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Guide contre le harcèlement sexuel scolaire

La violence faites aux femmes
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Guide contre le harcèlement sexuel scolaire

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HARCÈLEMENT

SEXUEL
AGISSONS ENSEMBLE CONTRE
LE HARCÈLEMENT SEXUEL
DANS LES LIEUX DE FORMATION

Guide d’accompagnement
en cas de harcèlement sexuel

DEPARTEMENT DE LA FORMATION, DEPARTEMENT DES INFRASTRUCTURES


DE LA JEUNESSE ET DE LA CULTURE ET DES RESSOURCES HUMAINES
Direction générale de l’enseignement Bureau de l’égalité entre les femmes
postobligatoire (DGEP) et les hommes
Unité de promotion de la santé et de
prévention en milieu scolaire (Unité PSPS)
HARCÈLEMENT
SEXUEL
RÉDACTION
Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC)
Unité de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire
Seema Ney, cheffe de projet respect de la diversité à l’école
Claire Girardet, cheffe de projet santé mentale
Direction générale de l’enseignement postobligatoire
Cécile Maud Tirelli, cheffe Unité affaires juridiques

Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH)


Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes
Sabine Eddé, chargée de projet égalité des chances
Irène Schmidlin, juriste et cheffe de projet violence domestique

RELECTURES ET CONSULTATION
Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC)
Secrétariat général
Véronique Berseth, déléguée départementale à la protection du climat scolaire
Dre Caroline Dayer, déléguée départementale aux questions d’homophobie et de transphobie
Direction générale de l’enfance et de la jeunesse
• Unité de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire
Martine Barraud, Eileen Morrow Blaser, Cristina Fiorini Bernasconi, Sophie Schubert,
Alexandra Papastefanou, Mary-Claude Martin, Sandra Maistrello, Désirée Atkinson, Marie Torres
• Unité de pilotage de la prévention
Kim Carrasco, Laetitia Amiet, Morgane Cottens
• Unité d’appui juridique
Valérie Risse
Direction générale de l’enseignement postobligatoire
Guillaume Ruiz, adjoint au Directeur général
Carole Scheurer, Unité administration et communication
Nadia Gois Marta, Unité affaires juridiques
Directions écoles du postobligatoire
Oriane Cochand, directrice, CPNV - Centre professionnel du Nord vaudois
Christophe Unger, directeur et Pierre-André Favre, directeur adjoint, ETML - Ecole Technique,
Ecole des Métiers de Lausanne
Patrick Godat et la Direction du Gymnase du Bugnon
Yves Deluz, directeur, Gymnase de Nyon
Jacques-Frédéric Siegler, directeur, Ecole professionnelle de Montreux

Département des infrastructures et des ressources humaines (DIRH)


Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes du canton de Vaud
Nils Kapferer, juriste
Diana dos Santos Pêgo, chargée de projet

Département de la santé et de l’action sociale (DSAS)


Direction générale de la santé
Christina Akré, directrice a.i. Direction santé communautaire

RÉSEAU PARTENAIRES
Police cantonale vaudoise
Police municipale Lausanne
Fondation PROFA - centre LAVI
ESPAS, Espace de soutien et de prévention – Abus sexuels

RÉALISATION GRAPHIQUE
Creatives & Yona Lee Studio

Le guide s’inspire du document Harcèlement sexuel dans les écoles professionnelles – Guide de prise en charge en cas de harcèlement sexuel,
élaboré par le groupe de travail de la campagne de sensibilisation contre le harcèlement sexuel auprès des apprenti·e·s ainsi que des
nombreux échanges avec les directions du postobligatoire et les professionnel·le·s depuis la 1re campagne menée en 2018.
5

TABLE DES MATIÈRES

1. Qu’est-ce que le harcèlement sexuel ?  8


1.1 Les formes de harcèlement sexuel  12
1.2 Sexisme  14
1.3 On ne peut plus draguer ?!  15
1.4 Les conséquences du harcèlement sexuel  15

2. Harcèlement sexuel dans les lieux de formation  16


2.1 Principes de base  18
2.2 Prévention et sensibilisation : que faire en amont au sein de l’école  18
2.3 Rôle des professionnel.le.s dans l’accompagnement des situations  20
2.4 Victimes, témoins, auteur·e∙s : les différentes parties  21
Victime  21
Témoin(s)  24
Auteur·e  25

3. Procédures selon les personnes impliquées  26


3.1 Entre élèves  29
3.2 Entre un·e élève et un·e professionnel·le de l’établissement scolaire  32
3.3 Entre un·e apprenti·e (ou un·e élève en stage) et un·e personne travaillant
ou fréquentant l’entreprise formatrice  33

4. Dans quelles situations faut-il contacter la police ?  34

5. Contacts  40

6. Annexes  44
Annexe I - Exemple de charte ou document interne concernant les différentes
formes de harcèlement à l’école (harcèlement sexuel, harcèlement-intimidation
entre élèves, etc.)  46
Annexe II - Prévenir, c’est agir : ressources à l’intention des professionnel·le·s  50
Annexe III - Cadre légal  54
Mesdames, Messieurs,

Le harcèlement sexuel n’a pas sa place dans les lieux de formation ! Tel est le message que
veut faire passer l’Etat de Vaud dans le cadre de la campagne de prévention du harcèlement
sexuel menée dans les écoles du postobligatoire depuis 2018.

Reconnu comme une forme de violence, le harcèlement sexuel constitue l’une des manifesta-
tions du sexisme structurel qui continue, en 2021, à faire obstacle dans les faits à la réalisation
de l’égalité entre les femmes et les hommes. Discrimination basée sur le sexe ou l’orientation
sexuelle d’une personne, il peut entraver l’intégration de chacune et chacun dans la société
et peut avoir des conséquences graves sur les personnes qui en sont victimes. Conscient de
cette problématique, le Conseil d’Etat vaudois, qui a pour mission de promouvoir l’égalité de
droit et de fait entre les sexes à tous les niveaux, veut y apporter des solutions concrètes.

La prise en charge systématique des situations de harcèlement sexuel implique pour les pro-
fessionnel·le·s des écoles d’agir de manière concertée et coordonnée avec leurs collègues et,
en particulier, en étroite collaboration avec l’équipe ressource de leur école. Il s’agit de proté-
ger la victime présumée tout en agissant avec proportionnalité.

La publication de ce guide s’inscrit dans le cadre de la campagne de prévention du harcèle-


ment sexuel qui se déploie depuis 2018 dans les écoles. Il est l’une des actions déployées par
l’Etat de Vaud dans ce domaine. La nouvelle campagne mise en œuvre dès la rentrée 2021
s’adresse tant aux écoles professionnelles qu’aux gymnases. Menée conjointement par le Bu-
reau de l’égalité entre les femmes et les hommes (BEFH), la Direction générale de l’enseigne-
ment postobligatoire (DGEP) et l’Unité de promotion de la santé et de prévention en milieu
scolaire (Unité PSPS), elle a pour but de mettre en œuvre des actions coordonnées, tant dans
la prévention auprès des jeunes, que face à l’accompagnement des situations de harcèlement
sexuel qui pourraient survenir au sein des écoles.

Le présent guide d’accompagnement a pour vocation de répondre à une demande importante


provenant de nos professionnel·le·s face à des situations qui peuvent s’avérer particulière-
ment délicates à gérer. Il vise à fournir aux Directions, aux membres des équipes ressources
mais également à l’ensemble des professionnel·le·s des écoles, les principales clés de com-
préhension du harcèlement sexuel et de ses manifestations, d’une part. Par ailleurs, il est un
outil d’accompagnement permettant de déterminer les actions à mettre en place, tant pour le
7

prévenir au sein de l’école, que pour réagir dans des cas concrets et accompagner les élèves
qui en seraient témoins, victimes ou auteur·e·s.

Il est important d’expliquer aux jeunes que le harcèlement sexuel n’est toléré ni sur les lieux de
formation, ni nulle part ailleurs, et de leur faire comprendre qu’ils et elles ne sont pas seul·e·s
lorsque de telles situations se produisent ; des personnes au sein des écoles, ou à l’extérieur,
sont là pour les écouter, les aider et les orienter si nécessaire.

Chaque cas de harcèlement sexuel étant unique, la prise en charge des victimes, mais éga-
lement des auteur·e·s, varie selon les situations. Ce guide décrit les procédures à mettre en
place selon diverses configurations de cas, leur degré de gravité et les personnes impliquées.
Prévenir le harcèlement sexuel et agir contre celui-ci, c’est œuvrer pour la promotion de l’éga-
lité des chances dans les lieux de formation et, de ce fait, dans notre société. Nous espérons
que ce guide, et en parallèle la campagne de sensibilisation, participeront à l’instauration d’un
environnement de formation exempt de comportements discriminatoires, et notamment de
harcèlement sexuel, permettant ainsi à chacune et à chacun d’apprendre dans des espaces
emprunts du respect de toutes et tous, indépendamment de leur sexe, de leur orientation af-
fective et sexuelle ou de leur identité de genre.

Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à ce guide et aux efforts qui sont
déployés pour faire des lieux de formation du Canton de Vaud des endroits sans harcèle-
ment sexuel.

Nuria Gorrite Cesla Amarelle


Présidente du Conseil d’Etat Cheffe du Département de la formation,
Cheffe du Département des infrastructures de la jeunesse et de la culture
et des ressources humaines
1.
QU’EST-CE QUE
LE HARCÈLEMENT
SEXUEL ?
Par harcèlement sexuel,
on entend toute forme de
comportement non désiré,
verbal, non-verbal ou
physique, à caractère sexuel
ou sexiste, imposé à une
personne et qui porte atteinte
à sa dignité, en particulier
lorsque ce comportement crée
un environnement intimidant,
hostile, dégradant, humiliant
ou offensant.
1. QU’EST-CE QUE LE HARCÈLEMENT SEXUEL ?

Par harcèlement sexuel, on entend toute forme de


comportement non désiré, verbal, non-verbal ou physique,
à caractère sexuel ou sexiste, imposé à une personne et
qui porte atteinte à sa dignité, en particulier lorsque ce
comportement crée un environnement intimidant, hostile,
dégradant, humiliant ou offensant.

Le harcèlement sexuel présente toujours trois


aspects essentiels. Il s’agit d’un comportement :

1 2
non souhaité
3
que la personne
(absence de
à connotation ressent comme une
consentement)
sexuelle ou sexiste; atteinte à sa dignité
par la personne qui
et à son intégrité.
en est la cible;

Ce qui est déterminant, c’est le ressenti de la victime et non l’intention de l’auteur·e.


Il n’est pas nécessaire que les faits se répètent, il peut s’agir d’un acte isolé.
11

Diverses lois, au niveau national et international, régissent la protection des per-


sonnes contre les discriminations fondées sur le sexe et les violences sexuelles,
comprenant le harcèlement sexuel, soit explicitement, soit dans le cadre de la pro-
tection générale de l’intégrité psychique et physique.

La Loi fédérale du 24 mars 1995 sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg ; RS
151.1)1 indique que :

« Il est interdit de discriminer les travailleurs à raison du sexe, soit directement,


soit indirectement, notamment en se fondant sur leur état civil ou leur situation
familiale ou, s’agissant des femmes, leur grossesse. » (LEg, art. 3 al. 1)

« Par comportement discriminatoire, on entend tout comportement importun de


caractère sexuel ou tout autre comportement fondé sur l’appartenance sexuelle,
qui porte atteinte à la dignité de la personne sur son lieu de travail, en particu-
lier le fait de proférer des menaces, de promettre des avantages, d’imposer des
contraintes ou d’exercer des pressions de toute nature sur une personne en vue
d’obtenir d’elle des faveurs de nature sexuelle. » (LEg, art. 4)

La Convention du 11 mai 2011 du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte


contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (dite Convention
d’Istanbul ; RS 0.311.35)2 prévoit que :

« Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que
toute forme de comportement non désiré, verbal, non-verbal ou physique, à ca-
ractère sexuel, ayant pour objet ou pour effet de violer la dignité d’une personne,
en particulier lorsque ce comportement crée un environnement intimidant, hos-
tile, dégradant, humiliant ou offensant, soit soumise à des sanctions pénales ou
autres sanctions légales. » (Convention d’Istanbul, art. 40).

D’autres lois figurent en annexe (Annexe III).

1
Adoptée le 24.03.1995 par l’Assemblée fédérale de la Confédération suisse, entrée en vigueur le 01.07.1996.
2
Adoptée le 11.05.2017 par les Etats membres du Conseil de l’Europe à Istanbul, entrée en vigueur pour la Suisse
le 01.04.2018.
1. QU’EST-CE QUE LE HARCÈLEMENT SEXUEL ?

1.1 LES FORMES DE HARCÈLEMENT SEXUEL


Le harcèlement sexuel peut prendre des formes verbales, non-verbales et physiques,
notamment :

> plaisanteries, remarques et insultes portant sur le sexe, le genre et/ou


l’orientation affective et sexuelle ;
> remarques sur le physique ou la tenue vestimentaire ;
> propos ou plaisanteries à connotation sexuelle, propositions explicitement
sexuelles, ambigües ou embarrassantes ;
> regards insistants, obscènes, sifflements ;
> envoi de contenu gênant ou à caractère pornographique non consenti par
message, courriel, réseaux sociaux ou tout autre moyen de communication ;
> promesses d’avantages en échange d’actes sexuels, menaces ou pressions ;
> contacts physiques non souhaités ;
> attouchements sexuels (attouchements, caresses, baisers imposés) ;
> contraintes sexuelles, tentative de viol ou viol3.

Le harcèlement sexuel peut durer sur une courte ou longue période, les actes peuvent
être uniques ou se répéter et être le fait d’un groupe ou d’une seule personne, femme
ou homme. Certains de ces actes sont punissables pénalement.

3
Les différentes formes du harcèlement sexuel selon la définition de la Confédération suisse. Le document de la
Confédération peut être téléchargé sur le site internet :
https://www.ebg.admin.ch/ebg/fr/home/themes/travail/le-harcelement-sexuel-sur-le-lieu-de-travail.html
13

« Contrainte sexuelle » et « viol »


Dans la continuité des violences sexistes et sexuelles, le harcèlement
sexuel peut prendre la forme d’agressions physiques et/ou sexuelles, dont
la tentative de contrainte sexuelle, la contrainte sexuelle, la tentative de
viol ou le viol constituent des infractions au code pénal suisse (CP ; RS
311.0) selon les dispositions suivantes :

Contrainte sexuelle – art. 189 al. 1 CP :


Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence envers une
personne, en exerçant sur elle des pressions d’ordre psychique ou en la
mettant hors d’état de résister l’aura contrainte à subir un acte analogue à
l’acte sexuel ou un autre acte d’ordre sexuel, sera puni d’une peine privative
de liberté de dix ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

Viol – art. 190 al. 1 CP :


Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur
sa victime des pressions d’ordre psychique ou en la mettant hors d’état de
résister, aura contraint une personne de sexe féminin à subir l’acte sexuel,
sera puni d’une peine privative de liberté de un à dix ans.

Selon le droit pénal suisse, est relative au « viol » la pénétration péno-


vaginale4 et est relatif à la « contrainte sexuelle » tout autre acte analogue à
l’acte sexuel ou d’ordre sexuel (tels que la sodomie, le rapport buco-génital
(fellation ou cunnilingus), le baiser lingual, la masturbation et certains
types d’attouchements notamment).

D’autres comportements à connotation sexuelle peuvent également être


constitutifs d’infractions pénales punissables selon d’autres articles de loi.

4
Une révision de la notion de viol dans le code pénal est cependant en cours au niveau fédéral. Cette définition
pourrait ainsi changer prochainement.
1. QU’EST-CE QUE LE HARCÈLEMENT SEXUEL ?

1.2 SEXISME
Le sexisme peut être défini comme toutes les croyances, attitudes ou comporte-
ments discriminatoires basés sur le sexe et sur des considérations stéréotypées des
sexes. Il s’agit d’un ensemble d’idées ou d’actions qui hiérarchisent les sexes, postu-
lant la supériorité de la catégorie hommes sur la catégorie femmes.

Il est possible de distinguer deux types de sexisme, le sexisme dit hostile et le sexisme
dit bienveillant. Le sexisme hostile consiste en des attitudes, comportements, com-
mentaires qui sont explicitement négatifs et hostiles à l’encontre de la personne
ciblée (Dardenne et al., 2018, p. 122). Par exemple, des remarques telles que « Les
femmes sont nulles en mathématiques » ou « Les femmes ne savent pas conduire ».
Le sexisme bienveillant consiste en des attitudes, comportements, commentaires
qui semblent positifs et bienveillants de prime abord, mais qui se basent sur des
stéréotypes de genre et qui sont ainsi discriminatoires (Dardenne et al., 2018, p. 122).
Le sexisme bienveillant se présente donc généralement sous une forme plus subtile.
Par exemple, face à une tâche qui demande de la force, de partir du principe qu’une
femme ne sera pas capable de l’accomplir (en totalité ou en partie) et lui dire que ce
n’est pas grave si elle n’y arrive pas ou encore des remarques telles que « Tu iras loin
dans la vie parce que tu es jolie ». Les recherches révèlent que le sexisme bienveil-
lant est également néfaste et qu’il a notamment un impact négatif chez les femmes
en matière de performance5.

De la blague sexiste aux violences sexuelles, l’ensemble des faits et des actes qui
contribuent à blesser, humilier et rabaisser les personnes en fonction de leur sexe,
de leur genre et/ou de leur orientation affective et sexuelle constituent un conti-
nuum de violences. Le harcèlement sexuel s’inscrit dans celui-ci. Il importe ainsi de
ne pas minimiser les différentes formes de sexisme. La banalisation du sexisme crée
en effet un terrain propice aux violences sexuelles. En ce sens, la sensibilisation est
cruciale, celle-ci permettant une prise de conscience de ces stéréotypes et violences
ainsi que le développement d’un esprit réflexif.

5
Dardenne Benoît, Huart Johanne, Silvestre Aude. « Sexisme positif : bienveillance et chaleur », in Faniko Kléa,
Bourguignon David, Sarrasin Oriane, Guimond Serge (dir.), Psychologie de la discrimination et des préjugés :
de la théorie à la pratique, Louvain-la-Neuve, de Boeck Supérieur, 2018, pp. 120-128.
15

1.3 ON NE PEUT PLUS DRAGUER ?!


Il importe de distinguer clairement les rapports de séduction du harcèlement sexuel.
Dans le premier cas, les relations sont réciproques et/ou consenties. Dans le second
cas, il s’agit d’un rapport non désiré, blessant ou dégradant. La différence entre
drague et harcèlement sexuel s’identifie dans la notion de consentement. La drague
est un jeu qui se pratique à deux, alors que le harcèlement sexuel est imposé par une
personne à une autre.

1.4 LES CONSÉQUENCES DU HARCÈLEMENT SEXUEL


Les conséquences du harcèlement sexuel sur la santé peuvent être nombreuses et
d’ordre psychologique, physique et/ou psychosomatique. Le harcèlement sexuel peut
entraîner une perte de confiance en soi ou de motivation, un sentiment de honte, de
culpabilité, du stress, des troubles du sommeil et de la concentration, des crises d’an-
goisses, une dépression, de l’anxiété, une perte ou prise de poids, un état suicidaire, etc.

Le harcèlement sexuel peut avoir des répercussions graves sur le parcours de vie
d’une personne, son parcours de formation, et/ou son insertion professionnelle et
sociale. Il importe de ne pas en minimiser les effets.

Distinction entre harcèlement sexuel et


harcèlement-intimidation entre élèves
Il est nécessaire de différencier le harcèlement sexuel du harcèlement-
intimidation entre élèves. Alors que le harcèlement-intimidation entre
élèves est caractérisé par la répétition des violences, une seule occurrence
peut suffire en cas de harcèlement sexuel.

Le harcèlement-intimidation entre élèves se définit par une « répétition de


violences, un phénomène de groupe exerçant une asymétrie et engendrant
une incapacité à se défendre pour l’élève qui en est la cible. La pression à la
conformité et la peur sont le ciment du groupe »6.

6
Dayer, Caroline. (2020). Quand les violences se donnent un genre : enjeux et pratiques de management. 3D Journal
de la fédération des associations des directrices et directeurs des établissements de formation officiels vaudois,
5, 10-13.
2.
HARCÈLEMENT
SEXUEL DANS
LES LIEUX DE
FORMATION
Lors d’une suspicion de
harcèlement sexuel, il est
important que la réaction
de l’école soit rapide. Celle-
ci doit cependant être
proportionnée en fonction de
la situation. Il est nécessaire
de définir en amont un
dispositif institutionnel de
prise en charge des cas de
harcèlement sexuel et de
le faire connaître parmi le
personnel et les élèves.
2. HARCÈLEMENT SEXUEL DANS LES LIEUX DE FORMATION

2.1 PRINCIPES DE BASE


La direction de l’école a la responsabilité et le devoir de :

> prévenir le harcèlement sexuel dans l’école,


> intervenir en cas de harcèlement sexuel,
> s’employer à le faire cesser.

Lors d’une suspicion de harcèlement sexuel, il est important que la réaction de l’école
soit rapide. Celle-ci doit cependant être proportionnée en fonction de la situation. Il
est nécessaire de définir en amont un dispositif institutionnel de prise en charge des
cas de harcèlement sexuel et de le faire connaître parmi le personnel et les élèves.

Toute personne de l’établissement doit immédiatement rappeler à l’ordre la personne


qui a des comportements inadéquats (qualificatifs grossiers, vexants ou humiliants,
moqueries, railleries, remarques discriminatoires à caractère raciste, sexiste, homo-
phobe ou transphobe, attaques verbales et menaces, attouchements non consentis,
etc.) en lui rappelant les règles en vigueur dans l’établissement (RLEO, art. 100 al.
1 – Attitude des élèves). L’inaction de l’institution face à des situations manifestes
n’est pas envisageable.

2.2 PRÉVENTION ET SENSIBILISATION : QUE FAIRE EN AMONT AU


SEIN DE L’ÉCOLE
Divers éléments permettent de prévenir le harcèlement sexuel, d’agir et de faciliter
sa prise en charge de manière coordonnée :

> Une mention explicite que le harcèlement sexuel est interdit à l’école dans un
document interne de l’école7 ainsi qu’un positionnement systématique des
professionnel·le·s face à de tels actes ;
> La constitution d’une équipe ressource8 et la transmission régulière de ses
coordonnées auprès de l’ensemble du personnel de l’école et des élèves ;
> Une sensibilisation du personnel de l’école dans son ensemble ;
> L’organisation d’activités de sensibilisation avec et par les élèves, sous la
forme de projets de promotion de la santé et de prévention (PSPS)9.

7
Un exemple de charte est proposé en annexe (Annexe I). D’autres exemples de règlements d’établissement
interdisant le harcèlement sexuel sont disponibles à cette adresse :
https://www.ebg.admin.ch/ebg/fr/home/themes/travail/le-harcelement-sexuel-sur-le-lieu-de-travail.html
19

la situation particulière des apprenti·e·s


(ou stagiaires)
Les apprenti·e·s peuvent être confronté·e·s au harcèlement sexuel,
aussi bien aux cours professionnels et interentreprises qu’au sein de
l’entreprise formatrice. L’apprentissage est un moment clé pour leur
intégration professionnelle. Elles et ils se retrouvent dans des relations
professionnelles marquées par la hiérarchisation et peuvent ainsi avoir le
sentiment de disposer de ressources limitées pour réagir.

De plus, il peut leur être difficile de dénoncer les cas de harcèlement sexuel
par crainte de ne pas pouvoir terminer leur formation, de ne pas retrouver
de place d’apprentissage ou de perdre leur future place de travail.
Par analogie, les gymnasien·ne·s en stage peuvent rencontrer ces mêmes
rapports asymétriques.

33% 70%
des personnes interrogées des personnes Les femmes sont plus
ont déjà été harcelées interrogées ont déjà été souvent touchées (80%),
sexuellement sur le lieu harcelées sexuellement, mais presque un homme sur
de travail. peu importe où. deux est aussi concerné.

Source : Harcèlement sexuel et mobbing à l’apprentissage,


enquête réalisée par Unia auprès de 800 apprenti·e·s, 2019

8
Suivant la composition des établissements, l’équipe ressource peut être constituée notamment de membres de la
direction, infirmiers ou infirmières en milieu scolaire, médiateurs ou médiatrices scolaires, médecins scolaires. Les
psychologues scolaires, conseillers ou conseillères aux apprenti·e·s, commissaires professionnel·le·s, aumôniers ou
aumônières, voire d’autres profesionnel·le·s de l’école peuvent également en faire partie selon les lieux.
9
Une présentation de ressources possibles est proposée en annexe (Annexe II).
2. HARCÈLEMENT SEXUEL DANS LES LIEUX DE FORMATION

2.3 RÔLE DES PROFESSIONNEL.LE.S DANS L’ACCOMPAGNEMENT


DES SITUATIONS
Les professionel·le·s informé·e·s de situations de harcèlement sexuel assurent un
rôle d’écoute et d’orientation vers l’équipe ressource. Les équipes ressource prennent
en charge l’accompagnement des situations de harcèlement sexuel dans leurs rôles
respectifs. La direction reste garante du cadre institutionnel et des éventuels relais
à faire sur les situations. Les rôles de chacun·e au sein de l’école face à une situation
de harcèlement sexuel et les modalités de prise en charge sont définis dans une pro-
cédure interne à l’établissement de manière à anticiper les éventuelles situations10.

Fonction Rôles
Prévient le harcèlement sexuel dans l’école. Intervient
Membre de la direction
immédiatement en cas de harcèlement sexuel.

Apporte son expertise. Procède à une évaluation clinique de la


Infirmier ou infirmière santé de la victime présumée. Assure soins, soutien ainsi qu’une
en milieu scolaire orientation et un accompagnement vers les instances spécialisées
si nécessaire.

Apporte son expertise. Procède à une évaluation clinique en


Médecin scolaire collaboration avec l’infirmier ou l’infirmière en milieu scolaire.
Assure un rôle de médecin-conseil pour les élèves et leur famille.

Offre un accueil et une écoute. Assure un soutien et un


Médiateur ou
accompagnement, ainsi qu’une orientation et un accompagnement
médiatrice scolaire
vers les instances spécialisées si nécessaire.

Peuvent être informé·e·s de situations par des élèves.


Enseignant·e·s
Assurent un rôle d’écoute et d’orientation vers l’équipe ressource.

Avertit la ou le chef·fe de pôle de la branche concernée dans les


Commissaire professionnel·le
meilleurs délais après la prise de connaissance d'une situation
/ Conseiller ou conseillère
de harcèlement sexuel. Assure un rôle d’écoute, de soutien et
aux apprenti·e·s
d’accompagnement.

Assure un rôle d’écoute, de soutien et d’accompagnement, ainsi


Psychologue en
qu’un rôle d’orientation et d’accompagnement vers les instances
milieu scolaire
spécialisées si nécessaire.

Aumônier ou aumônière Assure un rôle d’écoute, de soutien et d’accompagnement.

10
Le document Harcèlement sexuel sur le lieu de travail, informations à l’intention des employeuses et employeurs, du
Bureau fédéral entre femmes et hommes (BFEG) peut également aider à l’élaboration d’une procédure. Il est disponible
en ligne : https://www.ebg.admin.ch/ebg/fr/home/themes/travail/le-harcelement-sexuel-sur-le-lieu-de-travail.html
21

2.4 VICTIMES, TÉMOINS, AUTEUR·E∙S : LES DIFFÉRENTES PARTIES


Le terme « victime présumée » est utilisé tant que les actes n’ont pu être établis for-
mellement et « victime » ou « victime avérée » lorsque les actes ont été reconnus par
l’auteur·e ou lorsqu’ils ont pu être établis. Il en va de même avec les termes auteur·e
et auteur·e présumé·e.

Victime

Il est important de se rappeler que peu de victimes de harcèlement sexuel osent


parler. Cela peut être particulièrement le cas pour les élèves. En effet, elles et ils
peuvent craindre les répercussions de leur démarche sur leur parcours profes-
sionnel, leur future carrière et/ou d’éventuelles représailles. Il est donc nécessaire
d’adopter une posture non-jugeante et non-stigmatisante. Si une victime témoigne,
la souffrance est d’autant plus importante pour elle en cas d’inaction des profes-
sionnel·le·s de l’école.

Selon les situations, s’il est nécessaire d’établir les faits et s’il n’y a pas d’urgence à
mettre la victime présumée en sécurité, il convient d’inviter la personne à :

> établir un « journal de bord », mentionnant les personnes présentes,


l’ensemble des mots, attitudes, comportements et interactions
problématiques avec mention des dates, heures et lieux11 ;
> conserver les éléments tels que les courriels, captures d’écran, messages et
autres documents qui permettent d’établir les faits.

Ces éléments peuvent permettre d’établir un dossier en cas de dépôt de plainte


pénale.

11
Association Viol-Secours, Centre LAVI, Service pour la promotion de l’égalité entre homme et femme (2010). Violences
sexuelles contre les femmes, que faire ?
2. HARCÈLEMENT SEXUEL DANS LES LIEUX DE FORMATION

Afin de ne pas faire reposer la responsabilité de la résolution de la situation sur la


victime, de surcroît en regard de l’asymétrie de la relation entre la victime et l’au-
teur·e présumé·e, il convient de :

> discuter avec elle de ce qui est envisageable ;


> si cela est possible pour la personne, s’opposer aux comportements
inadéquats et exprimer son désaccord à la personne qui harcèle (par oral ou
par écrit)12 ;
> selon les actes et les besoins, orienter la victime présumée vers les ressources
de soutien internes ou externes (un Centre LAVI par exemple) et s’organiser
avec les personnes ressources dédiées pour l’y accompagner si elle le
souhaite.

Il est important de discuter avec la victime des éventuelles mesures qui seront
prises par l’école pour s’employer à faire cesser le harcèlement sexuel (communi-
cation transparente). Comme pour la prise en charge des situations de (cyber)har-
cèlement-intimidation entre élèves, il est recommandé de dire à la victime que ses
paroles ont été entendues, de lui signifier qu’elle ou il a bien fait de parler et de ne
pas hésiter à se confier à nouveau si le harcèlement sexuel continue ou se reproduit.
La priorité doit toujours être accordée à la protection de la victime tout en veillant
à ne pas lui faire subir une double peine par mesure de protection, par exemple en
l’excluant des activités scolaires.

Suivant les situations, il est nécessaire de s’assurer de l’état de santé général de la


victime présumée en collaboration avec l’infirmier ou l’infirmière en milieu scolaire
ou encore la ou le médecin scolaire, voire de l’accompagner vers des services spécia-
lisés (centre LAVI).

12
Il faut néanmoins être conscient·e que cela ne permet pas toujours de résoudre une situation. Il est important
d’accompagner la personne dans ses démarches.
23

Si la victime présumée est mineure, il faut l’informer que l’école a une obligation lé-
gale d’annoncer certaines situations aux représentant·e·s légales ou légaux, ainsi
que de procéder à un signalement à la Justice de paix et à la Direction générale de
l’enfance et de la jeunesse si son développement physique, psychique, affectif ou
social est menacé et que ses parents ne peuvent y remédier seuls. L’école a égale-
ment la possibilité de dénoncer la situation aux autorités de poursuites pénales si
l’infraction se poursuit d’office.

A cet égard, les dispositions légales suivantes sont applicables :

Article 26a de la loi vaudoise du 4 mai 2004 sur la protection des mineurs
(LProMin ; BLV 850.41) – Signalement :
1
Toute personne peut signaler la situation d’un enfant semblant avoir besoin
d’aide. Elle adresse son signalement simultanément à l’autorité de protection de
l’enfant et au service (en charge de la protection des mineurs).
2
L’obligation de signaler, simultanément à l’autorité de protection de l’enfant et
au service, le cas d’un enfant semblant avoir besoin d’aide […] est réglée par
la loi vaudoise d’application du droit fédéral de la protection de l’adulte et de
l’enfant (LVPAE).

Article 32 de la loi d’application du 29 mai 2012 du droit fédéral de la protection


de l’adulte et de l’enfant (LVPAE ; BLV 211.255) – Signalement d’une situation
d’un mineur ayant besoin d’aide :
1
Toute personne qui, dans le cadre de l’exercice d’une profession, d’une charge
ou d’une fonction en relation avec les mineurs, qu’elle soit exercée à titre prin-
cipal accessoire ou auxiliaire, a connaissance de la situation d’un mineur sem-
blant avoir besoin d’aide, a l’obligation de la signaler simultanément à l’autorité
de protection et au service en charge de la protection des mineurs.
2
Sont notamment astreints à cette obligation les membres des autorités ju-
diciaires, scolaires et ecclésiastiques, les professionnels de la santé et les
membres du corps enseignant, les intervenants dans le domaine du sport, les
préfets, les municipalités, les fonctionnaires de police et les travailleurs so-
ciaux, les éducateurs, les psychologues scolaires, les psychomotriciens et les
logopédistes.
2. HARCÈLEMENT SEXUEL DANS LES LIEUX DE FORMATION

Article 34 RLProMin – Mise en danger :


1
Est considéré comme mis en danger dans son développement tout mineur ex-
posé à un risque de mauvais traitements, à des mauvais traitements ou à des
circonstances, lesquels sont de nature à entraver ou entravent son développe-
ment physique, psychique, affectif ou social.
2
Sont notamment considérés comme mauvais traitements les mauvais traite-
ments physiques, la maltraitance psychique, les négligences ou carences et les
abus sexuels.

Les autres dispositions légales, notamment de la LproMin et LVPAE, figurent en an-


nexe (Annexe III).

Témoin(s)

Le climat d’étude et de travail des écoles étant basés sur la confiance et le respect
de chacun·e, les personnes qui sont témoins de situations susceptibles de relever du
harcèlement sexuel sont encouragées à agir afin de permettre à la victime de sortir
de son isolement et de lui venir en aide. Intervenir sur le moment, si cela est possible,
peut changer une situation.

Les indications suivantes peuvent être transmises aux élèves :

Vous êtes témoin de harcèlement sexuel ? Vous pouvez aider la personne


harcelée en appliquant les mesures suivantes :

> Opposez-vous fermement au comportement inadéquat de l’auteur·e,


ne l’encouragez pas (ne riez pas avec les autres quand des propos ou
blagues sexistes sont tenus par exemple).
> Soutenez la victime en lui offrant votre écoute sans jugement.
> Encouragez la victime à rassembler des preuves (lettres, courriels, mes-
sages, etc.)
> Orientez-la auprès d’une personne de confiance (équipe ressource de
l’école / dans l’entreprise).
25

Auteur·e

Une fois la sécurité des victimes et des témoins assurée, et si la situation est avé-
rée ou laisse porter à croire qu’elle l’est, il est important d’effectuer un travail de
conscientisation de la personne mise en cause. Suivant les situations, et selon les
besoins de la victime, diverses modalités de réparation peuvent être discutées avec
l’auteur·e et proposées afin que la formation puisse être poursuivie pour l’ensemble
des personnes.

Il convient de porter attention à une vulnérabilité éventuelle de la personne mise en


cause et d’éviter les risques de stigmatisation qui pourraient survenir à son encontre.
Sur un plan pénal, il convient de rappeler que le principe de la présomption d’in-
nocence est applicable aux cas de harcèlement sexuel constitutifs d’une infraction
pénale. Ce principe affirme que l’innocence d’une personne est présumée tant que
celle-ci n’est pas condamnée par un jugement entré en force prouvant sa culpabilité
(Code de procédure pénale suisse ; art. 10 al. 1 CCP ; RS 312.0).

Des sanctions administratives, respectant les principes du droit administratif,


peuvent être prises contre un·e auteur·e dont les agissements sont avérés ou admis.
3.
PROCÉDURES
SELON LES
PERSONNES
IMPLIQUÉES
Chaque situation de
harcèlement sexuel est
unique. Il est important de
toujours mettre en œuvre
une procédure adaptée à
la situation en évaluant la
gravité des faits, l’urgence de
la situation ainsi que d’autres
facteurs, tels que l’âge des
personnes impliquées.
3. PROCÉDURES SELON LES PERSONNES IMPLIQUÉES

Chaque situation de harcèlement sexuel est unique. Il est


important de toujours mettre en œuvre une procédure
adaptée à la situation en évaluant la gravité des faits,
l’urgence de la situation ainsi que d’autres facteurs, tels que
l’âge des personnes impliquées.

A noter également le fait que quelles que soient la configuration et ses spécificités,
l’accompagnement ainsi que le retour à l’école et/ou sur le lieu de travail des per-
sonnes impliquées doivent faire partie intégrante de la réflexion menée.

Toute action mise en place doit veiller à protéger la victime présumée tout en res-
pectant la présomption d’innocence de la personne mise en cause. Il est conseillé de
suivre les étapes suivantes pour analyser et réagir efficacement à la situation.

UNE SITUATION
SURVIENT
Vous observez une
situation de harcèlement
sexuel ou une situation
vous est rapportée.

RÉUNIR L’EQUIPE IDENTIFIER LES ÉTABLIR


RESSOURCE PERSONNES IMPLIQUÉES LES FAITS

Réunissez les membres Identifiez les personnes Au sein de l’équipe


de l’équipe ressource impliquées dans la ressource, définissez
pour analyser la situation de harcèlement urgence, gravité, mise
situation afin de définir sexuel afin de déterminer en danger, âge.
les démarches à quelles sont les mesures à
entreprendre. mettre en place.

Voir points 3.1 3.2 3.3 ci-après


En fonction de
l’analyse de la
situation, mettre en
place les mesures
définies.
29

Chaque situation de harcèlement sexuel étant unique, il est complexe de proposer


une procédure générale. Il conviendra toujours d’adapter les mesures à entreprendre
aux spécificités du cas concret que l’établissement doit gérer. Dans la procédure qui
suit, organisée en fonction des configurations des personnes impliquées et pour of-
frir des lignes directrices les plus pertinentes possibles, les différentes situations
ont été catégorisées ainsi :

> faits potentiellement graves et/ou nécessitant une prise en charge urgente
(dont notamment les infractions pénales poursuivies d’office) ;
> actes de moindre gravité, en tenant compte de la perception de la victime,
celle-ci étant centrale dans la prise en charge d’une situation.

3.1 ENTRE ÉLÈVES


Faits potentiellement graves et/ou nécessitant une prise en charge urgente

> Informer la victime présumée de la possibilité de dénoncer les faits (dénoncia-


tion ou dépôt d’une plainte pénale), de l’existence des institutions qui peuvent
la soutenir (centre LAVI, soutien psychologique et juridique) et que certains
faits doivent être signalés aux autorités compétentes par la direction de l’école
(infractions poursuivies d’office ou situations de signalement).
> Accompagner la victime présumée dans ses démarches.
> Assurer la prise en charge de la victime présumée durant les semaines qui
suivent et lui proposer un accompagnement dans la gestion du quotidien à
l’école.
> Garder des traces des faits (dont la retranscription des dires) et des mesures
entreprises, car un rapport sur la situation pourra être demandé.

Si la victime présumée est mineure, la situation doit être rapportée à ses représen-
tant·e·s légales ou légaux et, le cas échéant, signalée à la Direction générale de l’en-
fance et de la jeunesse ainsi qu’à l’autorité de protection (Justice de paix) lorsque
le développement physique, psychique, affectif ou social du ou de la mineur·e est
menacé et que ses parents ne peuvent y remédier seuls13. La situation d’un·e élève
majeur·e doit parfois aussi être signalée aux autorités compétentes selon la gravité
des faits rapportés et le contexte (mise en danger notamment).

13
Signaler un·e mineur·e en danger dans son développement : voir le site internet de la DGEJ :
https://www.vd.ch/prestation-detail/prestation/signaler-un-mineur-en-danger-dans-son-developpement/
3. PROCÉDURES SELON LES PERSONNES IMPLIQUÉES

Actes de moindre gravité, en tenant compte de la perception de la victime, ou ne


nécessitant pas une prise en charge urgente

> S’assurer de l’accompagnement de la victime présumée dans tous les cas. Si


elle ne souhaite pas que la situation soit prise en charge par l’école, respecter
sa demande, mais l’accompagner en maintenant des rencontres régulières
afin de s’assurer de son état de santé général (infirmier ou infirmière en milieu
scolaire, médecin scolaire).
> Concernant les personnes mineures, réfléchir à l’information à transmettre
aux parents et/ou aux autorités compétentes (obligation de dénoncer toute si-
tuation de mise en danger). Si la victime est majeure, discuter ensemble d’une
éventuelle information à ses parents.
> Selon les faits, et durant les semaines qui suivent, accompagner la victime
présumée dans l’élaboration d’une collecte d’éléments étayant les faits (jour-
nal de bord, captures d’écran, etc.).
> Si la situation est prise en charge par l’école (lorsqu’il n’y a pas de prise en
charge par la police au vu des faits), recevoir l’auteur·e présumé·e, l’informer
des faits rapportés et l’entendre sur ceux-ci (en respectant le droit d’être
entendu·e). Rappeler le règlement ou la directive de l’établissement et le cadre
légal. Consigner les dires de l’auteur·e présumé·e. Réfléchir à l’information
à transmettre aux parents de l’auteur·e présumé·e si celui-ci ou celle-ci est
mineur·e.
31

En cas de reconnaissance du harcèlement sexuel par l’auteur·e ou lorsque les


actes sont établis

Discuter avec la victime au préalable des formes de réparation possibles.


Annoncer à l’auteur·e que des mesures d’encadrement et/ou des sanctions ad-
ministratives seront prises, en fonction de la gravité et/ou de l’impact sur la vic-
time (demande d’excuses à la victime, avertissement écrit, conseil de discipline,
sanctions disciplinaires, transfert d’établissement, exclusion temporaire ou
définitive, etc.). Les sanctions doivent être proportionnées et tenir compte des
éventuelles réparations par l’auteur·e.
Informer la victime avérée des mesures prises par l’école.

En cas de non reconnaissance du harcèlement sexuel par l’auteur·e ou lors de


difficulté à établir les actes

Planifier une séance avec l’équipe ressource afin de définir les suites à donner
(poursuivre l’appréciation de la situation). Collaborer avec l’équipe enseignante
(enseignant·e principal·e par exemple) afin d’observer et suivre la situation.
Poursuivre les mesures d’accompagnement de la victime et de l’auteur·e pré-
sumé·e·s.
3. PROCÉDURES SELON LES PERSONNES IMPLIQUÉES

3.2 ENTRE UN·E ÉLÈVE ET UN·E PROFESSIONNEL·LE DE


L’ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE
Toute situation impliquant un·e professionnel·le de l’école doit être annoncée, sans
délai, à la direction.

Concernant un collaborateur ou une collaboratrice de l’Etat de Vaud, la direction in-


forme au surplus, sans délai, l’Unité affaires juridiques (UAJ) de la DGEP. Il s’agit de
définir avec l’UAJ les suites à donner ainsi que les personnes qui peuvent soutenir
et accompagner la victime présumée en fonction de ses besoins et de la gravité de
la situation.

Il convient de rappeler que le principe de précaution est applicable aux cas de har-
cèlement sexuel. Ces situations doivent ainsi être accompagnées par la direction
générale de l’enseignement postobligatoire.
33

3.3 ENTRE UN·E APPRENTI·E (OU UN·E ÉLÈVE EN STAGE) ET


UN·E PERSONNE TRAVAILLANT OU FRÉQUENTANT L’ENTREPRISE
FORMATRICE

Selon la loi, l’entreprise a le devoir de protéger ses collaborateurs et ses collabora-


trices (articles 3 et 4 LEg ; article 6 alinéa 1 de la loi sur le travail [LTr ; RS 822.11] et
article 328 alinéa 1 du Code des obligations [CO ; RS 220]). Elle doit prévenir et/ou
faire cesser les situations de harcèlement dans les rapports de travail.

> Lorsque la direction de l’établissement scolaire ou de formation est informée


d’une situation de harcèlement impliquant un·e apprenti·e en entreprise ou
lors d’un stage, celle-ci rapporte la situation à l’Unité affaires juridiques (UAJ)
de la DGEP.
> Informer également la ou le chef·fe de pôle concerné·e, qui informe la direc-
tion de l’entreprise formatrice (si celle-ci n’est pas impliquée dans le harcè-
lement sexuel). Envisager également une transmission d’information aux
commissaires professionnel·le·s, conseillers ou conseillères aux apprenti·e·s.
> Soutenir et accompagner la victime présumée en fonction de ses besoins et
de la gravité de la situation. Mettre en place des mesures d’urgence si cela
s’impose, conformément aux points décrits ci-avant.
4.
DANS QUELLES
SITUATIONS
FAUT-IL CONTACTER
LA POLICE ?
Lorsque la situation est
constitutive d’infractions
poursuivies d’office par
le Code pénal et selon les
circonstances, il peut être
nécessaire de contacter
la police.
4. DANS QUELLES SITUATIONS FAUT-IL CONTACTER LA POLICE ?

Infractions pénales

POURSUIVIES SUR PLAINTE POURSUIVIES D’OFFICE

> appels téléphoniques répétés > montrer des images ou des


objets pornographiques sans
> injures, menaces y être invité·e

> exhibitionnisme > contrainte sexuelle

> attouchements d’ordre > tentative de viol, viol


sexuel (mains baladeuses,
contact rapide par surprise) > actes sexuels avec des
personnes dépendantes
> paroles grossières à
caractère sexuel > actes sexuels avec un·e enfant
de moins de 16 ans
37

Lorsque la situation pourrait être constitutive d’infractions poursuivies d’office par


le Code pénal et selon les circonstances, il peut être nécessaire de contacter la
police. Celle-ci est en mesure de prendre le relais, en collaboration avec d’autres
partenaires.

Elle est à même de :

> Comprendre et analyser une demande de la direction d’établissement ;


> Orienter cette demande vers le service le plus adéquat pour une prise en
charge efficace :
• Brigade des mineurs de la Police de sûreté vaudoise
• Brigade Jeunesse de la Police de Lausanne
• Brigade des mœurs de la Police de sûreté vaudoise
• Division gestion des menaces et doléances citoyennes de la Police
cantonale vaudoise.

Toutes les prestations de la police sont gratuites. Une prise de contact avec la police
ne débouche pas forcément sur une procédure judiciaire mais peut être l’occasion
d’un échange constructif et de conseils utiles.

La police est à disposition pour :

> Échanger de manière informelle et sans engagement avec une direction d’éta-
blissement scolaire
> Conseiller utilement les protagonistes en regard de la situation exposée
> Organiser des rencontres, proposer des actions en vue d’une résolution
> Procéder aux investigations utiles en cas de dépôt d’une plainte pénale.

Même si la victime d’une infraction poursuivie d’office ne souhaite pas dénoncer la


situation et déposer plainte, pour des raisons qui lui sont propres, il est important
que le directeur ou la directrice d’établissement prenne contact le plus rapidement
possible avec la police afin d’échanger et de bénéficier de conseils utiles et pratiques
ainsi que d’éviter que la situation ne s’enlise. De plus, en cas d’infraction poursuivie
d’office, la police pourrait avoir besoin rapidement d’éléments lui permettant d’éta-
blir les faits.
4. DANS QUELLES SITUATIONS FAUT-IL CONTACTER LA POLICE ?

Situation-type en exemple :
La direction d’école est mise au courant (par un témoin ou la victime) d’un
abus sexuel (contrainte, tentative de viol ou viol, actes sexuels avec un
enfant de moins de 16 ans) mais la victime elle-même ne souhaite pas
dénoncer le cas plus loin. La direction a-t-elle l’obligation d’agir ? Peut-elle
appeler la police et obtenir des conseils malgré le fait que la victime ne veut
pas parler de son affaire ou la minimise ?

Oui. A son article 32, la loi d’application du droit fédéral de la protection


de l’adulte et de l’enfant indique que toute personne en relation avec une
personne mineure dans le cadre de sa profession doit signaler une situation
d’un·e mineur semblant avoir besoin d’aide. Sont notamment astreints à
cette obligation les membres des autorités judiciaires, scolaires (dont les
membres du corps enseignant), les intervenant·e·s dans le domaine du sport,
les fonctionnaires de police, les éducateurs et éducatrices, les psychologues
scolaires, les psychomotriciens et psychomotriciennes, les logopédistes et
ecclésiastiques notamment. Ce signalement doit être adressé à l’autorité de
protection de l’enfant (Justice de Paix) et à la Direction générale de l'enfance
et de la jeunesse (DGEJ).
39

Dans tous les cas de figure qui ressemblent à ce scénario, il est très important d’ap-
peler rapidement la police pour expliquer la situation, obtenir des conseils utiles et
décider conjointement de la suite de la procédure en connaissance de tous les élé-
ments de part et d’autre15.

Selon la gravité des faits évoqués, il convient d’éviter d’entendre les personnes impli-
quées afin de ne pas compromettre l’instruction pénale.

Lorsqu'il y a des doutes sur la prise en charge et le meilleur accompagnement de la


situation, il est toujours possible de prendre un conseil anonyme, tant auprès de la
police, d’un centre LAVI que de la Direction générale de l’enfance et de la jeunesse
(DGEJ) pour les situations de mineur·e·s.

Dans tous les cas, il importe de ne pas rester seul·e face à une situation de harcè-
lement sexuel. L’écoute et l’accompagnement de la victime présumée sont des élé-
ments fondamentaux pour une prise en charge adéquate, tout comme la réaction de
l’école face à ces situations.

15
Contacts au chapitre 5
5.
CONTACTS
Vous avez des questions
ou besoin de conseils ?
Ne restez pas seul∙e∙s face
à une situation de
harcèlement sexuel !
5. CONTACTS

Le Secrétariat général du DFJC, l’Unité de promotion de la santé et de prévention en


milieu scolaire (PSPS) et l’Unité affaires juridiques de la DGEP peuvent vous soutenir
et répondre à vos questions en cas de situation de harcèlement sexuel :

> Secrétariat général – Département de la formation, de la jeunesse et


de la culture
[email protected]

> Unité de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire (PSPS)


021 623 36 14 – [email protected]

> Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP)


Unité affaires juridiques (UAJ)
021 316 63 09

POLICE CANTONALE

En cas d’urgence 117 La centrale de la police cantonale répond


à toutes les situations d’urgence ou
concernant des infractions pénales.

Pour les autres Section prévention criminelle Pour les établissements scolaires vaudois,
situations et relations avec les citoyens excepté à Lausanne, contacts, conseils et
021 644 80 27 orientation sur les situations ou lorsqu’il
[email protected] y a un doute sur la prise en charge d’une
[email protected] situation.
[email protected]

Division des mineurs


021 557 02 25
[email protected]

POLICE JUDICIAIRE LAUSANNE

En cas d’urgence 117

Pour les autres Brigade Jeunesse Concernant les cas s’étant déroulés sur le
situations 021 315 36 68 / 021 315 36 60 territoire de la commune de Lausanne, et
[email protected] les établissements scolaires lausannois,
ce sont la Brigade des mœurs et la Brigade
Jeunesse qui sont compétentes.
43

CENTRES LAVI

www.lavi.ch La LAVI (loi fédérale sur l’aide aux victimes


d’infractions) a pour but de fournir une
021 631 03 00 aide efficace aux victimes d’infractions
et à renforcer leurs droits. Consultations
confidentielles et gratuites, sur rendez-vous
à Lausanne, Aigle ou Yverdon-les-Bains.

DIRECTION GÉNÉRALE DE L’ENFANCE ET DE LA JEUNESSE (DGEJ)

www.vd.ch/themes/population/enfance-jeunesse-et- La loi vaudoise sur la protection des


famille/protection-des-mineurs/ mineurs indique que les professionnel·le·s
exerçant une profession, une charge
021 316 54 99 ou une fonction en relation avec les
mineur·e·s, ont l’obligation de signaler,
par l’intermédiaire de leur hiérarchie,
une situation d’un·e mineur·e en danger
dans son développement, si ses parents
n’y remédient pas. Le signalement se fait
simultanément à la DGEJ et à l’autorité de
protection de l’enfant (Justice de paix) au
moyen d’un formulaire électronique.
Toute personne susceptible de signaler un
enfant en danger dans son développement
peut demander conseil préalablement à la
DGEJ, notamment en cas de doute sur la
démarche à entreprendre.

BUREAU DE L’ÉGALITÉ ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES (BEFH)

[email protected] Le BEFH conseille les particulier·e·s et


les autorités sur toutes les questions liées
021 316 61 24 à l’égalité entre femmes et hommes. Il
informe notamment les entreprises des
mesures de prévention du harcèlement
sexuel sur le lieu de travail. Il soutient
et oriente les personnes concernées
par ce phénomène. Il collabore avec les
différents départements et services et
l’Administration cantonale vaudoise, diffuse
de l’information et organise des rencontres
entre les différent·e·s professionnel·le·s.
6.
ANNEXES
6. ANNEXES

Annexe I - Exemple de charte ou document interne concernant les différentes


formes de harcèlement à l’école (harcèlement sexuel, harcèlement-intimidation
entre élèves, etc.)

Charte de [nom école] relative aux différentes formes de harcèlement à l’école (har-
cèlement sexuel, harcèlement-intimidation entre élèves, etc.)

1. Déclaration de principe
Tout acte de violence physique, verbale, psychologique ou à caractère raciste,
sexiste, homophobe ou transphobe, de même que tout propos méprisant se rap-
portant à l’apparence physique ou à l’appartenance sociale, religieuse ou eth-
nique des élèves, des adultes qui les entourent, ou de toute autre personne sont
interdits à [nom école]. Le harcèlement-intimidation entre élèves, le harcèlement
psychologique et le harcèlement sexuel ne sont pas tolérés à [nom école].

[nom école] veille à la protection de la personnalité et de la dignité des élèves et


du personnel (enseignant·e·s, collaboratrices et collaborateurs administratifs).
L’intégrité physique et psychique de chacun·e doit être respectée.

2. Définitions
Le harcèlement psychologique se définit par une succession de propos ou de
comportements hostiles, fréquents et répétés, qui tendent à dénigrer ou à isoler
une personne ou à l’écarter de son poste.

Les agressions peuvent être directes ou indirectes. Il se manifeste par exemple


par le fait :

> de l’ignorer, de lancer des rumeurs à son sujet, de la calomnier,


> d’abîmer, saboter ou nuire à son travail, son matériel,
> tout autre comportement visant à dégrader ses conditions de vie et de travail.

Le harcèlement sexuel désigne tout comportement à caractère sexuel ou fondé


sur l’assignation à un sexe qui n’est pas souhaité par une personne et qui porte
atteinte à sa dignité. Le harcèlement sexuel peut prendre des formes verbales,
non-verbales et physiques. Il se manifeste par exemple par :
47

> des plaisanteries, remarques et insultes portant sur le sexe, le genre et/ou
l’orientation affective et sexuelle ;
> des remarques sur le physique ou la tenue vestimentaire ;
> des propos ou plaisanteries à connotation sexuelle, propositions explicite-
ment sexuelles, ambigües ou embarrassantes ;
> des regards insistants, obscènes, sifflements ;
> l’envoi de contenu gênant ou à caractère pornographique non consenti par
message, courriel, réseaux sociaux ou tout autre moyen de communication ;
> des promesses d’avantages en échange d’actes sexuels, menaces ou pres-
sion ;
> des contacts physiques non souhaités ;
> des attouchements sexuels (attouchements, caresses, baisers imposés) ;
> des contraintes sexuelles, tentative de viol ou viol.

Ce qui est déterminant, c’est le ressenti de la victime et non l’intention de l’au-


teur·e. Il n’est pas nécessaire que les faits se répètent, il peut s’agir d’un acte iso-
lé. Le harcèlement sexuel peut durer sur une courte ou longue période, les actes
peuvent être uniques ou se répéter et être le fait d’un groupe ou d’une seule per-
sonne. Certains de ces actes sont punissables pénalement.

Le harcèlement-intimidation entre élèves se définit par une répétition de vio-


lences et un phénomène de groupe exerçant une asymétrie et engendrant une in-
capacité à se défendre pour l’élève qui en est la cible. La pression à la conformité
et la peur sont le ciment du groupe.

3. Champ d’application
La charte se réfère aux dispositions en vigueur du droit suisse, de la loi sur l’égali-
té (LEg ; RS 151.1), la loi sur le travail (LTr ; RS 822.11), le Code des obligations (CO ;
RS 220) et le Code pénal (CP ; RS 311.0).

La présente charte s’applique à l’ensemble des élèves, des collaboratrices et col-


laborateurs de l’école.
6. ANNEXES

4. Droits et devoirs des collaborateurs et collaboratrices ainsi que des élèves


La direction de l’école s’engage à :

> prévenir toute forme de harcèlement et faire respecter la présente charte,


> traiter systématiquement les plaintes pour harcèlement sexuel et soutenir la
personne présumée victime,
> sanctionner l’auteur·e avéré·e du harcèlement sexuel de manière proportion-
née en fonction des actes commis,
> intervenir en cas de situation de harcèlement-intimidation entre élèves en
activant le protocole préconisé par le dispositif cantonal (Unité PSPS).

L’ensemble des collaborateurs, collaboratrices et élèves s’engagent à :

> adopter un comportement adéquat et respectueux envers les collaborateurs,


collaboratrices et les élèves ;
> respecter la présente charte.

5. Dispositif institutionnel
Si une personne a le sentiment de subir du harcèlement quel qu’il soit, elle peut
faire appel à l’un·e des membres du groupe ressource [selon dénomination école]
(infirmiers et infirmières en milieu scolaire, médiateurs et médiatrices, méde-
cins scolaires, éducateurs et éducatrices en milieu scolaire, aumôniers et aumô-
nières, etc.).

6. Mesures de protection
Des mesures de protection de la victime présumée peuvent être prises, particu-
lièrement en cas de harcèlement sexuel, telles que des mesures d’éloignement
de l’auteur·e présumé·e.

7. Sanctions
Le harcèlement sexuel est sanctionné proportionnellement aux actes commis.
Une ou plusieurs des sanctions suivantes peuvent être prises :

> avertissement écrit ;


> retenue ;
49

> exclusion temporaire ou définitive.

Les phénomènes de harcèlement-intimidation entre élèves suivent une autre dé-


marche de résolution.

8. Dénonciation
Selon la gravité des faits, les circonstances et l’âge des personnes concernées,
la direction peut être amenée à dénoncer la situation et/ou l’auteur·e présumé·e
aux autorités compétentes.

9. Application de la charte
La présente charte complète le règlement interne du [date]. Elle entre en vigueur
dès son approbation par la directrice ou le directeur de [nom école].

La conférence du corps enseignant a adopté la présente charte le [date].


6. ANNEXES

Annexe II - Prévenir, c’est agir : ressources à l’intention des professionnel·le·s

Différentes ressources peuvent être utilisées pour sensibiliser les élèves aux ques-
tions de harcèlement sexuel et de consentement. Une liste non-exhaustive est pré-
sentée ci-après. L’Unité PSPS est à disposition pour accompagner l’organisation de
sensibilisations, conférences, journées pédagogiques, et autres projets. Avant tout
projet de sensibilisation impliquant les élèves, il importe de mettre en place une in-
formation à destination des professionnel·le·s de l’école.

OUTILS DE SENSIBILISATION

Exposition ETM-elles Affiches réalisées par trois étudiantes de


l’ETML. Les affiches permettent d’ouvrir la
discussion sur le harcèlement sexuel et ses
conséquences.

L’exposition est disponible à l’Unité PSPS. Elle


peut être utilisée dans le cadre d’un projet de
sensibilisation.

Exposition #UniUnie contre le L’exposition #UniUnie contre le harcèlement


harcèlement du Service égalité de l’Université de
Genève permet d’ouvrir la discussion sur le
https://www.uniunie.ch/ harcèlement sexuel et ses conséquences.

L’exposition est disponible à l’Unité PSPS. Elle


peut être utilisée dans le cadre d’un projet de
sensibilisation.

Exposition interactive par les Projet de sensibilisation par l’équipe


Georgette in love - PROFA Georgette in Love de PROFA sur la
thématique du harcèlement sexuel, du
https://www.profa.ch/services-2/ sexisme et du consentement. Exposition
centre-de-competences- interactive menée par des jeunes
prevention-vih-ist/georgette-in- (sensibilisation par les pairs).
love/#1521533992498-3f325962-
e9ac41bc-421578f0-a40602ce-
ef25a595-ec3

L’école de l’égalité – Cycle 3 Matériel pédagogique élaboré par


les Bureaux de l’égalité romands, à
https://egalite.ch/projets/lecole-de- destination de la scolarité obligatoire.
legalite/ Plusieurs séquences de la brochure pour
le cycle 3 conviennent pour un usage au
postobligatoire (séquences sur le sexting
ou le harcèlement de rue notamment, qui
abordent la notion de consentement).
51

Campagne de sensibilisation contre Campagne de sensibilisation au


le harcèlement de rue de la Ville de harcèlement de rue de la Ville de Lausanne.
Lausanne L’invitation à visiter un musée fictif du
harcèlement de rue, le MdHR, illustre
https://www.mdhr.ch/ la volonté de voir le harcèlement de rue
appartenir un jour au passé. Une vidéo, dans
laquelle l’humoriste Yann Marguet sert de
guide, a été réalisée pour se projeter dans
cet avenir que l’on espère proche.

Bande dessinée interactive La bande dessinée interactive La drague


La drague au travail au travail, réalisée par le 2e observatoire,
permet de se questionner sur des situations
https://www.ladragueautravail.ch/ de harcèlement sexuel au travail.

Bande dessinée Les Crocodiles Plusieurs planches de la bande dessinée Les


Crocodiles, de Thomas Mathieu, peuvent être
Mathieu, Thomas. (2014). Les utilisées pour ouvrir la discussion dans le
Crocodiles. Edition Le Lombard cadre d’un projet de sensibilisation. L’auteur
illustre des témoignages de femmes liés aux
problématiques comme le harcèlement de
rue, le machisme et le sexisme. Le lecteur ou
la lectrice est invité à se questionner sur les
comportements décrits.
NB : Il est nécessaire de choisir les illustrations,
toutes ne convenant pas à un cadre scolaire.

Kit de prévention du harcèlement Kit clé en main, réalisé par la Conférence


sexuel suisse des délégué·e·s à l’égalité (CSDE)
qui permet d’informer et de sensibiliser
CSDE les entreprises en matière de harcèlement
sexuel et sexiste au travail, avec notamment
https://www.vd.ch/themes/etat- une vidéo qui explicite le harcèlement
droit-finances/egalite-entre-les- sexuel.
femmes-et-les-hommes/vie-
professionnelle/#c2027118
6. ANNEXES

OUTILS THÉORIQUES – DOCUMENTS DE RÉFÉRENCE

Publications du SECO sur Le SECO, Secrétariat d’Etat à l’économie, met


le harcèlement sexuel à disposition plusieurs documents sur le
harcèlement sexuel.
https://www.ebg.admin.ch/ebg/
fr/home/themes/travail/le-
harcelement-sexuel-sur-le-lieu-de-
travail.html

Du sexisme ordinaire aux violences Guide de prévention destiné à lutter contre


sexuelles : repérer pour agir. Guide à la propagation de stéréotypes sexistes et à
l’intention des professionnel.le.s prévenir les actes de violence. Il est destiné
aux professionnel·le·s qui encadrent les
https://www.ge.ch/document/du- enfants et les jeunes.
sexisme-ordinaire-aux-violences-
sexuelles-reperer-agir-guide-
intention-professionnel-2018/
telecharger

Le deuxième observatoire L’association Le deuxième Observatoire est


un centre de compétence en matière de
https://www.2e-observatoire.com/ harcèlement au travail ainsi qu’un institut de
brochures-livres/ recherche et de formation sur les rapports
de genre. De nombreuses ressources sont à
disposition sur le site internet.

non-c-non Site d’information suisse sur le harcèlement


au travail. Il propose des documents
www.non-c-non.ch à télécharger (questions aidantes/
carnet de bord par exemple), ainsi que
des renseignements, que l’on soit en
apprentissage ou en stage, employeur ou
employeuse, ou encore témoin.

Université de Lausanne – site HELP Aucune atteinte à la personnalité et


notamment le harcèlement sexuel et
https://unil.ch/help/home.html psychologique n’est tolérée à l’UNIL.
Un site qui s’adresse à l’ensemble de la
communauté universitaire afin d’expliquer
ces notions, leurs conséquences, les moyens
d’actions et ressources est mis à disposition.
53

Prévention du harcèlement sexuel et Programme de prévention et d’action contre


du sexisme en milieu de stage le harcèlement sexuel et le sexisme proposé
Université de Fribourg par l’institut de médecine de famille de
l’Université de Fribourg.
https://www3.unifr.ch/med/imf/fr/
formation/harcelement/

Université de Genève – site #UniUnie Campagne contre le harcèlement sexuel de


l’Université de Genève, avec de nombreuses
https://uniunie.ch/ informations à disposition, dont la
présentation des affiches.

Le harcèlement sexuel : on n’en Brochure développée au sein de la HES-SO,


veut pas ! dans le cadre des appels à projets égalité
des chances et diversité, à destination
https://www.hes-so.ch/la-hes-so/ des ressources humaines, directeurs
egalite-et-diversite/le-harcelement- et directrices, corps professoral et
sexuel-on-nen-veut-pas intermédiaire, étudiant·e·s et au personnel
administratif et technique.

« Arrête tout de suite ! » Brochure contre le harcèlement sexuel de la


Direction de l’instruction publique du canton
https://www.erz.be.ch/erz/fr/index/ de Berne.
berufsbildung/grundbildung/
informationen_fuerlehrbetriebe/
belaestigung.html
6. ANNEXES

Annexe III - Cadre légal

Cette annexe présente un aperçu, non exhaustif, des différentes dispositions juri-
diques, nationales et internationales, qui peuvent être invoquées selon la situation
de harcèlement sexuel.

Convention du 11 mai 2011 du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte


contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (dite Convention
d’Istanbul ; RS 0.311.35)

Article 40 : harcèlement sexuel


Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que
toute forme de comportement non désiré, verbal, non-verbal ou physique, à
caractère sexuel, ayant pour objet ou pour effet de violer la dignité d’une per-
sonne, en particulier lorsque ce comportement crée un environnement intimi-
dant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant, soit soumise à des sanctions
pénales ou autres sanctions légales.

La Convention d’Istanbul appelle aussi les Etats parties à mettre en place des pro-
grammes de sensibilisation et d’informations sur ces formes de violences et d’in-
clure ces éléments dans le matériel d’enseignement traitant de l’égalité entre les
femmes et les hommes (art. 13 et 14). La Convention appelle également à former les
professionnel·le·s sur ces enjeux (art. 15).

Loi fédérale du 24 mars 1995 sur l’égalité entre femmes et hommes (LEg ; RS 151.1)

La loi fédérale sur l’égalité entre femmes et hommes interdit les discriminations
en raison du sexe et assimile le harcèlement sexuel à une discrimination (art. 3 et
4). Parallèlement à son obligation de prévention, l’employeur ou employeuse a éga-
lement l’obligation d’intervenir en présence d’un cas de harcèlement sexuel, qu’il
soit le fait de collègues ou de client·e·s. La LEg n’est pas applicable lorsque l’ap-
prenti·e est victime de harcèlement sexuel à l’école professionnelle. L’apprenti·e
n’est en effet pas lié·e à l’école par un rapport de travail. Si, par contre, l’apprenti·e
est victime de harcèlement sexuel au sein de son entreprise formatrice et qu’elle
ou il est dès lors lié·e par un contrat d’apprentissage, la LEg s’applique. Cette loi a
pour particularité d’attribuer à l’employeur ou l’employeuse la responsabilité de la
55

protection contre le harcèlement sexuel (art. 5). L’action au sens de la LEg est par
conséquent dirigée contre l’employeur ou l’employeuse et non contre l’auteur ou
l’autrice du harcèlement sexuel.

Article 3 LEg : Interdiction de discriminer


1
Il est interdit de discriminer les travailleurs à raison du sexe, soit directe-
ment, soit indirectement, notamment en se fondant sur leur état civil ou leur
situation familiale ou, s’agissant de femmes, leur grossesse.
2
L’interdiction de toute discrimination s’applique notamment à l’embauche, à
l’attribution des tâches, à l’aménagement des conditions de travail, à la ré-
munération, à la formation et à la formation continue, à la promotion et à la
résiliation des rapports de travail.
[…]

Article 4 LEg : Harcèlement sexuel ; discrimination


Par comportement discriminatoire, on entend tout comportement importun
de caractère sexuel ou tout autre comportement fondé sur l’appartenance
sexuelle, qui porte atteinte à la dignité de la personne sur son lieu de travail,
en particulier le fait de proférer des menaces, de promettre des avantages,
d’imposer des contraintes ou d’exercer des pressions de toute nature sur une
personne en vue d’obtenir d’elle des faveurs de nature sexuelle.

Article 5 LEg : Droits des travailleurs


1
Quiconque subit ou risque de subir une discrimination au sens des art. 3 et 4
peut requérir le tribunal ou l’autorité administrative :
a. d’interdire la discrimination ou, d’y renoncer, si elle est imminente ;
b. de faire cesser la discrimination, si elle persiste ;
c. de constater l’existence de la discrimination, si le trouble qu’elle a créé
subsiste ;
d. d’ordonner le paiement du salaire dû.
[…]

3
Lorsque la discrimination porte sur un cas de harcèlement sexuel, le tribunal
ou l’autorité administrative peuvent également condamner l’employeur à ver-
ser au travailleur une indemnité, à moins que l’employeur ne prouve qu’il a pris
les mesures que l’expérience commande, qui sont appropriées aux circons-
6. ANNEXES

tances et que l’on peut équitablement exiger de lui pour prévenir ces actes ou
y mettre fin. L’indemnité est fixée compte tenu de toutes les circonstances et
calculée sur la base du salaire moyen suisse.
[…]

Article 10 LEg : Protection contre le congé


1
La résiliation du contrat de travail par l’employeur est annulable lorsqu’elle
ne repose pas sur un motif justifié et qu’elle fait suite à une réclamation
adressée à un supérieur ou à un autre organe compétent au sein de l’entre-
prise, à l’ouverture d’une procédure de conciliation ou à l’introduction d’une
action en justice.

2
Le travailleur est protégé contre le congé durant toute la durée des dé-
marches effectuées au sein de l’entreprise, durant la procédure de concilia-
tion et durant toute la durée du procès, de même que pendant le semestre qui
suit la clôture des démarches ou de la procédure.

3
Le travailleur qui entend contester la résiliation de son contrat de travail doit
saisir le tribunal dans le délai du congé. Le juge peut ordonner le réengage-
ment provisoire du travailleur pour la durée de la procédure lorsqu’il paraît
vraisemblable que les conditions d’une annulation du congé sont remplies.
[…]

Code des obligations du 30 mars 1911 (CO ; RS 220)

Article 328 CO : Protection de la personnalité du travailleur


1
L’employeur protège et respecte, dans les rapports de travail, la personnalité
du travailleur ; il manifeste les égards voulus pour sa santé et veille au main-
tien de la moralité. En particulier, il veille à ce que les travailleurs ne soient pas
harcelés sexuellement et qu’ils ne soient pas, le cas échéant, désavantagés en
raison de tels actes.

2
Il prend, pour protéger la vie, la santé et l’intégrité personnelle du travailleur,
les mesures commandées par l’expérience, applicables en l’état de la tech-
nique, et adaptées aux conditions de l’exploitation ou du ménage, dans la me-
sure où les rapports de travail et la nature du travail permettent équitable-
ment de l’exiger de lui.
57

Article 324a alinéa 1 CO : Obligation de l’employeur en cas d’empêchement


du travailleur
1
Si le travailleur est empêché de travailler sans faute de sa part pour des
causes inhérentes à sa personne, telles que maladie, accident, accomplisse-
ment d’une obligation légale ou d’une fonction publique, l’employeur lui verse
le salaire pour un temps limité, y compris une indemnité équitable pour le sa-
laire en nature perdu, dans la mesure où les rapports de travail ont duré plus
de trois mois ou ont été conclus pour plus de trois mois.

Article 337 CO : Résiliation immédiate des rapports de travail pour


« justes motifs »
1
L’employeur et le travailleur peuvent résilier immédiatement le contrat en tout
temps pour de justes motifs ; la partie qui résilie immédiatement le contrat
doit motiver sa décision par écrit si l’autre partie le demande.

2
Sont notamment considérées comme de justes motifs toutes les circons-
tances qui, selon les règles de la bonne foi, ne permettent pas d’exiger de celui
qui a donné le congé la continuation des rapports de travail.

3
Le juge apprécie librement s’il existe de justes motifs, mais en aucun cas il ne
peut considérer comme tel le fait que le travailleur a été sans sa faute empê-
ché de travailler.

Code civil suisse du 10 décembre 1907 (CC ; RS 210)

Article 28 CC : Principe de la protection de la personnalité


1
Celui qui subit une atteinte illicite à sa personnalité peut agir en justice pour
sa protection contre toute personne qui y participe.

2
Une atteinte est illicite, à moins qu’elle ne soit justifiée par le consentement
de la victime, par un intérêt prépondérant privé ou public, ou par la loi.
6. ANNEXES

Loi fédérale du 13 mars 1964 sur le travail dans l’industrie, l’artisanat et le com-
merce (Loi sur le travail - LTr ; RS 822.11)

Article 6 LTr : Obligations des employeurs et des travailleurs


1
Pour protéger la santé des travailleurs, l’employeur est tenu de prendre toutes
les mesures dont l’expérience a démontré la nécessité, que l’état de la tech-
nique permet d’appliquer et qui sont adaptées aux conditions d’exploitation
de l’entreprise. Il doit en outre prendre toutes les mesures nécessaires pour
protéger l’intégrité personnelle des travailleurs.
[…]

Ordonnance 3 du 18 août 1993 relative à la loi sur le travail (OLT 3 – Protection de


la santé ; RS 822.113)

Article 2 OLT 3 : Principe


1
L’employeur est tenu de donner toutes les directives et de prendre toutes les
mesures nécessaires afin d’assurer et d’améliorer la protection de la santé
physique et psychique. Il doit en particulier faire en sorte que :
a. en matière d’ergonomie et de protection de la santé, les conditions de
travail soient bonnes ;
b. la santé ne subisse pas d’atteintes dues à des influences physiques,
chimiques ou biologiques ;
c. des efforts excessifs ou trop répétitifs soient évités ;
d. le travail soit organisé d’une façon appropriée.
[…]

Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP ; RS 311.0)

Selon les cas, le comportement de harcèlement sexuel peut être constitutif d’une ou
plusieurs infractions pénales. En effet l’infraction de « harcèlement sexuel » n’existe
pas en droit suisse. Les attouchements d’ordre sexuel (mains baladeuses, contact
rapide par surprise), ainsi que les paroles grossières à caractère sexuel sont des
comportements poursuivis à condition que la personne harcelée dépose une plainte
pénale (art. 198 al. 2 CP). Il en va de même de l’injure, des menaces (pour autant que
la loi ne prévoit pas le contraire) et de l’exhibitionnisme (art. 177, 180 al. 1 et 194
CP). Les appels téléphoniques répétés malgré un refus ou les messages obscènes
peuvent également être poursuivis sur plainte (art. 179 septies CP). La contrainte
59

sexuelle et le viol sont sanctionnés par les articles 189 et 190 CP ; ces infractions
sont poursuivies d’office. Il en va de même du fait de montrer des images ou des
objets pornographiques à une personne de moins de 16 ans ou à une personne plus
âgée sans y être invité·e (art. 197 al. 1 et 2 CP). Ces infractions sont poursuivies d’of-
fice par les autorités pénales.

Article 177 CP : Injure


1
Celui qui, de toute autre manière, aura, par la parole, l’écriture, l’image, le
geste ou par des voies de fait, attaqué autrui dans son honneur sera, sur
plainte, puni d’une peine pécuniaire de 90 jours-amende au plus.

2
Le juge pourra exempter le délinquant de toute peine si l’injurié a directement
provoqué l’injure par une conduite répréhensible.
[…]

Article 179septies CP : Utilisation abusive d’une installation de


télécommunication
Celui qui, par méchanceté ou par espièglerie, aura utilisé abusivement une
installation de télécommunication pour inquiéter un tiers ou pour l’importu-
ner sera, sur plainte, puni d’une amende.

Article 180alinéa 1 CP : Menaces


1
Celui qui, par une menace grave, aura alarmé ou effrayé une personne sera,
sur plainte, puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une
peine pécuniaire.

Article 187 alinéa 1 CP : Actes d’ordre sexuel avec des enfants


1
Celui qui aura commis un acte d’ordre sexuel sur un enfant de moins de 16
ans, celui qui aura entraîné un enfant de cet âge à commettre un acte d’ordre
sexuel, celui qui aura mêlé un enfant de cet âge à un acte d’ordre sexuel, sera
puni d’une peine privative de liberté de cinq ans au plus ou d’une peine pé-
cuniaire.
[…]
6. ANNEXES

Article 188 chiffre 1 CP : Actes d’ordre sexuel avec des personnes


dépendantes
1
Celui qui, profitant de rapports d’éducation, de confiance ou de travail, ou de
liens de dépendance d’une autre nature, aura commis un acte d’ordre sexuel
sur un mineur âgé de plus de 16 ans celui qui, profitant de liens de dépen-
dance, aura entraîné une telle personne à commettre un acte d’ordre sexuel,
sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine
pécuniaire.
[…]

Article 189 CP : Contrainte sexuelle


1
Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence envers une per-
sonne, en exerçant sur elle des pressions d’ordre psychique ou en la mettant
hors d’état de résister l’aura contrainte à subir un acte analogue à l’acte sexuel
ou un autre acte d’ordre sexuel, sera puni d’une peine privative de liberté de dix
ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

2

3
Si l’auteur a agi avec cruauté, notamment s’il a fait usage d’une arme dange-
reuse ou d’un autre objet dangereux, la peine sera la peine privative de liberté
de trois ans au moins.

Article 190 CP : Viol


1
Celui qui, notamment en usant de menace ou de violence, en exerçant sur
sa victime des pressions d’ordre psychique ou en la mettant hors d’état de ré-
sister, aura contraint une personne de sexe féminin à subir l’acte sexuel, sera
puni d’une peine privative de liberté de un à dix ans.

2
...

3
Si l’auteur a agi avec cruauté, notamment s’il a fait usage d’une arme dange-
reuse ou d’un autre objet dangereux, la peine sera la peine privative de liberté
de trois ans au moins.
61

Article 191 CP : Actes d’ordre sexuel commis sur une personne incapable de
discernement ou de résistance
Celui qui, sachant qu’une personne est incapable de discernement ou de ré-
sistance, en aura profité pour commettre sur elle l’acte sexuel, un acte ana-
logue ou un autre acte d’ordre sexuel, sera puni d’une peine privative de liberté
de dix ans au plus ou d’une peine pécuniaire.

Article 194 CP : Exhibitionnisme


1
Celui qui se sera exhibé sera, sur plainte, puni d’une peine pécuniaire.

2
Si l’auteur se soumet à un traitement médical, la procédure pourra être sus-
pendue. Elle sera reprise s’il se soustrait au traitement.

Article 197 CP : Pornographie


1
Quiconque offre, montre, rend accessibles à une personne de moins de 16
ans ou met à sa disposition des écrits, enregistrements sonores ou visuels,
images ou autres objets pornographiques ou des représentations pornogra-
phiques, ou les diffuse à la radio ou à la télévision, est puni d’une peine priva-
tive de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
[…]

3
Quiconque recrute un mineur pour qu’il participe à une représentation por-
nographique ou favorise sa participation à une telle représentation est puni
d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire.
[…]

Article 198 CP : Désagréments causés par la confrontation à un acte d’ordre


sexuel
Celui qui aura causé du scandale en se livrant à un acte d’ordre sexuel en pré-
sence d’une personne qui y aura été inopinément confrontée, celui qui aura
importuné une personne par des attouchements d’ordre sexuel ou par des pa-
roles grossières, sera, sur plainte, puni d’une amende.
6. ANNEXES

Loi vaudoise du 4 mai 2004 sur la protection des mineurs (LProMin ; BLV 850.41)

Article 13 LPRoMin : Buts et conditions d’intervention


1
Les mesures de protection visent à prévenir, limiter ou faire disparaître le
danger qui menace le mineur.

2
Lorsque le développement physique, psychique, affectif ou social d’un mi-
neur est menacé et que les parents ne peuvent y remédier seuls, le service
prend, d’entente avec les parents, les mesures de protection nécessaires.

3
Le service peut être saisi par une demande d’aide des parents, du mineur
capable de discernement ou de son représentant légal ou par un signalement.
Sont réservées les compétences des autorités judiciaires et de protection de
l’enfant compétentes.

Article 26a LProMin : Signalement


1
Toute personne peut signaler la situation d’un enfant semblant avoir besoin
d’aide. Elle adresse son signalement simultanément à l’autorité de protection
de l’enfant et au service.

2
L’obligation de signaler, simultanément à l’autorité de protection de l’enfant et
au service, le cas d’un enfant semblant avoir besoin d’aide […] est réglée par
la loi vaudoise d’application du droit fédéral de la protection de l’adulte et de
l’enfant (LVPAE).

Loi vaudoise du 29 mai 2012 d’application du droit fédéral de la protection de


l’adulte et de l’enfant (LVPAE ; BLV 211.255)

Article 32 LVPAE : Signalement d’une situation d’un mineur ayant besoin


d’aide
1
Toute personne qui, dans le cadre de l’exercice d’une profession, d’une charge
ou d’une fonction en relation avec les mineurs, qu’elle soit exercée à titre prin-
cipal, accessoire ou auxiliaire, a connaissance de la situation d’un mineur
semblant avoir besoin d’aide, a l’obligation de la signaler simultanément à
l’autorité de protection et au service en charge de la protection des mineurs.
63

2
Sont notamment astreints à cette obligation les membres des autorités ju-
diciaires, scolaires et ecclésiastiques, les professionnels de la santé et les
membres du corps enseignant, les intervenants dans le domaine du sport, les
préfets, les municipalités, les fonctionnaires de police et les travailleurs so-
ciaux, les éducateurs, les psychologues scolaires, les psychomotriciens et les
logopédistes.

Règlement vaudois du 5 avril 2017 d’application de la loi du 4 mai 2004 sur la pro-
tection des mineurs (RLProMin ; BLV 850.41.1)

Article 34 RLPRoMin : Mise en danger


1
Est considéré comme mis en danger dans son développement tout mineur
exposé à un risque de mauvais traitements, à des mauvais traitements ou à
des circonstances, lesquels sont de nature à entraver ou entravent son déve-
loppement physique, psychique, affectif ou social.

2
Sont notamment considérés comme mauvais traitements les mauvais trai-
tements physiques, la maltraitance psychique, les négligences ou carences et
les abus sexuels.

3
Sont notamment considérées comme circonstances toute situation sociale
où les parents sont momentanément empêchés d’exercer la responsabilité
qui leur incombe en vertu de l’article 4 de la loi, par exemple en raison d’une
hospitalisation, d’un emprisonnement ou d’une maladie psychique sévère.

Article 39 RLPRoMin : Situations visées par l’obligation de signaler


1
Les personnes astreintes à l’obligation de signaler doivent signaler simul-
tanément à l’autorité de protection de l’enfant et au service les situations de
mise en danger du mineur dans son développement au sens de l’article 34 du
présent règlement et qui peuvent justifier l’intervention du service au sens de
l’article 13 de la loi.

2
Pour estimer la réalisation de ces deux conditions cumulatives, la personne
astreinte à l’obligation de signaler se réfère à la connaissance qu’elle a de la
situation et à ses compétences professionnelles.
6. ANNEXES

Article 40 RLProMin : Information des parents


1
La personne astreinte à l’obligation de signaler informe les parents du mineur
et le mineur capable de discernement de sa démarche au plus tard lors du
signalement à l’autorité de protection de l’enfant et au service.

2
Elle n’informe pas les parents du mineur ou des tiers de sa démarche, lors-
qu’elle estime que cette communication peut entraîner une nouvelle mise en
danger du mineur ou en présence d’infractions présumées commises au pré-
judice du mineur par des membres de sa famille.

Article 41 RLPRoMin : Modalités du signalement


1
Les personnes astreintes à l’obligation de signaler qui relèvent d’une institu-
tion ou d’un établissement scolaire, public ou privé, transmettent leur signa-
lement simultanément à l’autorité de protection de l’enfant et au service par
l’intermédiaire du directeur de l’institution ou de l’établissement scolaire ou
d’une personne désignée par lui.

2
En cas de désaccord sur la nécessité de signaler entre le signalant et le di-
recteur, ce dernier saisit le service pour un conseil au sens de l’article 35 du
présent règlement.
[…]

Article 42 du RLProMin : Contenu du signalement


1
Le signalement doit porter sur les faits que la personne astreinte à l’obliga-
tion de signaler a observés, ce qui lui a été relaté et ce qu’elle en pense.

2
Si suite à son signalement elle apprend des faits nouveaux en relation avec
ce dernier, elle en informe immédiatement l’autorité de protection de l’enfant
et le service.

Loi vaudoise du 12 novembre 2001 sur le personnel de l’Etat de Vaud (LPers-VD ;


BLV 172.31)

Article 5 alinéa 3 LPers-VD : Politique du personnel


Le Conseil d’Etat prend les mesures nécessaires à la protection de la santé et
de la personnalité des collaborateurs, en particulier par des dispositions de
lutte contre le harcèlement et le mobbing.
65

Loi vaudoise du 7 juin 2011 sur l’enseignement obligatoire (LEO ; BLV 400.02)

Article 10 LEO : Egalité


1
L’école veille à l’égalité entre filles et garçons, notamment en matière d’orien-
tation scolaire et professionnelle.

Article 116 LEO : Droits de l’élève


1
Chaque élève a droit à une protection particulière de son intégrité physique
et psychique et au respect de sa dignité.

2
Il ne doit subir ni discrimination ni arbitraire.

3
Dans toutes les décisions importantes qui le concernent directement, son
avis est pris en considération, eu égard à son âge et à son degré de maturité.

4
L’élève est informé des règles à appliquer et des comportements attendus.

Règlement vaudois du 2 juillet 2012 d’application de la loi du 7 juin 2011 sur l’en-
seignement obligatoire (RLEO ; BLV 400.02.1)

Article 8 RLEO : Egalité (LEO art. 10)


1
En collaboration avec le Bureau de l’Egalité, le département met en place des
projets collectifs visant à promouvoir l’égalité de droit et de fait entre filles et
garçons. Il encourage le corps enseignant à développer des initiatives dans ce
sens, plus particulièrement en matière d’orientation scolaire et professionnelle.

2
Le département soutient, par l’information et la communication, des actions
visant à réduire les inégalités, notamment celles liées à l’origine sociale ou
ethnique des élèves ou à leur orientation sexuelle.

Article 100 RLEO : Attitude des élèves (LEO art. 115)


1
Les élèves développent une attitude constructive et respectueuse d’autrui.
Ils s’abstiennent de tout acte de violence physique, verbale, psychologique
ou à caractère raciste, sexiste ou homophobe, de même que de tout propos
méprisant se rapportant à l’apparence physique ou à l’appartenance sociale,
religieuse ou ethnique des autres élèves, des adultes qui les entourent, ou de
toute autre personne.
6. ANNEXES

Article 104 RLEO : Comportements justifiant une sanction (LEO art. 118)
1
Des sanctions disciplinaires peuvent être infligées pour toute infraction aux
règles en vigueur, notamment en cas de :
e. […]
f. indiscipline ;
g. insolence ;
h. […]
i. actes de violence ;
j. atteinte à la dignité d’autrui.

2
Les dispositions du droit pénal sont réservées.

Loi vaudoise du 9 juin 2009 sur la formation professionnelle (LVLFPr ; BLV 413.01)

Article 37 LVLFPr : Discipline


1
Les règles de discipline applicables au sein des écoles professionnelles, de
métiers et de maturité professionnelle sont prévues par leur règlement interne.

2
Les apprentis sont tenus de respecter le règlement de l’école dans laquelle
ils effectuent leur formation et de se conformer aux instructions des autorités
scolaires.

Article 38 LVLFPr : Sanctions


1
En cas de violation des règles établies, les sanctions suivantes peuvent être
prononcées :
> la retenue ;
> l’exclusion temporaire ;
> l’exclusion définitive.
Règlement vaudois du 30 juin 2010 d’application de la loi du 9 juin 2009 sur la for-
mation professionnelle (RLVLFPr ; BLV 413.01.1)

Article 64 RLVLFPr : Observation du règlement interne de l’établissement


(art. 37 LVLFPr)
1
L’apprenti est tenu d’observer les règles en vigueur dans l’établissement.
67

Article 65 RLVLFPr : Responsabilité de l’établissement


1
Le directeur, le directeur adjoint, les doyens et les maîtres assurent le main-
tien de l’ordre et de la discipline en classe et dans l’établissement. Ils sont te-
nus de faire respecter les règles en vigueur.

Règlement vaudois du 6 juillet 2016 des gymnases (RGY ; BLV 412.11.1)

Article 159 RGY : Responsabilité de l’élève


1
L’élève est tenu d’observer les règles en vigueur de l’établissement. Il doit
avoir une tenue convenable et se conduire correctement tant au dehors qu’à
l’intérieur de l’établissement.

Article 160 RGY : Responsabilité de l’établissement


1
Le directeur, les doyens et les maîtres assurent le maintien de l’ordre et la
discipline en classe et dans l’établissement. Ils sont tenus de faire respecter
les règles en vigueur.

Loi vaudoise du 17 septembre 1985 sur l’enseignement secondaire supérieur


(LESS ; BLV 412.11)

Article 32 LESS : Sanctions


1
Les sanctions disciplinaires suivantes peuvent être prononcées :
> le devoir supplémentaire ;
> l’exclusion d’une leçon ;
> la retenue ;
> l’exclusion temporaire ;
> l’exclusion définitive.
2
L’exclusion temporaire peut être assortie d’un changement d’établissement.

Règlement vaudois du 31 août 2011 sur la promotion de la santé et la prévention


en milieu scolaire (RPSPS ; BLV 400.01.2)

Le règlement vaudois sur la promotion de la santé et la prévention en milieu scolaire


(RPSPS) veille au maintien et au développement sur le plan individuel et collectif
de la santé physique, mentale et sociale des enfants et des jeunes adultes dans le
cadre de leur formation obligatoire et postobligatoire.
DEPARTEMENT DE LA FORMATION, DE LA JEUNESSE ET DE LA CULTURE
Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP)
Unité de promotion de la santé et de prévention en milieu scolaire (Unité PSPS)

DEPARTEMENT DES INFRASTRUCTURES ET DES RESSOURCES HUMAINES


Bureau de l’égalité entre les femmes et les hommes

NOVEMBRE 2021

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