Solution Aqueuse Fandja
Solution Aqueuse Fandja
Expressions de la concentration
solution aqueuse
Electroneutralite de la solution
fortes
Couple acide/base
base
d’hydroxyde de sodium
sodium
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un environnement sain et couvert par les arbres".
ACIDES ET BASES EN SOLUTION
AQUEUSE :
I- QUELQUES PREREQUIS :
Solution : c’est un mélange homogène d’un solvant er d’un ou plusieurs solutés.
Exemple : sels ou sucre dans l’eau, soude ou acide chlorhydrique dans l’eau.
Solvant : c’est un milieu dispersant permettant de dissoudre un autre corps.
Exemple : l’eau, l’alcool, acétone…
Soluté : c’est tout corps capable d’être dissout. Il peut être solide (sucre, sel, soude…),
liquide (Acide chlorhydrique, éthanol…) ou gazeux (acide chlorhydrique gazeux, gaz
carbonique…)
Une solution est dite aqueuse, lors que l’eau joue le rôle de solvant. Nous nous limiterons
dans ce document à l’étude des solutions dans lesquelles l’eau joue le rôle de solvant.
Les solutions aqueuses sont préparées par dissolution d’un soluté (liquide, solide ou
gazeux) dans l’eau ou par dilution d’une solution existante (solution mère).
A. PREPARATION D’UNE SOLUTION PAR DISSOLUTION D’UNE ESPECE :
Définition : la dissolution est une opération qui consiste à dissoudre un soluté dans un
solvant.
L’image suivante explicite le phénomène de dissolution :
%𝑷∗𝒅∗𝟏𝟎
𝑪=
𝑴
Cette relation est généralement utilisée pour déterminer la concentration molaire des
solutions commerciales.
𝐻2 𝑂 + 𝐻+ → 𝐻3 𝑂+
𝟐𝑯𝟐 𝑶 𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑶𝑯−
Cet équilibre est appelé autoprotolyse de l’eau. Il est caractérisé par une constante appelée
constante d’autoprotolyse de l’eau ou produit ionique de l’eau dont l’expression s’écrit :
𝑲𝒆 = [𝑯𝟑 𝑶+ ] ∗ [𝑶𝑯− ]
On utilise aussi très fréquemment 𝑝𝐾𝑒 qui est le logarithme en base 10 𝑑𝑒 𝐾𝑒 changé de signe :
𝒑𝑲𝒆 = − 𝐥𝐨𝐠 𝑲𝒆
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Remarque : 𝑲𝒆 étant une constante d’équilibre, sa valeur ne varie qu’avec la température et
dans toutes les solutions aqueuses, à 𝟐𝟓°𝒄, quel que soit la nature du soluté dissout le produit
ionique de l’eau est égal à 𝟏𝟎−𝟏𝟒 𝒆𝒕 𝒑𝑲𝒆 𝒆𝒔𝒕 é𝒈𝒂𝒍 à 𝟏𝟒.
NOTION DE 𝒑𝑯 : en 1909, le chimiste danois Soren Peter SORENSEN introduit la
notion de 𝑝𝐻. Le 𝒑𝑯 est l’opposé de logarithme décimal de la concentration en ion 𝑯𝟑 𝑶+ . De
cette définition SORENSEN a déduit la formule suivante :
𝒑𝑯 = − 𝐥𝐨𝐠[𝑯𝟑 𝑶+ ]
De cette formule on obtient : [𝑯𝟑 𝑶+ ] = 𝟏𝟎−𝒑𝑯
NOTION DE 𝒑𝑶𝑯 : de même que le 𝑝𝐻, le 𝒑𝑶𝑯 se défini comme l’opposé de
logarithme décimal de la concentration en ion 𝑶𝑯− .
𝒑𝑶𝑯 = − 𝐥𝐨𝐠[𝑶𝑯− ] => [𝑶𝑯− ] = 𝟏𝟎−𝒑𝑶𝑯
RELATION ENTRE 𝒑𝑲𝒆, 𝒑𝑯 𝒆𝒕 𝒑𝑶𝑯 : En multipliant le produit ionique de l’eau par
– 𝒍𝒐𝒈 on en déduit la relation :
𝒑𝑲𝒆 = 𝒑𝑯 + 𝒑𝑶𝑯
CLASSIFICATION DES SOLUTIONS AQUEUSES :
Dans l'étude des solutions aqueuses on distingue :
1- solution acide : une solution aqueuse est dite acide lors qu’elle contienne plus d’ion
hydronium (𝑯𝟑 𝑶+ ) que d’ion oxonium (𝑶𝑯− ). [𝑯𝟑 𝑶+ ] > [𝑶𝑯− ] (𝟏)
𝑲𝒆
Dans le produit ionique de l’eau : [𝑶𝑯− ] = [𝑯 𝑶+] (𝟐)
𝟑
En remplaçant (𝟐) 𝒅𝒂𝒏𝒔 (𝟏) on obtient :
[𝑯𝟑 𝑶+ ]𝟐 > 𝑲𝒆 => −𝟐 𝐥𝐨𝐠[𝑯𝟑 𝑶+ ] < − 𝐥𝐨𝐠 𝑲𝒆 => 𝟐𝒑𝑯 < 𝒑𝑲𝒆 =
> 𝒑𝑯 < 𝟏⁄𝟐 𝒑𝑲𝒆 𝑨 25°𝐶 𝑝𝐾𝑒 = 14 => 𝒑𝑯 < 𝟕
2- solution basique : Une solution aqueuse est dite basique lors qu’elle contienne plus
d’ion oxonium (𝑶𝑯− ) que d’ion hydronium (𝑯𝟑 𝑶+ ). [𝑯𝟑 𝑶+ ] < [𝑶𝑯− ] (𝟑)
En remplaçant (𝟐) 𝒅𝒂𝒏𝒔 (𝟑) on obtient :
[𝑯𝟑 𝑶+ ]𝟐 < 𝑲𝒆 => −𝟐 𝐥𝐨𝐠[𝑯𝟑 𝑶+ ] > − 𝐥𝐨𝐠 𝑲𝒆 => 𝟐𝒑𝑯 > 𝒑𝑲𝒆 =
> 𝒑𝑯 > 𝟏⁄𝟐 𝒑𝑲𝒆 𝑨 25°𝐶 𝑝𝐾𝑒 = 14 => 𝒑𝑯 > 𝟕
3- solution neutre : Une solution aqueuse est dite neutre lors qu’elle contienne autant
d’ion hydronium (𝑯𝟑 𝑶+ ) que d’ion oxonium (𝑶𝑯− ). [𝑯𝟑 𝑶+ ] = [𝑶𝑯− ] (𝟒)
En remplaçant (𝟐) 𝒅𝒂𝒏𝒔 (𝟒) on obtient :
[𝑯𝟑 𝑶+ ]𝟐 = 𝑲𝒆 => −𝟐 𝐥𝐨𝐠[𝑯𝟑 𝑶+ ] = − 𝐥𝐨𝐠 𝑲𝒆 => 𝟐𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒆 =
> 𝒑𝑯 = 𝟏⁄𝟐 𝒑𝑲𝒆 𝑨 25°𝐶 𝑝𝐾𝑒 = 14 => 𝒑𝑯 = 𝟕
ELECTRONEUTRALITE DE LA SOLUTION :
Toute solution aqueuse contenant des ions est électriquement neutre : la somme des
charges des ions positifs (cations) est égale à la somme des charges des ions négatifs
(anions).
Exemple : soit la solution aqueuse contenant les ions :
𝐹𝑒 3+ ; 𝐶𝑢2+ ; 𝐶𝑙 − ; 𝑆𝑂42− ; 𝑁𝑎+ ; 𝑁𝑂3− ; 𝑂𝐻 − ; 𝐻3 𝑂+
En y appliquant l’électroneutralité de la solution, on obtient :
−
𝟑 × [𝑭𝒆𝟑+ ] + 𝟐 × [𝑪𝒖𝟐+ ] + [𝑵𝒂+ ] + [𝑯𝟑 𝑶+ ] = [𝑪𝒍− ] + 𝟐 × [𝑺𝑶𝟐− +
𝟒 ] + [𝑵𝑶𝟑 ] + [𝑯𝟑 𝑶 ]
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II- ACIDES FORTS/BASES FORTES :
LE CHLORURE D’HYDROGENE :
Le chlorure d’hydrogène est, dans les conditions normales de température et de pression, un
gaz constitué uniquement des molécules de 𝐻𝐶𝑙. Par réfroidissement, ce gaz peut facilement
conduire à l’acide chlorhydrique liquide. Ce liquide, ne contenant que des molécules de 𝐻𝐶𝑙,
n’est pas conducteur de courant électrique.
Selon la représentation de Lewis, la molécule de chlorure d’hydrogène est représentée comme
suit : H Cl
SOLUTION AQUEUSE DE CHLORURE D’HYDROGENE :
La solution aqueuse de chlorure d’hydrogène est constituée par dissolution de chlorure
d’hydrogène gazeux ou liquide dans de l’eau pure.
Ainsi, un volume 𝑉𝑎 de chlorure d’hydrogène est dissous dans un volume d’eau. La solution
obtenue de volume 𝑽⦿ est appelée solution aqueuse de chlorure d’hydrogène. Sa
concentration 𝑪𝒂 est tel que :
𝒏𝒂
𝑪𝒂 =
𝑽⦿
Ampoule Electrolyseur
Générateur Interrupteur
- +
On place de l’eau distillée dans la cuve de l’électrolyseur et on ferme l’interrupteur.
L’ampoule reste éteinte. Ce qui signifie que l’eau distillée n’est pratiquement pas
conductrice électrique.
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Puis, on ajoute quelques centimètres cubes de la solution de chlorure d’hydrogène.
Immédiatement, l’ampoule s’allume tandis que des dégagements gazeux se
manifestent aux électrodes. Cela signifie que la solution de chlorure d’hydrogène est
conductrice électrique. Cette conductibilité s’explique par la présence, dans ladite
solution, des porteurs de charges (ions).
La solution de chlorure d’hydrogène est composée des ions
Quels sont ces ions ? afin de répondre cette question, faisons un test d’identification des ions.
CARACTERISTIQUE DE LA REACTION :
La dissolution de chlorure d’hydrogène dans l’eau est une réaction :
N.B. : cette formule a pu être obtenue par la suite d’une approximation : la concentration
des ions 𝑯𝟑 𝑶+ provenant de l’autoprotolyse de l’eau a été négligée devant celle provenant
de la dissolution de l’acide dans l’eau. Or cette approximation n’est admissible que lorsque
𝟏𝟎−𝟔 ≤ 𝑪𝒂 . Par ailleurs, une certaine incohérence est notée entre cette formule et le 𝒑𝑯-
mètre lorsque 𝑪𝒂 < 𝟏𝟎−𝟐 . En effet, la mesure pratique à l’aide du pH-mètre du pH d’une
solution dont la concentration 𝑪𝒂 = 𝟏𝟎−𝟏 donne un 𝑝𝐻 = 1,1. Alors que l’utilisation de la
formule ci-dessus donnerait un 𝑝𝐻 = 1.
A la lumière de ces raisons, il est convenu de n’appliquer cette formule que lorsque
𝟏𝟎−𝟔 ≤ 𝑪𝒂 ≤ 𝟏𝟎−𝟐
GENERALISATION :
Définition : les acides forts sont des substances chimiques qui réagissent avec l’eau en
produisant des ions 𝑯𝟑 𝑶+ au cours d’une réaction totale.
Ou tout simplement, les acides forts sont des acides qui se dissocient totalement dans
l’eau.
QUELQUES EXEMPLES D’ACIDES FORTS :
o Acide Iodhydrique ou iodure d’hydrogène (𝑯𝑰) : 𝐻𝐼 + 𝐻2 𝑂 → 𝐻3 𝑂+ + 𝐼 −
o Acide Sulfurique ou sulfate d’hydrogène (𝑯𝟐 𝑺𝑶𝟒 ) :
𝐻2 𝑆𝑂4 + 2𝐻2 𝑂 → 2𝐻3 𝑂+ + 𝑆𝑂42−
o Acide nitrique ou nitrate d’hydrogène (𝑯𝑵𝑶𝟑 ) : 𝐻𝑁𝑂3 + 𝐻2 𝑂 → 𝐻3 𝑂+ + 𝑁𝑂3−
o Acide perchlorique (𝑯𝑪𝒍𝑶𝟒 ) ou perchlorate d’hydrogène ; acide chlorhydrique
ou chlorure d’hydrogène ; acide bromhydrique ou bromure d’hydrogène.
Les exemples d’acides forts mentionnés ci-dessus montrent qu’un acide fort est toujours
constitué par l’hydrogène (sous forme cationique) et un anion. Cet anion varie d’un acide fort
à un autre. Désignons le par exemple par 𝑨𝒙− . On peut donc généraliser les acides forts par la
formule 𝑯𝒙 𝑨.
L’équation-bilan générale de dissolution d’un acide fort s’écrit alors sous la forme :
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𝑯𝒙 𝑨 + 𝒙𝑯𝟐 𝑶 → 𝒙𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑨𝒙−
𝟐𝑯𝟐 𝑶 𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑶𝑯−
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CONDUCTIBILITE ELECTRIQUE DE LA SOLUTION D’HYDROXYDE DE
SODIUM :
Expérience :
Soit un circuit électrique comportant en série, un générateur continu, un interrupteur, un
électrolyseur et une ampoule.
Solution d’hydroxyde de
sodium
Ampoule Electrolyseur
Générateur Interrupteur
- +
On place de l’eau distillée dans la cuve de l’électrolyseur et on ferme l’interrupteur.
L’ampoule reste éteinte. Ce qui signifie que l’eau distillée n’est pratiquement pas
conductrice électrique.
Puis, on ajoute quelques pastilles d’hydroxyde de sodium dans l’eau de la cuve de
l’électrolyseur et on agite. Immédiatement, l’ampoule s’allume tandis que des
dégagements gazeux se manifestent aux électrodes. Cela signifie que la solution
d’hydroxyde de sodium est conductrice du courant électrique. Cette conductibilité
s’explique par la présence, dans la solution considérée, des porteurs de charges
(ions).
La solution d’hydroxyde de sodium est composée des ions
Pour identifier ces ions, faisons les tests suivants :
1- Test de la flamme :
Dans une solution d’hydroxyde de sodium, plongeons un long fil de platine tenu par une pince
en bois, puis plaçons le fil de platine précédemment mouillé dans la flamme bleu d’un bec
Bunsen. Il apparait une flamme jaune orangé superposée sur celle du bec Bunsen.
L’apparition de la flamme jaune orangé démontre la présence de l’ion sodium dans la solution
testée.
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La solution d’hydroxyde de sodium contient des ions 𝑵𝒂+
2- Test 𝒑𝑯 − 𝒎𝒆𝒕𝒓𝒊𝒒𝒖𝒆 :
La mesure du 𝑝𝐻 d’une solution aqueuse d’hydroxyde de sodium à 25°𝑐 fournit un 𝑝𝐻
supérieur à 7. Cela signifie que la solution d’hydroxyde de sodium est une solution
basique : elle contient une quantité importante d’ions 𝑯𝑶− .
On peut retenir que les ions responsables de la conductibilité électrique de la solution
d’hydroxyde de sodium sont les ions 𝑵𝒂+ 𝒆𝒕 𝑶𝑯− .
Ces ions précédemment réunis dans le solide par des liaisons ioniques, sont séparés par la
dissolution du solide dans l’eau. Donc la dissolution de l’hydroxyde de sodium dans l’eau
est une réaction chimique.
Cette réaction chimique est traduite par l’équation-bilan suivante accompagnée par
l’équation d’autoprotolyse de l’eau :
𝑯𝟐 𝑶
𝑵𝒂𝑶𝑯 → 𝑵𝒂+ + 𝑶𝑯−
𝟐𝑯𝟐 𝑶 𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑶𝑯−
CARACTERISTIQUES DE LA REACTION :
La dissolution d’hydroxyde de sodium est une réaction :
N.B. : cette formule a pu être obtenue par la suite d’une approximation : la concentration
des ions 𝑯𝑶− provenant de l’autoprotolyse de l’eau a été négligée devant celle provenant de
la dissolution de 𝑵𝒂𝑶𝑯 dans l’eau. Ainsi, elle n’est applicable que lorsque
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𝟏𝟎−𝟔 ≤ 𝑪𝒃 ≤ 𝟏𝟎−𝟐 . Plus loin, nous aborderons une méthode permettant de déterminer le
𝑝𝐻 d’une solution de base forte dont la concentration 𝑪𝒃 < 𝟏𝟎−𝟔 .
DETERMINATION DE LA CONCENTRATION MOLAIRE DES ESPECES
PRESENTES DANS LA SOLUTION :
GENERALISATION :
Définition : les bases fortes sont des substances chimiques qui réagissent avec l’eau en
produisant des ions 𝑯𝑶− au cours d’une réaction totale.
Ou tout simplement, les bases fortes sont des bases qui se dissocient totalement dans l’eau.
Quelques exemples de bases fortes :
𝐻2 𝑂
o Hydroxyde de potassium (ou potasse) (𝑲𝑶𝑯) : 𝐾𝑂𝐻 → 𝐾+ + 𝑂𝐻 −
𝐻2 𝑂
o Hydroxyde de calcium (𝑪𝒂(𝑶𝑯)𝟐 ) : 𝐶𝑎(𝑂𝐻)2 → 𝐶𝑎2+ + 2𝑂𝐻 −
o Ion éthanolate (𝑪𝟐 𝑯𝟓 𝑶− ) : 𝐶2 𝐻5 𝑂− + 𝐻2 𝑂 → 𝐶2 𝐻5 𝑂𝐻 + 𝑂𝐻 −
o Ion oxyde (𝑶𝟐− ) ; ion acéthylure (𝑪𝟐−𝟐 ) ; l’hydroxyde d’aluminium…
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Lorsque 𝒙 = 𝟏, la base est appelée ‘’monobase forte’’ ;
Lorsque 𝒙 = 𝟐, la base est appelée ‘’dibase forte’’.
𝒑𝑯 DES SOLUTIONS DE BASES FORTES TRES DILUEES, C’EST-A-DIRE
𝑪𝒃 < 𝟏𝟎−𝟔 :
La concentration de 𝑶𝑯− provenant de l’autoprotolyse de l’eau ne peut plus être négligée
devant celle provenant de la dissociation de la base dans l’eau. Ce qui revient à ne plus
négliger la [𝑯𝟑 𝑶+ ]. Ainsi :
L'électro-neutralité de la solution donne :
[𝑶𝑯− ] = 𝒙[𝑴𝒙+ ] + [𝑯𝟑 𝑶+ ]
La dissolution de 𝑴(𝑶𝑯)𝒙 dans l’eau étant totale : [𝑴𝒙+ ] = 𝑪𝒃
𝑲𝒆
Produit ionique de l'eau : [𝑶𝑯− ] = [𝑯 𝑶+]
𝟑
Par combinaison de ces trois relations, on obtient :
[𝑯𝟑 𝑶+ ]𝟐 + 𝒙𝑪𝒂 [𝑯𝟑 𝑶+ ] − 𝑲𝒆 = 𝟎
On résout cette équation du second degré et on conserve la [𝑯𝟑 𝑶+ ] > 𝑂.
En ce moment :
𝒑𝑯 = − 𝐥𝐨𝐠[𝑯𝟑 𝑶+ ] .
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CONDUCTIBILITE ELECTRIQUE D’ACIDE ETHANOÏQUE :
Expérience :
Soit un circuit électrique comportant en série, un générateur de tension, un milliampèremètre,
un interrupteur et un électrolyseur.
Solution d’acide
éthanoïque
Milliampèremètre Electrolyseur
Générateur Interrupteur
- +
On place de l’acide éthanoïque pur dans la cuve de l’électrolyseur et on ferme
l’interrupteur. L’aiguille du milliampèremètre reste immobile. Ce qui signifie que
l’acide éthanoïque pur ne conduit pas le courant. L’acide éthanoïque pur ne
contient donc pas d’ions
Ajoutons maintenant de l’eau distillée sur l’acide éthanoïque et homogénéisons le
mélange à l’aide d’un agitateur. On observe que l’aiguille du milliampèremètre se
déplace. La solution aqueuse d’acide éthanoïque conduit le courant électrique : elle
contient donc des ions.
Ajoutons à présent quelques gouttes de BBT dans une solution diluée d’acide
éthanoïque. Le BBT vire au jaune. Cela montre que la solution aqueuse d’acide
éthanoïque est ACIDE : elle contient plus d’ions 𝑯𝟑 𝑶+ que d’ions 𝑶𝑯− .
L’équation-bilan de la dissolution de l’acide éthanoïque dans l’eau est :
𝑪𝑯𝟑 − 𝑪𝑶𝑶𝑯 + 𝑯𝟐 𝑶 ↔ 𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑪𝑯𝟑 − 𝑪𝑶𝑶−
𝟐𝑯𝟐 𝑶 𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑶𝑯−
La dissolution de l’acide éthanoïque dans l’eau est une réaction :
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Après la dissolution des molécules de 𝑪𝑯𝟑 𝑪𝑶𝑶𝑯 dans l’eau, les espèces chimiques
mentionnées ci-dessous existent dans la solution obtenue :
𝑲𝒆
D'après le produit ionique de l'eau : [𝑶𝑯− ] = [𝑯 +]
𝟑𝑶
GENERALISATION :
Définition : les acide faibles sont des substances chimiques qui réagissent avec l’eau en
produisant des ions 𝑯𝟑 𝑶+ au cours d’une réaction partielle (non totale).
Ou tout simplement, les acides faibles sont des acides qui se dissocient faiblement dans
l’eau.
Quelques exemples d’acides faibles :
o Acide méthanoïque (ou acide formique) (𝑯𝑪𝑶𝑶𝑯) :
𝐻𝐶𝑂𝑂𝐻 + 𝐻2 𝑂 ↔ 𝐻3 𝑂+ + 𝐻𝐶𝑂𝑂−
o Acide benzoïque (𝑪𝟔 𝑯𝟓 − 𝑪𝑶𝑶𝑯) :
𝐶6 𝐻5 − 𝐶𝑂𝑂𝐻 + 𝐻2 𝑂 ↔ 𝐻3 𝑂+ + 𝐶6 𝐻5 − 𝐶𝑂𝑂−
o Ion ammonium (𝑵𝑯+ 𝟒) :
𝑁𝐻4+ + 𝐻2 𝑂 ↔ 𝑁𝐻3 + 𝐻3 𝑂+
o Ion ethylamonium (𝑪𝟐 𝑯𝟓 − 𝑵𝑯+ 𝟑) :
𝑪𝟐 𝑯𝟓 − 𝑵𝑯+
𝟑 + 𝑯𝟐 𝑶 ↔ 𝑪𝟐 𝑯𝟓 − 𝑵𝑯𝟐 + 𝑯𝟑 𝑶
+
𝟐𝑯𝟐 𝑶 𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑶𝑯−
La réaction entre les ions éthanoate et l’eau est une réaction partielle : après la réaction, il
existe des ions éthanoate non réagi. L’ion éthanoate est une base faible.
L’ion éthanoate est une base faible.
INVENTAIRE DES ESPECES CHIMIQUES PRESENTES DANS LA SOLUTION
AQUEUSE D’ETHANOATE DE SODIUM :
Après avoir dissous l’éthanoate de sodium dans l’eau, les espèces chimiques présentes dans la
solution obtenue sont :
GENERALISATION :
Définition : les bases faibles sont des substances chimiques qui réagissent avec l’eau en
produisant des ions 𝑯𝑶− au cours d’une réaction partielle (non totale).
Ou tout simplement, les bases faibles sont des bases qui se dissocient faiblement dans
l’eau.
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Quelques exemples de bases faibles :
o Ion méthanoate (ou ion formiate) (𝑯𝑪𝑶𝑶− ) :
𝐻𝐶𝑂𝑂− + 𝐻2 𝑂 ↔ 𝐻𝑂− + 𝐻𝐶𝑂𝑂𝐻𝐻𝐶𝑂𝑂−
o Ion benzoate (𝑪𝟔 𝑯𝟓 − 𝑪𝑶𝑶− ) :
𝐶6 𝐻5 − 𝐶𝑂𝑂− + 𝐻2 𝑂 ↔ 𝐻𝑂− + 𝐶6 𝐻5 − 𝐶𝑂𝑂𝐻
o Ammoniac (𝑵𝑯𝟑 ) :
𝑁𝐻3 + 𝐻2 𝑂 ↔ 𝑁𝐻4+ + 𝐻𝑂−
Trois méthodes peuvent être utilisées pour cela. On peut utiliser l’une d’entre elles :
On démontre que le degré d’ionisation (𝜶) pour cet acide est égal à 𝟏 ;
On démontre que cet acide est totalement dissocié dans l’eau en démontrant, à partir
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Trois méthodes peuvent être utilisées pour cela. On peut utiliser l’une d’entre elles :
On démontre que le degré d’ionisation (𝜶) pour cet acide est inférieur à 𝟏 ;
On démontre que cet acide n’a pas été totalement dissocié dans l’eau en démontrant,
à zéro.
𝑨− + 𝑯𝟐 𝑶 → 𝑨𝑯 + 𝑶𝑯−
C’est le cas par exemple de :
l’ion éthanolate de formule 𝑪𝟐 𝑯𝟓 − 𝑶− ;
l’ion oxyde de formule (𝑶𝟐− ) ;
l’ion acéthylure de formule (𝑪𝟐−𝟐 )
−
l’ion amidure de formule 𝑵𝑯𝟐
Certaines bases fortes sont moléculaires. De telles bases fortes peuvent être
généralisées par la formule 𝑀(𝑂𝐻)𝑥
𝑯𝟐 𝑶
𝑴(𝑶𝑯)𝒙 → 𝑴𝒙+ + 𝒙 𝑶𝑯−
C’est le cas par exemple des corps suivants : 𝑵𝒂𝑶𝑯; 𝑲𝑶𝑯 ; (𝑪𝒂(𝑶𝑯)𝟐 )
Une base 𝑨− est dite faible en solution aqueuse, si sa réaction avec l’eau n’est pas
totale (partielle).
𝑨− + 𝑯𝟐 𝑶 ↔ 𝑨𝑯 + 𝑶𝑯−
Certaines bases faibles sont moléculaires. De telles bases faibles peuvent être
généralisées par la formule 𝑩
𝑩 + 𝑯𝟐 𝑶 ↔ 𝑩𝑯+ + 𝑶𝑯−
Comment démontrer qu’une base est forte ?
Trois méthodes peuvent être utilisées pour cela. On peut utiliser l’une d’entre elles :
On démontre que le degré d’ionisation (𝜶) pour cette base est égal à 𝟏 ;
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On démontre que cette base est totalement dissociée dans l’eau en démontrant, à
Trois méthodes peuvent être utilisées pour cela. On peut utiliser l’une d’entre elles :
On démontre que le degré d’ionisation (𝜶) pour cette base est inférieur à 𝟏 ;
On démontre que cette base n’a pas été totalement dissociée dans l’eau en
o CONCLUSION :
A partir de la définition des acides et des bases, on déduit que par réaction avec l’eau les
acides et les bases peuvent se transformer l’un en l’autre. On peut traduire ça par l’écriture
suivante :
𝑨𝒄𝒊𝒅𝒆 ↔ 𝑩𝒂𝒔𝒆 + 𝑯+ .
o Définition 3 : réaction Acide-Base :
Une réaction acide-base est une réaction au cours de laquelle il y a transfert de proton 𝑯+
entre un acide et une base.
Exemple :
𝑵𝑯+ 𝟒 + 𝑯𝟐 𝑶 ↔ 𝑵𝑯𝟑 + 𝑯𝟑 𝑶+
𝑯+
D’un acide, l’eau se comporte comme une base en captant le proton 𝑯+ cédé par cet
acide.
𝑨𝑯 + 𝑯𝟐 𝑶 ↔ 𝑨− + 𝑯𝟑 𝑶+
𝑯+
Son acide conjugué est alors l’ion oxonium 𝑯𝟑 𝑶+ .
Lorsque l’eau se comporte comme une base, elle participe au couple acide/base suivant :
𝑯𝟑 𝑶+ /𝑯𝟐 𝑶
D’une base, l’eau se comporte comme un acide en cédant le proton 𝑯+ qui sera
capté par cette base.
𝑨− + 𝑯𝟐 𝑶 ↔ 𝑨𝑯 + 𝑯𝑶−
Sa base conjuguée est alors l’ion hydroxyde 𝐻𝑂− .
Lorsque l’eau se comporte comme un acide, elle participe au couple acide/base suivant :
𝑯𝟐 𝑶/𝑯𝑶− .
CONCLUSION :
Une substance comme l’eau pouvant se comporter tantôt comme un acide et tantôt comme
une base est appelée AMPHOTERE ou AMPHOLYTE.
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LE DEGRE DE DISSOCIATION :
Le degré de dissociation d’une substance est donné par :
𝒏𝒅 𝑪𝒅
𝜶= à 𝑣𝑜𝑙𝑢𝑚𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑡𝑎𝑛𝑡 𝑜𝑛 𝑎 𝜶 =
𝒏𝒊 𝑪𝒊
𝜶 = 𝟎 Signifie : pas de réaction ;
𝜶 = 𝟏, la dissociation est totale. L’espèce dissoute est forte ;
𝜶 < 𝟏, la dissociation est partielle. L’espèce dissoute faible.
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Dans une solution dont le 𝒑𝑯 est supérieur au 𝒑𝑲𝒂 d’un couple acide-base, la
concentration de la base est supérieure à celle de son acide conjugué.
On dit que le domaine de 𝑝𝐻 pour lequel 𝑝𝐻 > 𝑝𝐾𝑎 constitue la zone de prédominance de la
base du couple concerné.
Quand le 𝒑𝑯 de la solution est inférieur au 𝒑𝑲𝒂 du couple : 𝒑𝑯 < 𝒑𝑲𝒂
[𝐵𝑎𝑠𝑒] [𝐵𝑎𝑠𝑒]
log <0 => <1 =>
[𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒] [𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒]
=> [𝑩𝒂𝒔𝒆] < [𝑨𝒄𝒊𝒅𝒆]
Dans une solution dont le 𝒑𝑯 est inférieur au 𝒑𝑲𝒂 d’un couple acide-base, la
concentration de l’acide est supérieure à celle de sa base conjuguée.
On dit que le domaine de 𝑝𝐻 pour lequel 𝑝𝐻 < 𝑝𝐾𝑎 constitue la zone de prédominance de
l’acide du couple concerné.
Quand le 𝒑𝑯 de la solution est égal au 𝒑𝑲𝒂 du couple : 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂
[𝐵𝑎𝑠𝑒] [𝐵𝑎𝑠𝑒]
log =0 => =1 =>
[𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒] [𝐴𝑐𝑖𝑑𝑒]
=> [𝑨𝒄𝒊𝒅𝒆] = [𝑩𝒂𝒔𝒆]
Dans une solution dont le 𝒑𝑯 est égal au 𝒑𝑲𝒂 du couple acide-base, la concentration de
l’acide est égale à la concentration de sa base conjuguée.
On dit que le domaine de 𝑝𝐻 pour lequel 𝑝𝐻 = 𝑝𝐾𝑎 constitue la zone au niveau de laquelle
aucune des deux formes du couple concerné ne prédomine .
La figure ci-dessous récapitule les zones de prédominance en fonction du 𝑝𝐻 de la solution :
[𝑨𝒄𝒊𝒅𝒆] = [𝑩𝒂𝒔𝒆]
Zone de
Zone de prédominance de la base
prédominance de
[𝑪𝑯𝟑 − 𝑪𝑶𝑶𝑯]
[𝑪𝑯𝟑 − 𝑪𝑶𝑶− ]
0 14
4,8 𝒑𝑯
𝑯𝑰𝒏𝒅 + 𝑯𝟐 𝑶 ↔ 𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑰𝒏𝒅−
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[𝑯𝑰𝒏𝒅] [𝑰𝒏𝒅− ] 𝟏 [𝑰𝒏𝒅− ]
=> ≥ 𝟏𝟎 => ≤ => 𝒍𝒐𝒈 ≤ −𝟏
[𝑰𝒏𝒅− ] [𝑯𝑰𝒏𝒅] 𝟏𝟎 [𝑯𝑰𝒏𝒅]
=>
=> 𝒑𝑯 ≤ 𝒑𝑲𝒊 − 𝟏
Ainsi, lorsqu’on introduit un indicateur coloré dans une solution vérifiant la relation 𝒑𝑯 ≤
𝒑𝑲𝒊 − 𝟏 la solution prend la couleur de la forme acide de l’indicateur.
On admet que la forme base de l’indicateur coloré prédomine lorsqu’il y a dans la
solution 𝟏𝟎 𝒇𝒐𝒊𝒔 plus de 𝑰𝒏𝒅− dans la solution que 𝑯𝑰𝒏𝒅 . On écrit alors :
[𝑰𝒏𝒅− ] ≥ 10[𝑯𝑰𝒏𝒅]
[𝑰𝒏𝒅− ] [𝑰𝒏𝒅− ]
=> ≥ 𝟏𝟎 => 𝒍𝒐𝒈 ≥𝟏 =>
[𝑯𝑰𝒏𝒅] [𝑯𝑰𝒏𝒅]
=> 𝒑𝑯 ≥ 𝒑𝑲𝒊 + 𝟏
Ainsi, lorsqu’on introduit un indicateur coloré dans une solution vérifiant la relation 𝒑𝑯 ≥
𝒑𝑲𝒊 + 𝟏 la solution prend la couleur de la forme base de l’indicateur.
On admet qu’il y a virage de l’indicateur coloré, lorsque la solution contient autant
de 𝑯𝑰𝒏𝒅 que de 𝑰𝒏𝒅− ([𝑯𝑰𝒏𝒅] = [𝑰𝒏𝒅− ]) . La zone de virage de l’indicateur est
alors comprise entre 𝒑𝑲𝒊 − 𝟏 𝒆𝒕 𝒑𝑲𝒊 + 𝟏 .
[𝑯𝑰𝒏𝒅] = [𝑰𝒏𝒅− ] =>
=> 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒊
Ainsi, lorsqu’on introduit un indicateur coloré dans une solution dans laquelle :
𝒑𝑲𝒊 − 𝟏 𝒑 ≤ 𝒑𝑯 ≤ 𝒑𝑲𝒊 + 𝟏
la solution prend une couleur intermédiaire, superposition des couleurs des formes acide et
base.
𝒑𝑲𝒊 − 𝟏
𝒑𝑲𝒊 𝒑𝑲𝒊 + 𝟏 𝒑𝑯
𝒄𝒐𝒖𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆
𝒄𝒐𝒖𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆
𝒁𝒐𝒏𝒆 𝒅𝒆 𝒗𝒊𝒓𝒂𝒈𝒆 𝑳𝒂 𝒃𝒂𝒔𝒆
𝑳’𝒂𝒄𝒊𝒅𝒆
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un environnement sain et couvert par les arbres".
VI- REACTIONS ACIDO-BASIQUES :
V-1- REACTION ENTRE UN ACIDE FORT ET UNE BASE FORTE EN SOLUTION
AQUEUSE :
Exemple d’étude : Réaction entre les solutions d’acide chlorhydrique et solution
d’hydroxyde de sodium.
EXPERIENCE :
Versons dans un bécher une solution Thermomètre
d’acide chlorhydrique de concentration
𝑪𝒂 et de
volume 𝑽𝒂 . Quand l’équilibre thermique
est atteint, ajoutons dans le bécher une
solution d’hydroxyde de sodium de
concentration 𝑪𝒃 et de volume 𝑽𝒃 .
Après agitation, on observe le
dégagement de la chaleur. Il s’est donc
produit une réaction exothermique entre
les solutions d’acide chlorhydrique et
d’hydroxyde de sodium.
𝑯𝟑 𝑶+ + 𝑶𝑯− → 𝟐𝑯𝟐 𝑶
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Inventaire des espèces chimiques présentes en solution :
Le mélange des solutions d’acide chlorhydrique et d’hydroxyde de sodium est composé :
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Dispositif expérimental utilisé pour suivre l’évolution du
pH au cours de la réaction.
En ajoutant progressivement la
solution d’hydroxyde de sodium
dans la solution d’acide
chlorhydrique et en relevant la
valeur du 𝑝𝐻 après chaque ajout,
on obtient une série de valeurs de
𝑝𝐻 et de volumes 𝑉𝑏 de la solution
d’hydroxyde de sodium ajoutée.
Cette série de valeurs, mentionnées
dans un tableau, permet de tracer la
courbe dont l’allure générale est la
suivante :
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En d’autres termes, pour le mélange des solutions d’acide chlorhydrique et d’hydroxyde de
sodium, l’équivalence est atteinte lorsque la quantité de matière de l’acide est égale à la
quantité de matière de la base ajoutée.
On écrit à l’équivalence la rélation suivante : 𝒏𝒂 = 𝒏𝒃 => 𝑪𝒂 × 𝑽𝒂 = 𝑪𝒃 × 𝑽𝒃
A l’équivalence, la solution obtenue est une solution neutre. Pour le mélange des solutions
d’acide chlorhydrique et d’hydroxyde de sodium, la solution obtenue à l’équivalence est une
solution de chlorure de sodium (𝑵𝒂+ 𝒆𝒕 𝑪𝒍− ). Le 𝒑𝑯 est égal à 𝟕 à 𝟐𝟓°𝒄.
Détermination du point d’équivalence :
Le point d’équivalence, noté 𝑬, est le point de la courbe tel que 𝑽𝒃 = 𝑽𝒃𝑬 .
Le point d’équivalence est déterminé par la méthode des tangentes. Cette méthode consiste :
A tracer deux droites tangentes à la courbe, parallèles entre elles et situées de part et
d’autre du point d’équivalence ;
A tracer ensuite une droite parallèle à ces deux tangentes, équidistante de celles-ci.
Son intersection avec la courbe 𝒑𝑯 = 𝒇(𝑽𝒃 ) définit le point équivalent 𝐸. Les
coordonnées du point 𝐸 correspondent aux 𝒑𝑯𝑬 et volume 𝑽𝒃𝑬 de la base à
l’équivalence.
Ajout d’une solution d’acide fort à une solution de base forte :
La courbe 𝒑𝑯 = 𝒇(𝑽𝒂 ) est représentée comme suit :
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La réaction entre un acide faible et une base forte, ou bien celle entre une base faible et un
acide fort, se distingue des réactions acide fort-base forte précédemment étudiées par
plusieurs points :
o L’allure de la courbe donnant la variation du 𝒑𝑯 au cours de la réaction est
fondamentalement différente ;
o Le 𝒑𝑯 à l’équivalence n’est plus égal à 𝟕 ;
o Les mélanges obtenus à la moitié du dosage (demi-équivalence) ont un
comportement très particulier, puisque leur 𝒑𝑯 est peu sensible aux ajouts d’acide,
de base ou d’eau. Ces mélanges, nommés solutions tampon, jouent un rôle essentiel
en chimie et en biologie.
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Détermination de la concentration molaire des espèces chimiques présentes en
solution :
Connaissant le 𝑝𝐻 du mélange : [𝑯𝟑 𝑶+ ] = 𝟏𝟎−𝒑𝑯
𝑲𝒆
D'après le produit ionique de l'eau : [𝑶𝑯− ] = [𝑯 +]
𝟑𝑶
𝒏
Les ions 𝑵𝒂+ proviennent de la solution d’hydroxyde de sodium : [𝑵𝒂+ ] = 𝑽𝒃
𝑻
𝒏𝒃
D'après l'électro-neutralité de la solution : [𝑪𝑯𝟑 − 𝑪𝑶𝑶− ] ≈ [𝑵𝒂+ ] = 𝑽
𝑻
.
C .
D
..
. . . A
B
.F
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Caractéristiques principales de la courbe obtenue :
Elle possède quatre (4) partie caractéristiques :
𝑭𝑨 : la courbe croît assez vite et présente une concavité tournée vers le bas. Le 𝑝𝐻
augmente rapidement.
𝑨𝑩 : la courbe croît lentement, on observe un changement de concavité de la courbe.
Le 𝑝𝐻 vari faiblement.
𝑩𝑪 : la courbe est pratiquement verticale. On observe une variation brutale du 𝑝𝐻.
cela correspond au saut de 𝑝𝐻.
𝑪𝑫 : la courbe est à nouveau légerement croissante et présente une concavité tournée
vers le bas. Le 𝑝𝐻 croît faiblement.
EQUIVALENCE :
Elle est atteinte lorsque la quantité de matière (𝑛𝑎 ) de l’acide est égale à la quantité de
matière (𝑛𝑏 ) de la base. 𝑛𝑎 = 𝑛𝑏 .
On obtient les coordonnées du point équivalent (𝑬) en utilisant la méthode des tangentes.
A l’équivalence, le 𝒑𝑯 du mélange formé par les solutions d’acide éthanoïque et
d’hydroxyde de sodium est supérieur à 𝟕. En effet, la solution obtenue à l’équivalence est
une solution d’éthanoate de sodium.
DEMI-EQUIVALENCE :
A la demi-équivalence, le volume de la base ajouté est égal à la moitié de son volume
nécessaire pour atteindre l’équivalence. Ainsi, la concentration de la base faible 𝑪𝑯𝟑 −
𝑪𝑶𝑶− est égale à la concentration de l’acide éthanoïque. On peut donc poser à la demi-
équivalence que [𝑪𝑯𝟑 − 𝑪𝑶𝑶𝑯] = [𝑪𝑯𝟑 − 𝑪𝑶𝑶− ] ou 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂.
𝟏
Par ailleurs, on peut démontrer qu’à la demi-équivalence 𝒏𝒃 = 𝟐 𝒏𝒂 .
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Les espèces chimiques présente dans le mélange formé par les solutions d’acide
chlorhydrique et d’ammoniac peuvent être classées en deux groupes :
Espèces ioniques : 𝐻3 𝑂+ ; 𝑂𝐻 − ; 𝐶𝑙 − ; 𝑁𝐻4+ ;
Espèces moléculaires : Hormis l’eau qui est le solvant, le mélange est composé des
molécules d’ammoniac 𝑵𝑯𝟑 non réagies avec la solution d’acide chlorhydrique.
Détermination de la concentration molaire des espèces chimiques
présentes en solution :
Connaissant le 𝑝𝐻 du mélange : [𝑯𝟑 𝑶+ ] = 𝟏𝟎−𝒑𝑯
𝑲𝒆
D'après le produit ionique de l'eau : [𝑶𝑯− ] = [𝑯 +]
𝟑𝑶
𝒏
Les ions 𝑪𝒍− proviennent de la solution d’acide chlorhydrique : [𝑪𝒍− ] = 𝑽𝒂
𝑻
𝒏𝒂
D'après l'électro-neutralité de la solution : [𝑵𝑯+ −
𝟒 ] ≈ [𝑪𝒍 ] = 𝑽
𝑻
.A .B . C
.
.
.D .F
Caractéristiques principales de la courbe obtenue :
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"La qualité de notre environnement définit considérablement celle de notre santé ; prônons
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La courbe est décroissante. Elle présente quatre (4) partie caractéristiques :
𝑨𝑩 : la courbe décroît assez rapidement et présente une concavité tournée vers le haut.
Le 𝑝𝐻 diminue rapidement.
𝑩𝑪 : la courbe décroît lentement, et elle est presque rectiligne. La variable du 𝑝𝐻 est
faible. on observe un changement de concavité de la courbe.
𝑪𝑫 : la courbe est pratiquement verticale. On observe une variation brutale du 𝑝𝐻.
cela correspond au saut de 𝑝𝐻. La courbe change à nouveau de concavité.
𝑫𝑭 : la courbe est à nouveau légèrement décroissante et présente une concavité
tournée vers le bas. Le 𝑝𝐻 décroît faiblement.
EQUIVALENCE :
L’équivalence est atteinte lorsque la quantité de matière de molécule 𝑵𝑯𝟑 apportées par la
solution basique est égale à celle d’ions 𝑯𝟑 𝑶+ apportés par la solution acide. 𝒏𝒂 = 𝒏𝒃 .
On obtient les coordonnées du point équivalent (𝑬) en utilisant la méthode des tangentes.
A l’équivalence, le 𝒑𝑯 du mélange formé par les solutions d’ammoniac et d’acide
chlorhydrique est inférieur à 𝟕. En effet, la solution obtenue à l’équivalence est une
solution de chlorure d’ammonium.
DEMI-EQUIVALENCE :
A la demi-équivalence, le volume d’acide ajouté est égal à la moitié de son volume
nécessaire pour atteindre l’équivalence. Ainsi, la concentration de la base faible 𝑵𝑯𝟑 est
égale à la concentration de l’acide fort. On peut donc poser à la demi-équivalence que
[𝑵𝑯𝟑 ] = [𝑵𝑯+ 𝟒 ] => 𝒑𝑯 = 𝒑𝑲𝒂.
𝟏
Par ailleurs, on peut démontrer qu’à la demi-équivalence 𝒏𝒂 = 𝟐 𝒏𝒃
𝑩𝑯+ + 𝑶𝑯− → 𝑩 + 𝑯𝟐 𝑶
La réaction entre une solution d’acide fort et une solution de base faible est traduite
par l’une des équations-bilans suivantes :
𝑨− + 𝑯𝟑 𝑶+ → 𝑨𝑯 + 𝑯𝟐 𝑶
+ +
𝑩 + 𝑯𝟑 𝑶 → 𝑩𝑯 + 𝑯𝟐 𝑶
D- DOSAGE ACIDO-BASIQUE ET SOLUTION TAMPON :
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Les notions de dosage acido-basique et de solution tampon constituent des applications des
trois cas de réaction acido-basique déjà étudiés.
I- Dosage acido-basique :
Définition : le dosage d’une solution aqueuse contenant un acide ou une base consiste à
déterminer la concentration de l’acide ou de la base qu’elle contient.
Pour doser une solution, on réalise une réaction acido-basique, que l’on choisit généralement
rapide et la plus totale possible. Ainsi :
34 | P a g e
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Dans ces conditions, la moitié de l’espèce acide est transformée en sa base conjuguée par
réaction avec les ions 𝑂𝐻 − de la base forte.
Exemple : 100 𝑚𝑙 de solution d’acide éthanoïque à 10−2 𝑚𝑜𝑙/𝑙 + 50 𝑚𝑙 de solution
d’hydroxyde de sodium à 10−2 𝑚𝑜𝑙/𝑙.
2- Deuxième méthode :
On fait réagir la solution de base faible avec une solution d’acide fort jusqu’à la démi-
𝟏
équivalence. 𝒏𝒂 = 𝟐 𝒏𝒃
Dans ces conditions, la moitié de l’espèce basique est transformée en son acide conjugué par
réaction avec les ions 𝐻3 𝑂+ de l’acide fort.
Exemple : 100 𝑚𝑙 de solution d’éthanoate de sodium à 10−2 𝑚𝑜𝑙/𝑙 + 50 𝑚𝑙 de solution
d’acide chlorhydrique à 10−2 𝑚𝑜𝑙/𝑙.
3- Troisième méthode :
On mélange une solution d’acide faible avec une solution de sa base conjuguée en quantité
équimolaire. 𝒏𝒂 = 𝒏𝒃
Exemple : 100 𝑚𝑙 de solution d’éthanoate de sodium à 10−2 𝑚𝑜𝑙/𝑙 + 100 𝑚𝑙 de solution
d’acide éthnoïque à 10−2 𝑚𝑜𝑙/𝑙.
Propriété d’une solution tampon :
Les propriétés fondamentales d’une solution tampon sont :
Le 𝒑𝑯 d’une solution tampon varie faiblement lors de l’ajout d’une quantité
modérée de base forte ;
Le 𝒑𝑯 d’une solution tampon varie faiblement lors de l’ajout d’une quantité
modérée d’acide fort ;
Le 𝒑𝑯 d’une solution tampon varie faiblement lors d’une dilution modérée.
Les solutions tampons ont donc la propriété de limiter (ou amortir) la variation de 𝒑𝑯 lors
de l’introduction d’espèces chimiques susceptibles de le modifier.
Intérêt des solutions tampons :
Les solutions tampons ont une importance fondamentale en chimie et en biologie. Voici
certaines d’entre elles :
1- Intérêt des solutions tampons en chimie :
Elles sont utilisées pour étalonner les 𝑝𝐻 − 𝑚è𝑡𝑟𝑒𝑠 ;
Elles sont utilisées dans les analyses chimiques.
2- Intérêt des solutions tampons en biologie :
Le sang est un milieu tamponné à un 𝑝𝐻 constant de 7,40, faute de quoi les réactions
enzymatiques dont il est le siège ne pourraient avoir lieu. Le tampon des ions
𝐻2 𝑃𝑂4− 𝑒𝑡 𝐻𝑃𝑂42− present dans le milieu sanguin joue un rôle essentiel dans ce processus.
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