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Réseaux Informatiques

Site web: http: //perso. menara. m


a/~elkharki/Ou bien : http: //elkha
rki. africa- web. org/

Plan :
Partie I : Réseaux Informatiques Cours +TD +TP

Partie II : Administration système et réseau Cours + TP + TD


sous Windows 2000 Professionnel et
Server

Partie III : Administration système et réseau Cours + TD + TP


sous Linux

Prof. Omar El kharki


Docteur en Informatique et
Télécommunications
Université Ibn Zohr

Année de production de ce cours : Février


2004 Avec la contribution de Mme J.
Mechbouh

Prof. O. El kharki 1 [Link]


Partie I: Réseaux Informatiques

Chapitre1 : Introduction aux Réseaux


Informatiques

I. Introduction
Le développement des systèmes informatiques et l’intégration des systèmes
informatiques dans tous les domaines ont fait naître le besoin aux réseaux.

I-1. Définition
Un réseau est un groupe d’ordinateurs reliés les uns aux autres qui permet aux
utilisateurs d’échanger des informations et de partager du matériel tel qu’une
imprimante

I.2 L'intérêt des réseaux informatiques


- Echange et partage de données informatiques
- Partage d’une connexion Internet
- Messagerie électronique
- Transfert de fichiers
- Lancement de procédures distantes (client/ serveur)
- Accès à des bases de données centralisées ou réparties
- Partage de logiciels
- Partage de périphériques : accès à des imprimantes, des traceurs, ...
- Archivage : utilisation d'espace disque pour l'archivage ou la sauvegarde
- Etc.

I.3 Les différents types de réseaux:


On peut distinguer les réseaux par les critères suivants :
- les distances qu’ils couvrent
- par leur débit
- temps de réponse
- par d’autres caractéristiques techniques.
On peut distinguer cinq grandes classes de réseaux en prenant comme critère la
distance : les bus, les structures d’interconnections, les réseaux locaux (LAN), les
réseaux métropolitaines (MAN) et les réseaux longues distances (WAN).

I.4 Nature des informations à échanger dans un réseau


L'information qui transite sur les réseaux consiste en messages de types
divers : SONS : parole, musique
IMAGES : fixes, animées (vidéo), noir et blanc, nuances de gris,
couleurs TEXTES : avec styles et formats

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DONNEES INFORMATIQUES : informations codées en binaire

II Notions de base en transmission


II.1- Signaux numériques et
analogiques
La transmission d'un message nécessite un encodage en signaux de type
électrique ou électromagnétique

II.2.-Débit binaire et rapidité de


modulation II.2.1- Débit binaire
Le débit binaire D est le nombre de bit transmis par unité de
temps. Exemple : 64 Kbit/s ou 100Mbit/s
Exercice:
Si la durée de transmission d’un bit est 20ms, quel est le débit binaire ?
Solution de l'exercice
Le débit binaire est D= 1/20x0.001 = 50 bits/s

II.2.2- Bande passante d’une voie de transmission


On appelle bande passante W d’une voie de transmission l’espace de
fréquences tel que tout signal appartenant à cet intervalle, ne subit qu’un petit
affaiblissement.
Autrement dit : la Bande passante d’une voie de transmission est le domaine de
fréquences dans lequel les distorsions de la voie restent dans des limites
acceptables
Exemple : largeur de bande de la ligne téléphonique : 3100 Hz

II.2.3- Rapidité de modulation


Un message est constitué d'une succession de signaux (analogiques ou
numériques) de durée égale  (moment élémentaire).

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La cadence avec laquelle on "met" le signal sur la ligne est définie par la rapidité
de modulation :

R = 1/( en bauds)

Si le message est binaire, chaque signal transporte n bits (quantité d'information).


On est alors conduit à définir le débit binaire :

D = nR (en bits/s)

qui correspond à la cadence avec laquelle on "pose" les bits sur la ligne.

n = Lb(m) avec m est le nombre de niveaux de

n
m=2

Lb : Logarithme à base 2, Lb(x)= Ln(x)/Ln(2)

Exemple 1:
En vidéotex (Minitel) : R = 1200 bauds et D = 1200 bits/s. Ceci signifie
qu'un signal élémentaire transporte un seul bit.
Le nombre de niveaux de signal est m = 2
Exemple 2:
Dans la figure suivante, on transmet de données numériques par des signaux
numériques ; 8 signaux différents par leur amplitude et de même durée  Chacun
des signaux peut transporter 3 bits puisqu'il existe 8 combinaisons différentes de 3
bits. Dans ce cas D= 3R

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Pour une meilleure performance dans la rapidité de transmission, on cherche à
améliorer le débit binaire. Puisque D = n R, on cherchera à augmenter le débit
binaire en augmentant
- soit n (mais le bruit est un frein important (difficulté à discerner les
différents niveaux))
- soit R, mais on ne peut pas dépasser une valeur Rmax.
Ce dernier résultat a été démontré par Nyquist (1928) qui établit un rapport
entre la rapidité maximum et la bande passante W :

Rmax = 2

Ce résultat est théorique et, dans la pratique, Rmax = 1,25 W

Exercice
Un système de transmission numérique fonctionne à un débit de 9600 bits/s.
1)Si un signal élémentaire permet le codage d'un mot de 4 bits, quelle est la
largeur de bande minimale nécessaire de la voie ?
2) Même question pour le codage d'un mot de 8 bits.
Solution de l'exercice
1)Puisqu'un signal transporte 4 bits, la rapidité de modulation est R = D/4 = 2400
bauds. La rapidité de modulation maximale est Rmax = kW avec k = 1,25. Donc
R < 1,25 W et par suite
W > R/1,25 soit Wmin = 2400/1,25 = 1920 Hz.
2) Dans ce cas un signal transporte 8 bits, donc Wmin = 1200/1,25 = 960 Hz.

II.3- Mode de Transmission


II.3.1- Transmission
asynchrone
Les caractères sont codés sur un nombre fini de positions binaires, et sont
encadrés par des bits délimiteurs (bit START et bit STOP).
Le mode asynchrone oblige à envoyer les informations caractère par caractère.

Transmission asynchrone

II.3.2- Transmission synchrone

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Dans la transmission synchrone, le récepteur reçoit, avec les données,
l’horloge de synchronisation qui donne le rythme des bits (base de temps).

III.- Multiplexage
Le multiplexage consiste à faire passer plusieurs messages sur un même tronçon
de réseau. On distingue deux types de multiplexage :
III.1- Multiplexage fréquentiel (ou spatial)
La bande passante du canal est divisée en sous-bandes (canaux) chaque
message correspond à une sous-bande de fréquence ; un multiplexeur mélange
les différents messages ; un démultiplexeur, à l'arrivée, sépare, grâce à un
filtrage en fréquence, les messages.

III.2- Multiplexage temporel


Ce type de multiplexage est bien adapté aux réseaux à commutation de
paquets. Le multiplexeur n'est autre qu'un mélangeur de paquets, le
démultiplexeur est un trieur de paquets.
Exercice: Multiplexage fréquentiel
4 trains d'information analogique sont multiplexés sur une ligne téléphonique de
bande passante 400 - 3100 Hz. La bande passante de chaque train est de 500
Hz. Expliciter le processus de multiplexage.
Solution de l'Exercice:
Sachant que l'on a 4 canaux à définir sur la plage 400-3100 Hz, on peut découper
celle-ci de la manière suivante:

Les quatre trains d'information sont affectés chacun à un canal, le multiplexeur


mélange les fréquences ; le démultiplexeur, à l'aide de filtres permet la
séparation de quatre trains.

Exercice: Multiplexage temporel

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3 lignes sont multiplexées sur une liaison à commutation de paquets de longueur
1200 bits. Chaque ligne transporte des messages de longueur respective : 3600
bits, 12000 bits, 4800 bits. Le débit de la liaison commutée est de 4800 bits/s.
Décrire le processus de multiplexage.
Solution de l'exercice
Les trois messages M1, M2, M3 correspondent respectivement à 3, 10, 4
paquets. Le multiplexage correspond à l'intercalage des paquets:

Le débit par message est le débit nominal divisé par trois, soit 1600 bits/s.

IV- Supports de transmission


Les supports de transmission peuvent être matériels (fils, câbles, ...) ou
immatériels (ondes).

IV.1- La paire torsadée


Une ligne de transmission est constituée de 2 fils au minimum ce qu'on appelle
une "paire". Les paires métalliques sont généralement constituées de cuivre, Les
deux fils de la paire sont torsadés l'un sur l'autre afin de présenter une meilleure
immunité aux perturbations électromagnétiques extérieures.

Paire torsadée

IV.2- Câble Coaxial


Ce support est constitué de 2 conducteurs à symétrie cylindrique de même
axe, l'un central de rayon R1, l'autre périphérique de rayon R2, séparés par
un isolant.

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Câble Coaxial

IV.3-Câble à fibre
optique
Le câble à fibre optique est utilisé pour transporter des signaux de données
numériques, sous forme d’impulsions lumineuses. Il est bien adapté à une
transmission de données rapide et fiable, car le signal est transmis très
rapidement et est très peu sensible aux interférences.

Fibre optique

IV.4- Ondes (transmission sans fils)


Un réseau sans fil standard fonctionne pratiquement comme un réseau câblé :
une carte réseau sans fil dotée d’un émetteur- récepteur (périphérique
transmettant et recevant des signaux analogiques et numérique) est installée
dans chaque ordinateur. L’utilisateur communique avec le réseau comme s’il
s’agissait d’un ordinateur câblé.
Il existe deux techniques courantes de transmission sans fil pour un réseau
local : la transmission infrarouge et la transmission radio à bande étroite.

 Transmission infrarouge
Cette technique fait appel à un faisceau de lumière infrarouge pour transporter
les données entre les périphériques. Il ne doit y avoir aucun obstacle entre
l’émetteur et le récepteur. En effet, tout objet qui bloquerait le signal infrarouge
empêcherait la communication de s’établir. Ces systèmes doivent générer des
signaux forts, car les signaux de transmission faibles sont sensibles aux
interférences des sources lumineuses, telles que les fenêtres.

 Transmission radio à bande étroite


L’émetteur et le récepteur doivent être réglés sur une certaine fréquence. La
transmission radio à bande étroite ne nécessite pas de visibilité entre l’émetteur
et le récepteur, puisqu’elle utilise des ondes radio. Toutefois, cette technique est
sujette aux interférences provenant des objets métalliques. La transmission
radio à bande étroite est un service nécessitant un abonnement. L’utilisateur
paie un droit d’utilisation
- etc.

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V- Capacité d’une voie de transmission
La capacité d’une voie de transmission (débit maximum) est :

C = 2wLb(1 +

Où Lb est le logarithme à base


2 : Lb(x) = Ln(x)/Ln(2)
Ps/Pb est le rapport des puissances du signal et de bruit, on peut l’exprimer en
décibel :

S/B = 10 Log

Où S/B est maintenant le rapport signal sur bruit en décibel qu’est une
parmi les caractéristiques de la voie de transmission.
Log : est le logarithme à base 10.
Exercice
Quelle est la capacité d'une ligne pour téléimprimeur de largeur de bande 300
Hz et de rapport signal/bruit de 3 dB ?
Solution de l'Exercice
C = 475,5 bits/s.

VI-. Modèle OSI


VI.1- Présentation
Les systèmes de communication en réseau sont souvent décrits grâce au
modèle de référence Open Systems Interconnection (OSI). Ce modèle a été
développé par l'ISO (International Organization for Standardization). Le modèle
OSI est constitué de 7 couches remplissant chacune une fonctionnalité
particulière. L’illustration ci-après présente la structure de ce modèle :

Couche Application
Couche Présentation
Couche Session
Couche Transport
Couche Réseau
Couche Liaison de données
Couche physique

Les sept couches du modèle OSI

VI.2 Fonctions des couches du model OSI

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Couche OSI Fonctio
n
Couche Application Ensemble de services proposées aux utilisateurs :
transfert de fichier, messagerie, appel de procédure
distante, ...
Couche Présentation Mode de présentation des données échangées afin
d'assurer la compatibilité entre systèmes non
nécessairement identiques.
Couche Session Gestion des dialogues et des transactions
Couche Transport Assemblage des paquets en messages ou
réciproquement désassemblage des messages en
paquets et contrôle de l'acquittement des
messages
Couche Réseau Routage de l'acheminement de paquets de données
traversant les noeuds du réseau avec contrôle du flux pour
éviter les engorgements

Couche Liaison Acheminement sans erreur de blocs d'information (trames)


entre deux nœuds consécutifs du réseau
Couche physique transport physique de l'information considérée comme un
train de bits

VII. Classe de réseaux


Une machine sur un réseau est identifiée par une adresse IP codée sur 32 bits.
L’adresse IP est composée de 4 nombres entiers inférieurs à 256 ; par exemple,
[Link]. Il existe plusieurs types d'adresses qui se répartissent en classes. Il
existe actuellement plusieurs classes d'adresses, les plus connues étant A, B, C, D,
E. Les classes D et E sont des classes spéciales, les classes A, B, C sont des classes
courantes qui diffèrent par le nombre de réseaux et le nombre de machines par
réseau. La figure ci-dessous explicite ces différentes classes.

0 8 16 24 31
Classe A 0 Net-id Host-id

Classe B 1 0 Net-id Host-id

Classe C 1 1 0 Net-id Host-id

Classe D 1 1 1 0 M ulticast

Classe E 1 1 1 1 0 Réservé
Une adresse (32 bits) est constituée d'une paire (netid, hostid) où netid
identifie un réseau et hostid identifie une machine sur ce réseau.
On constatera que la classe A correspond à un maximum de 128 réseaux, chacun
24 14
d'eux pouvant contenir 2 machines ; la classe B correspond à un maximum de 2
16
réseaux, chacun d'eux pouvant contenir 2 machines ; enfin la classe C, la plus
courante, correspond

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21
à un maximum de 2 réseaux, chacun pouvant contenir 256 machines. La classe
D est une classe permettant une diffusion de message sur plusieurs destinataires.
La classe E est, pour l'instant, d'un usage réservé. Les cinq classes se repèrent par
les premiers bits, caractéristiques de la classe.
N.B :
Classe A : de 0 à 127
Classe B : de 128 à
191 Classe C : de 192
à 223 Classe D : de
224 à 239 Classe E :
de 240 à 255.

Exercice
Dans ce qui suit, une des adresse IP est de classe B ; laquelle ?

Solution de l'exercice
10101010101010101010101010101010

Exercice 2
Dans ce qui suit, une adresse IP est de classe C ; laquelle ?

Solution de l'exercice
[Link]

VIII - Réseaux locaux


Les réseaux locaux sont des réseaux limités géographiquement à quelques
kilomètres de rayon. On distingue :
- les LAN (Local Area Network), réseaux locaux de petites dimensions (en
général à l'intérieur d'un bâtiment) ;
- les MAN (Metropolitan Area Network), réseaux locaux à l'échelle
d'une agglomération.

Les réseaux locaux diffèrent principalement par leurs protocoles et leurs topologies.

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VIII 1 - Protocoles
L'architecture des réseaux locaux ne concerne que les deux couches basses du
modèle OSI, la couche physique et la couche liaison. En fait, l'architecture des
réseaux locaux comporte 3 couches : la couche physique, assez semblable à celle
de l'OSI, et les couches MAC (Medium Access Control) et LLC (Logical Link Control)
qui peuvent être considérées comme des sous-couches de la couche liaison de
l'OSI.

La normalisation relative à ces trois couches est définie par les normes IEEE 802 :

Modèle OSI et réseaux locaux


VIII.2- Topologies
La topologie d’un réseau décrit la disposition des ordinateurs, des câbles et des
autres composants d’un réseau. Il s’agit d’une représentation graphique du
réseau physique.
Le type de topologie utilisée affecte le type et les capacités du matériel du
réseau, sa gestion et ses possibilités d’extension.
Il existe cinq principaux types de topologies :

VIII.2.1- Topologie en bus


Dans la topologie en bus, tous les ordinateurs sont reliés au même câble. Chaque
extrémité est reliée à une terminaison. En cas de rupture du câble en un point,
toutes les communications sont interrompues. A chaque extrémité du câble il est
nécessaire d’avoir un bouchon terminateur. Plus le nombre d’ordinateurs sur le
segment est élevé, plus l’efficacité du réseau diminue.

Topologie en bus

VIII.2.2- Topologie en étoile

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Dans une topologie en étoile, tous les ordinateurs sont reliés à l’aide d’un câble à
un concentrateur. Si l’un des câbles se rompt seul l’ordinateur relié à ce câble en
est affecté, toutefois, si le concentrateur tombe en panne, l’ensemble des
ordinateurs ne peut plus communiquer.

Topologie en étoile

VIII.2.3- Topologie en anneau


Dans une topologie en anneau, les ordinateurs sont reliés à un seul câble en
anneau. Les signaux transitent dans une seule direction. Chaque ordinateur joue le
rôle de répéteur, régénérant le signal, ce qui en préserve la puissance. Dans cette
topologie, les ordinateurs
« parlent » à tour de rôle. Un jeton circulant sur le réseau donne le droit d’émettre
des données. Lorsqu’un ordinateur reçoit le jeton et qu’il souhaite « parler », il
stock le jeton, puis envoie ses données, attend de recevoir la confirmation de
réception envoyée par l’ordinateur destinataire, puis enfin, passe le jeton. Cette
topologie est la plus efficace dans des réseaux ou le trafic est élevé.

Topologie en anneau

VIII.2.4- Topologie maillée


Dans une topologie maillée, chaque ordinateur est connecté à chacun des autres
ordinateurs par un câble séparé. Son principale avantage, est sa capacité de
tolérance de panne. En effet, lorsqu’un câble se rompt, il existe de nombreux
autres itinéraires routés. Cette topologie est toutefois très coûteuse.

VIII.2.5- Topologie hybride


Dans une topologie hybride, plusieurs topologies sont combinées. La topologie
étoile/ bus et étoile/ anneau sont les plus répandues.

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IX- Technologies réseau
Différentes technologies réseau sont utilisées pour permettre aux ordinateurs de
communiquer sur des réseaux locaux et étendus. Chaque technologie réseau
utilise sa propre méthode d’accès. Une méthode d’accès est la manière de placer
et de retirer des informations du réseau. On parle aussi de média réseau.
Les principales technologies réseau sont les suivantes :
 Ethernet
 Token ring
 Réseau ATM (Asynchronous transfer mode)
 Réseau FDDI (Fiber Distibuted Data Interface)
 Relais de trame

IX.1- Ethernet
Ethernet est une technologie de réseau local très répandue. Elle fait appel au
protocole CSMA/CD (Carrier sense Multiple Access With Collision Detection :
détection de signal et de collision) entre les clients, et peut être utilisée avec
différents types de câbles.
Un réseau Ethernet est connecté au moyen d’une topologie en bus, dans
laquelle le câble est terminé aux deux extrémités.
La méthode d’accès au réseau utilisée avec Ethernet est appelée CSMA/CD.
CSMA/CD est un ensemble de règles qui déterminent la façon dont les
périphériques du réseau répondent lorsque deux de ces périphériques tentent
de transmettre simultanément des données sur le réseau.
Un ordinateur ne transmet des données que lorsqu’il détecte que le câble est
libre. Une fois que l’ordinateur a transmis des données sur le câble, aucun autre
ordinateur ne peut transmettre des données tant que les données d’origine n’ont
pas atteint leur destination. Libérant ainsi le câble.
Lorsqu’il détecte une collision, un périphérique attend pendant un délai aléatoire,
puis tente de retransmettre le message. S’il détecte de nouveau une collision, il
attendra deux fois plus longtemps avant de retransmettre le message. Les vitesses
de transfert sur un réseau Ethernet sont 10Mbits/s , 100Mbits/s ou 1Gbits/s.

IX.2-Token Ring
Les réseaux token ring sont implémentés dans une topologie en anneau. Toute fois,
la topologie physique est en étoile et c’est dans le concentrateur que se font les
liaisons d’un ordinateur à l’autre. La méthode d’accès pour cette technologie est le
passage de jeton. Un jeton est une séquence spéciale de bits qui transitent sur
l’anneau. Un ordinateur ne peut pas transmettre des données tant qu’il n’est pas en
possession du jeton. Lorsque le premier ordinateur de l’anneau se trouve en ligne,
le réseau génère un jeton. Ce jeton transite sur l’anneau jusqu’à ce que l’un de ces
ordinateurs prenne le contrôle de jeton.
La vitesse de transfert d’un réseau Token Ring est comprise entre 4 et 16Mb/s.

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IX.3- Réseau ATM (Asynchronous Transfer Mode)
ATM est un réseau à commutation de paquets de taille fixe sur des réseau
locaux ou étendus, alors que les autres technologies utilisent des paquets de
longueurs variable. Un réseau ATM utilise la méthode d’accès point à point.
Cette technologie consiste à transférer des paquets de longueur fixe d’un
ordinateur à un autre au moyen d’un commutateur ATM. Il en résulte une
technologie qui transmet rapidement de petits paquets de données.
La vitesse de transfert d’une ligne ATM varie de 155Mbits/s à 622Mbits/s.

IX.4- Réseau FDDI (Fiber Distributed Data Interface)


Les réseaux FDDI ressemblent aux réseaux Token Ring à jeton. Ils sont constitués
de deux anneaux appelés anneau principal et anneau secondaire. En cas de
problème avec l’anneau principal, par exemple une défaillance de l’anneau ou une
rupture de câble, l’anneau se reconfigure en transférant les données sur l’anneau
secondaire, qui continue à transmettre.
La méthode d’accès utilisée dans un réseau FDDI est le passage de jeton,
toutefois, cette méthode est plus efficace que le Token Ring traditionnel car
plusieurs trames peuvent circuler sur l’anneau simultanément.
La vitesse de transfert d’un réseau FDDI est comprise entre 155Mbits/s et
622Mbits/s.

IX.5- Relais de trame


Un réseau à relais de trame est constitué de plusieurs entités de routage reliées
les unes aux autres par des liaisons. Une trame peut être divisée et prendre
différents chemins. Elle sera réassemblée à l’arrivée. La méthode d’accès à un
réseau à relais de trame est le point à point. La vitesse dépend des supports
matériels

X- Extension d’un réseau


Pour répondre à l’accroissement des besoins de gestion de réseau d’une
entreprise, vous devez augmenter la taille de son réseau ou améliorer les
performances de ce dernier. Il ne suffit pas d’ajouter de nouveaux ordinateurs et
d’avantage de câble pour étendre un réseau. Chaque topologie ou architecture
réseau possède ses propres limites. Il est toutefois possible d’installer des
composants pour augmenter la taille du réseau au sein de l’environnement
existant.
Les composants suivants permettent d’étendre un réseau :
- Répéteurs et concentrateurs (hubs)
- Ponts
- Commutateurs
- Routeurs
- Passerelles

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X. 1-Répéteurs et concentrateurs
Les répéteurs et les concentrateurs (hubs) permettent d’étendre un réseau en lui
ajoutant plusieurs segments de câble. Il s’agit de périphériques courants, peu
coûteux et faciles à installer.
Répéteurs
L’installation d’un répéteur entre des segments de câble permet aux signaux de
transiter sur de plus longues distances. Les répéteurs ne peuvent s’employer que
pour communiquer entre réseaux similaires (par exemple deux réseaux Ethernet),
cela est dû au fait que le répéteur ne convertit pas la transmission, mais ne fait
que répéter la transmission électronique afin qu’elle puise atteindre le réseau
receveur.
Le répéteur ne travaille qu’au niveau de la couche physique.

Extension d’un réseau : Répéteur


Concentrateur
s
Les concentrateurs sont des périphériques de connexion qui raccordent des
ordinateurs dans une topologie en étoile. Si vous utilisez un concentrateur, la
totalité du réseau n’est pas affectée en cas de coupure. Seuls le sont le segment
et l’ordinateur raccordés au segment défaillant. Un paquet de données envoyé
par le biais d’un concentrateur sera transmis à tous les ordinateurs connectés.

X. 2-Ponts
Un pont est un périphérique par lequel transitent des paquets de données entre
plusieurs segments de réseau utilisant le même protocole de communication.
Si un paquet est destiné à un ordinateur situé sur le segment de réseau de
l’expéditeur, le pont conserve le paquet au sein de ce segment. Si le paquet est
destiné à un autre segment, le pont transmet le paquet à ce segment.
Le pont utilise la couche physique et la couche liaison de données du modèle OSI.

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Extension d’un réseau : Pont
X. 3-
Commutateurs
Les commutateurs sont similaires aux ponts, mais ils offrent une connexion plus
directe entre les ordinateurs source et des destinations. Lorsqu’un commutateur
reçoit un paquet de données, il crée une connexion interne séparée, ou segment
entre deux de ses ports, et ne transmet le paquet de données qu’au port approprié
de l’ordinateur de destination, en fonction des informations qui figure dans l’en-
tête de chaque paquet. Cette connexion est ainsi isolée des autres ports et permet
aux ordinateurs source et de destination d’accéder à la totalité de la bande
passante d’un réseau.

X. 4-Routeurs
Un routeur et un périphérique qui joue le rôle de pont ou de commutateur, mais qui
propose un plus grand nombre de fonctionnalités. Lorsqu’il transmet des données
entre différents segments du réseau, le routeur examine l’en-tête de chaque paquet
pour déterminer le meilleur itinéraire par lequel acheminer le paquet. Le routeur
connaît l’itinéraire de tous les segments du réseau, grâce aux informations stockées
dans sa table de routage.
Le routeur utilisant les trois couche inférieur du modèle OSI

Extension d’un réseau : Routeur


X. 5-
Passerelles
Les passerelles permettent à des architectures réseau différentes de communiquer
entre elles.
Une passerelle joue le rôle d’un « interprète ». Par exemple, si deux groupes de
personnes peuvent se parler mais n’utilisent pas la même langue, elles ont besoin
d’un interprète pour communiquer. De même, deux réseaux peuvent être
physiquement connectés, mais ils peuvent avoir besoin d’une passerelle pour
traduire les données qu’ils s’échangent.
La passerelle possède une pile complète des sept couches du modèle OSI.

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Extension d’un réseau : Passerelle

XI- Les services offerts par Internet


 WWW : serveurs de pages d'information
 e-mail : courrier électronique
 FTP : transfert de fichiers
 Telnet : connexion à une machine distante
 WAIS : consultation de bases de données
 etc .....

Bibliographie
- Notes des cours que j’ai appris en DEA Télécommunications et réseaux
informatiques, 1997.
- C. SERVIN, « Réseaux et Télécoms », Dunod, 2003.
- P. SHIELDS et al, « Windows 2000 Server », Eyrolles, 2003.
- Microsoft, « Réseau et système d’exploitation Microsoft Windows 2000 :
notions fondamentales », 2000.
- ED TITTEL, « Réseaux », Dunod, 2003.
- S. LOHIER, D. PRESENT, « Transmissions et réseaux », Dunod,, 2003.
- P. Whitehead, « Apprendre les réseaux 100 % visuel », First Interactive, 2001.
- G. M. COCHARD, « Cours : réseaux informatiques », Université de picardie, 1998.

Webographie
- [Link] : Cours d'Informatique,
Réseaux & Télécommunications en ligne

N’hésitez pas d’envoyer vos critiques et suggestions à l’adresse suivante :

elkharki_cesbio@[Link]

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Ils seront examinés avec attention.
Merci.

Prof. Omar El Kharki


Mme J. Mechbouh

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