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Norme NF P94-262: Fondations Profondes

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NF P94-262

JUILLET 2012

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1 1, rue Francis de Pressensé
93571 La Plaine Saint-Denis Cedex
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Fax :01 4917 9202
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F4152485 tssN 0335-3931

NF P 94-262
n@rme frrançanse Juillet 2012

lndice de classement : P 94-262

ICS : 91.010.30 ; 93.020

Justification des ouvrages géotechniques


Normes d'application nationale
de l'Eurocode 7
Fondations profondes

E : Justification of geotechnical work National application standards


for the implementation of EurocodeT
-
Deep foundations
D : Rechtfertigung von geotechnischen Bauwerken
- Normen für die nationale
Anwendung von EurocodeT Tiefgründungen
-
ø
.o
-
(¡)
Ø
.(¡)

Ø
=I Norme française homologuée
E
ø
: par décision du Directeur Général d'AFNOR le 20 juin 2012 pour prendre effet
o
t-- le 20 juillet 2012.
I

ôl
o
AI
É.
o
zTL COffeSpOndAnCe À la date de publication du présent document, il n'existe pas de travaux européens
ou internationaux traitant du même sujet.
@

@ Analyse Le présent document définit la terminologie et les notations employées. ll décrit le


comportement des fondations profondes et fournit les règles de justification par le
calcul des fondations profondes aux états limites ultimes et aux états limites
de service.

Descripteurs Thésaurus lnternationalTechnique : géotechnique, fondation, profondeur, sol de


fondation, pieu de fondation, définition, propriété, sol, matériau, calcul, résistance
des matériaux, contrainte de compression, contrainte admissible, limite, charge
maximale, résistance à la traction, stab¡lité, déplacement, déformation, vérification.

Modifications

Corrections Par rapport au 1er tirage, nouvelle version corrigée.

Éditée et diffusée par l'Association Française de Normalisation (AFNOR)


Té1. : + 33 (0)1 41 62 80 00
- 11,
rue Francis de Pressensé
Fax : + 33 (0)1 49 17 90 00
- 93571 La Plaine Saint-Den¡s Cedex
[Link]
- -

O AFNOR AFNOR 2012 2e tirage 2013-01-P


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Jusitifcations des Ouvrages Géotechniques BNSR CNJOG

Membres de la commission de normalisation


Président: M VEZOLE
Secrétariat : M BURLON- IFSTTAR

BAGUELIN FONDASOL
BERÏHELOT BUREAU VERITAS / COPREC
BUSTAMANTE MB FONDATIONS
CARPINTEIRO SOCOTEC / COPREC
DAUBILLY FNTP
DELAHOUSSE ARCELOR
DELMAS CNAM
DUBAND FUGRO / CNREG
FRANK IFSTTAR ENPC CERMES I fC 250
GAUTHEY SPIE FONDATIONS
GLANDY SOTETANCHE-BACHY-PI EUX
GRATIER THYSSENKBUPP
GUERPILLON SCETAUROUTE
MME GUIZIOU CETMEF
M HABERT CETE [Link] - LRPC L¡IIe
M ME LEGRAND CEïE NORD-PICARDIE - LRPC Lille
M LE DELLIOU ISCHEBECK FRANCE
M LEGENDRE SOLETANCHE BACHY i CNETG
M MAGNAN IFSTTAR / CCNG
MME MAUREL CEïE lle de France
M MIRAILLEÏ EDF TEGG
M MOUSSABD SNCF
MM E OSMANI EIFFAGE
PILLARD UMGO
PrNÇON BNTEC
ME PINEAU AFNOR
PLUMELLE CONSULTANT
RAYNAUD AEROPORTS DE PARIS
[Link] IFSTTAB
SALIBA SETRA
SCHMITÏ SOLETANCHE BACHY
SIMON TERRASOL / USG
THONIER EGF-BTP
VALEM FFB
VETROFF FRANKI FONDAÏION
VOLCKE FRANKI FONDATION / SOFFONS

Participants en tant qu'experts :

La liste des personnes ayant participé aux différents groupes de travail pour établir la version V1 de ce document
est indiquée dans I'avant propos.
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NF P 94-262

Sommaire Page

Avant-propos 7
1 Domaine d'application I
2 5
3 Termes, définitions et symboles.. 17
3.1 Termes et définitions 17
3.2 Symboles et indices ...... l8
4 Comportement des fondations profondes.. ........24
4.1 Généralités .....................24
4.2 Comportement sous charge axia1e.......... .,..........24
4.3 Gomportement sous sollicitations transversales............... ....................... 26
4.4 Mécanismes de ruine ou de désordres inacceptables ..........28
5 Actions et données géométriques.. 30
5.1 Actions 30
5.2 Données géométriques 35
6 Propriétés des terrains et des matériaux... 38
6.1 Principes généraux 38
6.2 Terrains en place... 38
6.3 Matériaux rapportés 39
6.4 Matériaux constitutifs des fondations profondes.................. 40
7 Situations de calcul, sollicitations et combinaisons d'actions 4
7.1 Situations de calcul.... 44
7.2 Gombinaison d'actions.. 45
7.3 Dispositions applicables au calcul des fondations profondes 47
I Règles générales de justification des fondations profondes.. 52
8.1 Généralités 52
8.2 ÉtatsJ¡m ¡tes ultimes.... 54
8.3 États l¡m¡tes de service 55
8.4 Modèles de calcul.... 56
8.5 Fondation profonde isolée soumise à un effort axial 57
8.6 Fondation profonde isolée soumise à un effort transversal. 60
8.7 Comportement d'un groupe de fondations profondes 6l
8.8 Prise en compte des déplacements d'ensemble du terrain... 63
8.9 Essais de pieux à réaliser 65
I Etat-limite de portance 68
9.1 Principe généraux 68
9.2 Portance d'une fondation profonde isolée 68
9.3 Portance d'un groupe de fondations profondes 72
10 Etat-limite de traction 74
10.1 Principe gén¿raux ...... 74
10.2 Résistance de traction d'une fondation profonde isolée 74
10.3 Résistance de traction d'un groupe de fondations profondes.................. 77
11 Résistance aux charges transversales ............... 82
11.1 Principes généraux 82
11.2 Fondation profonde isolée 82
11.3 Groupe de fondations profondes ................. 83
12 Résistance structurale 85
12.1 Principes généraux 85

3
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NF P 94-262

12.2 Pieux ou éléments de fondation en béton armé 85


12.3 Pieux métalliques en acier de construction ............. 88
13 Stabilitégénéra|e..... 90
13.1 Généralités 90
13.2 Principe de calcul 9l
13.3 Modèles de calcul 9l
13.4 Mécanismes de rupture 92
13.5 Facteur partiel de modèle Tn;¿.............. 92
14 Justifications à l'état-limite de service 93
14.1 Généralités 93
14.2 Mobilisation du terrain par une fondation profonde soum¡se à une charge axiale.. 93
14.3 Déplacement et déformation d'une fondation profonde 94
15 Documents justificatifs des calculs 96
Annexe A (informative) Les différents types de pieux et les dispositions particulières de
conception 99
4.1 Les différents types de pieux 99
A.2 Pieux forés (Classe 1) 100
4.3 Pieux forés tarière creuse (Classe 2).. 100
4.4 Les pieux vissés (Classe 3) 101
4.5 Pieux battus fermés (Glasse 4) r03
4.6 Pieux battus acier ouvert (GIasse 5, [BAO, n' 13]). 103
4.7 Profilés H battus (Classe 6)................ 103
4.8 Palplanches battues (Classe 7,ÍPP, n" l6l) 104
4.9 Micropieu (Classes I bis et 8) 104
4.10 Surfaces et périmètres des éléments de fondation r06
Annexe B (informative) Détermination des catégories conventionnelles de terrain r08
B.l Catégories conventionnelles de terrain 108
8.2 Eléments de classement des sols 108
Annexe C (normative) Facteurs partiels pour les états limites ultimes 114
C.l Préambule ...114
C.2 Facteurs partiels pour la vérification des états limites pour les structures (STR) et
géotechnique (GEO) ....114
C.3 Facteurs partiels pour la vérification de l'état limite ultime de soulèvement global
(uPL) 119
Annexe D (informative) Détermination de la hauteur d'encastrement équivalente D"........... 121
D.l Préambule 121
D.2 Détermination de la hauteur d'encastrement équivalente D" 121
Annexe E (informative) Calcul de la valeur de la portance eUou de la résistance de traction
d'une fondation profonde - Synoptique et exemples.. 122
8.1 Synoptique - Schéma de calcul de la valeur de la portance eUou de la résistance de
traction d'une fondation profonde 122
Ê.2 Calculdes coefficients ( 122
Annexe F (normative) Portance limite et résistance limite de traction à partir de la méthode
pressiométrique 127
F.1 Préambule 127
F.2 Coefficients de modèle 127
F.3 Résistance limite 128
F.4 Résistance de pointe.... 129
F.5 Résistance de frottement axial 131
Annexe G (normative) Portance limite et résistance limite de traction à partir de la méthode
pénétrométrique ....137
G.1 Préambule 137
G.2 Coefficient de modèle .....137
G.3 Résistance limite
G.4 Résistance de pointe. r39

4
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
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+

NF P 94-262

G.5 Résistance de frottement axial ......141


Annexe H (informative) Évaluation du frottement négat¡f sur une fondation profonde ........147
H.l Domaine d'application ................. ...147
H.2 Frottement négatif maximal sur une fondation profonde isolée 147
H.3 Frottement négatif sur une fondation profonde au sein d'un groupe 151
H.4 Cas particuliers des culées 154
Annexe I (informative) Modélisation du comportement transversal d'une fondation profonde à
partir des essais au pressiomètre et au pénétromètre...,......... '.'....'.....'. 156
1.1 Pieu isolé r56
1.2 Groupes de fondations profondes 164
1.3 Lois d'interaction vis-à-vis des sollicitations sismiques '... 166
a.4 Autre modèle de calcul 166
Annexe J (informative) Effets de groupe vis-à-vis d'un chargement axial 168
J.1 Domaine d'application - Définition 168
J.2 Effet de groupe lié au rapprochement des pieux - Coefficient d'efficacité C" ......... 168
J.3 Effet de groupe lié au comportement du b|oc....... .....'........' 169
J.4 Estimation du tassement du groupe de fondations profondes 169
J.5 lnteraction de la pointe entre deux fondations profondes voisines 170
Annexe K (informative) Déplacement horizontald'une couche de terrain 171

K.5 Détermination de g(z) dans la couche compressible 175


K.6 Détermination de g(z) dans le remblai 176
Annexe L (informative) Rigidité axiale d'une fondation profonde 177
L.l Domaine d'application 177
L.2 Evaluation à partir des paramètres de charge 177
L.3 Evaluation à partir des lois de mobilisation du frottement axial et de I'effort de poi nte
178
Annexe M (informative) Reconnaissances géotechniques et valeurs caractéristiques des
propriétés des terrains. 180
M.1 Reconnaissance des terrains....... ...................... 180
M.2 Terrains en place 184
M.3 Matériaux rapportés 188
Annexe N (informative) Déformations des structures et mouvements des fondations...... r89
N.l Préambule 189
N.2 Déformation des structures et mouvements des fondations..... 189
N.3 Flèches dans les bâtiments en béton armé 189

Annexe O (informative) Aide-mémoire pour la surveillance des travaux et le suivi du


comportement des ouvrages 191
o.1 Généralités 191
\r.z Surveillance de I'exécution 191
o.3 Suivi du comportement.............. .....192
o.4 Mise en (ruvre de la méthode observationnelle 192
Annexe P (informative) Catégories géotechniques et durée d'utilisation du projet.............. 194
P.l Généralités 194
P.2 Classes de conséquence........... ..... 194
P.3 Gatégorie géotechniquè.................. .................... 194
P.4 Durée d'utilisation de projet.... '.....' 195
Annexe Q (informative) Dispositions générales de conception pour les ponts 196
Q.1 Matériaux constitutifs des pieux.. 196
Q.2 Résistance structurale des pieux 196
Q.3 Dispositions constructives 197

5
AFNOR Ie 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : SOGEA SAT0M +

NF P 94-262

Annexe R (informative) Pr¡se en compte des imperfect¡ons géométriques l¡ées aux tolérances
d'exécution ...................202
R.1 Préambule ....................202
R.2 Règles à préciser dans le projet de conception 202
R.3 Cas particulier de pieux isolés soumis à une compression
<< centrée D...................203
Annexe S (informative) Eléments relatifs aux essais de chargement statique en compression
................... 204
S.l Préambule ....................204
S.2 Reconnaissance du s¡te.............. ....204
S.3 Emplacement de l'essa¡................... ...................204
S.4 Pieux d'essai 205
S.5 Chargemaximaled'essai........ 206
S.6 lnterprétation des résultats d'essai 206

6
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : SOGEA SAT0M
+

NF P 94-262

Avant-propos
Le présent document a pour objet le calcul géotechnique des fondations profondes. ll a été élaboré pour
compléter I'Eurocode 7 (NF EN 1997-1) dont il constitue la norme nationale d'application pour ces types
d'ouvrages.

Ce document est conforme aux principes du calcul aux états limites avec facteurs partiels définis dans la
norme NF EN 1990 et son annexe nationale NF EN 1990/NA. ll respecte les exigences de la norme NF
EN 1997-1 et de son annexe nationale NF EN 1997-1/NA applicables au calcul des ouvrages
géotechniques.

Les dispositions de ce document reposent sur les hypothèses énumérées dans la section 1.3 de la norme
NF EN 1997-1, qui supposent en particulier une bonne connaissance des conditions de terrain, le
contrôle de la qualité de la réalisation des travaux et le choix d'un modèle plausible du comportement de
la fondation à l'état limite considéré.

ll est important de retenir ce qui suit :

a) La connaissance des conditions de terrain dépend de I'importance et de la qualité des


reconnaissances géotechniques. Cette connaissance et le contrôle de la qualité de la réalisation des
travaux sont plus importants pour satisfaire les exigences fondamentales que la précision des modèles
de calcul et des facteurs partiels.

b) Les mécanismes de ruine à considérer doivent être plausibles et être identifiés en se basant sur des
données de comportement d'ouvrages réels ou à défaut, sur les résultats d'une modélisation appropriée.

c) La vérification d'un état-limite ultime suppose l'étude du mécanisme de ruine le plus défavorable vis-à-
vis de celui-ci avec un modèle de calcul fiable et correctement utilisé.

d) Lorsqu'il n'existe pas de modèle de calcul fiable pour un état limite particulier, il peut être préférable de
procéder à I'analyse d'un autre état limite, en utilisant des facteurs qui rendent improbable le
dépassement de l'état limite considéré. A défaut et selon le cas, il est possible de justifier le
dimensionnement :

soit par des mesures prescriptives, lorsqu'une expérience comparable rend les calculs de
dimensionnement inutiles ;

soit sur la base de résultats d'essais de chargement ou d'essais sur des modèles ;

soit par la méthode observationnelle, qui permet de revoir la conception en cours de construction.

Averfissement
Ce document regroupe tes procédures courantes ufilrsées en France pour le calcul des fondations
profondes (celles figurant dans /es référentiels comme le Fascicule 62 - Titre V des CCTG et Ia norme NF
P 1 1 -21 2-2 - ex DT(J 1 3.2) ainsi que celles recommandées dans la norme NF EN 1997-1 .

7
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : SOGEA SAïOM +

NF P 94-262

Liste des personnes associées à I'élaboration du document


Rédacteurs
M BAGUELIN FONDASOL

M BERTHELOT BUREAU VERITAS / COPREC

M BUSTAMANTE MB FONDATIONS

M BURLON IFSTTAR / Secrétaire CNJOG

M CANEPA DREIF-LREP

M FRANK IFSTTAR ENPC CERMES / TC 250

M GLANDY [Link]

M DURAND FUGRO/CNREG

M VEZOLE EIFFAGE / Président CNJOG

Experts représentanfs res acteurs de la profession


MMe MAUREL CETE ldF / SETRA

M LEGENDRE SOLETANCHE BACHY/CNETG

M MAGNAN IFSTTAR / CCNG

M SIMON TERRASOL / USG

M VOLCKE FRANKI FONDATION / SOFFONS

Experts assocrés
M CARPINTERO SOCOTEC

M GAUTHEY SPIE FONDATIONS

M ROCHER-LACOSTE IFSTTAR

[Link] EDF

M PLUMELLE CONSULTANT

M SCHMITT SOLETANCHE BACHY

M VETROFF FRANKI FONDATION

Membres du secrétariat de Ia CNJOG


MHABERT CETE Nord-Picardie / LRPC de Lille

MME LEGRAND CETE Nord-Picardie / LRPC de Lille

8
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07I
Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

1 Domained'appl¡cat¡on
(1) Le présent document traite de la conception et du calcul des fondations profondes, des inclusions
rigides et des fondations composites (Section 1 Clauses (3), (7) et (8))au droit des bâtiments, des ponts,
des tours, mâts et cheminées, des silos et des réservoirs ainsi que des structures portant des grues et
des machineries (Norme NF EN 1990).

(2) On peut définir plusieurs types de fondations selon leurs dimensions et leur profondeur (fondations
superficielles, semi-profondes ou profondes), leur mode de réalisation et leur mode de fonctionnement
(fondations superficielles, sur sol en place ou sur sol amélioré ou renforcé par inclusions rigides ou
souples, fondations mixtes, fondations profondes) (Note 1).

NOTE I- Ainsi, des fondations profondes au sens de l'élancement peuvent parfaitement être utilisées dans le cadre
d'un pro,¡et prévoyant un mode de fonctionnement intermédiaire entre celui d'une fondation superficielle, où toute la
charge est reprise par le sol en place sous la semelle, et celui d'une fondation profonde au sens traditionnel, qui
reprend à elle seule la totalité de la charge.

(3) Les différents types de fondations font I'objet des définitions suivantes

Fondation profonde (NF P 94-262 - présent document) : le terme < fondation profonde > désigne
des fondations par pieux, micropieux, barrettes ou puits dont l'élancement est élevé (typiquement
des fondations dont la longueur est supérieure à 5 fois le diamètre ou la largeur).

Fondation superficielle ou semi-profonde (NF P 94-261): le terme < fondation superficielle > ou
< fondation semi-profonde > désigne des fondations dont l'élancement est faible (typiquement
inférieur à 5,0). La distinction entre une fondation superficielle et une fondation semi-profonde est en
général basée sur la valeur de I'encastrement équivalent D"/B (Annexe D) : si la valeur de ce rapport
est inférieure à 1,5, il s'agit d'une fondation superficielle; si la valeur de ce rapport est comprise
entre 1,5 et 5,0 il s'agit d'une fondation semi-profonde.

Fondation composite: système de fondation de type fondation mixte ou fondation sur inclusions
rigides ou souples :

Fondation mixte: le terme < fondation mixte > s'applique à I'ensemble semelle et pieux
conçu et calculé avec contact direct entre les deux et en tenant compte des possibilités
réelles de mobilisation simultanée des réactions dans le sol, par les pieux et la semelle.

Fondations sur inclusions rigides : le terme < fondations sur inclusions rigides > désigne un
procédé de renforcement des sols en place consistant à réaliser une trame régulière de
fondations profondes (pieux, inclusions rigides) dans le but essentiel de réduire les
tassements et le cas échéant d'augmenter la portance. Le contact direct entre la fondation
superficielle et les inclusions est évité grâce à la mise en æuvre d'un matelas de répartition
(qui peut être du matériau granulaire traité ou non, du ballast, etc.), permettant de maintenir
une distribution des contraintes de contact compatible avec la résistance de la fondation
superficielle, du dallage ou du radier.

Fondations sur inclusions souples : le terme < fondations sur inclusions souples > désigne
un procédé de renforcement et d'amélioration des sols en place consistant à réaliser une
trame régulière d'inclusions souples (colonnes ballastées, plots ballastés, etc.) dans le but
essentiel de réduire les tassements et le cas échéant d'augmenter la portance. Le contact
direct entre la fondation superficielle et les colonnes ballastées, en cas d'incompatibilité
entre les contraintes de contact et la résistance de la fondation superficielle, du dallage ou
du radier, peut être évité grâce à la mise en æuvre d'un matelas de répartition (qui peut être
du matériau granulaire traité ou non, du ballast, etc.).

(a) Le présent document s'applique au calcul des fondations profondes sollicitées axialement en
compression ou en traction ou chargées transversalement, que ces structures géotechniques soient
installées par battage, par vibrage, par vérinage, par vissage ou par forage avec ou sans injection. La

I
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : S0GEA SAT0M
+

NF P 94-262

liste détaillée de ces fondations, comme leurs modalités particulières d'exécution, sont précisées en
Annexe A. Les principaux types de fondations profondes sont les suivants :

pieux forés coulés en place (Figures 1 .1 a et b) en béton ou en béton armé ;

barrettes en béton ou en béton armé de différentes formes coulées en place (Figure 1 .1 c) ;

pieux refoulants coulés en place (Figure 1.2a)ou préfabriqués (Figure 1.2 b) en béton ou en béton
armé;

pieux métalliques de différentes formes (palplanches, tubes, profilés H, caissons de palplanches) mis
en place par battage, vérinage ou vibrofonçage (Figures 1.2 c et d) ;

micropieux (Figure 1.3) ;

pieux vissés en béton ou en béton armé (Figure 1.4).

(5) La vérification de la résistance structurale des fondations profondes relève des normes de calcul
relatives au matériau qui les constitue (par exemple la norme NF EN 1992-1-1 avec son annexe nationale
NF EN 1992-1-1/NA pour les fondations profondes en béton armé ou les normes NF EN 1993-1-1 et NF
EN 1993-5 avec leur annexe nationale NF EN 1993-1-1/NA et NF EN 1993-5/NA pour les pieux
métalliques tubulaires, les palplanches, etc.).

(6) Le présent document doit être utilisé conjointement avec la norme NF P 94-282 lorsque les fondations
profondes sont utilisées pour constituer un écran de soutènement.

(7) Lorsque des fondations profondes sont utilisées dans le cadre d'un projet de fondation composite, il y
a lieu de distinguer deux cas (Note 1) :

celui où les fondations profondes (pieux, inclusions rigides) apportent une contribution significative à
la justification des états limites ultimes de type GEO (portance de I'ouvrage vis-à-vis des sollicitations
axiales eVou transversales, stabilité générale, ...). Ce type d'utilisation relève intégralement des
dispositions fixées par le présent document.

celui où les fondations profondes (pieux, inclusions rigides) n'apportent qu'une participation faible ou
négligeable à la justification des états limites ultimes. ll s'agit des projets pour lesquels la réalisation
de fondations profondes est essentiellement justifiée par l'état limite de service de limitation du
tassement. Ce type d'utilisation ne relève pas du présent document.

NOTE I - Les fondations sur inclusions souples (colonnes ballastées) ne sont pas I'objet de ce présent document
que ce soit pour la justification des états limites ultimes ou des états limites de service. La justification de tels
ouvrages s'appuie pour l'heure actuelle sur des recommandations professionnelles ou des méthodes de calcul
disponibles dans la littérature.

(8) Concernant les domaines d'application des fondations profondes définis à la clause 7 de la présente
section, les dispositions du présent document s'appliquent toujours intégralement, d'une part, pour ce qui
concerne la détermination des valeurs caractéristiques des propriétés et des résistances des matériaux
constituant la fondation profonde et le sol en place, et d'autre part, pour les valeurs caractéristiques des
propriétés et des résistances de frottement et de la pointe.

(9) Des procédés de fondations profondes non décrits dans le présent document, soit en termes
d'exécution, soit en termes de matériaux constitutifs, pourront être utilisés à condition qu'ils aient fait
I'objet d'un cahier des charges particulier comprenant les spécifications d'exécution bien précises, ainsi
que les valeurs adéquates des paramètres de capacité portante et de résistance des matériaux. Ces
valeurs devront être basées sur des justifications expérimentales. Notamment, en ce qui concerne la
capacité portante, les valeurs des paramètres doivent être déduites d'un ensemble d'essais de
chargement de pieux réalisés dans des contextes géotechniques comparables couvrant ceux prévalant
pour le projet.

't0
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
+
Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

(10) Le présent document ne s'applique pleinement qu'aux projets relevant de la catégorie géotechnique
2 (Notes 1 à 3, Annexe P, Norme NF EN 1997-1), c'est-à-dire aux ouvrages courants qui ne présentent
pas de risque exceptionnel et ne sont pas exposés à des conditions de terrain ou de chargement
exceptionnellement difficiles.

NOTE 1 - En règle générale, la catégorie géotechnique d'un ouvrage est fìxée par le maître d'ouvrage ou son
représentant avant le début de l'étude du projet, et, si besoin, est précisée au fur et à mesure de l'avancement des
études.

NOTE 2 - Les fondations profondes établies dans des terrains dont le comportement relève de la mécanique des
roches sont à classer le plus souvent dans la catégorie géotechnique 3. ll en est de même pour les fondations
profondes réalisées dans des pentes ou des versants dont la stabilité initiale ne satisfa¡t pas aux conditions de
sécurité minimale normalement requises et pour les fondations profondes supportant des ouvrages dont la géométrie
est complexe ou avec des critères de déplacement eVou de rotation très sévères.

NOTE 3 - Les spécifications du présent document peuvent être appliquées aux ouvrages de catégorie géotechnique
3, mais il importe dans ce cas de vérifier leur pertinence et si besoin de les adapter ou de les compléter, en tenant
compte, le cas échéant, des indications du présent document.

(11) Le présent document ne s'applique pleinement qu'aux fondations profondes soumises à des
sollicitations statiques ou pouvant être considérées comme telles dans les calculs justificatifs. En
particulier, le calcul des fondations profondes soum¡ses à des sollícitations s¡smiques relève des normes
NF EN 1998-1 et NF EN 1998-5. En I'absence de valeurs de coefficients partiels relatifs à la portance et à
la résistance de traction des fondations profondes pour les combinaisons à I'ELU sismiques dans les
normes NF EN 1998-1 et NF EN 1998-5, ilconvient de considérer un facteur partielyl égalà 1,1 pour les
ELU relatifs à la portance et égal à 1,15 pour les ELU relatifs à la résistance de traction. Des indications
sur le comportement transversal des fondations profondes sous charge sismique sont fournies en annexe
I (Article 1.3).

11
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B B B B

@@ @ @
Pieu en béton Pieu en béton Pieux avec armatures spéciales
non armé armé (profilé d'acier ou tube)

(a)

3 4 5

2 2

1 5
Pieux avec des éléments en Pieux avec des tubes
béton préfabriqué utilisés utilisés comme armature
comme armature principale ou principale ou
complémentaire complèmentaire

(b)

(a) et (b) Légende : 1 -Élément en béton préfabriqué ; 2- lnjection ; 3 -Tubage provisoire


(extraction);4-Foragenontubé;5-Bétonarméounonarméoucoulisdeciment;B:Diamètredufût

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L L
I -t
\

(c)

(c) Légende :W : Épaisseur; L : Longueur

Figure l.l - Exemples de pieux forés circulaires et de barrettes en béton

H
Pieu H Tube

H Palpieux

abcd
Légende:a-Pieubattuenbétonexécutéenplace;b-Pieubattuenbétonpréfabriqué;c-Pieubattu
en profilé métallique ; d - Exemple de sections de pieux battus en acier

Figure 1.2 Exemples de pieux battus en béton et en acier


-

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0
0
I 1
I

a b d e

Légende : a - Remplissage gravitaire d'un forage avec du coulis ; b - lnjection en une seule passe
par un tubage temporaire ; c - lnjection en une seule passe par un élément porteur ; d - lnjection en
une seule passe par un tube à manchettes ; d - lnjection répétitive par un tube à manchettes

Figure 1.3 Exemples de micropieux forés avec injection d'un coulis de scellement
-

Figure L4 Exemples de techniques de pieux réalisés par vissage


-

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2 Référencesnormat¡ves
Les documents référencés ci-après sont indispensables pour I'application de la présente norme. Pour les
références datées, seule l'édition citée s'applique. Pour les références non datées, la dernière édition de
la publication à laquelle il est fait référence s'applique (y compris les amendements). Cette liste n'est pas
exhaustive et il convient de se référer le cas échéant à I'ensemble des normes diffusées par I'AFNOR.

pr NF P 94-2611, Justification des ouvrages géotechniques - Fondations superficielles.

NF P 94-270, Catcut géotechnique - Ouvrages de soufènement - Remblais renforcés et massif en so/


cloué.

pr NF P 94-2812, Justification des ouvrages géotechniques - Ecrans de soutènement ' Murs de


soutènement.

NF P 94-282, Calcul géotechnique - Ouvrages de soutènement - Ecrans.

NF P 94-500, Mrssions d'ingénierie géotechnique - Classifications et spécifications.

NF EN 1990, Eurocode structuraux - Bases de calcul des structures avec son annexe nationale (NF EN
1990/NA).

NF EN 1538, Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Parois moulées.

NF EN 1991, Eurocode 1 : Actions sur/es structures avec son Annexe nationale (NF EN 1991/NA).

-
NF EN 1992-2, Eurocode 2 Catcul des structures en béton Partie 2 - : Ponts en béton - Calcul des
[Link] constructives avec son annexe nationale (NF EN 1992-ANH.

NF EN 1992-1-1, Eurocode 2 - Calcul des structures en béton - Partie 1-1 : Règles générales et règles
pour les bâtiments) avec son annexe nationale (NF EN 1992-1-1/NA).

NF EN 1993-1-1 , Eurocode 3 - Catcul des structures en acier - Partie 1-1 : Règles générales ef règles
pour les bâtiments avec son annexe nationale (NF EN 1993'1'1/NA).

NF EN 1993-5, Eurocode 3 - Calcul des structures en acier - Partie 5: Pieux et palplanches avec son
annexe nationale (NF EN 1993-1-í/NA).

NF EN 1997-'1, Eurocode 7 - Calcul géotechnique - Partie l: Règ/es générales avec son annexe
nationale (NF EN 1997-1/NA).

NF EN 1997-2, Eurocode 7 - Calcul géotechnique - Partie 2 : Reconnarssance des terrains ef essais.

NF EN 1998-1 , Eurocode 8 - Catculdes structures pour leur résistance aux sérsmes - Partie l: Règ/es
générates, actions slsmlgues et règles pour les bâtiments avec son annexe nationale (NF EN 1998/NA).

NF EN 1998-5, Eurocode I - Calcul des structures pour leur résistance aux sér'smes - Partie 5:
Fondations, ouvrages de soutènement et aspecfs géotechniques avec son annexe nationale (NF EN
1998-5/NA).

NF EN 1536, Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Pieux forés.

NF EN 12699, Exécution des travaux géotechniques spéciaux - Pieux avec refoulement du sol.

1) En préparation.
2) En préparation.

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NF P94-262:2012-07
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NF P 94-262

NF EN 14199, Exécution des travaux géotechniques spéciaux


- Micropieux.

NF EN 12501-1, Protection des matériaux métattiques contre la corrosion- Rrsgue de corrosion dans
/es
- Parfê 1 : Généralités.
so/s

NF EN 12501-2, Protection des matériaux métattiques contre la corrosion


sols - Partie 2 : Matériaux ferreux faibtement ailiés ou non altiés.
- [Link] de corrosion dans /es

NF EN ISO 14688-1 , Reconnaissance et essars géotechniques - Dénomination, description et


classification des so/s - Partie 1 : Dénomination et description.

NF EN ISO 14688-2, [Link] et essars géotechniques - Dénomination, description et


classification des so/s - Partie 2 : pri ncipes pour une ctassification.'

pr NF EN l9o 22476-13, Reconnaissance et essais géotechniques


- Essarb en place - partie 7 Essai
au pénétromètre statique pointe électrique -
NF EN ISO 22476-3, Reconnalssance et essais géotechniques partie 3
pénétration au carottier.
- Essais en place - - Essal de

pr NF EN ISO 22476-44, Reconnaissance et essais géotechniques


au pressiomètre Ménard.
- Essais en place - partie 4 - Essai

NF EN lso 22476-12, Reconnaissance et essar.s géotechniques en partie


pénétromètre statiq ue poi nte mécaniq ue. - Essars ptace - 1 - Essai au

ISO 4356' Eases du calcul des constructions. Déformations des bâtiments à t'état timite d,utitisation.

3) En préparation.
4) En préparation.

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
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3 Termes, définitions et symboles


(1) Les termes principaux utilisés dans le présent document sont définis dans la présente section ou
illustrés sur la Figure 3.1. Pour les besoins du présent document, les termes et définitions donnés dans la
norme NF EN 1990 applicables à I'ensemble des Eurocodes et ceux donnés dans la norme NF EN 1997-
1 spécifiques au calcul des ouvrages géotechniques s'appliquent également. Enfin, les différents types
d'éléments de fondation profonde relevant du présent document sont décrits en Annexe A.

5
Légende

1 - Plate-forme de travail
11 - Diamètre du fût

2 - Niveau de coulage
12 - Diamètre à la base

1B 16
6
3 - Niveau d'arase
13 - Hauteur de la virole
15 7 19
10 20 4 - Niveau de fondation
14 - Longueur

I 21
15 - Profondeur de forage
I 5 - Virole

17 6-Partierecépée 16 - Couche(s) supérieure(s)

11
7_Fût
17 - Couche de fondation
12
18 - Axe longitudinal
8 - Pointe

I - Élargissement en
19 - Cage d'armature
pointe
20 - Écarteur
10 - Diamètre de la cage
21 -Tube plongeur

Figure 3.1 Termes et définitions sur un exemple de pieu foré en béton armé
-

3.1 Termes et définitions

3.1.1 action géotechnique (NF EN f 990)

Action transmise à la structure par le terrain, un remblai, une masse d'eau ou I'eau souterraine.

3.1.2 expérience comparable

lnformations documentées ou clairement établies par tout autre moyen, concernant le terrain considéré
dans le calcul, mettant en jeu les mêmes types de sols et de roches, dont on peut attendre qu'ils aient un
comportement géotechnique semblable, ainsi que des structures semblables. Les informations obtenues
localement sont considérées comme particulièrement pertinentes.

3.1.3 fondation
Partie inférieure d'une construction destinée à assurer sa stabilité. Ce terme désigne selon le cas, des
fondations superficielles (semelle, radiers), semi-profondes (puits, caissons) ou profondes.

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AFNOR Ie 23/04/2016 à 09:57
NF P94-262:2012-07
Pour : S0GEA SATOM +

NF P 94-262

3.1.4 p¡eu

Elément structurel élancé placé dans le terrain, pour transférer à celui-ci les actions qui lui sont
transmises par la structure portée ou par le terrain environnant. ll peut être préfabriqué ou réalisé en
place et être mis en ceuvre par forage, par fonçage, par vibrage, par battage, pâr vissagä
ou par vérinage.

3.1.5 barrette

Elément de paroi moulée ou ensemble d'éléments de paroi moulée interconnectés (par exemple en forme
de L, de T ou cruciforme) et bétonnés simultanément.

3.1.6 puits

Fondation profonde ou semi-profonde, de diamètre d'ordre métrique, creusée à la pelle ou à la benne


preneuse.

3.1.7 micropieu

Pieu de petit diamètre (inférieur ou égal à 300 mm), généralement réalisé avec des techniques
particulières.

3.1.8 pieu foré

Fondation profonde réalisée par forage ou par excavation manuelle (par exemple un pieu ou un
micropieu foré, une barrette, un puits, etc.).

3.1.9 pieu à refoulement de sol

Fondation profonde réalisée par battage, ou vérinage, ou vibrage, ou vissage d'un élément préfabriqué
en béton armé ou métallique. Ce terme comprend ãussi les foñdations proiondes mises en æuvre par
introduction de béton, coulis ou mortier dans une empreinte réalisée par fonçage, battage ou vissage d;un
tube fermé à sa base.

3.1.10 essai d'intégrité

Essai effectué sur un pieu fini, pour vérifier sa géométrie et le bon état des matériaux mis en place.

3.1.11 essai de chargement

Essai consistant à appliquer un effort en tête d'un pieu d'essai et à mesurer, au moins, le déplacement de
celle-ci sous l'effort appliqué. ll existe différents types d'essai en fonctíon de la nature de I'effort appliqué
(chargement statique croissant par paliers, impact dynamique unique ou multiple, effort variabíe par
vérinage à vitesse d'enfoncement constante), en fonction de lorientaiion de I'effori appliqué (chargem'ent
axial ou transversal en tête) et en fonction des mesures effectuées (mesures en têtä säules ou sur un
pieu instrumenté permettant d'accéder à la distribution des efforts le long du pieu en profondeur).

3.1.12 frottement négatif


Action géotechnique où le terrain environnant transfère à la fondation profonde une charge descendante,
lorsqu'il tasse par rapport au fût de la fondation profonde.

3.2 Symboles et indices

3.2.1 Sols et ouvrages


(1) Les principaux symboles utilisés dans le présent document relatifs aux terrains et aux fondations
profondes sont indiqués en [Link] et 3.2.1 .2.

18
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
: +
Pour SOGEA SATOM

NF P 94-262

NOTE 1 - Les autres symboles sont définis aux endroits appropriés dans le corps du texte.

[Link] Lettreslatines
A surface de la base d'une fondation profonde

A" surface de la section transversale du fût d'une fondation profonde

a distance de nu à nu entre deux éléments de fondation profonde

b distance de nu à nu entre deux éléments de fondation profonde

B plus petite largeur ou diamètre de la section d'une fondation profonde

c' cohésion effective

Ce coefficient d'efficacité d'un groupe de fondations profondes pris en compte pour déterminer sa
résistance

C,"* valeur maximale de la résistance à la compression du béton

cu cohésion non drainée

d entraxe entre deux éléments de fondation profonde

D longueur de la fondation profonde comprise dans le terrain

D" hauteur d'encastrement équivalente

D.t hauteur d'encastrement effective

E", module d'élasticité du béton

Eon module différé du béton

E¡a module pressiométrique Ménard

f"k' résistance caractéristique à la compression à prendre en compte pour les vérifications de


contraintes de compression du béton de structure de la fondation profonde

f¿¡ résistance caractéristique à la compression à 28 jours

tr(t) résistance caractéristique à la compression à t jours ; t < 28 jours

kr coefficient empirique tenant compte du mode de mise en place dans le sol ainsi que des
variations possibles de section selon la technique utilisée

kz coefficient empirique tenant compte des difficultés de bétonnage liées à la géométrie de la


fondation

k3 coefficient empirique tenant compte des contrôles d'intégrité effectués

L plus grande longueur de la section d'une fondation profonde (B=L pour une fondation profonde
circulaire)

n nombre de pieux ou de profils d'essais

P périmètre d'une fondation profonde ou d'un groupe de fondations profondes

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
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Þ pression limite pressiométrique Ménard (mesurée selon la norme pr NF EN ISO 22477-4 et dans
l'attente de sa publication selon la norme NF P 94-l 10-1).

ft pression de fluage pressiométrique Ménard

Q" résistance à la pénétration (mesurée au pénétromètre statique selon la norme NF EN 22476-12


ou selon la norme pr NF EN ISO 22476-1)

z distance verticale

[Link] Lettresgrecques
0cc un coefficient tenant compte des effets à long terme sur la résistance du béton (NF EN 1992-1-
1)

'y poids volumique

y' poids volumique déjaugé

T" coefficient partiel relatif au béton (NF EN 1992-1-1)

g' angle de frottement interne en contraintes effect¡ves

3.2.2 Actions et résistances

(1) Les principaux symboles utilisés dans le présent document relatifs aux actions et aux résistances sont
indiqués dans les articles [Link] e|[Link].

NOTE 1 - Les autres symboles sont définis aux endroits appropriés dans le corps du te)de

NOTE2-Pourlesrésistancesgéotechniquesd'unefondationprofonde, lesindices(c)et(cr)serapportent
respectivement à la résistance limite et à la charge de fluage d'une fondation profonde isolée, les indices < cal > et
( m ) se rapportent respectivement à une valeur calculée à partir de résultats d'essais sur le terrain et à une valeur
mesurée lors d'un essai de chargement, enfin les indices ( ug > et ( crg ) se rapportent respectivement à la
résistance l¡m¡te et à la charge de fluage du groupe de pieux.

NOTE 3 - L'indice ( str ) est propre aux actions provenant d'une éventuelle superstructure ou à la résistance de
cette structure.

NOTE 4 - Les indices < dst > et ( stb ) sont propres respectivement au caractère déstabilisateur et stabilisateur de
l'effet d'une action. Les indices < inf > et ( sup > se rapportent respectivement au caractère favorable et défavorable
de I'effet d'une action permanente pour les vérifications des états limites ultimes STR et GEO ainsi que UPL.

NOTE5-Lesindices<k>et<d>>serapportentrespectivementàlavaleurcaractérist¡queetàlavaleurdecalcul
soit d'une action ou de son effet, soit d'une résistance, soit d'une propriété d'un matériau.

[Link] Lettreslatines
( + )) signifie < doit être combiné à >

A surface d'une fondation profonde

A6 surface d'une fondation profonde à prendre en compte pour le calcul de la résistance limite de
pointe

Ad valeur de calcul de l'action accidentelle

Aro valeur de calcul d'une action sismique

\,¿ valeur limite de calcul de l'effet d'une action

20
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NF P 94-262

E¿ valeur de calcul de l'effet des actions

F¿ valeur de calcul d'une action

F¡ valeur caractéristique d'une action

Fn frottement négatif sur une fondation profonde

F1 valeur de la charge de traction axiale sur une fondation profonde en traction ou un groupe de
fondations profondes en traction

F¡ valeur de la charge transversale sur une fondation profonde profonde ou un groupe de


fondations profondes

G action permanente

Gor, action permanente déstabilisatrice pour une vérification vis-à-vis du soulèvement

Gstu action verticale permanente stabilisatrice pour la vérification vis-à-vis du soulèvement

G¡nr action permanente déstabilisatrice

Gsup action permanente défavorable

G"n action de frottement négatif

Qsn action de poussées transversales

H force horizontale

K¡ module linéique de mobilisation de la pression frontale pour un élément de fondation profonde

K" module linéique de mobilisation de la réaction tangentielle pour un élément de fondation


profonde

L" longueur de mobilisation du frottement latéral pour un élément de fondation profonde

M moment fléchissant

o action var¡able

Qr,r valeur de combinaison de I'action variable défavorable dominante

Qr,¡ valeur de combinaison d'une autre action variable défavorable

9¡ pression résistante limite à la base d'une fondation profonde

Qs;i contrainte de frottement axial limite dans la couche i

P périmètre d'u ne fondation profonde circu laire

Rb résistance limite de pointe d'une fondation profonde

Rc résistance limite à la compression du terrain d'une fondation profonde

R"'", charge de fluage à la compression du terrain d'une fondation profonde

R";cat valeur calculée de R" déduite des résultats d'essais sur le terrain

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R",, valeur mesurée de R. dans un ou plus¡eurs essais de chargement d'une fondation profonde

R",p, valeur calculée de R" suivant les recommandations de I'annexe de la norme NF EN 1990

R. résistance limite de frottement axial d'une fondation profonde

Rr;."t valeur calculée de R,

Rr résistance limite de traction d'une fondation profonde

Rr;", charge de fluage de traction d'une fondation profonde

R,,' valeur mesurée R1 dans un ou plusieurs essais de chargement d'une fondation profonde

Rtt résistance d'une fondation profonde aux charges transversales

T effort tranchant

[Link] Lettres grecques

?6 facteur partiel pour la résistance de pointe d'une fondation profonde

?6 facteur partiel pour une action permanente

lîsup I 76¡* facteurs partiels pour les actions permanentes défavorables/favorables

1G,", I lb,"p facteurs partiels pour les actions de frottement négatif/poussées transversales

If¡ facteur partiel pour un paramètre de sol (une propriété de matériau), tenant compte aussi
des incertitudes sur le modèle

16 facteur partiel pour une action variable

76¡ | 16,¡ facteurs partiels pour les actions variables dominantes/d'accompagnement i

lk;d facteur partiel pour I'incertitude dans un modèle de résistance

T" facteur partiel pour la résistance de frottement axial d'une fondation profonde

13;o facteur partiel pour les incertitudes dans la modélisation des effets des actions

TsJ facteur partiel pour la résistance de traction d'une fondation profonde

1r facteur partiel pour la résistance totale d'une fondation profonde

x
ç facteur de corrélation en fonction du nombre de pieux testés ou de profils d'essais

ç1' ç2 facteurs de corrélation pour évaluer les résultats des essais de chargement statique de pieux

e, x
facteurs de corrélation pour dériver la résistance d'une fondation profonde des résultats de
ç3, ç4
reconnaissance du terrain, à I'exclusion d'essais de chargement de pieux

95, 96 facteurs de corrélation pour dériver la résistance d'une fondation profonde d'essais
d'impact dynamique

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V facteur pour convertir la valeur caractéristique en valeur représentative d'une action

\ro,¡Q*,¡ valeur de combinaison de l'action variable défavorable d'accompagnement i

9rr,tQ*t valeur fréquente de I'action variable défavorable dominante

'{t,¡Q*,¡ valeur fréquente de l'action variable défavorable d'accompagnement i

VztQrt valeur quasi permanente de l'action variable défavorable dominante

Vz,¡Qr¡ valeur quasi permanente de I'action variable défavorable d'accompagnement i

E signifie < I'effet combiné de >

NOTE 1 - Les indices de V pour les valeurs de combinaison des actions variables Q ont la signification suivante :

le premier indice: (0) indique qu'il s'agit d'une valeur de combinaison, (1) indique qu'il s'agit d'une valeur
fréquente, (2) d'une valeur quasi permanente.

le second indice fait référence au numéro de I'action variable.

3.2.3 Abréviations
(1) Les principales abréviations utilisées dans le présent document sont les suivantes :

ELU état limite ultime

ELS état limite de servíce

EQU équilibre (état limite ultime)

GEO géotechnique (état limite ultime)

STR structure (état limite ultime)

UPL soulèvement (état limite ultime)

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4 Comportement des fondations profondes

4.1 Généralités
(1) L'objet de la section 4 est de décrire les comportements sous charge axiale (Article 4.2) et sous
charge transversale (Article 4.3) d'une fondation profonde isolée (Notes 1 à 3).

NOTE I - Le comportement des fondations profondes sous charge axiale, décrit dans la section 4.2, repose sur de
très nombreux essais de chargement statique en compression de pieux réels, menés jusqu'à la rupture (caractérisée
par convention par un enfoncement de la fondation profonde supérieur à 10 % de sa largeur), et le plus souvent
instrumentés sur toute la longueur des pieux. Le comportement des fondations profondes sous charge transversale,
décrit dans la section 4.3 repose également sur des essais de chargement en vraie grandeur, mais en nombre limité,
et sur des essais réalisés sur modèles réduits.

NOTE 2 - Le comportement des fondations profondes sous chargement cyclique n'est pas décrit dans ce document.
On se reportera si besoin aux articles spécialisés décrivant les expérimentations réalisées sur ces sujets. Dans l'état
actuel des connaissances, seuls des essais spécifiques tels que ceux mis en ceuvre pour des projets off-shore
permettent de cerner le comportement des fondations profondes soumises à des efforts cycliques. Quand la part
cyclique des efforts est signlficative, il convient d'envisager l'éventualité d'une diminution progressive de la résistance
du sol par fatigue.

NOTE 3 - Les modèles de comportement schématiques recommandés pour la justification de la stabilité des
fondations profondes sont présentés dans les sections 9 et 10 et du présent document.

4.2 Comportement sous charge ax¡ale

(1) Lorsqu'on applique progressivement par paliers une charge axiale de compression en tête d'une
fondation profonde isolée, on observe un enfoncement progressif de celle-ci en fonction de la charge
appliquée. On obtient, le plus souvent, une courbe de chargement (Figure 4.2.1 a) avec une première
partie où l'enfoncement de la tête de la fondation profonde demeure modéré lorsque la charge augmente,
et se stabilise rapidement lorsqu'elle est maintenue constante, et, une deuxième partie, où l'enfoncement
de la tête de la fondation profonde croît rapidement avec chaque incrément de charge, et ne se stabilise
que pour une durée de temps importante (Figures 4.2.1 b et 4.2.1 c et Note 1).

NOTE 'l La courbe de chargement permet de mettre en évidence la résistance limite à la compression ou la
-
portance limite de la fondation profonde R" et I'observation du comportement de la fondation profonde sous chaque
palier de chargement sa charge de fluage R",", (Figure 4.2.'l ).

(2) Lorsqu'on applique une charge axiale de compression en tête d'une fondation profonde, on observe
une diminution de l'effort axial de compression dans la fondation profonde avec la profondeur dûe à la
mobilisation du frottement axial unitaire (Figure 4.2.2).

(3) L'effort de frottement axial unitaire mobilisé à un niveau donné d'une fondation profonde croît
progressivement avec le déplacement vertical de celle-ci à ce même niveau et sa valeur limite est le plus
souvent atteinte pour un déplacement très faible (inférieur à un ou deux centimètres).

(4) La résistance de pointe d'une fondatíon profonde R6 (Figure 4.2.2) croît progressivement avec
l'enfoncement de sa pointe, mais en règle générale, la résistance maximale en pointe n'est le plus
souvent mobilisée que pour un enfoncement important de la pointe de la fondation profonde (supérieur à
10 % de sa largeur).

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0
X 0,02 il
il lt
0 500 1000 1500 2000 2500 0,04 t ll ril I I

0
t | |il I I

I 0,06
I
0,02 0,08

0,04
R Y 0,r
\ 0,12 il
il
ttt
ltt
0,06 o,14
I I I

llllll lt lt||t]
ri t|ili
Y o,o8 0,16
I I +¡J-Lll
I r tt|t
Rc 0,18
I I

0,1 I tt lt
Itt tt
I

I 0,2
0,12 0,1 1 10 100
0,14 I X
0,16 b - droites de stabilisation

a - courbe charge-enfoncement de la tête

1,5

1,3
I
1,1
I
I
0,9

Y o,t
l
0,5
I
0,3
-1
I
I
0,1
I
R c:cr
-0,1
0 500 1000 1500 2000 2500
X
c - pente des droites de stabilisation

Légende :

a - X : charge appliquée [kN] - Y : Enfoncement du pieu [m]

b - X : Temps [min]- Y: Enfoncement du pieu [mm/h]


c - X : charge appliquée [kN]- Y : vitesse d'enfoncement [m]

Figure 4.2.1 Exemples de courbes obtenues lors d'un essai de chargement statique de pieu à
- partir des seules mesures du déplacement de la tête du pieu

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X
0 500 1000 1500 2000 2500
0
u I I I

u uI
2

b
H
H ,2
Y //t
I
10
II
i

/z
I 7
12
I 7
14

Légende : X : charge en tête du pieu [kN] - Y : Profondeur [m]

Figure 4.2.2 Evolution des efforts avec la profondeur dans un pieu soumis à un chargement
- progress¡f statique par paliers

4.3 Gomportement sous sollicitations transversales

(1) Lorsqu'on applique progressivement par paliers une charge transversale (horizontale) en tête d'une
fondation profonde isolée, on observe un déplacement horizontal progressif de celle-ci en fonction de la
charge appliquée. On obtient, le plus souvent, une courbe de chargement avec une première partie, où le
déplacement horizontal de la tête de la fondation profonde demeure modéré lorsque la charge augmente
et se stabilise rapidement lorsqu'elle est maintenue constante, et, une deuxième partie, où le
déplacement horizontal de la tête de la fondation profonde croît rapidement avec chaque incrément de
charge, et ne se stabilise que pour une durée de temps importante.

(2) Lorsqu'on applique une charge transversale en tête d'une fondation profonde, la réaction transversale
du terrain mobilisée à un niveau donné croît progressivement avec le déplacement horizontal de la
fondation profonde à ce niveau (Figure 4.3.1 et Note 1)et, en règle générale, I'effort maximal mobilisable
n'est atteint que pour un déplacement horizontal de la fondation profonde assez important (plusieurs
centimètres).

NOTE I- La courbe P(y) est habituellement appelée courbe de réaction du sol (Figure 4.3.1).

E.

v
Légende:p:pressionderéaction(Pa)-y:déplacementrelatifhorizontal (m)-P:forcerépartiesurle
pieu (N/m) (P=pB) (réaction transversale)- E, : Module de réaction (Pa)

Figure 4.3.1 Gourbes de mobilisation de la réaction transversale sur un pieu


-

26
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NF P 94-262

(3) Lorsqu'une fondation profonde est soumise à des sollicitations transversales en tête (effort horizontal
eVou moment), la distribution avec la profondeur de la réact¡on transversale mobil¡sée est schématisée
sur la figure 4.3.2.

Mo

O To

I Fp
I
I

Fc

Légende : F": contre butée - Fo: butée

Figure 4.3.2 Mobilisation de la réaction transversale du terrain en fonct¡on de la profondeur


- dans le cas d'un pieu court

(4) Lorsqu'une fondation profonde est soumise à des sollicitations transversales dues à un déplacement
horizontal d'ensemble du terrain (Figure 4.3.3 a), la réaction transversale du terrain mobilisée à un niveau
donné croit progressivement avec la différence entre le déplacement horizontal de la fondation profonde
et le déplacement libre du sol à ce niveau (Figure 4.3.3 b).

Pieu
Remblai

v
Sol mou y(z) p
se)

Es

z Áy

a - effort sur le pieu b - Courbe de réaction

Légende:g(z):déplacementlibredusol-y(z):déplacementdupieu-Ây=y(z)-g(z)

Figure 4.3.3 Mobilisation de la réaction transversale du terrain dans le cas d'un déplacement
- d'ensemble de celui-ci

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4.4 Mécanismes de ru¡ne ou de désordres inacceptables

4.4.1 Généralités

(1) Les fondations profondes et les ouvrages qu'elles supportent peuvent périr ou subir des désordres
inacceptables essentiellement du fait de la défaillance ou de la déformation excessive de leur structure,
du terrain dans lequel les fondations sont réalisées ou du site dans lequel I'ouvrage est construit.

(2) ll découle des comportements et des mécanismes décrits dans les articles 4.2 et 4.3 que les différents
états limites à considérer pour les fondations profondes sont (Note 1) :

les états limites ultimes de défaut de résistance du terrain par insuffisance de portance, de
résistance de traction ou de réaction transversale (Article 4.4.2);

les états-limites ultimes de défaut de résistance structurale des fondations profondes à la


compression, à la traction, à la flexion, au flambement ou au cisaillement (Article 4.4.3) ;

l'état-limite ultime de stabilité générale du site (Article 4.4.4);

les états-limites ultimes et de service de déformation du terrain et de la fondation (Article 4.4.5).

NOTE 1 - La liste détaillée des états-limites à considérer pour un projet donné est indiquée dans l'article 7.2 de la
norme NF EN 1997-1 . ll est précisé dans la section I de ce document les étatsJimites habituellement à vérifier pour
les projets courants.

(3) ll est nécessaire de vérifier, lorsqu'il y a lieu, qu'aucun de ces états-limites ne peut être atteint au
cours de la construction de la structure portée et pendant sa durée d'utilisation prévue.

4.4.2 Résistance du terrain

(1) La ruine de la structure portée ou de la fondation elle-même, peut se produire lorsque les efforts
transmis au terrain par un pieu isolé ou par I'ensemble de la fondation dépassent un seuil critique ou sont
trop proches de la résistance limite mobilisable par le terrain.

(2) Selon le cas (sollicitations axiales ou transversales), différents mécanismes de rupture du terrain
peuvent se produire (poinçonnement, arrachement ou modes de rupture en butée).

4.4.3 Résistance structurale

(1) La ruine d'une fondation profonde peut se produire lorsque sa résistance structurale est insuffisante
vis-à-vis de I'effet des actions les plus défavorables (moment fléchissant, effort tranchant, effort axial de
compression ou de traction) qu'elle aura à subir, en cours de construction ou au cours de son utilisation.

(2) Les éléments de structure d'une fondation profonde doivent être vérifiés vis-à-vis de la rupture
conformément aux spécifications des articles [Link] (Notes 1 et 2) et 7.8 de la norme NF EN 1997-1 .

NOTE I- Les valeurs de calcul des résistances des matériaux et les résistances de calcul des éléments de structure
sont à déterminer conformément aux instructions des normes de calcul appropriées au matériau constitutif des
fondations profondes (par exemple la norme NF EN 1992 pour les pieux en béton et la norme NF EN 1993 pour les
pieux métalliques en acier de construction).

NOTE 2 - Des dispositions complémentaires à la norme NF EN 1992 sont données dans les sections 6.4 et 12 de ce
document. Elles concernent les facteurs à appliquer aux valeurs caractéristiques des résistances du béton pour tenir
compte du mode d'exécution des fondations profondes en béton, des contrôles d'intégrité effectués et des
spécificités de dimensionnement des fondations profondes vis-à-vis de I'effort tranchant.

28
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4.4.4 Stabilité générale du site

(1) Dans chaque cas pertinent, une analyse spécifique de la stabilité du site dans lequelest implantée la
fondation sur pieux ainsi qu'une étude des risques d'instabilité du site liés à la réalisation des travaux
doivent être réalisées (Note 1).

NOTE I - Les procédures de vérification de la stabilité d'ensemble font l'objet de la section 13 du présent document.

(2) Lorsque la stabilité générale du site avant le début des travaux ou en cours de construction n'a pas le
niveau de sécurité requis, il convient de prendre les dispositions constructives appropriées pour rendre la
zone de travaux stable (Notes 1 et 2).

NOTE 1 - ll n'y a donc pas lieu de considérer les actions engendrées par un déplacement d'ensemble du terrain lié à
un phénomène d'instabilité générale du site comme des actions vis-à-vis des fondations profondes.

NOTE 2 - La réalisation de fondations profondes peut avoir pour objet la stabilisation d'un site instable, mais dans ce
cas, leur justification ne relève pas du présent document.

4.4.5 Désordres liés aux déplacements des fondations profondes

(1) Le déplacement des fondations profondes est susceptible d'être inacceptable pour la structure des
fondations profondes elles-mêmes ou pour la structure portée en cours de construction eVou en cours
d'exploitation (Notes 1 el2).

NOTE 1 - Selon leur importance et selon le cas, le déplacement vertical ainsi que le déplacement horizontal des
fondations profondes, peuvent entraîner des désordres et nuire à la fonction des constructions qu'elles supportent,
voire entraîner leur ruine.

NOTE 2 - Des structures portées pour lesquelles un déplacement horizontal de la fondation peut être excessif sont
par exemple :

une culée de pont en pied d'un remblai construit sur une couche compressible ;

des ducs d'albe ou des structures très élancées (éoliennes ou similaires) ;

(2) Dans tous les cas, ¡l convient d'adopter des dispositions constructives qui soient appropriées aux
conditions de terrain et qui tiennent compte des déplacements prévisibles, tout en visant, autant que
possible, à en limiter l'importance (Note 1).

NOTE 1 - En règle générale, les calculs de déplacement ne donnent qu'une indication approchée de leur valeur
réelle et il est utile, lorsque cela est possible de se référer à une expérience comparable.

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5 Actions et données géométriques

5.1 Actions

5.1.1 Principe général de calcul

(1) Les actions doivent être classées conformément à I'article 4.1.1 de la norme NF EN 1990 en
distinguant :

les actions permanentes (G) ;

les actions variables (Q) ;

les actions accidentelles (A)

(2) Les valeurs représentatives des actions doivent être déterminées conformément aux articles 4.1.2 el
4.1 .3 de la norme NF EN 1990 ainsi qu'à I'article 2.4.5 de la norme NF EN 1997-1 (Notes 1 et 2).

NOTE 1 Les actions ont plusieurs valeurs représentatives. La valeur caractéristique d'une action (indicée k) est sa
-
principale valeur représentative. Elle est déterminée conformément à I'article 4.1.2 de la norme NF EN 1990
complété, pour les actions géotechniques, par I'article [Link] de la norme NF EN 1997-1 .

NOTE 2 - Les valeurs des actions variables représentatives autres que la valeur caractéristique Qr se déterminent
selon les principes fixés à l'article 4.1.3 de la norme NF EN 1990. Elles se déduisent de la valeur Qr en multipliant
celle-ci par un coefficient Yi. Les coefficientsYo, Yr, et Y2correspondants sont donnés pour les charges usuelles
(bâtiment, circulations routières, chemin de roulement, etc.) aux endroits appropriés de la norme NF EN 1990.

(3) Les valeurs de calcul des actions et de leurs effets doivent être déterminées conformément aux
articles 6.3.1 et 6.3.2 de la norme NF EN 1990, complétés, pour les actions géotechniques, par l'article
[Link] de la norme NF EN 1997-1 (Note 1).

NOTE 1 - Les actions à prendre en compte dans les différentes combinaisons d'actions sont fixées par la norme NF
EN 1990 à I'article 6.4 pour les calculs aux états-limites ultimes et à I'article 6.5 pour les calculs aux états-limites de
service.

(4) Le classement des actions et la détermination de leur valeur doivent également tenir compte des
dispositions de la présente norme (Note 1).

NOTE 1 - Des précisions sont données dans cette section ou aux endroits appropriés du présent document, d'une
part pour le classement des actions en fonction de leur l'origine, de leur variation spatiale et de leur nature, et d'autre
part pour la détermination des valeurs des actions géotechniques et la prise en compte des effets dus à l'eau.

5.1.2 Actions à transmission directe


(1)Les actions appliquées à la fondation, autres que celles dues à I'eau, dont l'origine n'est pas liée à la
présence du sol et qui ne sont pas transmises par I'intermédiaire de celui-ci, doivent être déterminées
conformément à la norme NF EN 1991 ou à défaut fixées par le marché (Note 1).

NOTE 1 - L'attention est attirée sur le fait que I'intensité des actions à transmission directe peut dépendre de
I'interaction sol-structure. Par exemple, la répartition d'une action entre les différents pieux peut dépendre de la
rigidité de la structure portée et de celle de chaque pieu.

(2) Le poids propre des fondations doit être introduit dans les calculs avec sa valeur la plus probable,
évaluée à partir des volumes définis d'après les dimensions prévues sur les plans d'exécution.

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5.1.3 Actions dues au sol

[Link] Actionsd'originepondérale
(1) Les actions d'origine pondérale (poids, poussée, butée) doivent être traitées comme des actions
permanentes dans les combinaisons d'actions.

(2) La valeur caractéristique d'une action d'origine pondérale doit être déterminée :

à partir des volumes, en tenant compte du modèle de fonctionnement adopté (Note 1) et d'une
éventuelle modification défavorable de la géométrie lorsqu'elle est prévisible ;

à partir des poids volumiques des terrains mesurés lors de la reconnaissance géotechnique eVou de
données bibliographiques représentatives dans le cas de terra¡n en place (Note 2),

à partir de poids volumiques représentatifs tenant compte de la nature du sol, de son mode de mise
en æuvre et de sa compacité dans le cas de sol rapporté (Note 2).

NOTE 1 - Dans le cas d'une structure assurant une fonction de soutènement, le volume des terres engendrant un
effet pondéral sur la fondation dépend du modèle de calcul adopté pour la mobilisation de la poussée.

NOTE 2 - Des indications sont données dans la section 6 et dans I'annexe M pour la détermination du poids
volumique des terrains en place (Articles 6.2 et M.2) et des matériaux rapportés (Articles 6.3 et M.3).

[Link] Actions de poussée ou de butée

(1) Les actions de poussée ou de butée des terres qui agissent sur un écran ou un mur doivent être
déterminées conformément aux dispositions de la norme NF EN 1997-1, section 9.5 et des normes NF P
94-281et NF P 94-282 (Notes 1 et2).

NOTE 1 - L'intensité et la distribution des actions de poussée ou de butée dépendent du type de structure considéré,
des caractéristiques mécaniques du sol et de I'amplitude des déplacements susceptibles d'affecter l'écran sur lequel
s'exercent ces pressions.

NOTE 2 - Les procédures recommandées pour le calcul de ces actions sont indiquées dans les normes
complémentaires NF P 94-281 et NF P 94-282 traitant des ouvrages de soutènement, respectivement des murs et
des écrans.

(2) Les pressions du sol qui agissent sur les fondations profondes du fait d'un déplacement de la
fondation doivent être traitées comme des réactions d'appuis et être évaluées à partir de modèles de
calcul appropriés (Notes 1 el2).

NOTE 1 - On vise par exemple le cas de la réaction du terrain autour d'une fondation profonde sollicitée par une
force horizontale en tête.

NOTE 2 - Les modèles recommandés pour le calcul de ces pressions sont indiqués en annexes I et K.

(3) Les actions de poussée ou de butée du sol doivent être traitées comme des actions permanentes
dans les combinaisons d'actions (Note 1).

NOTE 1 - Suivant les cas, on attribue à ces actions, soit une valeur caractéristique maximale seule, soit un couple
de valeurs caractéristiques, respectivement maximale et minimale, en considérant la plus défavorable des deux pour
l'état limite étudié.

[Link] Actions dues à un déplacement d'ensemble du sol

(1) Les actions dues à un déplacement d'ensemble du sol (Notes 1 à 3) doivent être déterminées
conformément aux dispositions de la norme NF EN 1997-1et du présent document.

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Pour : SOGEA SATOM
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NF P 94-262

NOTE 1 - Ces actions peuvent être dues

soit à un phénomène d'instabilité du site de I'ouvrage,

soit à un tassement ou un fluage du sol sous I'effet durable d'un chargement ou d'un abaissement de la nappe
phréatique.

NOTE 2 - Les actions résultant d'un phénomène d'instabilité du site sortent du cadre de cette norme. Ce type de
problème se rencontre en particulier lorsque I'ouvrage est implanté en montagne et que les fondations traversent des
éboulis en limite de stabilité. De même, cette norme ne s'applique pas au cas de sites miniers, de carrières
souterrainnes, de sites karstiques ou encore de sites où des læss (ou des remblais) effondrables sont présents. De
telles conditions sont susceptibles de motiver une classification du projet en catégorie géotechnique 3.

NOTE 3 - Les actions considérées sont

les actions engendrées par un tassement du sol, appelées frottements négatifs ;

les actions engendrées par un déplacement horizontal du sol, appelées poussées transversales.

(2) Les efforts dus au frottement négatif sur une fondation sur pieux ou sur une partie de structure
remblayée doivent être évalués suivant un modèle approprié (Annexe H) et être introduits dans les
calculs en tant que valeur caractéristique représentative de I'action correspondante.

(3) Les poussées transversales agissant sur une fondation sur pieux ou sur une partie de structure
remblayée doivent être évaluées à partir d'une fonction représentative du déplacement du sol en
considérant celui-ci comme une action (Annexe K).

(4) Les efforts dus au frottement négatif et aux poussées transversales doivent être traités comme des
actions permanentes dans les combinaisons d'actions (Note 1).

NOTE 1 - Les actions dues à des déplacements d'ensemble du sol ont une intensité qui varie généralement dans le
même sens en tendant vers une limite, c'est pourquoi il convient de les ranger dans la catégorie des actions
permanentes. Ces actions ont toutefois été isolées des autres actions permanentes car elles ne peuvent faire I'objet
des mêmes pondérations, difficulté contournée en appliquant un coefficient de modèle pour les déterminer.

5.1.4 Actions transmises par le sol


(1) Les actions transmises par le sol, autres que celles dues à l'eau et dont I'origine n'est pas liée à la
présence du sol, mais qui sollicitent la fondation par I'intermédiaire de celui-ci doivent être déterminées
conformément aux dispositions de la norme NF EN 1997-l section 9.5 et des normes NF P 94-281 et NF
P 94-282 (Notes 1 à 3).

NOTE '1 - Dans les cas usuels, il s'agit principalement des effets des pressions sur un écran de soutènement (culée
par exemple) supportant une charge d'exploitation ou de stockage.

NOTE 2- L'intensité et la distribution de ces pressions dépendent du type de structure considéré, des
caractéristiques mécaniques du sol et de I'amplitude des déplacements susceptibles d'affecter l'écran sur lequel
s'exercent ces pressions. Par exemple, la diffusion d'une charge variable à travers un remblai peut être étudiée
suivant différents modèles dont la validité dépend du type de la charge, de sa durée d'application, ainsi que de la
nature de la structure.

NOTE 3 - Les procédures recommandées pour le calcul des pressions sur un écran sont indiquées dans les normes
complémentaires NF P 94-281 et NF P 94-282 traitant des ouvrages de soutènement, respectivementdes murs et
des écrans.

(2) Les actions transmises par le sol, autres que celles dues à I'eau et dont l'origine n'est pas liée à la
présence du sol, doivent être traitées comme des actions variables ou permanentes dans les
combinaisons d'actions selon leur durée d'application par rapport à la situation de projet examinée.

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NF P 94-262

5.1.5 Actions dues à I'eau

[Link] Généralités

(1 ) Les actions visées sont de deux types

I'eau contenue dans Ie terrain est en équilibre ou quasi équilibre hydrostatique, c'est à dire que I'effet
des gradients hydrauliques est négligeable et que les actions dues à I'eau peuvent être représentées
sous la forme de pressions statiques (Note 1) ;

I'eau génère des actions hydrodynamiques.

NOTE 1 - ll s'agit du champ de pression de I'eau en contact avec la structure. Cette action s'apparente à une action
à transmission directe. Dans la plupart des cas, elle se traduit par la poussée d'Archimède sur la structure. La
présence d'eau a également pour effet de modifier les actions dues au terrain par I'effet de "déjaugeage" de celui-ci.
En cas de circulations d'eau dans le sol, le gradient hydraulique modifie également les actions dues au terrain par
l'effet communément appelé < pression de courant >.

(2) Le choix des positions des surfaces de I'eau libre et des niveaux piézométriques des nappes
souterraines doit (Notes I à 4) :

être effectué en se basant sur la reconnaissance des conditions hydrauliques et hydrogéologiques


du site ;

être approprié à l'état limite considéré en tenant compte du caractère favorable ou défavorable de
I'effet des actions qui en découfent.

NOTE 1 - Les variations des conditions hydrauliques souterraines peuvent modifier l'état hydrique (imbibition,
séchage) des sols et donc leurs caractéristiques mécaniques. L'imbibition de certains sols (remblai ou læss n'ayant
connu que des degrés de saturation faibles) peut provoquer un phénomène d'affaissement du terrain. Les sols situés
immédiatement sous la base d'une fondation profonde peuvent perdre du fait de l'imbibition une partie de leur
portance ce qu¡ peut entrainer des dommages plus ou moins conséquents pour la structure portée.

NOTE 2 - ll est important de noter que les valeurs des paramètres mécaniques des sols varient en fonction de leur
état de saturation et qu'il faut donc être attentif à la période de l'année pendant laquelle les reconnaissances ont été
réalisées.

NOTE 3 - ll est rappelé que les niveaux d'eau relèvent des données géométriques (Article 5.2) et que leurs valeurs
sont, selon le cas, des valeurs par excès ou par défaut des niveaux mesurés, nominaux ou estimés (Clause 5.2.2 (2)).

NOTE 4 Les valeurs des niveaux d'eau sont à fixer lors des études de projet. Des indications sont données dans
-
les articles 7.1 et 5.2 du présent document pour fixer les niveaux de référence.

[Link] Pressionsstatiques
(1) L'intensité et la répartition des pressions doivent être évaluées à partir des niveaux de référence
définis pour la situation de projet considérée (Note 1).

NOIE 1 - Les situations et les niveaux de référence à considérer en cours de construction et en cours d'exploitation
sont respectivement indiqués dans les articles 7.1 .2 et 7.1 .3 de la présente norme. L'article 5.2 rappelle les
définitions des niveaux de référence habituellement considérés.

(2) Une action due à l'eau dont l'effet peut être assimilé à celui de pressions statiques doit être traitée,
pour une situation de projet donnée, comme une action permanente dans les combinaisons d'actions
(Note 1).

NOTE 1 - C'est par I'intermédiaire des différentes situations de prolet étudiées que son caractère variable est pris en
compte.

33
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[Link] Actionshydrodynamiques
(1) Les actions hydrodynamiques du courant doivent être évaluées à partir des niveaux de référence
définis pour la situation de projet considérée (Notes 1 et2).

NOTE 1 - Dans le cas de structures implantées en site maritime, I'attention est attirée sur le fait que I'intensité des
effets de houle devient importante dès que l'amplitude des ondes atteint deux mètres environ ou plus. Une étude
spécifique (dynamique) est nécessaire dans chaque cas les effets de la houle dépendent étroitement des
caractéristiques géométriques et mécaniques de la structure considérée.

NOTE 2 - Dans les cas usuels, les efforts engendrés par une veine d'eau de vitesse moyenne v et de hauteur h sur
un obstacle fixe de largeur B peuvent être assimilés à un diagramme de pressions triangulaire dont la pression
maximale est située au niveau de la surface libre et dont la résultante vaut (Figure 5.1.5) :

F- kp*hBv2 (s.1.5)

h et B sont exprimés en m ;

v est la vitesse en m/s ;

F est la force résultante en N ;

pwreprésente la masse volumique de I'eau qu'il est admis de prendre égale à 1000 kg/m3 dans tous les cas ;

k prend les valeurs suivantes :

0,72 si la section plane de I'obstacle est carrée ou rectangulaire ;

0,35 si la section plane de I'obstacle est circulaire.

La hauteur h tient compte de I'affouillement général éventuel correspondant au niveau d'eau considéré, mais
n'intègre pas la hauteur d'affouillement local.

Surface libre P=2kP*v2

Affouillement général

Affouillement
local

Figure 5.1.5 Effets hydrodynamiques du courant


-
(2) Les effets hydrodynamiques autres que l'action du courant doivent faire I'objet d'une étude spécifique
et I'action correspondante pourra, suivant sa nature et son intensité, être classée parmi les actions
variables ou accidentelles (Notes 1 à 3).

NOIE 1 - Les actions hydrodynamiques visées sont principalement celles dues à la houle, au courant de marée, au
batillage ou celles engendrées par un séisme.

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NOTE 2 - Le choix du modèle d'action à adopter pour évaluer la valeur pseudo-statique d'une action
hydrodynamique pour une situation donnée de projet est fonct¡on des conditions du projet et de l'état limite considéré.
5
ll relève le plus souvent de spécialistes et est à définir avant les études de projet.

NOTE 3 - Dans le cas de structures implantées en site maritime, une étude spécifique (dynamique) est le plus
souvent nécessaire pour définir I'intensité des effets de la houle.

5.1.6 Actionss¡sm¡ques
(1) Le calcul des fondations profondes sous conditions s¡smiques ne relève pas directement de la
présente norme. Les actions sismiques transmises par le terrain sont à calculer et à prendre en compte
conformément aux spécifications de la norme NF EN 1998.

(2) La présente norme traite, en ce qui concerne la prise en compte de conditions sismiques, uniquement
des facteurs partiels à appliquer sur la portance ou la résistance de traction d'une fondation profonde
(Section 1 Clause (1 1)) (Note 1).

NOTE I- Dans le cadre de l'utilisation de modèles comportant des lois locales d'interaction sol-structure pour
évaluer le comportement d'une fondation profondes sous chargement sismique, des indications relatives à
l'estimation du module de réaction et du palier plastique sont données en annexe l.

5.2 Données géométriques

5.2.1 Principesgénéraux
(1) La cote et la pente de la surface du terrain, les niveaux d'eau, les niveaux des interfaces entre les
couches, les niveaux des excavations et les dimensions des ouvrages géotechniques do¡vent être traités
comme des données géométriques et leurs valeurs nominales doivent tenir compte de la variation des
valeurs réelles in situ.

(2) Lorsque I'incertitude Aa relative à une donnée géométrique est importante et susceptible d'avoir des
répercussions significatives sur la fiabilité du projet, la valeur de calcul de cette donnée, a6, doit être
déduite de la valeur nominale anom en appliquant la relation :

ad=ano.+Lo (5.2.1)

5.2.2 Niveaux du terrain et des interfaces de couches

(1) ll doit être tenu compte des valeurs réelles (Note 1) in situ du niveau du terrain, et le cas échéant des
excavations prévues et de I'affouillement éventuel du terrain (Clause 7.1.2 (3)).

NOTE 1 - Ces données importantes sont normalement à définir lors de l'élaboration du projet et à valider au stade
des études d'exécution.

(2) Lorsque les valeurs des niveaux de la surface du terrain et des interfaces de couches sont
déterminées de manière prudente, l'incertitude Âa à considérer est nulle.

5.2.3 Niveaux d'eau

(1) Le choix des valeurs des niveaux piézométriques des eaux extérieures au terrain et des eaux
souterraines (Note 1) doit être effectué en se basant sur la reconnaissance des conditions hydrauliques
et hydrogéologiques du site.

5 On trouvera dans les Recommandations pour le calcul aux états limites des Ouvrages en Site Aquatique (ROSA
2000) diffusé par le CETMEF des indications pour le calcul des sollicitations hydrodynamiques de courant fluvial ou
marin ainsi que des effets de la houle et du batillage.

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NOTE 1 - Les eaux souterraines peuvent être libres ou capt¡ves (nappe en charge). Les eaux extérieures sont des
eaux llbres (fluviales ou autres). Les niveaux des eaux peuvent être différents de ceux repérés au cours de la
reconnaissance du site. lls peuvent aussi évoluer au cours de la durée d'utilisation de I'ouvrage (par exemple lorsque
le projet constitue un obstacle à l'écoulement d'une nappe ou dans le cas d'une nappe captive).

(2) Pour une situation de calcul donnée (Article 7.1), la valeur d'un niveau piézométrique doit être une
estimation prudente (Note 1) du niveau le plus défavorable vis-à-vis de l'état limite considéré (Note 2),
susceptible de se produire au cours de la situation de projet examinée.

NOTE 1 - La valeur caractéristique est, selon le cas, une valeur par excès ou par défaut des niveaux mesurés,
nominaux ou estimés.

NOTE 2 - C'est-à-dire en tenant compte du caractère favorable ou défavorable de I'effet des actions qui en découlent.

(3) ll convient que le niveau piézométrique des eaux extérieures au terrain et souterraines, dans les
situations de projet durables et transitoires, soit fixé par priorité en se référant, au niveau EB (niveau
quasi permanent), au niveau EF (fréquent) et au niveau EH (caractéristique) (Notes 1 el2), lorsque les
valeurs de ces niveaux sont facilement accessibles (Note 3) (Figure 5.2.3).

NOTE 1 - Les notations adoptées et les définitions qui suivent se réfèrent à l'annexe nationale de la norme NF EN
1990 et sont adaptées au cas des ouvrages fondés sur pieux. Le niveau EB peut être défini comme celui
correspondant au niveau susceptible d'être dépassé pendant 50 % du temps de référence, le niveau EF pendant 1 %
du temps de référence et le niveau EH présente en principe une période de retour de 50 ans.

NOTE 2 - Le temps de référence correspond normalement à la durée de vie de I'ouvrage et, à défaut, il convient de
le considérer égal à 50 ans.

NOTE 3 - Les niveaux à considérer peuvent être différents des niveaux EH et EB tels que définis dans la présente
clause, en particulier en phase travaux.

(4) Lorsqu'il y a lieu, il convient de fixer le niveau EE maximal susceptible d'être atteint pendant la durée
de vie de l'ouvrage pour les situations accidentelles (Note 1 et Figure 5.2.3).

NOTE 1 - Le niveau EE correspond à une cote dans la structure où un dispositif d'écrêtement limite la pression de
I'eau.

(5) Sauf autre spécification, la valeur de calcul d'un niveau d'eau doit être prise égale à sa valeur
caractéristique (Note 1 ).

NOTE 1 - Un niveau d'eau est normalement traité comme une donnée géométrique et sa valeur de calcul déduite de
sa valeur caractéristique ou nominale à partir de la relation 5.2.1. Dans la mesure où la valeur caractéristique de la
position d'un niveau d'eau est fixée par le marché ou lorsqu'on a tenu compte des fluctuations d'une nappe pour
définir son niveau caractéristique, I'incertitude Âa à considérer est nulle.

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t' I EE
I ï EH
I I EF
I

{ EB

5Ùo/o

1õ/o
t
fr"¡ = 50 ans

Figure 5.2.3 Représentation des n¡veaux d'eau EB, EF, EH et EE


-

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6 Propriétés des terrains et des matériaux

6.1 Principes généraux

(1) Les propriétés des terrains et la valeur caractéristique des paramètres géotechniques doivent être
déterminées conformément aux normes NF EN 1997-1 (Articles 2.4.3 e|[Link]) et NF EN 1997-2 en
tenant compte des dispositions des articles 6.2 pour les terrains en place et 6.3 pour les matériaux
rapportés.

(2) Les valeurs caractéristiques des propriétés des matériaux constitutifs des fondations profondes
doivent être déterminées conformément aux normes de calcul pertinentes (Notes 1 et 2) et lorsqu'il y a
lieu aux normes produits appropriées.

NOTE 1 - Par exemple conformément aux spécifications de la norme NF EN 1992-1-1 pour les pieux en béton et à
celles de la norme NF EN 1993-1-1 pour les pieux métalliques en acier de construction.

NOTE 2 - Des règles complémentaires applicables aux produits classiques (béton armé, acier de construction) pour
le calcul des fondations profondes sont toutefois indiquées dans I'article 6.4 du présent document.

6.2 Terrains en place

(1) llest nécessaire de procéder à une reconnaissance géotechnique du site (Notes 1 à 3), jusqu'à une
profondeur suffisante, pour identifier les terrains en place ainsi que les conditions hydrauliques et
hydrogéologiques, établir le modèle géotechnique du site et définir les valeurs représentatives des
propriétés des terrains nécessaires à la vérification des états limites et à I'exécution des travaux.

NOTE 1 - Pour les fondations profondes, il n'est pas possible d'assurer que les exigences minimales seront
satisfaites avec un risque négl¡geable sur la seule base de I'expérience et ou d'une reconnaissance géotechnique
qualitative. Des sondages comprenant une caractérisation des propriétés mécaniques des terrains sont nécessaires.

NOTE 2 - L'importance et le contenu des reconnaissances sont fonction du type d'ouvrage, des conditions du terrain
et des modèles de comportement retenus et il convient d'ajuster la consistance et le volume des reconnaissances et
d'études à la catégorie géotechnique de pro¡et (Annexe P). Une étude géologique et hydrogéologique du site
complétée par une reconnaissance avec des essais sur le sol en place ou des essais en laboratoire est le plus
souvent nécessaire.

NOTE 3- Les exigences essentielles et les points importants concernant I'objectif des reconnaissances
géotechniques et leurcontenu sont indiquées dans les normes NF EN 1997-1 et NF EN 1997-2. On rappelle dans
I'annexe M (Article M.1) les points importants à considérer.

(2) Un modèle géotechnique du terrain doit être établi (Note 1) au cours des études d'avant-projet et de
projet au sens de la norme NF P 94-500. Pour chacune des zones du projet à I'intérieur desquelles les
épaisseurs des différentes couches de sol peuvent être considérées comme uniformes et leurs propriétés
homogènes, il convient de définir :

les valeurs moyennes ainsi que les valeurs représentatives ou caractéristiques des paramètres des
différentes couches de terrain (Note 2) ;

les conditions aux limites géométriques (couches de terrain, etc.), mécaniques (surcharges, etc.) et
hydrauliques (conditions d'écoulement des eaux, etc.).

NOTE 1 - Un modèle géotechnique est indispensable pour concevoir, étudier et dimensionner une fondation sur
p¡eux et aussi pour suivre et contrôler son exécution.

NOTE 2 - Ces paramètres comprennent entre autres le poids volumique, les paramètres de cisaillement drainé et
non drainé, les paramètres déduits d'essais pressiométriques ou pénétrométriques et d'autres paramètres pertinents.

(3) Les propriétés des terrains et la valeur représentative ou caractéristique des paramètres
géotechniques doivent être déterminées, y compris pour les phases de construction, conformément aux

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articles 2.4.3 et2.4.5.2 de la norme NF EN 1997 (Notes 1 et2), complétés par les indications des articles
M2j etM.2.2.
NOTE I - ll importe en particulier que les propriétés des terrains soient déduites, directement ou par des corrélations,
d'essais en place ou d'essais en laboratoire normalisés, et que la valeur caractéristique des paramètres s'appuie sur
ces données qui peuvent être le cas échéant complétées par les ense¡gnements de l'expérience (Clause 6.2 (4)).
Lorsqu'on utilise des corrélations pour obtenir les valeurs des propriétés des terrains, il convient que les corrélations
utilisées soient appropriées aux conditions de terrain et au matériel d'essai utilisé et documentées (Clause M.2 (3)).

NOTE 2 - ll convient également que la valeur représentative ou caractéristique retenue pour un paramètre
géotechnique soit une estimation prudente de la valeur qui influence l'état limite considéré (Article M.2.2).

(a) La représentativité et la cohérence des différentes valeurs représentatives ou caractéristiques des


paramètres géotechniques utilisées dans les calculs de justification doivent être contrôlées (Note 1).

NOTE 1 - Les valeurs représentatives ou caractéristiques des paramètres géotechniques sont par exemple à
comparer aux informations antérieures obtenues localement. Ces comparaisons ont pour objet d'éliminer des valeurs
manifestement non pertinentes ou non cohérentes.

6.3 Matériauxrapportés
(1) ll convient de spécifier la nature d'un matériau rapporté et les valeurs de ses propriétés avant le début
des études de projet en distinguant le cas où la provenance du matériau n'est pas prescrite, de celui où
elle est imposée (Notes 1 à 3).

NOTE 1 - Lorsque la provenance des terrains rapportés n'est pas prescrite, ces derniers ne font pas l'objet d'études
géotechniques préalables et la procédure consiste :

avant le début des études : à définir les propriétés du remblai (Note 2 et Clause M.3 (3)) et à fixer des critères à
respecter afin de les obtenir (par exemple : classe de terrain et condition de mise en place) ;

avant le début des travaux : à rechercher les zones d'emprunt ou les sources d'approvisionnement possibles
correspondant aux critères définis, en se basant sur une reconnaissance géotechnique ou sur des données
existantes documentées ;

pendant les travaux : à contrôler la convenance du matériau approvisionné et sa mise en æuvre

NOTE 2 - On indique en annexe M.3 les valeurs de poids volumique habituellement prises en compte dans les
calculs pour les sols rapportés courants.

NOTE 3 - Quand la provenance du matériau rapporté est imposée (matériau provenant du site ou d'un emprunt
proche du site), la procédure consiste :

avant le début des études : à effectuer une reconnaissance géotechnique permettant de fixer au moins son
poids volumique et d'identifier les propriétés du sol rapporté ;

pendant les travaux : à contrôler la convenance du matériau approvisionné et sa mise en ceuvre

(2) ll convient de définir, durant les études de projet, les propriétés géotechniques suivantes

le poids volumique et lorsqu'¡l y a lieu, les paramètres de cisaillement (angle de frottement interne et
cohésion) et de déformation ainsi que d'autres paramètres pertinents ;

les exigences concernant la distribution granulométrique (classe du matériau, coefficient


d'uniformité) et, quand c'est approprié, celles concernant la mise en æuvre du matériau (teneur en
eau, masse volumique optimale, etc.).

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6.4 Matériaux const¡tut¡fs des fondations profondes

6.4.1 Béton, coulis ou mort¡er

(1)Pour la vérification de la résistance structurelle d'une fondation profonde en béton, coulis ou mort¡er,
les dispositions de la norme NF EN 1992-1-1 avec son annexe nationale NF EN 1992-1-1/NA
s'appliquent, complétées par les spécifications qui suivent.

(2) Conformément aux dispositions de la norme NF EN 1992-1-1, pour l'établissement des projets, un
béton, coulis ou mortier doit être défini :

par sa résistance caractéristique à la compression f"¡.;

par sa résistance caractéristique à la traction fctko,os i

par son module d'élasticité E"..

(3) La valeur caractéristique de la résistance à la compression du béton, coulis ou mortier d'une fondation
profonde, doit être déterminée à partir de la formule suivante (Notes 1 à 3 et Tableau [Link]).

flo = inf (f"olt¡;C^ -; f)|6 ([Link])

NOTE 1 - C,""tient compte des sujétions de mise en æuvre du béton, coulis ou mortier frais suivant la technologie
utilisée.

NOTE 2 - La vérification du béton, coulis ou mortier à I'ELS constitue une disposition suffisante qui dispense de
prendre en compte I'abattement forfaitaire sur les dimensions nominales tel qu'envisagé à l'article [Link] de la
norme NF EN 1992-1 .

NOTE 3 - Les coefficients kr et kz, qui tiennent compte des conditions de mise en æuvre, sont eux destinés à se
substituer au coefficient krégal à 1,1 de I'article [Link] de la norme NF EN 1992-1-1 .

(4) La valeur de calcul de la résistance à la compression simple du béton, coulis ou mortier d'une
fondation profonde, doit être déterminée à partir de la formule suivante et du tableau [Link]:

(
f,o = Minl o,"k,$:o,"L9ro,"ç'*ì
'T, cc / c(
y"
g.4.1.2)
\ T" )

avec occ un coefficient dont la valeur est égale à 1,0 sur la hauteur où le pieu est armé et 0,8 sur la
hauteur où le pieu n'est pas armé.

(5) Le coefficient k1 présenté dans le tableau [Link] peut être diminué de 0,1, uniquement pour les pieux
forés et les barrettes (classe 1), lorsque la nature des terrainstraversés garantit la stabilité des parois du
forage ou quand le pieu est tubé et bétonné à sec.

(6) La valeur du coefficient k2 est égale à 1,0 hormis dans les cas décrits ci-dessous :

k2=1,05 pour les pieux forés et les barrettes dont le rapport de la plus petite dimension B à la
longueur est inférieur à 1120 ;

kz=1,3-Bl2 pour les pieux forés et les barrettes dont la plus petite dimension B est inférieure à 0,6 m ;

kz=l ,35-Bl2 pour les pieux forés et les barrettes réunissant les deux conditions ci-dessus

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(7) Les valeurs du paramètrê C."* et du coefficient k3 sont en général respectivement égaux à 35 MPa et
1,0. Des spécifications particulières relatives aux fondations supportant des ponts sont mentionnées dans
I'annexe Q.

(8) La valeur du coefficient kg peut être prise égale à 1,2 dans le cas d'un contrôle renforcé de la qualité
et de la continuité du fût (Tableau [Link]).

(9) Les valeurs moyenne (o",ov) et maximale (Õ"r"*) (Note 1) des contraintes de compression du béton à
l'état limite de service caractéristique ne doivent pas dépasser respectivement, quelle que soit la classe
d'exposition, les valeurs suivantes :

034f:.k et urn(o,akrflo;0,6f,¡) t6.4.1.3)

NOTE 1 - ocmoy €t os¡s¡ sont respectivement les contraintes moyenne et maximale calculées sur la surface
comprimée de la section la plus sollicitée de l'élément.

(10) La contrainte limite d'adhérence f5¿ des armatures à haute adhérence doit être déterminée
conformément à la norme NF EN 1992-1-1 (Article 8.4.2) avec un coefficient nr égal à 1,0 (Note 1).

NOTE 1 - Pour déterminer la contrainte limite d'adhérence fu¿ des armatures à haute adhérence on se réfère à f"r et
non à fcr. qui n'est utilisée que pour la vérification des étatslimites du béton en compression.

(11) Le module d'élasticité E., du béton constituant les fondations profondes doit être déterminé
conformément à I'article 3.1 .3 de la norme NF EN 1992-1-1 (Tableau 3. 1 ).

(12) Pour la vérification de la stabilité à long terme fondations profondes en béton, coulis ou mortier, il
convient de prendre en compte un module différé E46 égal à (Notes 1 et.2):

8",
E a,f - a
J
([Link])

NOTE 1 - Lors de la vérification d'une fondation profonde, notamment pour des efforts de flexion composée, il est
usuel d'apprécier ses déformations en assimilant sa section à celle d'un matériau homogène et résistant en flexion.
Dans cet objectif, il convient d'adopter un module de déformation longitudinale moyen du béton égal à 20 000 MPa
pour les phases de construction de l'ouvrage et égal à 10 000 MPa pour caractériser son comportement à long terme.
ll convient aussi de déterminer I'inertie d'une fondation profonde sans déduction des éventuelles réservations
métalliques pour auscultation ou carottage, c'est à dire celle correspondant à I'inertie brute non fissurée de l'élément
structurel.

NOTE 2 - Les effets du retrait du béton de la fondation ne sont pas à prendre en compte

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NF P 94-262

Tableau [Link] - Goefficients applicables à la détermination de la rés¡stance caractér¡st¡que de


compress¡on du béton, coul¡s ou mort¡er des pieux

Cr"*
Classe k1
MPa
1 Pieux forés et barrettes 35 1,3
Pieux tarière creuse avec enregistrement
2 30 1,35
des paramètres (Notes 1, 3 et 4)

3 Pieux vissés moulés (Notes 2) 35 1,3

4 Pieux battus moulés 35 1,3


Notes :

(1)Pour I'application de la norme NF EN 1536, un enregistrement continu des paramètres d'excavation et de


bétonnage sous forme graphique doit être fourni pour chaque pieu et faire l'objet d'un rapport sous forme papier.
Les valeurs de ces paramètres sont visualisables en temps réel dans la machine réalisant les pieux.
(2) Lorsque le bétonnage ne se fait pas par I'intermédiaire d'une trémie mais directement å la pompe à béton, il
est conseillé de procéder à un enregistrement spécifique des paramètres d'exécution. Ces paramètres sont
visualisables en temps réel par I'opérateur de la machine sous forme de graphique.
(3) Les pieux, pour lesquels le système d'enregistrement continu des paramètres d'excavation et de bétonnage
n'aura pas fonctionné, seront testés par un essai d'intégrité. Un nombre identique d'essais d'intégrité est à
réaliser sur des pieux pour lesquels I'enregistrement des paramètres aura été réalisé correctement pour servir
d'étalonnage lors de I'interprétation des essais.
(4) Pour des valeurs de fck supérieures ou égales à 25 MPa, la valeur de f"r" est prise égale à 18,33 Mpa lorsque
la relation [Link] conduit à une valeur moindre.

Tableau [Link] - Nombre minima! de pieux ou de barrettes à ausculter pour des contrôles
renforcés d'intégrité

Méthodes d'auscultation (Notes I à 4)


A B c
118 par transparence
(Note 2)
Nombre de píeux 116 par transparence 114 par impédance
+
concernés (Note 2) (Note 3)
116 par impédance
(Note 3)
Notes :
(1) Les procédures A, B ou C sont indífféremment autorisées mais les procédures A et B ne sont possibles que
si les pieux sont armés sur toute leur hauteur.
(2) Selon la norme NF P 94-160-1 (méthode sonique par transparence). Dans ce cas, les tubes utilisés, de 40
mm de diamètre intérieur minimum, sont à placer de façon à ne pas nuire à l'enrobage des armatures principales
des cages.
(3) Selon la norme NF P 94-160-4 ou NF P 94-160-2 (méthode vibratoire par impédance ou par réflexion).
Lorsque cette méthode n'est pas applicable ou lorsque la géométrie et le contexte géotechnique sont susceptibles
d'en compromettre la pertinence, il convient de recourir à la méthode A. Lorsque le défaut de représentativité de la
méthode par impédance est constaté a posteriori, il convient d'effectuer des auscultations au moyen de la
méthode sismique parallèle selon la norme NF P 94-160-3.

(4) Les normes de type NF EN se substitueront aux normes de type NF P 94-160 lorsqu'elles seront applicables.

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6.4.2 Acier
(1) Le comportement des aciers doit être défini selon la norme appropriée à leurvérification du présent
document s'applique :

aux aciers de construction tels que définis dans la norme NF EN 1993-1-1 (Note 1) ;

aux aciers de béton armé, tels que définis dans la norme NF EN 1992'1'1(Note 2) ;

aux aciers de précontrainte, tels que définis dans la norme NF EN 1992-1-1 (Note 3) ;

aux aciers pour les < éléments porteurs > tels que définis dans la norme NF EN 14199.

NOTE 1 - La norme NF EN 1993-1-5 s'applique aux pieux métalliques en acier de construction dont la limite
d'élasticité f, (R"¡ dans la norme produit) est normalement comprise entre 235 et 460 MPa. Les autres propriétés
(ductilité, allongement à la rupture, etc.) sont indiquées dans la sect¡on 3.2 de la norme NF EN 1 993-1-1 .

NOTE 2 - La norme NF EN 1992-1-1 s'applique aux armatures à haute adhérence et soudables pour une gamme de
limite élastique fyk comprise entre 400 et 600 MPa. Les autres propriétés (ductilité, allongement à la rupture, etc.)
sont indiquées dans la section 3.2 de la norme NF EN 1 992-1 -1 .

NOTE 3 - La norme NF EN 1992-1-1 s'applique aux fils, barres et torons utilisés comme armatures de précontra¡nte
dans les structures en béton et possédant un niveau suffisamment faible de susceptibilité à la corrosion sous tension,
conformément aux critères spécifiés dans la norme PR NF EN 10138 ou donnés dans un Agrément Technique
Européen.

(2) Pour la vérification de la résistance des structures métalliques en acier de construction (par exemple
les pieux tubulaires métalliques ou les pieux caissons), les calculs doivent être conduits selon la norme
NF EN 1993-1 et NF EN 1993-5 avec leur annexe nationale, complétées lorsqu'il y a lieu, par les
dispositions indiquées dans le présent document.

(3) ll convient de vérifier que l'espacement des armatures est inférieur à 5 fois @+al2) (avec c l'épaisseur
d'enrobage et <Þ le diamètre des armatures) et que la contrainte à I'ELS quasi permanent dans les aciers
passifs ne dépasse pas les valeurs suivantes sous la combinaison d'action considérée :

o. < 1000 wmax pour des éléments ou parties d'éléments fléchies (c'est-à-dire ayant une face tendue
et une face comprimée) ;

o, < 600 wmax pour des éléments ou parties d'éléments entièrement tendus.

avec os (MPa) la valeur absolue de la contrainte maximale admise dans l'armature immédiatement après
la formation de la fissure et wmax (mm) I'ouverture calculée des fissures.

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NF P 94-262

7 Situations de calcul, sollicitations et comb¡naisons d'act¡ons

7.1 Situations de calcul

7.1.1 Règles générales

(1) Les situations de projet à considérer pour définir les situations de calculdoivent être sélectionnées et
classées conformément aux principes définis dans l'article 3.2 de la norme NF EN 1990 en distinguant:

les situations de projet durables ;

les situations de projet transitoires ;

les situations de projet accidentelles ;

les situations de projet sismiques

(2) Le choix des situations de calcul doit être fait avant le début des études de projet, en tenant compte
des dispositions de I'article 2.2de la norme NF EN 1997-1.

(3) Les critères de déplacement (Note 1) d'une fondation sur pieux doivent être fixés avant la justification
de sa stabilité et de son dimensionnement.

NOTE 1 - Les critères de déplacement peuvent conditionner certaines opt¡ons construct¡ves et être importants pour
le choix des modèles de calcul,

(4) Dans le cas d'ouvrages soumis à l'action de I'eau d'une nappe, les situations à envisager doivent être
analysées spécifiquement, en particulier lorsque le niveau de cette nappe est lié à celui d'un plan d'eau
soumis à des variations de hauteur rapides (crues, décrues, marées, etc.).

(5) Les différents cas de charge d'exploitation doivent être considérés pour définir la situation transítoire
la plus défavorable vis-à-vis de chaque état-limite ultime.

(6) Les situations de projet accidentelles qui peuvent être liées aux conditions de site ou à I'exécution des
travaux doivent être considérées.

7.1.2 Situations en cours de construction

(1)On doit vérifier les situations fixées par les règlements en vigueur, par le marché, et la situation la plus
défavorable pour chaque état-limite pertinent.

(2) Pour les ouvrages établis en site aquatique, on doit considérer systématiquement la situation définie
par le niveau maximal de l'eau pour la période de réalisation de I'ouvrage (Notes 1 et2).

NOTE 1 - L'attention est attirée sur le fait que la définition d'un niveau maximal doit être compatible avec certaines
dispositions d'exécution, notamment celles relatives aux ouvrages provisoires.

NOTE 2 - Ce niveau est fixé par le marché ou à défaut est défini avant le début des études de projet. Des indications
sont données dans les articles 5.1.5 et 5.2 du présent document pour la détermination des différents niveaux d'eau.

(3) Pour les ouvrages établis en site affouillable, on doit considérer systématiquement un niveau
d'affouillement (Note 1 ).

NOTE 1 - Ce niveau est fixé par le marché ou à défaut est défini durant les études de projet.

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7.1.3 Situations en cours d'exploitation

(1) On doit vérifier les situations de projet fixées par les règlements en vigueur, par le marché, et la
situation de projet la plus défavorable pour chaque état-limite ultime et chaque état-limite de service
pertinent.

(2) Pour un ouvrage établi en site aquatique, on doit considérer systématiquement deux ou trois
situations de projet pour définir la situation la plus défavorable en cours d'exploitation vis-à-vis d'un état-
limite ultime donné (Notes I et2).

NOTE 1 - Ces situations sont normalement fixées par le marché ou à défaut sont définies avant le début des études
de projet.

NOTE 2 - En général, la considération d'un niveau minimal et non d'un niveau moyen permet d'évaluer l'intensité
maximale des charges verticales.

(3) Lorsque I'ouvrage est situé sur une voie d'eau navigable et est susceptible d'être soumis à un choc de
bateau, une situation transitoire définie suivant les considérations de I'article 5.2.3 est à considérer.

(4) Pour les ouvrages établis en site affouillable, on doit considérer systématiquement un niveau
d'atfouillement déterminé à partir d'un niveau du fond de lit tenant compte de son évolution prévisible
(travaux d'aménagement ou exploitation) (Note 1).

NOTE 1 - Ces niveaux d'affouillement sont fixés par le marché ou à défaut définis durant les études de pro¡et.

7.2 Combinaison d'actions

(1) Les effets des actions doivent être déterminés en combinant les actions conformément aux
dispositions de I'article 6.4.3 de la norme NF EN 1990 (Note 1).

NOTE 1 - Les différentes combinaisons d'actions à considérer sont rappelées dans cette section. Les dispositions
complémentaires applicables au calcul des fondations profondes sont indiquées dans I'article 7.3.

7.2.1 Principe général

(1) Pour chaque situation de projet, en cours de construction ou en cours d'exploitation, il y a lieu de
considérer le cas de charge et la combinaison d'actions les plus défavorables vis-à-vis de l'état limite visé.

(2) Dans une combinaison donnée, les différents termes doivent désigner des actions d'origine et de
nature différentes, ce qui exclut de partager une même action entre deux termes d'une même
combinaison (principe de cohérence) (Note 1).

NOTE 1 - Par exemple, on ne peut pas dissocier la composante verticale de la poussée des terres (action
stabilisante) de sa composante horizontale (action déstabilisante).

(3) Les actions géotechniques de même origine doivent être calculées, dans une combinaison donnée, à
partir des mêmes valeurs représentatives des propriétés de base (Note 1).

NOTE 1 - Ceci exclut donc d'affecter à un terrain deux masses volumiques différentes selon que l'on évalue une
action de poussée ou une action de butée de ce terrain.

7.2.2 Expressions générales des combinaisons d'actions vis-à-vis des états limites ultimes

(1) Les différentes combinaisons d'actions à considérer pour les états-limites ultimes sont les suivantes

les combinaisons d'actions pour les situations de projet durables et transitoires (combinaisons
fondamentales) ;

les combinaisons d'actions pour les situations de projet accidentelles (combinaisons accidentelles) ;

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les combinaisons d'actions pour les situations de projet sism¡ques (combinaisons sismiques).

(2) Pour des situations de projet durables ou transitoires, il convient de déterminer la valeur de calcul de
l'effet des actions à partir de I'expression générale suivante (combinaison fondamentale pour des états-
limites ultimes STR et GEO) appliquée conformément aux dispositions de l'article 7.3.1 (Notes 1 et2):

E¿=E Ij>t To¡,*oG o¡,.un "*" Il>l T c¡,,r,r G q,inr " l" Te, rQ o,r" +" I Tq,,V 0,, Q t,, ([Link])
i>l

NOTE I - Les valeurs des facteurs partiels Jzsont fonction de I'approche de calcul retenue et du caractère favorable
ou défavorable de I'action vis-à-vis de l'état limite étudié. Elles peuvent être trouvées dans I'annexe nationale à la
norme NF EN 1990.

NOTE 2 - Les valeurs des coefficients Y0 sont inférieures ou égales à 1 pour tenir compte de Ia probabilité de
combinaison des actions variables. Elles sont données pour les charges usuelles aux endroits appropriés de la
norme NF EN 1990 (Clause 5.1 .1 (2) Note 2 du présent document).

(3) Pour des situations de projet accidentelles, il convient de déterminer la valeur de calcul de l'effet des
actions à partir de I'expression générale suivante (combinaison accidentelle pour des états-limites ultimes
STR et GEO) (Note 1) :

([Link])

NOTE 1 - Les valeurs des coefficients Yr et Yz sont inférieures à 1 pour tenir compte de la probabilité de
combinaison des actions variables. Elles sont données pour les charges usuelles aux endroits appropriés de la
norme NF EN 1990 (5.1-1 (2) Note 2 du présent document).

(4) Pour des situations de projet sismiques, il convient de déterminer la valeur de calcul de l'effet des
actions sur les fondations profondes de la structure étudiée à partir de la relation (3.17) présentée dans
I'article 3.2.4 de la norme NF EN 1998-1 .

7.2.3 Expressions générales des combinaisons d'actions vis-à-vis des états limites de service

(1) Les différentes combinaisons d'actions à considérer pour les états-limites de service sont les
suivantes (Note 1) :

les combinaisons caractéristiques ;

les combinaisons fréquentes ;

les combinaisons quasi permanentes.

NOTE 1 - Normalement, les combinaisons caractéristiques sont utilisées pour des états limites irréversibles, les
combinaisons fréquentes pour des états limites réversibles et les combinaisons quasi permanentes pour des effets à
long terme et l'aspect de la structure.

(2) Pour les combinaisons caractéristiques, il convient de déterminer la valeur de calcul de I'effet des
actions E6 à partir de I'expression générale suivante :

Ed E oor,,"r "* "|G0,,,*"*" e,,,"*"Zvo'e',,} ([Link])



(3) Pour les combinaisons fréquentes, il convient de déterminer la valeur de calcul de I'effet des actions à
partir de I'expression générale suivante :

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,, = r{7^Gç,,u0 "*" I G " r" v r,g o.i' *" r,O r,,l ([Link])
0i.,,,
àv
(4) Pour les combinaisons quasi permanentes, il convient de déterminer la valeur de calcul de I'effet des
actions à partir de I'expression générale suivante :

, = t{EGor'uo "t" I Gor'nr "t" I rlr r,,Q r.,} ([Link])


^

7.3 Dispositions applicables au calcul des fondations profondes

7.3.1 Détermination de I'effet des actions aux ELU

(1)Pour la vérification des états-limites ultimes GEO ou STR dans des situations de projet durables ou
transitoires, il convient de déterminer les sollicitations de calcul à partir de l'expression suivante (Notes 1
à4):

([Link])

NOTE 1 - Cette expression correspond à la combinaison des actions de l'expression7.2.2.1, en ¡solant les actions
de frottement négatif G"n (car elles ne se cumulent pas intégralement avec celles dues aux actions variables) et les
actions de poussée transversales G"o du terrain compte tenu de leur caractère particulier (Clause 5.'l .3.3 (3)). Les
règles de cumul du frottement négatif et des actions variables sont précisées dans l'article 7.3.3.

NOTE 2 - Les valeurs des facteurs partiels à appliquer sont indiquées dans la norme NF EN 1990. Pour I'approche
de calcul 2 et les actions autres que les actions dues à un déplacement d'ensemble du terrain, il est recommandé
d'appliquer les valeurs indiquées dans l'annexe C (Tableau C.2.1) du présent document (1 ,35 et 1,0 respectivement
aux actions permanentes défavorables et favorables, 1,5 et 0 respectivement aux actions variables défavorables et
favorables). Pour les actions éventuelles de frottement négatif et de poussées transversales, les valeurs des facteurs
partiels à appliquer sont indiquées à la clause 7.3.1 (2).

NOTE 3 - ll est rappelé que, dans une combinaison donnée, Gr¡,s,p êt Gr¡,inr désignent des actions d'origine et de
natures différentes, ce qui exclut de partager une même action entre les deux parties. Par exemple, on ne peut pas
affecter à un même sol deux masses différentes selon que I'on évalue une action de poussée ou une action
pondérale.

NOTE 4 - ll est rappelé que les niveaux de I'eau, choisis dans le cadre des situations définies à I'article 7.1 doivent
correspondre à une probabilité d'occurrence faible, et que les actions de I'eau (5.1.5) relèvent des actions
permanentes.

(2) Pour la vérification des états-limites ultimes GEO ou STR dans des situations de projet durables ou
transitoires, lorsqu'il y a lieu de prendre en compte des actions de frottement négatif ou de poussées
transversales, il convient d'adopter les valeurs de facteurs partiels suivantes :

Tsnvaut 1,35 ou 1,125, sa valeur étant choisie de manière à obtenir l'effet le plus défavorable
(Sections 7.3.3 et 8.8) ;

T,o vaul 1,35 ou 0,675, sa valeur étant choisie de manière à obtenir I'effet le plus défavorable
(Sections 7.3.3 et 8.8).

(3) Pour la vérification des états-limites ultimes UPL dans des situations de projet durables ou transitoires,
il convient de déterminer les sollicitations de calcul à partir de I'expression suivante (Notes 1 à 4) :

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Ed E o r,i,a,," *u
l T c.,,, tG t" *" Te,Q o,r"*" yn,,r/r r,, Q o,,} ([Link])
{àr ",.*
ki.,,

;
NOTE 1 - Cette expression correspond à la combinaison des act¡ons de I'expression7.2.2.1 , en tenant compte du
caractère particulier de ce mode de rupture par soulèvement hydraulique global.

NOTE 2 - Les valeurs des facteurs partiels à appliquer sont indiquées dans I'annexe C (Tableau C.3.1)du présent
document (1,0 et 0,9 respectivement aux actions permanentes défavorables et favorables, 1,5 et 0, respectivement
aux actions variables défavorable et favorable).

NOTE 3 - Les valeurs des coefficients yo sont inférieures ou égales à 1 pour tenir compte de la probabilité de
combinaison des actions variables. Elles sont données pour les charges usuelles aux endroits appropriés de la
norme NF EN 1990 (5.1 .1 (2) Note 2 du présent document).

NOTE 4 -
Sauf spécification contraire, il est loisible d'affecter globalement, à I'ensemble des actions variables
défavorables transmises par le terrain, un produit yo,r Vo,r égal à 1,35.

(4) Pour la vérification des états-limites ultimes GEO ou STR dans des situations de projet accidentelles,
il convient de déterminer les sollicitations de calcul à partir de l'expression suivante (Notes 1 à 3) :

tr:t{EGor..uo"*"I Gor.,n,,+,,A0,,+,,[G",J,+,,G,0,,+,,(tyr,rouvtr,r)eo,i,+,Zwr,,Or,,] ([Link])

NOTE 1 - Cette expression correspond à la combinaison des actions de I'expression7.2.2.2, en isolant les actions
de frottement négatif G"n (car elles ne se cumulent pas intégralement avec celles dues aux actions variables) et les
actions de poussée transversales G"p du terrain compte tenu de son caractère particulier (Clause [Link] (3)). Les
règles de cumul du frottement négatif et des actions variables sont précisées dans l'article 7.3.3.

NOTE 2 - Dans la plupart des cas, il n'y a pas lieu de considérer d'actions variables concomitantes avec l'action
accidentelle, leurs effets étant généralement faibles par rapport à la partie d'origine accidentelle des sollicitations.

NOTE 3 - Les valeurs des coefficients Yr et yz sont inférieures à 1 pour tenir compte de Ia probabilité de
combinaison des actions variables. Elles sont données pour les charges usuelles aux endroits appropriés de la
norme NF EN 1990 (5.1.1 (2) Note 2).

(5) Pour la vérification des états-limites ultimes de stabilité générale du site, il convient de déterminer les
sollicitations de calcul à partir de I'expression suivante (Notes 'l et2) :

E E r n un "+" T o¡,,n G,,¡.,n " *" Te,Q o,r" +" Z To,iV o,, A r,,} ([Link])
{E ",,""ro }
NOTE 1 - L'effet des actions de frottement négatif Gsn êt de poussée transversales G"o dues à un déplacement
d'ensemble du terrain ne sont pas à considérer.

NOTE 2 - La section 13 traite spécificiquement de l'étude de la stabilité générale d'un site.

(6) Pour des situations de projet sismiques, il convient de déterminer la valeur de calcul de I'effet des
actions sur les fondations profondes de la structure étudiée à partir de la relation (3.17) présentée dans
l'article 3.2.4de la norme NF EN 1998-1.

7.3.2 Détermination de l'effet des actions aux ELS

(1 )Pour la vérification des états-limites de service, il convient de déterminer les sollicitations de calcul à
partir des expressions suivantes (Notes 1,2 et 4):

Combinaisons caractéristiques (Note 3)

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Ea=E Ij>l Gor,ruo "*" 2j>t G or,,r"+" [G", ]'+" G,o" +" Q o,r" +" lv
¡>l
r,,Q 0,, ([Link])

Combinaisons fréquentes (Note 3)

(
='làGoj,*o "*" I Gei,inr "+" [G", ]'*" G"o "+"'/' r'rQ r" *" r''l ([Link])
',
o
à.í',',Q

Combinaisons quasi permanentes

Ed E I
j>t
Go¡,",, "*" Ij>t Gor,,nr "+" þrn J'+" G ro" +"lt// ,,Q0.,
i>l
([Link])

NOTE I- Ces expressions correspondent aux combinaisons des actions des expressions7.2.3.1 à7.2-3.3, en
isolant les actions de frottement négatif G.n (car elles ne se cumulent pas intégralement avec celles dues aux actions
variables) et les actions de poussée transversales G"p du terrain compte tenu de son caractère particulier (Clause
[Link] (3)). Les règles de cumul du frottement négatif et des actions variables sont précisées en 7.3.3.

NOTE 2 - ll est rappelé que, dans une combinaison donnée, G¡¡,5sp êt Gr,¡,inr désignent des actions d'origine et de
natures différentes, ce qui exclut de partager une même action entre les deux parties. Par exemple, on ne peut
affecter à un même sol deux masses différentes selon que I'on évalue une action de poussée ou une action
pondérale.

NOTE 3 Les valeurs des coefficients Yo, Yr et Yz sont inférieures ou égales à 1 pour tenir compte de la probabilité
-
de combinaison des actions variables. Elles sont données pour les charges usuelles aux sections appropriées de la
norme NF EN 1990 (Clause 5.1.1 (2) Note 2).

NOTE 4 - Les combinaisons intégrant la prise en compte du frottement négatif Gsn sont spécifiquement décrites dans
I'article 7.3.3.

7.9.3 Cumul des frottements négatifs et des charges dues aux actions variables

(1)À défaut de modèle plus représentatif, pour les justifications dans lesquelles I'effort normal présente
un caractère défavorable vis-à-vis de la compression, on retient la valeur suivante de F¿ (Notes 'l à 4) :

Fo =^u*{G,,,;Qo}+G) ([Link])

F6 est la valeur de calcul de la force à considérer ;

Gs¡.6 êst la valeur de calcul du frottement négatif ;

Gi est la valeur de calcul de I'effort normal dû aux actions permanentes (hormis le frottement négatif) à
laquelle il peut être ajouté les valeurs des parts quasi permanentes des actions variables ;

Ql est la valeur de calcul de I'effort normal dû à la part variable des actions variables sur ce même
élément (la part quasi permanente des actions variables est inclue dans la valeur de G'o).

NOTE 1 - Dans le cas où ì+r2 est différent de zéro, la valeur de calcul des effets des actions Ea doit être définie selon
les combinaisons spécifiques suivantes :

Pour ¡es combinaisons quasi permanentes (Note 3), il convient de déterminer les sollicitations de calcul à partir
de l'expression suivante :

E,t E on',"r "* G*r,'r "* " I G, nl"* " G'0"* " ([Link])
i;
"
ì Ð'/"''Qr,'l
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où Q sont les charges d'exploitation (sans


cumul avec les autres charges variables) ([Link])

Pour la vérification des étatslimites ultimes,


il convient de déterminer les sollicitations de calcul partir
l'expression suivante (Note 1) : à de

(
Ed tlàr"r.*rGor,.uo"*"I Tc¡,inrGr,¡.inr"*" T"oG,r,,+,,(y,,ouyn,,),'u*(q,; eo,rl,*,,ZTq,,Vo,,et,,
i>t
(7.3.3. 3)
où Q sont les charges d'exploitation (sans
cumul avec les autres charges variables) ([Link])
'annexe còrrespondante (bâtiment, pont, et où \¡0,¡ est donné
::ff ::ffi::#J"J:fr? eic.), de ra normò NF Eñ 1ee0, ou, à déraut,

NorE 2 -
La nécessité de telles règles provient
du fait que la répartition de l,effort normal le long
est différente dans le du fût des éléments
et dans r" c"siËr'"îàrges variabres. il n,y a donc pas
maxima. Le schéma de"3".9'rrotte-menin¿gãtif
ra figure 7.3.3 iilustie"cà comportement pour cumur des
un érément isoré.
NorE 3 - Les éventuels frottements négatifs s'exerçant
structure la surmontant sont considérés sur la semeile de liaison et les terrains ou parties
c;mmà ¡nt¿grålement r."po-rtår-"n tête des éléments. de
s'ajoute donc directement à Gd.. certe ãirôäs¡tion Leur valeur de
ãe j;"ìifi; p;Ëiait que res oãpracåÀ-àritã nécessairescalcul
sens du frottement négatif tont pour
il:ffi::i" ørr importañts oans Ë curée que dans re cas d,une fondation
"ã"'á'rn"
NorE 4 -
Les frottements négatifs devraient être p-ris
dans des combinaisons relati-ves en compte dans les justifications de type GEo
ds.-Èn effet, uniquement
"u" Jå à dernler ""
fondation profonde induit un enfoncemen-t thö;i", räigmentation du frottement négatif sur une
qu¡ lul óermeìlJor¡._de mobiriser prus
axial qu'avant l'augmentation de ce mcme trottement de frottement positif
négatif. eoii tes-¡ustifications de type srR,
négatifs interviennent toujours dans des les frottements
relatives aux ELU.
"oroinà¡"on"
(2) À défaut de modè-le plus représentatif, po_ur-
les justifications vis-à-vis desquelles t,effort
òn aomðique refforr ü_rr;nó"ndré par re r,ottãment normal
åffiäi: i: åîå:|ffi::iîï:,", nésatif sur res

7.3.4 Prise en compte des actions variabres pour


re carcut des dépracements
(1) Pour la vérification des états-limites de
déplacement, sauf disposítions contraires du marché, il
'perman"ni"i-ãu""
convient de ne les actions quasi
"utYl"L,qY"
combinaisons d'actions (Notes 1 à 3). res actions permanentes dans res

NorE I - Les états-limites de déplacement ne


concernent pour l'essentiel que la vérification
service pour les fondations profondäs (Section g.3). des états-limites de

NorE 2 - Lorsqu'il y a lieu. de déterminerle déplacemenl d'.u1" fondation profonde (clause


le plus souvent tirées règles empiriques, quii'convient si þesoin
de- s.3 (5)), tes valeurs sont
compte tenu du caractère approximatif des ã'ásrJ"¡e, å deò contrôlã" àn""or* de travaux,
esiimations previsionnettes.---'

NorE 3 - Les méthodes de calcul disponibles ne permettent


pas de prendre en compte de manière
sollicitations variables, cycliques o, Oyn"rique". simple l,effet des

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G'd+Q'¿
96 Q'O

Fd

-.

¿-. g

Sol t.=
compressible:=

Solrésistant

Figure 7.3.3 Gumul des frottements négatifs et des charges dues aux act¡ons var¡ables
-

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I Règles générares de justification des fondations profondes

8.1 Génératités

(1) Les règles énoncées dans cette section. ne s'appliquent


preinement qu,aux ouvrages courants
relevant de la catégorie géotechnique 2 (Note 1).

-
NorE 1 Pour les projets relevant de la catégorie géotechnique
'des3 (par exemple pour des ouvrages à structure
complexe ou des ouvrages situés sur des zones
néLessitant justificationi en .onot¡ãn" sismiques ou
fondations profondes utilisés pour [Link] u".r."Ãü -in"tãbËåi des
inhabituelles, des anaryses spécifiques peuvent être o, rorsque res conditions de terra¡n sont
nécessaires.

(2) Les calculs justificatifs d'une fondation profonde


doivent être conduits (Notes 1 et2) :
en sélectionnant pour chaque état-limite pertinent la (ou les) situation(s)
défavorable(s) en cours de construction et [Link]'o'"ìpìoitation la (ou les) plus
(Figure g.1) conformément aux
dispositions de I'article 7.1 ;

en déterminant les sollicitations et les résistances


en tenant
pour l'évaluation des actions et des données géometr(u;s compte des dispositions de la section S
propriétés des matéríaux ;
et oe la section 6 pour l,évaluation des

en sélectionnant les combínaisons d'actions conformément


aux dispositions de l,article 7.2.
NorE 1 - Tous les comportements et les mécanismes décrits
dans la section 4, qui peuvent entraîner la ruine d,un
ouvrage sont à prendre en considération lors de la
sélection oà" ãtat"-r¡rites pertinänts åt i" de la (ou des)
situation(s) ta (tes) ptus défavorabte(s).
"-Ào¡"

NorE 2 - En particulier' les situationg de


nro¡et qgcidentelles qui peuvent se produire en liaison avec les conditions
de site (chocs de bateau par exemple), o, iiees
à I'exécution o"! tåuãr" à considérer.
"ont
sur fondations profondes, on doit justifier, rorsqu,ir y
Í3i] i;Jréij:i,tr,::îñffiJ:ndé a rieu (Note 1), vis_à_

la stabilité de chaque pieu et de la fondation complète


vis-à-vis d'une rupture locale du terrain (Note

la résistance à la rupture des fondations profondes (Note


3) ;

la stabilité de I'ouvrage porté vis-à-vis des déplacements


de la fondatíon sur pieux (Note 1) ;

la stabilité d'ensemble de la fondation complète vis-à-vis


d'une rupture générale du site (Note 4).
NorE 1 - Les vérifications à faire dépendent des,conditions de projet
(Tableau g.1) et la justification d'un état-limite
ultime n'est pas nécessairement à faire par calcul
ruine ou de dommages sévères de I'ouvråge porté .(par
exemple, i" r" stabilité générale du site ou celui de la
"ãrrì
à cause o'[Link] ãepra""r1nt de la fondation).
NorE 2 - Les états limites visés sont ceux concernant la portance
fondation profonde sous l'effet d'un déplacemeni axial du terrain ou la résistance de traction d,une
des etements Je fondations (pieu isolé ou groupe de pieux
compression ou en traction). La vérification du matériau en
constitutif
sous l'effet d'un déplacement transversal des fondations profondes,J'unã fonoat¡on profonde est aussi à effectuer.
contraintes dans le terrain..Pour ce type de déplacement,
i", tiritrtions sont imposées en termes de
la sécurité pbrt" le respect des étatslimites concernant
les matériaux constitutifs de la fondãtion et dã la structure portée. "ur.
il esi toutefois admis pour certains projets (par
exemple pour des ducs d'albe) de fixer un niveau de
sollicitation a n" pr. iep"sser sous sollicitation transversale.

NorE 3 - Les vérifications de la résistance structurale-d'une fondation


profonde sont à faire selon la norme de calcul
appropriée au matériau constitutif de celle-ci, complétée par
les ,ecàm-rãnoations du présent document. Les effets
des actions à considérer sont à déterminer en tenant compte
des spécifications du présent document.

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NOTE 4 - La vérification de la stabilité générale du site est citée pour mémo¡re et n'est pas détaillée dans ce
document. On suppose ici le site stable une fois la plate-forme de travail réalisée et on fait l'hypothèse que la
réalisation des travaux n'a pas un effet déstabilisant sur le site. S'il y a lieu, on doit toutefois vérifier, dans les mêmes
conditions que pour les études de la stabilité générale initiale du site, que pour la situation finale la plus défavorable,
chaque surface de rupture potentielle qui englobe la fondation profonde a un niveau de sécurité suffisant. La section
13 toutefois fournit quelques éléments relatifs à I'analyse de la stabilité générale d'un site.

(4) Pour chaque fondation profonde, il convient de justifier, lorsqu'il y a lieu, vis-à-vis des états limites de
service :

que la fonction de l'ouvrage porté est assurée pendant sa durée de vie prévue vis-à-vis des
déplacements de la fondation sur pieux (c'est à dire que les déplacements ax¡aux et transversaux de
la fondation sur pieux sont compatibles avec les exigences de la structure portée en condition de
service),

que la charge axiale de calcul transmise à la fondation profonde est inférieure à une certaine
proportion de la charge de fluage (Note 1 et Section 14),

que les sollicitations axiales et transversales de la fondation profonde sont compatibles avec les
exigences de la norme appropriée à la justification de sa structure en condition de service.

NOTE 1 - La charge de fluage d'une fondation profonde se déduit d'un essai de chargement statique ou à défaut
directement de sa portance limite (Section 14).

(5) Vis-à-vis des états limites de service de portance ou de traction, il convient donc de réaliser, soit un
calcul en limitant la charge transmise aux fondations profondes à une certaine proportion de Ia charge de
fluage (de portance ou de traction), soit un calcul de justification des déplacements. Dans le cas où
I'ouvrage l'exige, un calcul de justification des déplacements doit toutefois systématiquement être réalisé.

ffiW
Duraffie
Quvraga RlreÊs da
sn servke cúnttructlon

Auvrage øn ôuvragøen i louv¡¿oocrr Auvrageen


couß de
serulco
;::;iå?",i I ¡n'ü?"o canctruúon
V,þrilkation
vls-l-vis
d'étar"ljrrrie¡
Ít¡titrtsg êtdê
$orvlcc F"r..u. Er..s.-Et.u"
E¿..S.-E,t.U.

Figure 8.1 La codification des vérifications dans Ies Eurocodes


-

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Tableau 8'1 - vérificat¡ons à faire aux états limites ultimes pour


les situations de projet durables
ou transitoires les plus défavorables en cours de construction
et d'exploìtation

ELU type Approche


de calcul
Fondations profon d es sous charg e axial e
Portance 1) GEO 2
Résistance de traction 1et GEO/UPL 2
Résistance structurale ote STR 2
Fondations sous transversale
Résistance structurale 4 STR 2
ment en tête 5 GEO 2
Site des travaux
Stabilité nérale 6 GEO 2 ou
Notes
(1) La vérification peut porter sur plusieurs mécanismes de rupture (fondation
profonde isolée et
groupe de fondations profondes).
(2) La.vérification
!q or91ne de fondations profondes considéré comme un bloc se fait selon un
ELU de type GEO/STR et UpL.
(3) selon la norme de carcur appropriée au matériau constitutif de ra fondation profonde.
(4) La vérification porte uniquement sur le respect des états-limites concernant
les matériaux
constitutifs de la fondation.
(5) La vérification porte uniquement sur le respect des états-limites
concernant la structure portée
(6) Voir clause (3) Note 4 de I'article g.l .

8.2 États-l¡mites ult¡mes


(1)on doit au moins vérifier pour les situations de projet durables
et transitoires les plus défavorables en
cours de construction ou en cours d'exploitation, que tes états-limltes
ultimes indiquéi ããns te tableau g.1
ne sont pas atteints (Notes I et2).

NorE 1 - Les états-límites ultimes à considérer relèvent des états limites


de rupture ou de déformation excessive
d'un élément de structure ou du terrain (srR et GEo) et des
états timites par soulèvement global de la structure ou
du terrain (UPL) provoqué par la pression d'eau (poussée
d'Archimède¡ où par d'autres actions verticales.

NorE 2 - Les états-limites ultimes d'équilibre (EQU) ne s'appliquent pas


à ra justification des fondations profondes.
(2) Dans certaines conditions de projet (ouvrage établi
en site aquatique, terrain soumis à des forces
d'écoulement des eaux souterraines ou à une nappe en
charge) il importe toutefois d,adopter des
dispositions constructives appropriées, indépendamment
des vérifiËations sTR et GEo (Note 1).
NorE 1-- D'une façon générale, la conception d'un ouvrage géotechnique pour
a objet d'éviter l,occurrence d,une
rupture fragile, par exemple les possibilités de redistribut¡oi
ies enòrts-Ëeruent être considérées pour pa'ier à la
défaillance accidentelle d,un appui.

(3) Lorsqu'il y a lieu, les situations de calcul accidentelles


et sismiques les plus défavorables doivent être
considérées.

(4) Pour chaque état-limite ultime GEo ou STR, on doit vérifier


selon I'approche de calcul indiquée dans
le tableau 8'1 et conformément aux spécifications du présent
document, que E6 < R¿ où E¿est la valeur
de calcul de I'effet des actions et R¿ est la valeur de câlcul de
la résistance aux ãctionð correspondantes.
(5) Les effets des actions (Note 1) doivent être déterminés
en considérant la combinaison d,actions
appropríée à la situation de calcul (durable ou transitoire, accidentelle,
sismique).
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NOTE 1 - Les différentes combinaisons à considérer vis-à-vis des états-limites ultimes sont indiquées dans la
sect¡on 7.2dece document. Pour plus de détails, on se réfèrera à la norme NF EN 1990.

8.3 Etats limites de serv¡ce

(1) Tous les phénomènes qui peuvent être préjudiciables à la fonction de I'ouvrage porté et de la
fondation sur pieux doivent être considérés (Notes 1 et2).

NOTE I - La justification vis-à-vis des états limites de service consiste essentiellement à s'assurer que les
déplacements de la fondation sur pieux et les efforts qu'elle supporte restent suffisamment faibles pour permettre à
I'ouvrage porté et à la fondation profonde elle-même, de remplir leurs fonctions prévues.

NOTE 2 - Habituellement, la justification des fondations profondes vis-à-vis des états limites de service consiste à
vérifier:

que les charges transmises à la fondation profonde restent admissibles pour la structure de celle-ci (pour éviter
par exemple une fissuration inacceptable ou des problèmes de corrosion) ;

que la mobilisation du terrain est suffisamment faible sous charge axiale pour éviter des déplacements
inacceptables pour la structure portée.

(2) On doit vérifier pour toutes les situations de projet durables ou transitoires les plus défavorables en
cours de construction ou en cours d'exploitation (Figure 8.1) que les états-limites de service pertinents ne
sont pas atteints (Note 1).

NOTE I- On doit vérifier que Eo < Co où Eo est la valeur de calcul de l'effet des actions, C¿ est la valeur limite
correspondante.

(3) On doit vérifier pour les phases de construction que les états-limites de service ne sont pas atteints
vis-à-vis des combinaisons caractéristiques et pour les phases d'exploitation qu'ils ne sont pas atteints
vis-à-vis des combinaisons caractéristiques et quasi permanentes (Article 7.3.2).

(4) Les valeurs limites des déplacements admissibles de la fondation complète doivent être établies avant
le début de l'étude de projet (Note 1).

NOTE 1 - Les valeurs limites des déplacements sont fonction des conditions du projet (sensibilité de la structure
portée). S'il y a lieu, elles sont à établir par des experts en structure.

(5) Lorsqu'il y a lieu de procéder à des calculs justificatifs pour l'étude des déplacements (Notes 1 et2),
ceux-ci doivent être menés à partir d'un modèle de calcul approprié à la complexité de la géométrie de
I'ouvrage et des conditions de terrain. Dans tous les cas, on doit considérer que les résultats de calcul de
déplacement ne donnent qu'une indication approchée de leur valeur réelle (Note 3).

NOTE 'l - Pour les projets courants, il est admis de déterminer les déplacements d'une fondation profonde à partir de
règles empiriques ou d'une expérience comparable ou en vérifiant que la charge axiale transmise est inférieure à une
certaine proportion de la charge de fluage de la fondation profonde (Article 14.3).

NOTE 2 - Lorsque cela est approprié (sollicitations transversales, géométrie complexe, fondations mixtes) il convient
d'utiliser des méthodes numériques d'interaction sol - structure (Article 8.6).

NOTE 3 - Lorsque cela est possible, les résultats des calculs de déplacement sont à confronter aux valeurs
observées lors d'une expérience comparable.

(6) Lorsque cela s'avère approprié, il convient de prévoir des contrôles de déplacement des fondations
profondes en cours d'exécution et, le cas échéant, d'adopter la méthode observationnelle (Notes 1 et 2).

NOIE 1 - Lorsqu'un critère de déplacement inférieur à la précision des calculs est imposé, la méthode
observationnelle est celle qu'il convient d'adopter pour s'assurer que les états limites de déplacement ne sont pas
atteints.

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AFNOR le 23/04/20t6 ò 09:57
Pour : SOGEA SAIOM NF P94-262:2012-07
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NF P 94-262

NorE 2 - cet article vise les cas où Ie déplacement


admissible d'une fondation sur pieux est faible euou les
de conséquence sont moyennes ou élevées classes
lnnnãxe P) elou on n" o¡ròo"" pas d,une expérience comparable.

8.4 Modèles de calcut

8.4.1 Principesgénéraux
(1) Le choix des modèles de calcul doit être
adapté à l'état limite visé (Note 1) et à ta complexité
problèmes posés tant du point de vue des
du fonctionnement de ra structure que du poínt de vue
géotechnique (Notes 2 et 3).

NorE 1 - ll convient en général d'utiliser un modèle


portance d'une fondation profonde ou pour d'équilibre limite p-our étudier le risque de ruine par
défaut de
étudier ¡a siãoiiitã ¿;uÀ-e ronoat¡on profonde ,,rigide,,
sollicitation horizontale en tête. un moåolã d'interaction soumise à une
sor-rtrr"triã (Mrss) r" ,äiu"nt approprié pour
étudier une fondation profonde elanceà- soumise
fondation profonde et
à "ri óir"
des rollù¡táiËn" transversales (calcul des efforts dans la
déplacemenQ. les principes genårãrì á iespecter
dessous' complétés par -de,sol sont indiqués dans t,article g.4.2 ci
des indications ¿aÁsies á¡rerenteJsect¡oÃs Jeoi¿es
aux différents états timites.
NorE 2 - on veillera à utiliser des lois de comportement
des matériaux suffisamment simples pour ne pas nuire
clarté des justifications et qui soient fonoéesìur à ra
des propriétés de terrain < mesurables >.

NorE 3 - De même' à défaut d'un modèle de calcul plus


élaboré, il convient de vérifier la stabilíté d,une fondation
profonde à partir de modèle-s simplifiés permettant 'oe rerùi-iãå'oãptacements
constituant la fondation aux efforts sb""rç"nt de ra ici" o" chaque élément
sw celle_ci.
(2) Dans un modèle de calcul d'interactio.n
sol-structure, le pied et la tête d,une fondation profonde
doivent être considérés comme ribres par défaut
1ruotes r ä zr.'''
NorE I- un encastrement partiel en pied peut être pris en compte
moyennant justification dans certa¡ns
(ancrage dans un terrain rocheux). cas

conditions de liaison en tête avec la superstructure peuvent


être prises en compte, moyennant
,i31t}i,i;Sautres
(3) Dans l'hypothèse où une continuité des
sollicitations est priseen compte entre la fondation profonde
et la superstructure, il convient de tenir compte
dans la moãélísation de l,interaction entre la fondation
profonde et la superstructure, de la raideu,
¡nou¡te p"r. la pt"s"Àce de la superstructure
(effort normat, effort tranchant, moment ftéchissant) et des efforts
qlrÈlf"
"þport"
8.4.2 Modèles de calculet états limites

(1) L'étude des états limites ultimes de portance


et de traction d'une fondation profonde soumise à
sollicítation purement axiale doit ctre menee à partir une
¿e rão¿Ë. de calcul d,équilibre timite selon les
dispositions des sections 9 et 10 (Note 1).

NorE 1 - La justification à partir des résultats de modèles physiques,


d'expérimentation en vraie grandeur,
d'exécution est permËe par ta norme ¡¡r eÑ ìsgz-r.
cds proceouiã" Jrt"nt du cadre du
3,.::ïIfr:[Link]""
(2) L'étude d'une fondation profonde soumise
profonde et déformation de'celui-ci) doit
à une sollicitation transversale (effort dans la fondation
être menée à partir ãjun modète de calcul d,interaction
structure selon les dispositions des sections 11 sol_
1åtãt-irmite- ultime de ,es¡stancå
transversates), 12 (résistance structurare) et 14 (état-rimìt" aux charges
J" ,"ri.") (Notes 1 à 4).
NorE 1 - Des indications pour déterminer les paramètres
de carcul qu'ir convient d,utiliser pour un modèle au
coefficient de réaction sont données unn"""-l en annexe K.
"n "t
NorE 2 - ces méthodes ne donnent en général qu'une
indication approchée
- de la valeur réelle des déplacements
des fondations profondes, sauf dans re cas"o'une
expérience
"orp"räf,r".

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
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Pour : SOGEA SAT0M

NF P 94-262

NOTE 3 - Le recours à des modèles aux éléments finis ou aux différences f¡nies peut se révéler utile pour estimer les
déplacements aux états-limites de service de certains ouvrages dans le cas de géométrie complexe, d'interaction
entre ouvrages ou pour analyser le comportement de certains ouvrages de catégorie géotechnique 3. ll est toutefois
nécessaire de vérifier que les contraintes mobilisables dans le modèle numérique utilisé n'excèdent pas les limites
physiques considérées usuellement (par exemple, en comparant les résultats numériques en termes de contraintes
aux valeurs de frottement axial et de résistance de pointe déduites des méthodes pressiométriques ou
pénétrométriques).

NOTE 4 - Pour I'utilisation des méthodes aux éléments finis ou aux différences finies, le recours à une étude
paramétrique est habituellement la règle pour apprécier la sensibilité des déplacements de la fondation profonde et
du massif de sol, ainsi que des sollicitations associées.

8.5 Fondation profonde isolée soumise à un effort axial

8.5.1 Modèle de comportement

(1) Pour caractériser le comportement d'une fondation profonde isolée sous charge axiale de
compress¡on, il convient de définir deux paramètres de résistance ou de charge (Note I et Figure 8.5.1) :

une résistance limite de compression ou une portance limite R" ;

une charge de fluage de compression R".",.

NOTE 1 - Les valeurs de R" et de R",", sont déterminées respectivement selon les dispositions de la section 9 et de
I'arlicle 14.2.

(2) Pour caractér¡ser le comportement d'une fondation profonde isolée sous charge axiale de traction, il
convient de définir deux paramètres de résistance ou de charge (Note 't et Figure 8.5.1) :

une résistance limite de traction Rr;

une charge de fluage de traction R¡,.,

NOTE 1 - Les valeurs de Rt et de Rt;cr sont déterminées respectivement selon les dispositions de la section 10 et de
I'arlicle 14.2.

(3) Les fondations profondes peuvent être sollicitées en compression et en traction vis-à-vis de
I'ensemble des combinaisons de charge (ELU et ELS). Toutefois, un certain nombre d'essais sont à
réaliser durant les phases d'études et d'exécution en fonction du type de sollicitations appliquées aux
fondations profondes (compression ou traction) et de la classe de conséquence ainsi que de la catégorie
géotechnique de l'ouvrage supporté (Article 8.9).

(4) Vis-à-vis d'un effort normal, il convient d'admettre, pour le calcul des sollicitations, que la fondation
profonde se comporte de façon élastique et linéaire et qu'à défaut d'un modèle plus élaboré (Note 1), la
rigidité axiale de l'élément peut être calculée en supposant l'élément libre sur sa surface latérale et
simplement appuyé au niveau de sa pointe.

NOTE 1 - L'Annexe L présente deux modèles qu'il est également loisible d'utiliser.

(5) ll doit être tenu compte de la durée d'application des charges (Note 1) lorsque I'on détermine la rigidité
axiale d'une fondation profonde pour le calcul des sollicitations vis-à-vis de l'effort normal.

NOTE I - ll convient d'identifier vis-à-vis de la durée d'application d'une charge le comportement du matériau
constitutif de la fondation profonde (module à court ou long terme) et celui du sol en fonction de ses conditions de
drainage et son éventuel aptitude au fluage.

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AFNOR Ie 23/04/2016 à 09:52
Pour : SOGEA SAT0M NF P94-262:20t2_07
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NF P 94-262

sr
C' G

r ll
st_ S"
R,,",. R Tenain Terrain
R"r", R";L w
a a

sc
B B

Figure 8'5'l Modèles de comportement à considérer pour une fondat¡on profonde


-charge ax¡ale de compress¡on et sous une
sous une
charge axiale de tráction

8.5.2 Méthodes de calcul

(1) La valeur caractéris-tique de la portance R",¡ evou de


la résistance de traction R¡,¡ doit être déterminée
à partir de I'une des méthodes suivantes (Notó 1) :

des résultats d'e¡sai¡ de chargement statique réalisés et interprétés conformément


à la norme NF
EN 1997-1 , Articte 7.S.2 (Note 2 et Annexe S) ;

des.résultats de profils d'essais de sols réalisés et interprétés selon les normes


appropriés avec des
modèles de calculs dont la validité a été démontrée (Ñote 3 et Annexes
procédure dite du < pieu modèle >, soit sous la forme décrite
F et cj utilisant la
"t (5)
dans les clauses l.ø.2.s "n et (6) de la
norme NF EN 1997-1, soit en application de I'annexe D de la norme NF
EN 19g0 (Note 4) ;

des résultats de profils d'essais de sols réalisés et interprétés selon les normes
appropriées avec
des modèles de calculs dont la validité a été démontrée (Ñote 3 et Annexe.
procédure dite < alternative > qui est présentée à la clause
È en utitisant ta
"t-clLtNF EN 1gg7-1.
[Link] (8) de la norrá
Cette méthode est appelée par la suite procédure du < modèle ¿e teria¡n u (¡lotes
á et o) ;
des résultats d'essais d'impact dynamique (Articles 7.5.3 et [Link] de la norme
NF EN 1gg7-1)
réaliséssur des fondations profonàes conformément à une procédure agréée
et avec une procédure
de calcul dont ta vatidité a été démontrée (Note 7).

NOTE I - Les autres approches possibles (par exemple à partir du


comportement observé d,une fondat¡on sur pieux
comparable, application [Link] de battage ou portance déduite dei
essais de propagation d,ondes) sortent du
cadre du domaine d'application de cette normð.

-
NoTE 2 En attendant la parution de la norme NF EN lso 22471-1
,les dispositions de la norme NF p g4-1s0-1
s'appliquent' on rappelle que. de [Link] de pieux sont ôbligatoires dans les conditions spécifiées
le1_es:9rs
clause 7'5' 1 (1 ) de la norme NF EN 1 997-1 . Deslssais de chargement à la
de"fondations profondes doivent être réalisés
dans les situations suivantes :

lorsque l'on utilise un type de fondation profonde ou une méthode


d'instailation pour resquers ir n'existe pas
d'expériences comparables ;

lorsque les fondations profondes n'ont pas été testées dans des conditions
comparables de sol et de
chargement ;

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
+
Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

lorsque les fondations profondes seront soumises à un chargement pour lequel la théorie et I'expérience ne
donnent pas une conf¡ance suffisante dans le dimensionnement effectué. Au cours de I'essai de chargement, il
convient alors d'appliquer à la fondation profonde un chargement semblable au chargement prévu ;

lorsque les observations effectuées en cours d'installation indiquent un comportement de la fondation profonde
qui dévie fortement et de façon défavorable du comportement prévu sur la base des reconnaissances du site ou
de I'expérience et lorsque les reconnaissances supplémentaires n'expliquent pas les raisons de cet écart.

NOTE 3 - Les méthodes d'évaluation de la portance à partir des résultats d'essais exécutés sur les sols doivent être
établies à partir d'essais de chargement de fondations profondes et d'expériences comparables. Les méthodes
empiriques décrites en annexes F et G respectivement basées sur les essais pressiométriques Ménard et les essais
de pénétration statique sont des exemples de méthodes de calcul que I'on peut considérer comme validées.

NOTE 4 - La procédure, dite du < pieu modèle >, consiste à calculer dans une zone homogène la portance ou la
résistance de traction d'une fondation profonde, de type et de géométrie (diamètre, longueur) fixés, au droit de
chaque sondage de reconnaissance jugé représentatif du site puis de mettre en æuvre au choix deux méthodes :

soit d'appliquer au moyen des facteurs de corrélation (a et l+ la formule générale de ([Link]) pour déterminer la
portance caractéristique de la fondation profonde ou la formule générale ([Link]) pour déterminer la
résistance caractéristique de traction de la fondation profonde ;

soit d'appliquer aux N valeurs de la portance R" correspondant aux N sondages de la zone d'étude la procédure
décrite dans I'Article D.7.2 de la norme NF EN 1990. ll est alors recommandé de supposer que la distribution
des valeurs R" est log-normale.

On attire l'attention sur la nécessité pour les deux méthodes de travailler sur une zone homogène du point de vue
statistique. ll est alors nécessaire d'avoir identifié les sondages ou groupes de sondages particuliers, soit par valeurs
faibles, soit par valeurs élevées, et d'avoir procédé à un zonage géotechnique approprié, permettant de travailler
séparément sur les zones homogènes ainsi déterminées. Dans le cas où une zone comporte un nombre de
sondages insuffisant (1 ou 2) ne permettant pas I'application de la méthode décrite dans I'annexe D de la norme NF
EN 1990, on pourra appliquer dans cette zone la procédure des facteurs de corrélation Ës et Ç.

NOTE 5 - La procédure dite du < modèle de terrain > consiste à déduire d'un modèle géotechnique du site,
éventuellement découpé en zones homogènes, des valeurs caractéristiques Çb;ket Qs;r<de la résistance de pointe et
du frottement axial unitaire dans les différentes couches, puis à appliquer les formules générales ([Link]) el ([Link])
pour déterminer la portance caractéristique de la fondation profonde ou la formule générale (10.2.4) pour déterminer
la résistance caractéristique de traction de la fondation profonde.

NOTE 6 - Pour la procédure dite du < modèle de terrain >, quand I'application d'une analyse statistique est possible,
elle reste néanmoins délicate. Les difficultés sont liées à la détermination de la dispersion en plan et de la dispersion
suivant la verticale du paramètre de résistance géotechnique. L'analyse statistique, si elle est menée, doit toutefois
au moins être basée sur les principes décr¡ts dans I'annexe D de la norme NF EN 1990.

NOTE 7 - En attendant la parution d'une norme sur ce type d'essai, les dispositions de la norme NF P 94-151
s'appliquent. Rappelons que pour pouvoir utiliser un essai de pieu par impact dynamique, conformément à la clause
[Link] (1) de la norme NF EN 1997-1 , il faut démontrer au préalable la validité du modèle de calcul par des essais
de chargement statique réalisés dans les mêmes conditions de terrain sur des pieux comparables.

(2) Les méthodes basées sur des essais de sol privilégient l'emploi de données obtenues à partir de
sondages pressiométriques et pénétrométriques (Annexes F et G). ll est néanmoins possible d'utiliser
d'autres types de données (nombre de coups au SPT, angle de frottement et cohésion). Dans ce cas, la
méthode de calcul et le coefficient de modèle associé, susceptibles d'être utilisés, doivent être validés par
un ensemble d'essais de chargement statique de fondations profondes réalisés dans des situations
traduisant une expérience comparable en termes de terrain et de type de fondation profonde. La méthode
de calcul doit être de type < direct D, c'est-à-dire qu'elle corrèle directement les résultats des essais de
sol aux paramètres de la capacité portante. De plus, le coefficient de modèle devra couvrir la dispersion
des résultats expérimentaux par rapport aux valeurs calculées.

(3) D'une part, il est recommandé que le choix entre la procédure du < pieu modèle > et la procédure du
< modèle de terrain > pour déterminer la portance R";¡ êt la résistance de traction R1 ,¡ à partir des
résultats d'essais de sol soit fait dès I'avant-projet. D'autre part, il est impératif que ce choix soit fait au
plus tard durant la phase projet. Les phases d'avant-projet et de projet sont définies dans la norme NF

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57
Pour : SOGEA SATOM
NF P94-262:2012-07
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NF P 94-262

P 94-500' Ce choix peut être remis en cause dans les phases ultérieures si des informatíons
géotechn¡ques nouvelles l,imposent (Notes 1 et2).

NoTE 1 - Ce choix est guidé par des considérations relatives à la connaissance du site
ainsi qu'à la dispersion et
aux variations de ses caractéristiques (Normes NF EN 1990 et NF EN lggz). ll
ne doit pas être guidé par le degré
plus ou moins conservatif de chacune des deux méthodes.

NOTE 2 - Lorsqu'un sondage a été réalisé au droit d'un appui, en respectant la pratique usuelle,
notamment en ce
qui concerne l'espacement vertical des essais, on peut appiiquer la prôcédure
du < mbdèle de terrain ) en prenant
comme valeurs caractéristiques les valeurs issues directement du sondage, à
condition que la stratigraphie du site
soit régulière, que les sols soient relativement homogènes et que ra sJrface d'appui I¡r¡iee. D,une manière
générale, on peut considérer que les valeurs du sondage s'appliqúent
telles quelles dans "å¡t
un rayon de moins de 5 m.

8.6 Fondation profonde isolée soumise à un effort transversal

8.6.1 lnteraction sol-pieu en partie courante du fût

(1) ll convient de caractériser le comportement transversal d'une fondation profonde


isolée par les
relations liant le déplacement et la rotation de la tête de l'élément aux efforts
tranchants et aux moments
fléchissants qui y sont appliqués.

(2) ll convient de définir deux types de lois de réaction, l'une vis-à-vis des
sollicitations de longue durée
d'application de l'effort, l'autre vis-à-vis des sollicitations de courte durée d,applicat¡on (Ñotes
1 et2).
NoTE 1 - À une profondeur donnée, ces lois donnent, localement, la relation définie par la
fonction 1p entre le
déplacement transversal õ et la densité linéique de forces r résultant de ce déplacement.
Eiles sont notées :

r, = @ pour les sollicitations de longue durée d,application


"(õ,) ;

t, = @ ¡(d ) pow les sollicitations de courte durée d,application.

-
NoTE 2 La procédure recommandée de construction de ces lois à partir des données pressiométriques
pénétrométriques est donnée en annexe l. Les lois proposées ou
ne permettent pas a priori de traiter le cas des
chargements cycliques.

8.6.2 Loieffort-déplacement pour un type de sollicitation donné

[Link] Principes

(1) Dans les cas usuels (Note 1), il est admis de considérer uniquement la première partie
linéaire
(< pseudo élastique >) des lois, à condition (Note 2) de vérifier, pour les combinaisons d,actions
considérées, que le domaine de validité de la loi n'est
fas dépassé dãns les couches qui ont été priseÀ
en compte (Note 3).

NoTE 1 - En général, I'effet des chocs de véhicules ou de bateaux sur un appui ne peut pas
être analysé à partir
d'une loi simplifiée et nécessite de considérer une loi non linéaire effort - déplacement iransversal.

NoTE 2 - Ces simplifications supposent que I'attribution de caractéristiques minimales


aux lois de comportement du
sol aboutit aux sollicitations les plus défavorables en tout point de la structure. ll convient
donc d,apprécier dans
quels cas ces simplifications sont admissibles.

NoTE 3 - Une loi linéaire sécante peut être substituée à une loi non linéaire, à condition
de s'assurer que Ie palier
plastique n'est jamais dépassé.

[Link] Rigidité de ftexion

(l) Lors du calculdes sollicitations, la rigidité de flexion de la fondation profonde est déterminée avec les
simplifications [Link] règles de justification du béton armé aux états-limites
en tenant compte
pour les fondations profondes en béton munies d'une gaine épaisse,
de cette dernière en lui attribuant

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
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NF P 94-262

une épaisseur qui doit être initialement au moins égale à 2 mm et diminuée de l'épaisseur d'acier
sacrifiée à la corrosion (Notes 1 à 3 et Articles 12.2.6 e|12.3.2).

NOTE I- Ces simplifications reviennent à considérer ce que I'on appelle communément les sections "brutes".

NOTE 2 - On rappelle que cette approximation n'est admissible que dans la mesure où les rapports de déformabilité
des différentes pièces ne sont pas fondamentalement modifiés.

NOTE 3 - Dans les cas visés par l'article 8.8.4 du présent document, pour lesquels on évalue les effets de
déplacements latéraux du sol environnant sur une fondation profonde, on peut prendre en compte les adaptations qui
résultent d'un comportement élasto-plastique de la fondation profonde si :
elle n'est pas fragile ;

les adaptations sont compatibles avec la résistance aux autres sollicitations

[Link] Modélisationdel'interact¡onsol-base

(1) En règle générale, on admet que les déplacements transversaux et les rotations de la base d'une
fondation profonde ne mobilisent aucune réaction de la part du terrain, c'est-à-dire que l'effort tranchant
et le moment fléchissant sont nuls au niveau de celle-ci (Notes 1 à 3).

NOTE 1 - Cette modélisation dite "pointe libre" revient à négliger les frottements qui peuvent se développer entre le
sol et la base de la fondation profonde, ainsi que I'excentricité de I'effort normal.

NOTE 2 - Dans le cas d'une fondation profonde ancrée dans un substratum calculée avec des conditions dites de
"pointe articulée" ou "encastrée", suivant la longueur d'ancrage, on conserve I'hypothèse de la "pointe libre" en
schématisant le substratum par un sol de rigid¡té élevée.

NOTE 3 - Lorsque I'interaction entre le terrain et la base intervient de façon notable (barrettes, puits de grandes
dimensions transversales, pieux courts), il est loisible de retenir des lois de comportement plus élaborées.

8.7 Gomportement d'un groupe de fondations profondes


8.7.1 Domained'application
(1) Les prescriptions de I'article 8.7 ne s'appliquent qu'aux cas de fondations profondes composées d'un
ou plusieurs éléments verticaux de même section (Note 1).

NOTE 1 - Dans le cas contraire, des adaptatlons sont nécessaires pour représenter au mieux le comportement de Ia
fondation.

8.7.2 Gomportement axial

(1) Le comportement axial d'un groupe de fondations profondes diffère nettement d'une fondation
profonde unique à la fois en ce qui concerne d'une part sa portance ou sa résistance de traction et
d'autre part sa rigidité axiale.

(2) L'analyse du comportement d'un groupe de fondations profondes nécessite de prendre en compte
deux phénomènes :

le premier est lié aux etfets de la mise en æuvre des fondations profondes sur le terrain compte tenu
de leur faible espacement ;

le second est lié lors du chargement à I'interaction entre les différentes fondations profondes de par
la géométrie du groupe considéré.

(3) La valeur de portance ou de résistance de traction d'un groupe de n fondations profondes diffère de n
fois la portance ou la résistance de traction d'un élément isolé. Les méthodes permettant de déterminer la

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Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

valeur de portance ou de résistance de traction d'un groupe de fondations profondes sont présentées
dans les articles 9.3 et 10.3 ainsique dans I'annexe J.

(4) L'analyse du comportement d'un groupe de fondations profondes, en termes de déplacement, repose
sur des méthodes complexes (Article 14.3 et Annexe L) basées sur I'adéquation entre les déplacements
des différents pieux constituant le groupe de fondations profondes et le sol environnant'

(5) Les pieux d'un groupe de fondations profondes présentent en général des rigidités différentes selon
Èúr emptacement au sein du groupe. Les efforts qu'ils subissent peuvent alors être notablement majorés
ou minorés par rapport à une valeur correspondant au cas où ils présenteraient tous la même rigidité.

8.7.3 Comportementtransversal

(1) On peut considérer que les lois de comportement transversal de n éléments de fondation placés dans
le'sens du déplacement n'interfèrent pas si la distance a de nu à nu entre ces éléments satisfait la
condition suivante (Figures [Link] et 8.7 .3.2) :

a>-Zmaxþ;L| ([Link])

B est la plus grande largeur des éléments mesurée perpendiculairement au sens du déplacement ;

L est la longueur des éléments mesurée dans le sens du déplacement-

(2) On peut considérer que les lois de comportement transversal de n éléments de fondation situés
perpendiculairement au sens du déplacement n'interfèrent pas si la distance b de nu à nu entre ces
éléments satisfait la condition suivante (Figure [Link]):

b>2max{n;L} $.7.3.2)

B est la plus grande largeur des éléments mesurée perpendiculairement au sens du déplacement ;

L est la longueur des éléments mesurée dans le sens du déplacement.

(3) Lorsque la distance de nu à nu des éléments de fondation ne respecte pas l'une des inégalités
iA.Z.g.l) ou ([Link]), il convient de définir les lois effort-déformation en tenant compte de leur interaction
réciproque.

sens du déplacement
B B

L a>2max{B;L} L

Figure [Link] -
Gondition de non-interférence des lois de comportement transversal des
-éléments de fondation placés dans le sens du déplacement

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b>2max{B;L}

sens du déplacement
B

-
B

de non-¡nterférence des lois de comportement transversal des


Figure [Link]
- Condition
éléments de fondation s¡tués perpend¡cula¡rement au sens du déplacement

8.7.4 Gomportement de la semelle de liaison

(1) Pour le calcul des sollicitations, il est admis de considérer la semelle de liaison comme un corps
infiniment rigide si elle respecte la condition suivante :

!-
¡2 )5 (8.7.4)

h est la hauteur de la semelle ;

d est le plus grand entraxe entre deux éléments de fondation du groupe.

8.8 Prise en compte des déplacements d'ensemble du terrain

8.8.1 Principes

(1) Le déplacement d'ensemble du terrain enserrant une fondation profonde engendre sur celle-ci des
sollicitations dont il doit être tenu compte dans les justifications (Note 1).

NOTE 1 - Compte tenu de la difficulté à bien appréhender I'intensité de ces sollicitations, il convient dans la mesure
du possible de les réduire par un choix approprié de la conception de la fondation et du phasage des travaux.

(2) Les modèles de comportement définis ci-après doivent être pris en compte lorsque les deux
conditions suivantes sont vérifiées :

la fondation est uniquement composée d'éléments verticaux identiques reliés en tête par une semelle
rigide,

les déplacements du sol sont provoqués par le chargement des terrains en place

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(3) Dans les autres cas, la fondation doit être justifiée à partir des modèles plus appropriés,
éventuellement obtenus en adaptant les principes énoncés dans les articles 8.8.2 et 8.8.3.

8.8.2 Frottement négatif sur une fondation profonde isolée

(1) Un tassement relatif du sol par rapport à une fondation profonde engendre sur le périmètre de celle-ci
justifications.
des efforts de frottement dirigés vers'le bas (note 1) dont il doit être tenu compte dans les

NOTE I- L'intensité de ces contraintes appelées frottements négatifs augmente avec le temps, pour atteindre une
plus les
valeur maximale en fìn de consolidation du sol. Dans certains cas, il est nécessaire de considérer en
phénomènes de fluage.

(2) A défaut d,autres modèles (Note 1), I'intensité de la contrainte de frottement négatif doit être évaluée
suivant les indications données à I'annexe H.

NOTE 1 - Des modèles plus simples mais plus pessimistes que ceux indiqués en annexe H peuvent s'avérer
suffisants dans certains cas.

(3) La somme des contraintes de frottement négatif sur lensemble de la surface latérale de la fondation
total sur l'élément isolé.
iófonOe située au-dessus du point neutre (Note 1) constitue le frottement négatif
NOTE 1 - Le point neutre est le point de I'axe de la fondation profonde audessus duquel les faces latérales de celle-
ci sont soumises au frottement négatif. C'est théoriquement le point de la fondation profonde où le tassement de
celle-ci est égal au tassement du sol.

8.8.3 Frottements négatifs sur un ensemble d'éléments de fondation profonde

(1)À défaut d'autres modèles prescrits, le frottement négatíf G"n subi par l'élément de la fondation doit
être évalué suivant les indications données à I'Annexe H.

Rc,r. est estimée en supposant que le frottement axial est nul sur
(2) En règle générale, la résistance limite
toute la hauteur de sol compressible, y compris celle située au-dessous du point neutre déterminé pour
un élément supposé isolé (Note 1).

NOTE 1 - Lorsque le frottement négatif est faible, il est possible de considérer la valeur du frottement négatif sur un
groupe de n fohdat¡ons profondes comme la somme des n valeurs de frottement négatif calculées sur chaque
fondation profonde du grouPe.

8.8.4 Cumul des frottements négatifs et des charges dues aux actions variables

(1)À défaut de modèle plus représentatif, on doit adopter les règles de cumuldes frottements négatifs et
des charges dues aux actions variables indiquées dans I'article 7'3'3'

B.B.S Comportement d'un élément isolé vis-à-vis de déplacements horizontaux du terrain

(1) pour la justification des fondations, un déplacement horizontal éventuel du terrain doit être caractérisé
pá'. ,n" fonction notée g(z) donnant I'amplitude de ce déplacement en fonction de la profondeur (Note 1).

NOTE I - À défaut de mesures représentatives, le choix de la fonction g(z) peut être effectué suivant les indications
données à I'annexe K.

(2) Le comportement de l'élément doit par ailleurs être modélisé suivant les principes énoncés à l'article
ò.ô.2 retatif au comportement transversal d'un élément isolé en considérant, pour l'étude des actions de
qui revient à
longue durée d'application, les déplacements relatifs entre la fondation profonde et le sol, ce
prendre comme expression de ru :

r, =Qu(4 (8.S.5)
-s)

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(3) Lorsqu'une fondation doit être justifiée vis-à-vis d'un déplacement horizontal du sol, I'amplitude de ce
déplacement est en général suffisamment importante pour nécessiter une analyse non linéaire du
comportement.

(4) L'effet des actions induit par un déplacement horizontal g(z) doit être estimé à partir d'une méthode
MISS (1 1.2). Le facteur partiel y,o s'applique pour ce type de calcul aux effets des actions (Notes 1 à 3).

NOTE 1 - On rappelle également qu'en présence de déplacements du sol, ce sont en général les lois d'interaction
sol-structure possédant les caractéristiques maximales qui engendrent les sollicitations les plus défavorables. ll
convient donc de choisir en conséquence <Þ¡ et Õv définies à la clause 8.6. 1 (2).

NOTE 2 - À défaut de modèle plus représentatif, les caractéristiques maximales de ces lois d'interaction sont
évaluées suivant les indications données à I'Annexe K.

NOTE 3 - La modélisation d'une fondation profonde peut prendre en compte le comportement élasto-plastique du
matériau la constituant (Clauses [Link] (1) Note 3 et 12.1 (2) Note 1).

(5) Sous réserve que les éléments de fondation soient suffisamment distants les uns des autres pour que
I'on puisse considérer que leurs lois de comportement transversal n'interfèrent pas, le comportement
d'ensemble de la fondation doit être déduit des principes énoncés dans les annexes I et K (Notes 1 et2).

NOTE 1 - En l'état actuel des connaissances, il est impossible de donner des indications de portée générale lorsque
cette condition n'est pas remplie.

NOTE 2 - ll est fortement déconseillé de prévoir des éléments rapprochés perpendiculairement au sens de
déplacement du sol.

(6) Sauf prescription contraire, on doit adopter la même fonction g(z) pour tous les éléments d'une même
fondation.

8.9 Essais de pieux à réaliser

(1) Selon d'une part le mode de sollicitation des fondations profondes (compression ou traction) et d'autre
part la classe de conséquence de I'ouvrage et sa catégorie géotechnique, des essais de pieux sont à
réaliser afin de confirmer les paramètres de dimensionnement considérés (Sections 9 et 10).

(2) Les différents types d'essais de pieux ou de micropieux sont définis ci-dessous (Note 1) :

essai préalable : cet essai mené en règle générale jusqu'à la rupture de la fondation profonde doit
être réalisé lors de la phase d'étude du projet de manière à confirmer la faisabilité de I'ouvrage
projeté;

essai de conformité : cet essai mené en règle générale jusqu'à la rupture de la fondation profonde
doit être réalisé au début du chantier avant la réalisation des pieux de manière à contrôler les
paramètres de dimensionnement retenus ;

essai de contrôle : cet essai doit être réalisé sur des fondations profondes de l'ouvrage après leur
réalisation jusqu'à une charge n'excédant pas 1,4 fois la résistance à I'ELS quasi permanent de la
fondation profonde.

NOTE I - ll convient de se référer aux normes d'essais de chargement appropriées pour défìnir notamment les
différents paliers de chargement ainsi que leur durée.

(3) Les tableaux 8.9.1 et 8.9.2 présentent les essais à réaliser en fonction des sollicitations s'appliquant
sur les fondations profondes. Leur utilisation dépend des différents cas décrits ci-dessous :

pour le tableau 8.9.1

quels que soient les cas de charge, les fondations profondes sont sollicitées uniquement en
compression ;

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les fondations profondes sont sollicitées en traction et la valeur de calcul de la charge


correspondant à la combinaison à I'ELS quasi permanent reste inférieure à 15 % de la
résistance limite de traction des fondations profondes (Ft ,o < 0,15R.) ;

pour le tableau 8.9.2

les fondations profondes sont sollicitées en traction et la valeur de calcul de la charge


correspondant à la combinaison à I'ELS quasi permanent est supérieure à 15 % de la
résistance limite de traction des fondations profondes (Ft;d > 0,15R").

(4) Lors de la réalisation d'essais de conformité ou d'essais de contrôle, il conviendra en général


d'effectuer un essai pour 200 fondations profondes réalisées dans le cas où celles-ci sont sollicitées en
compression et un essai pour 50 fondations profondes réalisées dans le cas où celles-ci sont sollicitées
en traction (Note l).

NOTE 1 - Le nombre d'essais est à adapter en fonction des reconnaissances de sol réalisées

(5) Pour les micropieux, ilconvient d'admettre l'équivalence entre les résultats d'un essai de compression
et d'un essai de traction.

Tableau 8.9.1 Essais à réaliser pour des fondations profondes sollicitées en compression et en
- traction (F,,¿ < 0,15R")
Pieux de classe 1 à 7 hormis Micropieux ou pieux de classe
Classe de Catégorie
conséquence géotechnique
les pieux de catégorie 10 et I et pieux de catégorie 10 et
15 (Annexe A) 15 (Annexe A)

1 Essaide contrôle
1

2 Essaide conformité

ou
2
Essaide contrôle
2

3
Essai préalable dans les sols
argileux (lp > 20)

Essaide conformité

3 3 et

Essai de contrôle

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Tableau 8.9.2 Essais à réaliser pour des fondations profondes soll¡c¡tées en tract¡on (F,,¿ >
- 0,15&)
Pieux de classe 1 à 7 hormis Micropieux ou pieux de classe
Classe de Catégorie
les pieux de catégorie 10 et 8 et pieux de catégorie 10 et
conséquence géotechnique
15 (Annexe A) 15 (Annexe A)

1 Essaide contrôle
1

2 Essaide conformité Essaide conformité

ou ou
2
Essaide contrôle Essaide contrôle
2

3
Essai préalable dans les sols Essai préalable dans les sols
argileux (lp > 20) argileux (lp > 20)

Essaide conformité Essaide conformité

3 3 et et

Essaide contrôle Essaide contrôle

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9 Etat-limite de portance

9.1 Principe généraux

(1) La portance (Note 1)d'une fondation profonde sous charge axiale doit être vérifiée tant pendant les
phases de construction qu'une fois I'ouvrage achevé.

NOTE 1 - On ne vise ici que la résistance du terrain vis-à-vis d'une sollicitation de compression. La résistance en
compression de la structure d'une fondation profonde est également à vérifier conformément à la norme appropriée
au matériau qui la constitue (Sections 6.4 el 12). Elle peut, dans certaines conditions de pro,¡ets (par exemple des
fondations profondes encastrées dans du rocher), être plus faible que la portance géotechnique.

(2) Les vérifications doivent être effectuées conformément aux dispositions :

de la norme NF EN 1997-1, et en particulier de l'article 7.6 (Fondations profondes sous charge


axiale),

du présent document et en particulier des articles 8.2, 8.5, 9.2 et 9.3 et selon le modèle de calcul
retenu (Annexes F et G).

NOTE 1 - La vérification est à effectuer suivant I'approche de calcul 2 en utilisant les ensembles de facteurs partiels
A1 , M1 et R2 définis à I'annexe C de ce document, articles C.2-1 el C.2.2 respectivement pour les actions et les
propriétés des terrains et articles C.2.3 et C.2.4 pour les résistances de portance.

9.2 Portance d'une fondation profonde isolée

9.2.1 Principes

(1) Pour démontrer qu'une fondation profonde isolée supportera la charge de calcul avec une sécurité
adéquate vis-à-vis d'une rupture par défaut de portance du terrain, I'inégalité suivante doit être satisfaite
(Notes 1 à 3) pour tous les cas de charge et de combinaisons de charge à l'état limite ultime :

F",a 3 R",a p.2.1.1)

Fg;6 êst la valeur de calcul de la charge de compression axiale sur la fondation profonde ;

Rç;6 êst la valeur de calcul de la portance de la fondation profonde.

NOTE 1 - En principe, il convient d'inclure dans F";¿ le poids propre de la fondation profonde et dans R";¿ la pression
verticale des terres au niveau de la base de la fondation profonde. Toutefois, ces deux termes peuvent être omis s'ils
se neutralisent approximativement. lls ne peuvent pas être omis lorsque :

le frottement négatif est important

le sol est très léger ;

la fondation profonde dépasse au-dessus de la surface du terrain.

NOTE 2 - Pour le calcul des sollicitations, on peut considérer que les lois de comportement axial des éléments de
fondations ne sont pas influencées par la présence des éléments voisins. Cette hypothèse n'exclut pas que la
résistance limite d'une fondation composée de n éléments puisse être inférieure å n fois la charge limite d'un élément
isolé (effet de groupe) et que la portance du groupe de fondations profondes est aussi à vérifier (Article 9.3). La
vérification porte, dans ce cas sur deux mécanismes de rupture :

le défaut de portance des fondations profondes prises individuellement ;

le défaut de portance des fondations profondes et du sol contenu entre eux, le tout agissant comme un b[oc.

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La plus faible des valeurs correspondant à ces deux mécanismes de rupture sera choisie comme portance de calcul.

NOTE 3 - Lorsque du frottement négatif est pris en compte, les combinaisons d'actions à considérer pour déterminer
Fs;¿ sorìt précisées dans les articles 7.3.1 ,7.3.2 et 7.3.3. ll convient de rappeler que les sollicitations dues au
frottement négatif ont été isolées car elles ne se cumulent pas intégralement avec celles dues aux actions variables.

(2) La valeur de calcul de la portance R",6 doit être déterminée au moyen de I'une des formules suivantes
(Note 1):

R":d = R"* (e.2.1.2)


lT,
ou

R":d = nu* f %+ R,,kf y, = Rt,a * R,;a ([Link])

R".¿ est la valeur de calcul de la portance du terrain sous une fondation profonde ;

Rç;¡ êSt la valeur caractéristique de la portance du terrain sous une fondation profonde ;

R6 ¡ est la valeur caractéristique de la résistance de pointe d'une fondation profonde ;

R5;¡ est la valeur caractéristique de la résistance de frottement axial d'une fondation profonde ;

T iy¡ iy" sont les facteurs partiels respectivement pour les résistances Rs.¡, Rs;¡ êt Rs;r.

NOTE 1 - Les valeurs des facteurs partiels pour les situations permanentes et transitoires et les situations
accidentelles sont présentées à l'article C.2.3.

(3) Pour les combinaisons à I'ELU sismique, la valeur du coefficient 1 est précisée à la clause 11 de la
Section 1 du présent document.

9.2.2 Méthode de calcul à partir d'essais de pieux

(1) Dans le cas de la méthode basée sur des essais de chargement statique ou de la méthode basée sur
des essais d'impacts dynamiques, la valeur caractéristique de la portance R",¡ doit être déterminée au
moyen de la formule générale suivante :

(*:
R,:* = Ru,o r*,* = e+!. = Mir[gl!:rL, ', )', ] (s.2.2)
€ I €,.", É^,n )

où €,ov êt €m¡n sont des facteurs de corrélation qui dépendent de la surface d'investigation, du nombre de
fondations profondes testées représentatif utilisé ainsi que des conditions de projet et sont appliqués
respectivement (Notes 1 et 2) :

aux valeurs moyennes (R")ror"n = (R6 + R.).oy"n = (Ru)roy"n + (R")roy"n

et aux valeurs minimales (R.)r¡n = (R¡ + Rr)r¡n

NOTE 1 - Les valeurs des facteurs de corrélation ( sont déterminées à partir de la surface d'investigation et des
facteurs de corrélation Ç' qui sont donnés dans les tableaux C.2.4.1 et C.2.4.3, respectivement en rapport avec les
essais de chargement statique de pieux (€r et ç¡ et les essais d'impact dynamique (6s et 6u¡. L'annexe E explicite le
calcul des valeurs des facteurs de corrélation 6.

NOTE 2 - Pour les structures qui ont une raideur et une résistance suffisantes pour transférer les charges des
fondations profondes < faibles > aux fondations profondes < résistantes >, les valeurs de €.oy et €,min peuvent être
divisées par 1,1 (à condition que (,oy ne soit jamais inférieur à 'l ,0), lorsqu'on dérive les valeurs caractéristiques à
partir d'essais de chargement statique de pieux ou à partir d'essais sur les sols (Norme NF EN 1997-1 ).

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9.2.3 Procédure du < pieu modèle >

(1) Pour calculer la valeur caractéristique R6,¡ de la portance d'une fondation profonde à partir des N
ùálerrs de portance R" obtenues sur les N sondages d'une zone homogène, il est possible de mener
deux types d'analyse : l'une basée sur l'application des facteurs de corrélation f, I'autre basée sur
l'application de I'Annexe D de la norme NF EN 1990.

(2) La mise en æuvre de la méthode basée sur I'application des facteurs de corrélation Ç conduit à
déterminer la valeur caractéristique de la portance Rç.¡ âu moyen de la formule générale suivante :

Rr+R" (R"),,r",
1 .(R")^,^
R",k = Rut r R";& = = -t
(e.2.3.1)
T^,ot€ Tatat Ç ror", Çt¡n

€.oy êt (¡¡¡ sont des facteurs de corrélation qui dépendent de la surface d'investigation, du nombre de
óiði¡fs d;ässais de sol représentatifs utilisé ainsi que des conditions de projet et sont appliqués
respectivement (Notes I à 3) :

aux valeurs moyennes (R")roy"n = (R5 + R")roy"n = (Ru)roy"n + (Rr)roy"n

et aux valeurs minimales (R").¡n = (R¡ + R")'¡n.

.yq.61 est la valeurdu coefficient partiel de modèle lié à la dispersion du modèle de calcul (Article 9.2.5);
sa valeur est présentée dans les annexes F et G (Note 3).

NOTE 1 - Les valeurs des facteurs de corrélation ( sont déterminées à partir de la surface d'investigation et des
facteurs de corrélation Ç'qui sont donnés dans le tableau C.2.4.2 (6set |l). L'annexe E explicite le calcul des valeurs
des facteurs de corrélation Ç.

NOTE 2 - pour les structures qui ont une raideur et une résistance suffisantes pour transférer les charges des
fondations profondes < faibles > aux fondations profondes ( résistantes >, les valeurs de €'oy et (min peuvent être
divisées paf 1,1 (à condition que (,oy ne soit jamais inférieur à 1,0), lorsqu'on dérive les valeurs caractéristiques à
partir d'essais de chargement statique de pleux ou à partir d'essais sur les sols (Norme NF EN 1997-1 ).

NOTE 3 - En général, les modèles de calcul sont calés sur les valeurs de portance ou de résistance de traction de la
fondation profonde les plus probables et le facteur de modèle'fn;ol est supérieur à 1 pour prendre en compte leur
dispersion. Lorsqu'il n'est pas spécifié, il convient de s'assurer qu'il est inclus dans la méthode de calcul qui doit alors
être suffisamment prudente et que I'on peut alors considérer une valeur égale à 1 pour 1n;or.

(3) La mise en æuvre de la méthode basée sur I'annexe D de la norme NF EN 1990 consiste à
déterminer avec au moins 3 profils d'essais la valeur caractéristiquê Rç.¡ à partir de la valeur R",0, suivant
la relation suivante (Note 1) :

R"to'
R,. = (e.2.3.2)
Tntat

R",0, est calculée à partir de N valeurs de portance R" suivant les recommandations de l'Annexe D de la
norme NF EN 1990 en retenant une distribution log-normale

(4) Pour la méthode dite du < pieu modèle >, les valeurs de la résistance de pointe R6 et de la résistance
de frottement axial R" sont déterminées à partir des relations suivantes :

Rr =AtQt êt R" = ([Link]) et ([Link])


lA,;iQ,;i
i

q6 désigne la valeur de la pression résistante limite à la base d'une fondation profonde ;

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q.,¡ désigne la valeur de frottement axial unitaire limite de la fondation profonde pour la ième couche de
terrain.

(5) En vue de déterminer la valeur de la charge de fluage selon I'article 14.2.2, il convient de déterminer
les valeurs caractéristiques de résistance de pointe et frottement axial selon les relations suivantes :

Ru..o Rut.o,
(e.2.3.5)
R",t, R"r^o,

R";È Rrrro,
= (e.2.3.6)
R"tt, R"t^,

9.2.4 Procédure du << modèle de terrain >

(1) Dans le cas de la procédure du < modèle de terrain >>, la valeur caractéristique de la portance R"¡ doit
être déterminée au moyen des équations suivantes (Note 1):

Ru..t =AtQtrÈ et R".e =lA'iQ,;i;t ([Link]\ er(.[Link])

Q s;i
ho;n = êt Q":¡:t = (e.2.4.3) et (e.2.4.4)
--!-
T n,atT n,¿z Tn:atTa;az

q6 désigne la valeur de la pression résistante limite à la base d'une fondation profonde ;

q" ¡ désigne la valeur de frottement axial unitaire limite de la fondation profonde pour la ième couche de
terrain ;

q6,¡ désigne la valeur caractéristique de la pression résistante limite à la base d'une fondation profonde ;

q. ¡ ¡ désigne la valeur caractéristique de frottement axial unitaire limite de la fondation profonde pour la
ième couche de terrain.

|s;¿1 êst la valeur du coefficient partiel de modèle lié à la dispersion du modèle de calcul (Article 9.2.5) ;
sa valeur est présentée dans les annexes F et G ;

Tn;oz est la valeur du coefficient partiel lié au calage des méthodes de calcul décrites dans les annexes F
etG sur la pratique antérieure (Article 9.2.5).

NOTE 1 - En général, les modèles de calcul sont calés sur les valeurs de portance et de résistance de traction de la
fondation profonde les plus probables et le facteur de modèle Tn;or êst supérieur à 1 pour prendre en compte leur
dispersion. Lorsqu'il n'est pas spécifié, il convient de s'assurer qu'il est inclus dans la méthode de calcul qui doit alors
être suffisamment prudente et que l'on peut alors considérer une valeur égale à 1 pour yn;or.

(2) Les valeurs g¡ et 9",¡doivent être déterminées à partir de valeurs représentatives ou caractéristiques
de pression limite p¡et de résistance à la pénétration q", conformément à I'article [Link] de la norme NF
EN 1997-1 (Notes 5 et 6 de l'article 8.5.2 du présent document).

9.2.5 Détermination des coeff¡c¡ents partiels ]n;or êt ]n;az

(1) La valeur du coefficient de modèle ]q;¿1 êst liée à la dispersion du modèle de calcul et est donc
différente pour la méthode pressiométrique (Annexe F) et la méthode pénétrométrique (Annexe G). Elle
varie suivant que la fondation profonde est sollicitée en compression ou en traction (Note 1).

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la résistance limite en
NOTE 1 - Elle permet en moyenne de garantir en ce qui concerne la valeur caractéristique de
compression un taux de misó en défaùt de 15
o/o
ce qui correspond sensiblement au même taux que les anciens
règlements (Fascicule 62 Titre V et DTU 13.2).

(2) La valeur du coefficient de modèle Yn;oz, Qui ne s'applique que pour la procédure du < modèle de
ieira¡n >, vise à compenser l'écart lié à une détermination qualitative des valeurs caractéristiques
élémentaires (soit p¡ ;r<
ou 9c (Note 1).
'¡)
>, donne lieu à une
NOTE 1 - La détermination qualitative, mise en æuvre dans la procédure du < modèle de terrain
dispersion entre opérateurs, mais en moyenne elle semble plus optimiste que la détermination statistique. Comme
correspond à peu près à la pratique ãntérieure, la valeur du coefficient Tn;oz a été calée de manière à retrouver,
elle
globaux de sécurité des anciens
en conjonction avec les autres coefficients 1¡;¿1 et yt, sensiblement les coefficients
règlements (Note 2).

yt pour la procédure du
NOTE 2 - Le produit de I'ensemble des coefficients partiels, d'une part ln;d1, YR;d2 et
< modèle de terrain et d'autre part l, 1n;or Tt
et pour la procédure du < pieu modèle ): pe]'rnet de retrouver
V et DTU 13'2)'
sensiblement les coefficients de sécuritê gtobau" dås anciens règlements (Fascicule 62 Titre

9.3 Portance d'un groupe de fondations profondes


portances des
(1) La portance d'un groupe de fondations profondes peut être inférieure à la somme des
ìoñO"t¡on. profondesionsidérés isolément. Deux causes sont généralement invoquées :

rapprochement des fondations profondes modifie les réactions mobilisables' Ce


phénomène
le
affecie essentiellement le frottementaxial. ll s'exprime avec un coeffic¡ent d'efficacité C";

le comportement global du bloc constitué par le groupe de fondations profondes et le terrain enserré
qui peut présenteiune résistance moindre du fait de son interaction avec le terrain encaissant.
profondes, la
(2) Vis-à-vis de la réduction de portance causée par le rapprochement des fondations
ùérification consiste à vérifier I'inéþalité suivante (Notes 1 el2) pour toutes les combinaisons de charges
nécessaires :

F"r,o sn(Ru' +c,R,,r) ts.s'tl

profondes
Fss;a est la valeur de calcul de la charge de compression axiale sur le groupe de fondations ;

Rs;¿ est la valeur de calcul de la résistance de pointe d'une fondation profonde isolée ;

Rs;6 est la valeur de calcul de la résistance de frottement axial d'une fondation


profonde isolée ;

C" est le coefficient d'efficacité du groupe de fondations profondes qui a uniquement un


effet sur le terme
de frottement axial ;

NOTE I- A défaut de méthode plus représentative, le coefficient C" est déterminé suivant les indications de
I'Annexe J.

pieux flottants. un pieu peut


NOTE 2 - Cette vérification n'est normalement à faire que dans le cas d'un groupe de
par frottement est
être considéré comme flottant lorsque sous sa charge de fluage, I'effort résistant mobilisé
supérieur à I'effort mobilisé sous sa pointe.

(3) Vis-à-vis du comportement global du groupe de fondations profondes, il. convient de considérer
I'ensemble des éléments de fonãation et d-u sol qu'ils enserrent comme un bloc monolithique
dont la
petit périmètre circonscrit et traiter le bloc comme une fondation
section droite est délimitée par le plus
unique (Note 1). La relation à vérifierestalors la suivante (Notes 1et2):

F"s,a I R"r,¿ (9.3.2)

profondes
F6s.¿ êst la valeur de calcul de la charge de compression axiale sur le groupe de fondations ;

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R6e;6 est la valeur de calcul de la résistance globale à la compression (portance) du terrain pour le groupe
de fondations profondes.

NOTE 1 - Cette modélisation aboutit à considérer la fondation, suivant son encastrement, comme une fondation
superficielle, semi-profonde ou profonde unique de grand diamètre. La fondation est alors à justifier conformément
aux dispositions correspondantes, y compris lorsque la fondation est soumise à des frottements négatifs. Une
méthode de calcul de Rss;¿ est présentée en annexe J.

NOTE 2 - Cette vérification a pour objet la vérification du comportement global de la fondation sur pieux. Elle n'est
normalement à faire que dans les cas suivants :

groupe de pieux flottants ;

groupe de pieux mobilisant un effort de pointe dans une couche de bonne résistance mécanique mais
surmontant une couche de moindre résistance.

Cette vérification ne dispense pas, lorsqu'il y a lieu, de justifier la fondation vis-à-vis d'un état-limite de déplacement
exigé par la structure portée (calcul du tassement d'un groupe de pieux).

(4) les coefficients partiels à utiliser sont ceux définis pour déterminer la portance d'une fondation
profonde isolée (Article 9.2).

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10 Etat-limite de traction

10.'t Principe généraux

(1) La résistance limite de traction (Note 1)d'une fondation profonde sous charge axiale doit être vérifiée
tant pendant les phases de construction qu'une fois I'ouvrage achevé.

NOTE 1 - On ne vise ici que la résistance du terrain vis-à-vis d'une sollicitation de traction. La résistance à la traction
de la structure d'une fondation profonde est également à vérifier conformément à la norme appropriée au matériau
qui la constitue (Sections 6.4 el 12).

(2) Les vérifications doivent être effectuées conformément aux dispositions :

de la norme NF EN 1997-1, et en particulier de I'article 7.6.3 (Résistance à la traction du terrain) ;

du présent document et en particulier des articles 8.2 (Note 1),10.2 et 10.3.

NOTE I - Pour les vérifications de type GEOiSTR, la vérification est à effectuer suivant I'approche de calcul 2 en
utilisant les ensembles de facteurs partiels A1, M1 et R2 définis à I'annexe C de ce document, articles C.2.1 elQ.2.1
respectivement pour les actions et les propriétés des terrains et articles C.2.3 et C.2.4 pour la résistance à la traction
du terrain.

(3) Le calcul des fondations profondes en traction doit être compatible avec les règles de calcul données
dans la section 9, lorsqu'elles s'appliquent (Article 10.2).

10.2 Résistance de traction d'une fondation profonde isolée

10.2.1 Principes

(1) Pour démontrer qu'une fondation profonde isolée supportera la traction de calcul avec une sécurité
adéquate vis-à-vis d'une rupture par défaut de résistance à la traction du terrain, I'inégalité suivante doit
être satisfaite (Notes 1 à 4) pour tous les cas de charge et de combinaisons de charge à l'état-limite
ultime (10.2.1):

F,,a 3 R,,a ([Link])

F1;6 êst la valeur de calcul de la charge de traction axiale sur une fondation profonde ;

R¡;¿ êSt la valeur de calcul de la résistance de traction d'une fondation profonde.

-
NOTE 1 Dans certains cas, la rupture du terrain peut se produire par arrachement d'un cône de terrain (par
exemple dans le cas d'une fondation profonde à base élargie). Les mécanismes de rupture à envisager sont
relativement complexes. ll pourra néanmoins être envisagé d'appliquer les principes de I'analyse limite.

NOTE 2 - Le présent document ne traite pas du cas défavorable des fondations profonde soumises à des
chargements cycliques ou à des inversions de charge. Ce type de sollicitations peut avoir un effet néfaste sur la
résistance limite de traction mobilisable, mais n'est à considérer que lorsque les conditions de chargement peuvent
avoir un effet défavorable sévère. ll est alors recommandé de réaliser des pieux longs (c'est-à-dire dont la longueur
est suffisante pour mobiliser la résistance limite de frottement axial en tête sans mobiliser une part notable du
frottement axial près du pied). Pour de tels pieux, l'évolution de leur comportement est beaucoup plus progressive
que celle du comportement de pieux < courts > (dont la longueur est suffisamment faible pour que soient mobilisés
simultanément les frottements en tête et en pied). Après caractérisation de la rigidité axiale initiale, I'observation de
l'évolution de cette rigidité apporte des garanties que I'on ne peut généralement pas attendre d'un calcul prévisionnel.
Cette pratique est particulièrement pertinente pour des pieux supports d'un massif support d'une grue å tour.

NOTE 3 - Lorsqu'il y a lieu, la résistance de traction du groupe de fondations profondes est aussi à vérifier selon les
recommandations de I'article 10.3.

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NOTE 4 - Pour une méthode donnée, le coefficient de modèle ^¡q,¿ vis-à-vis de la résistance de traction peut être
différent de celui donné pour la portance, la dispersion étant en général plus forte dans le cas de la résistance de
traction.

(2) La valeur de calcul de la résistance de traction R¡¿ doit être déterminée à partir de la formule suivante
(Note 1) :

R,:a = R,,o f 7,, ([Link])

R1;6 êst la valeur de calcul de la résistance de traction de la fondation profonde ;

R1;¡ est la valeur caractéristique de la résistance de traction de la fondation profonde ;

|e;¡ est le facteur partiel pour la résistance R¡,¡.

NOTE 1 - Les valeurs des facteurs partiels pour les situations permanentes et transitoires et les situations
accidentelles sont indiquées à I'article C.2.3.

(3) Pour les combinaisons à I'ELU sismique, la valeur du coefficient y.1 est précisée à la clause 11 de la
section 1 de la présente norme.

10.2.2 Méthodes de calcul à partir d'essais de pieux

(1) Dans le cas de la méthode basée sur des essais de chargement statique ou de la méthode basée sur
des essais d'impacts dynamiques, la valeur caractéristique de la résistance de traction de la fondation
profonde R¡,¡ doit être déterminée au moyen de la formule générale suivante :

R,,¿ = R,,,t = Mir{g)n*,qI'} ([Link]


| [Link]", 9min )

où 6,ov et Ç,¡n sont des facteurs de corrélation qui dépendent de la surface d'investigation, du nombre de
fondations profondes testées représentatif utilisé ainsi que des conditions de projet et sont appliqués
respectivement (Notes 1 et2):

à la valeur moyenne (R.)rov"n i

et à la valeur minimale (R")r¡n.

NOTE 1 - Les valeurs des facteurs de corrélation I sont déterminées à partir de la surface d'investigation et des
facteurs de corrélation (' qui sont donnés dans les tableaux C.2.4.1 et C.2.4.3, respectivement en rapport avec les
essais de chargement statique de pieux ((r et þ¡ et les essais d'impact dynamique (Ës et Êo). L'annexe E explicite le
calcul des valeurs des facteurs de corrélation (.

NOTE 2 - Pour les structures qui ont une raideur et une résistance suffisantes pour transférer les charges des
fondations profondes < faibtes > aux fondations profondes < résistantes >, les valeurs de ('oy et lmin peuvent être
divisées par 1,1 (à condition que (,oy ne soit jamais inférieur à 1,0), lorsqu'on dérive les valeurs caractéristiques à
partir d'essais de chargement statique de pieux ou à partir d'essais sur les sols (Norme NF EN 1997-1).

10.2.3 Méthode du < pieu modèle >

(1) Pour calculer la valeur caractéristique R.k de la résistance de traction d'une fondation profonde à
partír des N valeurs de résistance de traction Rt obtenues sur les N sondages d'une zone homogène, il
est possible de mener deux types d'analyse : I'une basée sur I'application des facteurs de corrélation f,
I'autre basée sur l'application de l'annexe D de la norme NF EN 1990.

(2) La mise en æuvre de la méthode basée sur l'application des facteurs de corrélation ( conduit à
déterminer la valeur caractéristique de la résistance de traction de la fondation profonde R1 .¡ âu moyen
de la formule générale suivante :

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(R" ),,r", (R" )*,"


.
ø) ([Link])
Rr:t =R";È =
**"1 Ç ror", Çtin

où 6roy et (,¡n sont des facteurs de corrélation qui dépendent de la surface d'investigation, du nombre de
fondatíons profondes testées représentatif utilisé ainsi que des conditions de projet et sont appliqués
respectivement (Notes 1 à 3) :

à la valeur moyenne (R.)roy"n i

et à la valeur minimale (R")r¡n.

Tn;or êst la valeur du coefficient partiel de modèle lié à la dispersion du modèle de calcul (Article 9.2.5) ;

sa valeur est présentée dans les annexes F et G (Note 3).

NOTE 1 - Les valeurs des facteurs de corrélation sont données dans le tableau C.2.4.2 (6e et ç¡.

NOTE 2 - Pour les structures qui ont une raideur et une résistance suffisantes pour transférer les charges des
fondations profondes < faibles > aux fondations profondes < résistantes >, les valeurs de I'oy et Êm¡n peuvent être
divisées par 1,1 (à condition que (roy ne soit jamais inférieur à 1,0), lorsqu'on dérive les valeurs caractéristiques à
partir d'essais de chargement statique de pieux ou à partir d'essais sur les sols (Norme NF EN 1997-1).

NOTE 3 En général, les modèles de calcul sont calés sur les valeurs de portance ou de résistance de traction de la
-
fondation profonde les plus probables et le facteur de modèle IR;dr êst supérieur à 'l pour prendre en compte leur
dispersion. Lorsqu'il n'est pas spécifié, il convient de s'assurer qu'il est inclus dans la méthode de calcul qui doit alors
être suffisamment prudente et que I'on peut alors considérer une valeur égale à 1 pour yn;or.

(3) La mise en æuvre de la méthode basée sur l'annexe D de la norme NF EN 1990 dans le cas de la
détermination de la valeur caractér¡stique de la résistance de traction R1 ,¡ s'appuie sur les mêmes
principes que ceux présentés dans l'article 9.2.3.

(4) La valeur de la résistance de frottement axial R" est déterminée à partir des relations suivantes :

À, = I A"',¡L,;i ([Link])
t

q",¡ désigne la valeur de frottement axial unitaire limite de la fondation profonde pour la ième couche de
terrain

10.2.4 Procédure du < modèle de terrain >r

(1) Dans le cas de la procédure du < modèle de terrain >, la valeur caractéristique de la résistance de
frottement axial R",¡ doit être déterminée au moyen des équations suivantes (Note 1) :

R";k = (0'2'4'1)
lA,;iQ";i;t,
i

Qs;¡
Qr;¡;k = ([Link])
TnattTnatz

qr,¡ désigne la valeur de frottement axial unitaire limite de la fondation profonde pour la ième couche de
terrain ;

q.,¡ ,¡ désigne la valeur caractéristique de frottement axial unitaire limite de la fondation profonde pour la
ième couche de terrain.

"¡p;61 êst la valeur du coefficient partiel de modèle lié à la dispersion du modèle de calcul (Article 9.2.5);
sa valeur est présentée dans les annexes F et G ;

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TR;oz est la valeur du coefficient partiel lié au calage des méthodes de calcul décrites dans les annexes F
etG sur la pratique antérieure (Article 10.2.5).

NOTE 1 - En général, les modèles de calcul sont calés sur les valeurs de portance ou de résistance de traction de la
fondation profonde les plus probables et le facteur de modèle yn;or êSt supérieur à I pour prendre en compte leur
dispersion. Lorsqu'il n'est pas spécifié, il convient de s'assurer qu'il est inclus dans la méthode de calcul qu¡ doit alors
être suffisamment prudente et que I'on peut alors considérer une valeur égale à 1 pour yR;d1.

(2) Les valeurs q",¡ doivent être déterminées à partir de valeurs représentatives ou caractéristiques de
pression limite p¡et de résistance à la pénétration qc, conformément à I'article [Link] de la norme NF EN
1997-1 (Notes 5 et 6 de l'article 8.5.2 du présent document).

10.2.5 Détermination des coefficients partiels fn .or êt |n;oz

(1) La valeur du coefficient de modèle |p;61 êst liée à la dispersion du modèle de calcul et est donc
différente pour la méthode pressiométrique (Annexe F) et la méthode pénétrométrique (Annexe G). Elle
varie suivant que la fondation profonde est sollicitée en compression ou en traction (Note 1).

NOTE I - Elle permet en moyenne de garantir en ce qui concerne la valeur caractéristique de la résistance de
frottement axial un taux de mise en défaut de 15 %o ce qui correspond sensiblement au même taux que les anciens
règlements (Fascicule 62 Titre V et DTU 13.2).

(2) La valeur du coefficient de modèle Tn;oz, gui ne s'applique que pour la procédure du < modèle de
terrain >, vise à compenser l'écart lié à une détermination qualitative des valeurs caractéristiques
élémentaires (soit pr ;r ou Qc;k) (Note 1).

NOTE 1 - La détermination qualitative, mise en æuvre dans la procédure du < modèle de terrain >, donne lieu à une
dispersion entre opérateurs, mais en moyenne elle semble plus optimiste que la détermination statistique. Comme
elle correspond à peu près à la pratique antérieure, la valeur du coefficient Tn;oz a été calée de manière à retrouver,
en conjonction avec les autres coefficients yn;¿r êt yt, sensiblement les coefficients globaux de sécurité des anciens
règlements.

10.3 Résistance de traction d'un groupe de fondations profondes

10.3.1 Principes

(1) La sollicitation de traction sur un groupe de fondations profondes provoquant son arrachement peut
trouver différentes origines. Elle peut être due à des actions transmises par une superstructure (dans le
cas par exemple d'un porte-à-faux) ou à des pressions interstitielles s'exerçant sous des radiers (Figure
10.3.1 ).

(2) Dans tous les cas, la vérification d'un groupe de fondations profondes à I'arrachement vis-à-vis de
I'ELU est à effectuer dans le cadre des vérifications de type GEO/STR et UPL. Les vérifications à I'ELS
ne concernent que les vérifications de type GEO/STR.

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F
n'o

.l t,
R s;d;mas
.l t,

,l t,
Rs;d;ch
{ ,l t,

Rsf;o
,l t.l , t.l t,

.l t.l t,l
R s;d;gr .l t.l t,l t,l t, vd"r,o

,J t.l t.l t,l ,


.l t.l t,l t,l ,
,l t.l t.l t,l t,

L gr

F1s;¿ est la valeur de calcul de la force déstabilisatrice incluant des forces permanentes et variables,

G516;¿ êst la valeur de calcul de la force provenant des charges permanentes stabilisatrices,

V6s¡.6 êst la valeur de calcul de la force induite par les pressions interstitielles,

R5.¡.6 êst la résistance mobilisable, par le groupe de fondations profondes (R";o ;g,), par le contact entre le
cnóvetre et le sol (R";o;"n) et par le contact entre le bloc de sol situé sur le chevêtre et le terrain
encaissant (R" ;6 ;r"").

Figure 10.3.1 Groupe de fondations profondes à I'arrachement - Justifications de type


- GEO/STR

(3) La vérification de type UPL ne concerne que le mécanisme de rupture correspondant à un


soulèvement par bloc. La vérification de type GEO/STR est menée en identifiant le mécanisme de rupture
le plus défavorable pour le groupe de fondations profondes (Note 1).

coTncident dans certaines


NOTE 1 - ll est possible que les mécanismes de rupture de type UPL et GEO/STR
configurations.

(4) Pour des justifications de type GEO/STR, dans le cas où I'effort de traction provient uniquement de
pressions interstitielles et afin d'éviter des écarts flagrants de conception par rapport aux errements
i"rabituels, les actions induites par les charges permanentes stabilisatrices et celles induites par les
pressions interstitielles sont regroupées. La somme des deux actions s'assimile à une action
déstabilisatrice pour l'équilibre de la structure.

(5) De manière pratique, pour vérifier la résistance à I'arrachement d'un groupe de fondations profondes,
en plus des vérifications de type UPL (10.3.3), il est convenu de choisir entre deux types de vérifications
de type GEO/STR :

Les vérifications de type n GEO/STR - Cas général > : les actions déstabilisatrices proviennent de
forces transmises pai une superstructure (dans le cas par exemple d'un porte-à-faux) (10.3.1). En
référence à la figure 10.3.1, c'est le cas où la valeur de calculde I'action V¿5¡ 6 êst négligeable devant
E
I tg :d.

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Les vérifications de type ( GEO/STR Cas des pressions interstitielles > : les actions
déstabilisatrices proviennent de pressions interstitielles. ll est alors possible de définir une action
déstabilisatrice comprenant des actions provenant des sous pressions interstitielles et des actions
provenant des charges permanentes stabilisatrices (10.3.2). En référence à la figure 10.3.1, c'est le
cas où la valeur de calcul de I'action V6s1 .6 êst non nulle et supérieure à Gsro;d et où la valeur de
calcul de I'action F¡s;6 €st négligeable devant V6"¡,¿.

10.3.2 Vérifications de type GEO/STR - Gas général

(1) Pour cette justification, par référence à la figure 10.3.1, la valeur de calcul de I'action V6s1.6 êst
marginale.

(2) Les vérifications de type GEO/STR dans le cas général consistent à vérifier I'inégalité suivante (Notes
1à5):

F,r,o lVar,:a -Grtt;a 3 Rr't:a (10'3'2'1)

fig;¿ est la valeur de calcul de I'action de traction axiale sur le groupe de fondations profondes, elle
dépend des valeurs caractéristiques des actions variables F¡,¡ et permanentes Go"t;r l

F,sd =1,5F,:k +l,35cd,t-k (0'3'2'2)

Vd,,,d =1,35vd,,.k ([Link])

G,tb:d =I,ÙG,,b.k ([Link])

Rs.r.¿êst la valeur de la résistance du terrain incluant la résistance du groupe de fondations profondes


Rs;d;s. la résistance à I'interface sol-chevêtre Rs;d;cn et la résistance à I'interface entre le bloc de sol situé
au-dessus du chevêtre et le sol encaissant R";d;ras I Rs;t;d= R";d;s, * Rs;d ;ch Rs ;¿ ;masI
NOTE 1 - Rs;d;sr peut être évalué de la manière suivante l Rs;6;s¡=rì Rpieuréseau;d avec n le nombre de fondations
profondes du groupe et Rp¡eu réseau;d lâ résistance de tract¡on d'une fondation profonde située au sein du groupe de
fondations profondes supposées en réseau (Figure 10.3.2).

NOTE 2 - Le calcul dê Rpieuróseau,¿ est basé sur I'estimatioñ Rpieuréseau qui prend en compte les interactions entre les
différentes fondations profondes constituant le groupe. ll s'agit de mettre en évidence le mécanisme de rupture le
plus défavorable : rupture par défaut de frottement axial le long de la fondation profonde ou rupture du cÔne de sol
associé à la fondation profonde (Figure 10.3.2). Pour plus de détails, il peut être utile de se reporter à des articles
scientifiques traitant spécifiquement de ce sujet. On rappelle que :

I
R pierrés"or;d R preuresequ ([Link])
Tn,aT,'¡

NOTE 3 - Les valeurs de calcul de Rs;6;cn €t Rs;6;mas pêuVêrìt être évaluées dans le cas d'un sol frottant à partir des
relations suivantes :

+ tr,)
Rr.d:"h =z(Lr, | Bo,,a, ([Link])
J
Tç,T,,
2(rr, + I
Rr.d,ro" = ([Link])
[ Þo',a"
Tç'T,:t

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et p =(r - sin(p))t ou P -(r - sin(p))tan(p) (10.3.1 .8)


^(+)
suivant que le contact est de type sol-béton (ou acier) ou sol-sol

Lnr est la largeur du groupe de fondations profondes ;

ln, est la longueur du groupe de fondations profondes ;

g est I'angle de frottement interne du sol encaissant à l'état critique ;

o'u est la contra¡nte verticale effective ;

1r' est un coefficient partiel égal 1,25.

NOTE 4 - Les facteurs partiels Ts;t (ycr ou Ts;cr) sont ceux utilisés dans la sect¡on 10.2 et 14.2.

NOTE 5 - Dans le cas d'un sol cohérent, il convient de modifier les relations en conséquence et de remplacer le
facteur partiel 1*' par le facteur partiel 1"' égal à1,25 ou Ycu égal à 1,4.

D D

Légende : x : longueur sur laquelle le frottement axial de la fondation profonde peut être considéré - c
longueur de la maille du réseau de fondations profondes

Figure 10.3.2- Mécanisme de rupture d'une fondation profonde isolée et d'une fondation
profonde en réseau

10.3.3 Vérifications de type GEO/STR - Cas des pressions interstitielles

(1) Pour cette justification, par référence à la figure 10.3.1, la valeur de calcul de I'action V6r¡'6 êst norl
nulle et supérieure à Gso;d et la valeur de calcul de I'action F1s;¿ êst négligeable devant V6"1 ,¿.

(2) Les vérifications de type GEO/STR dans le cas de sous pressíons ¡nterstitielles consistent à vérifier
l;inégalité suivante (Notes 1 et 2 et Notes 1 à 6 de la clause 10.3.1 (2)) :

l¡s(vd,,.k -G,tb:k)i F,r,o I R",,,¿ ([Link])

F,gd = 1,5{o +1,35G¿,,.k ([Link])

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Rs +.¿ êst la valeur de la résistance du terrain incluant la résistance du groupe de fondations profondes
R";d;g,, la résistance à I'interface sol-chevêtre Rs;d;ch et la résistance à I'interface entre le bloc de sol situé
au-dessus du chevêtre et le sol encaissant R";d;mas: Rs;t;o= R.;d;g, l Rs;¿;ch * Rs;6;mas

NOTE 1 - Les termes Vost;r êt Gst¡;r< soît groupés conformément à la clause f 0.3.1 (4).

NOTE 2 - Les valeurs de F¡;¡ et Gost;r sorìt quasiment nulles dans cette configuration.

10.3.4 Vérifications de type UPL

(1)Pour cette justification, par référence à la figure 10.3.1, la valeur de calcul de l'action V¿"¡.¿ êst rìorì
nulle et supérieure à Gsto;d et la valeur de calcul de I'action Fle;6 êst néglieagble devant V6"¡,6.

(2) Les vérifications de type UPL consistent à vérifier I'inégalité suivante

Var,ta * F,r,o -Grtt:a 3 Rr:t:d ([Link])

Vdnd =l,ÙVdnik ([Link])

F,g,,t = lr5 F, ;r, + lr0G drt.k


([Link])

G,tb:d =0,9G,¡6;r, ([Link])

(3) La valeur de calcul de I'action résistante R51.6 êst évaluée d'après les recommandations de la clause
10.3.2 (2) notes 1 à 5.

(4) Les valeurs des facteurs partiels |s x sont définies de la manière suivante :

A I'ELU pour les situations durables et transitoires, les valeurs sont celles définies dans le tableau
c.3.2.1.

A I'ELU pour les situations accidentelles, on considère la valeur suivante : y' 1=1,15

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+
Pour : SOGEA SATOM

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11 Résistance aux charges transversales


11.1 Principes généraux
(1)La résistance d'une fondation profonde soumise à une charge transversale (Note 1) doit être vérifiée
tant pendant les phases de construction qu'une fois l'ouvrage achevé.

NOTE 1 La sécurité porte sur le respect des étatslimites concernant les matériaux constitutifs de la fondation
-
profonde et de la structure portée et éventuellement sur les déplacements de la fondation profonde. ll est toutefois
admis pour certains projets (par exemple pour des ducs d'albe) de fixer un niveau de sollicitation du terrain à ne pas
dépasser sous sollicitation transversale.

(2) Les vérifications doivent être effectuées conformément aux dispositions :

de la norme NF EN 1997-1, et en particulier de l'article 7.7 (fondations profondes sous charges


transversales),

du présent document et en particulier des articles 8.2, 8.3, 11 .2 et 1 1.3 et des annexes I et K.

(3) L'effet des actions dans la fondation profonde est à déterminer suivant l'approche de calcul 2 en
utilisant les ensembles de facteurs partiels A1, A2 et M1, M2 définis à I'annexe C de ce document
(Articles C.2.1 et C.2.2 respectivement pour les actions et les propriétés des terrains). La résistance
structurelle de la fondation profonde est à vérifier conformément à la norme appropriée au matériau
constitutif de celle-ci.

(4) La détermination des efforts dans la fondation profonde et des déplacements de celle-ci doit être
cohérente avec les vérifications faites pour vérifier la stabilité de la fondation sous charge axiale (Note 1)'

NOTE 1 - Par exemple, les mêmes profils de sondage et les mêmes propriétés de la structure d'une fondation
profonde que ceux utilisés pour la vérification sous charge axiale sont à adopter pour déterminer les efforts dans la
structure et ses déplacements sous I'effet des sollicitations transversales.

(5) La vérification d'une fondation profonde isolée ou d'un groupe de fondations profondes doit être
effectuée à I'ELU et à I'ELS. A l'ELU, íl est nécessaire de vérifier que le cas de charge considéré (No, Vo,
M6) est bien le plus défavorable (Notes 1 et 2).

NOTE 1 - Les combinaisons de charges les plus défavorables vis-à-vis des justifications relatives aux efforts de
flexion ne sont pas nécessairement les plus défavorables vis-à-vis des justifications relatives aux efforts tranchants.

NOTE 2 - A I'ELS, il convient de prêter attention à la limitation de contrainte du béton et à I'ouverture des fissures
notamment pour les cas de charge quasi permanents.

(6) La justification des micropieux sous charge transversale doit être particulièrement précise du fait de la
iaíOte áptituOe de ces derniers à reprendre ce type de chargement. Notamment, il convient d'être attentif
à tout défaut d'excentrement (Note 1) (Section 12 et Annexe R).

NOIE 1 - Différents dispositifs comme des massifs communs à plus de trois micropieux ou des longrines de
redressement peuvent être mis en æuvre.

11.2 Fondation profonde isolée

(1) Dans le cadre d'un calcul de type MISS relatif à une fondation profonde soumiseå des sollicitations
transversales, il est nécessaire de définir une loi d'interaction locale pour modéliser I'interaction entre la
fondation profonde et le sol. Les procédures recommandées pour définir ces lois de type effort-
déplacement sont celles basées sur les propriétés pressiométriques et pénétrométriques des terrains.
Elles sont décrites en annexe l. Lorsqu'il y a lieu (1 1.3), les lois effort-déplacement sont à déterminer en
tenant compte de I'ensemble des pieux constituant la fondation (groupe de fondations profondes).

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(2) Les modèles d'interaction locale utilisés doivent tenir compte des dispositions indiquées dans les
articles 8.5 et 8.6 (Notes 1 et 2) et des degrés de liberté en rotation des fondations profondes à leur
liaison avec la structure (Note 3).

NOTE 1 - Les chargements cycliques sont susceptibles d'induire une augmentation des déplacements transversaux
et des efforts de flexion subis par la fondation profonde qui ne peut pas être estimée simplement par les méthodes de
calcul actuelles. La prise en compte de l'éventualité de ces déplacements conditionne la conception globale des
ouvrages et motive une observation périodique du comportement réel (avec le cas échéant recours à la méthode
observationnelle - Annexe O).

NOTE 2 - Les ouvrages typiquement sensibles à ce phénomène sont les fondations profondes de pylônes
monopodes et les fondations profondes de grues ou d'éoliennes lorsqu'elles ne sont pas reliés entre eux par des
longrines ou un chevêtre.

NOTE 3 - Pour le calcul de la valeur caractéristique de I'effet des actions, les conditions de liaisons (encastrement,
articulation, rotule) entre les fondations profondes et la structure portée doivent être justifiées au regard des
conditions réelles de déformabilité de ces derniers. ll est également admis de considérer la semelle de liaison comme
un corps infiniment rigide lorsque h > d12,5, h désignant la hauteur de la semelle et d le plus grand entraxe entre
deux éléments de fondation voisins.

(3) Pour démontrer qu'un élément isolé de fondation profonde peut supporter une charge transversale de
calcul à I'ELU (Notes 1 et 2), il est nécessaire de vérifier simultanément les combinaisons d'actions
suivantes :

combinaison à I'ELU fondamental pour les phases durables et transitoires ;

combinaison à I'ELU accidentel ;

combinaison à I'ELU sismique.

NOTE 1 - Les ELU v¡sés sont à la fois ceux de type STR et GEO.

NOTE 2 - Les justifications à I'ELS sont présentées dans I'article 14.3.2

(4) Pour les combinaisons à I'ELU fondamental pour les phases durables et transitoires, les valeurs
maximales des lois d'interaction locales utilisées sont lim¡tées à des valeurs correspondant au niveau 11
(ou 11+¡, si la réaction tangentielle de la fondation profonde est considérée) (Annexe l).

(5) Pour les combinaisons à I'ELU accidentel ou sismique, les valeurs maximales des lois d'interaction
locales utilisées sont limitées à des valeurs correspondant au niveau 12 (ou r2+r" si la réaction tangentielle
de la fondation profonde est cons¡dérée) (Annexe l).

(6) Dans le cas où la fondation profonde ou le groupe de fondations profondes est soumis à un
déplacement imposé (de type g(z), Article 8.8.4 et Annexe K), les coetficients partiels utilisés pour les
justifications à I'ELU sont appliqués aux effets des act¡ons.

11.3 Groupe de fondations profondes

(1) Les prescriptions de l'article 11.3 s'appliquent aux groupes de fondations profondes composés d'un
ou de plusieurs éléments verticaux de même section transversale.

NOTE 1 - Lorsque cela n'est pas le cas, des adaptations sont nécessaires pour représenter au mieux le
comportement de la fondation complète.

(2) Lorsque les comportements des fondations profondes n'interfèrent pas (Article 8.7.3), on doit définir
les lois effort-déformation selon les principes applicables aux éléments de fondation isolés (Notes 1 et 2).

NOTE I - En I'absence d'un déplacement horizontal d'ensemble du terrain, à défaut d'autres dispositions fixées par
le marché, l'interaction est évaluée selon les dispositions indiquées dans l'article 1.1 (Annexe l).

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NOTE 2 - En présence d'un déplacement horizontal d'ensemble du terrain, à défaut d'autres dispositions fixées par
le marché, I'interaction est évaluée selon les principes définis dans I'article 8.8.5 et les dispositions indiquées dans
les annexes I et K.

(3) En l'absence d'un déplacement horizontald'ensemble du terrain (Note 1), lolsgue [Link] de nu à
Àú ¿es éléments de fond'ation ne respecte pas I'une des inégalités de I'article 8.7.3, on doit définir les lois
effort-déformation en tenant compte de leur interaction réciproque (Notes 2 et 3).

NOTE 1 - En présence de déplacements horizontaux du terrain, il convient que les éléments de fondation soient
suffisamment distants les uns des autres pour que l'on puisse considérer qu'il n'y a pas d'interaction. En effet, en
l,état actuel des connaissances, il est impossible de donner des indications de portée générale lorsqu'il y a interaction
ll est en particulier déconseillé de prévoir des éléments rapprochés perpendiculairement au sens de déplacement du
terrain.

NOTE 2 - L'interact¡on est évaluée selon les dispositions indiquées en annexe 1.2.

NOTE 3 - Les méthodes numériques de type éléments finis ou différences finies peuvent être utilisées efficacement
peu
dans le cas de files de fondations profondes rapprochées où les méthodes au coefficient de réaction s'avèrent
pertinentes. Dans le cas de modélisation en deux dimensions, une attention particulière doit être portée aux
fondations profondes des extrémités où les sollicitations sont majorées.

(4) Dans tous les cas, il est nécessaire de s'assurer, pour I'ensemble des étatsJimites visés à la section
It' .2, que la résistance du sol est suffisante pour vérifier la stabilité du bloc enserrant I'ensemble des
fondations profondes.

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12 Résistance structurale
12.1 Principes généraux

(1) La résistance structurale d'une fondation profonde doit être vérifiée tant pendant les phases de
construction qu'une fois I'ouvrage achevé (Article 4.4.3).

(2) Pour démontrer que la résistance structurale d'une fondation profonde est assurée avec une sécurité
adéquate, on doit vérifier que la résistance du matériau constitutif de la fondation profonde est suffisante
pour supporter les effets des actions (effort tranchant maximal, moment fléchissant maximal, effort
normal maximal) qui lui sont appliquées (Note '1).

NOTE 1 - Des actions telles que des déplacements transversaux imposés ne sont pas à prendre en compte de la
même manière que des actions imposant des efforts. Les règles relatives aux matériaux de construction prévoient
généralement la prise en compte des facultés d'adaptation de ces derniers.

(3) Les vérifications doivent être effectuées conformément aux dispositions sriuantes (Notes 1 à 3) :

de la norme de calcul appropriée au matériau constitutif de la fondation profonde (Note 1) et de la


norme NF EN 1997-1, article 7.8 ;

du présent document et en particulier des sections 6.4 et 8.

NOTE 1 - La valeur de calcul de la résistance du matériau constitutif de Ia fondation profonde est à déterminer par
exemple, selon la norme NF EN 1992 pour les pieux en béton armé et selon la norme NF EN 1993-5 pour les pieux
métalliques.

NOTE 2 - Les valeurs des moments et efforts tranchants doivent être déduits de la combinaison d'actions la plus
défavorable et conformément å la clause 8.2 (1), suivant I'approche de calcul 2 (Tableau 8.1).

NOTE 3 - Conformément à l'article 8.4, les efforts dans une fondation profonde sont à déterminer à partir du modèle
de calcul approprié aux conditions de chargement de celui-ci (par exemple å partir d'un modèle d'interaction sol
structure en présence de sollicitations transversales).

(4) L'annexe R a pour objet de définir comment la conception des pieux et micropieux doit prendre en
compte les effets des tolérances d'exécution et venir ainsi en complément explicite de ce qu'imposent,
pour ce sujet, les normes d'exécution des pieux forés, des pieux à refoulement et des micropieux.

12.2 Pieux ou éléments de fondation en béton armé

12.2.1 Principes

(1) Les dispositions de la norme NF EN 1992 s'appliquent complétées par celles de I'article 6.4.1 du
présent document.

(2) Les pieux ou éléments de fondation en béton doivent être armés sur toute leur longueur dans les cas
suivants :

ils sont soumis à des efforts de traction ;

ils sont inclinés ;

ils supportent des ouvrages tels des ponts.

(3) Les sections des pieux et éléments de fondations profondes soumises à des efforts de flexion et de
cisaillement pourront ne pas être armées à condition que cela puisse être justifié par le calcul.

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(a) En cas d'arase basse de recépage supérieure à 2 m sous le niveau de la plateforme de travail, les
pieux doivent être armés.

(5) Lorsque des armatures sont exigées, leur longueur doit permettre d'atteindre au moins le niveau
correspondant à 4 m sous le niveau de recépage.

(6) Dans le cas où des cages d'armatures rigides sont descendues dans le béton frais, il faut démontrer
que la profondeur voulue peut être atteinte sans nuire à l'intégrité de la cage d'armatures (par exemple à
partir d'un pieu de faisabilité) et que I'enrobage minimal est respecté.

(7) Les pieux peuvent ne pas être armés dans les cas suivants :

ils restent entièrement comprimés sous toutes les combinaisons d'actions ;

ils ne subissent aucun effort dommageable durant les phases de travaux.

(S) On peut ne pas armer vis-à-vis de I'etfort tranchant les sections de pieux qui respectent toutes les
conditions suivantes (Notes 1 à 3) :

I'effet des actions dynamiques à I'ELS peut être ignoré ;

I'effet des actions cycliques peut être ignoré ;

leur diamètre est supérieur ou égal 400 mm ;

le cisaillement est vérifié conformément à I'article 12.6.3 de la norme NF EN 1992''l'1. Toutefoís,


lorsque à I'ELU Nç¿lA" > 0,3f"k , il convient de vérifier : r", < f",¿110 (N"a désigne la valeur de calcul de
l'effort normal dans une section de pieu).

NOTE 1 - Les actions dynamiques ne peuvent pas être ignorées notamment dans le cas des machines tournantes et
des charges de trafic.

NOTE 2 - Les actions cycliques ne peuvent pas être ignorées notamment dans le cas des éoliennes et des grues.

NOTE 3 - A I'ELU, NeoiAc ne peut dépasser f"¿'p¡.

12.2.2 Résistance sous sollicitations normales


(1) Les sollicitations de calculà considérer sont définies à l'article 7.3.1 (Note 1)'

NOTE I - Si les éléments de fondation profonde ne sont pas reconnus nécessiter une justification vis-à-vis de l'état-
limite de stabilité de forme (Article 12.3.1),les effets du second ordre en provenance de la structure sont négligés.

(2) Les effets des tolérances géométriques ne sont à intégrer que dans les calculs à I'ELU (Notes 1 el2).

NOTE 1 - L'excentrement théorique pris en considération est la somme de la tolérance d'excentrement en plan au
niveau de la plateforme d'exécution et de l'excentrement qui résulte de la tolérance d'inclinaison à la profondeur
d'arase de recépage vis-à-vis de cette plateforme.

NOTE 2 - L'annexe R traite du cas de la compression dite < centrée >.

(3) Les effets des tolérances géométriques sont répartis entre la structure et les fondations (Notes 1 à 6)
(Annexe R).

NOTE 1 - La répartition des efforts ultimes peut être non proportionnelle aux rigidités (faculté d'adaptation).

NOTE 2 - On privilégie un équilibrage local des efforts associés aux tolérances sans considérer un report global sur
l'ensemble de la structure.

NOTE 3 - La structure est conçue et dimensionnée pour reprendre sa part des efforts'

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NOTE 4 - La descente de charge sur les fondations inclut le résultat de cette répartition.

NOTE 5 - En cas de non respect des tolérances, la structure et les fondations nécessitent d'être vérifìées, et, le cas
échéant des renforcements sont définis.

NOTE 6 - Différentes dispositions constructives permettent de limiter les conséquences des tolérances d'exécution

réseau de longrines ;

au moins 3 éléments de fondation non alignés sous chaque élément porteur isolé ;

éléments de fondation disposés en quinconce sous un élément structurel linéaire

(4) La prise en compte de tolérances inférieures à celles spécifiées dans les normes d'exécution (NF EN
1536, NF EN 1538, NF EN 12699 et NF EN 14199) doit faire l'objet de procédures d'exécution
spécifiques, en permettant le respect, approuvées avant le démarrage des travaux.

12.2.3 Justification vis-à-vis des sollicitations tangentes

(1) llconvient d'appliquer la norme NF EN 1992-1-1dans le cas des pieux armés et la clause 12.2.1 (8)
du présent document dans le cas des pieux non armés ou farblement armés (Note 1).

NOTE 1 - Dans le cas des éléments circulaires, pour le calcul de b,(Article 6.2 de la Norme NF EN 1992), on pourra
considérer le carré inscrit dans le cercle d'où bw = B,11,4. ll convient de vérifier que les armatures longitudinales
tendues soient capables de résister à l'effort de traction supplémentaire généré par I'effort tranchant.

(2) ll convient d'une part de maintenir les armatures d'effort tranchant requises jusqu'au droit de I'appui et
I'ancrage des armatures longitudinales au-delà de cette section et d'autre part de vérifier que I'effort
tranchant sur appui n'excède pâs V¡6,6¿r.

12.2.4 Étatl¡m¡te ultime de stabilité de forme

(1) Les sollicitations de calcul à considérer sont définies à I'article 7.3.1 (Notes 1 à 3).

NOTE 1 - La justificat¡on d'une fondation profonde vis-à-vis des étatsJimites de stabilité de forme n'est à envisager
que dans des cas particuliers (Clauses 7.8 (4) et (5) de la norme NF EN 1997-l ). On peut citer comme exemples :

fondation sur pieux présentant une grande hauteur libre, cette situation pouvant découler de la conception de la
fondation ou être liée à un affouillement ;

fondation sur pieux de faible inertie traversant des hauteurs importantes de terrains lâches pour des sables ou
peu consistants pour des argiles.

NOTE 2 - En général, ce n'est pas la seule stabilité de pieux qui est analysée mais la stabilité d'ensemble de la
fondation et, éventuellement, de tout ou partie de la structure qu'elle porte.

NOTE 3 - Les justifications sont effectuées conformément à la norme NF EN 1992. À défaut de modèle plus
représentatif, les lois d'interaction à prendre en compte entre l'élément et le sol sont celles définies à I'article 8.6.1
pour les sollicitations de longue durée d'application.

(2) Notamment pour la justification des micropieux, des modèles plus réalistes mais présentant un degré
de complexité plus important peuvent être utilisés le cas échéant. On peut par exemple se référer aux
recommandations issues du projet Forever.

12.2.5 Tubes de réservation

(1)Les tubes de réservation destinés aux contrôles de la qualité d'exécution des pieux ne sont pas pris
en compte dans la résistance de la section. À titre de simplification, les vides créés par ces mêmes tubes
ne sont pas déduits de la section résistante du béton.

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12.2.6 Gaines

(1) La prise en compte de la résistance de la gaine métallique éventuelle est admise pour les pieux
circulaires dans les condit¡ons suivantes :

l'épaisseur initiale de celle-ci est supérieure à 2 millimètres,

il est tenu compte des phénomènes de corrosion suivant les dispositions de l'article 12.3.2,

sauf prescription contraire du marché, les soudures faites sur chantier sont considérées comme une
interruption totale de la continuité.

(2) Lorsque aucun dispositif spécial de connexion n'est prévu pour assurer I'adhérence entre la gaine et
le béton, on considère que celle-ci n'est parfaitement obtenue qu'à partir d'une distance de régularisation
égale à 2 x B, comptée depuis l'extrémité de la gaine. La justification d'une section située dans cette
zone de régularisation, à une distance x de I'extrémité de la gaine, est conduite en prenant en compte
une épaisseur de gaine égale à :

x ('t2.2.6\
2B

e désigne l'épaisseur retenue en section courante.

12.3 Pieux métalliques en ac¡er de construction

12.3.1 État-l¡m¡te ultime de stabilité de forme

(1)À défaut de modèle plus représentatif, la charge critique d'Euler N".* est calculée en tenant compte
des lois d'interaction entre l'élément et le sol définies à I'Article 8.5.1 pour les sollicitations de longue
durée d'application (Notes 1 et2).

NOTE 1 - La justification d'une fondation profonde vis-à-vis des états-limites de stabilité de forme n'est à envisager
que dans des cas particuliers. On peut citer comme exemples :

fondation sur pieux présentant une grande hauteur libre, cette situation pouvant découler de la
conception de la fondation ou être liée à un affouillement ;

fondation sur pieux de faible inertie traversant des hauteurs importantes de terrains inconsistants.

NOTE 2 - En général, ce n'est pas la seule stabilité de pieux qui est analysée mais la stabilité d'ensemble de la
fondation et, éventuellement, de tout ou partie de la structure qu'elle porte.

(2) Notamment pour la justification des micropieux, des modèles plus réalistes mais présentant un degré
de complexité plus important peuvent être utilisés le cas échéant. On peut par exemple se référer aux
recommandations issues du projet Forever.

12.3.2 Épaisseur d'acier sacrifiée à la corrosion

(1) Lorsque les éléments de fondation ne sont pas munis d'une protection reconnue efficace contre la
corrosion (Note 1), les calculs justificatifs sont conduits en neutralisant, sur I'ensemble du périmètre
extérieur, une épaisseur sacrifiée à la corrosion hormis pour les ouvrages provisoires. Pour les profils
creux non entièrement remplis de béton ou de mortier, cette épaisseur est également neutralisée sur
I'ensemble du périmètre intérieur (Note 2).

NOTE 1 - Dans le cas des aciers laminés pour construction métallique sollicités en compression, on pourra admettre
qu'un enrobage de mortier ou de coulis de ciment approprié peut constituer une protection efficace si les dispositions
prévues permettent de garantir un enrobage minimal de 5 cm et que le coulis mis en ceuvre est dosé à plus de 500
kg de ciment par mètre cube, avec un rapport eau sur ciment inférieur à 0,5.

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NOTE 2 - Cette disposition s'applique en particulier à tous les pieux tubulaires battus, que leur base soit obturée ou
non

(2) Les épaisseurs d'acier sacrifiées à la corrosion sont fixées en fonction de la durée de vie de l'ouvrage
(Norme NF EN 1990 et son annexe nationale) et de I'agressivité du milieu environnant (Section 4 de la
Norme NF EN 1993-5 complétée de son annexe nationale).

(3) Dans le cas de I'utilisation d'armatures de précontrainte (par exemple pour les micropieux), la mise en
place d'une protection contre la corrosion est obligatoire.

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13 Stabilité générale
13.1 Généralités

(1) La stabilité générale de la fondation doit être assurée tant pendant les phases de construction, qu'une
ìoi" l'ouur"ge aihevé. ll est aussi nécessaire de vérifier, lorsque c'est pertinent, le mode de rupture par
porté (état
instabilité générale du site pendant la réatisation des travaux et au cours de la vie de l'ouvrage
limite ultime de type GEO - Notes 1 à 3)

NOTE 1 - La stabilité générale du site avant le début des travaux, pendant les phases de construction et une fois
par calcul dans certains
I'ouvrage achevé est à ðémontrer systématiquement. La démonstration peut ne pas être faite
cas (Clause 13.1 (2) Note 3).

NOTE 2 - Le cas de fondations profondes sur terrain naturel en pente doit, le plus souvent, faire l'objet d'une étude
spécifique. Le présent documenì suppose que I'ouvrage est édifié sur un site dont la stabilité initiale a le
niveau
nbrmalement requis. Lorsque ce n'esi pas ie cas, il cónvient généralement de I'améliorer
par des techniques de
renforcement des massifs de sol.

pas
NOTE 3 - On rappelle que le calcul de fondations profondes établies dans un versant dont la stabilité initiale n'a
requis relève de la catégorie géotechnique 3 et que le cas des fondations profondes qui ont
le niveau normalement
pour objet, en plus de leur fonction portante, I'amélioration de la stabilité générale du site sort du domaine
d'application de ce document.

(2) La vérification de la stabilité générale du site doit être effectuée conformément aux dispositions de la
norme NF EN 1gg7-1 et plus-particulièrement l'article [Link] et la section 11 (stabilité générale),
complétées par celles de I'article 8.2 du présent document (Notes 1 à 3)'

NOTE 1 - La stabilité générale peut être vérifiée suivant I'approche de calcul 2 en utilisant les ensembles de facteurs
partiels A1 , M1 et R2ãéfinis à I'annexe C, articles C.2.1, C.2.2 et C.2.5, respectivement pour les act¡ons, pour les
propriétés des terrains et leur résistance. La valeur du coefficient de modèle Yno est indiquée à la clause 13.5 (1 )'

NOTE 2 - La stabilité générale peut aussi être vérifiée suivant I'approche de calcul 3 en utilisant les ensembles de
pour les
facteurs partiels Rt ou RZ, M2 et R3 définis à I'annexe C, articles C.2.1, C.2.2e| C.2.5, respectivement
actions, pour les propriétés des terrains et leur résistance. La valeur du coefficient de modèle TRd est indiquée à la
clause 13.5 (2).

NOTE 3 - La vérification de la stabilité initiale du site n'est pas systématiquement à faire


par calcul lorsque les
géologiques présentant
fondations profondes sont établies sur un site sensiblement horizontal dans des formations
un pendage faible.

(3) Compte tenu du caractère stabilisateur apporté par des_ fondations profondes, la vérification minimale

iru'ot"" 1eL2) consiste à s'assurer, que, dans la situation finale, tous les mécanismes de rupture (Article
13.3) ne coupant pas ces dernières sont stables (Figure 13.1).

NOTE 1 - ll peut être nécessaire,par ailleurs, en fonction de la stabilité du talus seul, d'effectuer une étude
spécifique de la stabilité de l'ensemble constitué du talus et des fondations profondes' Compte tenu de la diversité
présent document.
Oäs cas pouvant être rencontrés, les modalités de cette étude sortent du cadre d'application du

profondes. Là
NOTE 2 - ll peut être nécessaire également d'examiner des mécanismes interceptant les fondations
encore, ces analyses sortent du cadre d'application du présent document'

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I
I

/./

Figure 13.1 Modes de rupture à analyser pour vérifier Ia stabilité générale d'un système de
- fondations profondes

13.2 Principe de calcul

(1) On doit vérifier au moins que, pour toute surface de rupture potentielle qui englobe la fondation
complète, l'ensemble des actions qui tendent à faire glisser le massif limité par cette surface est équilibré
par la résistance au cisaillement du sol le long de celle-ci.

(2) On doit vérifier que I'inégalité suivante est satisfaite pour tous les cas de charge et de combinaisons
de charges et toutes les surfaces de glissement potentiel (Notes 1 et 2) (13.2) :

Tonto3R,,ta/Tota (13.2)

Tn;o est un facteur partiel de mobilisation au cisaillement des terres (Article 13.5) ;

To,,,o est la valeur de calcul de l'effet déstabilisant des actions le long de la surface de glissement
étudiée ;

R",., est la valeur de calcul de la résistance stabilisatrice ultime mobilisée le long de la surface de
glissement étudiée.

NOTE 1 - Dans le cadre de l'approche 2, la valeur Rs¡;¿ prêrìd en compte le facteur partiel relatif à la résistance 1n;e
(=1,1) et la valeur Tost;o prend en compte le facteur partiel relatif à I'effet des actions Te (=1,35). Le facteur partiel Tn;o
intervient afin d'obtenir un niveau global de sécurité de I'ordre de 1,5 (yfln;"Tn;o).

NOTE 2 -Dans le cadre de I'approche 3, la valeur Rsl;¿ prêrìd en compte le facteur partiel de la résistance .yR;e (='l ,0)
et les facteurs partiels relatifs à I'angle de frottement (1r), à la cohésion (1") et à la cohésion non drainée (t"u). te
facteur partiel 1n;o intervient afin d'obtenir un niveau global de sécurité de l'ordre de 1,5 (y*1q.1n;o).

(3) ll convient d'apporter le plus grand soin au choix des modèles de calcul (Article 13.3) ainsi qu'à la
recherche de la géométrie la plus défavorable des mécanismes de glissement potentiel (Article 13.4).

13.3 Modèles de calcul

(1) Différents modèles de calcul, dont principalement la méthode partranches dite < de Bishop > ou celle
dite < des perturbations > peuvent être utilisés. Dans le cas de la méthode des tranches, il convient de
vérifier au moins les équations d'équilibre des moments et des forces verticales (Note 1).

NOTE I - Dans un modèle par tranches, si l'équilibre des forces verticales n'est pas I'objet d'une vérification, les
forces inter-tranches doivent être prises horizontales.

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(2) Des modèles plus complexes basés par exemple sur la méthode des éléments finis ou des
différences finies ou encore I'approche cinématique de la théorie du calcul à la rupture peuvent être
utilisés, par exemple pour étudier des cas qui relèvent de la catégorie géotechnique 3 (Annexe P) ou
pour ¡dentif¡er des mécanismes de rupture dans des conditions de terrains complexes, nécessitant le cas
échéant une modélisation tridimensionnelle.

13.4 Mécanismes de rupture

(1) ll convient d'apporter le plus grand soin au choix des schémas de rupture et à la recherche de leur
géométrie la plus défavorable.

(2) Dans le cas d'un sol d'un sol cohérent, on peut généralement ne considérer que des surfaces
circulaires.

(3) Quand le sol comporte des couches de caractéristiques géotechniques très différentes, il convient de
s'assurer que les surfaces de rupture considérées tiennent compte de ces particularités.

13.5 Facteur part¡el de modèle n¿e'¿

(1) Le coefficient de modèle yç;6 doit être pris égal à 1,0 quand on utilise la méthode par tranches
àssociée à des surfaces de rupture circulaires dans le cadre de I'approche 2 (Note 1)-

NOTE 1 - ll convient éventuellement d'adopter une valeur inférieure à 1,0 par exemple 0,9 quand la destination de
l'ouvrage le rend peu sensible aux déformations.

(2) Le coefficient de modèle Tn;¿ doit être pris égal à 1,2 quand on utilise la méthode par tranches
associée à des surfaces de rupture circulaires dans le cadre de I'approche 3 (Note 1).

NOTE 1 - ll convient éventuellement d'adopter une valeur inférieure à 1,2 par exemple 1,1 quand la destination de
I'ouvrage le rend peu sensible aux déformations.

(3) Quand un modèle de calcul autre que la méthode des tranches associée à des surfaces de rupture
circulaires est utilisé, une valeur adoptée pour le coefficient yp,6, éventuellement inférieure à 1,0, doit faire
I'objet d'une justification.

NOTE 1 - ll convient que cette justification montre, sur des exemples simples et représentatifs, que le modèle utilisé
conduit à un niveau de sécurité comparable à celui de la méthode par tranches avec des surfaces circulaires.

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14 Justifications à l'état-limite de serv¡ce


14.1 Généralités
(1) Le dimensionnement des fondations sur pieux doit être vérifié vis-à-vis des états limites de service,
(Article 8.3) en utilisant les situations de calcul appropriées (Article 7.3 de la norme NF EN 1997-1 et
Section 7 du présent document) et en tenant compte des dispositions qui suivent.

(2) ll convient normalement de donner aux facteurs partiels pour les états limites de service une valeur de
1,0 pour déterminer la valeur de calcul de l'effet des actions et les résistances.

14.2 Mobilisation du terrain par une fondation profonde soum¡se à une charge ax¡ale

14.2.1 Principegénéral
(1) Le niveau de sollicitation du terrain par une fondation profonde en service doit être compatible avec
les exigences de déplacement axial de la fondation profonde soumise à une sous charge axiale.

(2) Sauf autres spécifications (Clause 14.3 (1)), il convient simplement de vérifier que la mobilisation du
terrain demeure inférieure, selon le cas, à la valeur de calcul de la charge de fluage de compression
Rg;s¡;4 ou de traction R¡,",,6. L'inégalité suivante doit être satisfaite :

Fa 3 R":",;a ([Link])

Avgc : R":"rd = R"r"r,o fT", ([Link])

F¿ < R,;",;a ([Link])

Avgc : R,,"rtd = R,t"r,o f Trt", ([Link])

F6 est la valeur de calcul à l'ELS de la charge axiale transmise par le pieu au terrain ;

Rs;ç¡;4 êSt la valeur de calcul de la charge de fluage de compression ;

Rs;s¡;¡ êst la valeur caractéristique de la charge de fluage de compression ;

R1;s¡;6 êst la valeur de calcul de la charge de fluage de traction ;

R1.6¡.¡ est la valeur caractérístique de la charge de fluage de traction ;

y", êt fs;cr sont respectivement les valeurs du facteur partiel sur la charge de fluage de compression et de
traction (Tableaux 1 [Link] et [Link]).

(3) La valeur de calcul F¿ de la charge verticale transmise à I'ELS par la fondation profonde au terrain doit
être déterminée pour les cas de charge les plus défavorables en cours de construction et en cours
d'exploitation (Clauses 8.3 (2) et (3)).

(4) La valeur de la charge de fluage de compression ou de traction R",.¡ d'une fondation profonde doit être
déterminée conformément à l'article 14.2.2.

14.2.2 Gharge de fluage d'une fondation profonde

(1) ll convient (Note 1 ) que les valeurs caractéristiques des charges de fluage de compression R".",.¡ et de
traction R1.",.¡ d'une fondation profonde soient évaluées à partir des valeurs caractéristiques des
résistances de pointe R6.¡ et de frottement axial R.;k par les relations suivantes :

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pour les éléments de fondation mis en æuvre sans refoulement du sol (Note 2) :

R".",;k = 0,5R6¡, * 0,'l R,t¡ (14'2'2'1)

R,,",:k =0,'7 R,* ([Link])

pour les éléments de fondation m¡s en æuvre avec refoulement du sol (Note 3) :

R",",:k = 0,7 Rb k + 0,7 R,.k (4-2'2.3)

R,:",.,k = 0,7R",¡. (14'2'2'4)

NOTE 1 - Lorsque des essais de chargement statique sont réalisés, il est admis d'utiliser directement les valeurs
caractéristiques de résistance critiqueJ mesurées lorsque les relations indiquées dans cet article donnent
des
résultats discordants avec les valeurs de R"'' mesurées pendant l'essai'

NOTE 2 - Cette catégorie concerne les éléments de fondation dont la réalisation nécessite l'exécution d'un forage
particulier les pieux
ou d'une excavation dont la sect¡on droite correspond à la section nominale de l'élément, et en
forés, les barrettes et les Puits.

NOTE 3 - Cette catégorie concerne les éléments de fondation mis en place dans le sol par battage ou fonçage, et en
particulier les pieux préfabriqués battus en béton armé ou en métal, ainsi que certa¡ns pieux, totalement ou
qui entre dans leur constitution est mis en
þartiellement exécutés en plabe, dont le béton, le mortier ou le coulis
ceuvre dans une empreinte réalisée dans le sol par battage ou fonçage.

Tableau [Link]- Facteurs part¡els de résistance (yfl pour les fondations profondes - ELS -
Combinaisons caractér¡stiques
Résistance Symbole Valeurs

Fût en compression \", 0,9

Fût en traction (y compris T.;"t 1,1


micropieux)

Tableau [Link]- Facteurs part¡els de résistance (TR) pour les fondations profondes - ELS -
Combinaisons quas¡ Permanentes
Résistance Symbole Valeurs

Fût en compression "{c, 1,1

Fût en traction (y compris micropie ux) %;ct 1,5

14.9 Déplacement et déformat¡on d'une fondation profonde

14.3.1 Charge axiale

(1) Lorsque des limitations de déplacement sont imposées par la structure portée, le déplacement de la
fondation profonde doit être évalué (Note 1 et Clause 8.3 (5)).

NOTE 1 - Cet article vise uniquement les pro¡ets où I'ouvrage porté est sensible aux déplacements de façon
inhabituelle et où les déformations admissibles sont très faibles.

(2) Pour faire cette vérification, il est nécessaire

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d'abord de procéder à une estimation des déplacements admissibles de la fondation profonde,


imposés par la structure portée (Note 1) ;

puis de faire une estimation initiale prudente des déplacements (Notes 2 et 3) ;

enfin de justifier que les déplacements ne dépassent pas les valeurs limites (Note 4).

NOTE 1 - Les valeurs limites des déplacements admissibles pour une fondation sur pieux sont à fixer pour chaque
projet avant le début des études. Ces valeurs sont normalement à établir par le maître d'ouvrage eVou par le
concepteur de la structure portée. Des indications sur les déformations admissibles des structures sont données en
annexe N.

NOTE 2 - L'estimation n'est pas nécessairement à faire par calcul, par exemple dans le cas d'une expérience
comparable (Clause 14.3.1 (3)).

NOTE 3 - Une estimation prudente peut être effectuée selon les recommandations de I'annexe L (Article L.2)

NOTE 4 - Des méthodes plus complexes, notamment dans le cas de groupes de pieux, peuvent être mises en
æuvre. Elles peuvent être basées sur l'adéquation entre les valeurs de déplacement des pieux et du terrain en place.

(3) Le dimensionnement de la fondation profonde doit être justifié par une étude plus détaillée comportant
des calculs de déplacement (Note 1) lorsque :

l'estimation prudente initiale des déplacements dépasse les valeurs limites ;

I'on ne peut justifier d'expériences comparables concluantes.

NOTE 1 - Un exemple de méthode de calcul est donné dans I'annexe L (Article L.3).

(4) Les calculs de déplacements doivent dans ce cas être effectués à partir d'un modèle de calcul
approprié conformément aux indications de la clause 8.3 (5) (Note 1)).

NOTE 1 - On rappelle qu'une estimation du déplacement absolu d'un pieu au centimètre près constitue un objectif
raisonnable et qu'une précision supérieure est généralement illusoire.

(5) Lorsque les déplacements admissibles de la fondation profonde sont incompatibles avec la précision
des calculs de déplacement, il convient d'envisager un recours à la méthode observationnelle.

14.3.2 Charge transversale

(1) Pour les combinaisons à I'ELS quasi permanent ou caractéristique, les valeurs maximales des lois
d'interaction locales (Note 1) utilisées sont limitées à des valeurs correspondant au niveau 11 (Annexe l).
Cette vérification a pour objectif de contrôler l'adéquation entre le déplacement de la fondation profonde
et de la structure portée (Note 2) et de limiter les phénomènes de fluage.

NOTE I- ll convient de se reporter aux sections 8.6, 8.8 el 11.2 et à I'annexe I pour le choix des lois d'interaction
locale.

NOTE 2 - ll convient de prêter attention à la limitation de contrainte du béton et à I'ouverture des fissures.

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15 Documents justificatifs des calculs


(1) Un dossier de synthèse des calculs justificatifs effectués et du suivi des travaux à réaliser pendant la
construction de I'ouvrage doit être établi conformément aux dispositions de la norme NF EN 1997-1 et à
celles de cette section.

(2) Le dossier de synthèse doit fournir toutes les informations nécessaires à une tierce partie pour
contrôler, par des moyens simples, la validité des données retenues et des hypothèses faites pour la
justification des différents états-limites considérés. Le tableau 15.1 énumère les informations qu'il
convient normalement d'inclure dans le dossier de synthèse.

Tableau l5.l - lnformations sur le projet à fournir normalement dans le dossier de synthèse

Objet Observations
ldentification du projet
nom / numéro du dossier / situation du projet
durée d'utilisation de l'ouvrage à construire Note 1

classe de ence I ue Note 1

Données n ues
modèles géotechniques Note 2
- nature et propriétés des terrains Note 3
- conditions hydrauliques Note 4
- référence du dossier de la reconnaissance du site Note 5
Données relatives à I'ouvrage et à sa construction
Géométrie Note 6
propriétés des constituants des fondations profondes Note 7
conditions de chargement Note I
conditions d'exécution des travaux (phases de construction) Note 9

Notes:
(1) Les éléments sur lesquels sontfondées la durée d'utilisation de l'ouvrage, sa classe de conséquence et sa
catégorie géotechnique sont à rappeler. Le cas échéant, les critères de déplacement à respecter sont également
à donner. Ces indications relèvent normalement des spécifications du maître d'ouvrage.
(2) Le modèle géotechnique retenu pour la justification de chaque fondation complète, incluant les valeurs
caractéristiques des propriétés des terrains et des niveaux d'eau, est à fournir. Les éléments à partir desquels il
a été établi sont à indiquer (dossier de reconnaissance des terrains, cahier des charges, essais de pompage,
dispositions constructives prévues).
(3) Les propriétés visées sont les propriétés mécaniques des différentes couches de terrains (et le cas échéant
des remblais) et, lorsque cela est approprié, Ieurs propriétés physiques et chimiques.
(4) Les conditions hydrauliques concernent les eaux souterraines et les eaux extérieures ou libres.
(5) La référence, incluant le type de mission géotechnique du (ou des) dossier(s) de la reconnaissance du site
qui a (ont) servi de base à l'élaboration des modèles géotechniques est à fournir et le cas échéant celle des
documents justifiant les hypothèses hydrauliques et des hypothèses retenues pour les matériaux de remblai.
(6) Référence du(es) plan(s) de I'ouvrage à construire (vue en plan, coupes types, élévation).
(7) Les propriétés des matériaux constitutifs des pieux visées sont celles nécessaires à la justification de leur
résistance et de leurs déformations.
(8) Les valeurs caractéristiques des sollicitations permanentes et variables appliquées aux pieux par I'ouvrage
porté sont à indiquer. Ces valeurs relèvent normalement des spécifications du marché et fixées par le maître
d'æuvre du projet.
(9) Lorsqu'il y a lieu, les phases de construction sont à indiquer

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(3) Le dossier de synthèse doit fournir les calculs effectués et les résultats obtenus qui démontrent la
stabilité et le fonctionnement correct de la fondation sur pieux. Le tableau 15.2 énumère les informations
qu'il convient normalement d'inclure dans cette synthèse.

(4) Le dossier de synthèse doit inclure un plan de surveillance et de suivi des travaux, dont I'importance
est fonction de la complexité de l'ouvrage à réaliser, mais dont les points qui nécessitent un contrôle ou
des mesures pendant la construction doivent être clairement identifiés. Le Tableau 15.3 indique les
principes généraux qu'il convient de suivre en fonction de la catégorie géotechnique du projet (Annexe P).
L'annexe O rappelle les points les plus importants qu'il convient de prendre en compte au cours de la
surveillance de I'exécution des travaux et du suivi du comportement de I'ouvrage.

Tableau 15.2 - lnformations sur les calculs effectués et Ies résultats des analyses de stabilité et
fonctionnement à fournir normalement dans le dossier de synthèse

Objet Observations
Galculs
Situations / Combinaisons d'actions / état-limites Note I
Modèles de calcul Note 2
Vérifications ELU Note 3
Stabilíté générale
Portance / Traction
Sollicitations transversales
Résistance structurale
Vérifications ELS Note 4
Mobilisation du sol support Note 5
Déplacement et déformation du pieu / groupe de pieux Note 6
Notes
(1) Un tableau est à fournir, donnant par exemple, pour chaque fondation sur pieux étudiée,
les situations, combinaisons d'actions considérées et les états-limites examinés.
(2) Un tableau est à fournir, indiquant par exemple, pour chaque état-limite examiné :
- la méthode elou la référence du logiciel ayant été utilisé pour sa vérification (par exemple,
méthode pressiométrique avec le logiciel << zz r> pour la vérification de la portance, méthode
MISS ( au module de réaction ) avec le logiciel ( xx > pour la vérification de la résistance
aux charges transversales, méthode < Bishop > avec le logiciel ( yy > pour la vérification de
la stabilité générale du site ;
- les principes de calcul mis en æuvre par le programme, lorsqu'il y a lieu.
(3) Un tableau récapitulatif est à fournir donnant par exemple, pour chaque état-limite
examiné, les valeurs de calcul des actions ou de leurs effets, des propriétés des matériaux
et des résistances.
(4) Le cas échéant, les résultats des vérifications effectuées aux états-limites de service
(voir section 14) sont également à fournir.
(5) Charge de fluage.
(6) Selon le cas, il peut s'agir de valeurs de déplacements horizontaux ou verticaux
(tassement).

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Tableau 15.3 - Principes généraux à suivre pour la surve¡llance, le suivi et le contrôle des travaux
et le suivi de comportement des ouvrages

Catégorie qéotechnique
Objet a
1 2 3

inspection visuelle, contrôle idem2+mesuresdes


idem 1+contrôledes propriétés du terrain et du
simple, estimation propriétés des remblais et du
Surveillance qualitative du comportement comportement de I'ouvrage
comportement de I'ouvrage aux étapes importantes
de I'ouvrage
idem 1 + vérification des idem 2 + reconnaissance
Vérification de inspection du site et relevé propriétés du terrain avec complémentaire et étude des
l'état des des types de terrains dans conditions du terrain influant
reconnaissance et essais
terrains les excavations sur le site sur le dimensionnement
complémentaires si besoin
Gontrôle de plan de suivi peut indiquer plan de suivi peut indiquer les
normalement, pas de plan
I'exécution des les phases de travaux phases de travaux
de suivi et de contrôle
travaux
ldem2+évaluationdu
comportement de I'ouvrage,
ldeml + évaluation le cas sur la base de mesures de
échéant du comportement de déplacements et d'analyses
évaluation simple et I'ouvrage, sur la base de tenant compte des phases
lnstrumentation qualitative du comportement mesures de déplacements de des travaux, et si besoin sur
et suivi de quelques points choisis et si
de I'ouvrage, fondée sur la base de mesures des
I'ouvrage besoin sur des mesures des déplacements d'ensemble du
I'inspection visuelle
déplacements d'ensemble du terrain si la méthode
terrain
observationnelle est utilisée
(méthode observationnelle)
a
citée pour mémoire, les dispositions de cette norme ne s'applique pag aux ouvrages de cat

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Annexe A
(informative)

Les différents types de pieux et les dispositions particulières de


conception

A.l Les différents types de pieux


(1)LespieuxsontclassésselonleurtechniquedemiseenæuvresuivantletableauA.l (Note1).

Tableau A.l - Glasses et catégories de pieux


Classe 3atégorie Technique de mise en Guvre Abréviation Norme de référence

1 Foré simple (pieux et barrettes) FS

2 Foré boue (pieux et barrettes) FB

1 3 Foré tubé (virole perdue) FTP NF EN 1536

4 Foré tubé (virole récupérée) FTR

5 Foré simple ou boue avec rainurage ou puits FSR, FBR, PU

2 6 Foré tarière creuse simple rotation, ou double rotation FTC, FTCD NF EN 1536

7 Vissé moulé VM
3 NF EN 12699
I Vissé tubé VT

9 Battu béton préfabriqué ou précontra¡nt BPF, BPR

10 Battu enrobé (béton - mortier - coulis) BE


4 NF EN 12699
11 Battu moulé BM

12 Battu acier fermé BAF

5 13 Battu acier ouvert BAO NF EN 12699

14 Profilé H battu HB
6 NF EN 12699
15 Profilé H battu injecté HBi

7 l6 Palplanches battues PP NF EN 12699

17 Micropieu type I M1
1 bis
18 Micropieu type ll Nl2
NF EN
1 536/1 41 99/r 2699
19 Pieu ou micropieu injecté mode IGU (type lll) PIGU, MIGU
8
20 Pieu ou micropieu injecté mode IRS (type lV) PIRS, MIRS

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NOTE 1 - La classe 1 bis complète la classe '1 .

(2) Cette annexe complète les normes d'exécution présentées dans le tableau 4.1, en précisant, pour
Èúr justification dans le cadre du présent document, certains points particuliers de l'exécution des
fondãtions profondes en particulier pour les quatre catégories de micropieux.

(3) En I'absence d'expérience comparable, il convient de réaliser en début de chantier un pieu de


iafuabitité (NF EN 153'6, NF EN 12699, NF EN 14199) permettant de valider la technique de mise en
æuvre suivant le Tableau 4.1.

A.2 Pieux forés (Glasse 1)


(1) La section nominale de calcul du pieu est celle de I'outil de forage (Note 1).

NOTE 1 - on ne tient pas compte des hors profils dans les calculs de portance.

A.2.1 Pieux forés simPles [FS, n' l]


(1) Ces pieux ou ces barrettes sont réalisés par mise en æuvre du béton à I'aide d'une colonne de
bétonnage dans un forage exécuté sans soutènement des parois.

A.2.2 Pieux, barrettes ou parols forés boue [FB, n'2]


(1) Ces éléments de fondations sont des pieux, des barrettes ou des parois réalisés par mise en æuvre
par
àú Ueton à I'aide d'une colonne de bétonnage dans un forage dont le maintien des parois est assuré
un fluide stabilisateur.

A.2.3 Pieux forés tubés, v¡role perdue [FTP, n" 3]


(1) Ces pieux sont réalisés par mise en æuvre du béton à I'aide d'une colonne de bétonnage dans un
ioi"g" dbnt le maintien des parois est assuré par un tubage provisoire foncé par vibration, battage ou
vériñage, éventuellement avec louvoiement. Le tube est laissé en place après bétonnage sur tout ou
partie de la hauteur du Pieu.

A.2.4 Pieux forés tubés, v¡role récupérée [FTR' n'4]


(1) Ces pieux sont réalisés par mise en æuvre du béton à I'aide d'une colonne de bétonnage dans un
ìoi"g" dônt le maintien des parois est assuré par un tubage provisoire foncé par vibration, battage ou
vé¡ñage, éventuellement avec louvoiement. Ce tube est récupéré après le bétonnage.

A.2.5 Pieux forés simptes avec ra¡nurage [FSR, no 5], avec boue avec ra¡nurage [FBR'
n'51ou puits [PU, n" 5]
(1) Les pieux de la famille FS ou FB sont des pieux forés simple ou forés à la boue réalisés avec
rainurage (Note 1) avant bétonnage.
qui
NOTE 1 Cette opération a pour objectif essentiel de décaper l'éventuelle couche de sol remanié ou d'argile
- justification de la
adhère à la paroi. Elle n'augmente paé la valeur du diamètre du pieu considérée pour les calculs de
portance ou de la résistance de traction des fondations profondes selon les annexes F et G.

4.3 Pieux forés tarière creuse (Classe 2)


(1) La section nominale du pieu est celle de l'outil de forage (Note 1 et Article 4.10)

NOTE 1 - Les hors profils ne sont pas pris en compte dans les calculs.

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4.3.1 Pieux Forés à la Tarière Greuse s¡mple rotat¡on [FTC, n'6]


(1) Ces pieux sont réalisés au moyen d'une tarière à axe creux vissée dans le sol sans extraction notable
du terrain. La tarière est ensuite extraite du sol sans dévisser pendant que, simultanément, du béton est
injecté par l'axe creux de la tarière. La partie basse de la tarière est munie d'un système d'obturation
(pointe perdue ou clapet pivotant) (Note 1).

NOTE 1 - On attire I'attention sur les contrôles à mener lors de la mise en æuvre de cette technologie de fondations
profondes (Tableaux [Link], F.5.2.1 et G.5.2.1).

A.3.2 Pieux Forés à la Tarière Greuse à Double rotation [FTGD, n"6]


(1) Le système de forage double rotation est constitué de deux tables de forage superposées. La table
supérieure fait tourner la tarière tandis que la table inférieure fait tourner le tube en sens inverse. Grâce à
la variation relative, la tarière peut forer 300 mm en avant du tube. La longueur du tube et de la tarière
doit correspondre pour obtenir une utilisation optimale de la variation relative. Le tube doit forer en avant
de la tarière dans les sols pulvérulents ou lors du forage de restes de fondations, de pieux primaires ou
lors de phénomènes de renard. En revanche, dans les sols compacts, la tarière peut forer avant le tube.
Les déblais remontent par les spires de la tarière et sont évacués par les ouvertures en haut du tube. La
rotation inverse du tube et de la tarière accélère l'évacuation des déblais. L'espace ainsi obtenu est
rempli par du béton coulé à travers l'âme de la tarière creuse. La tarière et le tube sont extraits en même
temps pendant le bétonnage. Le résultat conduit à un meilleur contact avec le sol adjacent.

A.4 Les pieux v¡ssés (Classe 3)

4.4.1 Pieux v¡ssés moulés [VM, n'7]


(1) Ce procédé consiste à faire pénétrer dans le sol par rotation et fonçage un outil hélicoÏdal, perdu ou
non, en forme de vis surmonté d'une colonne à âme creuse. La particularité du procédé est de refouler la
presque totalité du sol ce qui se traduit par un volume très faible de déblais, moins de 10 % du volume
théorique du pieu réalisé (Notes 1 à 3).

NOTE 1 - Le constat d'un volume d'extraction très faible après bétonnage est la preuve que le forage a été
correctement effectué et permet de classer le pieu dans cette catégorie.

NOTE 2 - Selon les procédés, cet outil hélicoidal est décomposé en deux ou trois parties (Figure A.4.1)

une partle centrale plus ou molns llsse dont le diamètre constitue le diamètre nominal B" du pieu ;

une partie inférieure en tronc de cône équipée d'une pâle de diamètre extérieur égal au diamètre nominal du
pieu ;

le cas échéant, une partie supérieure équipée aussi d'une pâle de même diamètre mais avec un pas inverse à
celui de la partie inférieure.

NOTE 3 - Selon les procédés, il est possible de réaliser ou non une rainure de diamètre B supérieur au diamètre
nominal B" et dont l'épaisseur dr peut être plus ou moins ¡mportante par rapport à son pas R. Cette rainure peut être
réalisée par exemple par un ergot rétractable ou par une pâle isolée. Ce pas R est calculé d'après la relation: R =
[(v,"'ont¿" / Vrotat¡on)] âVec V¡s¡e¡tþs en m / mn et vrotar¡on en (t / mn)1. L'épaisseur di dépend de la taille de I'ergot ou de
l'épaisseur de la pâle.

(2) On distingue différentes techniques apparentées à ce procédé général (Note 1) :

avec pointe en forme de double vis, perdue partiellement ou en totalité (outil de gauche sur la figure
4.4.1) (Notes 2 et 3) ;

avec outil refoulant avec double vis récupéré (outils de droite sur la Figure [Link]) ;

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avec outil refoulant muni d'un ergot rétractable.

NOTE 1 - Certains types de pieux vissés peuvent présenter, une fois réalisés, une striction ou un rétrécissement de
diamètre. Get effet est à quantifier lors des essais de faisabilité en début de chantier.

NOTE 2 - Pour certains types de pieux, le bétonnage ne se fait pas par I'intermédiaire d'une trémie mais directement
à la pompe à béton.

NOTE 3 - Cette technique est à éviter dans les sables sans aucune cohésion sous nappe. Des essais de faisabilité
pouvoir appliquer
sont fortement recommandés pour valider la faisabilité du procédé dans ces conditions de terrain et
les règles d'estimation du frottement axial unitaire des annexes F et G.

(3) Un refus prématuré par rapport à la profondeur prévue lors du dimensionnement nécessite des
justifications.

tr
\>

R=R+d¡
R=R+d'
d, dt

B
B

(a) : Fût avec hélice ordinaire (b) : Fût avec hélice épaisse

Figure A.4.1- Garactéristiques géométriques d'un pieu vissé

A.4.2 Pieux v¡ssés tubés [VT, no 8]


(1) ll s,agit d'un pieu vissé constitué d'une pointe perdue et d'un tube métallique perdu qui fait office de fût.

(2) Le diamètre du pieu pour le calcul de la pointe est le plus grand diamètre de I'outil perdu. Le diamètre
du fût pour le frottement ou pour la résistance du béton est celui du tube.

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A.5 Pieux battus fermés (Classe 4)


(1) ll s'agit d'un pieu soit en béton préfabriqué, soit en tube acier ou caisson de palplanches fermé à sa
base battu, vibré ou vériné.

(2) Un refus prématuré par rapport à la profondeur prévue lors du dimensionnement nécessite des
justifications.

A.5.1 Pieux battus préfabriqués en béton armé [BPF, no 9] ou précontraint [BPR, no 9]

A.5.l.l Pieu battu préfabriqué [BPF]

(1) lls'agit d'un pieu battu préfabriqué en béton qui est vibré ou vériné.

[Link] Pieu en béton précontraint IBPRI

(1) ll s'agit d'un pieu constitué d'éléments tubulaires en béton légèrement armé assemblés par
précontrainte antérieurement au battage ou au vibrage.

A.5.2 Pieux métalliques battus enrobés [BE, n'l0]


(1) lls'agit d'un pieu métallique en acier dont la pointe comporte un sabot débordant. Au fur et à mesure
du fonçage par battage, vibrage ou vérinage, un béton ou un mortier, voire un coulis, est envoyé par un
ou plusieurs orifices débouchant au voisinage du sabot. Cette opératíon réalisée sous faible pression
constitue I'enrobage de I'acier par remplissage du vide créé par le débord du sabot.

(2) La partie métallique du pieu peut être un tube, un profilé de type H ou un caisson de palplanches.

A.5.3 Pieux battus moulés [BM, n" ll]


(1) ll s'agit d'un pieu réalisé au moyen d'un tube fermé à sa base par un sabot perdu et foncé par battage,
vibrage ou vérinage. Ce tube est ensuite bétonné avant son extraction. Les pieux peuvent être armés ou
non.

A.5.4 Pieux ca¡sson ac¡er fermé [BAF, n" 121


(1) Ce pieu acier est un tube ou un caisson de palplanches fermé à sa base par une platine battu, vibré
ou vériné jusqu'à sa côte d'arrêt. Le cas échéant, il peut être bétonné avec ou sans cage d'armature.

4.6 Pieux battus ac¡er ouvert (Classe 5, [BAO, n" 13])


(1) Ce pieu acier est un tube ou un caisson de palplanches ouvert à sa base battu, vibré ou vériné
jusqu'à sa côte d'arrêt. Le cas échéant, il peut être excavé, puis bétonné avec ou sans cages d'armature.

(2) Un refus prématuré par rapport à la profondeur prévue lors du dimensionnement nécessite des
justifications.

A.7 Profilés H battus (Glasse 6)

(1)Ce pieu acier est un profilé H battu éventuellement équipé de tubes à manchettes pour réaliser une
injection.

(2) Un refus prématuré par rapport à la profondeur prévue lors du dimensionnement nécessite des
justifications.

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A.7.1 H battus [HB, n'14]


(1) Ce pieu acier est un profilé H battu, vibré ou vériné jusqu'à sa côte d'arrêt.

A.7.2 H battus iniectés [HBi, n'15]

(1) lls'agit de pieux battus ou vibrés dont le fût est en acier. lls sont équipés de tu.bes_à^manchettes pour
la section 4.9.
òóuvo¡r ðtre injectés en mode IGU ou IRS selon les technologies décrites à

4.8 Palplanches battues (Classe 7, ÍPP, n' 161)

(1) Cette fondation est une palplanche vibrée puis battue, simplementvibrée ou vérinée jusqu'à sa côte
d'arrêt.

(2) Un refus prématuré par rapport à la profondeur prévue lors du dimensionnement nécessite des
justifications.

4.9 Micropieu (Classes 1 bis et 8)

4.9.1 Généralités
(1) ll est convenu d'appeler micropieu injecté une armature métallique constituée par des tubes, des
òarres, des torons ou des profilés introduits dans un forage de diamètre inférieur ou égal à 300 mm et
scellée au terrain par des injections de coulis ou de mortier sous pression plus ou moins élevée.

NOTE 1 - Par extension, on qual6ie aussi de micropieu (type 1) un pieu foré tubé, de petit diamètre inférieur à 300
mm. Le forage est équipé ou non d'armatures et rempli d'un mortier de ciment au moyen d'un tube plongeur- Le
tubage est réiupéré en l;obturant en tête et en le mettant sous pression audessus du mortier.

(2) On distingue 4 types de micropieux :

Type 1 (Catégorie 17): Le micropieu de type I est un pieu foré tubé, de petit diamètre inférieur à
Sób mm. Le fórage eét equipé ou non d'armatures et rempli d'un mortier de ciment au moyen d'un
tube plongeur. Lãtubage est récupéré en l'obturant en tête et en le mettant sous pression au-dessus
du mortier.

Type2 (Catégorie 18): Le micropieu de type ll est un pieu foré (plus rarement battu), de diamètre
inférieur à 300 mm. Le forage est équipé d'une armature et rempli d'un coulis ou de mortier de
scellement par gravité ou soué une très faible pression au moyen d'un tube plongeur (Note 1).

NOTE 1 La différence entre le micropieu de type I et de type ll est que ce dernier est systématiquement équipé
-
d'une armature, ce qui lui confère une résistance à la compression nettement plus importante.

Type 3 (Catégorie 19) : Le micropieu IMIGU] de type lll est un pieu foré (plus rarement battu) de
diamètre inférieur à 3ó0 mm. Le forage est équipé d'armatures et d'un système d'injection qui est un
tube à manchettes mis en place dans un coulis de gaine. Si I'armature est un tube métallique, ce
tube peut être équipé de manchettes et tenir lieu de système d'injection. Après prise du coulis de
gaine et claquage d'u coulis de gaine, l'injection est faite de manière globale et unitaire (lGU) à une
peut s'appliquer
[ression d'injeciion supérieure ou égate à la pression limite du sol. Cette technique
à des pieux de diamètres supérieurs à 300 mm (PIGU). Le pieu, équipé de tubes à manchettes, est
foré ou battu. Le forage est équipé d'un profilé acier avec un système d'injection, ou d'un tube. Dans
ce cas, le tube fait fonction de tube d'injection. L'ensemble est installé dans un forage.

Type 4 (Catégorie 20) : Le micropieu [MIRS] de type lV est un pieu foré (plus rarement battu) de
diamètre inférieur ¿ 3ó0 mm. Le forage est équipé d'armatures et d'un système d'injection qui est un
tube à manchettes mis en place dans un coulis de gaine. Si I'armature est un tube métallique, ce

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NF P 94-262

tube peut être équipé de manchettes et tenir lieu de système d'injection. Après prise du coulis de
gaine, on procède à I'injection à I'obturateur simple ou double d'un coulis ou mort¡er de scellement
manchette par manchette å une pression d'injection supérieure ou égale à la pression limite du sol.
L'injection est répétitive et sélective (lRS). Cette technique peut s'appliquer à des pieux de diamètres
supérieurs à 300 mm (PIRS). Le pieu, équipé de tubes à manchettes, est foré; Le forage est équipé
d'un profilé acier avec un système d'injection, ou d'un tube. Dans ce cas, le tube fait fonction de tube
d'injection. L'ensemble est installé dans un forage.

(3) D'autres techniques comme le scellement gravitaire à compensation d'essorage et décantation ou


l'autoforage peuvent être utilisées (ces techniques sont décrites dans Forever). Les techniques de
micropieux ne correspondant pas exactement aux 4 types de techniques décrits ci-dessus sont
considérées par défaut comme des micropieux de classe 1 bis.

(4) Les valeurs recommandées des volumes de coulis injectés pour les micropieux de type IGU et IRS
sont présentées dans le tableau 4.9.1 .

A.9.2 Dispositions spéc¡f¡ques aux m¡cropieux et p¡eux de catégorie l9 et 20


(1) La réalisation de micropieux et pieux de catégorie 19 et 20 nécessitent :

un matériel adapté (tubes à manchettes, obturateurs, pompes d'injection, etc.) ayant fait I'objet de
contrôles conduisant à l'élaboration de rapports ;

des enregistrements en continu des différents paramètres de forage et d'injection.

(2) Le bon fonctionnement des différents appareils et I'enregistrement en continu des différents
paramètres de forage sont essentiels pour satisfaire les exigences précisées à la section 4.9.1
notamment en termes de pression d'injection.

(3) Un fonctionnement inadapté des différents appareils nécessite des justifications qui, si elles ne sont
pas produites, peuvent conduire à reconsidérer la catégorie du micropieu ou du pieu.

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Tableau A.9.1 Quantité de coutis recommandée pour le scellement des micropieux


-
Conditions indicatives d'application

Sols V" est le volume du scellement calculé à partir du diamètre de forage

Quantité usuelle de coulis à injecter V¡ Dosage Coulis C/E

Graves 1,svs

Graves sableuses 1,svs

Sables graveleux 1,5V"

Sables grossiers 1,sVS 1,7 à 2,4

Sables moyens 1,5V"

Sables fins 1,5V"

Sables limoneux 1,5 à2 V" pour IRS - 1,5V" Pour IGU


Limons 2 V" pour IRS - 1,5 V" pour IGU
1,7 à 2,4
Argiles 2,5 à3 V" pour - 1,5 à 2 V" pour

Marnes 1,5 à 2 V. pour couche comPacte

Marno-calcaires 2 à 6 V" ou plus si couche fracturée 1,7 à2,4

Craie altérée ou fragmentée 1,1 à 1,5 V" si couche finement fissurée

Rocher altéré ou fragmenté 2 V" ou plus si couche fracturée 1,7 à2,4

A.10 Surfaces et périmètres des éléments de fondation

(1)A I'exception des cas visés dans les clauses ci-après, la surface A5 et le périmètre P à prendre en
òompte pour le calcul des résistances limites des pieux sont déterminées à partir des valeurs nominales
des outils de forage permettant leur réalisation.

(2) Pour les pieux vissés moulés, le calcul de la portance et de résistance du matériau constituant le pieu,
les valeurs suivantes des diamètres sont considérées (Figure A.4.1) (Note 1) :

Pour le frottement :

max(B";0,98r) si d1< 5 cm ou si R/di > 6

Brsidr>5cmetsiRVdr<6

Pour la pointe :

max(B";0,98r) si d¡ < 5 cm ou si R/dr > 6

max(B" ; Br) si dr > 5 cm et si Rfdr < 6

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Pour la résistance des matériaux : 8".

Le diamètre nominal du pieu B. est le plus grand diamètre de I'outil, sans tenir compte de I'hélice
éventuelle de diamètre Br.

NOTE 1 - La dimension de la nervure réalisée et prise en compte dans les calculs est vérifiée par dégagement d'un
pieu sur le premier mètre lors de I'essai de faisabilité.

(3) Pour les pieux H, les pieux tubulaires métalliques battus ouverts, et les palplanches, la section A à
considérer en pointe et le périmètre P de frottement sont définis dans la figure 4.10.1.

(4) Pour les pieux battus enrobés (BE), il y a lieu de prendre en compte I'aire et le périmètre de la platine
perdue.

@
ffi
@
Æ,À
r
/=- + li==r:ir--ÌÎ p=---

Figure A.10.1 Aire A des sections transversales et périmètre P des pieux tubulaires, des pieux
- H, des caissons et des palplanches métalliques

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Annexe B
(informative)

Détermination des catégor¡es conventionnelles de terrain

8.1 Gatégories conventionnelles de terrain


(1) Les classes de terrain sont définies à partir de I'identification des sols et de leur classement suivant
leur nature et leurs propriétés physico-chimique conformément aux critères définis dans I'article 8.2. On
distingue alors les classes de terrain suivantes :

argile, limon ;

sols intermédiaires (sable silteux, limon sableux, sable argileux, argile sableuse) ;

sable, grave ;

craie ;

marne et calcaire marneux ;

roche altérée ou fragmentée.

NOTE I - L'appellation de roches altérées ou fragmentées peut regrouper des matériaux calcaires, schisteux ou
d'origine granitique. S'il est difficile parfois de fixer des limites précises avec les sols meubles qui constituent leur
phase finale d'évolution, on réservera toutefois cette classification aux matériaux qui présentent des modules
pressiométriques supérieurs à des valeurs comprises entre 50 et 80 MPa'

NOTE 2 - Les recommandations qui suivent ne traitent pas de certains sols comme les sables carbonatés, les
alternances de marno-calcaires ou les argilites qui sont difficiles à classer et nécessitent une analyse particulière de
par leur comportement spécifique qui peut se traduire par des très faibles résistances.

(2) L'objectif de cette annexe est de classer les terrains encaissants suivant les catégories définies
þrêcédemment, de fournir des outils permettant d'apprécier qualitativement le comportement d'un sol et
de commenter les résultats obtenus par les différentes méthodes de calcul présentées dans les annexes
suivantes.

8.2 Eléments de classement des sols


(1) Les sols doivent être identifiés et classés à partir des critères définis dans les figures et les tableaux
de cette annexe ainsique des normes NF EN ISO 14688-1, NF EN ISO 14688-2 et NF EN ISO 14689-1
(Note 1). Ce classement est non seulement nécessaire au dimensionnement de la fondation profonde
mais aussi au choix du type de pieux ainsi qu'à I'adaptation de la technique d'exécution.

NOTE 1 - L'identification et la classification des sols et des roches relèvent normalement d'une part des normes NF
EN ISO 14688-1 et NF EN ISO 14688-2 et d'autre part de la norme '14689-1 . Les classes de terrain définies dans ces
normes ne sont pas strictement équivalentes à celles fixées dans le tableau 8.2.1 qui ont servi pour la validation des
modèles de calcul dérivés du pressiomètre et du pénétromètre. ll est rappelé que le problème n'est pas dans les
différences qui existent entre ces deux classifications mais plutÔt de disposer des informations pour classer les
terrains.

(2) La distinction entre les argiles et les marnes se fait principalement sur la base de la teneur en CaCOs
(Tableau 8.2.2).

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(3) La catégorie ( sols intermédiaires >> comprend un ensemble de terrains dont le comportement est
complexe à appréhender. Ces sols sont constitués d'un mélange de matériaux fins et pulvérulents qui
leur confère, selon la nature et la durée des sollicitations auxquelles ils sont soumis, un comportement
proche d'un sol soit cohérent, soit pulvérulent.

Tableau 8.2.1 Glassement des sols selon différents critères


-
Classes de sol lc pi (MPa) q" (MPa) (Nr,oo) c, (kPa)

ïrès mous à
< 0,50 < 0,4 < 1,0 <75
mous
Argiles et limons Fermes 0,50 à 0,75 0,4 à 1,2 1,0 à2,5 75 à 150

Raides 0,75 à 1,00 1,2 à2 2,5 à 4,0 150 à 300

Très raides > 1,00 >2 > 4,0 > 300

Sols intermédiaires Classement à


réaliser selon les
(sable Iimoneux, sable indications des
argileux, argile sableuse) figures 8.2.1 à
8.2.4
ïrès lâches < 0,2 < 1,5 <3
Lâches 0,2 à 0,5 1,5à4 3à8
Sab/es etgraves Moyennement
denses
0,5à1 4à10 I à25

Denses 1à2 10 à20 25 à42


Très denses >2 >20 42à58
Molles < 0,7 <5
Craies Altérées 0,7à3 5 à 15

Saines >3 >15

Marne et calcaire
Tendres <1 <5
marneux Raides 1à4 5 à 15
Très raides >4 >15
Rocher Altéré 2,5à4
Fragmenté >Á-

Tabfeau 8.2.2 Nature des sols cohérents - Teneur en carbonate de calcium CaCO¡
-
TENEUR EN CaCOs" CLASSE DE SOL
0-10Yo Argile ou limon
10-30% Argile marneuse ou limon marneux
o/o
30 - 70 Marne
70 - gO o/o
Calcaire marneux
b)
90-100% Calcaire (ou craie
a teneur en CaCOs déterminée conformément à la norme NF P 94-048.
b la dénomination craie désigne les formations sédimenta¡res de couleur claire, généralement
blanchâtre à jaunâtre, poreuses et légères sur lesquelles certains essais de laboratoire
spécifiques, tels que, par exemple, les limites d'Atterberg, peuvent être effectués.

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AFNOR Ie 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
+
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NF P 94-262

0
100
10
90
20
Particules de dimension 80 Particules de dimension
argileuse (< 2Um) 30 sableuse (> 20Um)
70
Argile 40
60
50
50
60
40 Argile
70
limoneuse Argile sableuse
30
Limon 80
argileux Sable
20
argileux
90
Limon Sable
10 Sable
Limon sableux limoneux 100
0
100 90 80 70 60 50 40 30 20 10 0
+
Particules de dimension limoneuse (2 à 20Um)

Figure 8.2.1 Diagramme ternaire de classement des sols (d'après des travaux de Demolon,
- r948)

110
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : S0GEA SATOM
+

NF P 94-262

100
80

60

40
SABLE

Ø très dense
É.
20 ul
I

MELANGE DE
t(, dense
SABLE et SILT
o I /
10
É. SABLE ARGI
I [Link]
moyen ET SILT
ARGILE
J=
b ET SILTEUS
=
ø
Y o ARGILE
4 O
r.u ON FISSURÉE

d] lâche INOGANIQUE
I

U) très raide
2
tt / l---
"l
très lâche

,
I
/
I r\l

-
\_-l
raide

-
*

0,8

0,6
L ferme
z ARGILE
#oRcRuouE
0,4
molle 7 -etTTOURBE
l-- --l
--
très molle
0,2
0123456 7
X
(f" désigne la valeur de frottement latéral mesuré au pénétrométre)

Légende : X : Rapport de frottement Rr t%l - Y : Résistance de pointe q" [MPa]

Figure 8.2.2 Abaque de Schmertmann (1978) (Gône à jupe) (d'après Philipponnat et Hubert,
- 2008)6

6 [Link] et [Link], 2008, Fondations et Ouvrages en Terre, Eyrolles.

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07I
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NF P 94-262

000
1
:-------t---- I --l --
Zone 8
ZoneT /n=1,31 -t
_Ll
tt
ll
------t-,-- --1-- -rT

Zone 6 Zone 9
100 le=2,05
+

l
Y tl
____l____
I
Zone 5 I tl
I
+-
I
-1
I
-+-f-
tt
I I
I I

10
Zone 4

--r-- Zone 3
I

----T- --t I
I

ll +
I

Zone 1 -f--t-
tt --+---- I
I

Zone2
1

0,1 1 10

Zone 1 Sols fins argileux ou silts sensibles

Zone2 Sols organiques et tourbes

ZoneS Argiles à argiles silteuses

Zone 4 Silts argileux à argiles silteuses

Zone 5 Sables silteux å silts sableux

Zone 6 Sables propres à sables silteux

ZoneT Sables à sables graveleux

Zone 8 Sables cimentés ou dilatants

Zone 9 Sols fins intermédiaires très raides

Légende : X : Rapport de frottement normalisé Rr[%] - Y : Qr Résistance de pointe normalisée [MPa]

Qr: résistance normaliséê : Q1= (q"-ouo)/o'uo - Fq: rapport de frottement normalisé : FR = f"/(qc-ovo).100
u
Les courbes en trait plein sont des cercles d'équation : Ip = [(3,47-log(Qr))' + (1,22+log(F*))"]o

7
Figure 8.2.3 Abaque de Robertson (2009) (Cône électrique et cône sans iupe)
-

7 Robertson et Cabal, 2009, Guide to Cone Penetration Testing for Geotechnical Engineering, GREGG
3è'" Edition).

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AFNOR Ie 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:20t2-07
Pour : SOGEA SATOM +

NF P 94-262

100

( \

Mame

Roche
\ Argile
L¡mon

Y10
--l Sable

0,01 0,10 1,00 10


X

Légende : X : p¡ [MPa] -Y : En¡/pr

Figure 8.2.4-Abaque de Baud (201118

I [Link], 50 ans de pressiomètres. Vol. 1. Gambin, Magnan et Mestat (ed.) 2005, Presses de I'ENPC/LCPC, Paris.

113
NF P94-262:2012-07
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 +
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NF P 94-262

Annexe G
(normative)

Facteurs partiels pour les états limites ultimes

C.1 Préambule

(1) Cette annexe définit les facteurs partiels Tpour les états [Link], dans des situations durables
préconisée par
òu transito¡res, à utiliser pour la vériiication áes fondations profondes selon I'approche 2
t,annexe nationale NF P 94-251-1 de I'Eurocode 7 (NF EN 1997-1) (Note 1).

NOTE 1 - Certains cas peuvent relever d'une justification selon l'approche 3 notamment en matière de stabilité
générale.

C.2 Facteurs part¡els pour la vérification des états limites pour ¡es structures
(STR) et géotechn¡que (GEO)

C.2.1 Facteurs partiels pour les actions (yr) ou les effets des actions (ys)

(1) pour la vérification des états limites pour les structures (STR) et géotechniques (GEO)' on doit
àppliquer aux actions (Tr) ou aux effets des actions (6) les facteurs partiels suivants :

ye pour les actions permanentes favorables ou défavorables ;

yo pour les actions variables défavorables ou favorables'

(2) La valeur à donner à ces facteurs partiels est indiquée dans le tableau C.2' 1 '

Tableau C.2.1- Facteurs partiels pour les actions (f) ou les effets des actions (6)
Ensembleo
Action
Symbole M
A1"

Défavorable ïosup 1,35 1 0


Permanente
Favorable Tc¡nr
1,0 1,0

Défavorable ïosup 1,5 1,3


Variable
Favorable Toinr 0 0

la valeur de 1,5 Pour les charges défavorables est en


général réduite à 1,35 pour les ponts.

b
le jeu A1 concerne les approches 2 ou 3 et le jeu A2
seulement I'approche 3.

114
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : SOGEA SATOM
+

NF P 94-262

C.2.2 Facteurs part¡els pour les paramètres du sol (p)

(l) Pour la vérification des états limites de la structure (STR) et géotechniques (GEO), on doit appliquer
aux résistances des sols les facteurs partiels (yy) suivants :

Tq' pour la tangente de I'angle de frottement interne,

Tc pour la cohésion effective,

Tcu pour la cohésion non drainée,

Tqu pour la résistance en compression simple.

Ty pour le poids volumique

(2) La valeur à donner à ces facteurs partiels est indiquée dans le tableau C.2.2.

Tableau C.2.2 Facteurs partiels pour les paramètres du sol (y¡¡)


-
Ensembleb
Symbole
Paramètres du sol
M1 M2

T,p'
1,0 1,25
Angle de frottement interne "
Cohésion effective Tt 1,0 1,25

Cohésion non drainée %u 1,0 1,4

Compression simple Yqu 1,0 1,4

Poids volumique ^{y 1,0 1,0

a
ce facteur est appliqué à tan <p'.

b
le jeu M1 concerne l'approches 2 et le jeu M2 I'approche 3

C.2.3 Facteurs part¡els de résistance (TR) pour la portance et la résistance de traction


des pieux

(1) Pour les fondations sur pieux et les vérifications des états limites de la structure (STR) et
géotechniques (GEO), on doit appliquer aux résistances des sols les facteurs partiels (y¡) suivants :

t6 pour la résistance de pointe ;

T" pour la résistance de frottement axial sur des pieux en compression ,

It pour la résistance totale/combinée des pieux en compression ;

ßt pour la résistance de frottement axial sur le fût des pieux en traction.

(2) Les valeurs à donner à ces facteurs partiels selon le type de pieux sont indiquées dans le tableau
c.2.3.1.

115
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
+
Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

Tableau C.2.3.1- Facteurs part¡els de résistance (y¡) pour les pieux - Situations durables et
transitoires
Pieux à la
tarière
Résistance Symbole Pieux foncés Pieux forés
continue
(cFA)

Pointe 1 1 1,1 1,1


lo

Fut (compression)' 1,1 1,1 1,1


ïs

Total/combine (compression) " 1,1 1 1 1,1


Tt

Fût en traction " 1,15 1,15 1,15


%;t

conforme aux tableaux A.6 à 4.8 de I'annexe A de NF EN 1997-1 - Jeu R2.

Tableau C.2.3.2- Facteurs partiels de résistance (yfl pour les pieux - Situations accidentelles
Pieux à la
tarière
Résistance Symbole Pieux foncés Pieux forés
continue
(cFA)

Pointe 1,0 1,0 1,0


To

Fut (compression) Ts
1,0 I 0 1,0

Total/combine (compression) 1,0 1,0 1,0


Yt

Fût en traction 1,05 1,05 1,05


Tsl

C.2.4 Facteurs de corrélation pour déterminer la résistance caractéristique de portance


et la résistance de traction des pieux

(1) Pour ta vérification des états limites de la structure (STR)et géotechniques (GEO), on doit appliquer
les facteurs de corrélation (' indiquées dans le tableau C.2.4.1 pour déterminer la résistance
caractéristique des pieux chargés axialement, à partir des essais de chargement statique de pieux :

qi pour les valeurs moyennes des résistances mesurées lors des essais de chargement statique,

Ez' pour les valeurs minimales des résistances mesurées lors des essais de chargement statique.

NOTE 1 - Ces coefficients ((r' et Éz') sont nécessaires au calcul des facteurs de corrélation ( qui intègrent la surface
d'investigations géotechniques.

(2) Pour la vérifícation des états limites de la structure (STR) et géotechniques (GEO), on doit appliquer
les facteurs de corrélation (' indiquées dans le tableau C.2.4.2 pour déterminer la résistance
caractéristique des pieux chargés axialement, à partir d'essais effectués sur les sols :

€r' pour les valeurs moyennes des résistances dérivées des résultats des essais effectués sur les
sols,

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NF P 94-262

E^' pour les valeurs minimales des résistances dérivées des résultats des essais effectués sur les
sols.

NOTE 1 - Ces coefficients ($' et É¿') sont nécessaires au calcul des facteurs de corrélation ( qui intègrent la surface
d'investigations géotechniques. Un exemple est donné en Annexe E.

(3) Pour la vérification des états limites de la structure (STR) et géotechniques (GEO), on doit appliquer
les facteurs de corrélation ('
indiquées dans le tableau C.2.4.3 pour déterminer la résistance
caractéristique des pieux chargés axialement, å partir d'essais d'impact dynamique sur les pieux ;

€u' pour les valeurs moyennes des résistances dérivées des résultats des essais de chargement
dynamique,

€u' pour les valeurs minimales des résistances dérivées des résultats des essais de chargement
dynamique.

NOTE 1 - Ces coefficients ((5' et Êo') sont nécessaires au calcul des facteurs de corrélation I qui intègrent la surface
d'investigations géotechniques.

Tableau C.2.4.1- Facteurs de corrélation ç,' pour dériver les valeurs caractéristiques à partir
d'essais de chargement statique de pieux (n - nombre de pieux testés)

Ê' pour n = 1 2 3 4 >5

S1
1,40 1,30 1,20 1,10 1,00

\2 1,40 1,20 1,05 1,00 1,00

conforme au tableau 4.9 de l'annexe A de la norme NF EN


1997-1.

Tableau C.2.4.2 Facteurs de corrélation Ç' pour dériver les valeurs caractéristiques à partir de
-résultats d'essais sur les sols (n - nombre de profils d'essais)

€'Pour n = I 2 3 4 5 7 10

a
c 1,40 1,35 1,33 1,31 1,29 1,27 1,25
ç3

I 1,40 1,27 1,23 1,20 1,15 1,12 1,08

conforme au tableau 4.10 de l'annexe A de la norme NF EN 1997-1

117
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Pour : SOGEA SAT0M

NF P 94-262

E' pour dériver les valeurs caractéristiques à partir


Tableau C.2.4.3
- Facteurs de corrélation
d'essais d'imPact dYnamiqu
Ë' c' d'
"'(n - nombre de pieux testés)
"å'
(' pour n >2 >5 >10 >15 >20

z, 1,60 1,50 1,45 1,42 1,40


ç5

z 1,50 1,35 1,30 1,25 1,25


:o

f 'de ce tableau sont applicables pour les essais d'impact dynamique.


a
les valeurs de

Les valeurs de peuvent être multipliées par un facteur de modèle de 0,85 si l'on utilise
b
f
des essais d'impact dynamique avec calage de signaux (NF EN 1997-1).

il convient de multiplier les valeurs de ( par un facteur de modèle de 1 ,10 si I'on utilise
c

une formule de battage avec mesure du déplacement quasi élastique de la tête du pieu
lors de I'impact (NF EN 1997-1).

les valeurs de doivent être multipliées par un facteur de modèle de 1,20 si I'on utilise
d
f
une formule de battage de pieux sans mesurer le déplacement quasi-élastique de la
tête du pieu pendant I'impact (NF EN 1997-1).

s'il existe différents pieux dans la fondation, il convient de considérer séparément les
groupes de pieux semblables lorsque l'on choisit le nombre n de pieux à tester (NF EN
1 997-r ).

C.2.5 Facteurs part¡els de ta résistance des terres (6) pour la stabilité générale

(1) Pour les analyses de la stabilité générale des structures fondées sur pieux (GEO), on doit appliquer
aux résistances des terres, le facteur partiel (1¡,") indiqué dans le tableau C.2.5.1.

Tableau C.2.5.1- Facteurs part¡els de la résistance des terres (1e) pour la stabilité générale
Ensemble
Résistance
Symbole
R2 R3

Résistance globale au cisaillement sur une 1,1 1,0


ïR;e
surface de ruPture

118
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C.3 Facteurs part¡els pour la vérification de l'état limite ultime de soulèvement


global (UPL)

C.3.1 Facteurs partiels (Te) pour les actions

(1) Pour la vérification de l'état limite de soulèvement global (UPL), on doit appliquer aux actions les
facteurs partiels (y6)suivants :

h;dst pour les actions permanentes défavorables déstabilisatrices,

h;stb pour les actions permanentes favorables stabilisatrices,

h;dst pour les actions variables défavorables déstabilisatrices.

(2) La valeur à donner à ces facteurs partiels est indiquée dans le tableau C.3.1 .1 .

Tableau C.3.l.l Facteurs partiels pour les actions (y¡)


-
Action Symbole Valeur

Permanente

Défavorable " Te;¿st


1,0

b
Favorable Tc;stb
0,9

Variable

Défavorable " ïe;ost 1,5

déstabilisatrice
b
stabilisatrice

C.3.2 Facteurs part¡els pour les paramètres des sols et les résistances

(1) Pour la vérification de l'état limite de soulèvement global (UPL), lorsqu'on prend en compte une
résistance au soulèvement R6, on doit appliquer aux paramètres des sols et aux résistances les facteurs
partiels suivants :

Tq' pour la tangente de I'angle de frottement interne,

T¿ pour la cohésion effective,

T"u pour la cohésion non drainée,

TsJ pour la résistance de traction des pieux,

Tu pour la résistance de I'ancrage.

(2) La valeur à donner à ces facteurs partiels est indiquée dans le tableau C.3.2.1.

119
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Tableau C.g.2.1- Facteurs part¡els pour les paramètres des sols et les résistances

Paramètres du sol Symbole Valeur

1,25
Angle de frottement interne" ¡(p

Cohésion effective Tt 1,25

Cohésion non drainée T., 1,40

Résistance de traction d'un %;t 1,40


pieu

Résistance de traction d'un Ta 1,44


ancrage

a
ce facteur est appliqué à tan<P.

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Annexe D
(informative)

Détermination de la hauteur d'encastrement équivalente D"

D.l Préambule
(1) Cette annexe définit le calculde la hauteur d'encastrement équivalente D" à partir de données semi-
empiriques de type pressiométrique ou pénétrométrique.

(2) La grandeur D" permet de distinguer les différents types de fondations : fondation superficielle d'une
part et fondation semi-profonde d'autre part. En général, on définit I'encastrement équivalent D"/B (avec
B la plus petite largeur de la fondation) et les valeurs retenues sont les suivantes :

DJB < 1,5 : la fondation est dite superficielle et en général les réactions latérales (frottement sur les
faces latérales, butée) sont négligées dans l'évaluation de la portance ;

1,5 < De/B < 5,0 : la fondation est dite semi-profonde et en général les réactions latérales sont prises
en compte en négligeant les couches de terrain les plus proches de la surface.

D.2 Détermination de la hauteur d'encastrement équivalente D"


(1) La hauteur d'encastrement équivalente nécessite le calcul préalable de la pression limite nette
équivalente p¡"* (Annexe F) ou de la résistance à la pénétration lissée équivalente q"" (Annexe G). Les
relations suivantes peuvent alors être appliquées :

o" =\Ï
Pu
u¿
uiQ)d, (D.2.1)

o" = (D.2.2)
*[n""(,)d,
d est en général pris égal à 0 sauf s'il existe des terrains de caractéristiques très médiocres en surface
dont on désire faire abstraction.

121
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Annexe E
(informative)

Calcul de la valeur de la portance et/ou de la résistance de traction


d'une fondation profonde - Synoptique et exemples

E.1 Synoptique - Schéma de calcul de la valeur de la portance eUou de la


résistance de traction d'une fondation profonde
(1) Pour l'estimation de la valeur de calcul de la portance R",6 elou de la résistance de traction R1'6 d'un
procédure du < pieu modèle >, le
ò¡óu ¿ partir de la méthode basée sur les essais de pieux ou de la
synoptique < Schéma de calcul de la valeur de portance d'une fondation profonde > ci-après peut être
utilisé pour mettre en æuvre correctement les différents coefficients partiels'

8.2 Galcul des coefficients Ç

(1) Pour le calcul de la valeur de la portance eVou de la résistance de traction d'une fondation profonde à
partir d'essais de pieux, il est nécessaire d'utiliser les facteurs de corrélation (1 ou €2. Suivant la valeur de
ia surface S comprenant les points où les essais de pieu ont été effectués et où les fondations profondes
projetées doivent être mises en æuvre, les facteurs de corrélation (r ou (2 varient. La formule (8.2.1)
peut être utilisée.

(2) Pour le calcul de la valeur de la portance eVou de la résistance de traction d'une fondation profonde à
partir de profils d'essais de sol, il est nécessaire d'utiliser les facteurs de corrélation Ç3 ou fu. Suivant la
valeur de la surface S comprenant les points où les profils d'essais de sol ont été réalisés et où les
fondations profondes projetées doivent être mises en æuvre, les facteurs de corrélation (3 ou Ç varient.
La formule (E.2.1) peut être utilisée.

fs
6 ,(¡r,s) =I+16', (¡r)- ./-
, ll.\5,, (8.2.1)

(¡ correspond au coefficient partiel correspondant pour i variant de 1 à 4 ;

S correspond à la surface des investigations géotechniques pour le site d'étude et doit être compris dans
une zone géotechnique homogène (Clause 6.2 (2));

N correspond au nombre d'essais de pieux ou de profils d'essais de sol sur la surface considérée ;

S¡6i corrêspond à une surface de référence prise égale à 2 500 m'z

(3) L'utilisation des facteurs de corrélation ( nécessite quelques règles de < bonne > mise en æuvre :

la valeur S utilisée dans les calculs ne doit pas être inférieure à 625 m2 pour la détermination des
coefficients\t et\zet à 100 m' pour la détermination des coefficients Ës et Ç ;
la surface maximale des investigations géotechnique est égale à 2 500 m2 ;

la plus petite longueur I de la surface des investigations géotechniques ne doit pas être plus de deux
fois inférieure à la plus grande longueur L de cette surface. Autrement dit, pour une surface
d'investigation rectangulaire, le rapport L/l entre la longueur L et la largeur I ne doit pas être
supérieur à 2.

122
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NOTE 1 - Les coefficients I' sont présentés dans les tableaux de I'annexe C (Tableaux C.2.4.1 et C.2.4.2).

(4) Divers exemples d'application (Notes 1 à 6) de cette relation sont présentés ci-après pour les
coefficients 6s ou €a.

NOTE 1 -Exemple 1 : 1 appui (L= 10 m, I =3 m)- 1 sondage

L 10m
3m
Sráel 30 m'
lm¡ni 5m
S 50 m'
N 1

bJ 1,08
c
94 1,08

10m x 3m = 30m2

NOTE2-Exemple2:5appuis(L=10m, l=3m)répartissur50m-3sondagesaudroitdes3appuiscentraux

L 50m
I 10m
Sréel 500 m'
lmin¡ 25m
ò 1 250 m'
N 3
?
93 1,23
q
?_
1,16

E
O

E
H H
r.l)
C\¡
3m

50m

123
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NOTE 3- Exemple 3 : I appui de viaducen r¡vière (L : 25 m, l= 8 m)


L 25m
8m
Sróel 2OQ m'
lmini 12.5m
S 312.50 m'
N I 2 3
t 1,14 1,12 1,12
ç3

Ç 1,14 I,10 1,08

25mx8m=200m2 25mx8m = 200m2 25mx8m=200m2

NOTE 4 - Exemple 4 : Bâtiment (30 m x 20 m)

L 30m
2Om
Sréel 600
lmin¡ 15m
S 600 m'
N 1 2 3 5 7 10
? 1,14 1,13 1,13
ç3 1,20 1,17 1,16
E¿ 1,20 1 ,13 1,11 1,07 1,06 1,06

NOTE 5 - Exemple 5 : Bâtiment (50 m x 30 m)

L 50m
I 30m
Sréel 1 500 m'
lm¡ni 25m
S 1 500 m2
N 1 2 3 5 7 10
e 1,21 1,21
93 1,31 1,27 1,26 1,22
? 1,12 1,09 1,09
94 1,31 1,21 1,18

124
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NOTE 6 - Exemple 6 : Bâtiment (100 m x 30 m)

L 100 m
30m
Sréet 3 000 m'
lmin¡ 50m
S 5 000 m'
N 1 2 3 5 7 10

6s 1,57 1,49 1,47 1,41 1,38 1,38

ç4 1,57 1,38 1,33 1,21 1,17 1,17

125
\
NF P 94-262
H
r\
b.J

ò\
À
ù\
s
o\
{/
F
Procêdure de
calcul lntêñcöøn Fondation prcfüdê -Tffi¡n Potbnce
canctáìfsdouê Rt Por'¡,ire da etcut Rc \

/ €(N,s)
Esæ¡s de pieu
Esai(s) de
pÞu N vâleurs de
porlanæ Ri
DispeE'on tr
plan (x,y)
Abeisse le risque
Tem¡n au niveau ELU -
situations de projet
duEbles et
transitoires
N sondages sur une Modèle
zone homogène de calcul Annse D
de NF EN I99O I 'y¡1'1
PaEmètres de portance N valeurs
Pieu modèle RI
résislanæ X
(û, q", Nsp¡, ...) / tr=1'o
O¿spersr'on du
-+ D¡spersion: modèla dè
cslcul
Dispôrs,on an
pl€n (x"y)
. en verti€l (z)
Abaisse le risque
au niveau ELU -
en plan (x,y)
ValôurX. Modèle
dê cslc1ll
de
poflance
r @
situations de projet
acc¡d€ntelles

I Tt=1'1
Modèle de teßa¡n

Oisp€rsion : Aba¡sse le risque


ên veÌt¡cal (z)
D,lipers,o/î du
modèle de Calage du
au niveau ELU -
s¡tuations de projet
en plan (x,y) calill modèle
sismiques

2
\
\o
Figure E.1 : Schéma de calcul de la portance d'une fondation profonde À
l.J
o\
N)
t\J
s
126 t\J
s\
I

+
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Pour : S0GEA SATOM
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Annexe F
(normative)

Portance limite et résistance limite de traction à partir de la


méthode press¡ométrique

F.1 Préambule
(1) Cette annexe donne les règles pour déterminer la portance limite et la résistance limite de
traction d'une fondation profonde isolée sous sollicitation axiale à partir des essais en place au
pressiomètre "Ménard" et en particulier de la pression limite pressiométrique p¡.

(2) Cette méthode ne s'applique pleinement que pour les sols (Note 1) et les classes de terrain
indiqués dans I'annexe B.

NOTE 1 - Les aspects spécifiques au comportement des roches sortent du domaine du présent document. ll
convient d'apprécier dans quels cas une fondation dite "au rocher" peut être justifiée par les méthodes
proposées et dans quels cas le recours aux méthodes spécifiques de la mécanique des roches est nécessaire

(3) Cette méthode complète les sections 9, 10 et 14 du présent document qui traitent des
justifications à faire respectivement aux états-limites ultimes et aux états-limites de service pour
une fondation profonde sous sollicitation axiale en compression et en traction.

F.2 Coefficients de modèle


(1) Les valeurs des coefficients de modèle Tn;or êt Tn;oz sont présentées dans le tableau F.2.1. La
valeur du coeffícient de modèle y¡.61 varie suivant que le pieu est sollicité en compression ou en
traction(Noteslà3).

NOTE 1 - Le coefficient de modèle TR;d2 ne concerne pas la procédure du < pieu modèle >.

NOTE 2 - Le coefficient de modèle TR;d1 pour des pieux ancrés principalement dans la craie est égal à 1,4 du
fait du de la difficulté à appréhender correctement le comportement mécanique des formations géologiques
crayeuses qui peuvent présenter certaines spécificités sur le plan rhéologique (thixotropie).

NOTE 3 - Les pieux de catégorie 10, 17, 18, 19 et 20 nécessitent I'utilisation de techniques d'injection dont la
maîtrise reste complexe. Les performances en termes de résistance à la compression et à la traction de ces
catégories de pieux sont donc très variables. Le coefficient de modèle permettant de quantifier la dispersion
du modèle de calcul liée à ces techniques a donc été augmenté et porté à une valeur égale à 2,0.

127
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Pour : SOGEA SAT0M

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Tableau F.2.1 des coefficients de modèle pour la méthode press¡ométr¡que


-Valeur
Procédure du < pieu modèle >
(utilisation des coefficients ( ou de
I'annexe D de la norme NF EN Procédure du < modèle de
1990) terrain >

Procédure du < modèle de


terrain >

TR;ot TR;ot Ta:¿z Tn;oz

Compression Traction Compression Traction

Pieux non ancrés dans


la craie de classe 1 à 7
1,15 1,4
hors pieux de catégorie
10 et 15

Pieux ancrés dans la 1,1


craie de classe 1à 7 1,7
1,4
hors pieux de catégorie
10, 15, 17,18,19 et 20

Pieux de catégorie 10,


2,0 2,0
15,17,18, 19et20

F.3 Résistance limite


(1) Cet article définit les procédures pour déterminer la portance limite R" et la résistance limite de
traction Rld'une fondation profonde isolée réalisée au droit d'un sondage pressiométrique.

(2) La portance limite en compression R" d'une fondation profonde isolée doit être déterminée à
partir de l'expression générale suivante (Notes 1 et2):

R" = R, + R" (F.3.1)

R" est la valeur de la portance de la fondation profonde ;

R6 est la valeur de la résistance de pointe de la fondation profonde ;

R" est la valeur de la résistance de frottement axial de la fondation profonde (Note 2) ;

NOTE 1 - Les méthodologies de calcul de Ro et R" sont précisées dans les articles F.4 et F.5.

NOTE 2 - La hauteur de mobilisation du frottement ne correspond pas nécessairement à toute la hauteur de


l'élément contenue dans le sol. C'est le cas en particulier pour les fondations profondes comportant un double
chemisage ou pour les fondations profondes soumises à des frottements négatifs.

(3) La résistance l¡mite de traction Rt d'une fondation profonde isolée doit être déterminée à partir
de I'expression générale suivante (Note 1) :

R, = A, (F.3.2)

R¡ est la valeur de la résistance de traction du terrain ;

R" est la valeur de la résistance de frottement axial de la fondation profonde ;

NOTE 1 - La méthodologie de calcul de R" est précisée dans I'article F'5'


128
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Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

F.4 Résistance de pointe

F.4.1 Principe général

(l) L'etfort limite mobilisable dri au terme de pointe d'une fondation profonde doit être calculé à
partir de I'expression générale suivante :

Rr = AoQt F'4'1)

R¡ est la valeur de la résistance de pointe d'une fondation profonde ;

A6 est la surface de la base de la fondation profonde (Article 4.10) ;

Q6 est la valeur de la pression de rupture du terrain sous la base du pieu (F.4.2).

F.4.2 Pression de rupture du terrain


(1) Sauf cas particulier (Note 1), la valeur de la pression de rupture du terrain sous la base de la
fondation profonde doit être calculée à partir de l'expression générale suivante :

qu=koPi" F.4'2'1)

ko est le facteur de portance pressiométrique en tenant en compte des clauses de l'article A.10 ;

pi" estla pression limite nette équivalente.

NOTE 1 - Lorsqu'il y a lieu (Clauses 9.2 (1) Note 1 et F.3 (1 ) Note 1), il convient de tenir compte de la
contrainte totale verticale q0 existant dans le terrain au niveau de la base du pieu au moment des travaux
(Note 2) et d'appliquer dans ce cas I'expression générale suivante :

Qt = Qo+kopi" (F.4.2.2)

-
NOTE 2 La contrainte totale verticale
justifiée en faisant abstraction de celle-ci.
Qo est à considérer dans la situation dans laquelle la fondation est

(2) La valeur du facteur de portance pressiométrique ko doit être déterminée à partir des valeurs du
tableau F.4.2.1 en fonction de la nature de la formation dans laquelle se trouve la base de la
fondation profonde, de son mode de mise en æuvre (Note 1) et de son encastrement.

NOTE 1 - Les résultats expérimentaux disponibles actuellement ne permettent pas de mettre en évidence
une éventuelle influence de la forme de la section droite du pieu.

(3) Dans le cas d'une formation porteuse homogène (Notes 1 et 2), la valeur de la pression limite
nette équivalente pi" doit être déterminée à partir de I'expression générale suivante :

D+3a
* I
pi"= (F.4.2.3)
bh, IniQV,

piQ) estle profil des pressions limites nettes considéré comme représentatif (Note 3) ;

pi"esLla pression limite nette équivalente ;

D est la profondeur de la fondation ;

B est la largeur du pieu ;

129
NF P94-262:2012-07
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 +
Pour : SOGEA SAT0M

NF P 94-262

h est la hauteur du pieu contenue dans la formation porteuse ;

l¡ -l
a=maxla:g.S| (F.4.2.4)
12)
(F.4.2.5)
b =min{a;h}
NOTE 1 - A titre indicatif, une formation peut être considérée comme homogène si elle est composée d'un sol
de nature unique et si la pression limite maximale mesurée dans cette formation n'excède pas deux fois la
pression limite minimale.

NOTE 2 - Dans le cas contraire, il convient de faire un choix prudent de la valeur représentative de la
pression limite nette équivalente, en rappelant que s'il existe un substratum résistant près de la pointe des
pointe jusqu'à atteindre celui-ci.
þieux, il est toujours possible d'approfondir le niveau de la

NOTE 3 - La pression limite nette pressiométrique est à déterminer selon la norme pr NF EN ISO
22477-4'
En attendant sa parution les dispositions de la norme NF P 94-1 10-1 s'appliquent.

(4) Le facteur de portance dépend de la hauteur d'encastrement effective D"1 définie selon les
règles suivantes (Note 1) :

Def
p Ie I piþ)d,
D-ho
(F.4.2.6)

he désigne une longueur égale à 108.

lorsque I'encastrement relatif D"r/B est supérieur à 5 : ko(D"/B) = kp'a* i

lorsque I'encastrement relatif D"r/B est inférieur à 5 : ko(D"/B) = 1,0 + (kpma*-1,OXD"/ByS'

NOTE 1 - Au minimum I'encastrement effectif dans la couche porteuse est pris égal à 3 diamè[Link] 1,50
m
pour des pieux de diamètres supérieurs à 0,5 m. Si I'entreprise de fondations spéciales peut garantir la bonne
exécution de l'encastrement de la po¡nte des pieux dans la couche porteuse soit par des
prélèvements
par I'emploi de trèpan, soit encore par I'utilisation de carottier alors cet ancrage peut être
d,échantillons, soit
réduit à une valeur minimale de 0,50 m'

(5) Les sols intermédiaires (Annexe B) peuvent être considérés soit comme des argiles ou des
ùmons so1 comme des sablàs ou des'graves. En principe, les sols intermédiaires sont désignés
par les termes suivants : sable silteux, sable argiieux, limon .sableux, argile sableuse. C'est le
du sol. Ainsi, les sols intermédiaires
þremier terme de ces expressions qui définit le comportement
peuvent être classés de la manière suivante :

un sable silteux et un sable argileux appartiennent à la catégorie sable ou grave ;

un limon sableux et une argile sableuse appartiennent à la catégorie argile ou limon.

130
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : SOGEA SAï0M
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NF P 94-262

Tableau F,4.2.1 Valeur du facteur de portance press¡ométrique kp."* pour un


- encastrement relat¡f Der/B>s

Terrain Argile Marne et


o/o Sols Roche altérée
CaCOz < 30 o/o calcaire-
intermédiaires Craie et fragmentée
Classe de pieu Limon Sols marneux
Sable Grave (a)
(c) intermédiaires

1 1,15 (b) 1,1 (b) 1,45 (b) 1,45 (b) 1,45 (b)

2 1,3 1,65 1,6 1,6 2,0

3 1,55 3,2 2,35 2,10 2,10

4 1,35 3,1 2,30 2.30 2,30

5# 1,0 1,9 1,4 1,4 1,2

6# 1,20 3,10 1,7 2,2 1,5

7# 1,0 't,0 1,0 1,0 1,2

I 1,15 (b) 1,1 (b) 1,45 (b) 1,45 (b) 1,45 (b)

(#) pour les pieux de type BAO, HB et PP, mis en æuvre par vibrofonçage, au lieu de battage, il y a lieu de
faire un abattement de 50 % sur le facteur ko.
(a) La valeur de ko pour les roches altérées et fragmentées doit être prise égale à celle de la formation meuble
du tableau à laquelle le matériau concerné s'apparente le plus. Dans le cas des roches saines, il convient (F.1
(2) Note 1) d'apprécier si une justification basée sur les méthodes de la présente annexe F et à l'évidence
pessimiste est suffisante, ou bien s'il convient d'avoir recours aux méthodes spécifiques de la mécanique des
roches.

(b) Pour les micropieux, la résistance de pointe n'est normalement pas pris en compte.

(c) ll convient de se référer à I'article A.10 pour le choix des périmètres et des aires des pieux à considérer
dans les calculs.

(d) D'autres valeurs de kpm"" peuvent être utilisées à condition de satisfaire les conditions de la clause 9 de la
section 1.

F.5 Résistance de frottement ax¡al


F.5.1 Principe général
(1) L'effort limite mobilisable par frottement axial sur la hauteur concernée du fût de la fondation
profonde doit être calculé à partir de I'expression générale suivante :

Ã" =p" q,Q)d, (F.5.1)


Ii
R. est la valeur de la résistance de frottement axial d'une fondation profonde ;

P" est le périmètre du fût du pieu (Article 4.10) ;

D est la longueur de la fondation contenue dans le terrain (Note 1) ;

q"(z) est la valeur du frottement axial unitaire limite à la cote z (Article F.5.2) ;

-
NOTE 1 La hauteur L" où le frottement axial est mobilisé ne correspond pas nécessairement à toute la
hauteur de l'élément contenue dans le sol. C'est le cas en particulier des pieux comportant un double

131
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chem¡sage ou pour les pieux soumis à des frottements négatifs. Dans ce dernier cas, ¡l conviendra si
nécessaire de définir deux valeurs de R", l'une pour la compression, l'autre pour la traction.

F.5.2 Frottement axial unitaire limite q"


(1) La valeur du frottement axial unitaire limite q. à la profondeur z. doit être déterminée en fonction
àe la nature du terrain, du mode de mise en æuvre du pieu et de la valeur de pression limite nette
mesurée à cette même profondeur, à partir des tableaux F.5.2.1 etF.5.2.2 et de la figure F.5.2.1.

(2) La valeur du frottement axial unitaire limite à la profondeur z est déterminée à partir de la
relation suivante :

(F's'2'1)
q"(r)= or,",-,","f ,",1pî("))
p'.12) est la pression limite nette à la profondeur z ;

cr pieu,sor est un paramètre adimensionnel qui dépend à la fois du type de pieu et du type de sol
défini dans le tableau F.5.2.2;

fs6¡ êst une fonction qui ne dépend que du type de sol et des valeurs de pi'

(3) Les fonctions fs6¡ sorìt définies pour les différents types de sol par les équations suivantes
(Figure F.5.2.1):

f *, (pi)= Go, * ¿)( - e-"Pi ) tF.5.2-2)

Les valeurs des paramètres a, b et c sont définies dans le tableau F.5.2.2 pour des valeurs de
pression limite nette p¡- en MPa et des valeurs f"or en MPa.

(4) Pour des pressions limites nettes faibles (inférieures à 0,2 MPa pour les argiles et les limons et
iniérieures à 0,3 MPa pour les sables), il convient de s'assurer que le frottement axial unitaire
considéré est pérenne. ll est donc nécessaire de mener une étude particulière
justifiant cette
hypothèse (par exemple, en démontrant I'absence de frottements négatifs induits par des
surcharges ou des variations du niveau de la nappe).

(S) lndépendamment des courbes de la figure F.5.2.1 et de la relation générale de l'équation


f .S.Z.Z dét¡n¡es sur la base de mesures expérimentales, il convient de s'assurer que les valeurs de
frottement axial unitaire déterminées ne sont pas supérieures à celles définies dans le tableau
F.5.2.3.

(6) pour les fondations profondes de grande longueur visées .au tableau F.5.2.1 (signe ##), avec
Èá sots correspondants, on appliquerã un abattement de 50 % sur la valeur de frottement déduite
de I'application des différents'tableaux et figures sur les sections de pieu situées à 25 m ou plus
au-dessus de la pointe.

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Tabfeau F.5.2.1- Ghoix des valeurs dê ofuieu*or Méthode press¡ométr¡que


-
Argile Marne et Roche
Technique de % CaCOs < Sols
NO Abréviation Craie Calcaire- altérée ou
mise en æuvre 30o/o intermédiaires
Marneux fragmentée
Limon Sols Sable Grave
intermédiaires
Foré simple
1 FS ##
(pieux et 1,1 I 1,8 1,5 1,6
barrettes)
Foré boue
2 FB## (pieux et 1,25 1,4 1,8 1,5 1,6
barrettes)
Foré tubé
3 FTP 0,7 0,6 0,5 0,9
(virole perdue)
Foré tubé
4 FTR (virole 1,25 1,4 1,7 1,4
récuoérée)
Foré simple ou
FSR, FBR, boue avec
5 1,3
PU ## rainurage ou
Puits
Foré tarière
continue
FTC, FTCD
6 simple rotation 1,5 1,8 2,1 1,6 1,6
(c)
ou douþle
rotation

7 VM Vissé moulé 1,9 2,1 1,7 1,7

8 VT Vissé tubé 0,6 0,6 1 0,7

Battu béton
BPF**,
9 préfabriqué ou 1,1 1,4 1 0,9
BPR"*
orécontraint
Battu enrobé

10 BE**
(béton - 2 2,1 1,9 1,6
mortier -
coulis)
11 BM** Battu moulé 1,2 1,4 2,1 1

Battu acier
12 BAF** 0,8 1,2 0,4 0,9
fermé
Battu acier
13 BAO** # 1,2 0,7 0,5 1 1
ouvert
14 HB** # H battu 1.1 1 0,4 1 0.9
H battu injecté
15 HBi** 2,7 2,9 2.4 2,4 2,4
IGU ou IRS
Palplanches
16 PP*" # 0,9 0,8 0,4 1,2 1,2
battues
Micropieu type
17 M1
I

Micropieu type
18 I,A2
il
Pieu ou
PIGU, micropieu
19 2,7 2,9 2,4 2,4 2,4
MIGU injecté (type
ilt)
Pieu ou
PIRS, micropieu
20 3,4 3,8 3,1 3,1 3,1
MIRS injecté (type
tv)
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** ll convient de se reporter à l'article 4.10 pour le calcul du périmètre.

# Pour les pieux de type BAO, HB et PP, mis en æuvre par vibrofonçage, et pas par battage, il y a lieu de
faire un abattement de 30% sur les valeurs de qs.
## Pour les pieux de grande longueur, il convient d'appliquer la clause (6) de la présente section.
(a) pour les micropieux BE, HBi, MIGU, PIGU, PIRS et MIRS, les valeurs proposées correspondent à une
exécution stricte et soignée de I'injection correspondante. Les essais de conformité (Section 8.9) permettront
de définir précisément les valeurs de frottement axial unitaire à considérer. ll convient ensuite d'appliquer les
valeurs \1' el \2'du tableau C.2.3.1. On attire l'attention que cette recommandation est d'autant plus
importante dans les argiles et les marnes que les performances dans ces terrains sont très sensibles à toute
insuffisance lors de la mise en ceuvre.
(b) Pour les micropieux et les pieux de catégorie 17 et 18, il convient de considérer les valeurs de frottement
axial unitaire des techniques de pieux ou de micropieux les plus proches sur le plan de la technologie.
(c) Les valeurs mentionnées pour les fondations profondes de catégorie 6 sont données pour des pieux
réalisés avec un enregistrement continu des paramètres de forage et de bétonnage (tableau [Link] Note (1)).
Dans le cas contra¡re, on s'expose à des discontinuités et des détériorations du pieu lors de sa réalisation.

(d) Les valeurs ment¡onnées pour les fondations profondes de catégorie 7 mises en æuvre avec une
technique de bétonnage directement à la pompe à béton sont données pour des pieux réalisés avec un
enregistrement cont¡nu des paramètres de réalisation du pieu. Dans le cas contraire, on s'expose à des
discontinuités et des détériorations du pieu lors de sa réalisation.

(e) ll convient de se référer å I'article A.10 pour le choix des périmètres et des aires des pieux à considérer
dans les calculs.

(f) D'autres valeurs peuvent être utilisées à condition de satisfaire les conditions de la clause 9 de la section 1

F.5.2.2- Valeurs numér¡ques des paramètres a, b et c des courbes f"o¡ Méthode


Tabfeau
press¡ométr¡que
-
Argile
% CaCOg < Sols Marne et Roche
Type de sol Calcaire- altérée ou
30Yo intermédiaires Craie
Limon Sols Sable Grave Marneux fragmentée
intermédiaires
Choix de la Q4 Q5
Q1 Q2 Q3
courbe
a 0,003 0,01 0,007 0,008 0,01

b 0,04 0,06 0,07 0,08 0,08

c 3,5 1,2 't,3 3 3

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160

_v
140

ry
z 4
120
Q3
100 -4 =
Y80 ,a ¿
/ ,4
60

lt 7az Q1

V
40

20

0
r
0123456 7
X

Légende : X : pi [MPa] - Y : f"o¡ [kPa]

Figure F.5.2.1- Courbes f3s¡ pour la méthode pressiométrique

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Tableau F.5.2.3 Valeurs max¡males de frottement axial un¡ta¡re limite q"


-
Valeurs en kPa

Technique de Argile % Marne et


N Abrévlât¡on Sols Sable Roche altérée
mise en ceuvre CaCO¡ < Craie Calcaire-
intermédiaires Grave ou fragmentée
30 % Limon Marneux

Foré simple
1 FS ##
(pieux et 90 90 90 200 170 200
barrettes)
Foré boue
2 FB## (pieux et 90 90 90 200 170 200
barrettes)
Foré tubé
3 FTP 50 50 50 50 90
lvirole oerdue)
Foré tubé
4 FTR (virole 90 90 90 170 170
récuoérée)
Foré simple ou
FSR, FBR, boue avec
5 90 90
PU ## rainurage ou
ouits
Foré tarière
FTC, continue s¡mple 200
6 90 90 170 200 200
FTCD rotation ou
double rotation

7 VM Vissé moulé 130 130 200 170 't70

I VT Vissé tubé 50 50 90 90 90

Battu béton
BPF*, 90 90
9 préfabriqué ou 130 130 130
BPR*
orécontraint
Battu enrobé
10 BE* (béton - mortier 't70 170 260 200 200

- coulis)

11 BM* Battu moulé 90 90 130 260 200

Battu acier
12 BAF* 90 90 90 50 90
fermé
Battu acier
13 BAO** # 90 90 50 50 90 90
ouvert
14 HB* # H battu 90 90 130 50 90 90
H battu injecté
15 HBi* 200 200 380 320 320 320
IGU ou IRS
Palplanches
16 PP-* # 90 90 5û 50 VU YU
battues

17 M1 Micropieu type I

Micropieu type
18 M2
il
Pieu ou
PIGU, 320
't9 micropieu 200 200 380 320 320
MIGU
iniecté ltvoe lll)
Pieu ou
PIRS, 500
20 micropieu 200 200 440 440 440
MIRS
iniecté (tvpe lV)

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Annexe G
(normative)

Portance limite et résistance limite de traction à partir de la


méthode pénétrométriq ue

G.l Préambule
(1) Cette annexe donne les règles pour déterminer la portance limite et la résistance limite de
traction d'une fondation profonde isolée sous sollicitation axiale à partir des essais en place au
pénétromètre statique à pointe mécanique ou électrique (Notes 1 et2).

NOTE 1 - La méthode proposée est basée sur la valeur de la résistance à la pénétration q" que celle-ci soit
mesurée au moyen d'un pénétromètre à pointe mécanique ou électrique. La définition des différents
paramètres de la méthode tient compte des différences entre le pénétromètre à pointe mécanique et le
pénétromètre à pointe électrique.

NOTE 2 - Cette annexe ne concerne pas les fondations profondes dimensionnées à partir de données
mesurées au moyen d'un pénétromètre dynamique.

(2) La méthode exposée suppose que la résistance à la pénétration q" a été mesurée au moyen
d'un cône sans jupe. Dans le cas inverse, la valeur de résistance à la pénétration mécanique devra
être corrigée en la divisant par un coefficient correcteur dont la valeur est de I'ordre de 1,3 (Note 1)
La valeur de ce coefficient correcteur peut être éventuellement plus élevée et il convient donc de
s'assurer de sa valeur avant de procéder à la correction (Note 1).

NOTE 1 -
Le fait d'ignorer cette correction peut conduire à un sousdimensionnement de la fondation et
provoquer des dommages plus ou moins sévères sur la structure portée.

(3) Cette méthode ne s'applique pleinement que pour les sols (Note 1) et les classes de terrain
indiqués dans I'annexe B (Note 1).

NOTE 1 - Les aspects spécifiques au comportement des roches sortent du domaine du présent document. ll
convient d'apprécier dans quels cas une fondation dite "au rocher" peut être justifiée par les méthodes
proposées et dans quels cas le recours aux méthodes spéclflques de la mécanique des roches est nécessaire

(4) Cette méthode complète les sections 9, 10 et 14 du présent document qui traitent des
justifications à faire respectivement aux états-limites ultimes et aux états-limites de service pour
une fondation profonde sous sollicitation axiale en compression et en traction.

G.2 Coefficient de modèle

(1) Les valeurs des coefficients de modèle Tn:or êt yn;oz sorìt présentées dans le tableau G.2.1. La
valeur du coefficient de modèle ]¡,61 vâriê suivant que le pieu est sollicité en compression ou en
traction(Noteslà3).

NOTE 1 - Le coefficient de modèle TR;d2 ne concerne pas la procédure du < pieu modèle >

NOTE 2 Le coefficientde modèle tR;d1 pourdes pieux ancrés principalement dans la craie est égal à 1,45
-
du fait du de la diffìculté à appréhender correctement le comportement mécanique des formations géologiques
crayeuses qui peuvent présenter certaines spécificités sur le plan rhéologique (thixotropie).

NOTE 3 - Les pieuxde catégorie 10, 17,18, 19 et20 nécessitent I'utilisation de techniques d'injection dont la
maîtrise reste complexe. Les performances en termes de résistance à la compression et à la traction de ces

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catégories de pieux sont donc très variables. Le coefficient de modèle permettant de quantifier la dispersion
du modèle de calcul liée à ces techniques a donc été augmenté et porté à une valeur égale à 2,0.

Tableau G.2.1 Valeur des coefficients de modèle pour la méthode pénétrométrique


-
Procédure du < pieu modèle >
(utilisation des coefficients Ç ou de
l'annexe D de la norme NF EN Procédure du < modèle de
1990) terrain >

Procédure du < modèle de


terrain >

Tn;ot Yn;ot Ïn;oz TR;oz

Compression Traction Compression Traction

Pieux non ancrés dans


la craie de classe I à 7 1,45
1,18
hors pieux de catégorie
10 et 15

Pieux ancrés dans la 1,1


craie de classe 1à 7
1,45 1,75
hors pieux de catégorie
10, 15, 17,18,19 et20

Pieux de catégorie 10,


2,0 2,0
15,17,18, 19et20

G.3 Résistance limite


(1) Cet article définit les procédures pour déterminer la portance limite en compression R" et la
résistance limite de traction R¡ d'une fondation profonde isolée réalisée au droit d'un sondage
pénétrométrique.

(2) La portance limite en compression R" d'une fondation profonde isolée doit être déterminée à
partir de l'expression générale suivante (G.3.1) (Notes 1 et 2) :

R" = R, +R, (G.3.1)

R" est la valeur de la portance de la fondation profonde ;

R6 est la valeur de la résistance de pointe de la fondation profonde ;

R" est la valeur de la résistance de frottement axial de la fondation profonde (Note 2) ;

NOTE 1 - Les méthodologies de calcul de Ro et R" sont précisées dans les articles G.4 et G.5.

NOTE 2 - La hauteur de mobilisation du frottement ne correspond pas nécessairement à toute la hauteur de


l'élément contenue dans le sol. C'est le cas en particulier pour les pieux comportant un double chemisage ou
pour les pieux soumis à des frottements négatifs.

(3) La résistance limite de traction R¡ d'un pieu isolé doit être déterminée à partir de I'expression
générale suivante (G.3.2) (Note 1) :

R, = R., (G.3.2)

Rt est la valeur de la résistance limite de traction du terrain ;

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R" est la valeur de la résistance de frottement ax¡al de la fondation profonde (Note 1) ;

NOTE 1 - La méthodologie de calcul de R' est précisée dans I'article G.5.

G.4 Résistance de pointe

G.4.1 Principe général


(1) L'effort limite mobilisable dû au terme de pointe d'un pieu doit être calculé à partir de
I'expression générale suivante :

Rt = AtQo (G.4.1)

R6 est la valeur de la résistance à la compression du terrain sous la base du pieu ;

A6 est la surface de la base de la fondation (Article 4.10) ;

q6 est la valeur de la pression de rupture du terrain sous la base du pieu (G.4.2).

G.4.2 Pression de rupture du terrain


(1) Sauf cas particulier(Note 1), la valeurde la pression de rupture du terrain sous la base d'une
fondation profonde doit être calculée à partir de I'expression générale suivante :

Qt = k"Q," (G.4.2.1)

Q6 est la valeur de la pression de rupture du terrain sous la base du pieu ;

k" est le facteur de portance pénétrométríque ;

q"" la résistance à la pénétration équivalente.

NOTE I- Lorsqu'il y a lieu (Clause 9.2 (1) Note 1), il convient de tenir compte de la contrainte totale verticale
q0 ex¡stant dans le terrain au niveau de la base du pieu au moment des travaux (Note 2) et d'appliquer dans
ce cas l'expression générale suivante :

Qt =QoÍk"4"u (G.4.2.2)

-
NOTE 2 La contrainte totale verticale go est à considérer dans la situation dans laquelle la fondation est
justifiée en faisant abstraction de celle-ci.

(2) La valeur du facteur de portance pénétrométrique k" doit être déterminée à partir du tableau
G.4.2.1 en fonction de la nature de la formation dans laquelle se trouve la base de la fondation
prcfonde, du rnode de mise en æuvre du pieu (Note 1) et de l'encastrement.

NOTE I - Les résultats expérimentaux disponibles actuellement ne permettent pas de mettre en évidence
une éventuelle influence de la forme de la section droite du pieu.

(3) Le profil pénétrométrique corrigé q""(z) est obtenu :

en calculant la valeur moyenne 9". dê la résistance à la pénétration lissée sur la hauteur (b +


3a) (Clause G.1 (2)) ;

en écrêtant s'il y a lieu le diagramme q"(z) à la valeur 1,3 g"r.

(4) Dans le cas d'une formation porteuse homogène (Notes 1 et 2), la valeur de la résistance à la
pénétration équivalente q"" doit être déterminée à partir de I'expression générale suivante :

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. D+3a
lr
Q*. =:ib+ ^5a I q""(rþ" G.4.2.3)
;_b

qce est la résistance à la pénétration équivalente ;

b est la valeur de l'épaisseur de la tranche de terrain considérée au-dessus de la base du pieu ;

q""(z)est le profil pénétrométrique corrigé ;

B est la largeur de la fondation profonde ;

h est la hauteur de la fondation profonde contenue dans la formation porteuse ;

,=
^ *{:;o,s*}
(G.4.2.4)

b =min{a;h} tc.4.2.5)

NOTE 1 - A titre indicatif, une formation peut être considérée comme homogène si elle est composée d'un sol
de nature unique et si la résistance à la pénétration maximale mesurée dans cette formation n'excède pas
deux fois la résistance à la pénétration minimale.

NOTE 2 - Dans le cas contraire, il convient de faire un choix prudent de la valeur représentative de la
résistance à la pénétration équivalente, en rappelant que s'il existe un substratum résistant près de la pointe
des pieux, il est toujours possible d'approfondir les pieux jusqu'à atteindre celui-ci'

(5) Le facteur de portance dépend de la hauteur d'encastrement effective D"r définie selon les
règles suivantes (Note 1) :

pnf = I ø"(,)a, (G.4.2.6)


[
q ce D-hp

hp désigne une longueur égale à 108.

lorsque I'encastrement relatif D"/B est supérieur 5,0 : k"(D"¡/B) = k"'"",

lorsque l'encastrement relatif D"r/B est inférieur 5,0

k"(D"/B) = 0,3 + (k",""-0,3XD"¡/B)/5 pour les argiles/limons ;

k"(D"/B) = 0,2 + (k",",-0,2XD"¡/B)/5 pour les sols intermédiaires ;

kc(D"/B) = 0,1 + (k",",-0,1XD"/B)/5 pour les sables et graves ;

k"(D"/B) = 0,15 + (k"r"*-o,1SXD"r/Bys pour la craie, les marnes et les roches altérées ou
fragmentées.

NOTE 1 - Au minimum I'encastrement effectif dans la couche porteuse est pris égal à 3 diamètres ou 1,50 m
pour des pieux de diamètres supérieurs à 0,5 m. Si l'entreprise de fondations spéciales peut garantir la bonne
exécution de cet encastrement de la pointe des pieux dans la couche porteuse soit par des prélèvements
d'échantillons, soit par I'emploi de trépan, soit encore par I'utilisation de carottier alors cet ancrage peut être
réduit à une valeur minimale de 0,5 m.

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Tableau G.4.2.1- Valeur du facteur de portance pénétrométrique kcma' pour un


encastrement relat¡f D"¡/B > 5
Argile
Terrain
Marne et Roche altérée
Sol Sable
% CaCOg <30% Craie Calcaire- ou fragmentée
Classe intermédiaire Grave
(a)
Marneux
de pieu
Limon
(c)

0,4 (b) 0,3 (b) 0,2 (b) 0,3 (b) 0,3 (b) 0,3 (b)
I
0,45 0,3 0,25 0,3 0,3 0,3
2

0,5 0,5 0,5 0,4 0,35 0,35


3

0,45 0,4 0,4 0,4 0,4 0,4


4

0,35 0,3 0,25 0,15 0,r5 0,15


5#
0,4 Q,4 0,4 0,35 0,2 0,2
6#
0,35 0,25 0,15 0,15 0,15 0,15
7#
0,45 (b) 0,3 (b) 0,2 (b) 0,3 (b) 0,3 (b) 0,25 (b)
I
(#) pour les pieux de type BAO, HB et PP, mis en æuvre par vibrofonçage, au lieu de battage, il y a lieu de
faire un abattement de 50% sur le facteur k".
(a) La valeur de kc pour les roches altérées et fragmentées doit être prise égale à celle de la formation meuble
du tableau à laquelle le matériau concerné s'apparente le plus. Dans le cas des roches saines, il convient
(G.1.(3) Note 1) d'apprécier si une justification basée sur les méthodes de la présente annexe G et à
l'évidence pessimiste est suffisante, ou bien s'il convient d'avoir recours aux méthodes spécifiques de la
mécanique des roches.

(b) Pour les micropieux, la résistance de pointe n'est normalement pas pris en compte.

(c) ll convient de se référer à I'article A.10 pour le choix des périmètres et des aires des pieux à considérer
dans les calculs.

(d) D'autres valeurs de k","x peuvent être utilisées à condition de satisfaire les conditions de la clause 9 de la
section 1.

G.5 Résistance de frottement ax¡al


G.5.1 Principe général

(1) L'effort limite mobilisable par frottement axial sur la hauteur concernée du fût de la fondation
profonde doit être calculé à partir de l'expression générale suivante :

eD
R" = P, ø,\t)d' (G.5.1)
lo

R, est la valeur de la résistance de frottement axial d'une fondation profonde ;

P. est le périmètre du fût du pieu (Article 4.10) ;

D est la longueur de la fondation contenue dans le terrain (Note 1) ;

q,(z) est la valeur du frottement axial unitaire limite à la cote z (Article G.5.2).
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NOTE I - La hauteur L" où le frottement axial est mobilisé ne correspond pas nécessairement à toute la
hauteur de l'élément contenue dans le sol. C'est le cas en particulier des pieux comportant un double
chemisage ou pour les pieux soum¡s à des frottements négatlfs. Dans ce dernier cas, il conviendra si
nécessaire de défìnir deux valeurs de Rs, I'une pour la compression, I'autre pour la traction.

G.5.2 Frottement axial unitaire Iimite q"


(1) La valeur du frottement axial unitaire limite q, à la profondeur z doit être déterminée en fonction
àe la nature du terrain, du mode de mise en æuvre du pieu et de la valeur de la résistance à la
pénétration lissée mesurée à cette même profondeur, à partir des tableaux G.5.2.1 et G.5.2.2 et de
la figure G.5.2.1.

(2) La valeur du frottement axial unitaire limite à la profondeur z est déterminée à partir de la
relation suivante :

q,(r)= dp¡n,-,ot.f (G'5'2'1)


"otlq"Q\
q"(z) est la résistance à Ia pénétration lissée à la profondeur z ;

cr est un paramètre adimensionnel qui dépend à la fois du type de pieu et du type de sol
pieu,sor
défini dans le tableau G.5.2.2;

fsor êst une fonction qui ne dépend que du type de sol et des valeurs de q".

(3) Les fonctions fss¡ sorìt définies pour les différents types de sol par les équations suivantes
(Figure G.5.2.1) :

f"",(q")=(oq"+u)(-e '") ç.5.2.2)

Les valeurs des paramètres a, b et c sont définies dans le tableau G.5.2.2 pour des valeurs de
résistance à la pénétration q" en MPa et des valeurs f"o¡ en MPa.

(4) Pour des résistances de pointe faibles (inférieures à 1 MPa pour les argiles et les limons et
inférieures à 1,5 MPa pour les sables), il convient de s'assurer que le frottement axial unitaire
considéré est pérenne- ll est donc nécessaire de mener une étude particulière justifiant cette
hypothèse (par exemple, en démontrant I'absence de frottements négatifs induits par des
súicnarges òu des variations du niveau de la nappe ou encore en vérifiant que les descentes de
charges ont été correctement calculées).

(5) lndépendamment de la figure G.5.2.1 et de la relation générale de l'équation G.5.2.2 définies


sur la base de mesures expérimentales, il convient de s'assurer que les valeurs de frottement axial
unitaire déterminées ne sont pas supérieures à celles définies dans le tableau G.5.2.3.

(6) Pour les pieux de grande longueur visés au tableau G.5.2.1 (signe ##), avec les sols
òorrespondants, on appliquera un abattement de 50 % sur la valeur de frottement déduite de
I'application des différents tableaux et figures sur les sections de pieu situées à 25 m ou plus au-
dessus de la pointe.

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Tableau G.5.2.1- Choix des valeurs dê oþieu-sor Méthode pénétrométrique


-
Argile % Marne et Roche altérée
Technique de Sols Sable
N" Abréviation CaCOg < Craie Calcaire- ou
mise en ceuvre intermédiaires Grave
30 Yo Marneux fragmentée
Limon
Foré simple
1 FS ##
(pieux et 0.55 0,65 0,70 0,80 1,40 1,50
barrettes)
Foré boue
2 FB# (pieux et 0,65 0,80 1,00 0,80 1,40 I,50
barrettes)
Foré tubé 0,35 0,40 0,40 0,25 0,85
3 FTP
(virole oerdue)
Foré tubé
4 FTR (virole 0,65 0,80 1,00 0.75 0,13
récuoérée)
Foré simple ou
FSR, FBR, boue avec
5
PU# rainurage ou 0,70 0,85
puits
Foré tarière
continue
6 FTC, FTCD simple rotation
ou double 0,75 0,90 1,25 0,95 1,50 1,50
rotation
0,95 1,',t5 1,45 0,75 1,60
7 VM Vissé moulé

0,30 0,35 0,40 0,45 0,65


I VT Vissé tubé

Battu béton
BPF*,
9 préfabriqué ou 0,55 0,65 1,00 0,45 0,85
BPR*
orécontraint
Battu enrobé

10 BE*
(béton -
mortier - 1,00 1,20 't,45 0,85 1,50
coulis)
0,60 0,70 1,00 0,95 0,95
11 BM** Battu moulé

Battu acier 0,40 0.50 0,85 0,20 0,85


12 BAF*
fermé
Battu acier 0,60 0.70 0,50 0,25 0,95 0,95
13 BAO** #
ouvert
0,55 0,65 0,70 0,20 0,95 0,85
14 HB* # H battu

H battu injecté 1,35 1,60 2,00 1,10 2,25 2,25


15 HBi**
IGU ou IRS
Palplanches 0,45 0,55 0,55 0,20 1,25 1,15
16 PP* #
battues
Micropieu type
17 M1
I

Micropieu type
18 Ml2
il
Pieu ou
19 PIGU, MIGU micropieu 1,35 1,60 2,00 1,10 2,25 2,25
iniecté ltvoe lll)
Pieu ou
micropieu
20 PIRS. MIRS
injecté (type 't,70 2,05 2,65 1,40 2,50 2,90
tv)

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** ll convient de se reporter à I'article A.10 pour le calcul du périmètre.

# Pour les pieux de type BAO, HB et PP, mis en ceuvre par vibrofonçage, et pas par battage, il y a lieu de
faire un abattement de 30 % sur les valeurs de qs.
## pour les pieux de grande longueur, il convient d'appliquer la clause (6) de la présente section.
(a) Pour les micropieux BE, HBi, MIGU, PIGU, PIRS et MIRS, les valeurs proposées correspondent à une
permettront
exécution stricte et soignée de l'injection correspondante. Les essais de conformité (Section 8.9)
à considérer. ll convient ensuite d'appliquer les
de définir précisément les valeurs de frottement axial unitaire
que cette recommandation est d'autant plus
valeurs \1' el 12'du tableau C.2.3.1. On attire I'attention
importanie dans les argiles et les marnes que les performances dans ces terrains sont très sensibles à toute
insuffisance lors de la mise en ceuvre.
(b) pour les pieux de catégorie 17 et 18, il convient de considérer les valeurs de frottement axial unitaire des
techniques de pieux ou de micropieux les plus proches sur le plan de la technologie.
(c) Les valeurs mentionnées pour les fondations profondes de catégorie 6 sont données pour des pieux
réalisés avec un enregistrement continu des paramètres de forage et de bétonnage (Tableau 6-4.1.1 Note
(1)). Dans le cas contraire, on s'expose à des discontinuités et des détériorations du pieu lors de sa
réalisation.

(d) Les valeurs mentionnées pour les fondations profondes de catégorie 7 mises en æuvre avec une
technique de bétonnage directement à la pompe à béton sont données pour des pieux réalisés avec un
enregistrement continu des paramètres de réalisation du pieu. Dans le cas contraire, on s'expose à des
discontinuités et des détériorations du pieu lors de sa réalisation.

(e) ll convient de se référer à I'article A.l0 pour le choix des périmètres et des aires des pieux à considérer
dans les calculs.

(f) D,autres valeurs peuvent être utilisées à condition de satisfaire les conditions de la clause 9 de la section 1-

Tableau G.5.2.2- Valeurs numér¡ques les paramètres a, b et c des courbes f=o¡ Méthode
-
Pénétrométrique
Sols Marne et Roche
Type de sol Argiles Sables Calcaire- altérée ou
intermédiaires Craie
Marneux fragmentée
Choix de la Q3 Q2 Q2 Q2
Q1 Q2
courbe
a 0,0018 0,0015 0,0012 0,0015 0,0015 0,0015

0,1 0,1 0,1 0,1 0,1 0,1


b

c 0,4 0,25 0,15 0,25 0,25 0,25

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150

125
81
Q3
100

82
Y75 /

//.

t//
50

25

0
0
r 51015 20
X
Légende : X : qc [MPa] - Y : f,o¡ [kPa]

Figure G.5.2.1- Courbes fee¡ pour la méthode pénétrométrique

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Tableau G.5.2.3 Valeurs max¡males de frottement ax¡al un¡ta¡re limite q"


-
Valeurs en kPa

Technique de Argile % Marne et


N' Abréviation Sols Sable Roche altérée
mise en æuvre CaCOs < Craie Calcaire-
intermédiaires Grave ou fragmentée
30 % Limon Marneux

Foré simple
1 FS ##
(pieux et 90 90 90 200 170 200
bârrettes)
Foré boue
2 FB## (pieux et 90 90 90 200 170 200
barrettes)
Foré tubé
3 FTP 50 50 50 50 90
lvirole perdue)
Foré tubé
4 FTR (virole 90 90 90 170 170
récuoérée)
Foré simple ou
FSR, FBR, boue avec
5 90 90
PU## rainurage ou
ouits
Foré tarière
FTC, continue simple 200 200
6 90 90 170 200
FTCD rotation ou
double rotation

7 VM Vissé moulé 130 130 200 170 170

I VT Vissé tubé 50 50 90 90 90

Battu béton
BPF*,
I BPR*
préfabriqué ou 130 130 130 90 90
précontraint
Battu enrobé
r0 BE** (béton - mortier 170 170 260 200 200
- coulis)

11 BM* Battu moulé 90 90 130 260 200

Battu acier
12 BAF* 90 90 50 90
fermé
Battu acier 90
13 BAO** # 90 90 50 50 90
ouvert
14 HB* # H battu 90 90 130 50 90 90
H battu ¡njecté
15 HB¡* 200 200 380 320 320 320
lGu ou IRS
Palplanches 90
16 PP* # 90 90 50 50 90
battues

17 M1 Micropieu type I

Micropieu type
18 M2
il
Pieu ou
PIGU, 320
19 micropieu 200 200 380 320 320
MIGU
iniecté (tvpe lll)
Pieu ou
PIRS, 440 500
20 micropieu 200 200 440 440
MIRS
iniecté (tvpe lV)

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Annexe H
(informative)

Évaluation du frottement négatif sur une fondation profonde

H.l Domaine d'application


(1) La présente annexe s'applique au calcul du frottement négatif sur une fondation profonde
traversant un sol compressible soumis à l'action pondérale d'un remblai (Note 1).

NOTE I- Elle ne s'applique normalement pas aux autres cas, par exemple lorsque le phénomène de
frottement négatif est induit par :

le rabattement d'une nappe ;

des terrains naturels (subsidence) ou rapportés (remblais hydrauliques) qui tassent;

des sols lâches qui tassent par saturation ou par densification sous des effets sismiques

(2) Les règles indiquées ne s'appliquent qu'à un système de fondation composé d'éléments
identiques et verticaux.

(3) Elles doivent être utilisées avec les règles définies dans la section I (Note 1).

NOTE 1 - On rappelle que le frottement négatif est nul au-dessous du point neutre pour une fondation
profonde isolée et que la résistance limite et la charge de fluage du terrain sont estimées en supposant que le
frottement axial est nul au-dessus de ce point.

H.2 Frottement négatif max¡mal sur une fondation profonde isolée

H.2.1 Expressiongénérale
(1) Le frottement négatif sur une fondation profonde doit être calculé à partir de I'expression
générale suivante (Note 1) :

hj

Grr=P J K(z)tan õ(z)o,(z)d, (H.2.1.1)


hj.

P est le périmètre du pieu ;

o,(") est la contrainte verticale effective à long terme à la profondeur z, au contact de la

fondation profonde, tenant compte de la perturbation engendrée par l'accrochage du sol autour de
celle-ci ;

K (z) est le rapport entre la contrainte horizontale effective et la contrainte verticale effective ;

tanõ(z) est un coefficient de frottement dont la valeur dépend de la nature du contact sol-paroi ;

â étant l'angle de frottement du contact terrain-élément de fondation ;

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h est la hauteur de l'élément de fondation sur laquelle agit le frottement négatif.

La méthode employée pour évaluer les efforts dus au frottement négatif n'introduit pas
NOTE 1 -
explicitement de loi de mobilisation de ces efforts en fonction du déplacement relatif sol-élément de fondation.
ll s'agit d'une méthode à la rupture proposée par [Link] et basée sur I'hypothèse d'un déplacement
relatiisuffisant pour mobiliser le frottement négatif unitaire maximal sur toute la hauteur où il est supposé agir.

H.2.2 Évaluation du terme Ktanõ

(1) En pratique, on doit considérer le produit Ktanô comme un terme dont les deux facteurs sont
indissociables.

(2) Sa valeur est donnée par le tableau H.2.2.1, en fonction de la nature de la formation concernée
et du type de pieu.

(3) Pour les catégories de fondations profondes non décrites dans le tableau H.2.2.1, il convient de
se référer à la caiégorie présente la plus proche en termes de technologie (Annexe A).

Tableau H.2.2.1 - Terme Ktanõ

Pieux
Pieux
Sols Pieux forés Pieux Pieux
chemisés
tubés forés battus
bitume
Tourbes sols organiques 0,10 0,15 0,20 <0,05
<0,05
mous 0,10 0,15 0,20
Argiles, Limons <0,05
fermes à durs 0,15 0,20 0,30
<0,05
très lâches 0,35 0,35 0,35
<0,05
Sables, graves lâches 0,45 0,45 0,45
<0,05
autres 1,00 1,00 1,00

@olpourraêtreguidéparlescatégoriesconventionnellesdonnées
dans I'annexe B.

NOTE 2 Lorsque le type de sol ne peut être identifié précisément, le terme Ktanô est déterminé par
-
interpolation à partir des différentes valeurs présentées dans le tableau H-2.2.1 .

NOTE 3 - Naturellement, la valeur de calcul de Ktanô pourra être déduite des mesures effectuées
lorsque, pour diverses raisons, et en particulier lorsque l'économie du prolet le justifie, on est amené à
procéder, sur le site même, à des essais en vraie grandeur.

H.2.3 Évaluation de ta contrainte verticale effective o'u(z)

H.2.3.1 Expression de o'"(z,r)

(1) On admet que la valeur de o'u(z,r) est donnée par I'expression générale suivante (Figure
H.2.3.1) :

r-R
_À_
o, (2, r) - o, (r) = (o, (z) - d, (ò) l-e R
(H.2.3.1)

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o,(z,r)est la contrainte verticale effective à la cote zetàla distance r de l'axe longitudinal de


l'élément de fondation après apparition du frottement négatif ;

or(r) est la contrainte verticale effective "non perturbée" correspondant å cefle qui règnerait dans
le sol en l'absence de l'élément de fondation ;

l. est un coefficient caractérisant I'amplitude de I'accrochage du sol autour de l'élément de


fondation ;

R est le rayon d'un pieu circulaire ou lorsque la section n'est pas circulaire, le rayon de l'élément
circulaire de même périmètre ;

r est la distance à I'axe longitudinale de l'élément de fondation.

o'v
o'tQ)
o'v(z ,r)
z
o'u(z)
R

r r

Figure H.2.3.1 Évolution de o,avec r


-
(2)Le terme oj(z) Ooit être calculé dans I'axe de l'élément de fondation en tenant compte des
différentes surcharges (généralement constituées par des remblais) disposées au voisinage de
l'élément considéré (Notes 1 et2).

NOTE 1 - Le supplément de contrainte du aux surcharges est à évaluer par les méthodes habituelles de
diffusion des contraintes dans un sol élastique.

NOTE 2 - Dans le cas où le frottement négatif est engendré par une surcharge uniforme indéfinie p", Or(r)
a pour expression po + yz (y êtant le poids volumique du sol, éventuellement déjaugé).

(3) Àest donnée (Note 1)par les relations suivantes en fonction de la valeur de Ktaná lfigure
H.2.3.2):

).=---!
+ 25tanõ-si
: Ktaná<0,150 (H.2.3.2)
0,5

),=0,385 - Ktanó si : 0,150 < K tand < 0,385 (H.2.3.3)

2=0 si : 0,385 3Ktan6 (H.2.3.4)

NOTE 1 - La valeur de 1. résulte d'une corrélation avec le terme Ktan õ établie à partir de résultats
expérimentaux.

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1,00

0,50

\
0,00
0,00 0,05 0,10 0,15 0,20 0,25 0,30 0,35 0,40 x
Légende:X:Ktanô-Y:À

Figure H.2.3.2 Relation î,=f(Ktanõ)


-
H.2.3.2 Expression de o', (z)Oans une couche

(1) La valeur de au(z) résulte du bilan des efforts verticaux appliqués au sol et à l'élément de

fondation à la profondeur z, effectué en tenant compte de la loi de variation adoptée pour o,(z,r)
(Notes 1 à 3).

NOTE I- Les couches successives de terrain sont découpées en tranches suffisamment fines pour que l'on
puisse considérer que (aar@lar) a une valeur constante le long de l'axe de l'élément de fondation dans
chacune des tranches.

NOTE 2 - Le calcul Oe O,(z)le long de l'élément de fondation s'effectue de proche en proche aux frontières
entre tranches, du haut vers le bas, en partant de la valeur en tête de la première couche (généralement
constituée par un remblai), cette valeur étant connue et généralement nulle.

NOTE 3 - Connaissant ta valeur O,(rr) O" O"(z)a, "ortet de la tranche j, la valeur O"(zr*r).u
sommet de la tranche Û+1) se calcule par les formules :

t-, /\1 -*rl


o"(z¡tr)-d,(,,) =[t
ff-A,(,,),J[t -"'" )
si : ¡t()')*0 (H 2 3 5)

do,
6v zj+l ) -o, (,,) -[Link] 'si PØ)=o (H.2.3.6)

Lz, esl l'épaisseur de la tranche j, soit : Lz, = z,*¡ - z ¡

12
p()") estun paramètre caractéristique de l'équation, donné par: p()')
l+2
R
/-o est un paramètre caractéristique de l'équation, donné par: Lo=
¡t()")rtanõ

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R est le rayon d'un pieu circulaire, ou lorsque la section n'est pas circulaire, le rayon de l'élément

circulaire de même périmètre ,R = l-2tr

H.2.4 Hauteur d'action du frottement négatif

(1) La hauteur d'action du frottement négatif est généralement prise égale à la plus faible des deux
valeurs h1 et h2 définies ci-après :

h1 est la profondeur où la contrainte de calcul o'u(z)devient égale à la contrainte o,o(")


préexistante dans le terrain avant exécution de la fondation et mise en place de la surcharge
(Note 1) ;

h2 correspond au niveau où le tassement restant à acquérir par le sol après exécution de la


fondation, calculé sans tenir compte de celle-ci, devient égal à B/100 (Note 2).

NOTE 1 - La définition de hr traduit que, du fait de I'accrochage du matériau autour de l'élément de fondation,
il existe un niveau le long de celui-ci où I'effet de la surcharge provoquant I'apparition du frottement négatif
disparaît. Dans le cas d'un groupe de pieux, h1 est en toute rigueur la profondeur où la contrainte de calcul
moyenne entre les pieux devient égale à la contrainte préexistante dans le terrain.

NOTE 2 - La définition de hz tient compte du tassement propre du pieu et du tassement libre du sol, dont la
valeur peut être faible (sol peu compressible ou tassement à venir de faible ampleur du fait, par exemple, d'un
préchargement du sol). Ce tassement "libre" est calculé selon les errements habituels, en général à partir de
la théorie de consolidation.

H.2.5 Expression du frottement négatif total

(1) Le frottement négatif total agissant sur une fondation profonde pieu isolé est la somme, sur la
hauteur d'action de celle-ci, des termes élémentaires calculés dans chaque intervalle où Ktanô est
constant, par les expressions suivantes (Note 1) :

PR
G,j = d,(h,)-o,(h)]-["; (n,-,)-o',(hj-,)]] .' , /t(4*0 (H.2 5.1)
p(r,)
hj

Gr, = p(K tan õ)1"; (z )a" si p(x)=o (H.2.5.2)


hi_,

Gn, est le frottement négatif dans la couche j;

h¡ et h¡-r sont les cotes de la couche j.

NOTE 1 - Ces expressions sont valables sans restriction sur la constance de (dOr(z) I dz). Chaque terme

ci-dessus peut dont être calculé sur chaque ensemble de tranches où K tan á est constant. la seconde
expression constitue par ailleurs une borne maximale du frottement négatif sur un pieu isolé, quelle que soit la
valeur de 1".

(2) Suivant le sol et la technique de pieu utilisée, la valeur du frottement négatif doit être bornée à
la valeur de frottement axial unitaire définie dans les tableaux F.5.2.3 et G.5.2.3.

H.3 Frottement négatif sur une fondation profonde au se¡n d'un groupe
(1) Le frottement négatif sur un élément de fondation au sein d'un groupe peut être calculé à partir
des méthodes décrites dans cet article (Note 1).
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NOTE I - Aucune méthode théorique ne permet à I'heure actuelle de traiter de façon complète et
restent donc
satisfaisante le cas des éléments de fondations périphériques d'un groupe. Les valeurs estimées
à des valeurs raisonnables pour des espacements courants entre
ãmpiriques, elles conduisent néanmoins
éléments de fondation.

H.3.1 Éléments de fondation sur une ou plus¡eurs files

(1) pour évaluer le frottement négatif sur un élément quelconque d'une fondation complète, on doit
àiétingr"r le cas d'une file uniquð de celui de plusieurs files et déterminer les paramètres suivants
(Note 1):

Q, (-)qui représente la valeur du frottement négatif sur l'élément considéré, supposé isolé,
calculée suivant les indications de l'article H.2.

G,,(b) qui représente la valeur du frottement négatif sur l'élément considéré, supposé au
sein d,un groupe illimité d'éléments identiques, et dont le mode de calcul est indiqué dans
I'article H.3.2.

NOTE 1 - Dans les cas usuels, pour le calcul de G", (-) et de G- (å) ' it est admis de calculer la
contrainte Or(r)dans l'axe de la fondation et de supposer qu'elle conserve la même valeur sous toute

l,emprise de celle-ci. De la sorte, G", (-) et G",(b) sont identiques pour tous les éléments de la fondation'

H.3.1.1 File unique

(1) Avec les notations de la figure H.3.1.1, la valeur du frottement négatif sur chaque type
d'élément est donnée Par (Note 1) :

G,no =Io",(u)*1o,,(*) (H'3.1.1)

G,,"=1o,,(r)*f ø, (-) (H'3.1'2)

NOTE 1 - Les éléments d'angle sont repérés par I'indice a, les autres éléments portent I'indice e.

Figure H.3.1.1
- File unique - Notations

H.3.1.2 Plusieursfiles
(1) Avec les notations de la figure H.3.1.2, la valeur du frottement négatif sur chaque type
d'élément est donnée Par (Note 1) :

G,no=!c,,çu¡+]c,,(*) (H.3.1.3)

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5
G,,(b) +- G", (-)
1
Grn" (H.3.1.4)
6 6

G"r, = Grr(b) (H.3.1.5)

NOTE 1 - Les éléments d'angles sont repérés par l'indice a, ceux de la frontière du groupe par I'indice e et les
éléments intérieurs du groupe, par I'indice i.

Figure H.3.1.2
- Plusieurs files - Notations

H.3.2 Galcul de G.n(b)

(1) Gs"(b) doit être calculé sur le même principe que celui d'un élément isolé (Clause H.3.2 (3)),
I'analyse étant faite sur un volume cylindrique de sol entourant l'élément de fondation de rayon b.

(2) Le rayon b du volume cylindrique de sol entourant l'élément de fondation est défíni, avec les
notations de la figure H3.2.1, de la façon suivante :

file uníque

d
b- (H.3.2.1)
J;
plusieurs files


þ-
t; (H.3.2.2)

d est I'entraxe des éléments de fondation d'une même file ;

d'est l'entraxe des éléments de fondation de files voisines.

(3) Les valeurs de G"n(å) et ae o,(z)doivent être déterminées à partir des expressions relatives
à l'élément isolé données à l'artícle H.2 en remplaçant dans les expressíons relatives à l'élément
isolé, ¡r(I) par p(},,b), déterminé comme indiqué ci-après (Notes 1 et2):

p(1,b)=
t' si: )"+0 (H.3.2.3)
- b-R
_t-
l+ ).- t+þ R

R )"

153
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Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

p(t,b)=å si Â,=0 (H.3.2.4)


.
[¡J -'
NOTE 1 - L'abaque de la Figure [Link] les valeurs de ¡r(À,b) en fonction de
b/R et de I'
qo uniforme à
NOTE 2 - On notera que pour un pieu situé au sein d'un groupe illimité, et sous une surcharge
par îIb2 qo .
la surface du sol, la valeur de Grn (b) est bornée supérieureme nt

d d d d

Figure H.3.2.1- Calcul de G"n - Notations

/rz I
0,6

0,5
./,
><¿
%
t 77 S
blR=2,5
0,4 blR=3,0

0,2
1 blR=3,4
blR=4,0
blR=5,0
blR=ø
0
0 0,2 0,4 0,5 0,8 1 1,2 1,4 1,6 A

Figure H.3.2.2- Groupe de pieux - Abaque pour ¡e calcul de G"" (b)

H.4 Cas particuliers des culées


d'une même
(1) Lorsque le terrain situé au-dessus du niveau de la semelle de liaison des éléments
prise en compte du frottement négatif
fondation est susceptible de tasser par rapport à celle-ci, la
doit être effectuée de la façon suivante (Figure H'4'1) :

les efforts qui se développent sur les plans passant par le bord de la semelle
ont une valeur
de la force de poussée des terres supposée inclinée d'un
égale à la composante'verticale
añgle égal à l'angle de frottement interne du sol ;

la contrainte Or(t) est calculée dans I'axe de la fondation sans tenir compte du poids des
terres directement appliqué à la semelle'

154
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+
Pour : SOGEA SATOM

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KaT z Kal z
K"Tz z
{ H
4 H
p=rH p=rH

Figure H.4.1 Exemples de culées d'ouvrages


-

155
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Annexe I
(informative)

Modélisation du comportement transversal d'une fondation


profonde à partir des essais au press¡omètre et au pénétromètre

1.1 Pieu isolé


1.1.1 Domained'application
(1) L'annexe 1.1 définit, pour un élément de fondation profonde isolé (Notes 1 et 2), la construction
des lois d'interaction sol-élément de fondation décrivant le comportement transversal, à partir des
résultats des essais au pressiomètre Ménard. Elle aborde le cas des groupes de pieux dans
l'annexe 1.2. Dans I'annexe 1.3 sont présentés les principes de détermination des lois d'interaction
sol-élément pour des sollicitations sismíques. L'annexe 1.4 comporte les principes de détermination
de ces lois d'interaction sol-élément à partir de données pénétrométriques.

NOTE 1 - Les annexes 1.1.3 à 1.1.6 définissent les lois de caractéristiques probables, applicables dans la
plupart des cas. L'annexe 1.1.7 définit des lois de caractéristiques maximales, plus particulièrement adaptées
à l'étude d'éléments soumis à des poussées transversales du sol. Des modèles plus élaborés représentant
plus correctement les phénomènes réels sont également proposés, pour les cas où la complexité du projet
justifie de faire appel à de tels modèles.

NOTE 2 - ll peut y avoir lieu d'apporter des modifications au modèle de comportement de l'élément isolé pour
traiter du cas des fondations profondes composées de plusieurs éléments. Des indications sont données dans
ce sens au paragraphe 1.2 ci-après.

,.1.2 Principe général

(1) On admet que le sol exerce en chaque section de l'élément une réaction perpendiculaire à l'axe
de celui-ci, qui est fonction du déplacement relatif transversal de la section considérée, et que cette
réaction se compose :

de pressions frontales, que I'on modélise par une pression uniforme s'exerçant sur la plus
grande largeur de l'élément perpendiculairement au sens du déplacement, notée B (Note 1) ;

d'efforts de frottements transversaux s'exerçant sur les parties du périmètre parallèles au sens
du déplacement; toutefois, une part de ces frottements étant déjà intégrée dans les pressions
frontales citées ci-dessus, on retranche la valeur B à chacune de ces parties pour l'évaluation
du frottement (Note 2).

NOTE 1 - Par exemple, dans le cas d'un pieu circuleire, cette pression s'exerce uniformément sur une largeur
égale au diamètre du pieu.

NOTE 2 - Les frottements tangentiels sont des efforts qui s'opposent au déplacement de l'élément considéré.
Dans le cas de sections rectangulaires tendant à se déplacer dans le sens de leur plus grande dimension, ces
efforts apparaissent sur les faces parallèles au sens du déplacement. Dans le cas de sections compos¡tes, il
est admis de considérer qu'ils se développent sur les surfaces, parallèles au sens du déplacement, du plus
petit périmètre circonscrit à la section réelle. Les parties de ce périmètre à prendre en compte sont
schématisées sur la Figure 1.1.2.

156
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L L

AAAA
¡t

B B

Légende : L. = l- - B : longueur de calcul des frottements latéraux.

Figure 1.1.2 Longueur de calcul des frottements latéraux


-
1.1.3 Lois d'interact¡on vis-à-vis des sollicitat¡ons de courte durée d'application

(1) Sauf cas particulier (Clause 1.1.3 (3)), la loi de mobilisation de la réaction frontale r = p.B en
fonction du déplacement õ du pieu doit être définie par :

un segment de droite passant par I'origine et de pente Ki;

un palier 11. (Figure [Link])

f1

Kf

Légende : 11: réaction frontale ; õ : déplacement relatif de l'élément de fondation.

Figure l.f .3.1 Loi de réaction frontale - Gas général


-
(2) L'évaluation de Ki et de 11 à partir des résultats d'essais pressiométriques Ménard doit être
effectuée suivant les indications ci-après :

le module K¡ est calculé à partir de I'une des deux formules suivantes :

r2E
Kr= M
d
lorsque B >- B, (r.1.3.1)
a Bol B
+d
lEl 2,65
Bo

rzgM
Kf lorsque B 3 Bo ([Link])
4
lz,6s]" + a
3

Kr est le module linéique de mobilisation de la pression frontale pour un élément de fondation


profonde (Note 1) ;

E¡¡ est le module pressiométrique Ménard ;

157
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+
Pour : SOGEA SAT0M

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B est la largeur de l'élément perpendiculairement au sens du déplacement ;

Be est une largeur de référence prise égale à 0,60 m ;

ø est un coefficient caractérisant le terrain dans la méthode pressiométrique (Tableaux [Link] et


t.1.3.2).

le palier rr est pris égal à :

rr=Bpi ([Link])

B est la largeur de l'élément perpendiculairement au sens du déplacement ;

n¡ estla pression de fluage nette (Note 2)

NOTE 1 - Ki est lié au module surfacique appelé coefficient de réaction kr Par I'expression Kr = B kr

NOTE 2 - Les résultats de calculs doivent mettre en exergue la valeur maximale de réaction calculée (en
général en tête) et la comparer à pf dans le cas où la résultante des réactions transversales du sol sur la
fondation profonde est considérée nulle avant l'application des sollicitations. Dans le cas où un état de
contraintes géostatique est considéré (résultante des réactions latérales du sol non nulle), la valeur maximale
de pression calculée doit être comparée à p¡.

(3) Pour certains calculs, par exemple vis-à-vís de sollicitations accidentelles très brèves (chocs)
ou, pour les sols cohérents, de sollicitations rares de courte durée, il est admis que les justifications
soient menées à partir d'un diagramme d'interaction tel que celui représenté par la figure [Link].

(4) La valeur du palier rz est définie par la relation suivante :

r, = BPi (r.1.3.4)

B est la largeur de l'élément perpendiculairement au sens du déplacement ;

p¡* est la pression limite pressiométrique nette.

f2

l.¡
lr,

Figure [Link] Loide réaction frontale - Cas particulier


-

158
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Tableau 11.3.1 - Coefficients rhéologiques a - Méthode press¡ométrique

Terrain " Tourbe Argile Limon Sable Grave

0, Err¡/pr o( Ev/Pr 0 Ev/pr cl Er,¡/pr ü,

>16 1 >14 2t3 >12 1t2 >10 1t3

il 1 9-16 2t3 8-14 112 7-12 113 6-10 1t4


lil 7 -9 112 5-8 1t2 5-7 1t3
a I : terrain surconsolidé ou très serré,
ll : terrain normalement consolidé ou normalement sené,
lll : terrain sous-surconsolidé altéré et remanié ou lâche.

Tableau a.1.3.2 - Coefficients o pour les terrains rocheux - Méthode pressiométrique

Rocher c,

Très peu fracturé 2t3


Normal 1t2
Très fracturé 1t3
Très altéré 2t3

(5) La loi de mobilisation de la réaction tangentielle, c'est-à-dire le frottement développé sur les
surfaces latérales des éléments de fondation allongés comme les barrettes, doit être définie par:

un segment de droite passant par I'origine et de pente K=Kr;

un palier r" (Figure l. 1 .3.3).

-
NOTE 1 ll est loisible d'utiliser d'autres relations pour estimer K" notamment en considérant les relations
susceptibles d'exister entre les coefficients de réaction kt et ks.

fs

Ks

Légende : r : réaction tangentielle ; ô : déplacement de l'élément de fondation

Figure Ll.3.3 Loi de réaction tangentielle - Cas général


-
(6) L'évaluation de rsà partir des résultats d'essais pressiométriques Ménard doit être effectuée à
partir de la relation suivante :

r' =2L'q' (r.1.3.5)

L, est la longueur sur laquelle est calculée le frottement latéral (1.1.2 et Figure 1.1.2);

1s9
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qs est le frottement limite q" dont la valeur est prise égale à celle du frottement axial.

(7) La loi de mobilisation de la réaction globale à considérer est la somme de la réaction frontale et
que,
àe la react¡on tangentielle définies ci-deisus dans les clauses 1.1.3 (1)à 1.1.3 (_5).llen résulte
les cas courants, la loi d'interaction globale se présente sous la forme illustrée par la figure
dans
[Link].

r
fr*ls

K, ou Ks
zmin(r1irç,)

Kl*K"
ô

Légende : r : réaction résultante ; õ : déplacement de l'élément de fondation.

Figure [Link] Loi de réaction globale - Gas général


-
1.1.4 Lois d'interact¡on vis-à-vis des sollicitations de longue durée d'application

(1) Dans les cas usuels (Notes 1 et 2),la loi d'interaction à prendre en compte vis-à-vis des
sollicitations de longue durée d'application est définie comme suit :

la réaction frontale est dans tous les cas bornée par la valeur 4 ;

le palierde la réaction tangentielle r" est égalà la valeurdéfinie ci-dessus à la clause 1.1'3 (6)
pour les sollicitations de courte durée d'application ;

les valeurs des modules décrivant la mobilisation des efforts résistants en fonction du
déplacement relatif sont prises égales à la moitié de celles définies ci-dessus à I'article 1.1.3
pour les sollicitations de courte durée d'application (Figure 1.1'4'1)'

NOTE 1 - Lorsqu'une vérification "en fourchette" est envisagée, une analyse spécifique des lois.d'interaction
j aOãpter est n'écessaire. On tiendra compte en particulier du fait que, pour les sols granulaires, les lois
d'interäction peuvent être sensiblement identiques vis-à-vis des charges de courte et de longue
durée
d'application.

NOTE 2 -Les résultats de calculs doivent mettre en exergue la valeur maximale de réaction calculée (en
général en tête) et la compare t ¿ n) .

160
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r r
11lfs 11tr"

K2 )r,
K1 lr,
courte durée ô longue durée õ

Légende : r : réaction résultante ; õ : déplacement horizontal de l'élément de fondation

Figure [Link]- Loi d'interaction vis-à-vis des sollicitations de longue durée d'application -
Cas usuel

1.1.5 Gas d'un élément implanté en tête de talus

(1) Dans le cas de fondations implantées en crête de talus, la réaction frontale et les frottements
latéraux éventuels du sol ne doivent être intégralement pris en compte qu'à partir d'une cote telle
que l'épaisseur horizontale de sol susceptible d'être mise en butée soit au moins égale à 5.8.

NOTE 1 - Cette disposition couvre les situations les plus fréquentes où I'effort horizontal appliqué à la
fondation s'exerce en direction du talus, de manière permanente ou par alternances. Dans les cas, rares, où
I'effort s'exerce exclusivement en direction opposée à celle du talus, il n'y a pas lieu d'appliquer les
abattements prescrits ci-après.

(2) La réaction frontale et les frottements latéraux éventuels du sol au-dessus du niveau défini en
1.1.5 (1) doivent être déterminés selon les dispositions suivantes :

les pentes des lois élémentaires de mobilisation de la pression frontale et des frottements
latéraux éventuels sont conservées ;

on fait varier linéairement la valeur du palier plastique de ces lois entre le point fictif
d'intersection du talus avec I'axe de l'élément cité ci-dessus et le niveau défini en 1.1.5 (1), en
attribuant une valeur nulle au níveau du point d'intersection de I'axe du pieu et du plan du talus
(Figure [Link]).

r Z=22
Z1

Z=21

Z2

Légende r: réaction frontale ou tangentielle ; õ : déplacement horizontale de l'élément de


fondation.

Figure l.l.5.l Loi d'interaction dans le cas d'un élément de fondation implanté en tête de
- talus

161
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1.1.6 Modifications près de la surface du sol

(1)pour les zones proches de la surface, le module linéique du sol et la valeur de palier doivent
être minorés selon les dispositions suivantes :

la profondeur zc sur laquelle s'applique cette minoration, comptée à partir de la surf¿ce du sol
après trauaux est prise'égale à 2.'B pour les sols cohérents et à 4.8 pour les sols frottants ;

pour z < 2., les lois effort-déplacement définies ci-dessus en 1.1.3, 1.1.4 et 1.1.5 doivent être
modifiées par une affinité (Figure l. 1 '6.'l ) :

d'axe õ;

de direction r ;

de rapport: 0,5 l+-z


zc

r Z)Zc

ZlZc

Légende : r : réaction frontale ou tangentielle ; ô : déplacement de l'élément de fondation.

Figure [Link] Loi d'interaction à prendre en compte près de la surface du sol


-
(2) pour simplifier les calculs, suivant le type de sols, il est admis de considérer un profil uniforme
èur la hauteu r de 28 ou 48 avec la loi applicable en tête et un palier limité à 0'7n'

a.1.7 Gas d'un élément soum¡s à des poussées transversales

(1) Lorsqu'un élément de fondation est soumis à des poussées transversales (déplacement
Àorizontai¡ du terrain, les lois d'interaction sol-élément de longue durée doivent être définies à
partir des ãispositions des articles 1.1.3 et 1.1.4 en remplaçant la valeur du palier 11 par la valeur 12.

sont
NOTE 1 - Dans le cas d'une fondation profonde implantée en tête de talus, les poussées transversales
en général liées à la présence du talus et elles s'exercent vers I'extérieur de ce dernier.

(2) Ces dispositions visent à prendre en compte le fait que les poussées transversales du terrain
àont susceptibles d'engendrãr des sollicitations dans l'élément de fondation profonde plus
défavorables que celles á laquelle conduisent les lois de réaction définies en 1.1.3 et 1.1.4.

(3) En cas d'application seule de ces poussées transversales, les minorations définies en l-1.6 et
i.t'.2 pour tenircompte respectivement de la présence d'un talus et de la proximité de la surface du
terrain ne doivent pas être prises en considération.

(4) Lorsque des poussées transversales et des efforts horizontaux en tête coexistent, on peut faire
È'calcul en cumulant les deux actions, et en considérant successivement le profil des lois de
réactions incorporanttoutes les réductions (lois de réaction limitée à pr* et/ou priseen compte des
effets de surface), puis le profil des lois de réaction jusqu'à pr" sans les effets de surface'
162
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : S0GEA SAT0M
+

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1.1.8 Cumul des charges de longue et de courte durée d'application


(1) Lorsque les conséquences des phénomènes d'hystérésis peuvent être considérées comme
négligeables, pour calculer les sollicitations et les déplacements dans la structure sous une
combinaison d'actions donnée, les dispositions suivantes s'appliquent :

on commence par étudier l'état d'équilibre de la structure sous l'effet des actions (Note 1) de
longue durée d'application seules soit :

4,0 =Õ"(40) (l'1'8'1)

tu = Qu(á" ) est la loi effort-déplacement vis-à-vis des actions de longue durée ;

on étudie ensuite le déplacement incrémental á, = 6 - 6,0 et les efforts incrémentaux

4=r - ruoà I'aide de la loi (Notes 2 et 3) :

t =@,[4 *o;'(r)]-4, (1.1'8.2)

4 =Q, (d ) est la loi effort-déplacement vis-à-vis des actions de courte durée ;

en choisissant, lorsque O,(40)se trouve sur le palier plastique de la loi@,, pour la valeur de
@,' (f,o ) te ptus petit déplacement ô tel que (Þ, (ô) = r,o.

r" = 0v. (õv)

ri = Oi.(ô¡)

NOTE 1 - Les actions sont introduites avec leurs "valeurs de calcul" conformément aux dispositions de la
section 7.3

NOTE 2 - Cette façon de procéder revient à effectuer une translation, parallèlement à I'axe des á, sur la loi
r¡ =Q¡({) , f'ampfitude de cette translation étant telle que la nouvelle loi passe par le point de
coordonnées( õuo,ruo) . Ces dispositions sont illustrées par la Figure [Link].

NOTE 3 - Lorsque @, et @, sont des lois linéaires, il est équivalent d'étudier indépendamment les effets
des actions de longue et de courte durée d'application puis d'en faire la somme.

r f¡

Ø,
fvo
õi

_ôvo õ
âus-@¡(rur)

Légende : r : réaction frontale ou tangentielle ; ô : déplacement de l'élément de fondation

Figure l.l.8.l Principe du cumuldes charges de longue et de courte durée d'application


-
163
NF P94-262:2012-07
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 +
Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

,.2 Groupes de fondations profondes

1.2.1 Généralités
(1) Les dispositions de I'annexe s'appliquent pour définir les..lois de comportementtransversal
1.2
de plusieurs étéments de fondation proionOà lorsque les règles- d'écartement minimal définies dans
la section 8.7.3 (Figuresl.2.2.1et l.Z.a.t¡ sont vårifiées eiqu'il n'existe donc aucune d'interaction
entre les comportements des divers éléments'

1.2.2 Éléments placés dans le sens du déplacement

(1) Lorsqu'il existe une interaction possible entre les comportements de divers éléments
de
lois effort-déplacement
fondation profonde placés dans le sens du déplacement (Figure [Link]),les
définies dåns la section 1.1 doivent être modifiées de la manière suivante:

la pente Kr de mobilisation de la pression frontale reste inchangée ;

la valeur du
pour tous les éléments situés en arrière par rapport au sens du déplacement,
palier plastiquê rr êst réduite dans le rapport :

a ([Link])
2max(B,t)

B est la largeur de l'élément perpendiculairement au sens du déplacement ;

L est la longueur de l'élément parallèlement au sens du déplacement ;

(Figure l'2'2'1);
a est la distance entre deux éléments dans le sens du déplacement
pas modifiées
les lois de modélisation des éventuels frottements latéraux ne sont

sens du déPlacement
B
B ê

L a>2maxl9lL\ L

de fondation profonde
Figure [Link]-Gonditions de non interaction entre deux éléments
placés dans te sens du déPlacement

a.2.g Éléments placés perpend¡culairement au sens du déplacement

(1) Lorsqu'il existe une interaction possible entre les comportements de divers
éléments de
au sens du déplacement (Figure l2'3:.1); les lois
fondationprofonde placés perpendiculairement
l-1 doivent être modifiées de la
effort-déplacement de la réäction frontale définies dans la section
manière suivante :

le palier plastique 11 restê inchangé ;

lorsque b est inférieur


la valeur du module Kr relatif à chaque élément de fondation est réduite,
à 2P., par application du coefficient minorateur suivant :

b (. ål (t'2'31)
o=#* o,lt- *)
b est la distance entre deux éléments perpendiculaires au sens
du déplacement

164
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: +
Pour S0GEA SATOM

NF P 94-262

B est la largeur de l'élément perpendiculaire au sens du déplacement ;

p0 est le rapport entre le module Ki propre à un groupe de n éléments et n fois celui propre à un
élément isolé déterminé à partir de l'expression suivante :

a+-4 (z,as)"
Po =Kr(nB) _ J ([Link])
nKr(a) (no) +-4 (z,6sn)"
J

n est le nombre d'éléments de fondation concernés ;

ø est un coefficient caractérisant le terrain dans la méthode pressiométrique (Tableaux [Link] et


t.1.3.2)

f1

Kf

Figure [Link] Gonditions de non interaction entre des éléments de fondation profonde
- placés perpendiculairement au sens du déplacement

NOTE 1 - ll est à noter que cette formule ne peut être appliquée qu'à un faible nombre d'éléments; au-delà, le
comportement du groupe s'approche de celui d'un rideau continu. Le palier plastique h reste inchangé.

(2) Lorsqu'il existe une interaction possible entre les comportements de divers éléments de
fondation profonde placés perpendiculairement au sens du déplacement (Figure [Link]), les lois
effort-déplacement de la réaction tangentielle définies dans la section 1.1 doivent être modifiées de
la manière suivante:

lorsque b < 2.8, aucune réaction tangentielle ne doit être prise en compte ;

lorsque b > 2.8

le module K" reste inchangé ;

la valeur du palier plastique r" relatif à chaque élément de fondation est réduite, lorsque b
est inférieur à 2L, dans le rapport :

b-28 (r.2.3.3)
2(L- B)
b est la distance entre deux éléments perpendiculairement au sens du déplacement ;

B est la largeur de l'élément perpendiculairement au sens du déplacement ;

L est la longueur de l'élément parallèlement au sens du déplacement ;

on retient enfin pour chaque élément la loi la plus défavorable vis-à-vis de l'effet recherché
entre la loi définie ci-dessus et la loi de l'élément isolé.

165
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Pour : S0GEA SAT0M

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1.3 Lois d'interact¡on vis-à-vis des sollicitations sismiques


(1) Dans les cas usuels (Note 1), la loid'interaction à prendre en compte vis-à-vis des sollicitations
sismiques est définie comme suit :

la réaction frontale est bornée par la valeur 12 en tenant compte éventuellement de la


diminution des caractéristiques mécaniques du sol sous l'effet des sollicitations cycliques du
séisme ;

le palier de la réaction tangentielle r" est égal à la valeur définie ci-dessus à la clause 1.1.3 (5)
pour les sollicitations de courte durée d'application ;

les valeurs des modules décrivant la mobilisation des etforts résistants en fonction du
déplacement peuvent être notablement plus élevées (Note 2) que celles définies pour les
sollicitations de courte durée d'application (Figure [Link]).

NOTE 'l - Cette clause ne s'applique pas au cas des sols liquéfiables.

NOTE 2 - Le facteur de majoration peut couramment atteindre une valeur égale à 3. Cette augmentation est
liée à la variation du module de cisaillement du sol en fonction de la distorsion. Des informations plus précises
sont disponibles dans des recommandations professionnelles.

1.4 Autre modèle de calcul


(1) Les corrélations entre la résistance à la pénétration et la pression limite permettent d'estimer le
module de réaction Kl ainsi que les paliers 11 êt 12 à partir des données pénétromètriques. Dans ce
cas, les relations à utiliser sont les suivantes :

K, = Þe" (r.4.1)

n = B9s- (1.4.2)
'þ,

r, = B*- (r.4.3)
þ,
q" est la résistance à la pénétration mesurée au pénétromètre statique à pointe électrique ;

Þr et Þz sont des paramètres fonction du type de sol dans la méthode pénétrométrque (Annexe G)
et définis dans les tableaux 1.4.1 etl'.4.2.

166
AFNOR Ie 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : SOGEA SATOM
+

NF P 94-262

Tableau 1.4.1 Coefficients p pour le calcul de Kr à part¡r de qc


-
Sols
Sols sableux Sols argileux Craies
Type intermédiaires
et
de sol > 2,6
lR < 2,05 lR Marnes
2,05<tR<2,6

p 4,5 7,5 12 4,5

Tableau 1.4.2 Coefficients Þr et pour le calcul de rr et 12 à partir de q"


- Þz

Sols
Sols sableux Sols argileux Craies
Type intermédiaires
et
de sol > 2,6
In < 2,05 lR Marnes
2,05<tR<2,6

13 10 5 '13
0,

þz I 6 3,5 8

167
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Annexe J
(informative)

Effets de groupe vis-à-vis d'un chargement axial

J.1 Domaine d'application - Définition


(1) Les dispositions de I'annexe J s'appliquent pour la justification des états-limites ultimes de
mobilisation globale du terrain des fondations profondes sous charge axiale selon les dispositions
des sections 9 et 10 et pour la justification des états-limites de service de mobilisation du terrain
sous la base d'un groupe de pieux selon les dispositions de la section 14.2 (Note 1).

(2) Ces dispositions ne sont applicables sans adaptations qu'aux fondations constituées de pieux
circulaires ou carrés disposés suivant une maille carrée sous la semelle de répartition.

(3) Cette annexe définit les procédures permettant de conduire les vérifications vis-à-vis des deux
phénomènes susceptibles de réduire la portance d'un groupe de pieux définis à la clause 9.3(3) :

le rapprochement des pieux modifie les réactions mobilisables. Ce phénomène affecte


essentiellement le frottement axial. ll s'exprime avec un coefficient d'efficacité C.;

le comportement global du groupe constitué par le groupe de pieux et le terrain enserré qui
peut présenter une résistance moindre du fait de son interaction avec le terrain encaissant.

J.2 Effet de groupe lié au rapprochement des pieux - Coefficient d'efficac¡té


ce
(1) L'effet de groupe lié au rapprochement des pieux affecte le frottement axial d'un groupe de
pieux. La réduction est exprimée au moyen d'un coefficient d'efficacité C". La portance du groupe
Rn est alors donnée par la relation suivante (J.2.1) :

R" =Ii=l Ru,,tc"ZR,,,


i=l
(J.2.1)

C" est le coefficient d'efficacité ;

Rn est la résistance limite d'un groupe de n pieux ;

Rs;¡ êst la résistance de pointe limite d'un pieu i du groupe supposé isolé ;

Rs;¡ êst la résistance limite par frottement axial d'un pieu i du groupe supposé isolé.

(2) Dans le cas d'un groupe de m lignes de n pieux fichés dans un sol homogène, à défaut de
justification plus précise reposant sur des bases théoriques ou expérimentales, il convient de
déterminer le coefficient d'efficacité C" à partir des relations suivantes :

C"=l lorsque d>38 (J,2.2)

* =[' -r,(,-(;.;))),*. : Co='-å('*$),"*0, " r<f,<t (J23)

d est l'entraxe des pieux ;

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B est le diamètre des pieux ;

m est le nombre de lignes de pieux ;

n est le nombre de pieux par lignes.

(3) Dans la situation fréquente où les pieux traversent une couche de résistance médiocre et sont
ancrés à la base dans un soltrès résistant, I'effet de groupe joue peu et ilest admis d'adopter une
valeur du coeffícient d'efficacité C" égale à 1.

J.3 Effet de groupe lié au comportement du bloc


(1) ll convient de vérifier que la portance d'un groupe de fondations profondes, en considérant ce
dernier comme un bloc monolithique, c'est-à-dire comme un seul élément de fondation, est
suffisante vis-à-vis de la descente de charge verticale transmise par la structure portée.

(2) L'évaluation de la portance du groupe Rn peut s'appuyer sur la méthode suivante qui ne
s'appliquequesid<38:

il convient de considérer l'ensemble des pieux et du sol qu'ils enserrent comme un bloc
monolithique, exception faite des pieux inclinés éventuels ;

la charge limite du bloc monolithique de sol est calculée en sommant le frottement axial limite
(dans les couches où il est positif) et la contrainte de rupture à la base du bloc ;

le frottement axial est égal au frottement sol-sol, estimé à partir des valeurs de cisaillement à
court terme ou à long terme mesurées ou déduites par corrélation à partir de résultats d'essais
en place ;

le facteur de portance est celui d'une fondation profonde ou d'une fondation superficielle selon
l'élancement;

en fonction de son encastrement équivalent, ce bloc est considéré comme une fondation
superfícielle, semi-profonde ou profonde.

J.4 Estimation du tassement du groupe de fondations profondes


(1) Pour l'ensemble des méthodes définies précédemment, le tassement du groupe de pieux et du
bloc monolithique de sol est à déterminer selon des méthodes de calculs adaptés (méthode au
coefficient de réaction ou méthode des éléments finis ou des différences finies). ll est nécessaire
de prendre en compte l'adéquation entre le tassement des pieux et du terrain en place.

(2) Lorsqu'un groupe de pieux est impianté dans des sols argileux ou limoneux, avec des modules
croissant à peu près proportionnellement avec la profondeur (sols normalement consolidés), on
peut appliquer le schéma de calcul de Terzaghi, qui consiste à considérer une semelle fictive au
213 de la longueur des pieux et d'y appliquer toute la charge appliquée à la fondation.

(3) Lorsqu'une couche sol déformable se présente en dessous des sols d'ancrage d'un groupe de
pieux (Figure J.4.1), il convient d'évaluer la part de la charge qui s'exerce au niveau de la base des
pieux, y compris les frottements négatifs éventuels, puis d'appliquer un schéma de diffusion de la
charge jusqu'au toit de la couche de sol déformable, par exemple selon un tronc de cône de pente
de 112, et enfin de calculer le tassement de la couche déformable avec la contrainte ainsi obtenue.

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'7

B+z

Figure J.4.1 Galcul du tassement d'un groupe de pieux selon ¡a méthode de Terzaghi
-

J.5 lnteraction de la po¡nte entre deux fondations profondes vo¡s¡nes

(1) ll convient d'attirer I'attention sur le fait que les fondations profondes construites en limite de
de cette propriété.
þrôpriété peuvent mobiliser aussi la réaction du massif de sol situé à I'extérieur
Leur capacité portante peut donc se trouver réduite si à I'avenir des travaux sont entrepris sur la
propriété voisine.

(2) A plus de 3 diamètres d'axe à axe, il n'y a pas d'interaction de la pointe d'un pieu sur le pieu
ùo¡sin'et donc la poussée transversale induite par un pieu sur I'autre quand le premier a son arase
basse plus haute que le second est négligeable'

(3) Un pieu réalisé après la mise en chargement d'un autre (cas de la construction différée de deux
òat¡ments voisins) et situé à plus de trois diamètre de celui-ci n'est jamais affecté par la
mobilisation de la pointe de cet autre pieu puisque l'état des contraintes du sol autour de ce
nouveau pieu n'est pas modifié. En revanche, lorsque l'espacement d'axe à axe est inférieur à 3
diamètres, il y a lieu de vérifier I'incidence d'un pieu sur I'autre car l'état initial des contraintes peut
alors être perturbé par la réalisation.

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Annexe K
(informative)

Déplacement horizontal d'une couche de terrain

K.1 Domained'application
(1) Les présentes règles concernent l'évaluation du déplacement horizontal d'une couche
compressible soumise à une charge dissymétrique de remblai (Notes 1 à 4).

NOTE 1 - Ce déplacement horizontal, noté g(z), intervient dans la justification des éléments d'une fondation
profonde traversant la couche compressible.

NOTE 2 - Le déplacement ainsi évalué représente le déplacement < libre > du sol en l'absence de la
fondation.

NOTE 3 - Tout ou partie de ces règles sont à appliquer en l'absence d'indications plus précises (mesures sur
le site, mesures lors de cas d'études analogues, études spécifiques, etc.).

NOTE 4 - En toute rigueur, la présence de la fondation modifie la répartition et l'amplitude des déplacements
du sol, mais il n'existe à l'heure actuelle aucune méthode simple pour tenir compte de cette interaction.

K.2 Principe de la méthode


(1) La méthode s'applique à une couche compressible d'épaisseur D chargée par un remblai de
hauteur H, de poids volumique y,, et d'angle de talus p.

Pieu
Remblai

v
Sol mou v(z)
se)

Figure K.2.1 - Déplacement du sol en pied de talus - Domaine d'application

(2) Lorsqu'à partir d'une certaine profondeur hs la charge apportée par le remblai est inférieure à
6r-6,0, on donne à D la valeur ho (õo étant la pression de préconsolidation, a,o la pression
verticale des terres au point considéré).

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(3) On admet que le déplacement horizontal du sol exprimé en fonction de la profondeur z dans le
sol compressible et du temps t est de la forme :

g (z,t) = G(z)g avec Z=A (K.2.1)


^",(r) D

K.3 Détermination de G(Z)


(1) Les courbes G(Z) sont données, selon le cas (Clause K.3 (2)), par l'une des deux expressions
suivantes, illustrées par la figure K.3.1 :

courbe I :

c(z) = 1,89 23 - 4,69 22 + 2,13 Z + 0]3 (K.3'1)

courbe 2 :

c(Z) = -2,0 23 + 1,5 Z + 0,5 (K'3'2)

(2) On utilise la courbe 1 dans le cas général. La courbe 2 est utilisée lorsqu'il existe en surface,
sur une hauteur significative (> 0,3 x D), une couche moins déformable que les couches profondes.

X
o o,2 0,4 0,6 0,8 1

0,1

0,2

0,3

0,4
v \
Y 0,5 1

0,6
l
0,7

0,8 2

0,9

I
./

Légende : Y : N -X : Fonction G(z)

Figure K.3.1 - Fonction G(z)

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K.4 Détermination de gmax(t)

K.4.1 Principes
(1) La valeur g,",(t) est obtenue à partir de I'expression suivante :

g = g,,, (0) * Ag,u,Q) (K.4.1)


^u,(t)
g est déterminé conformém ent à K.4.2 ;
^"r(0)
Ag,u,Q) est déterminé conformément à K.4.3 ;

t = 0 correspond à la fin de construction du remblai.

ffiffiffi

B+z

Figure K.4.1- Détermination de 9."*(t) - Notations

K.4.2 Détermination de g.",(0)


(1) Lorsque le coefficient de sécurité au grand glissement F est supérieur à 1,5 et que le remblai
est mis en place relatívement rapidement, g^"r(0) s'obtient de la manière indiquée en K.4.2 (2),
faisant intervenir les paramètres suivants :

cohésion moyenne

,=|!T,.vv" (K.4.2.1)

paramètre adimensionnel caractérisant la résístance non drainée du sol cu pat rapport au


niveau de charge y,H :

(n +z)4
f= ToH
(K.4.2.2)

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NF P 94-262

paramètre caractérisant à la fois la position du pieu par rapport à la crête du remblai et la


pente du talus (0 <þ' <nl2):

m _I+ sinz þ' (K.4.2.3)


sin B'

cu (z) est mesuré au scissomètre de chantier ou à défaut déterminé à partir d'essais de


laboratoire
ou de corrélations avec des essais en place.

(2) g.",(0)est déterminé de la manière suivante, pour f > 1,1 (Figure K'4'2) :

(K.4.2.4)
^=+=2(m,¡)=Yl,(/)pour:1<m<8
4(f)=T-,,,5 pour :1,1< f <3 [Link])

)^( f\=!!f
r\r' / pour: f >3 ß.4.2.6)

3,5

m=1,0
2,5 m=2,0

+ 4 m=3,0
m=5,0
2

$ m=7,0
m=8,0

Y 1,5

1 -\
s h I

Ë I

- = I
0,5
=
¿-
=
0
0 1,5 2 2,5 3 3,5 4 4,5

Légende: X: f-Y

Figure K.4.2 - Détermination de g'"*(0) - Abaque

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K.4.3 Détermination de Âg''",(t)

(1)On admet que Ag^"r(l) est relié aux tassements calculés dans I'axe du remblai, en section
courante, par la relation suivante :

Âg*^ (¡) = rþ(r)- s(o)l (K.4.3)

s(0) est le tassement à la fin de la construction du remblai ;

s(t) est le tassement à I'instant t.

I est un coefficient déterminé expérimentalement à partir de mesures sur différents sites, donné
dans le tableau K.4.3.

Tableau K.4.3 - Valeurs du coefficient I


Remblai") Situation r
0,5<tanþ<0,67 pied de remblai 0,16
crête de remblai 0,25

tanB<0,5b) tanþ = 0,4 - pied de remblai 0,08

tan p - 0,25 - pied de remblai 0,035


a) pour tanp donné, f diminue lorsque la distance au pied du remblai augmente, c'est à
dire avec tanp'.
b) en pied de remblai et pour tgp inférieur à 0,5, la valeur du coefficient f d¡minue avec
tgp (voir les valeurs données, à titre indicatif pour tanp = 0,4 et tanp = Q,25).

K.5 Détermination de g(z) dans la couche compress¡ble

K.5.1 Cas ou la fondation est réal¡sée avant le remblai

(1) Dans ce cas (Note 1), le déplacement à prendre en compte est le déplacement total entre l'état
initial et I'instant = *, soit :

sQ) = C(z)s*.(-) avec Z=a (K.5.1)


D
NOTE 1 - Cette manière de faire, fortement déconseillée, peut être rendue nécessaire par les impératifs du
chantier.

K.5.2 Gas ou la fondation est réal¡sée après le remblai

(1) Dans ce cas, le déplacement à prendre en compte est le déplacement entre les instants t = tr
-, soit :
de réalisation de la fondation et t =

sQ)= c(z)rþ(-)-'(r, )l "u"" Z=a (K.5.2)


D

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K.6 Détermination de g(z) dans le remblai

(1) Que ce soit entre le pied et la crête du remblai, c'est à dire lorsque P < P' < /, ou a
l'intérieur du remblai, c'est à dire lorsque P' > % (Notes 1 et2),on admet que g(z) pour z < 0
est une fonction linéaire de z déterminée par:

la valeur g(0) en surface du sol compressible ;

la valeur g(-H) correspondant à la surface haute du remblai.

NOTE 1 - Pour l'étude des mouvements du remblai, on étend le domaine de validité de p'à þ' , nlz.

NOTE 2 - ll est conseillé d'effectuer des calculs en fourchette avec les hypothèses semblant les plus
vraisemblables suivant les cas de figure. Parmi celles-ci, on peut citer les suivantes :

le déplacement est uniforme dans le remblai, g(-H) = g(0) ;

le déplacement correspondant à la surface haute du remblai est nul, 9(-H) = 0 ;

le déplacement correspondant à la surface haute du remblai est de direction opposée à celui du sol
compressible et vaut : SGH ) = {(0).

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Annexe L
(informative)

Rigidité ax¡ale d'une fondation profonde

L.1 Domained'application
(1) Les présentes règles concernent l'évaluation de la rigidité axiale vis-à-vis de l'effort axial d'un
élément isolé de fondation profonde. ll est loisible d'utiliser les méthodes proposées (Note 1)
lorsque les règles forfaitaires données dans la section 8.5.1 sont jugées d'une précision
insuffisante.

NOTE 1 - Deux méthodes sont proposées

une méthode d'évaluation à partir de la charge de fluage R", (Article L.2). ll s'agit certainement de la
méthode la plus précise lorsqu'il est procédé à des essais de chargement. Dans le cas contraire, on
pourra considérer que cette méthode est satisfaisante pour le calcul des sollicitations dans les différents
éléments d'une même fondation, mais que les valeurs de déplacements fournies ne restent qu'indicatives.

une méthode d'évaluation à partir des lois de mobilisation du frottement axial et de I'effort en pointe (celle
de Frank-Zhao) qui permet en général une évaluation satisfaisante des déplacements (tassements) des
fondations profondes lorsqu'il n'est pas procédé à des essais de chargement. Elle est décrite à I'article
1.3.

L.2 Évaluation à partir des paramètres de charge


(1) Pour le calcul des sollicitations, on admet que l'élément de fondation se comporte de façon
élastique et linéaire et la rigidité axiale de l'élément est prise égale à sa rigidité sécante entre 0 et
la charge de fluage R".,. On a dans ce cas :

vis-à-vis des charges de courte durée d'application :

R",
Ki (L.2.1)
s,,:¡

K¡ est la valeur de rigidité de l'élément de fondation profonde pour les charges de courte durée
d'application ;

R", est la valeur de la charge de fluage ;

S.,,¡ représente I'enfoncement provoqué par la charge R",. supposée de courte durée d'application ;

vis-à-vis des charges de longue durée d'application

R
' - S.r'u
K.. "', (L.2.2\

K est la valeur de rigidité de l'élément de fondation profonde pour les charges de longue durée
d'application ;

R", est la valeur de la charge de fluage ;

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NF P 94-262

S",,u représente I'enfoncement provoqué par la charge R", supposée de longue durée d'application.

(2) Lorsqu'il est procédé à un ou plusieurs essais de pieux représentatifs, 56¡;¡ êt S",,u doivent être
àsi¡res à partir'des résultats de ces essais en tenant compte des différences éventuelles de
géométrie éntre les pieux d'essai et les pieux réels. lls peuvent être pris égaux aux enfoncements
õous la charge defluage correspondant à t = t h et extrapolé à t = 1 an'

(3) Dans le cas où la charge de fluage R", est déterminée à partir d'essais pressiométriques ou
pénétrométriques, on doit déterminer lés valeurs de S.,,¡ et de S".'u à partir des relations suivantes :

B (1.2.3)
S"rt,= k e,,
-+
100

e¡¡ représentele raccourcissement instantané sous la charge R", de la partie de l'élément non
compris dans le terrain.

B
S",,u = kL+en (L'2'4)

erv représente le raccourcissement de la partie de l'élément non compris dans le terrain lorsque la
charge R".. est supposée maintenue indéfiniment ;

k est un facteur empirique, pris habituellement égal à 2 à défaut de valeur plus représentative.

L.3 Évaluation à partir des lois de mobilisation du frottement ax¡al et de


I'effort de pointe
(1) Le tassement en tête d'une fondation profonde isolée peut être calculé si l'on connaît les lois de
mobilisation du frottement r en fonction du déplacement vertical s de la fondation profonde en
chaque section de celle-ci, ainsi que la loi de mobilisation de I'effort de pointe q en fonction du
dépläcement vertical so de celle-ci. Le modèle de Frank etZhao ci-après perme! de déterminer ces
loiå à partir du moduie pressiométrique E¡¡, des valeurs de frottement axial limite q" et de la
résistañce limite en poinie qs, calculées dans les conditions définies dans les annexes F et G
(Figure 1.3.1).

î q

9s Qa

kqls
Qsl2 Qø12

kt kq

s s

Figure L.3.1 Evaluation de la rigidité axiale d'un pieu à partir des lois de mobilisation du
- frottement axial et de I'effoÉ de pointe

(2) On pourra adopter, aussi bien pour les éléments battus que pour les éléments forés les règles
qui suivent (Notes 1 à 4) :

pour les sols fins

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_11,0 EM
k 1 _2,08 M
kq (1.3.1)
B B

pour les sols granulaires

,-,B_ 0'88 M
,L- -- kq =4,8
EM
(1.3.2)
B

NOTE 1 - Les résultats de cette méthode sont considérés comme représentatifs que pour des charges
inférieures ou égales à 0,7 Rc,, qui représentent le domaine de chargement sur lequel elle a été calée.

NOTE 2 - Par contre, dans cette gamme de chargement, on peut considérer que la durée d'application de la
charge n'introduit pas de différence de comportement notable du sol. Cette méthode pourra donc être
appliquée aussi bien aux charges de longue que de courte durée d'application, en tenant compte toutefois de
la rhéologie du matériau constitutif du pieu.

NOTE 3 - Après résolution numérique, cette méthode permet de tracer le diagramme charge-enfoncement en
tête entre 0 et 0,7 R", et d'en déduire les rigidités axiales globales du pieu.

NOTE 4 - Ces règles ont été établis pour des pieux dont le diamètre est compris approximativement entre 0,8
el 1,2 m.

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Annexe M
(informative)

Reconnaissances géotechniques et valeurs Garactéristiques des


propr¡étés des terrains

M.1 Reconnaissance des terrains


(1)Les artictes 3.2 et 3.3 de la norme NF EN 1997-1et I'article 2dela norme NF EN 1997-2'en
ienant compte des indications de la présente annexe, permettent l'élaboration des
reconnaissances des terrains et l'évaluation des paramètres géotechniques.

(2) Les aspects suivants sont à considérer pour l'élaboration du contenu de la reconnaissance
géotechnique (Notes 1 à 3):

identifier de façon fiable la disposition et la nature des formations concernées par la réalisation
des pieux ;

fournir les propriétés géotechniques, mécaniques, hydrauliques et électrochimiques des


couches de terrain néðessaires à la conception et à la justification de la stabilité de la
fondation sur pieux ;

fixer le niveau des nappes (libres ou souterraines) pour le calcul de la fondation sur pieux-

NOTE 1 - L'article vise essentiellement la connaissance des couches de terrain à I'origine des actions sur les
pieux et celles où se développent les résistances géotechniques ainsi que des conditions des nappes
extérieures et souterraines, pour permettre l'établissement d'un modèle géotechnique fiable.

NOTE 2 Les formations sous le niveau de la base des pieux sont reconnues, le plus souvent sur une
-
profondeur de 3 à 5 fois leur diamètre, et bien au delà, dans certaines situations de projet, par exemple
ior"qr'rn" couche de terrain de faible résistance est susceptible d'être rencontrée sous la couche de
fondation retenue, et peut être sollicitée par le groupe de pieux.

NOTE 3 La reconnaissance géotechnique peut aussi avoir comme objectifs, la fourniture d'informations
-
nécessaires au choix de la tecinique d'exécution et I'identification des difficultés qui
peuvent apparaÎtre
pendant les travaux. On suppose ici que le contenu de la reconnaissance a pour objet essentiel le calcul de
I'ouvrage.

(3) Les sondages et les essais à réaliser en place et en laboratoire sont choisis pour obtenir
à¡iectement (N-otes 1 eL 2) les informations recherchées (disposition des couches, paramètres
mécaniques àe résistance et de déformation des terrains, perméabilité des terrains, etc.), en tenant
compte des indications ci-aPrès :

I'utilisation combinée d'essais de laboratoire et d'essais de sol en place permet de mieux


apprécier la représentativité et la variabilité des résultats obtenus à l'échelle du site ;

les paramètres de résistance pressiométrique p¡ ou pénétrométrique q" sont au moins à fournir


pour les méthodes de calcul empiriques de portance décrites respectivement en annexes F et
G;

les propriétés mécaniques effectives de résistance et de déformation des sols ç', c', E', v' et
lorsque nécessaire (sols fins) les propriétés en contraintes totales de résistance et de
déformation des sols'cu, Eusontau moins à fournir pour les méthodes de calcul analytique et
l'évaluation des frottements négatifs ;

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AFNOR le 23/04/20Ì6 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : SOGEA SATOM
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NF P 94-262

les valeurs des paramètres de résistance au cisaillement g' et c' des sols fins cohérents, sont
normalement (Clause M.2 (2)) à déduire d'essais de cisaillement réalisés en laboratoire à la
presse triaxiale (de préférence des essais consolidés drainés (CD) ou à défaut des essais
consolidés non drainés avec mesure de pression interstitielle (CU + u)) sur des échantillons
intacts (prélèvement de classe 1) ;

les valeurs des paramètres de résistance au cisaillement g' et c', des sols fins ou grossiers
pulvérulents, sont normalement déduites d'essais de cisaillement réalisés en laboratoire, à la
presse triaxiale, ou à la boite de cisaillement, sur des éprouvettes de sols saturés, si besoin
reconstitués à la masse volumique du solen place ;

plusieurs essais de cisaillement dans chaque couche de sol sont normalement à réaliser pour
obtenir des propriétés de résistance représentatives.

NOTE I - ll est par exemple pertinent de réaliser des sondages carottés complétés par des essais
d'identification, pour définir la disposition et la nature des couches de terrains. De même il est préférable de
réaliser des essais de cisaillement en laboratoire en nombre suffisant pour avoir accès aux paramètres de
résistance au cisaillement des sols plutôt que d'utiliser des corrélations, etc.

NOTE 2 - L'annexe A de la norme NF EN 1997-2 précise les paramètres qu'on peut déduire directement de
chaque essai de sol. Les tableaux M.1.1, et M.1.2 ci-dessous rappellent et complètent ces données en
présentant une liste de normes françaises traitant de ces aspects. lls indiquent, respectivement pour les
essais sur le terrain en place et en laboratoire, les paramètres directement mesurables, les types de sol
concernés et les informations complémentaires susceptibles d'être tirées de I'essai. Pour ces domaines, des
normes de type NF EN élaborées au niveau européen existent aussi.

Tableau M.1.1 - Essais sur le terrain en place

a - Paramètres hydrauliques mesurés et pouvant être déduits

Doma¡ne d'emploi But de I'essai Paramètres déduits


Essai de pompage (NF P 94-f30)
Estimer
Sols aquifères grenus - le coefficient moyen de perméabilité
Sols aquifères fins ou rocheux traversés - le rayon d'action du pompage Perméabilité moyenne du terrain
par un réseau de discontinuités - le débit de pompage
- I'amplitude du rabattement
Essai d'eau LUGEON (NF P 94-r3r)
Évaluer la possibilité de circulation
Rocher
d'eau dans les sols
Sols cohérents de résistance appropriée Déceler des hétérogénéités et des Nombre d'unités LUGEON UL(2)
(1)
fissurations
Essaid'eau LEFRANC (NF P 94-f 32)
Sols fins ou grenus sous la nappe Déterminer la perméabilité LEFRANC Perméabilité LEFRANC kL (3)

Notes :

(1) compatible avec la pression de 1 MPa injectée pendant l'essai ;

(2) une unité LUGEON est le débit moyen injecté sous une pression de 1 MPa, exprimé en l/minutes et ramené à 1 m de forage ;

(3) la perméabilité LEFRANC kr d'un sol (mesuré lors d'un essai par pompage ou par injection) s'exprime par Q / (m h B), Q : débit, h

charge, m : coefficient de forme B, diamètre de la partie crépinée.

181
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NF P 94-262

Tableau M.l.1 - Essais sur le terra¡n en place (suite)

b - Paramètres de résistance et de déformation mesurés et pouvant être déduits

Sol Paramètres mesurés Stratigraphie Paramètres déduits (l )

Essai pressiométrique Ménard (NF P 94-110-1)


Sols fins :

Tous types (sauf Pression limite, pr - c, (corrélation avec P¡)

les sols très mous Pression de fluage, p¡ (2) Sols grossiers :


ou très lâches) Module pressiométrique Ménard, Ey - angle de frottement interne g'
- état de compacité (corrélation avec Ev/p¡)

Essai scissométrique en place (NF P 94'l


Sols fins cohérents
Cohésion non drainée c,
s, < 0,1 MPa
Essai de pénétration statique (NF P 94-113) ou Essai au piézocône (NF P 94-fi9)
Sols fins :
Résistance à la pénétration du cône, q" - cu (corrélation avec q")
Dtoy'2o'nt Frottement axial unitaire, q"* (2) (3) Sols grenus :
- angle de frottement interne g'
Pression interstitielle, u* - état de compacité (corrélation avec q" )

Essai de pénétration dynamique type A (N F P 94-1141


Dtoy' 6ott Résistance dynamique de pointe, q¿ (2)

Essai de pénétration dynamique type B (NF P 94-ll5)


Nombre de coups de mouton pour faire
D'no, < 60mm pénétrer la pointe de 20 cm, N62g
(2)

Essai de pénétration au carottier (NF P 94'1 f 6)


Sols grenus :
D,'.'o, < 20mm Nombre de coups de mouton pour faire (2) - angle de frottement interne g'
pénétrer le carottier SPT de 30 cm, N - indice de densité 16 (corrélation avec N )

Essai au phicomètre (XP 94-120)


Sols grenus :
Résistance au cisaillement - angle de frottement interne tP'

Notes:
(1) l'angle de frottement interne q'ne peut dans ce cas qu'être indicatif ;

(2) la succession et I'homogénéité des couches de terrains peuvent être déduites d'un sondage
(3) la présence d'anomalies fines (alternance de sable et argile dans une couche par exemple) peut être repérée.

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Tableau M.1.2- Essais en laborato¡re

a - essais d'identification et de classification des terrains

Terrain Paramètres mesurés Nature Etat Notes

Teneur en eau pondérale : méthode par étuvage (NF P 94-050)


tous sols Teneur en eau, w our (1)
Limites d'Atterberg : Limites de liquidité à la coupelle et de plasticité au rouleau (NF P 94-05f ) - Limite de
liquidité au cône (NF P 94-052)
Limite de liquidité, w¡ ou w¡ç et de plasticité, wp
d<400pm our (2)
lndice de plasticité, lp
Masse volumique : méthode de la trousse coupante, du moule et de I'immers¡on dans l'eau (NF P 94-053)
sols fins Masse volumique, p out (1)
Masse volumique des particules solides des sols : méthode du pycnomètre à eau (NF P 94-054)
tous sols Masse volumique des particules solides, p. our (1)
Teneur pondérale en matières organ¡ques : méthode chimique (NF P 94-055)
tous sols Teneur pondérale en matières organiques, MO our
Analyse granulométrique par tamisage à sec après lavage (NF P 94-056)
Diamètre maximal des grains, dr""
d>80pm out
Distribution granulaire, d
Analyse granulométrique par sédimentation (NF P 94-057)
d<80pm Distribution granulaire, d our
Essai Von Post : Etat de décomposition (humification) des sols organiques (XP P 94-058)
sols MO > 10 o/o
Classification our
Masses volumiques minimale et maximale des sols non cohérents (NF P 94-059)
Masse volumique maximale pdmax et minimale p¿r¡n
d<50mm out our
lndice de densité, lo
Teneur en carbonate : Méthode du calcimètre (XP P 94-048)
tous sols, roche Teneur en carbonate, % CaCO. our (1)

Masse volumique sèche d'un élément de roche : méthode par pesée hydrostatique (NF P 94-064)
roche Masse volumique, p out
Valeur de bleu de méthylène d'un sol par I'essai à la tache (NF P 94-068)
tous sols, roche Valeur de bleu, Ves our
Essais Proctor normal et modifié (NF P 94-093)
d<20mm Pd oPN4 our (3)
Notes:
(1) d'autres méthodes d'essais sont possibles, la méthode citée est celle qui est recommandée ;

(2) I'essai au cône est le plus souvent ut¡lisé pour déterminer la limite de liquidité ;

(3) I'essai Proctor modifié (2700 ktrtm/m3) est préférable à I'essai Proctor normal (600 kNm/m3) ;

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Tableau M.1.2- Essais en laboratoire (suite)

b - Essais de caractérisation mécanique des sols

Sol Paramètres mesurés Nature état Propriétés

Essai de cisaillement direct rectiligne à la boÎte (NF P 94-071-1)


Angle de frottement interne q'e et cohésion de pic c'p our
d<8mm Angle de frottement interne <p'n et cohésion résiduelle c'n
Essai de cisaillement alterné à la boÎte NF P 94-071-2)
Angle de frottement interne rp'e et cohésion de pic c'e our
d<1mm Angle de frottement interne <p'n et cohésion résiduelle c'n
Essais de cisaillement UU, CU + u et CD à l'appareil triaxial de révolution (NF P 94-070 et NF P 94-0741
Cohésion non drainée, cu our C"u, À"u (1)
tous sols
Angle de frottement interne, I' et cohésion, c' effective
Essai de gonflement à I'edomètre (XP P 94-091)
Pression de gonflement, o'n
sols fins our
Résistance de gonflement, Rn

Essai de à I'edomètre avec par xP P 94-090-l)


Pression de consolidation, o'p
sols fins our
Coefficient de compressib¡l¡té, Cc, C" (2)

Notes :

(1) c", et À"u sont les paramètres permettant de calculer I'amélioration de la cohésion avec la contrainte ;

(2) Cu est le coefficient de consolidation du sol

M.2 Terrains en p¡ace


(1) Les propriétés géotechniques des terrains et la valeur caractéristique des paramètres
géotechn¡qués do¡vent être déterminées conformément aux articles 2.4.3 et2.4.5.2 de la norme NF
gN tggZ (Note 1), en tenant compte indications des articles M.2.1 et M.2.2 ci-dessous.

NOTE 'l - ll importe en particulier que ce choix s'appuie sur les valeurs mesurées et les valeurs dérivées des
essais en place et en laboratoire, complétées par les enseignements de l'expérience et que la valeur
caractéristique retenue pour un paramètre géotechnique soit une estimation prudente de la valeur qui
influence l'état limite considéré (article M.2.2).

(2) Pour déterminer les paramètres géotechniques des sols et des roches, des normes nationales
à'óssa¡s indiquées dans les Tableaux M.1.1 (essais sur les terrains en place)e-t M.1.2 (essais de
sol en laboraioire), ainsi que les normes européennes d'essais de sols non référencées dans ce
document peuvent être utilisées.

(3) Les corrélations utilisées pour obtenir les valeurs des propriétés géotechniques doivent être
àppropriees aux conditions de terrains et au matériel d'essais utilisé et documentées (Note 1)' Le
cas échéant, il convient d'indiquer les données bibliographiques qui les justifient

NOTE'l - Les corrélations figurant dans la norme NF EN 1997-2 sont des exemples de corrélations
documentées.

M.2.1 Propriétés géotechniques des terrains

M.2.1.1 Poids volumiques


(1) Les valeurs des poids volumiques des terrains en place nécessaires au calcul des actions sont
déduites des mesures de teneur en eau et de masse volumique réalisées en laboratoire ou en
place (Tableau M.1 .2 a). En l'absence de telles mesures, il est loisible de leur attribuer des valeurs
iorfaitaires basées sur des données bibliographiques représentatives, à condition qu'il en résulte à
l'évidence une sécurité accrue pour l'ouvrage.
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M.2.1.2 Résistance au c¡sa¡llement


(1) Les valeurs des paramètres de résistance au cisaillement (angle de frottement interne,
cohésion) des terrains sont déterminées (Clauses M.1 (2) et (3)) à partir d'essais de cisaillement
réalisés en laboratoire sur des échantillons de classe de prélèvement 1.

(2) Les paramètres de cisaillement drainé d'un sol sont à déterminer en distinguant, le cas échéant
(sol surconsolidé), le domaine surconsolidé et le domaine normalement consolidé (Figure M.2.1.2),
en tenant compte si besoin de la contrainte de consolidation obtenue lors des essais de
chargement à I'oedomètre pour délimiter ces domaines (Notes 1 et2).

NOTE 1 - Dans le domaine surconsolidé, I'enveloppe de rupture n'est pas linéaire. ll est habituellement admis
de considérer la partie supérieure de la surface de charge comme linéaire.

NOTE 2 - Dans le domaine normalement consolidé, l'enveloppe de rupture est linéaire et la cohésion
effective est normalement nulle. ll est néanmoins habituel, de considérer la cohésion < mesurée > en la
bornant à 5 ou 10 kPa.

250
a1:
200 q
--0
d
150

Y 1oo
50

-50
0 100 200 300 400 500 600
X

Lésende:X:s=
g+ ftPal-Y t=
6' - at ,Oro,
L 2'
Figure N'2.1.2 Exemple d'enveloppe de rupture sur une arg¡le surconsolidée saturée
obtenue à- la presse triaxiale lors d'essais de cisaillement consolidés drainés

(3) Lorsque des essais en laboratoire ne sont pas possibles (par exemple lorsque la nature des
terrains ne permet pas le prélèvement d'échantillons représentatifs), il est admis de déduire les
valeurs des propriétés de résistance au cisaillement des terrains de corrélations reconnues (Notes
1 à 3), les reliant à des propriétés de résistance ou à des propriétés de nature et d'état du terrain
mesurées en place ou en laboratoire, eUou tirées de données bibliographiques représentatives.

NOTE 1 - Des exemples de corrélations sont par exemple donnés dans les annexes D et F de la norme NF
EN 1997-2. pour estimer l'angle de frottement rp'des sols non cohérents, respectivement à partird'essais sur
Ie sol en place au pénétromètre statique (CPT) et d'essais de pénétration au carottier (SPT).

'NOTE 2 - Des procédures sont également disponibles dans la littérature pour estimer I'angle de frottement <p'
des sols non cohérents, à partir des résultats d'essais au pressiomètre Ménard, par exemple celles proposées
par O. Combarieu ou J. Monnet.

NOTE 3 - D'une façon générale, la plus grande prudence est conseillée quand au choix de la valeur <p'
adoptée dans les calculs. En tout état de cause, il est fortement conseillé de réserver ces procédures au pré-
dimensionnement des ouvrages, ou à l'évaluation des actions particulières comme le frottement négatif.

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M.2.1.3 Modules de déformation


(1) Les valeurs des modules de déformation des terrains à partir d'essais sont déterminées et
inierprétés de manière appropriée aux conditions de projet et au modèle de calcul utilisé (Notes 1 à
3).

NOTE 1 - Habituellement, dans ce cas, pour modéliser le chargement du terrain on adopte comme module
celui tiré de la partie initiale de la courbe contrainte-déformation et pour modéliser le déchargement du terrain
on adopte celui tiré d'un cycle de chargement-déchargement.

NOTE 2 Les modules pressiométriques Ménard ne sont pas en règle générale appropriés pour modéliser un
-
chargement du terrain dans un modèle d'élasticité linéaire. lls sont par contre à utiliser directement pour
déteiminer la valeur des modules de réaction (annexe l) lorsqu'on calcule les déplacements d'un pieu à partir
d'un modèle d'interaction sol-structure au module de réaction.

NOTE 3 - Les modules pressiométriques Ménard sont également à utiliser directement pour déterminer les
lois de mobilisation du frottement t en fonction du déplacement vertical s du pieu en chaque section de celui-
ci et la loi de mobilisation de l'effort de pointe en fonction du déplacement vertical de celle-ci, à partir de la
méthode empirique proposée par "Frank - Zhao" (Annexe L), pour estimer par exemple le tassement en tête
d'un pieu isolé.

(2) Lorsque des essais en laboratoire ne sont pas possibles (par exemple lorsque la nature des
ieirains ne permet pas le prélèvement d'échantillons représentatifs), il est admis de déterminer les
valeurs des modules de déformation des terrains à partir d'essais en place appropriés en tenant
compte du comportement non linéaire et non élastique des terrains (Note 1).

NOTE 1 - Cet article vise les essais par propagation d'ondes dans le terrain pour modéliser le comportement
en chargement d'un terrain sous très faible déformation (Figure M.2.1.3) et pour modéliser son comportement
en déchãrgement, lorsqu'on utilise un modèle de calcul d'interaction sol-structure aux éléments finis ou aux
différences finies.

M.2.2 Valeu rs caractér¡stiq ues des paramètres géotechn iq ues

(1) En règle générale, ilest possible de déterminer, conformément aux indications du Tableau
M.2.2.1 :

dans un premier temps les valeurs basses et les valeurs moyennes des paramètres
géotechniques en ne tenant compte que de la stratigraphie des couches de terrains et de la
variabilité des paramètres dans une même couche (Note 1)'

puis dans un second temps, la valeur caractéristique du paramètre à l'intérieur de la fourchette


ainsi déterminée en tenant compte de I'ouvrage et du volume de terrain concerné par l'état
limite considéré (Note 2).

NOTE 1 - La valeur caractéristique peut être déterminée en référence à une probabilité calculée d'une valeur
plus défavorable qui gouverne l'occurrence de l'état limite étudié ne dépassant pas 5 % et que la valeur
moyenne soit déterminée en référence à une probabilité calculée d'une valeur plus défavorable qui gouverne
I'occurrence de l'état limite étudié ne dépasse pas 25 %.

9
NOTE 2 - Les procédures recommandées dans ce cas sont celles proposées par F. Baguelin et J.B Kovarik

(2) En pratique, pour le calcul des fondations profondes, il convient de retenir les valeurs basses
àéterminées comme indiqués ci-dessus enM.2.2 (1)ou à défaut, des profils de résistance ou de
modules de déformation du terrain déterminés de manière plus empiriques, à condition qu'il en
résulte à l'évidence une sécurité accrue pour I'ouvrage (Note 1).

I F. Baguelin, J.B. Kovarik, Une méthode de détermination des valeurs caractéristiques des paramètres
géotechnique, Revue Française de Géotechnique n' 93.
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NOTE 1 - Par exemple, l'enveloppe basse du fuseau des profils des paramètres mécaniques mesurés avec
moins d'une mesure sur 20 en deçà du prof¡l retenu.

Murs de soutènement

Fondations
+
Tunnels
Re m blais sur sols comp ES
+
GtGo
-

0
0,000001 0,00001 0,0001 0,001 0,01 0,1 1

86

G : module de cisaillement - Go : module de cisaíllement à faible niveau de déformation - e¿


déformation déviatorique (norme de la partie déviatorique du tenseur des déformations)

Figure M.2.1.3 Domaine habituel d'utilisation des modules de déformation des terrains et
- matériels d'essais pour les déterminer

Tableau M.2.2.1- Principe de détermination des valeurs caractéristiques et de calcul des


propriétés des terrains

Etape Propriétés des terrains Base de calculs

1
Valeurs mesurées eVou valeurs Reconnaissance géotechnique eVou corrélations
dérivées eUou expérience

Valeur moyenne, X,, Valeur basse,


2 Géotechnique + Hydrogéologie

Géotechnique + Hydrogéologie + Etat-limite +


3 Valeur caractéristique, Xo < Xr, < X, Méthode de calcul

4 Valeur de calcul, X¿ = X¡ / y¡¡

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M.3 Matériauxrapportés
(1) Pour les études de projet, il est admis, sauf indication différente du marché et sauf pour les cas
ù¡ées par tes ctauses lr¡.g (z) et M.3 (3), de prendre en compte un poids volumique égai à zo kN/m3
pour les sols rapportés hors nappe et égal à 22 kN/m' pour les sols rapportés saturés (Note 1).

NOTE I- Les sols rapportés sont considérés comme saturés lorsqu'ils se trouvent sous la nappe.

(2) Dans le cas où le poids volumique des matériaux rapportés est susceptible d'être favorable vis-
à-vis d'une combinaison d'actions donnée, on admet, pour cette combinaison, que les poids
volumiques des sols ¡apportés hors nappe et des sols rapportés saturés sont respectivement de 18
kN/m3 et de 20 kN/m3, ces valeurs étant toutefois à justifier par des contrôles d'exécution (Note 1).

NOTE 1 Si les valeurs réelles mesurées sont plus défavorables que celles adoptées pour le projet,
- il

convient d'examiner les conséquences sur la stabilité de I'ouvrage.

(3) Lorsqu'il est fait usage d'un matériau rapporté d'origine particulière, il convient que son poids
volumique soit fixé par le marché.

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Annexe N
(informative)

Déformations des structures et mouvements des fondations

N.l Préambule
(1) On donne dans cette annexe des indications sur les valeurs généralement admises pour
assurer un comportement en service satisfaisant des structures de bâtiments afin de fixer des
critères réalistes de déplacements acceptables pour les pieux lorsqu'ils sont associés à ces
constructions.

N.2 Déformation des structures et mouvements des fondations


(1) Les composantes du mouvement des fondations, qu'il convient de considérer sont le tassement,
le tassement relatif (ou différentiel), la rotation, I'inclinaison, la déflexion, la déflexion relative, la
rotation relative, le déplacement horizontal et I'amplitude des vibrations. Les définitions de certains
termes relatifs au mouvement et aux déformations des fondations sont données sur la figure N.1.

(2) ll est peu probable que les rotations relatives maximales admissibles pour les structures à
cadres ouverts, les cadres avec remplissage et les murs porteurs ou les murs en maçonnerie
continus soient les mêmes mais elles se situent vraisemblablement entre environ 1/2 000 et
environ 1/300 pour empêcher qu'un état limite de service ne soit atteint dans la structure. Une
rotation relative maximale de 1/500 est acceptable pour beaucoup de structures. La rotation
relative pour laquelle il est probable qu'un état limite ultime soit atteint est d'environ 1/150.

(3) Les valeurs indiquées dans la clause N.2 (2) s'appliquent au cas d'un fléchissement de la
structure, comme illustré sur la figure N.1. Dans le cas d'une flèche négative (les bords tassent
plus que le milieu), les valeurs doivent être divisées par deux.

(4) Pour les structures courantes à fondations isolées, des tassements totaux atteignant 50 mm et
des tassements différentiels de 20 mm entre colonnes adjacentes sont souvent acceptables. De
plus grands tassements totaux et différentiels peuvent être admis si les rotations relatives restent
dans des limites acceptables et si les tassements totaux ne provoquent pas de problème aux
réseaux liés à I'ouvrage, ni de basculement, etc.

(5) Les indications données ci-dessus sur les tassements limites s'appliquent aux ouvrages
courants. ll convient de ne pas les appliquer aux bâtiments ou ouvrages hors du commun ou pour
lesquels I'intensité du chargement a une distribution non uniforme très prononcée.

N.3 Flèches dans les bâtiments en béton armé


(1) Les limites des flèches qui devraient généralement assurer un comportement satisfaisant des
constructions telles que logements, bureaux, bâtiments publics ou usines sont données dans les
clauses 7.4.1 (4) et (5) de la norme NF EN 1992-1-1. Elles sont tirées de la norme ISO 4356 à
laquelle il convient de se reporter pour plus d'informations sur les déformations et leurs valeurs
limites.

NOTE 1 - L'article vise les constructions où il n'y a pas d'exigence particulière pour assurer le bon
fonctionnement de machines supportées par la structure ou pour éviter la formation de flaques sur
les toitures terrasses.

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NF P94-262:2012-07
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 +
Pour : S0GEA SATOM

NF P 94-262

(2) L'aspect et la fonctionnalité générale de la structure sont susceptibles d'être altérés lorsque la
ilèche calculée d'une poutre, 1'une dalle ou d'une console soumise à des charges quasi
permanente est supérieure à11250 (ldésigne la portée de I'ouvrage)'

(3) Pour la déformation après construction, l/500 représente normalement une limite adéquate pour
les charges quasi permanentes.

A B C D A B CD
Smax


¿o !
a)

A B c D

a) définitions du tassement s, du tassement différentiel âs, de la rotation det de la


déformation angulaire ø

b) définitions de la déflexion  et de la déflexion relative Á/L

c) définitions de I'inclinaison ro et de la rotation relative (distorsion angulaire) p

Figure N.1 Définition du mouvement des fondations


-

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Pour : SOGEA SATOM

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Annexe O
(informative)

Aide-mémoire pour la surveillance des travaux et le suivi du


comportement des ouvrages

O.1 Généralités
(1)On liste dans cette annexe les points les plus importants (Notes 1 à 3) qu'ilconvient de prendre
en compte au cours de la surveillance de l'exécution des travaux (section O.2) et du suivi du
comportement de I'ouvrage terminé (section O.3).

NOTE 1 - D'une manière générale, les travaux sont réalisés conformément aux plans établis préalaþlement.
Si pendant les travaux, il est constaté que les caractères physiques, mécaniques, chimiques ou
électrochimiques du terrain ou de la nappe ne correspondent pas aux prévisions, il convient de vérifier les
informations et d'effectuer si besoin les modifications appropriées.

NOTE 2 - L'importance des points varie selon le pro¡et. La liste n'est pas exhaustive.

NOTE 3 - L'approche connue sous le nom de "méthode observationnelle", dans laquelle la conception est
revue pendant la construction n'est en général pas adaptée aux cas des fondations sur pieux. On indique
néanmoins dans la section O.4 les points à considérer lorsqu'une telle procédure est adoptée

O.2 Surveillance de I'exécution

O.2.1 Points généraux à contrôler

(1) Les points généraux à contrôler sont les suivants :

vérification des conditions de terrain et de la localisation et de la disposition d'ensemble de


I'ouvrage ;

écoulement de I'eau souterraine et régime des pressions interstitielles ; effets sur les nappes
des opérations de pompage ; efficacité des mesures prises pour contrôler le débit d'infiltration ;
processus d'érosion interne et phénomène de renard ; composition chimique de I'eau
souterraine ; potentiel de corrosion ;

mouvements, plastification, stabilité des parois et de la base des excavations ; systèmes de


support temporaire, effets sur les bâtiments et équipements avoisinants ; mesure des
pressions du sol ; mesure des variations de la pression interstitielle dues aux excavations ou
au chargement;

sécurité des personnes en tenant compte des états limites géotechniques.

O.2.2 Ecoulement de l'eau et press¡ons interstitielles

(1) Les points à considérer sont les suivants :

aptitude du système à assurer le contrôle des pressions interstitielles dans tous les aquifères
lorsque des surpressions pourraient affecter la stabilité d'un ouvrage, y compris les pressions
artésiennes dans les nappes aquifères situées sous les excavations ; évacuation de I'eau
extraite des systèmes de rabattement de nappe ; abaissement du niveau de la nappe dans
toute l'excavation afin d'éviter les conditions de boulance, d'érosion interne et de remaniement

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
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NF P 94-262

des terrains par les équipements de construction ; déviation et enlèvement des eaux de pluie
et autres eaux superficielles ;

fonctionnement effectif et efficace du système de rabattement de la nappe tout au long de


I'exécution des travaux en tenant compte du colmatage des crépines des puits, de
I'envasement des puits ou puisards, de l'abrasion dans les pompes, de l'obstruction des
pompes ;

contrôle des rabattements de nappe afin d'empêcher des perturbations dans les ouvrages
voisins ou les zones voisines i observation des niveaux piézométriques ; efficacité,
fonctionnement et entretien des systèmes de recharge d'eau, si nécessaire ;

contrôle du non entraînement des fines ;

tassement des ouvrages ou terrains avoisinants ;

efficacité des systèmes de drainage par forages subhorizontaux.

O.3 Suivi du comportement


(1) Les points généraux à considérer sont les suivants :

tassements du terrain, en particulier dans le cas d'un terrain de médiocre qualité ;

déplacement latéral et distorsions de I'ouvrage, notamment en liaison avec à la mise en æuvre


de remblai, de dépôts de matériaux et autres charges superficielles et des pressions d'eau ;

comportement des structures mitoyennes avec plusieurs points par profil pour avoir des
indications sur les tassements différentiels ;

niveaux piézométriques derrière et sous I'ouvrage ou dans les zones voisines, en particulier
lorsqu'un drainage profond ou des systèmes permanents de rabattement de nappe sont
installés ;

mesure du débit d'écoulement des drains.

O.4 Mise en æuvre de la méthode observationnelle


(1) Lorsque la "méthode observationnelle" est retenue (O.1 (f )Note 3), les dispositions de I'article
2.7 de la norme NF EN 1997-1s'appliquent (Notes 1 à 3).

NOTE 1 - La liste qui suit rappelle les points à prendre en compte avant le début de la construction.

les limites du comportement acceptable de la fondation sur pieux doivent être établies ;

le domaine des comportements possibles doit être analysé et on doit montrer qu'il existe une probabilité
acceptable que le comportement réel soit compris dans le domaine des comportements acceptables ;

un plan d'instrumentation doit être établi, pour vérifìer si le comportement réel est compris entre les
limites acceptables. Le suivi doit pouvoir le montrer clairement et aussitôt que possible et avec une
fréquence de mesures qui permette de mettre en ceuvre efficacement les mesures destinées à rectifier le
projet ;

le temps de réponse des instruments de mesure et les procédures d'analyse des résultats doivent être
suffisamment rapides par rapport à l'évolution possible du système ;

192
AFNOR Ie 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
Pour : S0GEA SAT0M +

NF P 94-262

un plan d'actions de sauvegarde doit être établi, pour être mis en æuvre si le suivi révèle un
comportement sortant des limites acceptables.

NOTE 2 - La liste qui suit rappelle les points à prendre en compte pendant la construction

le suivi est exécuté tel que planifié. ;

les résultats des observations sont analysés à des étapes appropriées du projet et on doit mettre en
æuvre le plan d'actions de sauvegarde si I'on sort des limites du comportement autorisé.

l'équipement de mesure est soit remplacé soit étendu en cas d'incidents, afin de fournir des données
fiables de type approprié et en quantité suffisante.

NOTE 3 - ll est possible de se reporter aux guides abordant le dimensionnement des ouvrages
géotechniques à partir de la méthode observationnelle.

193
NF P94-262:2012-07!
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57
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NF P 94-262

Annexe P
(informative)

Catégories géotechniques et durée d'utilisation du projet

P.1 Généralités
(1) Les exigences minimales relatives à I'ampleur et au .contenu des reconnaissances
conformément à la norme NF
établies
iéotechniquei, d"s calculs et des contrôles d'exécution sont
ÉN tggZ-t', complétée par les dispositions de son annexe nationale référencée NF EN 1997-1/NA
(Note 1).
ainsi que
NOTE 1 - Afin d'établir les exigences de calcul, la complexité de chaque ouvrage doit être identifiée
les risques associés à sa coñstruction et la catégorie géotechnique du projet est établie en fonction des
conditións de site et des conséquences de la ruin! ou ãe l'endommagement de I'ouvrage
à construire, en
tenant compte également de la durée d'utilisation de l'ouvrage'

(2) La complexité d'un ouvrage est identifiée avant d'en entreprendre sa conception et sa
justification (Notes 1 el2).
géotechnique d'un ouvrage,
NOTE 1 - On donne dans cette annexe des indications pour établir la catégorie
sa durée d'utilisation ainsi que les classes de conséquences du projet'

NOTE 2 maître d'ouvrage ou son représentant avant le début des


- La complexité d'un prolet est à fixer par lemesure
études. Elle est à préciser le cas échéant au fur et à de leur avancement'

P.2 Glasses de conséquence


(1) La classe de conséquence de la ruine ou de I'endommagement de I'ouvrage à construire, vis-à-
u¡é O"r personnes, des ouvrages et des constructions avoisinantes et vis-à-vis de
la protection de
l,environnement est établie en-distinguant conformément aux indications de la norme NF EN 1990 :

les conséquences faibles (CC1), ayant des effets faibles ou négligeables sur les personnes,
sur I'ouvrage à construire ou les constructions avoisinantes, en termes sociaux, économiques
ou d'environnement;

les conséquences moyennes (CC2), ayant des effets modérés sur les personnes, eUou des
-l'ouvrage
effets importants sur à construire ou les constructions avoisinantes, en termes
sociaux, économiques ou d'environnement ;

ayant des effets importants sur les vies humaines elou des
les conséquences élevées (CC3),'sur-
conséquences très importantes l'ouvrage à construire ou les constructions avoisinantes,
en termes sociaux, économiques ou d'environnement.

P.3 Catégor¡e géotechnique


(1)Conformément à I'annexe nationale de la norme NF EN 1997-1, la catégorie géotechnique de
prô¡et est définie en tenant compte des indications du Tableau P'3' 1 '

(2) Les conditions de site (simples, complexes) doivent être établies en se fondant sur la
connaissance de la topograpì.rie du site, de la nature et des propriétés des terrains, du
régime
hydraulique du site du Projet.

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Pour : SOGEA SATOM
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NF P 94-262

(3) Les classes de conséquences (CC1 , CC2 ou CC3) sont établies en tenant compte des
indications de I'article P.2.

Tableau P.3.1 Gatégories géotechniques en fonct¡on des classes de conséquence et des


conditions de site et bases des justifications

CLASSE DE CONDITIONS DE CATEGORIE


BASE DES JUSTIFICATIONS
CONSEQUENCE SITE GEOTECHNIQUE "

Expérience et reconnaissance
Simples et connues 1 géotechnique qualitative
cc1 admises

Complexes 2
Reconnaissance géotechn ique
et calculs nécessaires
Simples 2
cc2
Complexes 3
Reconnaissance géotechn ique
Simples ou et calculs approfondis
cc3 complexes
3

" ll n'y a pas de règles établies pour le choix de la catégorie géotechnique. En pratique toutefois, on considère
qu'un ouvrage fondés sur pieux relève au moins de la catégorie 2, et on classe en catégorie géotechnique 3
les ouvrages établis dans un site instable, ou dans des conditions de risques sismiques importants, ou dans
des sols évolutifs ou sensibles, les ouvrages nucléaires, de stockage GNL, etc.

P.4 Durée d'utilisation de projet


(1) La justification d'une fondation sur pieux et les caractéristiques des produits et des matériaux à
mettre en æuvre peuvent être liées à la durée d'utilisation du projet. ll convient donc de fixer celle-
ci avant d'entreprendre la conception et la justification d'une fondation sur pieux (Notes 1 et2).

NOTE 1 Des durées indicatives d'utilisation de pro¡et habituellement appliquées aux ouvrages de bâtiment
-
et de génie civil, sont données dans le tableau AN.1 de l'annexe nationale à la norme NF EN 1 997-1 .

NOTE 2 - Pour la protection contre la corrosion des aciers de précontrainte (qui peuvent être utilisés par
exemple pour réaliser des micropieux), il convient de distinguer les ouvrages provisoires et les ouvrages d'une
durée d'utilisation supérieure à 2 ans.

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Pour : SOGEA SAT0M

NF P 94-262

Annexe Q
(informative)
Dispositions générales de concept¡on pour les ponts

Q.l Matériaux constitutifs des pieux

Q.1.1 Béton, coulis ou mortier

(1) Pour les ponts, les dispositions de la section 6.4.1 relative à la vérification de la résistance
structurelle d'un pieu en béton, coulis ou mortier sont complétées par les spécifications qui
suivent :

la valeur de C,"" est limitée à 25 MPa ;

la valeur de k3 indiquée dans la clause 6.4.1. (7) peut être adaptée en fonction des
recommandations suivantes : k3 = 1,2 dans le cas d'un contrôle renforcé de la qualité et de la
continuité du fût. Pour les pieux de ponts, le contrôle renforcé consiste à ausculter tous les
pieux de l'ouvrage par la méthode A ou la méthode B (le tableau [Link] est remplacé par le
tableau O.1.1).

Tableau Q.1.1 Nombre minimal de pieux ou de barrettes à ausculter pour des contrôles
renforcés d'intégrité des ponts

Méthodes d'auscultation (1 )
Ouvrages
A B

80 % par transparence (2)


Nombre de pieux concernés 100 o/o par transparence (2) +
30 o/o p{ impédance (3)

Notes :

(1) Les procédures d'auscultation A ou B peuvent être appliquées indifféremment.


(2) Selon la norme NF P 94-160-1 (méthode sonique par transparence). Dans ce cas, les tubes utilisés, de 40 mm
de diamètre intérieur minimum, sont à placer de façon à ne pas nuire à I'enrobage des armatures principales des
cages.
(3) Selon la norme NF P 94-1604 (méthode vibratoire par impédance).
(4) Les normes de type NF EN se substitueront aux normes de type NF P 94-160 lorsqu'elles seront applicables.

Q.2 Résistance structurale des pieux


Q.2.1 Pieux ou éléments de fondation en béton armé

(1) Les pieux ou éléments de fondation doivent être armés sur toute leur longueur lorsqu'ils
supportent des ouvrages de génie civil tels que ponts et passages inférieurs.

Q.2.2 Etats limites de service sous soll¡citations normales

(1) Les justifications requises par la norme NF EN 1992-2 (Ponts en béton - Calcul et dispositions
constructives, qui se réfère elle-même à la norme NF EN 1992-1-1) et son annexe nationale (NF
EN 1992-1-1/NA) sont complétées comme suit (ces dispositions dispensent de prendre en compte
un abattement forfaitaire sur le diamètre tel qu'il est indiqué à I'article [Link] de la norme NF EN
1992-1-1):

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NF P 94-262

(2) La contrainte moyenne de compression du béton sur la surface comprimée de celui-ci est
limitée à 0,3k3f"k (Article 6.4.1);

(3) La contrainte de traction des armatures ou des gaines, lorsque ces dernières sont prises en
compte dans la résistance de la section, est limitée aux deux tiers de la limite d'élasticité de I'acier
(Note 1).

NOTE 1 - L'attention est attirée sur I'importance que revêt, pour les éléments de fondation profonde, la
compatibilité entre les dispositions des armatures et la mise en place correcte du béton (Clause 9.8.5 (2) de la
norme NF EN 1992-l -1 ). ll est conseillé de veiller à bien motiver la classe d'exposition retenue et de s'assurer
que les dispositions constructives relatives au ferraillage puissent être respectées.

(4) Pour les cas de charge à I'ELS quasi-permanent, la résultante des efforts axiaux s'exerçant sur
les fondations profondes ne doit pas rendre compte d'un état de traction.

Q.3 Dispositions construct¡ves


Q.3.1 Principes

(1) En l'absence de contraintes particulières, la disposition en plan des éléments d'une même
fondation (c'est-à-dire les éléments reliés par une même semelle de liaison) doit permettre:

d'assurer une répartition homogène des charges axiales entre les différents éléments, sous
combinaisons d'actions quasi permanentes ;

d'assurer le centrage des éléments ou groupes d'éléments sous les parties de la structure qui
transmettent les sollicitations à la fondation.

(2) Sauf prescription différente, tous les éléments constitutifs d'une même fondation (béton armé,
métal, etc.) doivent posséder la même constitution. llconvient, en outre, qu'ils soient mis en æuvre
dans les mêmes conditions.

Q.3.2 Pieux préfabriqués en béton armé

(1) Sauf prescriptions différentes, les dispositions suivantes s'appliquent (Note 1)

les armatures longitudinales sont, autant que possible, d'une seule longueur. S'il n'en est pas
ainsi, les recouvrements ou soudures n'intéressent pas plus du tiers du nombre des barres
dans une même section transversale et se trouvent à une distance des extrémités supérieure
ou égale à six fois la plus petite dimension transversale du pieu ;

le diamètre des armatures longitudinales est au moins de 12 mm. Leurs extrémités ne peuvent
pas être terminées par des crochets. Elles sont entièrement ancrées dans la semelle de
liaison au sens des règles générales ;

le diamètre des armatures transversales est au moins de 5 mm. Leur espacement courant
n'excède pas 20 cm ;

à chaque extrémité, cet espacement est divisé au moins par deux sur une longueur égale à
deux fois la plus petite dimension transversale du pieu. Lorsque la sévérité de la mise en
æuvre, notamment par battage, le motive, cet espacement est divisé par trois sur la longueur
indiquée ci-dessus. De plus, une zone de transition de même longueur comporte un
espacement des armatures transversales égal aux2l3 de l'espacement courant;

dans les pieux de section carrée comportant des armatures longitudinales intermédiaires,
celles-ci sont maintenues par des cadres ou épingles supplémentaires.

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+
Pour : SOGEA SATOM

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NOTE 1 - ll convient auss¡ de se référer à la norme NF EN 12794+A1 qui traite des pieux préfabriqués en
béton.

(2) Dans le cas où les dispositifs de suspension des pieux aux engins de manutention sont
susceptibles d'affaiblir la résistance du pieu, il doit en être tenu compte dans les calculs.

Q.3.3 Pieux tubulaires en béton précontraint

Q.3.3.1 Armaturespassives
(1) La tête et la base du pieu doivent comporter des armatures de frettage permettant d'assurer
l'intégrité du béton sous l'effet des actions localisées de la précontrainte et de la mise en æuvre.

Q.3.3.2 Armatures de précontrainte


(1) Sauf prescriptions différentes, ces armatures sont employées conformément aux prescriptions
des règles du béton précontraint aux états-limites.

(2) Lors de la mise en æuvre du pieu, ces armatures doivent assurer au béton une compression
moyenne supérieure ou égale à 5 MPa (Note 1).

NOTE 1 - Cette compression minimale est destinée à compenser les sollicitations de traction dues à la
réflexion des ondes de choc qui apparaissent lors de la mise en ceuvre du pieu.

Q.3.4 Pieux exécutés en place et barrettes

(1) Les dispositions quisuivent complètent celles de la norme NF EN 1536 relative aux pieux forés
et celles de la norme NF EN 12699 relative aux pieux à refoulement de sol.

Q.3.4.1 Dispositionsgéométriques

Q.[Link] Dimensions
(1) Pour les ponts-routes, la plus petite dimension transversale des pieux doit être supérieure ou
égale à 0,6 m. Elle doit être supérieure ou égale à 0,8 m pour les pieux circulaires disposés sur
une seule file .

Q.[Link] lnclinaison
(1) Pour les ponts, sauf prescription différente, seuls peuvent être inclinés les pieux dont
l'exécution est entièrement conduite à l'abri d'un tube de travail, récupéré ou non.

Q.[Link] Distance entre axes


(1) Sauf prescription différente, la distance de nu à nu entre deux éléments de fondation voisins est
supérieure ou égale à 0,75 fois la somme de leurs diamètres lorsqu'il s'agit de pieux circulaires et
0,75 fois la somme de leur largeurs lorsqu'ils'agit de barrettes (Note 1) .

NOTE 1 - Cette prescription a pour objectif d'éviter les désordres que la mise en æuvre d'un pieu peut causer
aux pieux voisins, surtout dans le cas fréquent où le béton constitutif est très jeune, voire en deçà du
phénomène de prise.

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Pour : S0GEA SAïOM
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NF P 94-262

Q3.4.2 Armatures

Q3.4.2.1 Constitution et d¡mens¡ons des cages d'armatures

(1) Les cages d'armatures des pieux de section circulaire sont constituées par des armatures
longitudinales en acier disposées suivant les génératrices d'un cylindre autour desquelles sont
enroulées et fixées rigidement des cerces ou hélices.

(2) Pour les pieux de section non circulaire et notamment les barrettes, les armatures transversales
sont constituées par des cadres, épíngles et étriers.

(3) Le diamètre extérieur (ou la largeur)de la cage d'armatures est :

au plus égal au diamètre intérieur du tube diminué de I cm pour les pieux battus pilonnés et
battus moulés ;

au plus égal au diamètre intérieur du tubage provisoire diminué de 10 cm pour les pieux forés
tubés ;

au moins égal à 1,25 fois le diamètre intérieur de la colonne de bétonnage éventuelle.

(a) On peut remplacer la cage d'armature par un profilé ou un tube. Si le profilé ou le tube est
intérieur au béton, il est nécessaire de respecter les exigences de la norme NF EN 1992-1-1
clause 9.1(3) et de I'annexe nationale de la norme NF EN 1992-2 clause 9.1(103) (Note 1). En
outre, il convient de s'assurer du comportement composite de I'interface acier béton et en
particulier du non glissement, si nécessaire en utilisant par exemple des connecteurs.

-
NOTE 1 ll convient de mettre en place une nappe d'armatures minimales sur le béton selon la classe
d'environnement. Par exemple, en classe XC, il faut placer 3 cm' par mètre de paroi (en classe XD et XS au
moins 5 cm2) perpendiculaire à la direction des armatures sans être inférieur à0.1% de la section de la paroi.

Q.[Link] Armatures longitudinales


(1) Le nombre minimal de barres longitudinales est de 6 et leur diamètre n'est pas inférieur à 12
mm;

(2) En général, l'espacement des barres longitudinales ne peut être inférieur à 10 cm entre nus et
ne peut être supérieur à 20 cm. Sauf dispositions différentes, cette distance doit être respectée
entre les nus de couples de barres au droit des recouvrements;

(3) La section minimales d'armatures longitudinaleS As,¡pmin est donnée par le tableau 9.6N de
l'article 9.8.5 de la norme NF EN 1992-1-1(tableau Q.[Link]).

Tableau Q.[Link] Aire minimale d'armatures


-
Section transversale du pieu A" Aire minimale d'armatures longitudinales 4",6o,¡n

A. < 0,5 m2 A, > 0,005 .4c

0,5 m2 < A" < 1,0 m2 A" > 0,0025 m2

A" > 1,0 m2 A">0,0025.À

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+
Pour : SOGEA SAT0M

NF P 94-262

Q.[Link] Armatures transversales


(1) L'écartement des barres transversales est au plus égal à 15 fois le plus petit diamètre des
barres longitudinales, avec un maximum de 35 cm.

(2) Leur diamètre est au moins égal aux quatre dixièmes du plus grand diamètre des barres
l'ongitudinales, avec un minimum de 6 mm. ll est recommandé d'adopter les valeurs données dans
le tableau Q.[Link].

(3) Dans le cas de pieux non circulaires, et notamment des barrettes, elles sont disposées de
iaçon à éviter tout mouvement des barres longitudinales vers la paroi la plus proche.

(4) ll est toutefois admis que certaines barres longitudinales ne soient que partiellement
maintenues en vue de permettre le passage de la ou des colonnes de bétonnage.

Tableau Q.[Link] Diamètres recommandés pour les armatures transversales (en


- millimètres)

Oarmatures longitudinales 12-14 16 20 25 32

@armatures transversales 6-8 8-10 10-14 10-16 10-16

Q.[Link] Rigidité
(1) Outre les justifications relatives à la résistance du pieu fini, la conception de la cage
à'ármatures et, ên particulier, le choix des diamètres des fers, doit lui assurer une rigidité suffisante
pour limiter les déformations lors des opérations de manutention, ainsi que tout risque de
flambement pendant le bétonnage.

(2) Dans le cas des barrettes ou de pieux de gros diamètre, cette rigidité doit être amélíorée par
àd¡onction de barres obliques disposées et fixées de façon à obtenir un contreventement effectif de
la cage.

Q.[Link] Enrobage
(1) L'épaisseur du béton qui enrobe les armatures est au moins égale à (Note 1) :

7 cm pour les pieux, parties de pieux ou barrettes dans le cas général ;

4 cm pour les pieux ou parties de pieux comprenant un tubage permanent ou une chemise,
cet enrobage étant compté à partir de la surface intérieure du tubage ou de la chemise.

NOTE 1 - On notera que les dispositions de I'article Q.[Link] relatives au diamètre extérieur (ou à la largeur)
de la cage d'armatures en cas d'utilisation d'un tubage provisoire fixent de fait un enrobage minimal pour les
éléments de fondations concernés.

Q.[Link] Tubes de réservations


(1) Les tubes d'auscultation (Note 1), d'injection, etc., sont placés de façon à ne pas nuire au bon
enrobage des armatures (Note 2).

NOTE 1 ll s'agit généralement de tubes 50/60 permettant une auscultation sonique par transparence. La
-
distance entre les tubes doit être adaptée à la sensibilité de la méthode.

NOTE 2 - Quelle que soit leur destination, les tubes doivent être rigides, étanches, et protégés durant les
iravaux contre toute détérioration susceptible de nuire à leur utilisation.

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
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Pour : SOGEA SAT0M

NF P 94-262

Q.[Link] Recépage
(1) La cote de bétonnage est fixée de façon à ce que le béton sain so¡t atteint au niveau théorique
de recépage (Notes 1 et2l.

NOTE 1 - On peut la qualifier par la formule suivante: 0.3*(1+z) limité à 1.8 m où z représente le niveau
théorique de recépage.

NOTE 2 - Néanmoins, cette valeur peut être diminuée sous réserve de garantir le résultat. Elle peut aussi être
augmentée lorsqu'il y a des risques de striction du béton avant son durcissement.

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AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:2012-07
+
Pour : SOGEA SATOM

NF P 94-262

Annexe R
(informative)
Prise en compte des imperfections géométriques liées aux
tolérances d'exécut¡on

R.1 Préambule
(1) Les tolérances géométriques d'excentricité en tête et d'inclinaison sont indiquées par les
normes d'exécution.

(2) Le projet de conception d'un ouvrage peut prévoir des tolérances différentes de celles
indiquées par les normes.

(3) Les tolérances doivent être prises en compte dans le dimensionnement et les justifications,
òácnant que, sauf exception, on ne peut pas attendre que les fondations profondes soient réalisées
pour mesurer les défauts géométriques réels et concevoir les superstructures en les prenant en
compte.

(4) L'écart sur I'inclinaison induit généralement sur des pieux isolés des efforts parasites de bien
moindre importance que ceux qui résultent du défaut de centrage en tête.

(5) Les efforts parasites ne sont à prendre en compte que dans le cadre de justifications vis-à-vis
des ELU ; ils peuvent être équilibrés par:

les fondations profondes ;

des chevêtres et longrines installés entre fondations profondes ;

les poteaux et murs ;

une répartition entre ces éléments.

(6) Dans certains cas, la répartition des efforts de flexion doit prendre en compte les rigidités,
òorre par exemple quand la fondation profonde supporte un poteau élancé dont on doit justifier la
stabílité de forme ou dans certains cas de micropieux. Le plus souvent, on peut répartir, pour
équilibrer les moments en tête de l'élément de fondation profonde, les mobilisations de résistance
de manière arbitraire.

(7) Les justifications doivent constituer un ensemble cohérent et les règles entre les parties doivent
àtie ctalrement définies au préalable, en envisageant aussi les cas de dispositions correctives
éventuellement nécessitées par des défauts géométriques excédant les tolérances convenues.

R.2 Règles à préciser dans le proiet de conception


(1) Le projet de conception d'un ouvrage doit préciser (Note 1) :

les tolérances géométriques de centrage et d'inclinaison des fondations profondes (le cas
échéant de dèfaut d'orientation autour de I'axe vertical pour les fondations non
axisymétriques) lorsqu'elles sont différentes de celles prévues par les normes d'exécution ;

les choix d'éléments structurels mobilisés pour les justifications de stabilité et de résistance de
I'ouvrage dans un contexte de respect des tolérances ; cela se traduit normalement par la
. fourniture d'une descente de charges à la base des massifs de tête des pieux pour leurs
justifications propres, y compris des efforts parasites générés par les défauts géométriques, et
des caractéristiques des pieux pris en compte par le concepteur ;

202
AFNOR Ie 23/04/2016 à 09:57 NF P94-262:201 2-07
Pour : S0GEA SATOM +

NF P 94-262

NOTE 1 - Les écarts géométr¡ques excédant les tolérances peuvent avo¡r des conséquences modestes telles
qu'un renforcement des armatures d'une longrine ou plus lourdes telles que l'ajout d'éléments structurels.

(2) Lorsque l'on s'oriente vers des pieux de caractéristiques différentes de celles de la conception
initiale, il est nécessaire d'aménager celle-ci pour être cohérent avec la solution mise en æuvre.

(3) Par défaut, si le projet de conception ne le précise pas :

les pieux sont justifiés vis-à-vis de la descente de charge qui est fournie ;

la descente de charges est réputée prendre en compte les conséquences des défauts
géométriques des pieux lorsqu'elles restent dans les limites des tolérances de la présente
norme ou des normes d'exécution ;

la tolérance d'exécution est égale à 0,15 m au niveau de la plateforme d'exécution et la


tolérance d'inclinaison est égale à 3 % si la technologie de pieux n'est pas figée ; dans le cas
contraire, on applique celles des normes d'exécution ;

les pieux sont réputés reliés par des chevêtres, longrines et murs croisés qu'il suffit de
renforcer si les défauts géométriques de certains pieux excèdent les tolérances.

R.3 Cas particulier de pieux isolés soum¡s à une ( compression centrée >>

(1) Ce cas (Note 1) est celui d'un pieu pour lequel les justifications de la structure portée ne
mobilisent qu'une réaction verticale centrée, et dont la tête n'est pas reliée à des longrines croisées

NOTE 1 - Historiquement, une pratique courante était de considérer qu'une charge axiale pouvait sans
conséquence être excentrée jusqu'à B/8 sur des pieux verticaux non armés sollicités entre 4 et 5 MPa à l'ÊLS
et respectant des tolérances spécifiques ; les justifications exigées à I'ELU sont plus pénalisantes.

(2) Les défauts géométriques se traduisent par des efforts parasites de flexion ; I'effort normal
limite maximâl N¡¡¡ supportable par le pieu à I'ELU est calculé en tenant compte de ces efforts
parasites maximaux (Note 1).

NOTE '1 - On envisage un domaine d'excentricité maximale, par exemple la valeur maximale entre B/10 et
0,08m ; on détermine alors I'effort normal Nr¡' à I'ELU supportable par diamètre pour cette excentricité
maximale. Tout pieu présentant un défaut d'excentricité inférieur à la limite est alors capable de supporter un
effort normal à I'ELU au moins égal à Nrim.

(3) L'effort normal N¡¡, rêstê plafonné à 65 % de l'effort normal admissible pour une charge
effectívement centrée.

(4) ll est souvent opportun de prévoir un ferraillage minimum en partie supérieure de pieux en
béton non armé pour faire face à de possibles chocs en phase travaux. Ce ferraillage augmente
l'effort normal limite maximal supportable par le pieu, puisque les moments générés par les défauts
géométriques s'amortissent rapidement en s'éloignant de la surface du sol.

(5) Les tolérances prises en compte peuvent être des tolérances plus restrictives que celles
prévues par les normes d'exécution, choisies raisonnablement en fonction de la technologie et du
contexte géotechnique.

203
NF P94-262:2012-07
AFNOR le 23/04/2016 à 09:57 +
Pour : S0GEA SATOM

NF P 94-262

Annexe S
(informative)
Eléments relatifs aux essais de chargement statique en
compression

S.1 Préambule
(1)Cette annexe présente quelques éléments pour la réalisation d'essais de chargement statique
ài¡al en compression en uue de déterminer portance limite et la charge de fluage en compression
d'un élément isolé de fondation profonde (Notes 1 et2).
fluage et la
NOTE 1 - L'essai de chargement statique est le moyen le plus fiable pour déterminer la charge de
particulièrement recommandée pour des projets importants ou
résistance limite d'un pieul son utilisation est
point les moyens
dans des sites difficiles. Ces essais peuvent être également I'occasion de mettre au
types de pieux.
d'exécution (nécessité d'un gainage, rainurage, possibiiités de battage, etc.) ou de nouveaux

NOTE 2 - Des indications plus détaillées sur les situations qui nécessitent la réalisation d'essais de
chargement de pieu et sur leui objet sont données à I'article 7.5.'l de la norme NF EN 1997-1 '

(2) La façon dont les essais de chargement statique sont réalisés (procédure de. chargement'
ÀomUre dä pieux d'essai nécessaire) do-it être conforme à l'article 7.5.2 de la norme NF
EN 1997-1,
complété pår tes indications de la présente annexe (Note 1 et Articles S.2 à S'4)'

NOTE 1 - En attendant la publication des normes européennes (NF EN 22477-1 à 4) sur les essais de
normes NF P 94-
chargement de fondation proionde, les essais sont menés et interprétés conformément aux
150-1 et 2, NF P 94-151 et NF P 94-153.

S.2 Reconnaissance du site


(1) Lorsqu'un essai de pieu est envisagé, la reconnaissance générale [Link], outre ses
òáracteristiques habituelles (Annexe M.1), doit permettre de démontrer que I'emplacement
retenu
À-t representatif du site du þrojet (Note 1) ou permettre de déterminer le meilleur emplacement
d'essai possible (S.3).
par exemple que la
NOTE 1 - ll convient d'inclure la zone d'essai dans la reconnaissance pour confirmer
géologie du site est suffisamment homogène du point de vue de l'épaisseur des couches et de leurs
résultats
ðar""iérirtiqres mécaniques, ou à défaut þour avoir les données nécessaires à I'interprétation des
d'essai.

spécifique
NOTE 2 - ll convient que chaque site d'essai fasse l'objet d'une campagne de reconnaissance
cons¡stant en un sondag" et un profil pressiométrique ou pénétrométrique réalisés à moins de deux
"aroité
mètres de l'axe du Pieu d'essai.

S.3 Emplacement de l'essai


(1)L'emplacement de chaque essai, choisi à l'issue de la campagne de reconnaissance, doit être
que de leurs
ieþresenìatif des natures des terrains rencontrés par les pieux de l'ouvrage ainsi
caractéristiques mécaniques (Note 1 ).

la fondation, qui
NOTE 1 ll y a lieu de ienir compte de la configuration définitive dans laquelle travaillera
-
peut être différente de celle de I'essai dans le cas d'excavations ou de remblais'

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S.4 Pieux d'essai


(1) La méthode d'exécution des pieux d'essai doit être identique à celle des pieux de l'ouvrage.

(2) Sauf pour les cas visés à la clause S.4 (3), les pieux d'essai doivent avoir les mêmes
dimensions et forme que les pieux de I'ouvrage.

(3) Pour les pieux de grandes dimensions transversales, les pieux d'essais peuvent avoir des
dimensions plus réduites (Notes 1 el2), dans les limites suivantes :

8""""¡ à 0,5. 816"¡

8"r."¡ > 0,6 m

NOTE I- Ce type d'essai convient plus particulièrement

dans les cas où les pieux de I'ouvrage ont des dimensions trop importantes pour qu'il soit envisageable
d'effectuer un essai en vraie grandeur,

dans les cas où la variabilité des épaisseurs des couches ou des caractéristiques mécaniques du sol de
fondation ne permet pas de tester un nombre suffisant de sites représentat¡fs.

NOTE 2 - ll convient d'utiliser prudemment cette approche dans le cas des pieux battus ouverts à cause de
I'influence du diamètre sur la mobilisation de la capacité portante du bouchon de sol qui se trouve à l'intérieur
du pieu.

(4) Dans des cas exceptionnels dûment justifiés, les dimensions du pieu d'essai pourront être
inférieures à celles du pieu réel sans aller en deçà de la moitié.

(5) L'instrumentation d'un pieu d'essai doit être appropriée aux conditions de projet et de site
(Notes 1 à 3) et conforme à I'instrumentation requise par la norme d'essai(Annexe S.1 (2) Note 1).

NOTE 1 - ll existe deux grandes catégories d'instrumentation :

les essais dit "simples" qui ne font I'objet que de mesures en tête du pieu (déplacement et charge
appliquée) ;

les essais dit "instrumentés" qui font I'objet de mesures tout le long de leur fût de sorte que I'on puisse
mettre en évidence, à chaque palier de chargement, les frottements mobilisés dans chaque couche de
caractéristiques géotechniques ou mécaniques différentes et la réaction mobilisée sous la pointe.

NOTE 2 - Les pieux d'essai instrumentés sont recommandés dans le cas général car ils permettent de tenir
compte d'une certaine variabilité des conditions géotechniques. lls sont normalement nécessaires dans les
cas suivants :

fortes excavations ou remblais entre la configuration définitive et la configuration de I'essai ;

pieux soumis à des frottements négatifs ;

pieux d'essais de dimensions réduites par rapport aux pieux de I'ouvrage.

NOIE 3 - Les pieux d'essai simple ne peuvent convenir que lorsque la configuration géotechnique du site est
suffisamment uniforme et lorsque l'on est assuré que le comportement des pieux durant I'essai est
représentatif du comportement des pieux de l'ouvrage.

(6) Sauf dispositions différentes, les pieux d'essai ne peuvent être utilisés dans les fondations de
l'ouvrage.

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S.5 Charge max¡male d'essai


(1)Sauf dispositíons différentes du marché, l'essaiest poursuivijusqu'à ce que la résistance limite
R" soit atteinte (Notes 1 et2).

NOTE I - On considère habituellement que la résistance limite est atteinte pour un enfoncement de la tête du
pieu égal à B/10, B étant la largeur ou le diamètre du pieu avec une valeur minimale de I'ordre de 5 cm.

NOTE 2 - Dans le cas d'une fondation sur pieux soumise à des frottements négatifs, ll convient d'appliquer au
pieu d'essai une charge maximale au moins égale à la somme de la charge externe de calcul plus le double
de la force de frottement négatif (au cours de l'essai de chargement d'un pieu soumis à des frottements
négatifs, un frottement superficiel positif se développera en effet sur la longueur totale du pieu et il convient
d'en tenir compte).

5.6 lnterprétation des résultats d'essai


(1)Si le diamètre du pieu d'essai diffère de celui des pieux de la fondation, il convient de tenir
compte de la différence éventuelle entre le comportement de pieux de diamètres différents lors de
l'évaluation de la capacité portante à retenir pour le calcul.

(2) Dans le cas d'une fondation sur pieux soumise à des frottements négatifs, on doit déduire des
forces mesurées en tête de pieu la valeur mesurée ou la valeur calculée la plus défavorable de la
force due au frottement positif dans la couche compressible.

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