Concepts Clés de la Macroéconomie
Concepts Clés de la Macroéconomie
MATIERE: MACROECONOMIE 2
Semestre: 3
Professeur: Mohamed MOUTMIHI
L’offre et la demande globale sont des concepts centraux en macroéconomie, utilisés pour analyser l’équilibre économique
global d’un pays. Ce modèle permet de comprendre les dynamiques de l’économie à l’échelle nationale, notamment comment
les fluctuations de l'offre et de la demande peuvent affecter le niveau de production, l'emploi et l’inflation.
La demande globale représente la quantité totale de biens et de services que les agents économiques (ménages, entreprises,
gouvernement et secteur extérieur) sont prêts à acheter à différents niveaux de prix dans une économie donnée.
La formule classique de la demande globale est : DG = C + I + G + (X - M)
Où :
C: Consommation des ménages.
I: Investissement des entreprises.
G: Dépenses publiques.
X - M: Exportations nettes (Exportations - Importations).
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2. L’Offre Globale
2.1. Définition de l’Offre Globale (OG)
L’offre globale représente la quantité totale de biens et de services que les entreprises d'une économie sont
prêtes à produire et à vendre à différents niveaux de prix. Contrairement à la demande globale, l'offre
globale dépend en grande partie de la capacité de production du pays, incluant les ressources disponibles
(main-d'œuvre, capital, technologie).
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Pandémie de COVID-19 (2020) : Choc d’offre et de - Récession mondiale: Le PIB mondial a chuté de 3,5 % en
demande simultané 2020, la plus forte contraction depuis la Seconde Guerre
Contexte : mondiale. Par exemple, la production économique aux États-
La pandémie de COVID-19 a provoqué un choc économique Unis s'est contractée de 3,4 % en 2020, et l'Union
mondial sans précédent en 2020, affectant à la fois l’offre et européenne a enregistré une baisse de 6,6 %.
la demande globale. La propagation rapide du virus a
- Explosion du chômage: Des millions de personnes ont
entraîné des fermetures massives de commerces, des
perdu leur emploi, notamment dans les secteurs à forte
confinements et des interruptions des chaînes
intensité de main-d'œuvre comme la restauration et
d’approvisionnement.
l'hôtellerie.
Effets sur l’Économie :
- Choc d’offre : Les fermetures d’usines, les restrictions aux Réponses des Gouvernements :
frontières et les perturbations des chaînes
- Les gouvernements ont adopté des **mesures budgétaires
d’approvisionnement ont réduit la production mondiale.
massives** (distribution de chèques, allocations chômage
Des secteurs comme l’industrie manufacturière, le
élargies, subventions aux entreprises) pour compenser les
transport aérien et le tourisme ont été gravement touchés.
pertes de revenus.
- Choc de demande : Les mesures de confinement et la peur
du virus ont drastiquement réduit la consommation des - Les banques centrales ont poursuivi des politiques
ménages. La demande de biens et services a chuté, monétaires ultra-accommodantes, avec des taux d’intérêt
notamment dans des secteurs comme le voyage, la proches de zéro et des achats d’actifs pour soutenir les
restauration et le divertissement. économies.
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MATIERE: MACROECONOMIE 2
Chapitre 2: La monnaie
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Depuis les origines de l’économie politique, la monnaie a toujours représenté un objet d’étude particulièrement
complexe. Selon une expression célèbre de Stanley Jevons (1835-1882), «la monnaie représente en économie ce
qu’est la quadrature du cercle en géométrie ou le mouvement perpétuel en mécanique ».
La monnaie occupe une place prépondérante dans nos économies. Elle est, en effet, au cœur de tous les
mécanismes économiques dans la mesure où les opérations d’achat et de vente s’effectuent en monnaie; le troc
ayant pratiquement disparu de nos économies.
Avant de s’intéresser à l’ensemble des questions relatives à la monnaie, il convient de s’attarder sur le troc.
L’objectif de ce premier chapitre est de traiter les points suivants:
1. Le troc
1.1. Définition du troc
[Link] caractéristiques du troc
[Link] relations potentielles d’échange dans une économie de troc.
[Link] monnaie
2.1. Définitions
[Link] formes de la monnaie
[Link] fonctions de la monnaie
1. Le troc
Dans une économie où les besoins sont relativement indifférenciés et peu nombreux, on peut imaginer que la
société s’organise de façon à ce que chacun produise selon ses capacités ce dont l’économie tout entière a
besoin. Se met donc en place une forme de division du travail, de répartition des tâches, entre les différents
individus membres de cette société. Chaque individu va alors échanger son surplus contre des produits qu’il
désire mais qu’il ne produit pas.
1.1. Définition du troc:
Si un individu souhaite échanger le blé qu’il produit mais dont il n’a pas besoin contre du poisson, il est
nécessaire qu’il trouve un autre individu pêchant le poisson et désirant l’échanger contre du blé.
Le troc est l’échange d’un bien contre un autre bien en l’absence de la monnaie. C’est un système d’échange
complexe.
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▪ Le nombre de relations potentielles d’échange ne sont pas de 25 (c-à-d- n x n = 5 x5 = 25) ; on doit exclure
les échanges d’un produit (n) contre lui-même (exemple : mangue contre mangue).
▪ On ne retient pas, aussi, les relations redondantes (mangue contre ananas et ananas contre manque).
▪ Dès lors, le nombre de relations possible est de n (n -1)/2 soit dans notre exemple 5 (5-1)/2 = 10. On aura
ainsi 10 relations potentielles d’échanges
1.4. Les coûts liés à l’échange
Deux types de coûts liés aux échanges peuvent être distingués, des coûts de transaction et des coûts d’attente.
❖ Les coûts de transaction:
Les coûts de transaction correspondent aux coûts engendrés directement par le déplacement de l’individu qui
souhaite réaliser un échange ainsi que les coûts liés au temps et aux efforts requis pour réaliser la double
coïncidence entre les désirs d’échange. En effet, le temps que l’individu passe à se déplacer est du temps perdu:
pendant ce temps, il ne produit rien. Il subit donc une perte dont le montant peut-être estimé par la valeur des
marchandises qui auraient pu être produites pendant le temps passé à se déplacer. Par ailleurs, le déplacement
engendre des efforts, de la fatigue, etc
Exemple : Si un individu A possède un kilogramme de viande et souhaite l’échanger contre une douzaine d’œufs, il est
nécessaire qu’il entre en contact avec un individu B possédant cette douzaine d’œufs et désirant son kilogramme de
viande en échange. Les individus A et B étant localisés à des endroits différents, l’individu A doit se déplacer pour
rencontrer l’individu B afin de concrétiser cette double coïncidence des désirs d’échange.
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Exemple : L’individu A qui possède un kilogramme de viande va devoir le stocker jusqu’à ce qu’il rencontre l’individu B
qui accepte de l’échanger contre sa douzaine d’œufs. Si 15 jours plus tard, notre individu A n’a toujours pas réussi à
échanger son kilogramme de viande, il y a de fortes chances pour qu’il ne trouve jamais plus quelqu’un qui l’accepte dans
cet état…
• Les coûts objectifs liés à l’attente regroupent donc les frais de stockage et les pertes
engendrées par la détérioration subie par les marchandises à échanger.
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[Link] monnaie
2. 1.Définition de la monnaie
De nombreux ouvrages sur l’économie monétaire ne donnent pas de définition de la monnaie ou bien se
contentent d’évoquer les fonctions et les formes de la monnaie.
« La monnaie est un bien ou un actif dont les formes varient en fonction des structures économiques et
sociales et qui est accepté, sur un certain espace, pour l’évaluation et le règlement des échanges et
pour la constitution de réserves. La création de monnaie, effectuée par des institutions,
principalement dans le cadre d’opérations de crédit, est en relation d’interdépendance avec
l’évolution de la production et des prix. La régulation monétaire, dans ses composantes interne
(politique monétaire) et externe, (politique de change), est au cœur de la politique économique ».
✓ La monnaie est un bien ou un actif:
La monnaie a longtemps pris la forme d’un bien, d’une marchandise, mais le développement de la monnaie
bancaire débouche sur une nouvelle forme: la monnaie est un actif, une créance liquide détenue par les
agents économiques (Une créance bancaire: actif pour les agents économiques et passif pour les
banques).
✓ Formes variables:
La monnaie est un instrument sociale dépendant du contexte dans lequel elle s’inscrit.
Les formes de la monnaie des sociétés traditionnelles (coquillages, sel…) sont différentes de celles des
sociétés du capitalismes libéral (métal précieux) et des formes contemporaines (avoirs bancaires,
billets…).
Résultat: Une différence dans les modes de d’émission et dans le pouvoir de création de monnaie.
✓ elle est acceptée sur un certain espace:
Une crise de confiance dans la monnaie se traduit par un échange de monnaie contre
des actifs financiers, des biens ou des devises étrangères. «La fuite devant la monnaie»
induit une dépréciation de la monnaie qui peut être interne ou externe.
La monnaie repose
sur la confiance La dépréciation interne provient du remplacement de la monnaie par des biens:
que lui accordent appréhendant une nouvelle hausse des prix, les agents accélèrent leurs achats, ce qui
les agents accentue le processus d’inflation. La dépréciation interne s’explique par la perte de pouvoir
économiques d’achat de la monnaie, par la hausse des prix des biens (inflation).
La dépréciation externe est entrainée par la substitution de devises à la monnaie nationale.
Les opérateurs cèdent leurs actifs en monnaie nationale et acquièrent des actifs en monnaie
tierces. La dépréciation externe s’exprime par une dévalorisation de la monnaie par rapport
au reste du monde, par une baisse du taux de change.
Cours: Economie monétaire et financière 1
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La réflexion sur les formes de la monnaie passe par une analyse historique qui permet
d’éclairer la réalité actuelle de la monnaie.
✓ La monnaie métallique est à la base du système.
✓ Ce système repose sur l’or (l’étalon –or) ou sur l’or et l’argent (bimétalliste).
✓ Les formes de la monnaie au début du XIX siècle se hiérarchisent autour de la
monnaie métallique.
✓Dans les systèmes métalliques, la valeur de la monnaie est définie par un poids de métal
précieux.
✓Le métal constitue l’étalon qui permet d’évaluer une monnaie et donc, au niveau
international, d’établir une relation stricte entre les valeurs de deux monnaies, définies
par rapport à un métal précieux.
✓Le bien qui revêt les caractéristiques d’une monnaie qui reste une marchandise
✓La monnaie marchandise circule sous forme de lingots, de pièces qui «valent leur pesant
d’or».
Lorsque la valeur faciale de la pièce est équivalente à sa valeur réelle, il s’agit d’une
monnaie métallique.
✓L’émission de monnaie résulte de la frappe libre: transformation des barres ou des
lingots en pièces
La création de monnaie est à l’initiative des possesseurs d’or et d’argent. Le rôle des
banques reste passif dans la création de monnaie métallique
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▪ Adam Smith affirme que la valeur (et donc le prix relatif) des marchandises est fondée sur le
travail. Les marchandises sont achetées avec du travail.
Ainsi, les prix relatifs sont déterminés dans la sphère réelle et la monnaie ne constitue qu’une
modalité de fonctionnement de l’économie qui facilite les échanges: «L’or et l’argent qui circulent dans
un pays peuvent se comparer précisément à un grand chemin qui, tout en servant à faire circuler et conduire au
marché tous les grains et les fourrages du pays, ne produit pourtant pas lui-même un seul grain de blé ni un
seul brin d’herbe» (Smith, 1776, cité par Tutin, 2009, p.146).
• Jean-Baptiste Say (1767-1832) a publié en 1815 un «Catéchisme d’économie politique».
Sa contribution majeure est la formulation de la «loi des débouchés», qu’il formule ainsi: «un
produit terminé offre, dès cet instant, un débouché pour tout le montant de sa valeur» (Say, 1803, p.140).
Ce qui revient à dire que «les échanges terminés, il se trouve toujours qu’on a payé des produits avec des
produits».
Pour l’auteur, la monnaie n’est analysée que comme un moyen de transaction: «l’argent n’est que la
voiture de la valeur des produits» (Say, 1803, p.138).
Elle permet de faciliter le fonctionnement de l’économie: «semblable à l’huile qui adoucit les mouvements
d’une machine compliquée, les monnaies répandues dans tous les rouages de l’industrie humaine facilitent des
mouvements qui ne s’obtiendraient point sans elles» (Say, 1803-1972, p.63).
Pour Say, la monnaie est une marchandise comme les autres qui présente deux avantages: elle sert
d’intermédiaire des échanges et elle peut se subdiviser « de manière à former tout juste une valeur égale
à celle que l’on veut acheter» (Say, 1803-1972 p.239). La monnaie est donc un instrument technique qui
permet de faciliter les échanges.
▪ James Mill (1773-1836):
Pour James Mill , la monnaie n’est qu’un simple instrument pour faciliter les échanges qui ne
modifie pas les lois de la valeur.
Il débouche donc sur une formule restée célèbre: «Il n’est point dans l’économie d’une société une chose
moins importante en elle-même que la monnaie, si on la considère autrement que comme un mécanisme pour
faire vite et commodément ce que l’on ferait moins vite et moins commodément s’il n’existait pas» (Mill, 1861,
tome2, p.7).
Il affirme donc que l’échange monétaire ne change rien par rapport au troc et que la valeur de la
monnaie n’est rien d’autre que la valeur des marchandises que la monnaie permet d’acquérir.
L’école classique repose sur la thèse de la neutralité de la monnaie, donc sur une stricte dichotomie
entre sphère réelle et sphère monétaire.
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L’approche monétariste:
▪ L’idée est que la neutralité se définit selon un horizon.
▪ Nous avons vu que chez les classiques, l’évolution de la masse monétaire n’agit que sur le prix, par
contre chez Keynes ces mêmes évolutions peuvent influer le comportement des agents
économiques (favoriser à l’épargne, la consommation,…).
▪ Pour les monétariste, la variation de masse monétaire à court terme a un fort effet perturbateur
sur l’économie, par contre il s’annule complétement à plus long terme. M Friedman conseille donc
de maintenir une règle monétaire forte : la masse monétaire doit évoluer à la même vitesse que la
production, pour garantir une stabilité des prix.
4. La demande de monnaie
4.1. Les origines historiques de l’analyse de la demande de monnaie
▪ L’approche la plus ancienne de la demande de monnaie est la théorie quantitative
de la monnaie
▪ Elles remontent au XVI siècle, au moment de l’arrivée des métaux précieux en
Europe, quand la question du rapport entre le niveau général des prix et la masse
monétaire en circulation a été placée au cœur de la problématique économique.
▪ Pour les classiques, la monnaie n’est pas demandée pour elle-même, mais
uniquement pour les échanges qu’elle permet de réaliser (optique
transactionnelle).
▪ Il y a une dichotomie entre la sphère réelle de l’économie dans la mesure où seul
l’échange de biens crée de la richesse puisque la monnaie dépensée est strictement
égale à la valeur des marchandises qu’elle permet d’acheter: La demande de monnaie
s’adapte donc à la demande de biens.
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La théorie quantitative s’est imposée au début du XXe siècle sous deux formes d'équations :
▪ L’équation de FISCHER (The Purchasing Power of Money, New York, 1907) :
MV = PT
Avec :
M: monnaie métallique et billets de banque en circulation; V : vitesse de circulation de la monnaie
métallique (le nombre de fois qu’elle change de mains au cours d’une même période); P : niveau
général des prix et T : volume des transactions dans l’unité de temps
Dans une économie, la monnaie qui circule (M.V) est nécessairement égale à la monnaie réclamée
par les agents économiques en contrepartie de la valeur de leurs transactions (P.T).
L’utilisation des dépôts bancaire a entrainé une évolution au niveau de l’équation de la demande de
monnaie qui devient : MV + M’V’ = PT
Avec :
M : monnaie métallique et billets de banque ; M’ : dépôts bancaires ; V : vitesse de circulation de la
monnaie métallique; V’ : vitesse de circulation des dépôts bancaires ; P : niveau général des prix et
T : volume des transactions dans l’unité de temps
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• Le motif de précaution :
Les agents détiennent la monnaie pour pouvoir faire face à des dépenses imprévues. Le motif
de précaution répond au besoin des agents de se prémunir contre l’imprévu, de saisir des
opportunités d’achat à prix favorable (qu’il s’agisse de biens réels ou de titres) ou de garder
un avoir en valeur nominale immuable pour faire face à une obligation future stipulée en
monnaie.
• Par rapport à la demande de monnaie, KEYNES prend en compte deux fonctions de la
monnaie à savoir la fonction d’intermédiaire des échanges et la fonction de réserve de
valeur de la monnaie. L’auteur juxtapose les deux fonctions en distinguant deux motifs
de détention de la monnaie : Le motif de transaction et le motif de précaution.
• KEYNES élargit cette notion en distinguant les encaisses de transactions liées à la
structure du système financier, aux dépenses courantes, à la fréquence, à la régularité des
recettes et leur coordination avec les paiements effectuer et les encaisses de précaution
(liées au besoin de disposer d’encaisses de transactions supplémentaires pour faire face à
des dépenses imprévues).
• La demande de monnaie pour les transactions (courantes ou imprévues) est fonction
essentiellement du revenu courant des agents économiques.
• Le motif de spéculation : Ce motif incite les agents économiques à opérer des arbitrages entre
monnaie et titres, avec l’objectif de réaliser des plus-values en capital sur les marchés financiers.
En effet, pour KEYNES, les agents économiques conservent aussi des encaisses pour pouvoir
acheter ou vendre des obligations en fonction des gains ou pertes en capital anticipés, selon
l’évolution prévue du taux d’intérêt. La monnaie n’est plus neutre ; il existe une interaction entre
la demande de monnaie et l’activité économique puisque pour KEYNES le taux d’intérêt joue un
rôle central dans la décision d’investissement et, par ce canal, sur le niveau de l’activité.
Cette approche a donné lieu à deux extensions :
• La première est celle de BAUMOL qui a montré que même en se limitant au motif transaction, il
était possible de faire apparaitre une influence du taux de l’intérêt sur la demande de monnaie, dès que
l’on prenait en compte les coûts de transaction.
• La deuxième extension revient à TOBIN qui a montré que si l’on intégrait l’incertitude, la prise en
compte du motif de spéculation venait compatible avec l’extension au long terme du modèle
keynésien de demande de monnaie.
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• La notion de demande de monnaie est apparue pour la première fois avec l’Ecole
de Cambridge (A. Marshall, A.C Pigou). Selon cette école, les agents expriment
une demande de monnaie (M) proportionnelle au total des ressources (Y : revenu
national réel). Avec P le niveau des prix, et en appelant k cette proportion,
l’équation de Fisher est reformulée de la manière suivante : M = k P Y
I. Le modèle keynésien
Les hypothèses fondamentales:
▪ Rigidité des prix et des salaires à court terme (CT)
▪ Insuffisance de la demande globale (DG)
Changement des perspectives:
▪ La demande des biens détermine le niveau de production et d’emploi
▪ C’est une théorie de la demande agrégée
▪ Possibilité d’un équilibre de sous-emploi: chômage involontaire
Les raisons d’insuffisance de la demande:
▪ Critique réelle de la loi de Say: Problème de l’incertitude et la fonction de la demande
▪ Critique monétaire et de la théorie quantitative de la monnaie
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Le modèle keynésien
Propension
Revenu des Rendement des
marginale à Taux d’intérêt
ménages Investissements
consommer
Demande de Demande
consommation d’investissement
Niveau de la demande
effective
Niveau de production
Niveau d’emploi
La courbe IS
La courbe IS traduit la relation entre le taux d’intérêt et le niveau du revenu national qui prévaut sur
le marché des biens et services. Le taux d’intérêt est une variable réelle.
Equilibre keynésien: Dépenses prévues en économie fermée:
D=C+I+G
Où:
D: dépenses prévues
C: Consommation des ménages
I: Investissement
G: dépenses publiques
Avec:
On obtient:
C = c (Y-T) D = c (Y-T) + I + G + T
I=I La dépense prévue dépond du niveau de production (Y), et des variables
G=G exogènes, d’investissements programmées ( I) et des politiques
budgétaires G).
T =T
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La demande globale
Demande globale
Demande globale Z
DG= c(Y – T) + I + G
Z=D
PMC: 0<c<1
Revenu, production Y
La dépense effective:
Il est essentiel de comprendre la signification de dépense L’équilibre
effective Y au sens de Keynes. macroéconomique
▪Pour toute droite de demande globale Z dont la pente est
inférieure à 1, il existe un seul point où Y = D
▪De plus, rien ne garantit que cet équilibre correspond au plein
emploi.
Dépense effective
Demande globale Z
Demande globale
Revenu
d’équilibre
keynésien
45°
Y* Revenu, production Y
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Demande globale Z
Dépense effective
Demande globale
Y Y* Revenu, production Y
Dépense effective
Y Dépense prévue
45°
Y* Y Revenu, production Y
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Dépense effective
Demande globale Z
Z2
Z1
Y1 Y2 Revenu, production(Y)
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Construction de la courbe IS
D=Y
D= 𝑐 𝑌 − 𝑇 + 𝐼(𝑖1) + 𝐺
3. …ce qui déplace vers le
bas la droite de demande
Demande globale Z
globale… D= 𝑐 𝑌 − 𝑇 + 𝐼(𝑖2 ) + 𝐺
I
4. …et diminue le revenu
plus que
45° Y proportionnellement.
Y2 Y1 Revenu, Production Y
1. Une hausse des
taux d’intérêt…
Taux d’intérêt i
i2 i2
5. La courbe IS synthétise
ces changements
i1 i1
2. …réduit IS
I l’investissement
prévu…
I2 I1 Investissement Y2 Y1 Revenu, Production Y
Construction de la courbe IS
D=Y
E = C (Y − T ) + I (r1 ) + G
E = C (Y − T ) + I (r2 ) + G
élevé, plus le revenu est
faible.
Plus le taux d’intérêt est I
faible, plus le revenu est
important. Y
45°
Y2 Y1 Revenu, Production Y
Taux d’intérêt i
i2 i2
i1 i1
IS
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Construction de la courbe IS
▪ Condition d’équilibre du modèle Keynésien à deux agents économiques: Y= C+ I et Y = C + S
D’où l’on tire: I = S
Dans le modèle, l’épargne étant définie comme la partie du revenu non consommée, est déduite de la fonction de consommation: C =
cYd +C0
De l’autre côté, l’investissement est une fonction décroissante du taux d’intérêt : I = I(i)
Cette relation est exprimée aussi par I = I0 – Ii où I0 représente la part de l’investissement qui est indépendante du taux d’intérêt et Ii
est la part de l’investissement qui dépend directement du taux d’intérêt.
I =S
I0 – Ii = (1- c)Yd - C0
De l’autre côté, l’investissement est une fonction décroissante du taux d’intérêt : I = I(i)
Cette relation est exprimée aussi par I = I0 – Ii où I0 représente la part de l’investissement qui est indépendante du taux d’intérêt et Ii
est la part de l’investissement qui dépend directement du taux d’intérêt.
I =S
I0 – Ii = (1- c)Yd - C0
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Construction de la Courbe IS
Ig S
S = -C0 + (1 - c)(Y-T)
i Y
i i
45°
IS
i Y
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Ig S
i Y
i i
45°
IS
IS’
i Y
𝑀ሜ
= 𝐿 𝑌, 𝑖
𝑃ሜ
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Motif de spéculation L2(i) : La monnaie n’est pas rémunérée, à l’inverse d’un placement. Il y a donc
un coût d’opportunité de détention de la liquidité. Quand les taux augmentent, les gens préfèrent
détenir une fraction moindre d’encaisses monétaires.
Les encaisses demandées pour satisfaire un motif de spéculation peuvent être exprimées par la
relation :
M2 = L2(i) ou encore MS = l0 – li
Où l0 représente la quantité de monnaie que les agents souhaitent garder pour maintenir leur richesse
et - li la demande de monnaie proprement spéculative directement dépendantes du taux d’intérêt.
La fonction de préférence pour la liquidité s’écrit :
L = L1 (Y) + L2(i)
La demande de monnaie peut alors s’écrire :
MD = M1 + M2 = L1 (Y) + L2(i)
Ou encore :
MD = MT + MS = tY + l0 – li
Demande L2(i)
Trappe à liquidité
L2(i)
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M M
M P 1 P 2
P
Demande d’encaisses
Motif de
Motif de monétaires pour tous
transaction et de
spéculation motifs
précaution
Offre
Taux d’intérêt i
M
P
i*
Demande L(Y,i)
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Taux d’intérêt i O2 O1
i2
2. …accroît le
taux d’intérêt.
i1
Demande L(Y,i)
Construction de la courbe LM
2. Ce qui fait
Taux d’intérêt i
augmenter le taux
Taux d’intérêt i
O 3. La courbe LM synthétise
d’intérêt.
ces changements
LM
i2 i2
L(Y2,r)
i1 i1
L(Y1,r)
M Y1 Y2 Revenu, Production Y
Encaisses monétaires
P réelles L(Y,r)
1. Une hausse du
revenu accroît la
demande de
monnaie…
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Construction de la courbe LM
Taux d’intérêt i
Taux d’intérêt i
LM
i2 i2
L(Y2,r)
i1 i1
L(Y1,r)
M Y1 Y2 Revenu, Production Y
Encaisses monétaires
P réelles L(Y,r)
O2 O1 LM2
LM1
i2 i2
i1 i1
L(Y1,r)
M2 M1 Y Revenu, Production Y
Encaisses monétaires
P P
réelles L(Y,r)
1. Une réduction de l’offre d’encaisses monétaires 2. …et, pour une production donnée,
réelles déplace la courbe d’offre d’encaisse augmente les taux d’intérêt, et
monétaires réelles vers la gauche… déplace LM vers la gauche.
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Demande L1(Y)
L1(Y)
L2
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Construction de la Courbe LM
i i
LM
Y L2(Y)
L1(Y) L1(Y)
Y L2(Y)
i LM’ i
LM
Y L2(Y)
L1(Y) L1(Y)
Y L2(Y)
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L’équilibre Macroéconomique
Taux d’intérêt i
IS
Revenu, production Y
Y*
IS Y = C (Y − T ) + I (i ) + G
M
LM P = L(Y , i )
• Les points situés sur IS représentent l’ensemble des couples (Y, i) qui équilibrent le marché
des biens et services.
• Les points situés sur LM représentent l’ensemble des couples (Y, i) qui équilibrent le
marché monétaire.
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La stratégie de modélisation
Théorie de la
Équilibre
préférence pour la
keynésien
liquidité
Courbe IS Courbe LM
Modèle IS-LM
Explication des
fluctuations
économiques
IS2
IS1
Taux d’intérêt
2. …à hauteur de (ΔG/1–PMC)…
r2
La différence entre Yk et YIS-LM
r1 s’appelle l’effet d’éviction de
l’investissement.
42
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LM1
1. La hausse des impôts déplace la
courbe IS vers la gauche…
r2
IS1
3. …et diminue le taux d’intérêt
(la baisse du revenu réduit la
Y2 Y1 Y
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1 LM2
2 …mais la banque centrale
augmente l’offre de monnaie …
r1
Y Y
2 LM
1 2 …mais la banque centrale réduit
l’offre de monnaie …
IS2
4 …mais diminue dramatiquement
le revenu national.
Y2 Y1 Y
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Courbe IS
⚫ Choc sur l’investissement (prophéties auto réalisatrices)
⚫ Choc sur la demande de biens de consommations
(↑ confiance → ↑ consommations)
Courbe LM
⚫ Choc sur la demande de monnaie (Carte bancaire)
L’hypothèse centrale : une petite économie ouverte avec parfaite mobilité de capitaux.
Le taux d’intérêt de l’économie est déterminé par le taux d’intérêt mondial i*. Donc i=i*. Il est
supposé constant à court terme.
1. La balance des paiements:
• Pour saisir les conséquences des échanges extérieures sur l’équilibre intérieur, il faut se référer à [Link] et [Link] qui a
intégré l’équilibre de la balance des paiements au modèle IS-LM.
• Donc : le solde de la BP est en relation avec le niveau du revenu national (Y) et celui du taux d’intérêt intérieur (i)
• Les exportations (X) est exogène
• Les importations sont fonctions du revenu national (Y)
• Balance des transaction courantes s’écrit : BTC = BTC (Y)
• Les mouvements de capitaux sont fonctions du taux d’intérêt intérieur (i)
• La balance des capitaux s’écrit :BK = BK(i)
L’équation de la balance des paiements, BP, s’écrit :
BP (Y,i) = BTC (Y) + BK(i) = 0 soit BTC (Y) = - BK(i)
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Construction de la courbe IS
NE 0
4. …et diminue le revenu.
45 Y
°
Y2 Y1 Revenu, Production Y
1. Une hausse du
taux de change…
Taux de change
e2 e2
5. La courbe IS synthétise
ces changements
e1 e1
2. …réduit les IS*
I exportation
nettes…
NE2 NE1 Exportation Y2 Y1 Revenu, Production Y
nettes
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Construction de la courbe LM
1. La condition
Taux d’intérêt r
d’équilibre du marché
Taux de change e
monétaire et le taux LM*
d’intérêt mondial…
3. …indépendamment du
LM
taux de change e.
r = r*
r*
2. …déterminent le
niveau du revenu…
IS*
Revenu, production(Y)
Y*
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LM*
1. Une politique expansionniste
déplace la courbe IS vers le droite…
IS2*
IS1*
Y* Revenu, production(Y)
LM1* LM2
*
1. Une politique expansionniste
déplace la courbe LM* vers le
droite…
IS1*
Y1 Y2 Revenu, production(Y)
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IS2*
IS1* 3. …et augmente le revenu, en
laissant inchangé le taux de
change.
Y1 Y2 Revenu, production(Y)
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LM1* LM2
* 1. Une politique expansionniste
déplace la courbe LM* vers le
droite…
2. …ce qui devrait diminuer le taux
de change…
ef
3. …et augmenter le revenu….
Le modèle de Mundell-Fleming
Synthèse de l’impact des politiques économiques
Flottants Fixes
Y e NX Y e NX
Expansion budgétaire 0 ↑ ↓ ↑ 0 ↑
Expansion monétaire ↑ ↓ ↑ ↑ 0 ↑
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Le modèle IS-LM
appliqué à l’histoire
économique et sociale
La grande dépression
Black Thursday
Wall Street, 1929
Florence Owens
Thompson
The Migrant
Mother (1936)
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La grande dépression
La grande dépression
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La grande dépression
La grande dépression
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La grande dépression
La grande dépression
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La grande dépression
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L
1. La chute de la consommation et
M de l’investissement résidentiel
déplacent la courbe IS vers le
1 gauche…
r2
IS1
3. … Ce qui est conforme à
l’évolution du revenu et des taux
d’intérêt observée après 1929.
IS2
Y2 Y1 Y
Y2
r
LM
2 LM
1 1 …l’offre de monnaie se réduit…
r2
r1
2. …ce qui diminue le revenu
national…
IS
3 …et augmente le taux d’intérêt.
Y2 Y1 Y
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Modification de IS-LM
Revenons au modèle IS-LM de base:
IS Y = C ( Y − T ) + I ( r − e ) + G
M
LM = L (Y , r )
P
Modification de IS-LM
En fait, l’investissement dépend du taux d’intérêt réel, c’est-à-dire
de la différence entre le taux d’intérêt nominal et de l’inflation
anticipée par les investisseurs:
IS Y = C ( Y − T ) + I ( r − e ) + G
M
LM = L (Y , r )
P Taux d’intérêt réel anticipé
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L
1. La déflation fait chuter
M l’investissement productif et
e déplacent la courbe IS vers le
1 gauche (et domine l’effet Pigou)…
r2
IS1
3. … ce qui est conforme à
l’évolution du revenu et des taux
d’intérêt observée après 1929.
IS2
Y2 Y1 Y
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r2
r1
IS2
2. …ce qui accroît le revenu
IS1 national….
Y1 Y2 Revenu, production(Y)
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La politique de la relance de
Mauroy en 1981: le contexte
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La politique de la relance de
Mauroy en 1981: modalités
Fortes augmentations des dépenses budgétaires
La politique de la relance de
Mauroy en 1981: modalités
Impact réduit sur le taux de croissance (+ 0,3% en 1981 et
+1,2% en 1982), puis baisse de nouveau.
on calcule le multiplicateur keynésien et on pense qu’il n’est
plus en 1982 que de 1.05 contre 1.5 en 1963.
Creusement du déficit public
Creusement du déficit commercial (niveau recors, - 150
milliards de FF en 1984)
Abandon de cette politique : Plan d’austérité Delors et fin des
politiques de relance….
…Cette succession de politique de relance et de politique
d’austérité s’appelle politique du « stop and go »
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Comparaisons et leçons
Conjonctures et structures
Le plan de relance de 1975 joue sur la relance de
l’investissement productif. Celui de 1981 sur celle de la
consommation.
Comparaisons et leçons
La faiblesse du multiplicateur
En 1975, tous les pays mettent en œuvre des politiques de
relance semblables au plan Chirac. En 1981, seule la France
persiste dans la politique de soutien à la demande
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3. Théorie monétaire
• Masse monétaire = M
• Masse monétaire réelle = M/P où P sont les prix
• Neutralité de la monnaie
• Demande de monnaie :
• M/P = f(Y ,r-)
+
3. Théorie monétaire
• Pour Y donné :
• la demande M est déterminée par l’action des agents économiques ;
• l’offre est déterminée par les conditions du système monétaire (banque
centrale) ;
• Il existe un r tel que l’offre et la demande soient égaux.
• L’ensemble (Y,r) détermine une courbe dite LM
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3. Théorie monétaire
• Md / P = l0 + l1.Y – l2.r
•r=?
3. Théorie monétaire
• Offre de monnaie : Ms
• Exogène, déterminée par les Banques centrales
• Demande de monnaie : Md
• Md = L+(Y) + L-(r)
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4. Modèle IS / LM
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