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Électrotechnique

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Chapitre 5.

Applications en Electrotechnique

3.1- Introduction
Dans ce chapitre, nous abordons les points suivants:
i) Automatisation de démarrage des moteurs à courant continu,
ii) Démarrage‐Arrêt automatique des moteurs asynchrones et synchrones,
iii) Automatisation du processus de protection électromagnétique/thermique des moteurs
3.2 Automatisation de démarrage des moteurs à courant continu
3.2.1- RappelÆDémarrage manuel des moteurs à courant continu
On ne peut alimenter un moteur à courant continu en excitation séparée ou shunt à pleine
tension pendant la phase de démarrage. En effet, la vitesse (n) au démarrage étant nulle, la force
contre électromotrice E = prop. N est aussi nulle. Le courant induit ne se trouve limité que par la
résistance de l’induit R.

ExempleÆ U=220V et R = 0.4Ω Æ Id = 220/0 .4 = 550A !!!!!!

Pour palier (échelon) à ce problème deux solutions sont possibles :


• Si le moteur est alimenté par une source de tension variable on peut faire croître
progressivement la tension de façon à ce que le courant ne dépasse pas 2.5In (In : courant
nominal).
• Si le réseau est fixe, on introduit en série avec le circuit d’induit une résistance Rd
variable que l’on élimine progressivement.

Démarrage manuel ÆUtilisation du rhéostat de démarrage Rd

Manuellement on met la manette en contact avec le premier plot actif du rhéostat. La


manette est maintenue grâce à l’électroaimant mis en série avec l’inducteur. Si pour une raison
quelconque, le circuit inducteur est coupé, la manette est relâchée et le moteur est mis hors tension
pour éviter son emballement.

3.2.2- Démarrage automatique d'un moteur à CC


a) à excitation séparée dans un sens de rotation
Démarrage semi-automatique :
Une action sur le bouton poussoir S2 excite la
bobine KM1 ce qui provoque :
- son auto-alimentation et l’alimentation des bobines KM2
et KM3 pendent un temps limité.
- le verrouillage du contacteur KM1
- la mise sous tension de l'inducteur à travers le rhéostat
d'excitation Re (minimum de résistance au démarrage),
- la mise sous tension de l'induit à travers les résistances
de démarrage R1 et R2.
- Alimentation du moteur moteur à courant
continu démarrage dans un sens de rotation.
- Les résistances R1 puis R2 sont éliminées
successivement après un temps prédéterminé par un
retard de fermeture provoqué par les temporisateurs
montés sur les contacteurs KM1 et KM2.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

Une action sur le bouton poussoir S1, coupe l’alimentation de la bobine KM1, le moteur
s’arrête

b) A excitation séparée/série, deux sens de rotation

Fonctionnement du circuit de puissance Fonctionnement du circuit de commande


• Fermeture du sectionneur Q. • Impulsion sur S2 ou S3 en fonction du sens de
• Fermeture du contacteur KM1 ou KM2 (choix rotation que l’on souhaite obtenir
du sens de rotation). • Alimentation de KM1 ou KM2 et KA3
• Fermeture du contact K1, augmentation de la
vitesse du moteur • Auto-maintien de KM1 ou KM2
• Fermeture du contact K2, vitesse nominale du • Fermeture du contact temporisé ka3 et alimentation
moteur atteinte. de KA1
• Particularité : Réglage du relais thermique à • Fermeture du contact temporisé ka1 et alimentation
une valeur légèrement supérieure au courant de KA2
nominal absorbé par l’induit du moteur. • Arrêt manuel par impulsion sur S1
• Particularité : Le réglage des temporisations se fera
en fonction de l’ inertie de la charge à entraîner (plus
elle sera importante plus les temporisations devront être
longues).

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

Schémas du démarreur d'un moteur à CC avec excitation séparée


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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

Fonctionnement du circuit de puissance Fonctionnement du circuit de commande


• Fermeture du sectionneur Q. • Impulsion sur S2 ou S3 en fonction du sens de rotation
• Fermeture du contacteur KM1 ou KM2 (choix que l’on souhaite obtenir
du sens de rotation). • Alimentation de KM1 ou KM2 et KA3
• Fermeture du contact KA1, augmentation de
la vitesse du moteur • Auto-maintien de KM1 ou KM2
• Fermeture du contact KA2, vitesse nominale • Fermeture du contact temporisé ka3 et alimentation de
du moteur atteinte. KA1
• Particularité : Réglage du relais thermique à • Fermeture du contact temporisé ka1 et alimentation de
une valeur légèrement supérieure au courant KA2
nominal absorbé par l’induit du moteur. • Arrêt manuel par impulsion sur S1
• Particularité : Le réglage des temporisations se fera en
fonction de l’ inertie de la charge à entraîner (plus elle
sera importante plus les temporisations devront être
longues).

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

Schémas du démarreur d'un moteur à CC avec excitation constante en série

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

Automatisation d’un MCC (petit) par un API :

*Fonctionnement :

*Une action sur le bouton poussoir S1 excite la bobine KM1 ce qui provoque :
-son auto-alimentation.
-le verrouillage du contacteur KM1
*une action sur le bouton poussoir S2, excite la bobine kM2, ce qui met le moteur a courant
continu sous tension et le démarre dans un sens de rotation.
*une action sur le bouton poussoir S4, coupe l’alimentation de la bobine KM1, le moteur s’arrête
*Une action sur les boutons poussoirs S1 puis S3, excite les bobines KM1 et kM3 ce qui
provoque :
-son auto-alimentation.
-le verrouillage du contacteur KM3.
-Alimentation du moteur à courant continu et son démarrage dans l’autre un
sens de rotation.

5.3- Démarrage-Arrêt automatique des moteurs triphasés asynchrones et synchrones

Lors de la mise sous tension d’un moteur, l’appel de courant sur le réseau est important et
peut, surtout si la section de la ligne d’alimentation est insuffisante, provoquer une chute de tension
susceptible d’affecter le fonctionnement des récepteurs. Parfois, cette chute de tension est telle
qu’elle est sensible sur les appareils d’éclairage. Pour remédier à ces inconvénients, les règlements
de quelques secteurs interdisent, au-dessus d’une certaine puissance, l’emploi de moteurs
démarrant en direct.

NB : Æ voir le le reporter aux pages K34 à K39 du catalogue Distribution BT 1999/2000 et


aux tableaux des chutes de tension admissibles selon la norme NFC 15-100.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

En fonction des caractéristiques du moteur et de la charge, plusieurs méthodes de démarrages sont


utilisées. Le choix sera dicté par des impératifs électriques, mécaniques et économiques. La nature
de la charge entraînée aura également une grande incidence sur le mode de démarrage à retenir. Les
principaux modes de démarrage Introduction sont :

1) Démarrage direct ÆI démarrage = 5 à 8 l nominal et C démarrage = 0.5 à 1.5 C nominal.


2) Démarrage étoile-triangle Æ Id = 1.5 à 2.6 In et Cd = 0.2 à 0.5 Cn
3) Démarrage de moteurs à enroulements partagés “part winding”Æ utilisé en Europe,
4) Démarrage statorique à résistanceÆ Id = 4.5 In et - Cd = 0.75 Cn
5) Démarrage par autotransformateurÆ Id = 1.7 à 4 In et Cd = 0.5 à 0.85 Cn.
6)Démarrage des moteurs à baguesÆ pour un couple de démarrage égal à 2 Cn, la pointe de
courant est d'environ 2 In, mais, en couplage direct
sur le réseau, avec 6 In on arrive à 1.5 Cn.
7) Démarrage/ralentissement par démarreur électronique (soft starter)Æ Il peut être
utilisé :
- en limitation de courant,
- en régulation de couple.
-limitation de courant permet de fixer un courant
maximum (3 à 4 x In) pendant la phase de
démarrage
8) Démarrage par convertisseur de fréquenceÆ Il permet :
- de démarrer des charges de forte inertie,
- de démarrer des charges importantes sur un réseau de faible pouvoir de court-circuit,
- d’optimiser la consommation d’énergie électrique en fonction de la vitesse sur les
turbomachines.
- Il s’applique sur tous types de machines.
Tableau récapitulatif des différents modes de démarrage des moteurs triphasés

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

NB :
Pour le démarrage des moteurs asynchrones monophasés, consulter le site :
https://www.usinages.com/attachments/demarrage-protection-moteurs-pdf

5.3.1- Démarrage-Arrêt semi-automatique des moteurs triphasés asynchrones


a) Direct d’un moteur à 1 sens de rotation

Les schémas suivants permettent d'alimenter un moteur asynchrone triphasé directement sur le
réseau. Le moteur est commandé par un bouton marche et un bouton d'arrêt, l'arrêt est prioritaire.
Le schéma de puissance est constitué principalement d'un sectionneur, d'un contacteur et d'un relais
thermique.
Dans le cas d'une partie commande en basse tension comme montré sur le schéma de commande, il
faut ajouter un transformateur (mono 230V ou mono 400V) et ses protections.
Ce montage est aussi équipé de voyants (optionnels).
• Schéma de puissance.
• Schéma de commande.

1) Schéma de puissance :

2) Schéma de commande :

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

b) Démarrage direct d’un moteur à 2 sens de rotation

Les schémas suivants permettent d'alimenter un moteur asynchrone triphasé directement sur le
réseau. Le moteur est commandé par un bouton marche avant, un bouton marche arrière et un
bouton d'arrêt, l'arrêt est prioritaire.

Le schéma de puissance est constitué principalement d'un sectionneur, de deux contacteurs équipés
d'inter-verrouillage et d'un relais thermique.

Dans le cas d'une partie commande en basse tension comme montré sur le schéma de commande, il
faut ajouter un transformateur (mono 230V ou mono 400V) et ses protections.
Ce montage est aussi équipé de voyants (optionnels).
• Schéma de puissance.
• Schéma de commande.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

1) Schéma de puissance :

2) Schéma de commande :

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

c) Démarrage étoile/triangle ( de plus de 5 CV (4 KW))

Les schémas suivants permettent d'alimenter un moteur asynchrone triphasé d'une puissance
importante nécessitant ce type de démarrage, qui permet de limiter le courant d'appel au démarrage.
Le moteur est commandé par un bouton marche et un bouton d'arrêt, l'arrêt est prioritaire.
Le schéma de puissance est constitué principalement d'un sectionneur, de trois contacteurs et d'un
relais thermique.

Dans le cas d'une partie commande en basse tension comme montré sur le schéma de commande, il
faut ajouter un transformateur (mono 230V ou mono 400V) et ses protections.
Ce montage est aussi équipé de voyants (optionnels).
• Schéma de puissance.
• Schéma de commande.

1) Schéma de puissance :

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

2) Schéma de commande :

La commande est effectuée par des boutons poussoirs momentanés (S1 et S2).
Une impulsion sur le bouton poussoir MARCHE (S2) met la bobine du contacteur étoile (KM1)
sous tension et ferme son contact ; ce dernier alimente KM2 le contacteur de ligne. Le contact KM2
étant maintenant fermé, il auto alimente la bobine KM2, démarre le cycle de la temporisation et
permet l'auto maintient du contacteur KM1. Nous pouvons noter qu'un contact de KM1 interdit la
mise sous tension de KM3.
Dans cette phase le moteur est couplé en étoile et prend de la vitesse.
La temps préréglé du dispositif de temporisation s'écoule et les contacts de la temporisation se
déclenchent.
La bobine KM1 n'est plus alimentée (le contact NC temporisé KM2 s'ouvre) et de ce fait autorise
l'alimentation de KM3 conjointement avec le contact NO de temporisation KM2.
KM3 s'enclenche et permet au couplage triangle d'être effectif.
Nous pouvons noter qu'un contact de KM3 interdit la mise sous tension de KM1 (ce dispositif est
un ou exclusif appelé verrouillage électrique).
Une impulsion sur le bouton poussoir S1 (BP ARRET) arrête le moteur.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

Comment choisir les matériels ?


Le choix des appareillages est principalement réalisé en fonction du moteur.
Il faudra calculer le courant qui traversera les appareillages en cherchant le courant nominal du
moteur, ou bien en utilisant sa puissance utile, dans ce cas il faut diviser cette puissance par le
rendement du moteur et utiliser la formule :

I = P/√3 x U x cos phi

Une fois le courant calculé il ne reste plus qu'a choisir dans un catalogue les deux contacteurs qui
doivent doivent posséder un inter-verrouillage entre-eux, c'est a dire une protection mécanique pour
éviter l'appui sur les deux contacteurs en mêmes temps, ils sont vendu en bloc, les auxiliaires des
contacteurs à choisir en fonction du nombre de contact souhaité, le relais thermique réglé en
fonction du courant triangle.

Il faut aussi dimensionner le transformateur en fonction de la puissance nécessaire en additionnant


les courants : d'appel du contacteur et les voyants. Il suffit alors d'utiliser la formule :

S = U x I ou I = S / U

Une fois la puissance du transformateur choisi, il faut calculer les fusibles en conséquence, toujours
en utilisant la formule S=UxI.

Les fusibles seront du type aM au primaire, gI au secondaire. En dernier lieu on pourra calculer le
calibre des fusibles du sectionneur (type aM).

5.3.2- Démarrage-Arrêt semi-automatique des moteurs triphasés synchrones

Si nous appliquons une tension triphasée alternative sur un moteur synchrone et que nous
l’excitons, nous remarquerons que le moteur ne se mettra pas en rotation. Nous savons que si le
décalage angulaire entre les deux champs est supérieur à 90°, nous avons décrochage. Hors au
démarrage, le champ statorique est à vitesse du synchronisme de façon instantanée ce qui
empêchera tout accrochage. Il nous faut donc amener la vitesse du rotor à une vitesse proche de
celle du synchronisme pour permettre un accrochage du champ rotorique sur le champ
statorique.

a) Utilisation d’un moteur auxiliaire :


On entraîne le moteur synchrone à une vitesse de rotation à peine inférieure à celle du
synchronisme au moyen d’un moteur asynchrone de faible puissance. Le moteur synchrone est
couplé au réseau lorsque sa vitesse s’est stabilisée.

b) Utilisation d’une excitatrice


On alimente dans ce cas l’excitatrice accouplée au moteur synchrone en vu de fournir à ce
dernier la tension continue ce revient à faire tourner cette excitatrice en moteur. Quand la vitesse
voulue est atteinte, on déconnecte l’alimentation de l’excitatrice par exemple d’un jeu de batterie,
on alimente le stator du moteur et connecte l’excitatrice sur l’inducteur du moteur synchrone.
c) Démarrage en asynchrone synchronisé
Nous réalisons dans ce cas le court-circuit du rotor. Nous savons que à l’arrêt les conducteurs
rotoriques vont voir une variation de flux et donc engendrer des FEM qui sur un court circuit vont
pousser des courants dans les enroulements du rotor. Noter que les FEM et les courants seront ici
lternatif. Je peux donc voir que les courants rotoriques vont induire des flux qui en association vont
créer un champ tournant rotorique sur le même principe que pour le stator. Les deux champs vont
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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

ainsi pouvoir s’accrocher entres eux et mettre le rotor en rotation. Un fois la vitesse du
synchronisme proche, on retire le court circuit du rotor et on injecte la tension continue.

5.3.2- Démarrage-Arrêt automatique des moteurs triphasés asynchrones par un API

a) Direct d’un moteur à 1 sens de rotation

Travail à réaliser :

1. Dans un tableau, identifiez les variables d’entrées/sorties du système :


2. Tracez le grafcet qui décrit le fonctionnement du système.
3. Simulez le grafcet sous le logiciel Automgen.
4. A l’aide de l'atelier Automsim , Réaliser la simulation des deux circuits (puissance et commande)
5. A l’aide du module IRIS 2D, créez un pupitre de visualisation comprenant : Un bouton poussoir
Marche et Arrêt ;
Les schémas de grafcet, de commande et de puissance donnés par Automgen8 et AutomSim
sont les suivants :

b) Direct d’un moteur à 2 sens de rotation


Par le biais d’un API, il est demandé de démarrer un moteur asynchrone triphasé dans 2 sens de
rotation, par un bouton poussoir S1 pour le sens 1, par un bouton poussoir S2 pour le sens 2 et un
bouton poussoir S0 pour l’arrêt

Dans cet exercice, on veut réalise une simulation pour un démarrage direct à 2 sens
de rotation d'un moteur triphasé au moyen de logiciel Automgen, À l'aide d'un :1 - API), 2-
Moteur triphasé, 3- 2 Contacteurs de puissance KM1 et KM2, et 4 – BoutonsÆ marche sens 1 et
sens 2 et arrêt.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

Ce Matériel (API, Moteur....) est disponible dans l'atelier Automsim dans logicielle
Automgen.

Travail à réaliser :

1. Identifiez les variables d’entrées/sorties du


système sous forme d’un tableau : Variables d’entrées Variables de sorties
2. Tracez le grafcet qui décrit le
fonctionnement du système.
3. Simuler le grafcet sous le logiciel Automgen.
4. A l’aide de l'atelier Automsim , Réaliser la simulation en deux dimension.
5. A l’aide du module IRIS 2D, créez un pupitre de visualisation comprenant : Un bouton poussoir
Marche et Arrêt ;
Les schémas de grafcet, de commande et de puissance donnés par Automgen8 et AutomSim
sont les suivants :

c) Démarrage étoile/triangle
POÆ Le circuit d'alimentation du moteur est câblé physiquement dans la configuration
habituelle pour la connexion étoile-triangle (Y-∆) Æ TP3. Il y a 3 contacteurs magnétiques utilisés
dans le circuit d'alimentation, le contacteur magnétique principal est directement relié à la borne de
l'enroulement primaire du moteur U1-V1-W1, tandis que les contacteurs magnétiques étoile et
triangle sont reliées à la borne de la bobine secondaire du moteur U2- V2-W2.
PCÆ Le circuit de commande, indiquant la séquence de commutation du moteur, n’est pas
physiquement câblé, mais plutôt construit dans le programme interne de l'automate avec les boutons
pousser de démarrage et d'arrêt et le contacteur thermique externe connecté aux bornes des entrées
de l'API avec I0 pour le bouton-poussoir de démarrage , I1 pour le bouton-poussoir arrêt et I2 pour
l’interrupteur thermique, A noter que les trois relais auxiliaires correspondant à chacun des trois
contacteurs magnétiques internes dans l’automate avec Q0 pour la bobine de relais Contacteur
principal, Q1 pour le Contacteur étoile et Q2 pour le Contacteur Triangle.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

Circuits : PO et PC à base d’un API (ex. : SR3B261BD)

Programmation du Circuit de commande

En se référant à la Figure ci-dessus, l'alimentation électrique du circuit est constituée par un


transformateur abaisseur de 440 à 220 volts pour alimenter une tension alternative pour alimenter
l'automate programmable et pour la bobine
d'excitation des contacteurs magnétiques. Un autre
transformateur abaisseur 220 volts à 24 volts AC est
inclus et un redresseur pour obtenir 24 volts DC pour
fournir 24 Volts DC tension d'alimentation à la bobine
d'excitation des relais. Les points de contact
normalement ouverts isolés de ces relais servent des
contacts de commutation pour alimenter
successivement les bobines de chacun des trois
contacteurs magnétiques.
Toutes les fonctions de commutation séquentielle
du circuit de commande sont manipulées par le
programme interne construit à l'intérieur de la
mémoire de l'automate, qui est facile à faire en
dessinant le schéma de câblage de la séquence logique
en utilisant l'éditeur de programmation Automgen.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

5.4- Automatisation du processus de protection électromagnétique/ thermique des moteurs


électriques

5.4.1- Rappel
Disjoncteur
C'est un appareil de protection qui comporte deux relais, relais magnétique qui protège
contre les courts circuits et un relais thermique qui protège contre les surcharges.
Les disjoncteurs sont conçus pour ouvrir et fermer manuellement le circuit d'un moteur et
pour ouvrir le circuit automatiquement si le courant dépasse une limite prédéterminée. On peut

réenclencher le disjoncteur après une ouverture anormale. Souvent, on utilise le disjoncteur manuel
au lieu d'un sectionneur

Sectionneur
Le sectionneur a pour but de mettre hors tension tout ou partie d'une installation en l'isolant
de toute source d'énergie.
Il se manœuvre à vide (installation éteinte). Le sectionneur, à la différence du disjoncteur,
qu’il n'a pas de pouvoir de coupure, ce n'est pas un interrupteur, ce sont les fusibles qui coupent
en cas de court circuit. Les fusibles ont un type aM, un calibre et une taille adaptée au sectionneur.
Il est impératif d'arrêter l'équipement aval pour éviter une ouverture en charge. Dans le cas
contraire de graves brûlures pourraient être provoquées, liées à un arc électrique provoqué par

l'ouverture.

Interrupteur sectionneur
Il a un pouvoir de coupure, il peut être manipulé en charge.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

NB :
Le Contacteur, qui assure la fonction de commutation. Il permet de fermer ou d'ouvrir un
circuit électrique de puissance en charge et à distance ; où ; lorsque la bobine du contacteur est
alimenté les contacts de la partie puissance et ceux de la partie commande changent d'état
simultanément. L'ouverture et la fermeture des contacts s'effectuent grâce à un circuit
électromagnétique (voir les préactionneurs ch2).

Relais Thermique

Le relais thermique assure la protection du moteur contre les surcharges électriques. Cet
appareil s'échauffe légèrement par le courant du moteur (effet joules sur 3 bilames). Au-delà d'une
valeur préréglée, un contact interne s'ouvre et coupe la bobine du contacteur ÆArrêt et un autre
se ferme pour allumer, par exemple, une lampe indicateur.

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

5.4.2- Catégories de démarrage des moteurs


On distingue, 4 catégories, selon le nombre des éléments (appareillages) de protection et de
commande employés :

i) Démarrage à 4 éléments (appareillages)

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

ii) Démarrage à 3 éléments (appareillages)

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

iii) Démarrage à 2 éléments (appareillages)

Le disjoncteur magnéto-thermique associe dans


un même appareil le dispositif bilame et le dispositif
magnétique. Il est donc capable d'interrompre tous les
défauts de la surcharge jusqu'au court-circuit par
ouverture du circuit.
puissance allant de 0,37 kW jusqu'à 110 kW
pour une tension maximale de 690 V.

24
Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

iv) Démarrage à un élément (appareillage)

Bloc intégral, parfois nommé démarreur automatique est constitué de de trois parties :
1- un contacteur possédant un électro-aimant, trois contacts de puissance et un contact auxiliaire ;
2- un relais de protection thermique à trois pôles servant à protéger le moteur contre les
surcharges. A ce moment, la chaleur est transmise au relais par l'entremise de trois éléments
chauffants branchés en série avec le moteur.
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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

3- un disjoncteur peut compléter l'équipement pour assurer la protection contre les courts-circuits.

La protection des moteurs est une fonction essentielle pour la continuité du fonctionnement
des machines. Le choix du dispositif de protection doit être fait avec rigueur. L’utilisateur aura tout
intérêt à sélectionner les dispositifs intégrant une électronique de communication pour anticiper et
prévenir les éventuels défauts. La recherche d’anomalies et la rapidité de remise en route seront
ainsi grandement améliorées.
Le rôle de ces dispositifs est d’assurer en priorité la protection automatique des moteurs
contre tous les incidents susceptibles d’en perturber le fonctionnement, mais aussi d’effectuer sur
commande les différentes opérations qui permettent de modifier la configuration du réseau dans les
conditions normales de service.

On peut conclure d’après les schémas précédents, qu’il y a deux types de protection :

a) la protection contre les courts-circuits : les installations et les récepteurs peuvent être le
siège d'incidents électriques ou mécaniques se traduisant par une élévation rapide et
importante du courant absorbé. Un courant supérieur de 10 à 13 fois le courant nominal est
un courant de défaut. Il est assimilé à un courant de court-circuit. Afin d'éviter la
détérioration des installations et des appareillages, les perturbations sur le réseau
d'alimentation et les risques d'accidents humains, il est indispensable de détecter ces courts-
circuits et d'interrompre rapidement le circuit concerné.

b) la protection contre les surcharges : les surcharges mécaniques et les défauts des réseaux
d'alimentation sont les causes les plus fréquentes de la surcharge supportée par les
récepteurs (moteurs). Ils provoquent une augmentation importante du courant absorbé,
conduisant à un échauffement excessif du récepteur, ce qui réduit fortement sa durée de vie
et peut aller jusqu'à sa destruction.

Automatisation du processus de protection des moteurs électriques:


i) Electromagnétique :
a) Peut être assurée par les éléments (appareillages) électromagnétiques déjà cités,
bronchés ou raccordés, entre eux, d’une manière appropriée Æ semi-automatique
du démarrage ;
b) Si on ajoute, un API, qui doit commander le champ électromagnétique des bobines
des différents contacteurs, nous obtiendrons Æ l’automatisation ‘complète’ du
démarrage.

NB : l’ajout d’un API ne contribue pas à la protection.

ii) Thermique :
La présence de l’élément (appareillage) de protection thermique (relais
thermique ou le disjoncteur magnéto-thermique ou le bloc intégral)
représente le seul protecteur du moteur. Reste à mentionner, que le relais
thermique fonctionne associé au contacteur (bobine).

Alors, les moteurs électriques de puissances inférieures à 15 kW sont protégés d’une


manière générale contre les surcharges et les court-circuits entre phases par l’intermédiaire des
dispositifs suivants :

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Chapitre 5. Applications en Electrotechnique

* Bloc intégral ÆContacteur, disjoncteur et protections.


* Disjoncteur magnéto-thermique type « Moteur » + Contacteur.
* Sectionneur - fusible + Contacteur + Relais thermique.
* Disjoncteur + Contacteur + Relais thermique.

Les fusibles utilisés ont été spécialement mis au point pour être associés aux moteurs ex :
- Intensité pouvant être supportée sans fondre pendant 1 heure : 4 In
- Temps de fusion sous 7 In : 5 s

Les disjoncteurs ont un pouvoir de coupure qui leur permettent de couper le courant de court
circuit, leur temps de coupure (fonctionnement de la protection + ouverture des contacts +
extinction de l’arc) sont très faibles (en général inférieurs à 30 ms).

Les contacteurs ont un pouvoir de coupure limité qui ne leur permettent pas de couper le
courant de court-circuit.

Les moteurs électriques de puissances supérieures à 15 kW sont protégés d’une manière plus
complète.

NB :
Tout équipement ou système électrique doit être doté d'un appareil de protection des
personnes (disjoncteur ou interrupteur) suivant le schéma de liaison à la terre auquel il est
soumis. Les protections des biens et matériels sont dimensionnés en fonction des récepteurs à
alimenter.

Annexe

Raccordement du relais thermique avec le contacteur :


Un contact interne, du relais thermique, s'ouvre et coupe la bobine du contacteur ÆArrêt et
un autre se ferme pour allumer, par exemple, une lampe indicateur de la panne, comme l’expliquent
les schémas suivants :

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