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Réveil pour la Fête de l'Achoura

Transféré par

IBTISSAM TAMMOUKH
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Thèmes abordés

  • expérience,
  • traditions,
  • ancrage,
  • coupure,
  • sacoche,
  • dialogue,
  • subordination,
  • famille,
  • culture,
  • école
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Réveil pour la Fête de l'Achoura

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  • coupure,
  • sacoche,
  • dialogue,
  • subordination,
  • famille,
  • culture,
  • école

Etablissement Lycée Idriss Benzekri Nom : …………………………………………………………..

Professeur Ibtissam Tammouh NOTE :


Prénom : ………………………………………………………….
Année scolaire 2024 / 2025
Classe : ……………..…… Numéro : …………..……..

Contrôle I - Semestre I
TEXTE :

La voix de ma mère me tira des profondeurs du sommeil. Je nageai, un bon moment, dans une
lumière rouge parcourue d'étincelles et d'astres errants, puis, j'ouvris les yeux. Vite, je les refermai, espérant
retrouver le noir si reposant et si frais. La voix insistait : Réveille-toi, il est trois heures du matin. Je t'ai préparé
ton beau gilet, ta chemise neuve et ta sacoche. Tu n'as pas encore vu ta belle sacoche brodée. Ouvre les
yeux ! Réveille-toi donc ! (…) Mon père, habillé d'une djellaba de laine fine, me souriait : Prépare-toi pour
fêter la Achoura au Msid avec tes camarades. Du courage ! Du courage ! Ce fut dans un état de somnambule
que je me lavai les yeux, me rinçai la bouche, me rafraîchis les membres. Je retrouvai ma lucidité '·lorsque'
ma mère me passa, à même la peau, ma chemise neuve, craquante d'apprêt. Elle me grattait horriblement. A
chaque mouvement, je remplissais la pièce d'un bruit de papier froissé. Je mis mon gilet rouge aux dessins
compliqués et bien en relief. Ma sacoche en bandoulière, je complétai cet ensemble très élégant par la
djellaba blanche qui dormait au fond du coffre de ma mère. Elle sentait la fleur d'oranger et la rose séchée.
Me voilà devenu un autre homme ! J'étais complètement réveillé. J'avais hâte de partir à l'école. Les
vêtements, les chaussures, tout était neuf. Plein de dignité et d'assurance, je précédai mon père dans
l’escalier. La lumière brillait à toutes les fenêtres de la maison. Hommes et femmes commençaient l'année
dans l’activité. Ceux qui restaient au lit un matin comme celui-ci se sentiraient, durant douze mois indolents,
paresseux. L’appel d'un mendiant nous arrivait de la rue. J'entendais le bruit de sa canne. C'était sûrement un
aveugle. Je perdais mes babouches tous les trois pas. Mes parents voyaient grand. Ni les vêtements, ni les
chaussures n'étaient à ma taille. Mais j'étais heureux. Une fois dans la rue, mon père me glissa dans la main
une pièce de cinq francs et me mit entre les bras le cierge dont nous avions fait l'acquisition. C'étaient là mes
cadeaux de nouvel an pour le maître d’école. Les passants que nous rencontrions me souriaient avec
bienveillance. Les boutiques étaient ouvertes, les rues éclairées. Je faisais de terribles efforts pour retenir mes
babouches. De loin, j'aperçus les fenêtres à auvents de notre école. Je faillis lâcher mon cierge
d'enthousiasme. Des grappes de lumière pendaient et transformaient cette façade habituellement triste et
poussiéreuse en un décor de féerie. Les lampes à huile, diversement colorées, scintillaient et par leur seule
présence créaient un climat raffiné de fête et de joie.

Compréhension et Langue
Lisez attentivement le texte et répondez aux questions :
1. Complétez le tableau suivant : (2pts)

Titre de l’œuvre La date de parution Le genre L’auteur

2. Situez le texte en répondant aux questions suivantes : (3pts)


a. Quel est l’événement principal de ce passage ? .......................................................................
…………………………………………………
b. Quels sont les personnages présents dans le passage ? ............................................................
…………………………..
……………………………………………………………………………………………………
………………………….……….
c. Pourquoi sont-ils réveillés à trois heures du matin ? Et où vont-ils ? ......................................
……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………..
3. Relevez du texte les sentiments éprouvés par le narrateur ? et justifiez votre réponse par phrase
du texte. (2pts)
……………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………............................
4. Déterminez le champ lexical dominant dans ce passage, en relevant deux mots qui le montrent
(2pts)
……………………………………………………………………………………………………
……………………………………………......................................................................................
..................................................................................................................................................
5. Précisez les figures de style exprimées dans les phrases suivantes : (4pts)
a. Je complétai cet ensemble très élégant par la djellaba blanche qui dormait au fond du
coffre de ma mère : …….…………………………………………………………………………
b. Ma mémoire était une cire fraiche et les moindres événements s’y gravaient en images
ineffaçables : ……………………………………………………………………………….
c. Mon cœur battait, pareil à un tambour qu’on frappe avec ardeur : ……………………………
d. Les murs du Msid murmuraient les secrets de tous les enfants qui y étaient passés :
…………………………………………………………………………………………….
6. Dites si les propositions dans les phrases soulignées du texte sont : juxtaposées, coordonnées
ou subordonnées : (3pts)
Phrase 1 : ………………………………………………………………………………………….
Phrase 2 : ………………………………………………………………………………………….
Phrase 3 : ………………………………………………………………………………………….
7. Déterminez si les énoncés suivants sont ancrés ou coupés de la situation dénonciation : (2pts)
a. Ouvre les yeux ! Réveille-toi ! Prépare-toi pour fêter la Achoura au Msid avec tes camarades.
Du courage ! Du courage ! : …………………………………………………………………...
b. J’étais heureux. Une fois dans la rue, mon père me glissa dans la main une pièce de cinq francs
et me mit entre les bras le cierge dont nous avions fait l'acquisition :
…………………………................................................................................................................
.
8. Si vous étiez à la place de l’enfant, est-ce que vous seriez heureux comme sidi Mohamed lors de
cette journée de fête de Achoura ? Expliquez pourquoi. (2pts)
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………
Bon courage

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