TTEC Cour
TTEC Cour
Définition
Un échangeur de chaleur est un système qui permet de transférer un flux de chaleur d’un
fluide chaud à un fluide froid à travers une paroi sans contact direct entre les deux fluides.
Principe général:
Le principe de faire circuler deux fluides à travers des conduits qui les mettent en contact
thermique. Ces fluides sont mis en contact thermique à travers une paroi métallique ce qui
favorise les échanges de chaleur. En général, le fluide chaud cède de la chaleur au fluide froid.
Une manière très simple de concevoir un échangeur est d'enfiler une tuyauterie dans
une autre. On a alors un système de tubes concentriques, comme ceci :
Dans ce cas, la surface d'échange est la surface du tube de petit diamètre limitée à la longueur
qui est en contact avec les deux fluides.
La chaleur est transférée du fluide chaud vers le fluide froid en trois "étapes" :
Domaines d’applications
Les échangeurs de chaleur sont utilisés dans de nombreux domaines et ont nombre
d'applications, telles que :
Types d’échangeurs
Dans certaines applications industrielles impliquent une forme de "mélange" des deux
fluides : le contact direct. C'est par exemple :
Un critère plus particulier de classification des échangeurs consiste à distinguer ceux dans
lesquels est organisé le stockage temporaire de la chaleur du fluide chauffant avant de la
transmettre au fluide chauffé.
-L’échangeur à accumulation.
Les deux fluides circulent de manière continue de part et d’autre de la surface d’échange
- échangeurs tubulaires
- échangeurs à plaques
- échangeurs à ailettes
IV.3. Échangeurs de chaleur continus :
Pour cette configuration, deux types de fonctionnements sont distingués : les deux fluides
circulent dans le même sens (Co-courant ou courant-parallèle) ou en sens opposé (contre
courant).
Avantage :
Très bon coefficient global de transmission thermique.
prix peu élevés
Fiable, simple te peu de pannes.
Inconvénients :
Puissance limitée
Risque de claquement si le diamètre des tuyaux est petit (<50mm) et si la longueur est
grande.
difficile avec ce type d’obtenir des surfaces d’échange importantes.
Utilisation :
Eau / Eau
Vapeur / Eau
Fluides thermiques / Eau
Fluides frigorifiques
Dans ce type d’échangeurs, l'un des fluides appelé fluide côté tubes circule à
l'intérieur d'un ensemble de tubes parallèles appelé faisceau tubulaire. Ces tubes sont
enfermés dans une enveloppe appelée calandre. L'autre fluide appelé fluide côté calandre
circule à l'intérieur de la calandre mais à l'extérieur des tubes.
Figure 4.3. Schéma typique d'un échangeur tubes calandre
Ces types d’échangeurs sont constitues soit d’un tube unique (serpentin), soit d’un faisceau de
tubes branchés parallèle enfermés dans le calandre. Cette conception se retrouve également
dans les condenseurs, les rebouilleurs et les fours multitubulaires.
a. La calandre :
C’est l’enveloppe métallique entourant le faisceau tubulaire (Fig. VI.5). L’acier au carbone est
le Matériau le plus couramment utilisé pour la construction des calandres. A chaque extrémité
Sont soudées les brides qui porteront le couvercle et la boîte de distribution. Les tubulures
d’entrée et de sortie sont soudées avec plaques de renforcement, selon la pression de service.
Enfin la calandre pourra être équipée d’anneaux pour le levage et portera la plaque d’identité
de l’appareil.
La perforation des trous dans les plaques tubulaires est normalisée; elle s’effectue
selon une disposition soit :
Un pas carré
• à 90 degrés par rapport à l'écoulement du fluide côté calandre
• à 45 degrés par rapport à l'écoulement du fluide côté calandre
Un pas triangulaire
- Le pas triangulaire permet de placer environ 10% de tubes de plus que le pas carré sur une
plaque tubulaire de diamètre donné, mais en contrepartie,
d) Les chicanes :
Des chicanes sont installées côté calandre pour orienter le cheminement du fluide, augmenter
la rigidité du faisceau pour éviter les phénomènes de vibration, augmenter la vitesse du fluide
et forcer son contact avec la totalité de la surface des tubes. Ces chicanes peuvent être
orientées perpendiculairement ou parallèlement à l'axe de l'échangeur. Leur fenêtre de passage
peut prendre la forme de secteur de cercle simple ou double, ou encore de disques.
Chicane plate
Figure IV.12: chicane plate
Chicanes hélicoïdales
e) Les passes :
Dans la disposition la plus simple, les fluides côté tubes et côté calandre entrent à une
extrémité et sortent à l'autre. On dit alors qu'il n'y a qu'une seule passe (un seul passage) côté
tubes et côté calandre (c.à.d, E.1-1). Les fluides peuvent entrer du même côté, (co-courant) ou
aux côtés opposés (contre-courant). Le transfert de chaleur est amélioré quand la vitesse et
l'agitation du fluide augmentent.
Il arrive fréquemment qu’avec une disposition à une seule passe la vitesse des fluides
soit trop faible. Pour augmenter cette vitesse tout en conservant le même nombre de tubes
(même surface d'échange), on a recours à la multiplication du nombre de passes:
côté tubes, on fait parcourir au fluide un cheminement le long de l'échangeur dans un sens
dans certains tubes, dans l'autre sens dans d'autres tubes, .... On construit ainsi des échangeurs
ayant 2, 4, 6, 8 passes côté tubes. On obtient cela en installant des boîtes de distribution
proprement compartimentées, aux extrémités des faisceaux tubulaires.
Pour éviter le phénomène d’érosion des tubes face aux tubulures de l’entrée de la calandre due
à la nature, de l’état est de la vitesse du fluide il est très utile d’installer des plaques de
protection.
a b
Ils sont constitués d’un grand nombre de plaques de métal minces, particulièrement conçues
pour transférer la chaleur d’un liquide à un autre. Ces plaques de métal minces sont séparées
et étanchées par un jeu des joints en caoutchouc qui fournit la distribution désirable des
liquides sur le paquet de plaques (fig. 4.5). Le paquet de plaques est installé dans un
encadrement, qui fournit les raccordements pour les liquides et la compression appropriée des
plaques et qui se fait au moyen d’un jeu de tirants.
Figure 4.5. Joints d'échangeur à plaques positionnés en alternance et assurant la distribution
de chaque fluide une plaque sur deux
Figure 3. Coupes d'un échangeur à plaques
Fonctionnement d’un échangeur à plaques
Un changeur à plaques est composé de plusieurs plaques embouties équipées de joints. Elles
sont conçues en aluminium, en acier inoxydable ou en matériaux synthétiques. Les plaques
sont généralement de formes nervurées ou cannelés (chevrons) pour augmenter la turbulence
et ménager des points d’appuis pour résister à la pression.
Les plaques sont assemblées entre elles par collage ou soudage et placées dans un châssis
rigide. L’épaisseur d’une plaque oscille généralement entre 0,1 et 0,8 mm, la distance entre
les plaques est très faible, entre 5 et 10 mm.
Entre chaque plaque, des canaux permettent la circulation parallèle de deux fluides, l’un
chaud qui est refroidi et l’autre froid qui est réchauffé.
Ainsi, dans un échangeur à plaques un fluide circule dans les conduits pairs, pendant que
l’autre circule dans les conduits impairs. Le transfert d’énergie calorifique se fait sur toute la
surface des plaques (zone de transfert thermique).
Avantages
• Simple et fiable,
• grande durée de vie et pratiquement pas de panne,
• absence de pièces en mouvement, sécurité de fonctionnement,
• peu de maintenance nécessaire,
• exécution en divers matériaux et nombreuses combinaisons possibles,
• la solution la plus adaptée (rentabilité) aux petits débits d’air (< 5 000 m³/h).
Désavantages
Contrairement aux échangeurs à plaques et joints, ces appareils ne possèdent ni bâti, ni tirant,
les plaques étant assemblées entre elles par des brasures en inox. les fluides circulent à contre
courant et le transfert thermique se fait par conduction au travers des plaques. Généralement,
toute la matière de l’échangeur de chaleur à plaques brasées participe a l’échange de chaleur,
ce qui en fait une technologie très compacte et très simple à installer.
ces échangeurs sont utilisés lorsqu’un haut coefficient d’échange est recherché en priorité
(fluides propres, ne provoquant pas de problèmes d’encrassements). Exemples : eau
déminéralisée, ammoniaque, industrie pharmaceutique et chimie fine (ou une grande
résistance à la corrosion est demandée), industrie alimentaire.
Lors de l’exploitation, les échangeurs de chaleur sont confrontés aux phénomènes liés à
l’encrassement, la corrosion et les vibrations.
[Link].1. Encrassement
L'encrassement des équipements de transfert thermique est défini comme étant la déposition
et l'accumulation de matériaux ou de substances indésirables sur les surfaces d'échange de
chaleur [17]. Ces dépôts peuvent être de la rouille, du tartre (sédiment), de la vase, des
cristaux, des résidus biologiques, des produits de réaction chimique ou la combinaison de
plusieurs de ces éléments.
Cette couche d'encrassement qui se forme sur l'un ou les deux côtés de la surface d'échange de
chaleur possède une conductivité thermique plus faible que celle du métal constituant cette
surface, ce qui engendre l'augmentation considérable de la résistance au transfert thermique et
donc, une diminution des performances de l'échangeur de chaleur. D'autre part, ce film
d'encrassement réduit la section de passage du fluide entrainant, ainsi, une augmentation de la
perte de charge dans l'appareil
Types d’encrassement :
-l’eau des chaudières contenant des produits corrosifs ( oxydes et hydroxydes de fer)
b/ Encrassement dû à la corrosion :
L’encrassement par corrosion est le résultat d’une réaction chimique ou électrochimique entre
la surface de transfert de chaleur et le fluide en écoulement permettant de produire des
particules (oxydes) provoquant l’encrassement particulaire.
c/ Entartage :
Il est généralement associé à la production d’un solide cristalline (tartre) à partir d’une
solution liquide. il dépend donc de la composition de l’eau industrielle. Il reflète le
déplacement de l’équilibre calco-carbonique de l’eau dans le sens de production de tartre en
raison de la dureté de l’eau et de l’augmentation de température. L’entartrage peut se produire
dans les échangeurs refroidis à l’eau, dans les unités de dessalement d’eau de mer ou
saumâtre, dans les chaudières, dans les échangeurs de l’industrie agroalimentaires.
d/ Encrassement biologique :
On rencontre ce type d’encrassement quand une réaction chimique se produit prés d’une
surface d’échange et que les solides produits par la réaction s’y déposent. ce type
d’encrassement est souvent lié aux réactions de polymérisation produisant la formation d’un
dépôt. les domaines concernés sont essentiellement l’industrie pétrochimique ( craquage
thermique des hydrocarbures lourds), industrie agroalimentaires( pasteurisation du lait) et les
circuits de chauffage utilisant des fluides organiques.
L’encrassement s’accentuera d’autant plus que la température augmente et que la vitesse des
fluides diminue. il existe des tables donnant des valeurs représentatives du facteur
d’encrassement recommandées par la TEMA (Tubular Exchanger Manufacturers
Association) pouvant servir au dimensionnement des échangeurs. La plupart de ces valeurs
ont un ordre de grandeur de 10-4m2°C/W, ce qui correspond à la résistance thermique d’une
couche de calcaire de 0.2mm d’épaisseur et d’1 m2 de surface.
* les couts d’entretien sont plus élevés afin de supprimer les dépôts d’encrassement avec
produits chimiques, des dispositifs anti-salissures ou mécaniques, ou le remplacement des
équipements corrodés.
*des pertes de production liées aux arrêt d’entretien planifiés ou non causés par
l’encrassement entrainent une augmentation des couts d’exploitation.
Corrosion
Il s’agit ici du résultat d’une réaction chimique entre la surface d’échange et le fluide en
écoulement. La corrosion provoque à longue terme le percement et la fissuration des tubes et
conduit à un arrêt de l’installation.
Figure IV.66 : corrosion dans un tube en U
Les vibrations
L’importance des vibrations doit amener le concepteur d’un échangeur à prendre en
considération ce volet au même titre que le transfert de chaleur et les pertes de charges. Les
échangeurs de chaleur sont soumis à leurs propres vibrations générées par l’écoulement des
fluides circulant dans la calandre.
Maintenance
Tout d’abord, il y a le nettoyage chimique des échangeurs de chaleurs par circulation, qui est
effectué avec des produits spécifiques, selon le type de dépôts et l’environnement. Il y a
également le nettoyage mécanique avec l’ouverture des échangeurs pour un nettoyage
mécanique des tubes. Lorsque la corrosion a dégradé les boîtes à eau, le constricteur réalise
une rénovation des surfaces des boîtes à eau par l'application d'une résine revêtement
polyester en couche épaisse, chargée d'écailles de verre et à la polymérisation rapide. Ces
caractéristiques lui confèrent une résistance de longue durée face à la corrosion.
Figure IV.33. Le nettoyage des échangeurs tubulaires
Afin de réduire les couts de maintenance, il est intéressant de pouvoir détecter en temps réel
l’état d’encrassement des dispositifs. Les méthodes classiques de détection sont basées sur le
pesage de l’échangeur ou d’une ses parties, sur l’examen du coefficient d’échange thermique
ou l’efficacité, sur l’observation simultanée des chutes de pression et du taux de débit
massique, sur la mesure de la variation de température en entrée et en sortie d’un des deux
fluides, sur l’utilisation d’outils de mesure à ultrasons ou électriques.
Chapitre [Link] des Echangeurs
Dimensionnement d'un échangeur de chaleur, mode d'emploi et calcul
5.1. Introduction
Un fluide en mouvement subit des pertes d’énergie dues aux frottements sur les parois (pertes
de charge régulières) ou à des accidents de parcours (pertes de charge singulières) comme des
chicanes, par exemple. Cette perte d’énergie, exprimée en différence de pression (△P), doit
être compensée afin de permettre au fluide de se déplacer.
Une fois l’échangeur dimensionné, il faut donc calculer les pertes de charges de l’échangeur
grâce à différentes corrélations déterminées en fonction des caractéristiques des surfaces
d’échange.
Les méthodes numériques : elles permettent de tenir compte de la majorité des phénomènes
mis en jeu. Ces méthodes offrent la possibilité de calcul des paramètres de design grâce à
l’élaboration de modèle spécifique prenant en compte la nature de l’écoulement (exemple :
différences finis, volumes finis, élément finis.
Les méthodes analytiques globales de calcul restent, malgré leurs limitations (hypothèses,
paramètres, calcul,….), un outil d’ingénieur efficace et rapide pour le calcul des échangeurs
thermiques.
5.3.1. Les méthodes analytiques globales:
Hypothèses de calcul :
Fig.5.1 Évolution des températures du fluide chaud et du fluide froid le long d’un échangeur
mono-passe à Co-courant
fig.5.2 Évolution des températures du fluide chaud et du fluide froid le long d’un échangeur
mono-passe à contre-courant
Données du problème
- les débits des fluides et les capacités calorifiques des fluides chaud et froid
Le flux thermique dΦ échangé entre les deux fluides à travers dS peut s’écrire:
Le flux de chaleur dΦ transmis du fluide chaud au fluide froid à travers l’élément dS s’écrira,
dans le cas de l’échangeur à courants parallèles :
sont les débits massiques respectifs des fluides chauds et froids, en kg/s.
Mais on peut également exprimer le flux total échangé en fonction des températures d’entrée
et de sortie des fluides; c’est faire le bilan enthalpique global de chaque fluide, ce qui s’écrit:
Expression d’où on tire finalement la puissance thermique totale échangée, dans l’hypothèse
d’une circulation à courants parallèles:
La puissance thermique totale échangée:
φ = K .S .DTML
DTML =
De même, on peut démontrer que l’expression du flux thermique Φ échangé entre les deux
fluides à travers S peut s’écrire:
c) Extrapolation de l’utilisation de DTLM à un échangeur de configuration quelconque
Les relations établies dans le cas des échangeurs à mono tube ne peuvent pas être utilisées
directement pour des échangeurs à faisceau et calandre. Cependant, d’autres formes
complexes de différence de température sont développées pour les échangeurs à courant
croisé et les échangeurs multi-passes. Dans tous les cas complexes, l’expression de la
différence de la température peut être exprimée en fonction de la DTLM. Finalement, pour la
quasi-totalité des cas étudiés, la différence de la température à utiliser s’obtient en multipliant
la DTLM d’un échangeur nono tube à contre courant relative aux deux extrémités de
l’appareil par un facteur correctif F.
Les valeurs de facteur F sont données pour plusieurs cas d’échangeurs étudiés
expérimentalement. Ainsi, des corrélations de calcul et des abaques de calcul de F sont
disponibles en littérature.
La méthode de l’écart logarithmique, si elle est commode pour évaluer une surface d’échange
(les quatre températures des fluides étant connues a priori) présente une limite d’utilisation
lorsqu’il s’agit d’évaluer la puissance thermique échangée pour un échangeur de surface
connue. Une méthode – celle de l’efficacité et du nombre d’unités de transfert (NUT) – est
proposée pour éviter cette difficulté. L’objet de cette dernière méthode de dimensionnement
est d’évaluer la puissance thermique transférée dans un échangeur dont la géométrie est
connue.
[Link]. Méthode de l’efficacité et du nombre d’unité de transfert(NUT)
Dans certains problèmes d’échangeur de chaleur, le but est de déterminer le flux de chaleur
échangé et les températures de sortie des fluides chaud et froid connaissant leurs débits et la
configuration géométrique de l’appareil (type et surface d’échange). Dans ces cas, la méthode
de DTML peut être utilisée, mais elle requiert un calcul itératif pour la détermination de sa
valeur en supposant des températures de la sortie de l’un des deux fluides. la fonction
objective de cette manipulation sera donc l’égalité des chaleur cédée par le fluide chaud et
celle reçue par le froid. Pour éviter cette méthode itérative et trouver des solutions à ce type
de problèmes, Kays et London proposent en 1955 une méthode appelée méthode d’efficacité
NUT simplifiant l’analyse des échangeurs. Cette méthode est basée sur le paramètre
adimensionnel efficacité « ɛ » défini comme étant le rapport de la puissance thermique
réellement échangée à la puissance d’échange maximum théoriquement possible, avec les
mêmes conditions d’entrées des fluides (nature, débit,…) dans l’échangeur.
é
=
Ou aussi :
é = .
Qmax : étant le flux de chaleur maximal pouvant être échangé dans l’appareil.
Le fluide ayant la faible valeur ([Link]) imposera la forte variation de température dans
l’échangeur. On dira dans ce cas, que c’est le fluide qui commande le transfert. Le flux de
chaleur maximal échangé peut donc s’écrire sous la forme :
= . min.(TCE-TFE)
Le calcul Qmax de impose la connaissance de la température d’entrée des fluides et leurs débits
respectifs. Ainsi, une fois l’efficacité de l’échangeur calculé, le flux échangé dans l’appareil
sera facilement déterminé
é = . . min.(TCE-TFE)
La connaissance de ɛ nous permettre donc une détermination du flux échangé sans avoir
recours aux températures de sortie des deux fluides.
L’efficacité d’un échangeur de chaleur dépend de sa géométrie, de la nature des deux fluides
et de leurs températures. ɛ peut s’exprimer à partir des températures de deux façons
différentes :
- Si [[Link]]min = [Link],chaud =
- Si [[Link]]min = [Link],froid =
Soit encore,
Ou encore,
On obtient ainsi une expression du flux de chaleur échangé dans l’appareil en ayant
comme seules entrées les données relatives aux flux des fluides entrant et les valeurs de U et
de S. en faisant une correspondance avec la formule :
é = . . min.(TCE-TFE)
On aura:
Après simplification, on aura l’expression d’efficacité suivante:
Cependant, l’efficacité d’un échangeur devient ainsi une fonction des nombres
adimensionnels définis NUT et c. Les expressions donnant l’efficacité dans différentes
configurations sont résumées dans le tableau ci-dessous.
Tableau 5.1 : Efficacité de quelques échangeurs
- La relation entre le NUT et l’efficacité montre que la recherche d’une efficacité élevée est
couteuse en énergie.
- La méthode NUT nécessite d’évaluer les éléments d’analyse dans l’ordre suivant :
1. la détermination du coefficient global de l’échange thermique U.
2. La détermination de Cmin et Cmax ;
3. La détermination du nombre d’unité de transfert, NUT.
4. Le calcul de l’efficacité, ɛ à l’aide de ɛ=f(NUT,C) ;
5. Finalement, le calcul du flux Φ par la relation : Φ= ɛ.Cmin .(TCE-TFS)