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Univ. 20 Août 55- Skikda, Dépt. Génie Electrique A.

LAIFA 2022/2023
Master 1 Réseaux Electriques Modélisation et optimisation des réseaux électriques

CALCUL DES MATRICES DES RESEAUX ELECTRIQUES

1. Introduction

La formulation mathématique ou modélisation est la première étape dans l’analyse d’un réseau
électrique. Le modèle doit décrire les caractéristiques des composants individuels de tout le système
d’énergie ainsi que les relations qui régissent l’interconnexion de ces éléments.
Une équation matricielle du réseau électrique fournit un modèle convenable pour des solutions avec
un ordinateur. Les éléments d’une matrice de réseau dépendent de la sélection des variables
indépendantes qui peuvent être des courants ou des tensions. Les éléments de la matrice sont ainsi
soit des impédances soit des admittances.
La forme de la matrice dépend de la structure de référence, c’est-à-dire les nœuds ou les mailles.

2. Théorie des graphes

Le graphe est un dessin géométrique qui illustre les connexions graphiquement. Sa représentation
est associée à une table qui présente les propriétés de matrices binaires. Les éléments de ces
dernières sont égaux à 0 ou 1, avec éventuellement une indication (signe +/-) lorsque le graphique
est connu pour avoir une direction (sens), comme dans le cas général des réseaux électriques.
Afin de décrire la structure géométrique d’un réseau, il suffit de remplacer les composants du réseau
par de simples segments sans voir leur propre caractéristique. Ces segments de ligne sont appelés
éléments et leurs extrémités sommets ou nœuds.
Un nœud et un segment sont incidents si le nœud est une extrémité du segment. Des nœuds peuvent
être incidents avec plus qu’un élément.
Le graphe d’un réseau électrique montre l’interconnexion géométrique des éléments du réseau. Un
sous-graphe est un sous-ensemble des éléments du graphe.
Un chemin est un sous-graphe d’éléments connectés avec pas plus de 2 éléments connectés à un
seul nœud.
Un graphe est connecté si et seulement s’il y a un chemin entre chaque paire de nœuds. Si à chaque
élément du graphe connecté, on assigne une direction, on dit que le graphe est orienté (Dans le cas
de systèmes électriques, cette direction correspond au sens de circulation du courant dans l'élément
que représente le segment en question. Une exception ne respecte pas cette règle : les sources de
tension indépendantes, auxquelles on doit assigner la direction contraire à celle du courant).
Un arbre est un sous-graphe qui contient tous les nœuds d’un graphe mais pas un chemin fermé
(maille). Les segments de cet arbre sont appelés branches. Les segments restants sont appelés les
liens. L’ensemble des liens forme le co-arbre.

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Si un lien est ajouté à un arbre, le graphe qui en résulte contient un chemin fermé appelé circuit.
L’addition de chaque lien subséquent forme un ou plusieurs circuits additionnels. Les circuits ne
contenant qu’un seul lien sont indépendants et sont appelés circuits de base ou fondamentaux.
L’orientation d’un circuit de base est choisie similaire à celle du lien.
Enfin, un nœud de référence doit être choisi et il est pratique courante d'assigner à ce nœud le
numéro zéro (0).

Exemple 1 :
Soit un réseau électrique à 4 nœuds (Jeu de barres) (Fig. 1a) avec son circuit équivalent (Fig. 1b). La
Fig. 2 illustre sa représentation par un graphe orienté.

Fig. 1a : Réseau électrique triphasé Fig. 1b : Circuit équivalent monophasé

Fig. 2 : Représentation du réseau par un graphe


Branches : 1, 2, 3, 4 Liens : 5, 6, 7

3. Représentation matricielle des réseaux

La formulation des équations du réseau est basée sur la définition d'un modèle mathématique exact
et cohérent qui décrit les caractéristiques des composants individuels (machines, lignes,
transformateurs et charges) et de l'interconnexion entre ces composants.
L'équation matricielle est un modèle approprié adapté au traitement mathématique et à la
transformation sous un aspect systémique. Les éléments de la matrice peuvent être des impédances
(les tensions aux nœuds sont écrites en fonction des courants injectés), ou admittances (les courants
injectés sont écrites en fonction des tensions aux nœuds).

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Le réseau peut être décrit par les trois types de matrices suivantes :
- Matrices élémentaires (ou primitives) : ces matrices décrivent les composants individuels en tenant
compte, le cas échéant, de leur couplage électromagnétique (capacitif et inductif). Elles sont de
structure diagonale, le couplage des composants est représenté par des éléments non diagonaux ;
- Matrices d'incidence : elles décrivent les interconnexions entre les différents composants du
réseau. Les valeurs de ces matrices sont binaires 1, 0, - 1, elles représentent le lien entre les branches
et les nœuds du réseau avec leur orientation ;
- Matrices de transfert : elles décrivent de façon mathématique le comportement électrique du
réseau maillé. Elles sont essentiellement les matrices impédance ou admittance qui correspondent
aux nœuds du réseau (matrices nodales).

4. Matrice Incidence
Les matrices incidence caractérisent la relation entre les éléments du réseau (généralement appelées
branches) et les nœuds de liaison entre ces éléments.

4.1. Matrice Incidence nodale


La matrice incidence nodale 𝐴 décrit la topologie du système en faisant abstraction de la nature des
éléments qui le composent. Pour un graphe comportant 𝑛 nœuds et 𝑒 segments, la matrice 𝐴 est
formée de 𝑛 colonnes et 𝑒 rangées.

Ses éléments 𝑎𝑖𝑗 peuvent prendre les valeurs 0, - 1 ou 1 comme suit :


𝑎𝑖𝑗 = 1 si l'élément 𝑖 est incident avec le nœud 𝑗 et est orienté à partir de ce nœud;
𝑎𝑖𝑗 = −1 si l'élément 𝑖 est incident avec le nœud j et est orienté vers ce nœud;
𝑎𝑖𝑗 = 0 si l'élément 𝑖 est non-incident avec nœud 𝑗.

Pour l’exemple précédent, la matrice 𝐴 est la suivante :

𝑒/𝑛 0 1 2 3 4
1 1 -1 0 0 0
2 1 0 -1 0 0
3 1 0 0 0 -1
4 0 0 0 -1 1
5 0 0 1 -1 0
6 0 1 -1 0 0
7 0 0 1 0 -1

Pour chaque colonne 𝑗 :


𝑛−1

∑ 𝑎𝑖𝑗 = 0 (1)
𝑖=0

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En effet sur la même colonne correspondant à la branche visée par 𝑗, il y a seulement deux éléments
non nuls : Le premier correspond au nœud de départ avec la valeur 1, et le second correspond au
nœud d'arrivée avec la valeur - 1.

4.2. Matrice Incidence réduite


A la place de la matrice d'incidence nodale, on utilise plutôt la matrice incidence nodale réduite, qui
correspond à la matrice incidence nodale, dans laquelle le choix d'un nœud de référence des tensions
conduit à la suppression d'une colonne de la matrice 𝐴 (en général la première).

5. Matrices du réseau primitif

Le réseau primitif représente l'ensemble des composants du réseau, y compris leurs couplages
électriques et magnétiques. Chaque composant est défini par son impédance 𝑧𝑝𝑞 ou admittance
𝑦𝑝𝑞 = 1/𝑧𝑝𝑞 d’indices 𝑝 (nœud de départ) et 𝑞 (nœud d'arrivée).
En outre, les générateurs sont modélisés par une force électromotrice (f.é.m.) 𝑒𝑝𝑞 en série avec une
impédance interne (modèle de Thévenin), ou une source de courant 𝐽𝑝𝑞 avec une admittance interne
en parallèle (modèle de Norton).

5.1. Equation en termes d'impédance


La tension aux bornes 𝑉𝑝𝑞 est reliée au courant 𝐼𝑝𝑞 , par la f.é.m. 𝑒𝑝𝑞 et l’impédance 𝑧𝑝𝑞 comme suit
(Fig. 3) :

Fig. 3 : Représentation de la source de tension avec son impédance interne

𝑉𝑝𝑞 + 𝑒𝑝𝑞 = 𝑧𝑝𝑞 . 𝐼𝑝𝑞 (2)

5.2. Equation en termes d'admittance


La Fig. 4 montre le circuit équivalent de Norton du générateur (source de courant en parallèle avec
l’admittance interne).

Fig. 4 : Représentation de la source de courant avec son admittance interne

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Les courants 𝐼𝑝𝑞 , 𝐽𝑝𝑞 et la tension aux bornes du générateur 𝑉𝑝𝑞 sont liés par l'équation (3) :
𝐼𝑝𝑞 + 𝐽𝑝𝑞 = 𝑦𝑝𝑞 𝑉𝑝𝑞 (3)

𝐽𝑝𝑞 = −𝑦𝑝𝑞 𝑒𝑝𝑞 (4)

La matrice du réseau primitif est une matrice à dominance diagonale dont les éléments
correspondent aux impédances de chaque liaison du réseau.
Ces impédances sont les impédances propres 𝑧𝑝𝑞,𝑝𝑞 et les impédances de couplage entre les liens 𝑝𝑞
et 𝑟𝑠, qui représentent les éléments hors diagonale 𝑧𝑝𝑞,𝑟𝑠 (Fig. 5).

Fig. 5 : Eléments couplés

Les vecteurs courant 𝐼 et tension 𝑉 ainsi que la matrice impédance 𝑧 du réseau primitif, avec les
éléments de la diagonale et hors diagonale (colonnes 𝑟𝑠 et lignes 𝑝𝑞) sont illustrés par (5) :
𝐼12 𝑉12
𝐼13 𝑉13 ⋱ ⋮ ⋮
⋮ ⋮ ⋱ ⋮ ⋮
⋱ 𝑧𝑟𝑠,𝑝𝑞 (5)
𝐼 = 𝐼23 𝑉 = 𝑉23 𝑧=
⋮ ⋱ ⋮
⋮ ⋮ … … 𝑧𝑝𝑞,𝑟𝑠 … 𝑧𝑝𝑞,𝑝𝑞 …
𝐼𝑝𝑞 𝑉𝑝𝑞 [ ⋮ ]
[ ⋮ ] [ ⋮ ]
La représentation vectorielle des sources de courant J et des f.é.m. e, et les équations du réseau
élémentaire sont données ci-dessous (6).
𝑒12 𝐽12
𝑒13 𝐽13
⋮ ⋮
𝑒 = 𝑒23 𝐽 = 𝐽23 𝑉 + 𝑒 = 𝑧𝐼 𝐼 + 𝐽 = 𝑦𝑉 𝑦 = 𝑧 −1 (6)
⋮ ⋮
𝑒𝑝𝑞 𝐽𝑝𝑞
[ ⋮ ] [ ⋮ ]

Exemple 2 :

Soit le réseau de la Fig. 6 avec 4 nœuds et 5 segments. Les lignes (segments) 1-2 et 1-4 sont couplées
mutuellement comme indiqué par les flèches. En vue de les identifier, les lignes 1 et 4 toutes deux
connectées en parallèle entre les nœuds 1 et 2 sont désignées par les indices (1) et (2),
respectivement.

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La présentation de ce réseau est illustrée sous forme d'une table de connexion (Tableau 1) indiquant
les valeurs des impédances propres des lignes et des impédances mutuelles de couplage. Les
impédances sont données en unités relatives. Si l'on adopte la classification des liens définis dans le
tableau 1, on peut construire la matrice impédance 𝑧 du réseau primaire.

Tableau 1
Réseau d’impédances propres et mutuelles
ligne nœuds self nœuds mutuelle
1 1-2 (1) 0.6
2 1-3 0.5 1-2 (1) 0.1
3 3-4 0.5
4 1-2 (2) 0.4 1-2 (1) 0.2
5 2-4 0.2
Fig. 6 : Exemple de réseau primaire

Un choix adéquat de la numérotation des lignes (ce qui ne modifie pas le mode de fonctionnement
du réseau), permet une meilleure utilisation de la matrice impédance 𝑧 pour la transformer en sous-
matrices diagonales, particulièrement pour la détermination de son inverse. Comme dans
l'illustration (Fig. 7a), si les liens 3 et 4 sont permutés, la matrice résultante est représentée sur la Fig.
7b.
lignes 1 2 3 4 5 lignes 1 2 3 4 5
1 0,6 0,1 0,2 1 0,6 0,1 0,2
2 0,1 0,5 2 0,1 0,5
𝑧= 𝑧=
3 0,5 3 0,2 0,4
4 0,2 0,4 4 0,5
5 0,2 5 0,2

Fig. 7a : Matrice impédance primitive Fig. 7b : Matrice impédance primitive avec


permutation des liens 3 et 4

On obtient l'inverse de la matrice de la Fig. 7b, en inversant séparément une matrice 3 x 3 et une
matrice diagonale 2 x 2. Le résultat est montré sur la Fig. 7c.
lignes 1 2 3 4 5
1 2,08 -0,42 -1,04
2 0,1 0,5 0,21
𝑦 = 𝑧 −1 =
3 -1,04 0,21 0,4
4 0,5
5 0,2

Fig. 7c : Matrice inverse de z de la Fig. 7b

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5.3. Matrices de transfert


Considérons un réseau à (𝑛 + 1) nœuds, numérotées
0, 1, 2, . . . , 𝑛. Soit le nœud 0 le nœud de référence auquel
toutes les tensions aux nœuds notées (𝑉1 , 𝑉2 , . . . , 𝑉𝑛 ) sont
indexées et (𝐼1 , 𝐼2 , . . . , 𝐼𝑛 ) les courants injectés en ces nœuds
(Fig. 8).
Cette notation permet de ramener l'analyse du réseau par
ses composants individuels en une analyse qui ne tient pas
compte de la structure interne qui sera représentée par des
matrices de transfert.

Fig. 8 : Réseau avec tensions de


nœuds et courants injectés
Exemple 3 :
Le réseau de la Fig. 9a ci-dessous peut être modifié et représenté par un schéma comme le montre
la Fig. 9b.

Fig. 9a : Exemple de réseau de 4 nœuds

Fig. 9b : Modification schématique du système de la Fig. 9a

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Nous définissons alors les vecteurs 𝑉𝑏𝑢𝑠 et 𝐼𝑏𝑢𝑠 dont les éléments représentent respectivement les
tensions aux nœuds et les courants injectés aux nœuds:
𝑉1 𝐼1
𝑉2 𝐼2
⋮ ⋮
𝑉𝑏𝑢𝑠 = 𝑒𝑡 𝐼𝑏𝑢𝑠 =
𝑉𝑖 𝐼𝑖
⋮ ⋮
[𝑉𝑛 ] [𝐼𝑛 ]

Le fonctionnement du réseau est alors modélisé à travers la matrice d'impédance nodale 𝑍𝑏𝑢𝑠 , ou
la matrice d'admittance nodale 𝑌𝑏𝑢𝑠 par les équations (7) et (8) comme suit:

𝐼𝑏𝑢𝑠 = 𝑌𝑏𝑢𝑠 . 𝑉𝑏𝑢𝑠 (7)

𝑉𝑏𝑢𝑠 = 𝑍𝑏𝑢𝑠 . 𝐼𝑏𝑢𝑠 (8)

6. Formation de la matrice admittance nodale

Les matrices d’intérêt particulier dans l’analyse d’un réseau électrique sont les matrices impédance
et admittance nodales. La matrice admittance est la plus facile à calculer, sa modification dans le cas
de changement de topologie étant également simple.
Il existe deux méthodes connues pour déterminer la matrice admittance 𝑌𝑏𝑢𝑠 d’un réseau électrique.
L’une utilise la matrice incidente de nœuds 𝐴 (donc les notions de graphes appliquées aux réseaux
électriques), l’autre se basant sur une formulation simple liée à une modélisation adaptée des
différents composants du réseau.

6.1. A partir des admittances des éléments du réseau et de la matrice d’incidence


Considérons l’équation matricielle du réseau primitif :

𝐼 + 𝐽 = 𝑦𝑉 (9)

En multipliant par la matrice incidence transposée 𝐴𝑡 , on obtient:

𝐴𝑡 . (𝐼 + 𝐽) = 𝐴𝑡 . 𝑦. 𝑉 ⇒ 𝐴𝑡 . 𝐼 + 𝐴𝑡 . 𝐽 = 𝐴𝑡 . 𝑦. 𝑉 (10)

Le premier terme 𝐴𝑡 . 𝐼 est la somme des courants qui arrivent à chaque nœud du réseau, qui est égal
à zéro (loi de Kirchhoff). Le terme 𝐴𝑡 . 𝐽 est la somme des courants injectés dans chaque nœud, il est
égal à 𝐼𝑏𝑢𝑠 . Ainsi. L'équation ci-dessus se réduit à :

𝐼𝑏𝑢𝑠 = 𝐴𝑡 . 𝑦. 𝑉 (11)

La puissance complexe totale injectée dans le réseau est la même que celle du réseau représenté
sous la forme de tensions et de courants nodaux ou sous sa forme primitive. Il en résulte :

𝑆 = (𝐼𝑏𝑢𝑠 )∗𝑡 . 𝑉𝑏𝑢𝑠 = 𝐽∗𝑡 . 𝑉 (12)


Mais puisque

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𝐼𝑏𝑢𝑠 = 𝐴𝑡 . 𝐽 (13)
Alors,
(𝐼𝑏𝑢𝑠 )∗𝑡 = (𝐴𝑡 . 𝐽)∗𝑡 (14)

Etant donné que la matrice 𝐴 est composée de nombres réels, alors 𝐴 = 𝐴∗ et par conséquent :

(𝐼𝑏𝑢𝑠 )∗𝑡 = 𝐽∗𝑡 . 𝐴 (15)

Donc l'équation (12) devient :

𝐽∗𝑡 . 𝐴. 𝑉𝑏𝑢𝑠 = 𝐽∗𝑡 𝑉 (16)


On a alors
𝑉 = 𝐴. 𝑉𝑏𝑢𝑠 (17)
En considérant (11), alors
𝐴𝑡 𝑦𝐴𝑉𝑏𝑢𝑠 = 𝑌𝑏𝑢𝑠 . 𝑉𝑏𝑢𝑠 (18)
Donc, en conclusion :
𝑌𝑏𝑢𝑠 = 𝐴𝑡 𝑦𝐴 (19)

6.2. A partir des admittances des éléments du réseau


Cette méthode est la plus simple et la plus commode car elle nécessite moins d’opérations surtout
dans le cas où le réseau ne présente pas de couplage mutuel entre ses éléments. Par la suite et pour
alléger, nous notons la matrice admittance nodale simplement par 𝑌.
Soit un réseau à 𝑛 nœuds indépendants et un nœud de référence (0). Pour un nœud 𝑖 parmi les 𝑛
nœuds différents de celui de référence on a :
𝑛

𝐼𝑖 = ∑ 𝐼𝑖𝑗 (20)
𝑗=1

Avec :
𝐼𝑖 : Le courant injecté au nœud 𝑖 par une source extérieure (générateur ou charge).
𝐼𝑖𝑗 : Le courant qui circule entre le nœud 𝑖 et le nœud 𝑗 à travers la branche (𝑖 − 𝑗) (Les branches
représentent les lignes de transport et les transformateurs)
On a aussi :
𝐼𝑖𝑗 = (𝑉𝑖 − 𝑉𝑗 )𝑦𝑖𝑗 (21)
Tel que :
𝑉𝑖 et 𝑉𝑗 : sont respectivement les tensions aux nœuds 𝑖 et 𝑗.
𝑦𝑖𝑗 : admittance propre de la branche (𝑖 − 𝑗).
On aura alors :
𝑛

𝐼𝑖 = ∑ 𝑦𝑖𝑗 (𝑉𝑖 − 𝑉𝑗 ) = 𝑦𝑖0 (𝑉𝑖 − 𝑉0 ) + 𝑦𝑖1 (𝑉𝑖 − 𝑉1 ) + 𝑦𝑖2 (𝑉𝑖 − 𝑉2 ) + ⋯ + 𝑦𝑖𝑛 (𝑉𝑖 − 𝑉𝑛 ) (22)
𝑖=1
tel que : 𝑉0 = 0 𝑒𝑡 𝑖 = 1…𝑛

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𝑦𝑖0 : somme des admittances transversales des lignes reliées au nœud 𝑖


𝑛

𝐼𝑖 = 𝑉𝑖 [𝑦𝑖0 + ∑ 𝑦𝑖𝑗 ] − 𝑦𝑖1 𝑉1 − 𝑦𝑖2 𝑉2 − ⋯ − 𝑦𝑖𝑛 𝑉𝑛 𝑖 = 1,2, … , 𝑛 (23)


𝑗=1

Si on écrit l’équation précédente sous la forme matricielle pour les 𝑛 nœuds on aura :
𝐼1 𝑌11 𝑌12 ⋯ 𝑌1𝑖 ⋯ 𝑌1𝑛 𝑉1
𝐼2 𝑌21 𝑌22 ⋯ 𝑌2𝑖 ⋯ 𝑌2𝑛 𝑉2
⋮ ⋯ ⋯ ⋱ ⋯ ⋱ ⋯ ⋮ (24)
= ∙
𝐼𝑖 𝑌𝑖1 𝑌𝑖2 ⋯ 𝑌𝑖𝑖 ⋯ 𝑌𝑖𝑛 𝑉𝑖
⋮ ⋯ ⋯ ⋱ ⋯ ⋱ ⋯ ⋮
[𝐼𝑛 ] [𝑌𝑛1 𝑌𝑛2 ⋯ 𝑌𝑛𝑖 ⋯ 𝑌𝑛𝑛 ] [𝑉𝑛 ]
Tel que :
𝑛

𝑌𝑖𝑖 = 𝑦𝑖0 + ∑ 𝑦𝑖𝑗 (25)


{
𝑗=1
𝑌𝑖𝑗 = −𝑦𝑖𝑗
𝑌 est La matrice nodale des admittances, carrée d’ordre (𝑛 × 𝑛).

Algorithme de calcul de 𝒀
Lecture des données des branches et nœuds.
1
Convertir toutes les impédances du réseau en admittances : 𝑦𝑖𝑗 = −
𝑧𝑖𝑗
𝑛

Calcul des éléments diagonaux : 𝑌𝑖𝑖 = ∑ 𝑦𝑖𝑗 𝑗≠𝑖


𝑗=1

Calcul des éléments non-diagonaux : 𝑌𝑖𝑗 = −𝑦𝑖𝑗

La matrice admittance est symétrique : 𝑌𝑖𝑗 = 𝑌𝑗𝑖

Exemple 4 :

Fig. 10a : Réseau à 4 nœuds

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Fig. 10b : Représentation par Fig. 10c : Représentation par


des impédances des admittances

Les équations de Kirchhoff s’écrivent :

𝐼1 = 𝑦10 𝑉1 + 𝑦12 (𝑉1 − 𝑉2 ) + 𝑦13 (𝑉1 − 𝑉3 )

𝐼2 = 𝑦20 𝑉2 + 𝑦21 (𝑉2 − 𝑉1 ) + 𝑦23 (𝑉2 − 𝑉3 )

0 = 𝑦31 (𝑉3 − 𝑉1 ) + 𝑦32 (𝑉3 − 𝑉2 ) + 𝑦34 (𝑉3 − 𝑉4 )

0 = 𝑦43 (𝑉4 − 𝑉3 )
En réarrangeant ces équations :

𝐼1 = (𝑦10 + 𝑦12 + 𝑦13 )𝑉1 − 𝑦12 𝑉2 − 𝑦13 𝑉3

𝐼2 = −𝑦21 𝑉1 + (𝑦20 + 𝑦21 + 𝑦23 )𝑉2 − 𝑦23 𝑉3

0 = −𝑦31 𝑉1 − 𝑦32 𝑉2 + (𝑦31 + 𝑦32 + 𝑦34 )𝑉3 − 𝑦34 𝑉4

0 = −𝑦43 𝑉3 + 𝑦43 𝑉4

La formulation matricielle de ces équations :

𝐼1 (𝑦10 + 𝑦12 + 𝑦13 ) −𝑦12 −𝑦13 0 𝑉1


𝐼 −𝑦21 (𝑦20 + 𝑦21 + 𝑦23 ) −𝑦23 0 𝑉
[ 2] = [ 2]
0 −𝑦31 −𝑦32 (𝑦31 + 𝑦32 + 𝑦34 ) −𝑦34 𝑉3
0 [ 0 0 −𝑦43 𝑦43 ] 𝑉4

Avec l’évaluation des entrées de la matrice :

𝑌11 = (𝑦10 + 𝑦12 + 𝑦13 ) = −𝑗8,50 𝑌12 = 𝑌21 = −𝑦12 = 𝑗2,50

𝑌13 = 𝑌31 = −𝑦13 = 𝑗5,00 𝑌22 = (𝑦20 + 𝑦21 + 𝑦23 ) = −𝑗8,75

𝑌23 = 𝑌32 = −𝑦23 = 𝑗5,00 𝑌33 = (𝑦31 + 𝑦32 + 𝑦34 ) = −𝑗22,50

𝑌34 = 𝑌43 = −𝑦34 = 𝑗12,50 𝑌44 = 𝑦34 = −𝑗12,50

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On obtient :
𝐼1 −𝑗8,50 𝑗2,50 𝑗5,00 0 𝑉1
𝐼 𝑗2,50 −𝑗8,75 𝑗5,00 0 𝑉
[ 2] = [ ] [ 2]
0 𝑗5,00 𝑗5,00 −𝑗22,50 𝑗12,50 𝑉3
0 0 0 𝑗12,50 −𝑗12,50 𝑉4
Donc :
−𝑗8,50 𝑗2,50 𝑗5,00 0
𝑗2,50 −𝑗8,75 𝑗5,00 0
𝑌=[ ]
𝑗5,00 𝑗5,00 −𝑗22,50 𝑗12,50
0 0 𝑗12,50 −𝑗12,50

7. Formation de la matrice impédance nodale

La matrice impédance 𝑍𝑏𝑢𝑠 est la matrice dont les éléments sont les impédances de points de
conduite de circuits ouverts (éléments diagonaux) et d’impédances de transfert (éléments non
diagonaux) entre les nœuds et la référence. Elle peut être obtenue par :

𝑍𝑏𝑢𝑠 = (𝑌𝑏𝑢𝑠 )−1 (26)

La formation directe de 𝑍𝑏𝑢𝑠 n’est pas aussi simple que celle de 𝑌𝑏𝑢𝑠 . La construction de 𝑍𝑏𝑢𝑠 se fait
en partant d’une matrice 𝑍𝑏𝑢𝑠 initiale (correspondant à un réseau partiel d’au moins un élément)
pour former une deuxième matrice par l’addition d’un autre élément, puis une troisième matrice en
ajoutant encore un autre élément et ainsi de suite jusqu’à ce que tous les éléments soient inclus.
Donc, la technique de formation de 𝑍𝑏𝑢𝑠 est de suivre le réseau dans son évolution, dont on a le libre
choix. Un réseau initial est choisi de telle sorte que sa matrice peut être formée sans ambiguïté. A la
limite, ce réseau est formé d’un seul élément joignant le nœud de référence à un autre nœud. La
matrice correspondante se réduit alors à un seul terme égal à l’impédance de cet élément.

Soit un élément 𝑝 − 𝑞 qu’on ajoute au réseau partiel de 𝑚 nœuds ; cet élément peut être soit une
branche (Fig. 11), soit une boucle (Fig. 12).
Si l’élément 𝑝 − 𝑞 est une branche, le nouveau nœud 𝑞 est ajouté au réseau partiel et la matrice aura
(𝑚 + 1) × (𝑚 + 1) pour dimension. Les nouveaux vecteurs tensions et courants auront (𝑚 + 1) ×
1 pour dimension. La détermination de la nouvelle matrice impédance exige seulement le calcul des
éléments de la colonne et de la ligne ajoutée.
Si l’élément 𝑝 − 𝑞 est une boucle, il n’y a pas de nouveau nœud ajouté au réseau partiel, ainsi les
dimensions de la matrice restent inchangées, mais tous les éléments de matrice doivent être
recalculés pour inclure l’effet de cette boucle ; Et on obtient ainsi une nouvelle matrice d’impédance
de transfert.

7.1. Ajout d’une branche


Dans ce cas l’élément 𝑝 − 𝑞 ajouté au réseau partiel est une branche car le nœud 𝑞 est un nouveau
nœud.

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Fig. 11 : Ajout d’une branche

Le système d’équations d’un réseau partiel avec l’ajout d’une branche 𝑝 − 𝑞 s’écrit sous la forme
suivante :

𝑉1 𝑍11 𝑍12 ⋯ 𝑍1𝑝 ⋯ 𝑍1𝑚 𝑍1𝑞 𝐼1


𝑉2 𝑍21 𝑍22 ⋯ 𝑍2𝑝 ⋯ 𝑍2𝑚 𝑍2𝑞 𝐼2
⋮ ⋮ ⋮ ⋯ ⋮ ⋯ ⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑝 = 𝑍𝑝1 𝑍𝑝2 ⋯ 𝑍𝑝𝑝 ⋯ 𝑍𝑝𝑚 𝑍𝑝𝑞 ∙ 𝐼𝑝
⋮ ⋮ ⋮ ⋯ ⋮ ⋯ ⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑚 𝑍𝑚1 𝑍𝑚2 ⋯ 𝑍𝑚𝑝 ⋯ 𝑍𝑚𝑚 𝑍𝑚𝑞 𝐼𝑚 (27)
[ 𝑉𝑞 ] [ 𝑍𝑞1 𝑍𝑞2 ⋯ 𝑍𝑞𝑝 ⋯ 𝑍𝑞𝑚 𝑍𝑞𝑞 ] [ 𝐼𝑞 ]

Les éléments du réseau sont passifs et linéaires, il en résulte que :

𝑍𝑞𝑖 = 𝑍𝑖𝑞 (28)

où 𝑖 = 1,2, . . . , 𝑚 représente les nœud du réseau partiel sans introduction du nouveau nœud 𝑞.
La branche ajoutée 𝑝 − 𝑞 peut être couplée avec un ou plusieurs éléments du réseau de départ.
Les éléments 𝑍𝑞𝑖 sont déterminés en injectant un courant de 1𝑝𝑢 au nœud 𝑖 et en mesurant la
tension au nœud 𝑞.
Puisque on a injecté le courant uniquement au nœud 𝑖 et que les courants des autres nœuds sont
nuls, l’équation (27) devient :
𝑉1 = 𝑍1𝑖 𝐼𝑖
𝑉2 = 𝑍2𝑖 𝐼𝑖
⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑝 = 𝑍𝑝𝑖 𝐼𝑖 (29)
⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑚 = 𝑍𝑚𝑖 𝐼𝑖
{ 𝑉𝑞 = 𝑍𝑞𝑖 𝐼𝑖

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La tension du nouveau nœud peut être évaluée en fonction de la tension 𝑉𝑝 et la tension de la branche
𝑉𝑝𝑞 .
𝑉𝑝𝑞 = 𝑉𝑝 − 𝑉𝑞 (30)
ou encore
𝑉𝑞 = 𝑉𝑝 − 𝑉𝑝𝑞 (31)

Les courants dans les éléments du réseau de la Fig. 11 sont exprimés à l’aide des admittances
primitives et tensions entre ces éléments.
𝐼𝑝𝑞 𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞 [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] 𝑉𝑝𝑞
[ ]=[ ]∙[ ] (32)
[𝐼𝛼𝛽 ] [𝑦𝛼𝛽,𝑝𝑞 ] [𝑦𝛼𝛽,𝛼𝛽 ] [𝑉𝛼𝛽 ]
𝑝𝑞 : indice fixe de l’élément à ajouter ;
𝛼𝛽 : indice variable et se réfère à tous les éléments du réseau partiel ;
[𝐼𝛼𝛽 ] et [𝑉𝛼𝛽 ] sont les valeurs courant et tension des éléments du réseau partiel ;
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞 : admittance propre de l’élément ajouté ;
[𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] : vecteur des mutuelles admittances entre l’élément ajouté (𝑝 − 𝑞) et les éléments
(𝛼 − 𝛽) du réseau partiel ;
[𝑦𝛼𝛽,𝛼𝛽 ] : matrice des admittances primitives du réseau partiel.

Le courant dans la branche ajoutée est nul, ainsi on a :


𝐼𝑝𝑞 = 0 (33)
Cependant, 𝑉𝑝𝑞 la tension de cette branche n’est pas nulle parce qu’elle est couplée mutuellement
avec un ou plusieurs des éléments du réseau partiel.
La tension entre deux nœuds d'indices 𝛼 et 𝛽 est donnée comme suit :
𝑉𝛼𝛽 = 𝑉𝛼 − 𝑉𝛽 (34)
Des équations (32), (33) et (34) résulte :
𝐼𝑝𝑞 = 𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞 ∙ 𝑉𝑝𝑞 + [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑉𝛼𝛽 ] = 0 (35)
On obtient alors
[𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑉𝛼 − 𝑉𝛽 ]
𝑉𝑝𝑞 = − (36)
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞
Ou encore :
[𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑉𝛼 − 𝑉𝛽 ]
𝑉𝑞 = 𝑉𝑝 + (37)
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞
De plus on pose pour 𝑉𝑝 , 𝑉𝑞 , 𝑉𝛼 et 𝑉𝛽 du système (29) que le courant 𝐼𝑖 est égal à l’unité, on obtient
finalement le terme de la matrice d’impédance nouvelle après ajout de la branche comme suit :
[𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑍𝛼𝑖 − 𝑍𝛽𝑖 ]
𝑍𝑞𝑖 = 𝑍𝑝𝑖 + 𝑖 = 1,2, … , 𝑚 ; 𝑖 ≠ 𝑞 (38)
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞

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L’élément 𝑍𝑞𝑞 peut être calculé en injectant cette fois, un courant de 1𝑝𝑢 au nœud 𝑞 et on mesure
la tension de ce même nœud, il résulte du système (29) que :
𝑉1 = 𝑍1𝑞 𝐼𝑞
𝑉2 = 𝑍2𝑞 𝐼𝑞
⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑝 = 𝑍𝑝𝑞 𝐼𝑞 (39)
⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑚 = 𝑍𝑚𝑞 𝐼𝑞
{ 𝑉𝑞 = 𝑍𝑞𝑞 𝐼𝑞
On pose 𝐼𝑞 = 1𝑝𝑢, donc 𝑍𝑞𝑞 est connue en mesurant la tension 𝑉𝑞 . Et le courant dans la branche
ajoutée vaudra :
𝐼𝑝𝑞 = −𝐼𝑞 = −1 (40)
De l’équation (32) on obtient :
𝐼𝑝𝑞 = 𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞 ∙ 𝑉𝑝𝑞 + [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑉𝛼𝛽 ] = −1 (41)
D’où :
1 + [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑉𝛼 − 𝑉𝛽 ]
𝑉𝑞 = 𝑉𝑝 + (42)
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞

Ainsi en remplaçant 𝑉𝑝 , 𝑉𝑞 , 𝑉𝛼 et 𝑉𝛽 de (39) avec 𝐼𝑞 = 1𝑝𝑢, on obtient :

1 + [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑍𝛼𝑞 − 𝑍𝛽𝑞 ]


𝑍𝑞𝑞 = 𝑍𝑝𝑞 + (43)
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞

7.2. Ajout d’une boucle


Si l’élément ajouté 𝑝 − 𝑞 est une boucle, la technique pour recalculer les éléments de la nouvelle
matrice impédance consiste à connecter avec l’élément additionné une source de tension fictive
comme le montre la Fig. 12.

Cependant cette technique crée un nœud fictif 𝑙 qui sera éliminé par la suite. La source de tension 𝑒𝑙
est choisie de telle sorte que le courant circulant dans la boucle sera nul.
Le système d’équations représentant le réseau partiel, la boucle (𝑝 − 𝑙) ajoutée et la source de
tension 𝑒𝑙 sera donné par :
𝑉1 𝑍11 𝑍12 ⋯ 𝑍1𝑝 ⋯ 𝑍1𝑚 𝑍1𝑙 𝐼1
𝑉2 𝑍21 𝑍22 ⋯ 𝑍2𝑝 ⋯ 𝑍2𝑚 𝑍2𝑙 𝐼2
⋮ ⋮ ⋮ ⋯ ⋮ ⋯ ⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑝 = 𝑍𝑝1 𝑍𝑝2 ⋯ 𝑍𝑝𝑝 ⋯ 𝑍𝑝𝑚 𝑍𝑝𝑙 ∙ 𝐼𝑝 (44)
⋮ ⋮ ⋮ ⋯ ⋮ ⋯ ⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑚 𝑍𝑚1 𝑍𝑚2 ⋯ 𝑍𝑚𝑝 ⋯ 𝑍𝑚𝑚 𝑍𝑚𝑙 𝐼𝑚
[ 𝑒𝑙 ] [ 𝑍𝑙1 𝑍𝑙2 ⋯ 𝑍𝑙𝑝 ⋯ 𝑍𝑙𝑚 𝑍𝑙𝑙 ] [ 𝐼𝑙 ]

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Fig. 12 : Ajout d’une boucle

Comme la tension de la source 𝑒𝑙 est égale à (𝑉𝑙 – 𝑉𝑞 ), alors l’élément 𝑍𝑙𝑖 peut être déterminé en
injectant un courant de 1𝑝𝑢 au nœud 𝑖 et en mesurant les tensions en tenant compte du nœud 𝑙.
Puisque tous les autres courants sont nuls, il vient de l’équation (44) que :
𝑉1 = 𝑍1𝑖 𝐼𝑖
𝑉2 = 𝑍2𝑖 𝐼𝑖
⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑝 = 𝑍𝑝𝑖 𝐼𝑖 (45)
⋮ ⋮ ⋮
𝑉𝑚 = 𝑍𝑚𝑖 𝐼𝑖
{ 𝑒𝑙 = 𝑍𝑙𝑖 𝐼𝑖
C’est-à-dire :
𝑉𝑘 = 𝑍𝑘𝑖 ∙ 𝐼𝑖 𝑖 = 1,2, … , 𝑚 (46)
𝑒𝑙 = 𝑍𝑙𝑖 ∙ 𝐼𝑖 (47)

En plus, la source de tension est donnée par :


(48)
𝑒𝑙 = 𝑉𝑙 − 𝑉𝑞 = 𝑉𝑝 − 𝑉𝑞 − 𝑉𝑝𝑙

Et puisque le courant dans la boucle ajoutée est nul 𝐼𝑝𝑞 = 0, l’élément 𝑝 − 𝑙 peut être donc traité
comme une branche.
Le courant dans cet élément sera obtenu à partir de (32) :

𝐼𝑝𝑙 = 𝑦𝑝𝑙,𝑝𝑙 𝑉𝑝𝑙 + [𝑦𝑝𝑙,𝛼𝛽 ][Vαβ ] = Ipq = 0 (49)


Donc :
[𝑦𝑝𝑙,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑉𝛼 − 𝑉𝛽 ] (50)
𝑉𝑝𝑙 = −
𝑦𝑝𝑙,𝑝𝑙

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et comme 𝑦𝑝𝑙,𝑝𝑙 = 𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞


et que [𝑦𝑝𝑙,𝛼𝛽 ] = [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ]
[𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑉𝛼 − 𝑉𝛽 ] (51)
𝑉𝑝𝑙 = −
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞
En posant 𝐼𝑖 = 1𝑝𝑢 dans l’équation (45) et en combinant (48) et (51), on obtient :

[𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑍𝛼𝑖 − 𝑍𝛽𝑖 ] (52)


𝑍𝑙𝑖 = 𝑍𝑝𝑖 − 𝑍𝑞𝑖 + 𝑖 = 1,2, . . , 𝑚 ; 𝑖 ≠ 𝑞
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞

L’élément 𝑍𝑙𝑙 peut être calculé en injectant un courant au nœud 𝑙 avec le nœud 𝑞 comme référence
et en mesurant la tension au nœud 𝑙 par rapport au nœud 𝑞.
Puisque tous les courants aux autres nœuds sont nuls, il vient de l’équation (44) que :
(53)
𝑉𝑘 = 𝑍𝑘𝑙 ∙ 𝐼𝑙 𝑘 = 1,2, … , 𝑚
𝑒𝑙 = 𝑍𝑙𝑙 ∙ 𝐼𝑙 (54)

En posant toujours 𝐼𝑙 = 1𝑝𝑢 , le courant dans l’élément (𝑝 − 𝑙) est 𝐼𝑝𝑙 = −𝐼𝑙 = −1

𝐼𝑝𝑙 = 𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞 𝑉𝑝𝑙 + [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ][Vαβ ] = −1 (55)


On aura ainsi :
1 + [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑉𝛼 − 𝑉𝛽 ] (56)
𝑉𝑝𝑙 =
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞
Et après substitution dans (48) comme précédemment, on trouve l’élément d’impédance 𝑍𝑙𝑙 :

1 + [𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 ] ∙ [𝑍𝛼𝑙 − 𝑍𝛽𝑙 ] (57)


𝑍𝑙𝑙 = 𝑍𝑝𝑙 − 𝑍𝑞𝑙 +
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞

Les éléments de l’axe 𝑙 (ligne et colonne 𝑙) de la matrice du réseau partiel augmenté, sont donnés
par les équations (52) et (57).
Il reste à calculer la matrice d’impédances incluant l’effet de la boucle. Ceci peut être accompli en
modifiant les éléments 𝑍𝑖𝑗 (𝑖, 𝑗 = 1,2, … . 𝑚) en éliminant l’axe 𝑙 correspondant au nœud fictif
(réduction de Kron), ce dernier est éliminé en court-circuitant la source de tension 𝑒𝑙 .
De l’équation (44) :
[𝑉] = [𝑍] ∙ [𝐼] + [𝑍𝑖𝑙 ] ∙ 𝐼𝑙 𝑖 = 1: 𝑚 (58)
D’autre part :
𝑒𝑙 = [𝑍𝑙𝑗 ] ∙ [𝐼] + 𝑍𝑙𝑙 ∙ 𝐼𝑙 = 0 𝑗 = 1: 𝑚 (59)

A partir des équations (58) et (59), on obtient :

[𝑍1:𝑚,𝑙 ] ∙ [𝑍𝑙,1:𝑚 ] (60)


[𝑉] = ([𝑍] − ) ∙ [𝐼]
𝑍𝑙𝑙
Il vient donc :

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[𝑍1:𝑚,𝑙 ] ∙ [𝑍𝑙,1:𝑚 ] (61)


𝑍 𝑛𝑒𝑤 = 𝑍 𝑜𝑙𝑑 −
𝑍𝑙𝑙
Ou encore :
𝑍𝑖𝑙 ∙ 𝑍𝑙𝑗
𝑍𝑖𝑗 𝑛𝑒𝑤 = 𝑍𝑖𝑗 𝑜𝑙𝑑 − (62)
𝑍𝑙𝑙

7.3. Algorithme de formation de 𝒁𝒃𝒖𝒔

Lire les données des éléments du réseau (nœuds de départ et d’arrivée, impédances primitives et
mutuelles)

Pour 𝑘 allant de 1 au dernier élément de la liste faire

Si 𝑘 est un élément radial alors


Lire les nœuds 𝑝 et 𝑞
Lire 𝑧𝑝𝑞
Si 𝑧𝑝𝑞 est déjà couplée mutuellement avec un ou plusieurs éléments alors 𝑚𝑢𝑡 = 1
Pour 𝑖 allant de 1 à 𝑚 faire
Si 𝑚𝑢𝑡 = 1 alors
{𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 } ∙ {𝑍𝛼𝑖 − 𝑍𝛽𝑖 }
Calculer : 𝑝𝑟 =
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞
Sinon 𝑝𝑟 = 0
Fin si
𝑍𝑞𝑖 = 𝑍𝑝𝑖 + 𝑝𝑟
Fin pour
Si 𝑚𝑢𝑡 = 1 alors

Calculer : 𝑝𝑠 = {𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 } ∙ {𝑍𝛼𝑞 − 𝑍𝛽𝑞 }


Sinon 𝑝𝑠 = 0
Fin si
1 + 𝑝𝑠
𝑍𝑞𝑞 = 𝑍𝑝𝑞 +
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞

Si 𝑘 est un élément de boucle alors


Lire les nœuds 𝑝 et 𝑞
Lire 𝑧𝑝𝑞
Si 𝑧𝑝𝑞 est déjà couplée mutuellement avec un ou plusieurs éléments alors 𝑚𝑢𝑡 = 1
Pour 𝑖 allant de 1 à 𝑚 faire
Si 𝑚𝑢𝑡 = 1 alors

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{𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 } ∙ {𝑍𝛼𝑖 − 𝑍𝛽𝑖 }


Calculer : 𝑝𝑟 =
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞
Sinon 𝑝𝑟 = 0
Fin si
𝑍𝑙𝑖 = 𝑍𝑝𝑖 – 𝑍𝑞𝑖 + 𝑝𝑟
Fin pour
Si 𝑚𝑢𝑡 = 1 alors

Calculer : 𝑝𝑠 = {𝑦𝑝𝑞,𝛼𝛽 } ∙ {𝑍𝛼𝑙 − 𝑍𝛽𝑙 }


Sinon 𝑝𝑠 = 0
Fin si
1 + 𝑝𝑠
𝑍𝑙𝑙 = 𝑍𝑝𝑙 − 𝑍𝑞𝑙 +
𝑦𝑝𝑞,𝑝𝑞
Pour 𝑖 allant de 1 à 𝑚 faire
Pour 𝑗 allant de 1 à 𝑚 faire
𝑍𝑖𝑙 ∙ 𝑍𝑙𝑗
𝑍𝑖𝑗 𝑛𝑒𝑤 = 𝑍𝑖𝑗 𝑜𝑙𝑑 −
𝑍𝑙𝑙
Fin pour

Fin pour

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Exemple 5 :

Déterminer l’impédance 𝑍𝑏𝑢𝑠 du réseau de l’exemple 4.


Les étapes de formation de la matrice de 𝑍𝑏𝑢𝑠 se fait dans l’ordre des éléments suivant : 1-0, 2-0,
1-3, 1-2, 2-3 et 3-4.

1. Elément 1-0 : 𝑍 = [𝑗1]


Pas de mutuelles.

2. Elément 2-0 : branche


𝑗1 0
𝑍=[ ]
0 𝑗0,8
3. Elément 1-3 : branche
𝑍31 = 𝑍11 = 𝑗1 𝑍32 = 𝑍12 = 0 𝑍33 = 𝑍13 + 𝑧13 = 𝑗1 + 𝑗0,2 = 𝑗1,2

𝑗1 0 𝑗1
𝑍 = [ 0 𝑗0,8 0 ]
𝑗1 0 𝑗1,2

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4. Elément 1-2 : boucle


𝑍𝑙1 = 𝑍11 − 𝑍21 = 𝑗1 𝑍𝑙2 = 𝑍12 − 𝑍22 = 0 − 𝑗0,8 𝑍𝑙3 = 𝑍13 − 𝑍23 = 𝑗1 − 0
𝑍𝑙𝑙 = 𝑍1𝑙 − 𝑍2𝑙 + 𝑧12 = 𝑗1 + 𝑗0,8 + 𝑗0,4

𝑗1 0 𝑗1 𝑗1
Elimination axe 4 𝑗0,54 𝑗0,36 𝑗0,54
0 𝑗0,8 0 −𝑗0,8
𝑍=[ ] 𝑍 = [𝑗0,36 𝑗0,509 𝑗0,36 ]
𝑗1 0 𝑗1,2 𝑗1 ⟶ 𝑗0,54 𝑗0,36 𝑗0,745
𝑗1 −𝑗0,8 𝑗1 𝑗2,2

5. Elément 2-3 : boucle


𝑍𝑙1 = 𝑍21 − 𝑍31 = 𝑗0,36 − 𝑗0.54 𝑍𝑙2 = 𝑍22 − 𝑍32 = 𝑗0.509 − 𝑗0,36
𝑍𝑙3 = 𝑍23 − 𝑍33 = 𝑗0,36 − 𝑗0.745 𝑍𝑙𝑙 = 𝑍2𝑙 − 𝑍3𝑙 + 𝑧23 = 𝑗0,149 + 𝑗0,385 + 𝑗0,2

𝑗0,54 𝑗0,36 𝑗0,54 −𝑗0,18 Elimination 𝑗0,496 𝑗0,396 𝑗0,446


𝑗0,36 𝑗0,509 𝑗0,36 𝑗0,149 axe 4 𝑍 = [𝑗0,396 𝑗0,479 𝑗0,438]
𝑍=[ ]
𝑗0,54 𝑗0,36 𝑗0,745 −𝑗0,385 𝑗0,446 𝑗0,438 𝑗0,543

−𝑗0,18 𝑗0,149 −𝑗0,385 𝑗0,734

6. Elément 3-4 : branche


𝑍41 = 𝑍31 = 𝑗0,446 𝑍42 = 𝑍32 = 𝑗0.438 𝑍43 = 𝑍33 = 𝑗0,543
𝑍44 = 𝑍34 + 𝑧34 = 𝑗0,543 + 𝑗0,08 = 𝑗0,623

𝑗0,496 𝑗0,396 𝑗0,446 𝑗0,446


𝑗0,396 𝑗0,479 𝑗0,438 𝑗0,438
𝑍=[ ]
𝑗0,446 𝑗0,438 𝑗0,543 𝑗0,543
𝑗0,446 𝑗0,438 𝑗0,543 𝑗0,623

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