Had Do Uchi 2016
Had Do Uchi 2016
DOI 10.1007/s10298-016-1086-8
ETHNOPHARMACOLOGIE
Résumé Les plantes spontanées sahariennes sont très carac- 0,99 ± 0,05 mg/ml. Cette valeur reste faible comparative-
téristiques par leur mode d’adaptation particulier à l’environ- ment au BHT. Le test d’hémolyse réalisé a montré que les
nement désertique très contraignant à leur survie. Certaines quatre espèces présentent un effet hémolytique faible.
espèces possèdent des propriétés pharmacologiques qui leur Cependant, les extraits de Cymbopogon schoenanthus et de
confèrent un intérêt médicinal. En Algérie, on cherche à Panicum turgidum peuvent être légèrement hémolytiques à
mieux connaître le patrimoine des espèces spontanées utili- des concentrations élevées.
sées en médecine traditionnelle ainsi que leurs principes
actifs. C’est dans ce contexte qu’une étude phytochimique, Mots clés Asteriscus graveolens ·
antioxydante et hémolytique des extraits méthanoliques de Cymbopogon schoenanthus · Panicum turgidum ·
quatre plantes de Tamanrasset est menée. Il s’agit d’Asteris- Pituranthos scoparius · Quantification des classes
cus graveolens, de Cymbopogon schoenanthus, de Pani- phénoliques · Activité antioxydante · Activité hémolytique
cum turgidum et de Pituranthos scoparius. À travers cette
étude, nous avons mis en évidence l’existence des flavonoï- Abstract The spontaneous Saharan plants are very charac-
des, des tanins cathéchiques, des alcaloïdes et des saponosi- teristic in their mode of adaptation peculiar to the desert
des dans ces plantes, à l’exception des alcaloïdes qui sont environment very constraining to their survival. Some spe-
absents dans l’extrait de Cymbopogon schoenanthus. Les cies have pharmacological properties that confer medicinal
teneurs en polyphénols totaux sont plus élevées dans interest. In Algeria, we searched to know the patrimony of
l’extrait d’Asteriscus graveolens (27,74 ± 0,15 mg EAG/g spontaneous species used in traditional medicines and their
MS) par rapport aux autres extraits. Cependant, les teneurs active principles. It is in this context that a phytochemical,
en flavonoïdes et en tanins condensés, révélées par rapport à antioxidant and hemolytic study of the methanol extracts of
la catéchine, sont faibles dans ces espèces. L’activité antio- four plants of Tamanrasset was conducted. Plants were Aste-
xydante par la méthode de DPPH est plus importante pour riscus graveolens, Cymbopogon schoenanthus, Panicum tur-
l’extrait d’Asteriscus graveolens avec une valeur de CI50 de gidum, and Pituranthos scoparius. Through this study we
26,97 ± 1,04 μg/ml suivi, respectivement, par ceux de Cym- demonstrated the existence of flavonoids, catechic tannins,
bopogon schoenanthus (56,83 ± 1,53 μg/ml) et de Pituran- alkaloids, and saponins in these plants, except alkaloids that
thos scoparius (73,73 ± 1,41 μg/ml). Ces trois extraits sont are absent in the extract of Cymbopogon schoenanthus. The
plus actifs par rapport au butylhydroxytoluène (BHT). En total polyphenol content was higher in the extract of Asteris-
réduisant le fer, c’est l’extrait d’Asteriscus graveolens qui cus graveolens (27.74 ± 0.15 mg Gallic Acid Equivalents/g
s’est révélé le plus actif avec une concentration de CE50 de Dry Weight) compared to other extracts. However, the levels
of flavonoids and condensed tannins, compared to catechin,
are low in these species. The antioxidant activity by DPPH
F. Haddouchi (*) · T.M. Chaouche
Laboratoire des produits naturels, département de biologie,
method was more important to the extract of Asteriscus gra-
université Abou-Bekr-Belkaïd, BP 119, Tlemcen 13000, Algérie veolens with an IC50 of 26.97 ± 1.04 μg/ml followed, res-
e-mail : [email protected] pectively, by those of Cymbopogon schoenanthus (56.83 ±
1.53 μg/ml) and Pituranthos scoparius (73.73 ± 1.41 μg/ml).
N. Halla
These three extracts were more active compared to BHT.
Laboratoire antibiotiques, antifongiques : physicochimie,
synthèse et activité biologique, département de biologie, Reducing the iron, the extract of Asteriscus graveolens pro-
université Abou-Bekr-Belkaïd, BP 119, Tlemcen 13000, Algérie ved to be most active with an EC50 of 0.99 ± 0.05 mg/ml.
2 Phytothérapie
This value was low compared to BHT. The hemolysis test (1 350 m d’altitude, 22° 47’ de latitude nord, 5° 31’ de lon-
performed showed that all four species have low hemolytic gitude). La partie aérienne de chaque plante a été séchée à
effect. However, the extracts of Cymbopogon schoenanthus l’ombre pendant deux semaines et broyée dans un moulin
and Panicum turgidum can be slightly hemolytic at high électrique. Les poudres végétales ainsi récupérées sont par
concentrations. la suite soumises à des extractions par des solvants de pola-
rités différentes.
Keywords Asteriscus graveolens ·
Cymbopogon schoenanthus · Panicum turgidum · Préparation d’extraits de plantes
Pituranthos scoparius · Quantification of phenolic classes ·
Antioxidant activity · Hemolysis assay L’extraction a été effectuée par macération en utilisant suc-
cessivement trois solvants de polarité croissante : hexane,
dichlorométhane et méthanol [2]. L’extraction dure 24 heures
Introduction pour chaque solvant, et la quantité de solvant doit être appro-
priée à la quantité de matière végétale dont on dispose. Après
Les remèdes naturels et surtout les plantes médicinales ont été le passage de chaque solvant, les extraits sont évaporés à
pendant longtemps le principal, voire l’unique recours de la l’aide d’un évaporateur rotatif à la température appliquée à
tradition orale pour soigner les pathologies, en même temps leur évaporation.
que la matière première pour la médecine moderne. Notant Ce type d’extraction a été utilisé pour extraire les poly-
que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’en- phénols par le solvant polaire, le méthanol, en éliminant les
viron 65 à 80 % de la population mondiale dans les pays en composés les moins polaires par l’hexane et le dichloromé-
développement dépendent essentiellement des plantes médi- thane. On a déterminé le rendement des plantes en extrait sec
cinales traditionnelles pour leurs soins de santé primaire. En en calculant le rapport suivant : Rendement (%) = [P1 – P2/
Algérie en général et au Sahara en particulier, l’état de la flore P3] × 100
spontanée dans cette zone ainsi que les relations entre P1 : poids du ballon après évaporation ; P2 : poids du
l’homme et les espèces végétales méritent une attention parti- ballon vide avant évaporation ; P3 : poids de la matière végé-
culière. Certaines espèces possèdent des propriétés pharmaco- tale sèche de départ.
logiques qui leur confèrent un intérêt médicinal. Ces plantes
ont l’aptitude de synthétiser de nombreux composés appelés Screening phytochimique
métabolites secondaires et constituent donc un immense
réservoir de composés d’une grande diversité chimique, pos-
Afin de mettre en évidence la présence ou l’absence de cer-
sédant un large éventail d’activités biologiques [1]. C’est le
tains composés appartenant aux familles chimiques des
cas par exemple des polyphénols végétaux qui sont largement
métabolites secondaires, nous avons réalisé des tests phyto-
utilisés en thérapeutique comme antimicrobiens, antioxydants
chimiques spécifiques fondés sur des réactions de coloration,
et antihémolytiques [2]. Au cours des dernières années, des
de turbidité ou de précipitations, en utilisant les méthodes
études sur les activités antioxydantes des plantes médicinales
décrites dans la littérature [5].
ont augmenté de façon remarquable grâce à leur potentiel
d’être utilisées en tant que sources d’antioxydants riches et
naturelles [3,4]. Dans ce contexte, notre travail est consacré Détection des flavonoïdes
à l’étude phytochimique et à l’évaluation de l’activité antio-
xydante et du pouvoir hémolytique des extraits méthanoliques Dix gouttes d’acide chlorhydrique concentré et quelques
de quelques plantes sahariennes de Tamanrasset (Algérie). Il milligrammes de tournures de magnésium sont ajoutés à
s’agit de : Asteriscus graveolens (Forssk.) [Asteraceae], Cym- 0,5 ml de chaque extrait. La coloration rose-rouge ou jaune,
bopogon schoenanthus L (Poaceae), Panicum turgidum après trois minutes d’incubation à température ambiante,
(Forssk.) [Poaceae] et Pituranthos scoparius (Coss. & Dur.) indique la présence des flavonoïdes.
Benth. & Hook (Apiaceae).
Détection des tanins
Détection des alcaloïdes principe de la méthode est fondé sur l’oxydation des flavo-
noïdes par deux réactifs incolores, le nitrite de sodium et le
Deux millilitres d’acide chlorhydrique à 1 % sont ajoutés à chlorure d’aluminium. Elle entraîne la formation d’un com-
1 ml de chaque extrait, le tout est chauffé au bain-marie, puis plexe brunâtre qui absorbe à 510 nm. Une prise de 250 μl de
on divise chaque extrait en deux volumes égaux. Un volume chaque extrait diluée est additionnée de 75 μl d’une solution
est traité par le réactif de Mayer, l’autre par le réactif de de nitrite de sodium à 5 %. Après six minutes d’incubation à
Wagner. La formation d’un précipité blanc jaunâtre par le température ambiante, 150 μl d’une solution fraîchement
réactif de Mayer ou rouge orangé à brun pour le réactif préparée de chlorure d’aluminium (10 %) sont ajoutés
Wagner. au mélange. Après cinq minutes de repos à température
ambiante, 500 μl d’hydroxyde de sodium (1 M) sont appor-
Détection des saponosides tés au mélange, le volume final est porté à 2,5 ml avec de
l’eau distillée. L’absorbance de cette préparation est mesurée
Introduire un volume de 2 ml de chaque extrait dans un tube contre un blanc à 510 nm. Une gamme étalon à base de
à essai et l’ajuster à 5 ml avec de l’eau distillée. Agiter les catéchine est également préparée à des concentrations allant
tubes pendant 15 secondes dans le sens de la longueur puis de 0 à 500 μg/ml. Les teneurs en flavonoïdes des extraits
laisser reposer pendant 20 minutes. Le résultat est positif, si sont alors exprimées en milligramme équivalent catéchine
la hauteur de la mousse est supérieure à 1 cm. par gramme de la matière sèche (mg EC/g MS).
0,5 ml de chloroforme et 0,7 ml d’acide sulfurique concentré La quantification des flavonoïdes est faite selon une
sont ajoutés à 1 ml de chaque extrait. La couleur vert-bleu méthode colorimétrique décrite par Sun et al. [7]. En pré-
révèle la présence des hétérosides stéroïdiens et la couleur sence d’acide sulfurique, les tanins condensés se dépolymé-
vert-violet révèle la présence des hétérosides terpéniques. risent et, par réaction avec la vanilline, se transforment en
anthocyanidols de couleur rouge, mesurables par spectro-
Dosage des composés phénoliques photométrie à 500 nm. Une prise de 50 μl de chaque extrait
est ajoutée à 3 ml de vanilline à 4 % et 1,5 ml d’acide sulfu-
Polyphénols totaux rique concentré. Après homogénéisation, le mélange est mis
en incubation à température ambiante pendant 15 minutes.
Le dosage des polyphénols est réalisé selon la méthode L’absorbance est mesurée contre un blanc à 500 nm. Les
décrite par Dewanto et al. [6]. Le principe de la méthode teneurs en tanins condensés, déterminées en se référant à
est fondé sur l’oxydation des composés phénoliques par le une gamme étalon de catéchine (0 à 400 μg/ml), sont expri-
réactif « Folin-Ciocalteu », qui est un mélange de complexes mées en mg EC/g MS.
d’acide phosphotungstique et d’acide phosphomolybdique
de couleur jaune. Cette oxydation entraîne la formation Étude de l’activité antioxydante
d’un nouveau complexe molybdène–tungstène de couleur
bleu qui absorbe à 750 nm. Une prise de 100 μl de chaque Piégeage du radical DPPH
extrait est mélangée avec 2 ml d’une solution de carbonate
de sodium à 2 % fraîchement préparée, le tout est agité par Le DPPH (2,2 diphényl-1-picrylhydrasyl) est généralement
un vortex. Après cinq minutes, 100 μl du réactif de Folin- le substrat le plus utilisé pour l’évaluation rapide et directe
Ciocalteu (1 N) sont ajoutés au mélange, le tout est laissé de l’activité antioxydante en raison de sa stabilité en forme
pendant 30 minutes à la température ambiante, et la lecture radicale libre et la simplicité de l’analyse. La méthode de
est effectuée contre un blanc à l’aide d’un spectrophotomètre DPPH présente plusieurs avantages du fait qu’elle soit indé-
à 750 nm. Une gamme étalon à base de l’acide gallique est pendante, simple et rapide. Le test consiste à mettre le radical
également préparée à des concentrations allant de 0 à 500 μg/ DPPH (de couleur violette) en présence des molécules dites
ml. Les teneurs en polyphénols totaux des extraits sont alors « antioxydantes » afin de mesurer leur capacité à réduire ce
exprimées en milligramme équivalent acide gallique par radical (Fig. 1). La forme réduite (de couleur jaune) n’ab-
gramme de la matière végétale sèche (mg EAG/g MS). sorbe plus, ce qui se traduit par une diminution de l’absor-
bance à cette longueur d’onde.
Flavonoïdes Le protocole expérimental suivi est celui de Prieto et al.
[8]. À différentes concentrations, 50 μl de chaque extrait
La quantification des flavonoïdes est faite selon une sont ajoutés à 1 950 μl d’une solution méthanolique de
méthode colorimétrique décrite par Dewanto et al. [6]. Le DPPH à 6,34 × 10–5 M. Pour chaque concentration, un blanc
4 Phytothérapie
Les teneurs en phénols totaux, en flavonoïdes et en tanins Piégeage du radical libre DPPH•
condensés sont déterminées à partir des équations de la
régression linéaire de chaque courbe d’étalonnage : y = Nous avons étudié l’activité antioxydante des différents
0,001x + 0,021 (R2 = 0,996), y = 0,004x + 0,018 (R2 = extraits méthanoliques des quatre plantes afin de localiser
0,997) et y = 0,0008x + 0,008 (R2 = 0,994), respectivement. l’extrait qui présente le plus d’activité. Les valeurs des den-
Le Tableau 1 résume les résultats obtenus pour les quatre sités optiques obtenues ont permis de calculer les PI et de
Tableau 1 Rendements, teneurs en polyphénols totaux, en flavonoïdes et en tanins condensés (moyenne ± écart-type) dans les extraits
méthanoliques des quatre espèces.
et al. [24] sur Cymbopogon citratus a révélé une faible capa- méthodes d’évaluation in vitro et in vivo et en faisant des
cité à piéger le radical DPPH par rapport à nos résultats. études sur d’autres activités biologiques (antimicrobienne,
L’extrait de Pituranthos scoparius présente un pouvoir anti-inflammatoire, etc.). Identifier les molécules actives
antioxydant beaucoup plus important que les extraits métha- par des méthodes spectrophotométriques et chromatographi-
nolique et aqueux de Pituranthos chloranthus [11] en pié- ques et exploiter ces molécules en biotechnologie (industries
geant le radical DPPH. L’extrait de Panicum turgidum pos- agroalimentaire et pharmaceutique) en remplaçant les anti-
sède la plus faible propriété antioxydante à piéger le radical oxydants synthétiques qui sont néfastes pour la santé
DPPH et à réduire le fer par rapport aux autres plantes étu- humaine. Enfin, il est primordial d’étudier la cytotoxicité
diées, cela est confirmé par Prashant et Chandra [20] sur de ces molécules afin de confirmer ou d’infirmer l’activité
Panicum miliare. attribuée à cette plante.
Certaines plantes utilisées pour leur effet thérapeutique
peuvent, à fortes doses, présenter une menace pour la santé
de l’homme. L’intérêt de la plante exige qu’une approche de Liens d’intérêts
sa toxicité soit étudiée, ce qui nous a menés à évaluer l’effet
hémolytique des extraits de nos plantes vis-à-vis des globules Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
rouges humains. D’après nos résultats, nous constatons que
les extraits d’Asteriscus graveolens et de Pituranthos scopa-
rius présentent un effet toxique très faible face aux érythrocy- Références
tes isolés, avec un taux d’hémolyse qui ne dépasse pas les 8 %
à une concentration de 50 mg/ml, ce qui les caractérise par 1. Jean V, Jiri S (1983) Plantes médicinales. 250 illustrations en
l’absence de risque de cytotoxicité. Pour les autres extraits, ils couleur. Larousse, Paris, p 319
peuvent être légèrement hémolytiques à des concentrations 2. Chaouche TM, Haddouchi F, Atik-Bekara F, et al (2015) Antio-
élevées vis-à-vis des érythrocytes humains. Très peu de tra- xidant, haemolytic activities and HPLC-DAD-ESI-MSn characte-
rization of phenolic compounds from root bark of Juniperus oxy-
vaux ont été réalisés sur l’étude de l’activité hémolytique des
cedrus subsp. Oxycedrus. Ind Crops Prod 64:182–7
plantes choisies. Nos résultats sont en accord avec les travaux 3. Chaouche TM, Haddouchi F, Ksouri R, et al (2013) In vitro eva-
de Djeridane et al. [18] sur Asteriscus pygmaeus et Mariana et luation of antioxidant activity of the hydro-methanolic extracts of
al. [25] sur Cymbopogon citratus. Juniperus oxycedrus subsp. oxycedrus. Phytotherapy 11:244–9
4. Hadduchi F, Chaouche TM, Ksouri R, et al (2014) Phytochemical
screening and in vitro antioxidant activities of aqueous-extracts of
Helichrysum stoechas subsp. rupestre and Phagnalon saxatile
Conclusion subsp. saxatile. Chin J Nat Med 12:415–22
5. Chaouche TM, Haddouchi F, Atik-Bekara F, et al (2011) Phyto-
Les antioxydants, utilisés pour prévenir les dommages oxy- chemical study of roots and leaves of the plant Echium pycnan-
thum Pomel. Der Pharmacia Lettre 3:1–4
datifs causés par les radicaux libres, sont très présents dans
6. Dewanto VX, Wu K, Adom K, et al (2002) Thermal processing
divers domaines tels que l’alimentation et la médecine. enhances the nutritional value of tomatoes by increasing total
Ainsi, les recherches sur les activités antioxydantes des plan- antioxidant activity. J Agric Food Chem 50:3010–4
tes sont rapidement devenues un champ actif de la pharma- 7. Sun B, Richardo-da-Silvia JM, Spranger I (1998) Critical factors
cologie moderne. of vanillin assay for catechins and proanthocyanidins. J Agric
Food Chem 46:4267–74
Dans les espèces étudiées, l’étude du pouvoir antioxydant 8. Prieto P, Pineda M, Aguilar M (1999) Spectrophotometric quan-
par les deux tests montre que l’extrait d’Asteriscus graveo- titation of antioxidant capacity through the formation of a phos-
lens, qui possède la meilleure capacité antioxydante, et ceux phomolybdenum complex: specific application to the determina-
de Cymbopogon schoenanthus et de Pituranthos scoparius tion of vitamin E. Anal Biochem 269:337–41
9. Oyaizu M (1986) Studies on products of the browning reaction
sont plus actifs par rapport au BHT, par la méthode de
prepared from glucose amine. Jpn J Nutr 44:307–15
DPPH, ce qui n’est pas le cas pour la méthode de la réduc- 10. Guo-Xiang L, Zai-Qun L (2008) The protective effects of ginse-
tion du fer. nosides on human erythrocytes against hemin-induced hemolysis.
Le test d’hémolyse, réalisé in vitro, montre que ces plantes Food Chem Toxicol 46:886–92
sont faiblement hémolytiques sur des érythrocytes humains. 11. Bouaziz M, Dhouib A, Loukil S, et al (2009) Polyphenols
content, antioxidant and antimicrobial activities of extracts of
Cependant, à des concentrations élevées, les extraits de Cym- some wild plants collected from the south of Tunisia. Afr J Bio-
bopogon schoenanthus et de Panicum turgidum peuvent être technol 8:7017–27
légèrement hémolytiques. 12. Chaouche TM, Hadduchi F, Ksouri R, et al (2014) Evaluation of
Ces résultats ne sont qu’un premier pas dans la recherche antioxidant activity of hydromethanolic extracts of some medici-
nal species from South Algeria. J Chin Med Assoc 77:302–7
des molécules biologiquement actives. Pour cela, nous envi- 13. Alilou H, Bencharki B, Hassani LMI, et al (2014) Screening phy-
sageons de nombreuses perspectives en élargissant le panel tochimique et identification spectroscopique des flavonoïdes
des tests d’activité antioxydante par l’utilisation d’autres d’Asteriscus graveolens subsp. odorus. Afr Sci 10:316–28
Phytothérapie 9
14. Marta OS, Rita CA, Pedro CP, et al (2013) Angolan Cymbopo- 20. Prashant SH, Chandra TS (2005) ESR spectroscopic study reveals
gon citratus used for therapeutic benefits: nutritional composition higher free radical quenching potential in kodo millet (Paspa-
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