz

Fréquence de collision vs masse molaire


Enthalpie molaire vs masse molaire

Energie d’activation (kcal/mol)


Fréquence de collision x1011 (s-1)-

Masse molaire (g)

L’efficacité d’oxydation du polluant peut être


donnée en fonction du temps de séjour dans
l’hypothèse d’un réacteur piston :
𝜂 = 1 − 𝑒𝑥𝑝 −𝑘𝑟 𝜏𝑅
Masse molaire (g)
Combustion de polluants sous forme d’aérosols liquide
Chauffage  évaporation  combustion
durée de vie d’une goutte en atmosphère au repos

λc (mm2 · s–1) = 0,94 pour du toluène


0,78 λc (mm2 · s–1) = 0,78 pour du
éthanol
Combustion - polluants sous forme d’aérosols

Effets convectifs  correction de la constante de temps

 Forte réduction de la durée nécessaire à la combustion

Excès d’oxygène  cinétique du premier ordre


Combustion – polluants solides dans l’effluents
(particules noir de carbone)
inflammabilité  % matières volatiles
la combustion du résidu carboné  réaction hétérogène d’oxydation vive de la surface du solide

Augmentation de la surface spécifique

division plus ou moins grossière du solide,

La transformation du déchet est contrôlée soit :


— la diffusion de l’agent oxydant (O2 de l’air) à travers la couche
limite externe du grain,
— la cinétique chimique des réactions d’oxydation.
le temps de combustion global τ c d’une particule carbonée (s) de diamètre initial dpo

D<200 mm  limitation par la cinétique


Pour une atmosphère à T = 1 000 oC et pour une pression partielle d’oxygène = 0,017 atm :
dpo 20 mm  c = 0.175 s
dpo = 200 mm  c = 13 s
Combustion : la règle des trois T
3 conditions doivent être remplies (les 3 T) :

Température importante 700-1200 °C  accélérer la cinétique

Temps de séjour entre 0.2 s et 2 s  compléter la réaction d’oxydation éviter la


formation de composés dangereux (dioxine et Furane)

Turbulence importante : permettant une mise en contact efficace entre réactifs et


d’éviter d’avoir des zones pauvres (resp. riches) en carburant

Ces trois conditions sont quantifiées par 3 temps caractéristiques

1 1
𝜏𝑐 = 𝑘 est le temps caractéristique chimiques pour une réaction d’ordre n
𝑘𝑐 𝑛−1
𝑉 𝐿
𝜏𝑅 = 𝑄 = 𝑢 est le temps de séjour dans le réacteur
𝐿2
𝜏𝑀 = est le temps de mélange par diffusion turbulente
𝐷𝑒
V : Volume de la zone réactionnelle
Q : débit de gaz et u la vitesse de flux
L : longueur de la zone réactionnelle
De : coefficient de dispersion turbulente
Combustion : la règle des trois T
Lors de la combustion, la transformation peut être limitée soit
par la réaction chimique,
soit la mise en contact des réactifs et donc la dispersion
soit encore le temps de passage dans la zone réactif.

Pour déterminer l’étape limitante on définit 2 nombres adimensionnels

𝒖𝑳 𝝉𝑴
Le nombre de Peclet : 𝑷𝒆 = 𝑫 = ; Pe grand  le transport est trop rapide % au mélange
𝒆 𝝉𝑹
par dispersion turbulente  je peux diminuer le flux pour mieux disperser les réactifs et
améliorer la combustion. Dans le cas contraire, les réactifs sont déjà bien dispersés et je peux
auglmenter le débit pour traiter un flux d’effluent plus important

𝒌𝒄𝒏−𝟏 𝝉𝑹
Le nombre de Damköler, 𝐃𝐚 = 𝒖 = ; Da grand le temps de passage est plus important que
𝝉𝒄
𝑳
le temps caractéristique de combustion  la combustion sera complète je peux éventuellement
augmenter le débit pour augmenter le flux de polluant converti (si la dispersion se fait bien). Dans
le cas contraire Da petit, la convection est trop rapide et la réaction n’aura pas le temps de se
faire et risque d’être incomplète. Je peux diminuier le débit pour assurer une dégradation total du
carbone organique
Oxydation catalytique des COV
Intérêt  Le catalyseur permet l’abaissement de l’énergie d’activation.
 On peut opérer à plus basse température
 On peut plus facilement mener une oxydation complète
 On a une forte sélectivité en termes de produit

2 grands types de catalyseurs d’oxydation :


- Les métaux nobles : Pt, Pd, Ru, Rh, Ag et Au : plus performants : ils peuvent fonctionner en
dessous de 400 K & Ils sont très sélectifs mais ils sont très couteux et peu disponibles.

- Les oxydes de : Ti, Cu, Mn, Al, Ce, Co, Fe, etc. moins performants, fonctionnent à des
températures plus élevées (700 K), problème de sélectivité .
Quelques inconvénients de l’oxydation catalytique

Coût du catalyseur

Durée de vie limité du catalyseur (4 ans)

Empoisonnement par certains éléments : soufre ou Chlore

Sensibilité à la composition du milieu

Sensibilité au niveau de concentration sensibilité au niveau de température


Oxydation catalytique des COV
- On opère souvent dans un lit fixe parfois en lit fluidisé comprenant un catalyseur oxyde ou en
métal noble sur support céramique : souvent alumines .

- Catalyse = réaction de surface  besoin d’un grande surface spécifique α qqs centaines de
m2/g

- Le support du catalyseur garantit l’intégrité mécanique, amplifie l’activité du catalyseur et offre


une grande surface spécifique sur laquelle le composé actif du catalyseur est déposé/imprégné

Mécanisme MVK
Mécanisme de Langmuir-Hinshelwood Oxydes
Métaux nobles

Chimisorption dissociative de O2
Adsorption non dissociative de RH RH est oxydé par les O de l’oxyde
Réaction entre Oads et RH  CO2+H2O+R’H Les O de l’oxyde sont restitués par
l’oxygène gazeux
Combustion catalytique – phénomènes impliqués

- Au niveau local (du grain) : la transformation d’un réactif est le


Lit catalytique
résultat de plusieurs phénomènes. De grains poreux de catalyseurs

Supposons la transformation de 1er ordre : A  B

Prenons le cas d’un grain poreux et sphérique de catalyseur

la transformation implique 5 étape :


1- Transport de A vers le catalyseur
2- Transport de A dans le catalyseur poreux
3- Transformation chimique de A en B dans le catalyseur poreux
4- Transport de B dans le catalyseur poreux B
5- Transport de B à vers la phase gaz
A
En réalité les étapes 2-3-4 sont couplées et on par le de transport
réactif de A et B

Un grain poreux de catalyseurs


Combustion catalytique – phénomènes impliqués

Profils de concentrations de A et B au niveau du grain de catalyseur

Couche limite de diffusion dans le gaz


Résistance au transfert dans le gaz
diffusion réaction dans le grain

R B
cAg
A
cB(r)

cBg
cA(r)

La transformation peut-être limitée par n’importe lequel des effets impliqués dans la
transformation
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Quelques illustrations de profils de concentration selon la nature de l’étape limitante

cAg
cB(r) cAg
cB(r) cAg
cA(r)
cBg
cA(r) cB(r)
cBg cBg
Transfert en phase gaz beaucoup cA(r)
plus lent que
Transfert G-S rapide Transfert G-S rapide
Réaction et diffusion dans le grain
Réaction rapide Réaction lente
rA=kt cAg où k est le coefficient de
Transformation limitée par la Diffusion dans le grain rapide
trasfert
diffusion dans le grain Transformation limitée par la
On a presque une surface sur la réaction chimique dans le grain
surface du grain On a un grain homogène en
concentration
cAg cAg
cB(r) cB(r)

cBg cBg
cA(r) cA(r)
Resistence en phase gaz significative Resistence en phase gaz significative
Réaction et diffusion dans le grain Diffusion rapide dans le grain
rA=kt cAg où k est le coefficient de
trasfert
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Expression du taux de réaction et facteur d’efficacité

𝑁𝐴 nombre de moles de A
Kg-s coefficient de transfert matière gaz-solide
CA-g & CA-s concentration molaire volumique de A dans le ceur de la phase gazeuse et au voisinage de la surface du grain
Sp et Vp représentent la surface d’échange et le volume du grain de catalyseur

𝑑𝑁𝐴
Cas 1 : Limitation par le transfert gaz-liquide  = 𝑘𝑔−𝑠 𝐶𝐴−𝑔 − 𝐶𝐴−𝑠 𝑆𝑝 𝑘𝑔−𝑠 𝐶𝐴−𝑔 𝑆𝑝
𝑑𝑡

Le taux de transformation de A par unité de volume de particule catalytique est r’’’ :


1 𝑑𝑁𝐴 𝑆𝑝
𝑟𝐴 ′′′ = = 𝑘𝑔−𝑠 𝐶𝐴−𝑔 = 𝑘𝑔−𝑠 𝐶𝐴−𝑔 𝐿𝑝
𝑉𝑝 𝑑𝑡 𝑉𝑝

Cas 2 : pas de limitation par le transfert g-s ; particule isotherme et profil de


concentration dans la particule quelconque

𝑑𝑁𝐴 1 𝑑𝑁𝐴 𝐶𝐴 𝑑𝑉𝑝 1 𝑑𝑁𝐴 𝐶𝐴


 𝑑𝑡
= 𝑘 ′′′ 𝐶𝐴 𝑑𝑉𝑝 → 𝑉 = 𝑘 ′′′ = 𝑘 ′′′ 𝐶𝐴 𝑉 = 𝑘 ′′′ 𝐶𝐴−𝑔
𝑝 𝑑𝑡 𝑉𝑝 𝑝 𝑑𝑡 𝐶𝐴−𝑔

𝑐𝐴
𝑪𝑨
𝑟𝐴 ′′′ = 𝑘 ′′′ 𝐶𝐴𝑔 𝜀𝑔 𝜺𝒈 =
𝑝 𝑪𝑨−𝒈 𝑐𝐴 : concentration moyenne de A dans le grain
𝑐𝐴−𝑔 : concentration de A dans la phase gazeuse
𝜺𝒈 : est le facteur d’ efficacité définit relativement au cœur de
la phase gazeuse
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Expression du taux de réaction et facteur d’efficacité

Cas 3 : pas de limitation par le transfert g-s ; particule non-isotherme et profil de


concentration dans la particule quelconque
C’est typiquement le cas d’une réaction exothermique comme la combustion, on assiste à
une libération de la chaleur et une augmentation de la température au sein du grain

On a alors :
𝑑𝑁𝐴 𝑘 ′′′ 𝐶𝐴 𝑑𝑉𝑝 𝑑𝑁𝐴 𝑘′′′𝐶𝐴
= 𝑘 ′′′ 𝐶𝐴 𝑑𝑉𝑝 𝑉𝑝 = 𝑘′′′𝐶𝐴 𝑉𝑝  = 𝑘 ′′′ 𝑇𝑔 𝐶𝐴−𝑔 𝑉𝑝
𝑑𝑡 𝑉𝑝 𝑑𝑡 𝑘′′′ 𝑇𝑔 𝐶𝐴−𝑔

𝑘′′′𝐶𝐴
𝜀𝑔 =
𝑘′′′ 𝑇𝑔 𝐶𝐴−𝑔

On constate ici que le facteur d’efficacité dépendra non seulement du profil de la


concentration mais également du profil de température .

Cette dépendance est probablement complexe

Le transformation au sein d’un grain sera gouverné par les phénomènes de transport
de matière ET de chaleur
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Exemple du calcul du facteur d’efficacité dans le cas d’un grain rectangulaire
On considère le cas d’un grain rectangulaire isotherme d’un catalyseur (plus facile à calculer)

dx
W
e
Le profil de A selon la direction Ox au sein du grain de catalyseur est déterminé par le transport par diffusion et la
réaction chimique. Un bilan sur une tranche dx suivi d’une prise des limites nous donne (voir cours sur transferts et
réacteur diphasiques)

𝑑 𝑑𝐶 Si DA est constant alors : 𝑑 2 𝐶𝐴 𝑘′′′


𝐷𝐴 𝐴 − 𝑘′′′𝐶𝐴 =0 − 𝐶 =0
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥 2 𝐷𝐴 𝐴

Dans le cas isotherme k’’’=cste Équation de diffusion-réaction


𝑒 𝑑𝐶𝐴 dans le grain de catalyseur
Les CL sont : 𝐶𝐴 = 𝐶𝐴−𝑠 et =0
2 𝑑𝑥 𝑥=0

𝑘′′′ 𝑒/2 2 𝑥
𝑐ℎ 𝒙
𝐷𝐴 𝑒/2 𝒄𝒉 𝑴𝒕
La solution de l’équation de 𝒆/𝟐
𝑪𝑨 = 𝐶𝐴−𝑠 = 𝑪𝑨−𝒔
réaction diffusion est : 𝑘′′′ 𝑒/2 2 𝒄𝒉 𝑴𝒕
𝑐ℎ 𝐷𝐴
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Exemple du calcul du facteur d’efficacité dans le cas d’un grain rectangulaire

est appelé module de Thiele


𝑘′′′ 𝑒/2 2 Le module de Thiele mesure le rapport des temps
𝑀𝑡 = 𝑒/2 2 1
𝐷𝐴 caractéristique de diffusion, i.e., et de réaction 𝑘′′′
𝐷𝐴

La concentration moyenne de A au sein du grain est donnée par :

𝑒
2 𝑥
𝑒 𝑐ℎ 𝑀𝑡 𝑑𝑥
𝐶𝐴 𝑑𝑉𝑝 𝐶𝐴 𝑑𝑉𝑝 −2 𝑒/2 𝑀𝑡
𝐶𝐴 = = = 𝐶𝐴−𝑠 = 𝐶𝐴−𝑠
𝑉𝑝 𝑉𝑝 𝑐ℎ 𝑀𝑡 𝑒 𝑡ℎ 𝑀𝑡

On trouve le facteur d’efficacité


𝑪𝑨 𝑴𝒕
relatif à la concentration de 𝜺𝒔 = = 𝒓𝑨 ′′′ = 𝒌′′′ 𝑪𝑨𝒔 𝜺𝒔
surface 𝑪𝑨−𝒔 𝒕𝒉 𝑴𝒕
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Exemple du calcul du facteur d’efficacité dans le cas d’un grain rectangulaire

Généralisation et formulation simple

Si on résout l’équation générale de diffusion réaction, i.e., −𝑑𝑖𝑣 −𝐷𝐴 𝛻𝐶𝐴 − 𝑘 ′′′𝐶𝐴 = 0,
pour différentes géométries de grain on obtient :

Pour des grains de catalyseurs rectangulaire :


𝑴𝒕 𝑒
𝜺𝒔 = 𝐿𝑝 =
𝒕𝒉 𝑴𝒕 2

Pour des grains de catalyseurs sphériques:

𝟏 𝟏 𝟏 𝑅𝑝
𝜺𝒔 = − 𝐿𝑝 =
𝑴𝒕 𝒕𝒉 𝑴𝒕 𝟑𝑴𝒕 3

Pour des grains de catalyseurs cylindriques:


𝑰𝟏 𝟐𝑴𝒕 𝑅𝑝
𝜺𝒔 = 𝐿𝑝 =
𝑰𝟎 𝟐𝑴𝒕 2
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Allure du facteur d’efficacité

Cas isotherme

Faible module de Thiele  diffusion est rapide dans le grain  la concentration dans
le grai est constante et égale à la concentration en surface  efficacité de 1

Fort module de Thiele  diffusion très lente dans le grain  A est tout de suite
consommé  la concentration et donc la vitesse de réacion dans le grain sont très
faible s efficacité très faible
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Allure du facteur d’efficacité – cas non isotherme

On effectue un bilan thermique sur le grain


On montre que : l’équation de transfert de chaleur au sein du grain s’écrit

𝑑 𝑑𝑐𝐴 𝑑 𝑑𝑇
𝐷𝐴 ∆𝐻𝑅 -𝑑𝑥 −𝜆 𝑑𝑥 = 0
𝑑𝑥 𝑑𝑥

Qui donne après une première intégration :


𝑑𝑐𝐴 𝑑𝑇 𝑑𝑐𝐴 𝑑𝑇
𝐷𝐴 ∆𝐻𝑅 − 𝜆 =𝐾 𝐾 = 0 car les dérivées sont nulles au centre 𝐷𝐴 ∆𝐻𝑅 = 𝜆
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥

Si DA et l sont constants on peut intégrer pour avoir

𝐶𝐴−0 − 𝐶𝐴−𝑠 𝑇0 − 𝑇𝑠 Ce qui donne une variation de T maximale pour 𝐶𝐴−0=0


𝐷𝐴 ∆𝐻𝑅 =𝜆
𝐿𝑝 𝐿𝑝

𝐷𝐴 ∆𝐻𝑅 𝐶𝐴−𝑠 Δ𝑇𝑚𝑎𝑥 𝐷𝐴 ∆𝐻𝑅 𝐶𝐴−𝑠


𝑇0 − 𝑇𝑠 𝑚𝑎𝑥 = Δ𝑇𝑚𝑎𝑥 = 𝛽= =
𝜆 𝑇𝑠 𝜆𝑇𝑠
Combustion catalytique – phénomènes impliqués
Allure du facteur d’efficacité – cas non isotherme

Dans le cas non isotherme le facteur d’efficacité s’écrit 𝐸𝑎𝑐𝑡


𝑅𝑇𝑠
𝑘′′′𝐶𝐴
𝜀𝑠 =
𝑘′′′ 𝑇𝑠 𝐶𝐴−𝑠

Ce facteur va donc dépendre de la température


dans le grain à travers k’’’ (dans 𝑘′′′𝐶𝐴 ) 𝛽
𝐸𝑎𝑐𝑡
𝜀𝑠 𝛽, 𝑀𝑡 ,
𝑅𝑇𝑠
On peut par exemple avancer que si 𝛽 est grand
c’est que la température doit être très
importante dans le grain et que la réaction va
s’accélerer et 𝜀𝑠 va alors être très important

Et c’est effectivement ce que l’on observe que la


Combustion catalytique – dernier détail pour le calcul d’un réacteur

Problème : on ne peut pas la mesurer Au niveau réacteur il est souvent préférable


? de travailler sur un taux conversion r’’ par kg
de catalyseur (car l’incertitude sur le
𝒓𝑨 ′′′ = 𝒌′′′ 𝑪𝑨−𝒔 𝜺𝒔
volume de catalyseur peut être importante :
porosité intergrain, tassement, etc.)
En revanche on sait mesurer CA-g 𝑟′′′
𝑟 ′′ = 𝜌 où 𝜌𝑐
𝑐
Lien entre CA-s et CA-g ?
Est la masse volume du catalyseur
Au régime stationnaire nous avons :
Cette expression de r’’ peut être utilisée
𝑘𝑔−𝑠 𝐶𝐴−𝑔 − 𝐶𝐴−𝑠 𝐴 = 𝒌′′′ 𝑪𝑨−𝒔 𝜺𝒔 𝑽𝒑 pour effectuer un calcul de conversion de
1 manière classique avec un modèle de
𝑪𝑨−𝒔 =𝑘′′′𝜀𝑠 𝐶𝐴−𝑔 réacteur : piston, ou agité continu.
𝑘𝑔−𝑠
𝐿𝑝 +1

1
𝒓𝑨 ′′′ = 𝒌′′′ 𝜺𝒔 𝐶𝐴−𝑔
𝑘′′′𝜀𝑠 Attention 𝜺𝒈 peut changer
𝐿 +1
𝑘𝑔−𝑠 𝑝 1 le long du réacteur
𝜺𝒈 = 𝜺𝒔
𝑘′′′𝜀𝑠
𝒓𝑨 ′′′ = 𝒌′′′ 𝜺𝒈 𝐶𝐴−𝑔 𝐿 +1
𝑘𝑔−𝑠 𝑝
Procédés Biologiques pour le traitement de l’air
Energétique du métabolisme

COV = substrat nutritif


Traitement bio = oxydation du substrat & réduction de l’accepteur d’électron

Les réactions sur substrats nutritifs sont exo-énergétique


Exp. Du glucose :C6H12O6 + 6O2  6 CO2 + 6 H2O
Energie libre : DG = -673 J/mol = DH –TDS = -691 cal /mol + 18 cal/mol
L’enthalpie récupérable est utilisé pour assurer les actes élémentaires dans la
vie des cellules :

•Synthétiser les protéines : 7kcal/AA

•Synthétiser des hydrates à partir de CO2 : 114 kcal/mol de CH2O

En réalité :
MO + O2 + [N,P, K]  CO2 + H2O + métabolites + Energie + X(croissance,
multiplication)
Synthèse  réaction REDOX
Chimie  Redox = transfert d’e-

Biologie  Redox = transfert d’e- ou de H2


Energétique du métabolisme
Substrats/respiration/organismes

Si accepteur ≠ O2 est minéral  respiration anaérobie


Si accepteur ≠ O2 est organique  fermentation
Classification des cultures
Implication sur la biodégradabilité

Quelques remarques :
1- Dégradation des aliphatiques  acides gras qui entre dans le métabolisme de la bactérie
2- Les poly-chlorés nécessitent parfois deux étapes une première en anaérobiose puis une seconde en aérobiose
3- Les sulfures sont oxydés par des Thiobacillus en aérobie en thiosulfate puis sulfates. Problèmes d’acidification du
milieu de clture
4- L’azote est libéré sous forme de NH4+ qui peut être dégradé par oxydation en nitrite (Nitrosomas) puis Nitrate
(Nitrobacter). Le nitrate peut être réduit en nitrite puis azote en condition anoxie par divers microorganismes : exp.
Pseudomonas, Flavobacterium
Exemple de capacité de dégradation de certains microorganisme
Energétique du métabolisme
Substrats/respiration/organismes

Biomasse = masse des organismes vivants et des composés associés

Les micro-organismes de la biomasse  essentiellement bactéries

Biodégradation =
- Tranformation du COV en biomasse et en énergie
- Oxydation complète et minéarlisation de la biomasse

On accepte la composition suivante pour une BM : C5H7NO2P0.5

La minéralisation du carbone se fait par : C5H7NO2P0.5 + COV  5CO2 + NH3 + 2H2O +…+ Energie

La croissance de la biomasse se fait par C5H7NO2P0.5 + COV  (1+a) C5H7NO2P0.5 + …+ Energie

La minéralosation de la biomasse se fait par C5H7NO2P0.5  CO2 + produits minéraux (cendres) +Energie

Certaines bactéries peuvent dégrader un grand nombre de substances : Exp. Pseudomonas cepacia qui con-somme plus
de 100 substances carbonées différentes .

D’autres sont spécifiques à une substance


Mode d’action des bactéries
Les enzymes
Enzyme = catalyseurs organiques polymériques de type protéines
(polymère d’acide aminé)
Co-enzyme : composé non protéique détachable
Groupe prosthétique : non protéique lié à l’enzyme
Activateur : ion métallique di ou trivalent Fe, Cu, Zn, …, Ca, K (oligoéléments)

Exoenzyme  émis dans le milieu extérieur


Endoenzymes  n’existent qu’à l’intérieur de la cellule

Enzyme constitutifs : équipement de base


Enzyme adaptatifs : produites par la cellule

Nom  réaction + substrat


Hydrolases :
coupure de liaisons CO  esterases, carbohydrases, etc.
coupure de liaisons CN  amidases, protéases, etc.

Desmolases : Oxydases, Carboxylases, isomérases, etc.


Mode d’action des bactéries
Les enzymes
Catalyseur  abaisse l’énergie d’activation

Exp : decomposition de H2O2

Sans catalyseur  18 kcal/mol , avec catalyseur 12 kcal/mol

Catalase 2 kcal/mol  action quasi-réversible

Spécificité de l’action

•Par rapport à une classe de réactions : hydrolyse,


carboxylation de n’importe quel protéine

•Par rapport à une réaction bien déterminée oxydation acide


lactique acide puryvique

•stéréospécificité
Mode d’action des bactéries
Les enzymes
k2
Schéma d’action E+S ES Puis ES k3 P
k1

E et S se lient en plusieurs points


Une fonction de E transfert un e- à S
Une autre en accepte un à un autre endroit  P

Adaptation enzymatique :
on utilise une enzyme qui est en
principe brimée quand le
substrat est présent en
abondance
Figure 3.2
 Epuration : les biomasses
peuvent s’adapter et changer de
substrat de prédilection.
Si elles ont le temps de
s’adapter : qqs jours à qqs
semaines
Energétique du métabolisme
Substrats/respiration/organismes

Condions affectant la capacité de dégradatioon et de


multiplication d’une biomasse

- La température du milieu

- Le pH du milieu :
en général neutre mais les bactéries ont tendance à
acidifier leur propre milieu

- Le potentiel d’oxydo-réduction
+ conditions oxydantes: exp. spheorotilus Natans
Nitrobacter , Niotrosomas.
+ conditions fortement réductrice : exp. méthanogéne

- Présence ou non de O2
+ Bactérie aérobie, aérobies strictes,
+ anaérobies facultatifs ou strictes

- Humidité et teneur en sels


Enzymologie : cinétique enzymatique
k2
E+S ES À l’état stationnaire va(ES)=vd(ES)
k1
ES k3 P  K = (k2+k3)/k1≈ k3/k1

[ E ][ S ] S
La réaction de production de v = k3[ ES ] = k3 = vˆ
P a comme vitesse : K s  [S ] S  Ks
C’est une loi de type Langmuir (adsorption)

v : vitesse de réaction
𝒗: vitesse maximale de réaction
S concentration de substrat non lié
E concentration d’enzyme
Ks : constante de saturation
Dynamique des populations
Cultures isolées
m est donnée par l’équation de Monod (analogie avec la cinétique enzymatique) :

S
m = mˆ
S  Ks

Equation de Monod :
1. Passage d’une réaction enzymatique à une série de réactions

2. On passe de vitesse chimique à la vitesse d’accroissement de biomasse

3. On passe d’un substrat pur à un substrat complexe

4. On suppose que la relation est valable pour des populations mixtes (approximation)
Bioprocédés mis en œuvre

Cas du traitement de l’air :


Biomasse forcément en phase humide  introduit des effets multiphasique
1- Diffusion gazliquide

2- Absorption et transfert gaz-liquide et diffusion


vers bactérie

3- Dégradtaion du substrat (COV) et production


de métabolites et produit d’oxydation

4- Transfert des métabolités à l’eau et diffusion


vers l’interface eau-gaz

5- Transfert des métabolites eau-air

6- Diffusion métabolites dans la phase gaz

Les bioprocédés de traitement de l’air mettent en jeu trois phases


biomasse + eau + air
Bioprocédés mis en œuvre
Les bioprocédés sont classés selon que la phase aqueuse et la biomasse soient fixes ou
mobiles

Dans les trois types de bioréacteurs, il faut :


- assurer un apport en eau évitant l’asséchement

- réguler le pH entre 5 et 9 et éviter des fluctuations de plus de 2-3 UPH. Il faut


notamment surveiller l’acidification par le CO2. On peut adjoindre un agent
tampon solide au support. Pour les biolaveurs et les filtres percolateurs on peut
injecter une solution de neutralisation dans la phase aqueuse.

- Dépoussiérer les gaz à traiter en amont du bioréacteur (risque de colmatage)

- Les performances de ces bioréacteurs sont évalués par la capacité d’épuration :


CE(g.m-3.h-1).
𝑸𝑮 débit volumique
𝑸𝑮 𝑺𝑬𝑮 − 𝑺𝒔𝑮
𝑪𝑬 = 𝑺𝑬𝑮 &𝑺𝒔𝑮 Concentration de polluants en entrée et sortie du bioréacteur
𝑽𝑹 𝑽𝑹 volume du réacteur
Les procédés mis en oeuvre: Le biofiltre
Réalisation industrielle : neutralisation des
odeurs issues d’activité d’équarrissage

- colonne à garnissage en matériau


- naturel : terre, tourbe,
composte, ou
- synthétique charbon actif,
perlite

- Humidité du lit : par


humidification préalable de
l’effluent gazeux ou arrosage
séquentiel du lit
Les procédés mis en oeuvre: Le biofiltre
Dimensionnement et performances
On peut modéliser le biofiltre comme un réacteur piston à deux phases où le
terme de réaction va être décrit par un modèle de transfert local (comme ce
que l’on a fait pour la colonne d’absorption ou les réacteurs catalytiques)
On considère donc que :
la réaction se fait dans le biofilm de faible épaisseur accroché sur le garnissage
La pahse liquide dans le biofilm est assimilé à de l’eau
La distribution de biomasse est supposée homogène
La resistance au transfert coté gaz est négligeable
Régime statiopnnaire et interface gaz-biofilm à l’équilibre
Un bilan matière sur un volume élémentaire Adz de la colonne s’écrite (cf.
absorption)
𝑑𝑆𝐺 𝑑𝑆𝐿
𝑈𝐺 = 𝑎𝐷
𝑑𝑧 𝑑𝑥 𝑥=0
UG vitesse du gaz ; SG/L concentration du COV dans le gaz/liquide, a surface
spécifique (m2.m-3).

Pour déterminer le taux de réaction on doit trouver le profil de SL dans la


phase liquide.
Pour cela on écrite l’équation de diffusion réaction du substrat dans la
phase liquide :

𝑑 2 𝑆𝐿 𝑆𝐿
𝐷 = 𝑅𝑆 = 𝑅0 (équation de Monod)
𝑑𝑥 2 𝑆𝐿 +𝐾𝑠
Les procédés mis en oeuvre: Le biofiltre
Dimensionnement et performances
𝑑𝑆𝐿
La résolution de l’équation de Monod nous donne le profil de SL duquel on peut déduire 𝐷
𝑑𝑥 𝑥=0
nécessaire à la résolution de l’équation de conservation sur le réacteur.
Pour simplifier on considère 3 régimes de fonctionnement :

1- Sl <<Ks la transformation est limité pra le substrat. Elle est du 1er ordre
La résolution de l’équation de réaction –diffusion est similaire à ce que l’on a fait en catalyse et on trouve:
𝜙1 est le module de Thiele (cf. Catalyse)
𝑥
𝜎 est une coordonnée adimensionnelle 𝛿

L’intégration de l’équation bilan du réacteur donne :

2- Si SL >>KS (régime biologique) on a un ordre 0 (RS= R0). La résolution de l’équation de diffusion-réaction don

𝜙0 est le module de Thiele (cf. Catalyse)

L’intégration de l’équation bilan du réacteur donne :


Les procédés mis en oeuvre: Le biofiltre
Dimensionnement et performances

3- Si régime biologique lmité par la diffusion dans la biomasse


Correspond au régime où la concentration de substrat est nulle à partir de x=d

L’équation de trasport dans le film est alors résolue avec la condition

Le profil de SL est alors donné par

Le fait que SL=0 pour x=l donne

On en déduit le flux trasnféré

L’intégration de l’équation bilan du réacteur donne :


Les procédés mis en oeuvre les : filtres percolateurs
- lit bactériens constitué d’un garnissage naturel - Meilleurs performances que le biofiltre
mineral ou synthétique comme pour les procédés
physicochimiques - Meilleur contrôle du PH et de l’humidité

- Ensemencement du lit par boues activées ou - Possibilité d’utilisation en conditions délicates :


souches de micro-organismes composés faiblement biodégradables, fortes
concentrations, gaz chauds ou contenant des
-Une solution tampon contenant des nutriments poussières ou polluants soufrés ou chlorés.
ruisselle en permanence dans le lit
- Apport nutritif par la phase aqueuse
Les procédés mis en oeuvre les : filtres percolateurs

La capacité d’épuration
Dépend de deux facteurs

- La biodégradabilité
- &
- La solubilité
Les procédés mis en oeuvre les : filtres percolateurs
Dimensionnement et performances
La démarche est similaire au cas du biofiltre avec quelques petites différences provenant du fait que la phase liquide
est en circulation. On suppose que
- le biofilm sur le garnissage présente une composition homogène
- Le milieu à trois phases au niveau local : gaz-liquide-biofilm
- la circulation de l’air et de l’eau fait qu’il est nécessaire de prendre en compte les résistances au transfert : G-L et
L-B (cf. schéma)
- que l’interface G-L est à l’équilibre et continuité de concentration à l’interface L-B (diffusion dans le biofilm plus
lente que dans le liquide)
Si o note kG et kL les coefficients de transfert du côté gaz et liquide, la résistance globale KL au transfert
𝟏 𝟏 𝟏
est (voir absorption) : = + et la densité de flux transféré, en kg.m-2.s-1, du gaz vers le liquide
𝑲𝑳 𝒌𝑳 𝒎𝒌𝑮
est 𝑲𝑳 𝑺𝑮 − 𝑺𝑳

Comme dans le cas du biofiltre, un bilan sur un volume


élémentaire sur la quantité de substrat (COV) dans le
gaz aboutit à l’équation suivante pour le profil de SG
dans la colonne

UG vitesse du gaz ; SG/L concentration du COV dans le


gaz/liquide, a surface spécifique (m2.m-3) et m constante
d’équilibre (Henry).
Les procédés mis en oeuvre les : filtres percolateurs
Dimensionnement et performances

De même, un bilan sur un volume élémentaire sur la quantité de substrat (COV) dans le liquide et biofilm
aboutit à l’équation suivante pour le profil de SL dans la colonne

UL vitesse du liquide; J flux de S (COV) du liquide vers le biofilm

Un bilan du transfert du substrat dans le biofilm permet de déterminer J (comme dans le cas de la particule catalytique)
Pour une loi de vitesse de type équation de Monod on trouve

D est le coefficient de diffusion de S(COV) dans le biofilm


KS la constante de saturation
1. d épaisseur du biofilm

Le calcul de la performance et le dimensionnement nécessite de résoudre les équations différentielles


non-linéaires et couplées :

On ne peut le faire que numériquement


Les procédés mis en oeuvre : Biolaveurs
Les bio-laveurs séparent :
L’opération d’absorption du COV par la phase aqueuse de la phase de la boiodégradation du Cov par les
micro-organismes
On y trouve également une opération de décantation/recyclage de la biomasse

Ces procédés mettent en jeu trois compartiments :


Une colonne d’absorption gaz/liquide : garnissage 100-300 m2, débit d’air traité : 1000-4000 m2.m-2.h-1,
hauteur 2-8 m, tsejour qqs secondes, charge en eau> 20 m3.m-2h-1
Un bassin de boue activée avec aération/agitation permettant de travailler en aérobiose : vitesse liquide
0.3 m.s-1 et et plus de 1 mg.l-1 de O2, comoposés minéraux <10g.l-1, biomasse 5-15 g.l-1, tsejour=20-40 jours
Un décanteur où une part des boues activées est purgée et l’eau et récupérée pour être réinjectée en haut
de colonne

Avantages :
Moindre encombrement
Possibilité de traiter des polluants très acidifiants
Possibilité de traiter des charges fluctuantes
Flexibilité
Pas d’inhibition de la biodégradation

Inconvénient:
Coût
Plutôt efficace pour les polluants hydrosolubles
Plus complexe à mettre en oeuvre
Les biolaveurs mis en œuvre dans l’industrie
Les procédés mis en oeuvre: Le biolaveur
Dimensionnement et performances
Dans le cas des biolaveurs on dimensionne séparément la colonne d’absorption et le bioréacteur où a lieu
la biodégradation. On suppose donc que l’essentiel de la biodégradation a lieu dans le bassin d’aération.

Colonne d’absorption : on opère de manière classique en faisant un bilan sur un volume élémentaire Ac
dz de la colonne

Le flux transféré (g.h-1) On pose

Le flux de gaz ayant été transféré entre l’entrée et une hauteur z dans la colonne est obtenu par intégration

En arrangeant
(1)
Le bilan devient :

Intégré sur la hauteur de la colonne (2)

Dimensionnement
On connait 𝑆𝐺𝑒 , la réglementation nous impose 𝑆𝐺𝑠 . On connait également 𝑆𝐿𝑒 .
Les équations (1) donne 𝑆𝐿𝑠 et N.
L’équation (2) donne la hauteur de la colonne
Les procédés mis en oeuvre: Le biolaveur
Dimensionnement et performances

Bioréacteur (aérateur) :
Le bassin de biodégradation est traité comme un réacteur Batch (fermé parfaitement agité)

La vitesse de dégradation RS est donnée par la loi de Monod

En régime stationnaire : la quantité de S arrivant de la colonne distillée dans l’aérateur : N (g/h)


Égale la vitesse de dégradation : RSVA  N=RSVA
Cette équation permet de dimensionner le volume d’aérateur
Variantes de combustion : Oxycombustion

On travaille en milieu enrichi en oxygène, voire en oxygène pur :

Déchets à faible teneur en matière volatile


Diminution de débit de fumées
réduction des tailles d’enceintes
Réduction des tailles de dispositif de traitement de fumées

Fortes températures : 1400-1800 °C


Destruction de composés stables (récalcitrants)
Fusion des fractions minérales et vitrification in situ

Critère d’humidité moins sévère combustion complète jusqu’à 3 000 kJ/kg.


Variantes de la combustion : combustion plasma

Torche initié par un arc électrique entre deux électrodes

T = 4000-10000 K
Cinétique très rapide
Fusion totale  vitrification

Déchets très stables : organochlorés


Faible pouvoir calorifique
Fraction minérale élevées  vitrification
traitements préalables aux procédés thermiques

• dépoussiérage
Valorisation séparé, séparation de composés inadaptés, respect normalisations (Cl)
• déshumidification ou déshydratation
Deux types
thermique (séchage)
Condensation
objectifs
augmenter le pouvoir calorifique en vue de son traitement thermique.

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