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Had Do Uchi 2016

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Phytothérapie

DOI 10.1007/s10298-016-1086-8

ETHNOPHARMACOLOGIE

Screening phytochimique, activités antioxydantes et pouvoir hémolytique


de quatre plantes sahariennes d’Algérie
Phytochemical screening, antioxidant activities and hemolytic power of four Saharan plants
from Algeria

F. Haddouchi · T.M. Chaouche · N. Halla


© Lavoisier SAS 2016

Résumé Les plantes spontanées sahariennes sont très carac- 0,99 ± 0,05 mg/ml. Cette valeur reste faible comparative-
téristiques par leur mode d’adaptation particulier à l’environ- ment au BHT. Le test d’hémolyse réalisé a montré que les
nement désertique très contraignant à leur survie. Certaines quatre espèces présentent un effet hémolytique faible.
espèces possèdent des propriétés pharmacologiques qui leur Cependant, les extraits de Cymbopogon schoenanthus et de
confèrent un intérêt médicinal. En Algérie, on cherche à Panicum turgidum peuvent être légèrement hémolytiques à
mieux connaître le patrimoine des espèces spontanées utili- des concentrations élevées.
sées en médecine traditionnelle ainsi que leurs principes
actifs. C’est dans ce contexte qu’une étude phytochimique, Mots clés Asteriscus graveolens ·
antioxydante et hémolytique des extraits méthanoliques de Cymbopogon schoenanthus · Panicum turgidum ·
quatre plantes de Tamanrasset est menée. Il s’agit d’Asteris- Pituranthos scoparius · Quantification des classes
cus graveolens, de Cymbopogon schoenanthus, de Pani- phénoliques · Activité antioxydante · Activité hémolytique
cum turgidum et de Pituranthos scoparius. À travers cette
étude, nous avons mis en évidence l’existence des flavonoï- Abstract The spontaneous Saharan plants are very charac-
des, des tanins cathéchiques, des alcaloïdes et des saponosi- teristic in their mode of adaptation peculiar to the desert
des dans ces plantes, à l’exception des alcaloïdes qui sont environment very constraining to their survival. Some spe-
absents dans l’extrait de Cymbopogon schoenanthus. Les cies have pharmacological properties that confer medicinal
teneurs en polyphénols totaux sont plus élevées dans interest. In Algeria, we searched to know the patrimony of
l’extrait d’Asteriscus graveolens (27,74 ± 0,15 mg EAG/g spontaneous species used in traditional medicines and their
MS) par rapport aux autres extraits. Cependant, les teneurs active principles. It is in this context that a phytochemical,
en flavonoïdes et en tanins condensés, révélées par rapport à antioxidant and hemolytic study of the methanol extracts of
la catéchine, sont faibles dans ces espèces. L’activité antio- four plants of Tamanrasset was conducted. Plants were Aste-
xydante par la méthode de DPPH est plus importante pour riscus graveolens, Cymbopogon schoenanthus, Panicum tur-
l’extrait d’Asteriscus graveolens avec une valeur de CI50 de gidum, and Pituranthos scoparius. Through this study we
26,97 ± 1,04 μg/ml suivi, respectivement, par ceux de Cym- demonstrated the existence of flavonoids, catechic tannins,
bopogon schoenanthus (56,83 ± 1,53 μg/ml) et de Pituran- alkaloids, and saponins in these plants, except alkaloids that
thos scoparius (73,73 ± 1,41 μg/ml). Ces trois extraits sont are absent in the extract of Cymbopogon schoenanthus. The
plus actifs par rapport au butylhydroxytoluène (BHT). En total polyphenol content was higher in the extract of Asteris-
réduisant le fer, c’est l’extrait d’Asteriscus graveolens qui cus graveolens (27.74 ± 0.15 mg Gallic Acid Equivalents/g
s’est révélé le plus actif avec une concentration de CE50 de Dry Weight) compared to other extracts. However, the levels
of flavonoids and condensed tannins, compared to catechin,
are low in these species. The antioxidant activity by DPPH
F. Haddouchi (*) · T.M. Chaouche
Laboratoire des produits naturels, département de biologie,
method was more important to the extract of Asteriscus gra-
université Abou-Bekr-Belkaïd, BP 119, Tlemcen 13000, Algérie veolens with an IC50 of 26.97 ± 1.04 μg/ml followed, res-
e-mail : [email protected] pectively, by those of Cymbopogon schoenanthus (56.83 ±
1.53 μg/ml) and Pituranthos scoparius (73.73 ± 1.41 μg/ml).
N. Halla
These three extracts were more active compared to BHT.
Laboratoire antibiotiques, antifongiques : physicochimie,
synthèse et activité biologique, département de biologie, Reducing the iron, the extract of Asteriscus graveolens pro-
université Abou-Bekr-Belkaïd, BP 119, Tlemcen 13000, Algérie ved to be most active with an EC50 of 0.99 ± 0.05 mg/ml.
2 Phytothérapie

This value was low compared to BHT. The hemolysis test (1 350 m d’altitude, 22° 47’ de latitude nord, 5° 31’ de lon-
performed showed that all four species have low hemolytic gitude). La partie aérienne de chaque plante a été séchée à
effect. However, the extracts of Cymbopogon schoenanthus l’ombre pendant deux semaines et broyée dans un moulin
and Panicum turgidum can be slightly hemolytic at high électrique. Les poudres végétales ainsi récupérées sont par
concentrations. la suite soumises à des extractions par des solvants de pola-
rités différentes.
Keywords Asteriscus graveolens ·
Cymbopogon schoenanthus · Panicum turgidum · Préparation d’extraits de plantes
Pituranthos scoparius · Quantification of phenolic classes ·
Antioxidant activity · Hemolysis assay L’extraction a été effectuée par macération en utilisant suc-
cessivement trois solvants de polarité croissante : hexane,
dichlorométhane et méthanol [2]. L’extraction dure 24 heures
Introduction pour chaque solvant, et la quantité de solvant doit être appro-
priée à la quantité de matière végétale dont on dispose. Après
Les remèdes naturels et surtout les plantes médicinales ont été le passage de chaque solvant, les extraits sont évaporés à
pendant longtemps le principal, voire l’unique recours de la l’aide d’un évaporateur rotatif à la température appliquée à
tradition orale pour soigner les pathologies, en même temps leur évaporation.
que la matière première pour la médecine moderne. Notant Ce type d’extraction a été utilisé pour extraire les poly-
que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’en- phénols par le solvant polaire, le méthanol, en éliminant les
viron 65 à 80 % de la population mondiale dans les pays en composés les moins polaires par l’hexane et le dichloromé-
développement dépendent essentiellement des plantes médi- thane. On a déterminé le rendement des plantes en extrait sec
cinales traditionnelles pour leurs soins de santé primaire. En en calculant le rapport suivant : Rendement (%) = [P1 – P2/
Algérie en général et au Sahara en particulier, l’état de la flore P3] × 100
spontanée dans cette zone ainsi que les relations entre P1 : poids du ballon après évaporation ; P2 : poids du
l’homme et les espèces végétales méritent une attention parti- ballon vide avant évaporation ; P3 : poids de la matière végé-
culière. Certaines espèces possèdent des propriétés pharmaco- tale sèche de départ.
logiques qui leur confèrent un intérêt médicinal. Ces plantes
ont l’aptitude de synthétiser de nombreux composés appelés Screening phytochimique
métabolites secondaires et constituent donc un immense
réservoir de composés d’une grande diversité chimique, pos-
Afin de mettre en évidence la présence ou l’absence de cer-
sédant un large éventail d’activités biologiques [1]. C’est le
tains composés appartenant aux familles chimiques des
cas par exemple des polyphénols végétaux qui sont largement
métabolites secondaires, nous avons réalisé des tests phyto-
utilisés en thérapeutique comme antimicrobiens, antioxydants
chimiques spécifiques fondés sur des réactions de coloration,
et antihémolytiques [2]. Au cours des dernières années, des
de turbidité ou de précipitations, en utilisant les méthodes
études sur les activités antioxydantes des plantes médicinales
décrites dans la littérature [5].
ont augmenté de façon remarquable grâce à leur potentiel
d’être utilisées en tant que sources d’antioxydants riches et
naturelles [3,4]. Dans ce contexte, notre travail est consacré Détection des flavonoïdes
à l’étude phytochimique et à l’évaluation de l’activité antio-
xydante et du pouvoir hémolytique des extraits méthanoliques Dix gouttes d’acide chlorhydrique concentré et quelques
de quelques plantes sahariennes de Tamanrasset (Algérie). Il milligrammes de tournures de magnésium sont ajoutés à
s’agit de : Asteriscus graveolens (Forssk.) [Asteraceae], Cym- 0,5 ml de chaque extrait. La coloration rose-rouge ou jaune,
bopogon schoenanthus L (Poaceae), Panicum turgidum après trois minutes d’incubation à température ambiante,
(Forssk.) [Poaceae] et Pituranthos scoparius (Coss. & Dur.) indique la présence des flavonoïdes.
Benth. & Hook (Apiaceae).
Détection des tanins

Matériel et méthodes Huit gouttes d’une solution diluée de chlorure ferrique à 1 %


sont ajoutées à 1 ml de chaque extrait. Après quelques minu-
Matériel végétal tes d’incubation à température ambiante, le chlorure ferrique
développe une coloration verdâtre qui indique la présence
Les quatre plantes étudiées ont été récoltées en mois d’avril des tanins catéchiques ou bleus noirâtres qui révèle l’exis-
2014 dans la région aride et saharienne de Tamanrasset tence des tanins galliques.
Phytothérapie 3

Détection des alcaloïdes principe de la méthode est fondé sur l’oxydation des flavo-
noïdes par deux réactifs incolores, le nitrite de sodium et le
Deux millilitres d’acide chlorhydrique à 1 % sont ajoutés à chlorure d’aluminium. Elle entraîne la formation d’un com-
1 ml de chaque extrait, le tout est chauffé au bain-marie, puis plexe brunâtre qui absorbe à 510 nm. Une prise de 250 μl de
on divise chaque extrait en deux volumes égaux. Un volume chaque extrait diluée est additionnée de 75 μl d’une solution
est traité par le réactif de Mayer, l’autre par le réactif de de nitrite de sodium à 5 %. Après six minutes d’incubation à
Wagner. La formation d’un précipité blanc jaunâtre par le température ambiante, 150 μl d’une solution fraîchement
réactif de Mayer ou rouge orangé à brun pour le réactif préparée de chlorure d’aluminium (10 %) sont ajoutés
Wagner. au mélange. Après cinq minutes de repos à température
ambiante, 500 μl d’hydroxyde de sodium (1 M) sont appor-
Détection des saponosides tés au mélange, le volume final est porté à 2,5 ml avec de
l’eau distillée. L’absorbance de cette préparation est mesurée
Introduire un volume de 2 ml de chaque extrait dans un tube contre un blanc à 510 nm. Une gamme étalon à base de
à essai et l’ajuster à 5 ml avec de l’eau distillée. Agiter les catéchine est également préparée à des concentrations allant
tubes pendant 15 secondes dans le sens de la longueur puis de 0 à 500 μg/ml. Les teneurs en flavonoïdes des extraits
laisser reposer pendant 20 minutes. Le résultat est positif, si sont alors exprimées en milligramme équivalent catéchine
la hauteur de la mousse est supérieure à 1 cm. par gramme de la matière sèche (mg EC/g MS).

Détection des terpénoïdes Tanins condensés

0,5 ml de chloroforme et 0,7 ml d’acide sulfurique concentré La quantification des flavonoïdes est faite selon une
sont ajoutés à 1 ml de chaque extrait. La couleur vert-bleu méthode colorimétrique décrite par Sun et al. [7]. En pré-
révèle la présence des hétérosides stéroïdiens et la couleur sence d’acide sulfurique, les tanins condensés se dépolymé-
vert-violet révèle la présence des hétérosides terpéniques. risent et, par réaction avec la vanilline, se transforment en
anthocyanidols de couleur rouge, mesurables par spectro-
Dosage des composés phénoliques photométrie à 500 nm. Une prise de 50 μl de chaque extrait
est ajoutée à 3 ml de vanilline à 4 % et 1,5 ml d’acide sulfu-
Polyphénols totaux rique concentré. Après homogénéisation, le mélange est mis
en incubation à température ambiante pendant 15 minutes.
Le dosage des polyphénols est réalisé selon la méthode L’absorbance est mesurée contre un blanc à 500 nm. Les
décrite par Dewanto et al. [6]. Le principe de la méthode teneurs en tanins condensés, déterminées en se référant à
est fondé sur l’oxydation des composés phénoliques par le une gamme étalon de catéchine (0 à 400 μg/ml), sont expri-
réactif « Folin-Ciocalteu », qui est un mélange de complexes mées en mg EC/g MS.
d’acide phosphotungstique et d’acide phosphomolybdique
de couleur jaune. Cette oxydation entraîne la formation Étude de l’activité antioxydante
d’un nouveau complexe molybdène–tungstène de couleur
bleu qui absorbe à 750 nm. Une prise de 100 μl de chaque Piégeage du radical DPPH
extrait est mélangée avec 2 ml d’une solution de carbonate
de sodium à 2 % fraîchement préparée, le tout est agité par Le DPPH (2,2 diphényl-1-picrylhydrasyl) est généralement
un vortex. Après cinq minutes, 100 μl du réactif de Folin- le substrat le plus utilisé pour l’évaluation rapide et directe
Ciocalteu (1 N) sont ajoutés au mélange, le tout est laissé de l’activité antioxydante en raison de sa stabilité en forme
pendant 30 minutes à la température ambiante, et la lecture radicale libre et la simplicité de l’analyse. La méthode de
est effectuée contre un blanc à l’aide d’un spectrophotomètre DPPH présente plusieurs avantages du fait qu’elle soit indé-
à 750 nm. Une gamme étalon à base de l’acide gallique est pendante, simple et rapide. Le test consiste à mettre le radical
également préparée à des concentrations allant de 0 à 500 μg/ DPPH (de couleur violette) en présence des molécules dites
ml. Les teneurs en polyphénols totaux des extraits sont alors « antioxydantes » afin de mesurer leur capacité à réduire ce
exprimées en milligramme équivalent acide gallique par radical (Fig. 1). La forme réduite (de couleur jaune) n’ab-
gramme de la matière végétale sèche (mg EAG/g MS). sorbe plus, ce qui se traduit par une diminution de l’absor-
bance à cette longueur d’onde.
Flavonoïdes Le protocole expérimental suivi est celui de Prieto et al.
[8]. À différentes concentrations, 50 μl de chaque extrait
La quantification des flavonoïdes est faite selon une sont ajoutés à 1 950 μl d’une solution méthanolique de
méthode colorimétrique décrite par Dewanto et al. [6]. Le DPPH à 6,34 × 10–5 M. Pour chaque concentration, un blanc
4 Phytothérapie

l’interprétation de la courbe de régression linéaire (densité


des optiques en focntion des différentes concentrations).
L’activité de l’extrait est enfin comparée à celle du témoin
positif, le BHT.

Étude du pouvoir hémolytique


Fig. 1 Forme réduite du radical DPPH
Le pouvoir hémolytique des extraits des quatre plantes a été
réalisé in vitro à trois concentrations (12,5, 25 et 50 mg/ml)
est préparé. Un témoin négatif est préparé, en parallèle, en sur une suspension d’érythrocytes du sang humain dans le
mélangeant 50 μl du méthanol avec 1 950 μl d’une solution PBS (phosphate buffered saline) à pH = 7,4 ± 0,2 [chlorure
méthanolique de DPPH à la même concentration utilisée. de sodium (137 mM), chlorure de potassium (2,7 mM),
Après incubation à l’obscurité pendant 30 minutes et à la hydrogénophosphate de sodium (8 mM), dihydrogénophos-
température ambiante, la réduction du DPPH s’accompagne phate de potassium (2 mM)].
par le passage de la couleur violette à la couleur jaune de la Le sang prélevé dans des tubes d’héparine à partir d’un
solution. La lecture des absorbances est effectuée à 515 nm donneur sain est utilisé pour préparer la suspension érythro-
à l’aide d’un spectrophotomètre. Le témoin positif utilisé est cytaire. Il est centrifugé à 2 500 tours/min durant dix minutes
le butylhydroxytoluène (BHT). Les résultats sont exprimés et, après élimination du plasma le culot, est lavé deux fois
en pourcentage d’inhibition (PI), calculés suite à la diminu- par du PBS, puis suspendu à nouveau dans ce même volume
tion de l’intensité de la coloration du mélange, selon la de plasma éliminé. La suspension érythrocytaire, ainsi obte-
formule : nue, est diluée 20 fois par le PBS.
PI ¼ ðDOtémoin −DOextrait =DOtémoin Þfg×100 Le test d’effet hémolytique des plantes étudiées est réa-
lisé selon la méthode de Guo-Xiang et Zai-Qun [10]. Dans
PI : pourcentage d’inhibition ; DO témoin : absorbance du
des tubes à hémolyse, 20 μl de chaque extrait à différentes
témoin négatif ; DO extrait : absorbance de l’extrait.
concentrations sont ajoutés à 1 980 μl de la suspension
L’étude de la variation de l’activité antiradicalaire en érythrocytaire préparée. Ces tubes sont ensuite incubés à
fonction de la concentration des extraits permet de détermi- 37 °C pendant 60 minutes. Après l’incubation, des prélè-
ner la concentration qui correspond à 50 % d’inhibition vements de 250 μl sont réalisés pour chaque tube pour être
(CI50). Une valeur de CI50 faible correspond à une grande repris dans 750 μl de PBS. Ces derniers sont mélangés
efficacité de l’extrait. délicatement et mis dans un bain glaçon pour arrêter la
réaction, puis centrifugés à 2 500 tours/min durant dix
Réduction du fer minutes. La lecture des absorbances est effectuée à
548 nm à l’aide d’un spectrophotomètre, contre un blanc
L’activité réductrice d’un extrait est évaluée par la réaction contenant du PBS. Dans les mêmes conditions et les
d’oxydoréduction entre l’extrait et les ions métalliques de mêmes démarches expérimentales, nous avons préparé un
transition, notamment le fer. Le ferricyanure de potassium tube d’hémolyse totale qui contient 100 μl de la suspension
fournit des ions ferriques (Fe3+) qui seront réduits en ions érythrocytaire et 1 900 μl d’eau distillée et un tube témoin
ferreux (Fe2+) par les antioxydants présents dans l’extrait négatif composé de 250 μl de suspension érythrocytaire et
végétal. Le pouvoir réducteur est déterminé selon la méthode de 750 μl de solution tampon de PBS. Le taux d’hémolyse
décrite par Oyaizu [9]. Cette méthode consiste à mélanger des différents extraits est calculé en pourcentage par rap-
1 ml de chaque extrait à différentes concentrations avec port à l’hémolyse totale, après 60 minutes d’incubation,
2,5 ml de tampon phosphate 0,2 M à pH 6,6 et 2,5 ml d’une selon la formule suivante :
solution de ferricyanure de potassium à 1 %. Le mélange Taux d 0 hémolyse ð%Þ ¼
obtenu est incubé pendant 20 minutes à 50 °C, puis 2,5 ml ½ðDOextrait −DOtémoin négatif Þ=DOtémoin positif fg×100
d’acide trichloracétique à 10 % sont ajoutés pour arrêter la
réaction. Le mélange est centrifugé à 650 g pendant dix
minutes à température ambiante et 2,5 ml du surnageant sont Analyses statistiques
additionnés de 2,5 ml d’eau distillée et de 0,5 ml de chlorure
de fer à 0,1 % (m/v). La lecture de l’absorbance se fait à Les valeurs indiquées dans les tableaux sont des moyennes ±
700 nm contre un blanc. Les résultats permettent de calculer écarts-types des trois mesures parallèles. Les valeurs de
la concentration efficace (CE50), concentration de l’extrait CE50 et de CI50 ont été calculées à partir des équations linéai-
correspondante à une absorbance égale à 0,5, obtenue par res ou logarithmiques des courbes tracées par Excel.
Phytothérapie 5

Résultats espèces. Nous avons constaté que la teneur en polyphénols


est plus élevée dans l’extrait d’Asteriscus graveolens avec
Rendements en extraits méthanoliques une valeur de 27,74 ± 0,15 mg EAG/g MS, suivie par celle
de Panicum turgidum (11,39 ± 0,14 mg EAG/g MS) et celle
Pour les quatre plantes étudiées, les différents rendements de Pituranthos scoparius (9,51 ± 0,11 mg EAG/g MS).
en extraits méthanoliques obtenus sont reportés dans le L’extrait de Cymbopogon schoenanthus possède la teneur
Tableau 1. Les rendements varient de 4,81 % (Cymbopo- la plus faible en polyphénols avec une valeur de 7,17 ±
gon schoenanthus) à 9,6 % (Asteriscus graveolens). 0,2 mg EAG/g MS. Pour les quatre espèces, nous avons
remarqué que les teneurs en tanins condensés sont plus éle-
Tests phytochimiques vées que celles en flavonoïdes. L’extrait d’Asteriscus graveo-
lens représente la teneur la plus élevée en tanins condensés
Les résultats des tests phytochimiques obtenus pour les (12,93 ± 0,05 mg EC/g MS), tandis que la plus faible est
extraits méthanoliques sont représentés dans le Tableau 2. celle de Panicum turgidum (2,1 ± 0,01 mg EC/g MS).
Les résultats expérimentaux des tests phytochimiques réali- Concernant les flavonoïdes, les teneurs varient entre 1,35 ±
sés ont montré la présence des flavonoïdes, des tanins cathé- 0,01 mg EC/g MS (Panicum turgidum) et 7,82 ± 0,11 mg
chiques, des alcaloïdes et des saponosides dans les extraits EC/g MS (Asteriscus graveolens).
méthanoliques de ces plantes, à l’exception des alcaloïdes
qui sont absents dans l’extrait de Cymbopogon schoenan- Étude de l’activité antioxydante
thus. Pour la classe des Terpénoïdes, le test s’est révélé néga-
tif pour les quatre plantes. Les résultats de l’activité antioxydante des plantes par les
deux méthodes, DPPH et réduction du fer, exprimés en CI50
Teneurs en composés phénoliques et CE50 respectivement, sont représentés dans le Tableau 3.

Les teneurs en phénols totaux, en flavonoïdes et en tanins Piégeage du radical libre DPPH•
condensés sont déterminées à partir des équations de la
régression linéaire de chaque courbe d’étalonnage : y = Nous avons étudié l’activité antioxydante des différents
0,001x + 0,021 (R2 = 0,996), y = 0,004x + 0,018 (R2 = extraits méthanoliques des quatre plantes afin de localiser
0,997) et y = 0,0008x + 0,008 (R2 = 0,994), respectivement. l’extrait qui présente le plus d’activité. Les valeurs des den-
Le Tableau 1 résume les résultats obtenus pour les quatre sités optiques obtenues ont permis de calculer les PI et de

Tableau 1 Rendements, teneurs en polyphénols totaux, en flavonoïdes et en tanins condensés (moyenne ± écart-type) dans les extraits
méthanoliques des quatre espèces.

Rendements (%) Teneur en polyphénols Teneur en flavonoïdes Teneur en tanins (mg


(mg EAG/g MS) (mg EC/g MS) EC/g MS)
Asteriscus graveolens 9,6 27,74 ± 0,15 7,82 ± 0,11 12,93 ± 0,05
Cymbopogon schoenanthus 4,81 07,17 ± 0,20 1,41 ± 0,06 5,22 ± 0,10
Panicum turgidum 8,83 11,39 ± 0,14 1,35 ± 0,01 2,1 ± 0,01
Pituranthos scoparius 7,37 9,51 ± 0,11 1,73 ± 0,02 2,72 ± 0,05

Tableau 2 Résultats des tests phytochimiques pour les extraits méthanoliques.

Familles chimiques Plantes étudiées


recherchées Asteriscus graveolens Cymbopogon schoenanthus Panicum turgidum Pituranthos scoparius
Flavonoïdes ++ + + +
Tanins cathéchiques ++ + + +
Alcaloïdes ++ – ++ ++
Saponosides ++ + + +
Terpénoïdes – – – –

– : absence ; + : présence en faible quantité ; ++ : présence en quantité moyenne.


6 Phytothérapie

Tableau 3 Les activités antioxydantes des extraits méthanoli-


résultats représentés sur la Figure 3 nous ont montré que la
ques des quatre espèces et de standard par les deux méthodes.
capacité de réduction est proportionnelle à l’augmentation
des concentrations utilisées.
Extraits CI50 (μg/ml) CE50 (mg/ml)
Afin de comparer l’activité antioxydante des extraits tes-
Asteriscus graveolens 26,97 ± 1,04 0,99 ± 0,05 tés par cette méthode, nous avons calculé la concentration
Cymbopogon schoenanthus 56,83 ± 1,53 2,16 ± 1,33 CE50. Les résultats obtenus sont illustrés dans le Tableau 3.
Panicum turgidum 107,88 ± 2,23 3,19 ± 0,23 La capacité à réduire le fer est plus élevée pour l’extrait d’As-
Pituranthos scoparius 73,73 ± 1,41 2,03 ± 0,19 teriscus graveolens. Elle est presque la même pour les
BHT 90,57 ± 2,12 0,75 ± 0,03 extraits de Cymbopogon schoenanthus et de Pituranthos sco-
parius. Alors que l’extrait de Panicum turgidum révèle la
plus faible activité. Les extraits des quatre plantes présentent
tracer des courbes (Pourcentage d’inhibition en fonction des
un pouvoir antioxydant plus faible que le BHT.
différentes concentrations) (Fig. 2), ayant une allure linéaire
ou logarithmique. À partir de ces courbes, nous avons déter-
miné la valeur de CI50 de chaque extrait. Étude du pouvoir hémolytique
À partir de cette figure, nous constatons que le PI aug-
mente avec l’augmentation de la concentration. Le meilleur
Le test d’hémolyse a été évalué parce que, même si une
résultat obtenu est celui de l’extrait d’Asteriscus graveolens
plante possède un pouvoir antioxydant puissant, son utilisa-
qui a donné un PI de l’ordre de 99,87 % à une concentration
tion en médecine traditionnelle et dans les préparations phar-
de 100 μg/ml, suivi par ceux de Cymbopogon schoenanthus
macologiques sera impossible en présence de leur effet
et de Pituranthos scoparius avec des pourcentages de 68,61
hémolytique, qui est un indicateur de cytotoxicité.
et 58,05 % respectivement, à cette même concentration. Ces
trois extraits sont plus actifs même par rapport au BHT Les résultats obtenus montrent que les pourcentages d’ef-
(53,59 %). Par contre, l’extrait de Panicum turgidum pos- fet hémolytique sont directement proportionnels à l’augmen-
sède un pouvoir de piégeage du DPPH plus faible, il n’atteint tation des concentrations des extraits méthanoliques (Fig. 4).
pas les 50 %, même à une concentration de 100 μg/ml. L’ef- Après 60 minutes et pour toutes les concentrations testées,
ficacité antioxydante des différents extraits a été déterminée les pourcentages d’hémolyse sont compris entre 0,51 et
à partir de la concentration CI50 (Tableau 3). 22,87 %. Donc, on peut classer l’effet hémolytique des dif-
férents extraits testés, à la concentration de 50 mg/ml, après
D’après les valeurs de CI50, le classement de l’efficacité
60 minutes de contact avec les érythrocytes humains, comme
des extraits est le suivant : Asteriscus graveolens > Cymbo-
suit : Cymbopogon schoenanthus > Panicum turgidum >
pogon schoenanthus > Pituranthos scoparius > BHT >
Pituranthos scoparius > Asteriscus graveolens. L’hémolyse
Panicum turgidum. Ces capacités sont nettement supérieures
maximale (22,87 %) est obtenue avec l’extrait méthanolique
à celles du BHT. Cependant, l’extrait de Panicum turgidum
de Cymbopogon schoenanthus suivi par l’extrait de Pani-
révèle une capacité faible.
cum turgidum (13,77 %), donc ces deux extraits peuvent être
légèrement hémolytiques à des concentrations élevées et
Réduction du fer après une heure de contact avec les érythrocytes humains.
Par contre, les autres extraits présentent un effet hémolytique
Les valeurs des densités optiques obtenues ont permis de très faible face aux érythrocytes isolés, avec un taux d’hé-
tracer des courbes pour chaque extrait méthanolique. Les molyse qui ne dépasse pas les 8 % à une concentration de
50 mg/ml.

Fig. 2 Pourcentages d’inhibition du DPPH en fonction des diffé-


rentes concentrations des extraits et du BHT Fig. 3 Pouvoir réducteur des extraits méthanoliques et du BHT
Phytothérapie 7

en phénols totaux trouvée par Daur [17], dans l’espèce Aste-


riscus graveolens (35 mg EAG/g MS), est supérieure à
notre valeur (27,74 ± 0,15 mg EAG/g MS). Alilou et al.
[13] ont montré que l’extrait des feuilles d’Asteriscus gra-
veolens subsp. odorus a une faible teneur en flavonoïdes
(1,62 mg EC/g MS). Un travail réalisé sur une espèce du
même genre Asteriscus pygmaeus a révélé des quantités
plus faibles en phénols totaux (5,61 mg EAG/g MS) et en
flavonoïdes (4,35 mg RE/g MS) [18] par rapport aux nôtres.
Pour l’extrait de Cymbopogon schoenanthus, la teneur en
Fig. 4 Effet hémolytique des extraits, exprimé en pourcentage, phénols totaux est nettement supérieure à celle de la même
à différentes concentrations après 60 minutes d’incubation espèce étudiée antérieurement par Khadri et al. [19], soit
0,10 mg PyE/g MS. D’après l’étude de Faten et El-
Khateeb [16], l’espèce Cymbopogon proximus possède des
Discussion quantités plus élevées en polyphénols et en flavonoïdes de
l’ordre de 13,25 mg GAE/g MS et 3,50 mg EQ/g MS, res-
pectivement. Les teneurs en phénols totaux dans les
Les extractions ont été réalisées en utilisant des solvants
extraits de Panicum miliare (0,86 mg EAG/g MS), de Pani-
organiques de polarité différente (hexane, dichlorométhane
cum maximum (1,2 mg EAG/g MS) et de Panicum suma-
et méthanol), dans le but d’obtenir une meilleure sélectivité
trense (4.29 mg EAG/g MS) reportés, respectivement, par
dans l’extraction des polyphénols par le méthanol par élimi-
Prashant et Chandra [20], Kudakwashe et al. [21], et Pra-
nation des composés les moins polaires par l’hexane et le
deep et Guha [22] sont inférieures à notre résultat. En outre,
dichlorométhane.
Panicum sumatrense présente des teneurs en flavonoïdes et
Le rendement de l’extrait méthanolique de Pituran- en tanins plus importants que les nôtres. Les travaux de
thos scoparius (7,37 %) est supérieur à ceux trouvés par Bouaziz et al. [11] révèlent la présence des phénols totaux
Bouaziz et al. [11] dans les différents extraits de la partie et des flavonoïdes dans les différents extraits de Pituran-
aérienne de Pituranthos chloranthus, récoltée dans le Sud thos chloranthus avec des concentrations respectives de
de la Tunisie, qui sont de l’ordre de 3,10 % dans l’extrait l’ordre de 3,14 mg PyE/g et 0,19 mg RuE/g dans l’extrait
méthanolique. Cependant, il est difficile de comparer nos méthanolique et de 3,72 mg PyE/g et 0,38 mg RuE/g dans
résultats avec ceux de la bibliographie, car le rendement en l’extrait aqueux. Mais ces valeurs restent inférieures par
extrait varie en fonction de la méthode et des conditions dans rapport à nos résultats.
lesquelles l’extraction a été effectuée, de l’espèce et l’origine Le pouvoir antioxydant de nos extraits a été évalué par
géographique de la plante, des conditions et de la durée du deux méthodes qui sont la réduction du fer et le piégeage
stockage et de la période de la récolte [12]. du radical libre DPPH•, afin de classer et sélectionner les
La présence des alcaloïdes, des flavonoïdes, des tanins extraits les plus actifs. Il s’est avéré que les extraits d’Aste-
catéchiques et des saponines, dans la partie aérienne d’Aste- riscus graveolens, de Cymbopogon schoenanthus et celui de
riscus graveolens, est soutenue par le travail d’Alilou et al. Pituranthos scoparius ont une activité importante par rap-
[13] réalisé sur les feuilles et les fleurs d’Asteriscus graveo- port au contrôle positif en piégeant le radical DPPH. Cette
lens subsp. odorus. Cependant, les terpènes, qui sont absents activité est en corrélation avec les teneurs en composés phé-
dans notre plante, sont présents dans cette sous-espèce. noliques (flavonoïdes et tanins). Ces derniers peuvent être
Un travail réalisé sur une espèce du genre Cymbopo- responsables de l’activité antioxydante et ont la capacité à
gon citratus a montré la présence des tanins, des flavonoï- céder un proton pour réduire le DPPH et de libérer un élec-
des, des terpénoïdes, des alcaloïdes et des stéroïdes dans tron pour réduire le fer [23].
l’extrait méthanolique [14]. Cependant, une étude indienne L’activité antioxydante d’Asteriscus graveolens est plus
a rapporté que l’extrait méthanolique de cette espèce ne importante par rapport à celle trouvée par Daur [17] et Dje-
contenait aucun alcaloïde ou stéroïde [15], ce qui est com- ridane et al. [18] sur Asteriscus graveolens et Asteriscus pyg-
parable à nos résultats. Selon Faten et El-Khateeb [16], maeus, qui ont révélé un faible pouvoir antioxydant, par les
l’extrait aqueux de l’espèce Cymbopogon proximus contient deux méthodes DPPH et FRAP. Pour l’extrait de Cymbopo-
des tanins, des flavonoïdes, des saponosides, des alcaloïdes gon schoenanthus, nous avons comparé nos résultats avec le
et des terpènes dont les saponosides représentent les compo- travail mené par Khadri et al. [19], sur la même espèce de la
sés les plus importants. Tunisie, qui a montré une activité antioxydante plus élevée
Les teneurs en phénols totaux, en flavonoïdes et en tanins en piégeant le radical DPPH, avec une valeur de CI50 de
condensés sont variables entre les quatre plantes. La teneur 17,9 μg/ml. Cependant, une autre étude réalisée par Roriz
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et al. [24] sur Cymbopogon citratus a révélé une faible capa- méthodes d’évaluation in vitro et in vivo et en faisant des
cité à piéger le radical DPPH par rapport à nos résultats. études sur d’autres activités biologiques (antimicrobienne,
L’extrait de Pituranthos scoparius présente un pouvoir anti-inflammatoire, etc.). Identifier les molécules actives
antioxydant beaucoup plus important que les extraits métha- par des méthodes spectrophotométriques et chromatographi-
nolique et aqueux de Pituranthos chloranthus [11] en pié- ques et exploiter ces molécules en biotechnologie (industries
geant le radical DPPH. L’extrait de Panicum turgidum pos- agroalimentaire et pharmaceutique) en remplaçant les anti-
sède la plus faible propriété antioxydante à piéger le radical oxydants synthétiques qui sont néfastes pour la santé
DPPH et à réduire le fer par rapport aux autres plantes étu- humaine. Enfin, il est primordial d’étudier la cytotoxicité
diées, cela est confirmé par Prashant et Chandra [20] sur de ces molécules afin de confirmer ou d’infirmer l’activité
Panicum miliare. attribuée à cette plante.
Certaines plantes utilisées pour leur effet thérapeutique
peuvent, à fortes doses, présenter une menace pour la santé
de l’homme. L’intérêt de la plante exige qu’une approche de Liens d’intérêts
sa toxicité soit étudiée, ce qui nous a menés à évaluer l’effet
hémolytique des extraits de nos plantes vis-à-vis des globules Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêts.
rouges humains. D’après nos résultats, nous constatons que
les extraits d’Asteriscus graveolens et de Pituranthos scopa-
rius présentent un effet toxique très faible face aux érythrocy- Références
tes isolés, avec un taux d’hémolyse qui ne dépasse pas les 8 %
à une concentration de 50 mg/ml, ce qui les caractérise par 1. Jean V, Jiri S (1983) Plantes médicinales. 250 illustrations en
l’absence de risque de cytotoxicité. Pour les autres extraits, ils couleur. Larousse, Paris, p 319
peuvent être légèrement hémolytiques à des concentrations 2. Chaouche TM, Haddouchi F, Atik-Bekara F, et al (2015) Antio-
élevées vis-à-vis des érythrocytes humains. Très peu de tra- xidant, haemolytic activities and HPLC-DAD-ESI-MSn characte-
rization of phenolic compounds from root bark of Juniperus oxy-
vaux ont été réalisés sur l’étude de l’activité hémolytique des
cedrus subsp. Oxycedrus. Ind Crops Prod 64:182–7
plantes choisies. Nos résultats sont en accord avec les travaux 3. Chaouche TM, Haddouchi F, Ksouri R, et al (2013) In vitro eva-
de Djeridane et al. [18] sur Asteriscus pygmaeus et Mariana et luation of antioxidant activity of the hydro-methanolic extracts of
al. [25] sur Cymbopogon citratus. Juniperus oxycedrus subsp. oxycedrus. Phytotherapy 11:244–9
4. Hadduchi F, Chaouche TM, Ksouri R, et al (2014) Phytochemical
screening and in vitro antioxidant activities of aqueous-extracts of
Helichrysum stoechas subsp. rupestre and Phagnalon saxatile
Conclusion subsp. saxatile. Chin J Nat Med 12:415–22
5. Chaouche TM, Haddouchi F, Atik-Bekara F, et al (2011) Phyto-
Les antioxydants, utilisés pour prévenir les dommages oxy- chemical study of roots and leaves of the plant Echium pycnan-
thum Pomel. Der Pharmacia Lettre 3:1–4
datifs causés par les radicaux libres, sont très présents dans
6. Dewanto VX, Wu K, Adom K, et al (2002) Thermal processing
divers domaines tels que l’alimentation et la médecine. enhances the nutritional value of tomatoes by increasing total
Ainsi, les recherches sur les activités antioxydantes des plan- antioxidant activity. J Agric Food Chem 50:3010–4
tes sont rapidement devenues un champ actif de la pharma- 7. Sun B, Richardo-da-Silvia JM, Spranger I (1998) Critical factors
cologie moderne. of vanillin assay for catechins and proanthocyanidins. J Agric
Food Chem 46:4267–74
Dans les espèces étudiées, l’étude du pouvoir antioxydant 8. Prieto P, Pineda M, Aguilar M (1999) Spectrophotometric quan-
par les deux tests montre que l’extrait d’Asteriscus graveo- titation of antioxidant capacity through the formation of a phos-
lens, qui possède la meilleure capacité antioxydante, et ceux phomolybdenum complex: specific application to the determina-
de Cymbopogon schoenanthus et de Pituranthos scoparius tion of vitamin E. Anal Biochem 269:337–41
9. Oyaizu M (1986) Studies on products of the browning reaction
sont plus actifs par rapport au BHT, par la méthode de
prepared from glucose amine. Jpn J Nutr 44:307–15
DPPH, ce qui n’est pas le cas pour la méthode de la réduc- 10. Guo-Xiang L, Zai-Qun L (2008) The protective effects of ginse-
tion du fer. nosides on human erythrocytes against hemin-induced hemolysis.
Le test d’hémolyse, réalisé in vitro, montre que ces plantes Food Chem Toxicol 46:886–92
sont faiblement hémolytiques sur des érythrocytes humains. 11. Bouaziz M, Dhouib A, Loukil S, et al (2009) Polyphenols
content, antioxidant and antimicrobial activities of extracts of
Cependant, à des concentrations élevées, les extraits de Cym- some wild plants collected from the south of Tunisia. Afr J Bio-
bopogon schoenanthus et de Panicum turgidum peuvent être technol 8:7017–27
légèrement hémolytiques. 12. Chaouche TM, Hadduchi F, Ksouri R, et al (2014) Evaluation of
Ces résultats ne sont qu’un premier pas dans la recherche antioxidant activity of hydromethanolic extracts of some medici-
nal species from South Algeria. J Chin Med Assoc 77:302–7
des molécules biologiquement actives. Pour cela, nous envi- 13. Alilou H, Bencharki B, Hassani LMI, et al (2014) Screening phy-
sageons de nombreuses perspectives en élargissant le panel tochimique et identification spectroscopique des flavonoïdes
des tests d’activité antioxydante par l’utilisation d’autres d’Asteriscus graveolens subsp. odorus. Afr Sci 10:316–28
Phytothérapie 9

14. Marta OS, Rita CA, Pedro CP, et al (2013) Angolan Cymbopo- 20. Prashant SH, Chandra TS (2005) ESR spectroscopic study reveals
gon citratus used for therapeutic benefits: nutritional composition higher free radical quenching potential in kodo millet (Paspa-
and influence of solvents in phytochemicals content and antioxi- lum scrobiculatum) compared to other millets. Food Chem
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15. Dama GY, Tare HL, Gore MS, et al (2011) Comparative hemin- 21. Kudakwashe C, Mudadi AN, Benhura MM (2015) In vitro bioac-
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