Gestion des stocks à la SEEG : Audit et analyse
Gestion des stocks à la SEEG : Audit et analyse
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Notre mission d’Audit s’est déroulée au sein d’une structure de production, de la
distribution d’électricité et de l’approvisionnement en eau potable, plus précisément à
la Direction de Maintenance Spécialisée (DMS). C’est au sein du service achat et
stock de cette direction que nous avons choisi de concentrer notre étude sur
l’analyse de l’inventaire physique des stocks des entrepôts. Cette décision fait suite à
un certain nombre d’insuffisances observées dans le processus actuel de gestion
des stocks, soulignant ainsi l’importance d’une évaluation approfondie pour améliorer
l’efficacité et la précision des opérations.
Dans le cadre de cette démarche, il sera essentiel d’apporter des éclaircissements
aux interrogations suivantes : Quelles sont les lacunes identifiées lors de l’inventaire
physique des stocks et dans la gestion des stocks au sein de la DMS ? Quelles sont
les suggestions envisagées pour remédier aux lacunes identifiées ?
Ces questionnements revêtent une importance particulière, car une gestion
optimisée des stocks pourrait constituer au bon fonctionnement du service.
Dès lors, pour aborder de manière cohérente et approfondie le sujet, ce travail est
structuré en deux parties principales. La première partie sera consacrée à la
présentation générale du cadre de stage et des tâches effectuées et la deuxième
partie abordera les approches théorique, méthodologique et thématique de notre
étude.
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PREMIERE PARTIE : ENVIRONNEMENT DU STAGE
ET TÂCHES EFFECTUEES
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CHAPITRE I : PRESENTATION GENERALE DE LA SOCIETE D’ENERGIE ET
D’EAU DU GABON (SEEG)
Dans ce chapitre nous allons présenter de la structure dans laquelle nous avons
effectué notre stage. Ce chapitre est subdivisé en deux (2) sections à savoir :
première section, présentation de l’historique de la SEEG. Puis la deuxième section
parlera de l’organisation, ainsi que son environnement.
Section 1 : Historique et activités de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon
(SEEG)
1.1. Historique
L’histoire de la SEEG se confond à celle du Gabon en termes d’évolution et de
développement. Avant l’indépendance, dans les années cinquante, c’est à Port-
Gentil et à Libreville qu’un début d’activité industrielle et économique s’exerce. A
Port-Gentil, l’activité liée au bois prend corps. Dans la même période, l’exploitation
pétrolière s’intensifie. Dans cette ville est créée en 1950 la Société d’Energie de Port-
Gentil (SEPG). Cette entreprise privée répond aux besoins en électricité de la
Compagnie Française du Gabon (CFG), qui fabrique du contreplaqué. Peu à peu, la
SEPG étend son champ et dessert les compagnies pétrolières, (Elf et Shell), ainsi
qu’une distribution publique embryonnaire.
Le 13 août 1963, sur sollicitation du gouvernement gabonais, une assemblée
générale extraordinaire modifie la dénomination et l’objet de la SEPG, qui devient
SEEG (Société d’Energie et d’Eau du Gabon). Cette première modification du statut
juridique fait de la SEEG une entreprise publique qui a compétence sur tout le
territoire national pour la production, le transport et la distribution de l’électricité et
l’eau potable. C’est à ce titre qu’en 1964, la SEEG absorbe la Compagnie Centrale
de Distribution d’Energie et d’Eau (CCDEE) qui subvenait depuis 1935 aux besoins
en électricité de Libreville, centre administratif et politique du Gabon.
En même temps qu’elles lancent la production de l’électricité, la SEPG et la CCDEE
développent l’activité eau potable ; à partir des puits à Port-Gentil ; grâce au captage
des sources à Libreville (à Batavéa, Gué-Gué, Arambo, etc.).
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pays. La SEEG s’implante ainsi à Lambaréné (1961), Moanda (1962) et Oyem
(1963).
Evolution de la SEEG
1972-1985 : les années de développement
Collant à l’évolution du pays, la décennie 72-82 est pour la SEEG celle du
développement soutenu. L’Etat gabonais la dote d’un fort potentiel de production, qui
permet de faire face à la forte demande générée par une intense activité industrielle.
Libreville et sa région, Port-Gentil et avec l’activité pétrolière et celle du bois, le Haut-
Ogooué avec l’exploitation de l’uranium et du manganèse, ont besoin d’équipements
plus importants. Ce sont des grands chantiers qui mobilisent une forte main d’œuvre
et de gros moyens financiers.
En 1972, le barrage de Kinguélé est mis en service dans la vallée de la Mbei. Il
alimente Libreville et sa région. C’est la première centrale hydroélectrique de type fil
de l’eau d’une capacité finale de 72 Mégawatts. Dans cette même zone, un
deuxième aménagement doté d’un réservoir en tête, Tchimbélé, d’une capacité de
68 Mégawatts, est construite en amont de Kinguélé en 1980. Sa configuration est
originale car l’usine est logée à l’intérieur d’une roche à une profondeur de 105
mètres. Ces deux usines sont en grande partie financées par l’Etat.
En 1975, Poubara 1, d’une capacité de 19 Mégawatts est mise en service dans le
Haut-Ogooué. Cette centrale hydroélectrique est entièrement financée par les
pouvoirs publics. En 1978, à Port-Gentil, une nouvelle centrale thermique
fonctionnant au gaz et d’une puissance de 42 Mégawatts est inaugurée, financée par
la SEEG.
Le domaine de l’eau n’est pas en reste notamment pour l’alimentation des deux
grandes villes. Dès 1979, Mandorové est mis en service et répond aux besoins de
Port-Gentil. L’eau est captée depuis l’Ogooué, à 32 km.
Quant à Libreville, les différentes tranches de Ntoum 1 à 4 permettent de faire face à
la demande d’eau potable. Toutes ces réalisations bénéficient d’un apport financier
substantiel de l’Etat.
La deuxième caractéristique de cette période se situe sur le plan qualitatif. On
assiste progressivement au remplacement des équipements de première génération
(moteurs diesel de faible puissance en électricité, puits et forages en eau, etc.) par
des équipements de deuxième génération aux modules beaucoup plus puissants
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(centrales thermiques rénovées, centrales hydroélectriques, stations de pompage sur
cours d’eau, etc.).
Ce développement industriel va de pair avec une forte augmentation des effectifs. De
1968 à 1977, la SEEG passe de 450 à 1300 agents. Cette décennie est également
celle de la gabonisation notamment de l’encadrement. En interne et compte tenu de
la spécificité des métiers de la SEEG, le Centre des Métiers Jean Violas voit le jour. Il
va contribuer à l’amélioration du niveau de technicité du personnel. La SEEG se
singularise sur l’échiquier national par son poids, sa spécificité et son implantation
nationale.
Privatisation
1987-2017 : les années de privatisation
Dans le cadre de la politique de restructuration des entreprises du secteur public
engagée à partir des années 1990, la République Gabonaise a décidé de privatiser
la SEEG, en application de la loi 1/96 du 13 février 1996, et d’élaborer de façon
concomitante une nouvelle convention de concession du service publique de l’eau
potable et de l’énergie électrique.
Pour conduire cette politique, l’Etat lance une procédure d’appel d’offres international
avec l’assistance de la Banque Mondiale. A l’issu de la procédure d’appel d’offres, la
proposition présentée par le groupe Compagnie Générale des Eaux (CGE),
dénommée plus tard Veolia Water, a été retenue et la CGE, compte tenu de ses
capacités techniques et financières, a été désigné adjudicataire.
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(1) Le 16 février 2018, l’Etat gabonais a pris la décision de mettre un terme au
contrat de concession qui le liait au groupe français Veolia et de réquisitionner la
SEEG pour intérêt national. Une nouvelle équipe dirigeante a été mise en place pour
assurer la transition sur une durée d’un an.
La SEEG, ex filiale du groupe Veolia, assurait la délégation du service public de l’eau
potable et de l’énergie électrique en vertu d’un contrat de concession signé en 1997
avec le groupe Veolia, pour une durée de 20 ans. Ce contrat de concession donnait
à la SEEG à titre exclusif sur le périmètre de la concession la production, le transport
et la distribution de l'eau potable, ainsi que le transport et la distribution de l'énergie
électrique ; et à titre non exclusif, la production de l'énergie électrique, le marché de
la production d'énergie étant libéralisé au Gabon. Aujourd’hui, la SEEG est
redevenue une société de droit public gabonais, qui assure les mêmes missions.
1.2. Missions
La SEEG a pour ultime vocation d’électrifier et de desservir en eau potable
l’ensemble des villes et ménages du Gabon de manière pratique et permanente.
C’est une mission de service public qui génère à la société les activités essentielles
suivantes :
- La production d’Eau et d’Electricité ;
- La distribution en Eau et en Electricité sur toutes les zones couvertes du pays
1.3. Dimension financière
Le chiffre d’affaires 2018 s’élevé à 208,5Mds de [Link], en augmentation de +5,3%
comparativement à 2017, soit une amélioration de +10,5Mds de francs, un peu
moins bien que les 209,2Mds attendus selon les prévisions budgétaires.
Cette amélioration est le résultat des effets combines de :
La hausse des tarifs en Electricité pour 6,7Mds de francs CFA et en Eau
pour 1,4Mds de francs CFA soit, 79% de la hausse du chiffre affaires. En
effet :
Le prix moyen en électricité augmente de +4% en 2018 pour atteindre 100,7
FCFA /KWh contre 97FCFA/KWh en 2017 (hors consommation propres). Le prix
moyen eau 2018 augmente de +2%. (382,8FCFA/m3) contre 376,7FCFA /m3.
L’accroissement des volumes facturés en 2018 en électricité (+0,4%
1709,6Gwh) par rapport à 2017 (1703Gwh) soit une amélioration de
683MFCFA de CA.
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La hausse provient exclusivement du CA facturé à partir des compteurs ’’BT Edan’’
qui enregistre une progression de 7,1% sur 12 mois. Le chiffre d’affaires de la MT
(grand comptes) se situe légèrement au-dessus de celui de 2017, avec 50,9 Mds en
2018 contre 49,2Mds en 2017 (+3,2%). Le chiffre d’affaire de la BT classique est
quasi stable.
La baisse de -1% des volumes facturés Eau 2018 (61,73Mm3) par rapport
à 2017 (62,38Mm3). Ce recul des ventes en eau génère une perte de
chiffre d’affaires de (-237,8MF).
C’est la conséquence de la baisse de la production eau traitée + achetée combiné à
la poursuite de la dégradation du rendement de la facturation suite à l’existence de
nombreuses fuites sur conduites non répertoriées et donc non réparées, des fraudes
et des perturbations causées par le changement de nouveau système informatique
de gestion clientèle, qui ont fait chuter le rendement de facturation de 53,7% en 2017
à 53,2% en 2018.
Tableau 1 : Répartition du capital social de la SEEG
répartition du capital social
Sociétés 26,30%
Etat 51%
Particuliers 22,70%
Particuliers Sociétés
23% 26%
Sociétés
Etat
Particuliers
Etat
51%
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Section 2 : Organisation et environnement
2.1. Organisation
Les formes d’organisation d’une entreprise définissent la façon dont elle est
découpée et coordonnée, ainsi que le mode de fonctionnement qui en découle. Cette
organisation est propre à l’entreprise. Pour une meilleure connaissance de notre
structure d’accueil nous allons donc présenter l’organisation de cette entreprise.
L’organisation de la SEEG obéit à la structuration suivante : le Conseil
d’Administration, la Direction Générale, le Pôle Opérationnel, le Pôle fonctionnel et le
pôle Appui aux opérations. Son organigramme de la SEEG se présente de manière
suivante :
2.2. Environnement
Etant à la fois une société industrielle et commerciale, la SEEG est constituée d’un
environnement économique renfermant les fournisseurs, les clients, les sous-
traitants et les partenaires.
2.2.1. Les fournisseurs
Un fournisseur est une personne physique ou morale qui met à votre disposition du
matériel qui concourt à l’exercice de votre activité. Les fournisseurs de la SEEG sont
constitués de personnes physiques ou morales qui fabriquent, transforment des
produits contrôlés d’une part, et qui exercent des activités d’importation ou de vente
de produits d’autre part. Pour s’approvisionner en matériel d’eau ou d’électricité, la
SEEG passe des commandes auprès des fournisseurs locaux ou internationaux.
Sur le plan national :
- MAIG (Matériel Automobile et Industriel Gabonais) ;
- PERINCO OIL & GAS GABON ;
- AGGREKO GABON ;
- CGE (Compagnie Générale d’Electricité) ;
- PA CONSULTING (Personnel Administration) ;
- Etc.
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Sur le plan international :
- AIGLE ;
- BIOMERIEUX ;
- PAM SAINT GOBAIN ;
- ORACLE ;
- Etc.
2.2.2. Les clients
C’est l’ensemble des personnes physique ou morales qui bénéficient des produits et
services de la SEEG. Ayant le monopole de l’activité de production et de
commercialisation de l’eau et de l’électricité, la quasi-totalité de la population vivant
au GABON est clients de la SEEG.
- Etat
- Particuliers
- Entreprises
Capital 15.000.000
NIF 790326 D
Téléphone 011 76 12 82
Adresse e-mail
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Source : AYIVEGHE AVOME OBIANG Maurelle
Dans ce chapitre nous allons mettre l’accent sur le déroulement du stage. Il est
subdivisé en deux (2) sections à savoir : La première section relative à la
présentation du service Audit Interne. Puis la deuxième section traitera des tâches
effectuées.
SECTION 1 : Présentation du service Audit Interne
1.1. SES MISSIONS
La direction de l’Audit couvre l’ensemble des domaines d’activités de l’entreprise et
sont réalisées soit à la demande du Conseil d’Administration, de la Direction
générale, des Unités selon un plan d’Audit annuel validé par la Direction Générale.
Elle assure les contrôles de troisième niveau qui garantissent la maîtrise des
opérations et la bonne gouvernance dans l’entreprise
A cet effet, la Direction de l’audit exécute les missions principales suivantes :
Accompagner la Direction Générale dans l’atteinte des objectifs en évaluant
par une approche systématique et méthodique les processus de management
des risques, les contrôles (1er et 2nd niveau) et l’optimisation de la gouvernance
dans l’entreprise ;
Garantir l’application des normes internationales des pratiques fonctionnelles
de l’audit (CRIPP)
S’assurer que les risques encourus dans l’entreprise sont correctement gérés
et anticipés ;
Réaliser des missions d’audit interne, en vue de certifier la conformité, la
permanence, la mise en œuvre des politiques et stratégies, la régularité de la
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gestion des unités conformément aux procédures, règles de gestion, lois et
règlements applicables au Gabon et à l’entreprise ;
Produire des rapports d’Audit et assurer le suivi de recommandations ;
Etre un support aux unités en vue d’améliorer le niveau de maîtrise de leurs
opérations ;
Aider les unités à atteindre leurs objectifs en évaluant par une approche
méthodique leurs processus de management des risques, de contrôle, de
bonne gouvernance, en faisant des recommandations pour renforcer leur
efficacité ;
Donner à l’entreprise une assurance sur le degré de maîtrise de ses
opérations, lui apporter des conseils pour améliorer, et contribuer à créer de la
valeur ajoutée ;
Présenter un reporting régulier des activités.
1.2. ORGANISATION
Pour réaliser ses missions, la Direction de l’Audit est organisée comme suit :
Etat-major
Division Audit Interne
Division Audit Technique et Sécurité du Système d’Information
1.2.1 Etat-major
Il supervise les deux divisions. Il a pour missions de :
Suivre le budget ;
Suivre le calendrier ;
Communication (interne et externe) avec la hiérarchie ;
1.2.2 Division Audit Interne
Elle a pour missions de réaliser au sein de l’entreprise un contrôle de troisième
niveau visant essentiellement à :
Evaluer le dispositif de contrôle interne existant et à assister le management
dans la gestion de l’organisation ;
Contrôler l’application des procédures et des règles de gestion ;
Contrôler la mise en œuvre des orientations stratégiques données par la
Direction Générale ;
Identifier les dysfonctionnements, en rechercher les causes, formaliser des
recommandations conforment aux procédures en vigueur et aux orientations
définies par la Direction ;
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Assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations ;
Effectuer un reporting régulier à la Direction.
Pour réaliser ses missions, la Direction Audit Interne autour d’un pool d’auditeurs
internes.
1.2.3. Division Audit Technique et sécurité du système d’Information
Elle a pour missions de :
Apporter l’expertise métier des fonctions techniques de production, de
transport et de distribution ;
Réaliser des Audits techniques ;
Garantir la conformité et la fiabilité des travaux et prestations ;
Assurer l’évaluation et le contrôle des dispositifs des outils et des
environnements qui composent le système d’Information de l’entreprise
(dispositif anti-intrusion, contrôle des accès, système de sauvegarde et de
réplication des données etc.) ;
Mettre en place une cartographie des risques informatiques.
Pour réaliser ses missions, la Division Audit Technique et Sécurité du système
d’Information s’articule autour de deux pools à savoir :
Pool Auditeurs Techniques
Pool Auditeurs Sécurité système d’Information
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SECTION 2 : Tâches effectuées et bilan du stage
2.1. Tâches effectuées
Tableau 2 : Fiche de poste
Direction : Direction d’Audit Interne
Service : Audit Interne
Intitulé du poste : Stagiaire
Catégorie : Stagiaire école
Dépendance Hiérarchique : Division Audit Interne
Missions
Réaliser au sens de l’entreprise un contrôle de troisième niveau visant essentiellement
à évaluer le dispositif de contrôle interne existant et à assister le management dans la
gestion de l’organisation ;
Définir les plans d’Audit ;
Evaluer la fiabilité, la pertinence et l’efficacité du dispositif de contrôle interne existant
puis contrôler l’application des procédures et des règles de gestion ;
Contrôler la mise en œuvre des orientations stratégiques données par la Direction
Générale ;
Identifier les dysfonctionnements, en rechercher les causes, formaliser des
recommandations conforment aux procédures en vigueur et aux orientations définies
par la Direction ;
Assurer le suivi de la mise en œuvre des recommandations ;
Effectuer un reporting régulier à la Direction.
Pour réaliser ses missions, la Direction Audit Interne autour d’un pool, à savoir
Attributions
Participation aux travaux préparatoires d’une mission d’audit
Participation aux entretiens avec les audités et rédaction des comptes rendus
Réalisation de l’inventaire des magasins de la DMS
Analyses des données contenues dans les cahiers de suivi des groupes
Lors de notre période de stage plusieurs tâches nous ont été confiées, parmi
lesquelles :
Participation aux travaux préparatoires d’une mission d’audit : cette
tâche consiste à l’élaboration du chronogramme des missions et réaliser des
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questionnaires de contrôle interne aux audités puis la recherche documentaire
sur les caractéristiques des groupes thermiques en service à la SEEG.
Participation aux entretiens avec les audités et rédaction des comptes
rendus : il s’agit d’assister régulièrement les auditeurs dans l’exercice
d’interview des agents de la DMS (Direction Maintenance Spécialisée), et
rédiger les comptes rendus correspondants.
Réalisation de l’inventaire des magasins de la DMS : il nous a été
consigné d’abord de superviser des équipes dédiées pour la l’inventaire des
magasins et en suite Créer un fichier d’inventaire et saisie des données
Analyse des données contenues dans les cahiers de suivi des groupes :
Afin de réaliser les travaux d’audit, une requête documentaire de référentiels
de l’entité audité est formulée en ouverture de mission. Nous avions la
responsabilité de faire un suivi des données (numériques et/ou physique)
réceptionnées, les classifier et les archiver.
Les travaux d’analyse consistaient entre autre à ressortir les heures de
marche des groupes consignées dans les cahiers de suivi des groupes,
recenser les vidanges de tout type (vidanges simples, vidanges partielles,
grandes visites et révisions générales) et enfin, catégoriser les maintenances
réalisées.
2.2. Bilan de stage
Dans la concrétisation des tâches qui nous ont été attribuées, nous avons rencontré
quelques difficultés et dans notre apprentissage quotidien.
2.2.1 Difficultés rencontrées
Lors de notre stage, nous avons fait face à une plusieurs difficultés.
L’accès aux informations à cause de la sensibilité des informations traitées
dans la Direction
Manque d’outil de travail ;
Difficulté à obtenir certaines explications auprès de notre encadreur
professionnel
Difficultés rencontrées lors des travaux de l’audit :
L’absence de certains agents lors des entretiens ;
Refus de coopérer lors des inventaires ;
Aucune comptabilité n’est faite dans les gestions des stocks ;
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Absence d’un fichier indiquant les entrées et les sorties des
marchandises dans les magasins ;
Arrivé tardive de certains audités ;
2.2.2. Les apports du stage
Il est important de rappeler que grâce à cet encadrement professionnel, nous avons
développé nos compétences professionnelles, notamment :
- L’éthique professionnelle (respect de la hiérarchie, ponctualité,
confidentialité) ;
- La conception d’outils de travail tels que la création de formulaires, rédaction
des comptes rendus, utilisation de progiciel dédié au suivi des compteurs
(SINGA) ;
- Le travail sous pression et en équipe
En somme, cette première partie nous a permis de présenter la SEEG, par son
histoire son organisation et ses missions. Elle nous a édifiée sur la direction de
l’Audit Interne, ainsi que les tâches qui nous ont été confiées. Cette partie du rapport
de stage étant achevée, nous aborderons dans la partie suivante le thème de
recherche.
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DEUXIEME PARTIE : ETUDE EMPIRIQUE
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CHAPITRE 3 : Approches théorique et méthodologique
Ce chapitre est composé de deux sections : une première section aborde les
approches définitionnelle et théorique relative à notre thème d’étude. Une seconde
section traite des méthodes et des outils de collecte de données utilisés dans nos
investigations.
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continue. L’inventaire intermittent convient aux entreprises qui ont des niveaux
de stock moins dynamiques ou qui recherchent une solution plus simple et
moins coûteuse.
L’inventaire comptable est un processus qui consiste à recenser et évaluer
la valeur des actifs et des passifs d’une entreprise à une date donnée. Il est
essentiel pour la tenue des comptes et la préparation des états financiers.
L’inventaire comptable est crucial pour une gestion efficace et transparente
des ressources d’une entreprise.
L’inventaire de production est un processus qui consiste à recenser et
évaluer les biens en cours de fabrication ainsi que les produits finis dans une
entreprise manufacturière. Cet inventaire est essentiel pour une gestion
efficace des opérations de production.
L’inventaire de sécurité, également appelé stock de sécurité, est un niveau
de stock supplémentaire conservé pour prévenir les ruptures de stock en cas
de variations imprévues de la demande ou de retards dans
l’approvisionnement. L’inventaire de sécurité est donc un élément clé de la
gestion des stocks, contribuant à la stabilité et à la réactivité d’une entreprise
face aux fluctuations du marché.
L’inventaire de dépréciation, est un processus d’évaluation qui permet de
déterminer la perte de valeur des actifs d’une entreprise au fil du temps. Cela
inclut principalement les actifs immobilisés, tels que les équipements, les
machines, et les bâtiments.
1.1.3 Stocks : Il désigne l’ensemble des biens et produits détenus par une entreprise
en vue de leur vente ou de leur utilisation dans le processus de production. Les
stocks sont essentiels pour assurer la continuité des opérations, répondre à la
demande des clients et gérer efficacement les coûts. Il existe différents types de
stock à savoir :
Matières premières : Les matériaux nécessaires à la fabrication des produits.
Produits en cours : Ce sont les articles en phase de production mais non
encore terminés.
Produits finis : Ce sont les biens entièrement fabriqués et prêts à être vendus.
Fournitures : Articles nécessaires au fonctionnement quotidien de l’entreprise.
Les stocks sont essentiels pour assurer la continuité des opérations, répondre à
la demande des clients et gérer efficacement les coûts
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1.1.4. Entrepôt : C’est une installation utilisée pour le stockage de biens, de
marchandises ou de matières premières. L’entrepôt joue un rôle essentiel
dans la chaîne d’approvisionnement, contribuant à la fluidité des opérations
logistiques. Il est conçu pour optimiser l’espace de stockage et l’accès aux
produits, souvent équipé de rayonnages, de palettes et de systèmes de
manutention. Il sert à conserver des produits avant leur distribution ou vente,
facilitant la gestion des stocks. L’entrepôt est souvent situé près des axes de
transport (routes, ports, aéroports) pour faciliter l’approvisionnement et la
distribution. Il nécessite des systèmes de gestion pour suivre les inventaires,
les entrées et les sorties de produits.
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1. Planification
C’est le processus de préparation et d’organisation des activités liées à l’inventaire,
afin d’assurer un comptage efficace et précis des stocks. Voici les principaux
éléments de cette planification :
a. Définition des objectifs (des actifs, identification des pertes).
b. Choix de la méthode d’inventaire (déterminer si un
inventaire complet ou un inventaire tournant sera effectué, en
fonction des besoins de l’entreprise)
c. Élaboration d’un calendrier (fixer des dates et des horaires
pour réaliser l’inventaire, en tenant compte des périodes de
faible activité pour minimiser les interruptions)
d. Allocation des ressources (identifier et former le personnel
qui participera au processus, en clarifiant les rôles et
responsabilités de chacun)
e. Préparation des documents (créer et préparer les documents
nécessaires, tels que les feuilles de comptage, les listes de
contrôle, et les rapports d’inventaire)
f. Organisation de l’espace (s’assurer que les zones de
stockage sont bien rangées et que tous les articles sont
étiquetés, facilitant ainsi le comptage)
g. Communication (informer tous les employés concernés du
calendrier et des procédures d’inventaire, afin d’assurer la
collaboration et la transparence)
h. Mise en place de procédures de vérification (développer
des protocoles pour vérifier l’exactitude des données
collectées et traiter les anomalies)
2. Suivi
Le suivi et l’amélioration en inventaire de stock sont des processus continus qui
visent à optimiser la gestion des stocks pour soutenir la croissance et la rentabilité de
l’entreprise. L’importance du suivi et de l’amélioration de l’inventaire de stock est qu’il
contribue à une gestion plus fluide des stocks tout en réduisant les coûts et en
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augmentant la réactivité aux besoins des clients. Mais aussi, il améliore également la
capacité de l’entreprise à répondre aux demandes des clients, renforçant ainsi la
fidélité et la réputation.
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Réduction des coûts
En inventaire de stock la réduction des coûts désigne l’ensemble des stratégies et
des pratiques mises en place pour minimiser les dépenses liées à la gestion des
stocks tout en maintenant une efficacité opérationnelle. La réduction des coûts en
inventaire de stock permet non seulement d’améliorer la rentabilité de l’entreprise,
mais également de renforcer sa compétitivité sur le marché. En optimisant les
ressources, une entreprise peut mieux répondre aux besoins des clients tout en
minimisant les dépenses inutiles.
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Entretien : La méthode d’entretien est une technique de recherche
qualitative qui consiste à interroger des individus pour recueillir des
informations sur leurs expériences, opinions, ou comportements. Elle se
déroule généralement en face à face, par téléphone ou en ligne, et peut
être :
Entretien structuré : Les questions sont prédéfinies et posées dans un ordre
fixe, limitant la flexibilité.
Entretien semi-structuré : Une liste de questions guides est utilisée, mais le
chercheur peut ajuster l’ordre et approfondir des réponses.
Entretien non structuré : La discussion est ouverte, sans questions
prédéfinies, permettant une exploration libre des sujets.
Nous avons opté pour l'entretien semi-directif qui nous a permis d'avoir des réponses
assez libres et plus détaillées.
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un diagramme d’Ishikawa, un autre outil d’identification et de résolution
des problèmes.
Diagramme d’ISHIKAWA : Aussi appelé diagramme de causes et effets
ou encore diagramme en arêtes de poisson, est un outil de résolution de
problème d’entreprise. Conçu par Karoun Ishikawa, ce diagramme prend
la forme d’un arbre avec plusieurs branches (ou d’une arête de poisson).
Le principal intérêt du diagramme d’Ishikawa est d’identifier l’ensemble des
causes qui ont une influence, plus ou moins directe, sur un problème
observé. On y retrouve l’effet, le problème que rencontre l’entreprise, à la
tête et les causes sont modélisées par des branches. Ces causes, les « 5
M », représentent chacune une composante de l’entreprise :
Méthode : Processus de production du produit ou service. La recherche et
développement.
Matière : Les matériaux utilisés pour la production du bien.
Milieu : Le contexte concurrentiel, l’état du marché.
Matériel : Les machines, le parc informatique et les logiciels. L’ensemble
des équipements qui servent à apporter de la valeur ajoutée au matériau
de base.
Main-d’œuvre : Les collaborateurs et l’ensemble des interventions
humaines (la RH).
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2.2. Justification des choix des différentes méthodes
2.2.1 Justification du choix de méthode qualitative
Le choix d’une étude qualitative est souvent motivé par l’approche humaine de celle-
ci. Car, quand l’étude quantitative récolte des données chiffrées dans le but de
valider des objectifs, celle qualitative va recueillir des opinions ou des ressentis afin
de faire émerger des hypothèses. Plusieurs participants peuvent avoir des opinions
très différentes sur une même problématique, ce qui peut être bénéfique pour l'étude
qualitative en raison de la diversité des réponses.
L’observation non participante est bénéfique pour obtenir des données
précises et fiables sur des comportements humains dans leur contexte
naturel, tout en minimisant l’influence de l’observateur. Elle permet de prendre
connaissance de faits et de situations. Elle permet d’observer la réalité d’une
situation, et ce, directement dans son espace naturel.
Entretien semi-structuré il est idéal pour obtenir des données riches et
contextualisées tout en maintenant une certaine structure pour guider la
conversation. Cette méthode permet d’approfondir un sujet précis en
permettant au chercheur de relancer son interlocuteur. Fait émerger de
nouvelles hypothèses.
26
disposons d'une représentation graphique claire de toutes les causes
possibles et causes principales du problème.
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CHAPITRE 4 : Présentation des résultats, analyse et
suggestions
Ce chapitre porte sur la présentation des résultats collectés à l’aide des méthodes et
des outils d’investigation développés au chapitre précédent. La première section
présente les résultats et l’analyse. La seconde section traite les suggestions
d’amélioration.
[Link].Procédure en amont
Définir les objectifs
Définir l’objectif d’un inventaire physique de stock consiste à préciser ce que l’on
souhaite accomplir à travers cette opération. En effet, dans notre cas la raison de
notre inventaire repose sur la quantification des pièces disponibles, l’analyse des
processus de gestion des entrepôts de la DMS, l’analyse des processus
d’approvisionnement. Ces objectifs sont déterminés par le Directeur Général.
Planification d’un calendrier
Il s’agit de déterminer la date à laquelle va s’effectuer l’inventaire et les différentes
zones à inventorier et aussi mettre les équipes en charge, ainsi que les outils
nécessaires (tablettes, lecteurs de codes-barres, logiciels). Geler les mouvements de
stock : Arrêter temporairement les entrées et sorties de stock pendant l’inventaire
pour éviter des incohérences.
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[Link].Procédure en aval
Comptage physique
Il s’agissait de vérifier et d’enregistrer la quantité réelle des pièces et produits en
stock dans l’entrepôt de la DMS. Ce processus consiste à compter manuellement les
articles présents dans le magasin, puis à comparer ces chiffres avec les systèmes de
gestion des stocks pour détecter des écarts tout en identifiant des erreurs dans la
gestion des stocks ce qui permettra d’évaluer la valeur réelle des biens en stock.
Saisie des résultats
Il s’agit d’enregistrer les données, les quantités comptées sont saisies dans des
fiches de comptage créées lors de la préparation. Il est important de veiller à la
bonne transcription des données recueillies afin de pouvoir comparer avec les stocks
théoriques. Les résultats physiques sont comparés aux données théoriques
présentes sur les fiches de stock afin d’identifier les écarts.
Analyse des écarts
Il s’agit d’identification des écarts en marquant la différence entre les stocks
physiques et théoriques. Cela peut inclure des écarts positifs (surstock) ou négatifs
(manque de stock). Recherche des causes : Analyser pourquoi ces écarts existent
(erreurs de saisie, vols, erreurs de livraison, produits non comptabilisés, etc.).
Ensuite on passe à la correction des écarts. Une fois les écarts validés et expliqués,
on met à jour les registres pour refléter la réalité physique des stocks. Et enfin,
documenter les ajustements effectués et les raisons des écarts pour archivage et
audit
Clôture de l’inventaire
Il s’agit de rédiger un rapport qui détaille des résultats de l’inventaire, les écarts
constatés, les actions correctives et les recommandations. Après la mise à jour des
stocks, les mouvements de stock peuvent reprendre normalement (entrées et sorties
de marchandises).
Suivi et contrôle continu
C’est l’étape qui permet de vérifier l’application et l’efficacité des recommandations
formulées suite à une évaluation d’audit. L’objectif est d’assurer que les
recommandations sont non seulement acceptées, mais également mises en pratique
et qu’elles conduisent aux améliorations souhaitées.
29
1.1.2. Rendu des résultats par la méthode qualitative
Suite aux différents moyens utilisés afin de récolter des informations, nous avons eu
les résultats suivants :
Résultat par observation
Absence des fiches de stock :
Le sur stockage (présence des stocks dormant et des stocks morts) : nous
avons pu comptabiliser plus de 17000 pièces en stock lors de notre inventaire
physique de stock de l’entrepôt de la DMS. Il est important de rappeler que
l’on retrouve deux catégories de stock à savoir : les stocks neufs et les stocks
de récupération.
13217 pièces représentent le stock neuf de l’entrepôt de la DMS soit
77,75% reparties comme suite :
Etat de stock Quantité pourcentage %
Stock dormant 1522 12%
stock mort 3845 29%
quasi neuf 7850 59%
Total 13217 100%
pourcentage %
12% Stock dormant
stock mort
quasi neuf
29%
59%
pourcentage %
28%
Hors Service (HS)
Encore utilisable
72%
30
3783 pièces représentent le stock de récupération de l’entrepôt de la
DMS, soit 22,25% réparties comme suit :
Problème de rangement : nous avons constaté un espace limité, l’absence
de planification des accès, absence de méthode de suivi.
Absence de registre d'entrées et sorties : il n’existe pas de système
informatisé pour enregistrer les mouvements de pièce entrant et sortant de
l’entrepôt.
Aucune gestion des accès et de dispositif de sécurité : il n’y a pas de
mesures en place pour contrôler qui peut entrer ou sortir, ni de dispositifs pour
protéger les pièces et les employés contre des risques potentiels
Magasins insalubres : les conditions sont mauvaises, accumulation de
poussière et de saleté.
Résultat par entretien
Pour mieux appréhender notre thématique sur l'analyse des inventaires physiques de
stock de l’entrepôt de la DMS, nous avons eu un entretien avec le responsable
d’achat. De cet entretien, à chaque question, une appréciation est donnée positive
ou négative sur le déroulement des activités d’achat, d’approvisionnement et du
stockage des produits et pièces.
Le non-respect de procédure d’approvisionnement : les étapes établies
pour acheter, recevoir, et gérer les stocks ne sont pas suivies correctement
L’indisponibilité des magasiniers : le personnel chargé de gérer les
magasins n’est pas disponible pour accomplir ses tâches
Non-respect des procédures relatives à la gestion des stocks : les règles
et étapes établies pour organiser, suivre et contrôler les niveaux de stock ne
sont pas suivis
Absence de base de données : il n’existe pas de système structuré et
organisé pour collecter, stocker, gérer et analyser les informations relatives
aux stocks et aux opérations associées.
31
Question Réponse
Commentaire
Le QQOQCP est un outil essentiel, tant pour son implantation que pour son
utilisation pratique. C’est un outil qui nous a aidés à formuler un questionnement
vaste et constructif, tout en nous permettant de collecter des informations
essentielles et précises dans le cadre de notre analyse. Le responsable des achats
et les magasiniers, ainsi que les agents de la DMS, rencontrent des problèmes de
sur stockage, principalement dans le service des achats. Ce problème existe depuis
plusieurs années et devient de plus en plus urgent en raison de sur stockage élevés
de la DMS. Le problème se manifeste par l’absence de procédures de gestion des
stocks, entraînant une méconnaissance des niveaux de stock et provoquant ainsi un
32
sur stockage. Les causes fondamentales de ce problème sont liées à la gestion des
stocks.
[Link]. Rendu de la méthode du diagramme d’ISHIKAWA
Figure1 : diagramme d’ISHIKAWA adapté à notre méthode
33
Milieu
L'environnement de travail se réfère à l'ensemble des conditions de travail
humaines ou matérielles qui sont susceptibles d'influencer les collaborateurs dans
leurs tâches quotidiennes, ainsi il faut donc reconnaitre que ce dernier constitue un
atout majeur d’épanouissement au sein de l'entreprise. En effet, nous avons constaté
que l’atelier était très grand mais les conditions de température n’y sont pas bonnes.
Trop de chaleur pouvant endommager les produits.
Méthode
La méthode de travail de certains agents de la DMS se caractérise par une
certaine légèreté. En effet, nous avons remarqué lors de notre mission que les
agents manquent de formation et il n’y a pas de programme de formation pour ces
derniers donc ils ne font pas preuve de créativité. Nous avons relevé des lacunes
dans nos procédures de travail, notamment des instructions de travail peu claires et
un manque de standardisation dans les processus.
Matériel
Les outils informatiques sont très importants dans une administration. En effet
sans ces outils, ils ne peuvent pas enregistrer les données en machine. Nous avons
constaté que certaines machines étaient obsolètes ou mal entretenues, ce qui
affecte leur performance.
Matière
Nous avons aussi constaté le manque du réseau internet qui a une
répercussion significative le travail d’agents. II n'existe même pas des documents
sur les procédures d’entrée et sortie des stocks.
Main d’œuvre
Un personnel insuffisamment formé. En effet, la formation insuffisante de des
employés a été identifiée comme un facteur clé. Un certain nombre de membres de
l’équipe ne sont pas familiarisés avec les nouvelles machines et les normes de
qualité attendues. Le manque de communication interne, les missions répétitives à
l’intérieur du pays. Les absences et les retards récurrents et non justifiés
participaient aux difficultés à réaliser notre inventaire. Un personnel pas très
soucieux de son travail.
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1.2. Synthèse des résultats et analyse
1.2.1. Synthèse des résultats
Cette synthèse présente les principaux constats issus de l’observation et des
entretiens menés dans le cadre de l’analyse de l’inventaire physique des stocks de
l’entrepôt de la DMS. L’objectif de cette démarche dans un premier temps est de
quantifier toutes les pièces et produits disponibles dans l’entrepôt afin de déterminer
la valeur du stock. Ensuite, analyser le processus de gestion des magasins de la
DMS dans le but de vérifier s’ils respectent toutes les procédures de suivi de
magasin. Et pour finir analyser le processus d’approvisionnement de manière à
savoir si les commandes tiennent compte des stocks en magasin. À travers une
analyse approfondie des pratiques observées, nous avons identifié plusieurs
manquements significatifs. En effet, lors de notre observation et entretien nous avons
pu relever des causes de cette mauvaise gestion de stock à savoir, l’absence de
prévision entraîne des décisions d’approvisionnement inefficaces, car l’entreprise ne
peut anticiper correctement la demande, ce qui provoque des surstocks ou des
ruptures. De plus, le manque de suivi des stocks empêche une visibilité précise des
mouvements et des niveaux de stock en temps réel, rendant difficile l’anticipation des
besoins et entraînant des écarts entre le stock réel et théorique. Les mauvais
processus de commande, comme l’absence de seuils de réapprovisionnement et des
commandes mal planifiées, aggravent ces problèmes en provoquant des délais ou
des commandes excessives. Enfin, l’utilisation de technologies inadaptées et
obsolètes complique le suivi efficace des stocks, augmentant les erreurs humaines et
diminuant la réactivité de l’entreprise. Ces facteurs combinés entraînent des coûts
financiers accrus (frais de stockage ou de réapprovisionnement d’urgence), une
baisse de l’efficacité opérationnelle.
1.2.2. Synthèse des analyses
L’analyse des résultats de l’inventaire réalisé du 25 Mars au 15 Avril 2024 avait pour
but d’examiner les processus de gestion de stock, d’identifier les causes sous-
jacentes de ces divergences et de proposer des solutions pour y remédier.
Ce processus est particulièrement pertinent dans un contexte où l’entreprise doit
faire face à des interruptions de la chaîne d’approvisionnement et des exigences
réglementaires croissantes. Au cours de cet inventaire, des outils d’analyses
rigoureuses telle que la méthode de QQOQCP et le diagramme d’ISHIKAWA ont été
35
utilisés. Ces outils nous ont permis d’identifier certains problèmes rencontrés. Tels
que la mauvaise organisation de l’entrepôt, un manque de catégorisation des
produits, ralentit les opérations quotidiennes, rendant le stockage et la récupération
des articles inefficaces. L’absence de contrôle régulier, notamment d’audits ou
d’inventaires physiques, permet que les erreurs et les écarts de s’accumulent, ce qui
parfois faussent les données de stock. Le manque de formation du personnel
amplifie ces problèmes, car des employés mal formés commettent plus d’erreurs
dans la manipulation et le suivi des stocks. Enfin, les problèmes de communication
interne entre les différents services (logistique, achats, ventes) entraînent des
décisions mal coordonnées, comme des commandes inappropriées ou des retards
d’approvisionnement. Ces lacunes mènent à des inefficacités opérationnelles, une
augmentation des erreurs de stock, des retards dans les livraisons, et à terme, une
perte de compétitivité pour l’entreprise.
Section 2 : Suggestions
2.1. Suggestions d’ordre spécifique
Afin de remédier aux difficultés rencontrées et d’éviter des erreurs similaires, nous
suggérons les actions suivantes :
Organisation physique des articles : il s’agit de classer les articles par
catégorie et attribuer une étiquette avec code-barres à chaque emplacement
pour faciliter le comptage
Amélioration du processus de comptage : c’est-à-dire qu’il faut introduire
un comptage tournant tous les mois pour réduire l’accumulation en fin d’année
et détecter rapidement les écarts.
Formation du personnel : il s’agit de mettre en place un programme de
formation régulier pour les opérateurs.
Communication et Collaboration : Organiser des réunions de brief quotidien
pour partager les objectifs et anticiper les problèmes éventuels. Installer un
tableau d’affichage central pour communiquer les informations importantes et
les consignes de sécurité.
Mettre en place un logiciel de gestion de stock : Le logiciel enregistrera de
façon fidèle l'ensemble des entrées et des sorties et permettra à tout moment
l'édition d'un état de stock fiable.
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Mettre en place une méthode d’inventaire : Pour une réalisation optimale
de l’inventaire au sein de l’entrepôt de la DMS, il est essentiel que l’entreprise
suive ces étapes clés afin d’évaluer et de répertorier l’ensemble de ses biens.
Cette démarche comprend d’abord l’identification des différentes catégories
de stock à inventorier, puis l’élaboration d’une liste préliminaire fondée sur les
enregistrements existants, et enfin l’organisation physique des pièces pour en
faciliter le comptage. L’attribution d’identifiants uniques, le recours à des outils
technologiques tels que les scanners de codes-barres, et un comptage
physique rigoureux constituent des éléments essentiels de ce processus. La
comparaison des résultats avec les enregistrements permet d’identifier et de
documenter les écarts, lesquels sont ensuite corrigés par une mise à jour des
registres comptables. Un rapport d’inventaire détaillé résume les résultats
obtenus, les écarts constatés, ainsi que les actions correctives mises en
place. Enfin, la mise à jour des systèmes de gestion garantit la précision des
données, tandis qu’un suivi régulier est mis en place pour maintenir cette
exactitude dans le temps. Ce processus fournit ainsi une base solide pour une
gestion optimisée des stocks de la DMS.
L’établissement d’un planning d’approvisionnement, basé sur la
méthode : du juste-à-temps
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Optimisation des espaces et des flux : C’est le fait de réorganiser l’entrepôt
pour réduire les déplacements inutiles et faciliter le comptage. En effet, ça
permettra d’identifier les articles à rotation rapide et les placer à des
emplacements accessibles.
Optimisation des stocks : Il permettra de définir les seuils de
réapprovisionnement pour chaque produit afin d’éviter les ruptures ou les
surstocks.
Sécurité et traçabilité : Il est question d’installer un système de
vidéosurveillance dans les zones sensibles pour prévenir les pertes et vols.
Mais aussi introduire des contrôles d’accès dans les zones de stockage pour
limiter les manipulations non autorisées. Conserver un journal de tous les
mouvements de stock (entrées, sorties, ajustements) pour garantir la
traçabilité.
Planification et organisation de l’inventaire : Il s’agirait d’établir un
calendrier d’inventaire périodique (annuel, semestriel ou mensuel), et de
mettre en place un système de contrôle régulier des stocks (inventaire
tournant ou cycle counting). Afin de définir des procédures standard pour la
réception, le stockage et le comptage des articles.
Standardisation des processus : il est question de mettre en place des
procédures formalisées pour la réception, le stockage et l’expédition des
produits dans d’autres centrales
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CONCLUSION GENERALE
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